Et après un mois à poireauter… Oui, vous ne rêvez pas, le chapitre 51 est bien là ! C'est pas trop tôt, je sais je sais. Désolée ! Mais ça y est, on est au deuxième trimestre, et je n'ai pas le choix que de bosser encore plus pour m'assurer un bon dossier pour entrer dans la filière de mon choix l'année prochaine ! Sans compter le bac qui approche à grands pas… Bref. Je vais être assez occupée.
En tout cas, j'espère que ce chapitre vous plaira !
Bonne lecture
Chapitre 51 :
La première victime – quoi qu'en l'occurrence, le mot n'était pas trop approprié – était Hope. Le plan débile qu'elle allait subir avait été élaboré par la guilde des Abrutis (surnoms qui leur avait été attribué par Ryoma). Dans cette guilde, on retrouvait Eiji (ben tiens…), Momo, Fuji, mais également Sengoku, ainsi que le manager de St Rudolph… Merde, il s'appelle comment déjà ? Miyuki ?
- MIZUKI !
C'est bon, pas la peine d'être en colère… C'est pas comme si t'étais un perso important, hein !
- …
Bref, reprenons.
Le plan avait donc été créé par toutes ces « gentilles » personnes, qui avaient ainsi démontré leur intelligence et leur organisation (ou pas). Il allait se dérouler en trois phases, que nous allons immédiatement observer.
C'était le midi, les jeunes gens avaient abandonné leur entraînement pour venir se remplir la panse, et autant vous dire qu'une fois qu'ils furent sortis de la cuisine, il n'y avait plus rien à manger. Hope-chan s'était eclipsée discrètement pour aller récupérer quelque chose dans sa chambre, ne se doutant pas de ce qui se tramait dans son dos.
C'était au moment où elle avait ouvrir la porte que Sengoku déboula.
- Hey !
La réaction fut immédiate. Disons que, pour ne pas rentrer dans les détails, on avait juste dû l'entendre hurler jusqu'à Kyoto. Elle était à présent appuyée contre la porte de sa chambre, tentant de reprendre son souffle tandis que le rouquin se retenait de rire.
Bien sûr, en entendant leur amie crier comme une pauvre chèvre en train de se faire égorger, les autres filles s'étaient précipitées à la rescousse de leur amie. Elles avaient cependant été interceptées par les comploteurs, qui les avaient détournées de leur but par une habile manipulation… Plus précisément, en les appâtant avec de la bouffe.
Oui, oui, la nourriture est plus importante que les amies.
« Vivre pour manger et non pas manger pour vivre » était la devise de la plupart d'entre elles.
…
Mais revenons donc à nos moutons.
Sengoku, mine de rien, avait entamé la conversation avec l'albinos. Il empiétait de plus en plus sur son espace vital, mais cela ne semblait pas déranger la jeune fille, qui, au contraire, buvait les paroles de son interlocuteur. Et quand celui-ci lui proposa d'aller discuter dans une pièce à part, ce fut sans hésiter qu'elle accepta.
- Oh oui, très cher, quelle excellente idée !
Elle en était même venue à ses tournures de phrases de Lady, ce qui signifiait qu'elle avait grandement envie de faire forte impression.
Aaah, mais Mukahi ne l'entendait pas du tout de cette manière. Avant que les deux jeunes gens ne purent faire un pas, il gicla hors de sa planque, grillant du même coup toute l'opération. Heureusement que personne n'eut l'intelligence de se jeter derrière lui pour l'arrêter, cela aurait été complètement inutile et tout aurait été découvert.
En tout cas, personne ne comprit ce qu'il se passa quand le rouquin de Hyotei se retrouva subitement sur les fesses.
Passons la scène à une vitesse réduite :
Mukahi avait couru vers Sengoku, poing en avant, prêt à le lui écraser dans la tête. Cependant, au dernier moment, le jeune homme avait bougé sur un rythme semblable au split step de Ryoma, c'est-à-dire rapide et réactif. Il avait esquivé le coup, et repoussé son adversaire en lui administrant une pression sur son épaule, le déséquilibrant. Un croche-patte avait terminé l'action, envoyant Gakuto au sol.
Ce dernier était persuadé que sa tentative pour envoyer Sengoku au tapis allait être considérée comme un acte de sauvetage envers la jeune demoiselle en train de se faire outrageusement draguer… Mais en fait, ça eut plutôt l'effet inverse, ahah.
- Aaah ! Mon Dieu ! Eh, l'abruti de Hyotei ! Pourquoi t'as tenté de frapper Sengoku-san ?! Il ne t'a rien fait à c'que j'sache !
