Le Pacte du Sang – Chapitre 51 – Courage de Gryffondor et ruse de Serpentard
Dès que le plan eut été mis au point, Severus écrivit un message à Harry dans lequel il acceptait de le rencontrer mais à ses propres conditions – à savoir, que le garçon devrait être seul et qu'ils se rencontreraient d'abord à proximité de la tombe de Dumbledore, pour ensuite rejoindre un lieu sûr où ils pourraient parler ensembles sans que personne ne les espionne. Ces conditions n'étaient pas négociables et si elles devaient ne pas être respectées, la réunion serait annulée sur-le-champ.
D'une manière très Serpentard, Severus avait décidé qu'il ne donnerait pas tous les détails – entre autres, qu'il ne se rendrait pas en personne à la rencontre de Harry sur l'île abritant la dépouille mortelle de Dumbledore. Amelia irait à sa place mais il ne mentionna pas ce point délibérément. Le garçon aurait la surprise une fois sur place. Il comptait aussi sur l'intense désir de Harry d'en savoir plus sur sa mère, ainsi que sur la bravoure et l'audace des Gryffondors, tout en assurant au garçon qu'il ne tenterait rien contre lui. Au contraire, il serait en sécurité pour toute la durée de la rencontre – comme il l'avait été toutes ces années passées.
La réponse de Harry lui parvint très vite, ce qui prouvait une fois de plus, si besoin était, que le garçon avait très envie de rencontrer Severus, peu importe les conditions. Des conditions qu'il avait acceptées sans discuter. Il avait même conclu sa lettre par un « Je vous fais confiance, Professeur » qui remua l'âme de Severus bien plus qu'il ne l'aurait admis. La confiance de Harry en lui était un paramètre nouveau qu'il était curieux de voir et d'entendre par lui-même.
On verra bien jusqu'où vous me faites confiance, Potter, songea Severus.
Comme ce plan était le sien, Amelia l'avait revu dans ses moindres détails avant de partir pour l'île. Severus renouvela ses conseils quant à ce qu'elle devrait faire ou pas une fois sur place. Elle le rassura qu'elle suivrait son plan tel que conçu. Il la laissa partir, non sans lui avoir jeté un regard inquiet.
Amelia avait Transplané sur l'Ile de Dumbledore – le nom sous lequel l'île était désormais officiellement désignée – bien avant l'heure prévue pour la rencontre avec Harry Potter. Elle jeta le sortilège Hominem Revelio, qui lui révéla qu'elle était seule pour le moment. Cela avait été une bonne idée que de suggérer ce lieu, car l'île n'était pas très grande. Surveiller un espace de petites dimensions, clos et isolé, serait facile. Une fois qu'elle eut vérifié que l'île était dénuée de toute présence humaine, sauf la sienne, elle jeta sur sa personne un puissant charme de dissimulation. Puis elle attendit, assise sur un rocher qui dominait l'île et d'où elle pouvait avoir une vue complète des lieux.
Harry y Transplana à l'heure prévue. Amelia, toujours dissimulée, repéra le garçon – non, le jeune homme – qui cherchait du regard tout autour, avant de jeter le sortilège Hominem Revelio, tout comme elle l'avait fait elle-même auparavant. Il est prudent.
Le sortilège montra à Harry qu'il n'était pas seul. Il lui permit même de localiser là où était susceptible de trouver la personne. Amelia vérifia qu'il était bien seul, ce qui était le cas. Elle décida d'annuler son charme de dissimulation pour apparaître devant lui.
"Mr Potter," appela-t-elle gentiment.
Harry tourna sur ses talons pour lui faire face. "Mademoiselle..." Il bredouilla. "Je ne connais même pas votre nom. Vous étiez le fantôme de Rowena Serdaigle dans la Forêt de Dean, et la compagne du Professeur, d'après ce que j'ai vu à Poudlard après la bataille."
Amelia sourit à l'évocation de ce souvenir. "Je m'appelle Amelia Davis. Mais je fais bien partie de la grande famille de Serdaigle, en tant que membre de cette Maison." Elle tendit la main, que Harry prit pour la serrer.
"Où est le Professeur ?"
"Il y a eu un léger changement dans nos plans, Mr Potter. Vous savez... vous pouvez faire confiance au Professeur. Vous avez toutes les raisons de le faire après tout ce qu'il a fait pour vous. Mais vous, vous devez gagner