Et voilà, elle était repartie sur des tournures de phrases un peu moins… élégantes. Elle n'était pas contente, Hope-chan !
Planqués dans le couloir adjacent, les autres comploteurs soupirèrent de concert. Shishido, qui avait rejoint la petite troupe, râla.
- Pourquoi les filles sont-elles d'aussi gros boulets ?! marmonna casquette-man.
- Tu parles d'expérience, ricana Ryoma qui venait également de s'incruster.
- La ferme. T'as eu de la chance, ta petite-amie était déjà éprise de toi ! T'as pas eu à forcer grand-chose ! contra Shishido.
Momo et Eiji ricanèrent à cette remarque. De son côté, Mizuki commencait sacrément à en avoir marre de Gakuto.
- Mais quel abruti ! Nous avions élaboré ce plan si intelligent, et là, il fait tout foirer ! Ca marchait bien ! Il aurait suffit que Sengoku harcèle encore un peu plus la petite albinos et il aurait pu vraiment passer à l'action ! Mais là, tenter de le frapper… Ca a tout réduit en bouillie… Nfu.
- Il a toujours été un énorme abruti, soupira Shishido.
- Je confirme, lança alors Oshitari.
Les gars durent se retenir pour ne pas crier comme des filles face à l'apparition soudaine du binoclard. Ce dernier remonta ses fameuses lunettes sur son nez et soupira.
- Bon, c'était quoi cette idée débile que vous avez eu ? demanda le bleuté.
- Ce n'était pas débile ! répliqua le manager de St Rudolph.
- Si ça l'était. On m'explique ?
- C'est vrai que tu n'étais pas là quand l'idée a été lancée… soupira Eiji. Ben en fait, c'était une idée toute simple ! On a juste décidé que le dragueur de service allait faire ce pour quoi il était le meilleur, devenir un peu trop insistant, suffisamment pour donner une bonne raison à l'autre acrobate d'interveniiiiiir ! Sauf que cet abruti s'est lancé trop tôt, et en plus Hope-chan ne semblait pas dérangée par Sengoku.
- Vous êtes au courant que mademoiselle la cousine du King a un faible pour les roux ? Et que Sengoku est roux ? Et que par conséquence votre plan n'avait aucune raison de marcher ?
- …
Blanc, gros blanc, énorme blanc.
- On aurait peut-être du choisir quelqu'un d'autre… mes données n'étaient pas assez précises… déplora Mizuki.
Toutes les personnes présentes approuvèrent.
Bref, en conclusion, cette idée stupide avait été un véritable échec. Mukahi n'avait pas du tout gagné les faveurs de sa bien aimée, au contraire de Sengoku. Il avait par ailleurs récolté un magnifique bleu sur le derrière (comment je sais ça ? Je vous dirais paaaaas, nananère !) et la blessure psychologique était assez profonde. En effet, il était effondré. Il ne cessait de répéter le prénom de son amour depuis qu'il était retourné dans sa chambre. Il avait également loupé l'entraînement de l'après-midi, argumentant qu'il se sentait mal.
- Hope-chan… Hope-chan… Hope-chan…
Ses amis avaient bien tenté de le faire sortir de la pièce, mais sans succès. Les coachs, qui n'étaient pas au courant de ce qui s'était passé avec la jeune fille, avaient accepté son explication.
MAIIIIIS… ça n'avait pas été du gout de certaines jeunes filles. En effet, même si les mecs avaient tout fait pour qu'elles ne soient pas au courant, ça n'aura au final pas marché. C'est ça l'inconvénient de se battre dans les couloirs, hein… Mais la personne à qui cette histoire avait le plus déplu, c'était… à Bailey !
Il semblait que la jeune fille voie d'un mauvais œil que sa sœur tombe amoureuse d'une personne qui prenait plaisir à draguer tout ce qui bouge. Ce qui était logique, si vous voulez mon avis. Du coup, après avoir été mise au courant de la mini-bagarre entre Mukahi et Sengoku, puis après avoir questionné - torturé - Eiji, elle avait débarqué dans la chambre du rouquin de Hyotei, bien décidé à lui venir en aide. Ou le tuer pour son idiotie, au choix.
- ON SE LEVE IMMEDIATEMENT, ESPECE DE VERMISSEAU ! hurla la jeune fille en défonçant presque la porte.
Mukahi releva la tête de son coussin, fixa la jeune fille, et retourna à son coussin adoré. Bailey prit bien sûr cela pour un affront magistral, et se jeta sur lui. Elle l'attrapa par le col, le souleva à la seule force de son bras (cette fille est un monstre !) et le balança par terre. Personne ne vint au secours du pauvre garçon, étant donné qu'ils étaient tous à l'entraînement, mais en entendant ce gros bruit, plusieurs des filles se précipitèrent dans la chambre, Tomoka la première. En voyant Bailey assise sur Mukahi, elle se mit subitement à saigner du nez, s'excusa fortement et claqua la porte.
- Attends, c'est pas ce que tu crois ! cria la jeune fille aux cheveux roses.
Sakuno rouvrit doucement la porte.
- Excusez Tomoka. Elle saute trop vite aux conclusions. Besoin d'aide, Bailey-chan ?
- C'EST PAS A ELLE QU'IL FAUT DEMANDER CA, gueula Mukahi, toujours immobilisé par Bailey.
- Moi je n'ai pas besoin. Lui, oui. Et ma soeur aussi, râla la fille aux cheveux roses. Mais avant toute chose, faut que je lui parle.
- Je vous laisse seuls alors, sourit Sakuno.
- Merci.
- M'abandonne pas ! supplia le rouquin.
Sakuno referma la porte, et disparut dans le couloir. Les autres filles, qui attendaient non loin, lui demandèrent ce qu'il se passait. La brunette se contenta de leur adresser un sourire énigmatique et de murmurer qu'elles en sauraient plus d'ici quelques temps. Derrière la porte de la chambre, on entendit des cris étouffés, ainsi que des bruits de coups, et toutes décidèrent d'un commun accord de ne pas s'impliquer là dedans.
Le soir même, le camp eut à faire face à la plus surprenante et la plus mignonne des déclarations de la part de Gakuto.
…
…
Bon, au début, il n'avait pas eu envie de la faire. Il avait tenté maintes et maintes fois de s'échapper, de se barrer loin, de se planquer, mais à chaque fois Bailey le retrouvait, le sortait de sa planque, et le ramenait avec elle en lui tirant l'oreille. Puis à l'heure du repas, quand il avait disparu, la jeune fille aux cheveux roses avait organisé une battue dans tout le camp pour retrouver le froussard. C'était Tomoka qui l'avait déniché, et l'avait livré sans le moindre état d'âme et avec un léger sadisme à son amie, et ce malgré les protestations du jeune homme.
Voilà comment il s'était retrouvé propulsé en plein milieu de la salle à manger une fois tout le monde arrivé. Et plus précisément aux pieds de Hope.
- Tu n'as plus le choix ! murmura Bailey.
- Maiiiis… protesta vainement le jeune homme.
Le pauvre rouquin se tourna vers Hope, puis regarda la salle. Toutes les personnes présentes dans cette dernière le regardaient d'un air à la fois moqueur et compatissant. Les coachs le fixaient sans comprendre. Normal, d'un côté, étant donné qu'ils ne s'impliquaient pas dans les affaires des élèves. Ils ne pouvaient pas savoir que dans leur dos se créaient des plans loufoques pour mettre en couple telle et telle personne. M'enfin, revenons à cette "déclaration".
- HOPE-CHAN, EPOUSE-MOI !
…
…
…
…
…
…
Blanc. Enooooorme blanc. La mâchoire de Bailey se décrocha, de même que celle de la moitié de l'assemblée. Tous les yeux étaient ouverts et ronds comme des soucoupes, et même certains joueurs d'habitudes imperturbables - citons Fuji, Sanada ou encore Atobe - restèrent figés sur place, profondément choqués. La bouche du capitaine des Hyotei s'ouvrait et se refermait sans s'arrêter : un véritable poisson rouge ! Oshitari émit un rire nerveux, tandis qu'une grande partie des comiques présents explosa de rire. Particulièrement Eiji, Momo et Sengoku. Ces trois-là n'en pouvaient plus, ils étaient morts de rire, limite prêts à s'étouffer. Shinji commença à marmonner dans sa barbe que Mukahi avait du culot, grandement approuvé par Kamio.
Le pauvre Gakuto était quant à lui devenu aussi rouge que ses cheveux. Et vu la couleur des dits cheveux, fallait l'faire, hein…
- Euh, c'pas c'que je voulais dire… Enfin, euh, si, mais non…
- TARUNDORU ! gueula alors Sanada, surprenant tout le monde. TARUNDORU, ESPECE DE LARVE !
Nouveau silence dans la salle. Puis Atobe, percevant le regard de sa chère cousine rose, se leva obligeamment, s'éclaircit la gorge et attrapa Sanada par le poignet pour le tirer hors de la salle.
- Allons Sanada, sortons parler tennis.
- TARUNDORU, TARUNDORU ! continuait de vociférer le capitaine des Rikkai, tandis que le King le tirait hors de la pièce à la demande implicite de Bailey. TARUNDORU… !
Dans un coin de la pièce, un Akaya tremblotant se faisait tout petit, tandis que Yanagi lui tapotait le dos comme pour le rassurer.
- Qu'est-ce qu'il lui arrive ? marmonna Wakato.
- C'est l'effet Genichirou, ricana presque le dataman de Rikkai.
- Je… Je vois…
- Tarundoru… Pas de baffe… Tarundoru… Pas de baffe, murmurait frénétiquement le pauvre Bakakaya, terrorisé.
Yanagi soupira.
- Ca veut dire quoi « Tarundoru » ? demanda Chôko.
- Tu peux traduire ça par « Tu t'es relâché ! », expliqua Renji.
- Je vois. Pourquoi il a dit ça ?
- Eh bien, ce cher Mukahi a fait un lapsus en demandant à Hope de l'épouser. On peut donc considérer ça comme un relâchement.
- D'accoooooord… Il fait un peu peur, votre vice-capitaine, murmura la fillette.
Derrière elle, les autres adolescentes approuvèrent frénétiquement, tandis que Kirihara se remettait à trembler.
- C'est la honte, ricana doucement Ryoma. Terrorisé par ce gars… Alors Kirihara peut lui aussi être un froussard. Ca n'arrange par sa nature de psychopathe… Huhuhu.
- Ryoma-kun, tu parles beaucoup trop ce soir, je trouve, le sermonna Sakuno.
- Roh…
- Mada mada dane, Ryoma-kun, soupira Miss Tresses en lui souriant.
A ce moment-là, le Prince du Tennis sembla fondre comme de la guimauve devant sa petite amie. Heureusement pour lui, tout le monde était concentré sur Mukahi et Hope. D'ailleurs, revenons-en à eux…
Un petit sourire s'était dessiné sur le visage de l'albinos. Bailey observait sa petite sœur d'un air blasé. Cette tête qu'elle faisait, ça annonçait que la jeune fille avait une idée derrière la tête, et ça n'annonçait jamais rien de bon.
- Pour le mariage, on verra plus tard… commença à murmurer l'adolescente. Mais par contre, je veux bien sortir avec toi… Si tu parviens à me montrer que tu es mieux que mon Marui-sama adoré…
- Ce n'est pas TON Marui-sama, maugréa Akaya.
- La ferme ! Je disais donc, si tu parvins à me montrer que tu es mieux que lui, je reconsidérerai ta proposition ! La concurrence va être rude !
- On lui dit qu'il n'y a aucune concurrence vu que Marui-senpai s'intéresse pas à elle ? demanda Kirihara, un mauvais sourire sur le visage.
- Brise les rêves d'une fille et ce sont tes jambes qu'elle brisera, râla à son tour Tomoka. Capish' ?
- … Grmpf.
Akaya fusilla la fille aux couettes, qui lui rendit son regard en dix fois plus fort. A côté d'eux, Dan se faisait tout petit, légèrement terrifié par l'aura menaçante qui émanait des deux jeunes gens.
Des papotages fusaient de tous les côtés. Certains étaient surpris, d'autres morts de rire, certains désespérés (notons d'ailleurs la tête déprimée du King qui venait de se glisser dans la pièce après avoir réussi à calmer Sanada).
An, attablée à côté de Kamio et Momo, lâcha d'un air blasé qu'en tout cas, de son côté, elle voulait rester seule le plus longtemps possible. Pour citer ses mots, « les garçons peuvent parfois être une telle nuisance ! ».
Autant vous dire que les pauvres, ça les a refroidi !
- Parfois, je me dis qu'Aelita et toi vous avez beaucoup de choses en commun, murmura Sakuno. Surtout le goût de former des couples, ahah !
- Raison de plus pour qu'elle se fasse transférer à Rikkai ! lança alors la fille aux cheveux roses.
- J'crois pas, non, râla l'équipe de Seigaku en chœur.
- C'est pas comme si elle avait le choix, de toute façon ! ricana Eiji. Pas vrai, Aelita ?
… Silence.
Tout le monde se tourna, se retourna, mais sans voir l'agaçante petite fille qui avait toujours son mot à dire. La coach Ryuzaki soupira. Ces abrutis avaient été tellement absorbés par leurs idées stupides… Que personne n'avait remarqué l'absence de la petite française. Mais quelle bande de pas-doués, parfois…
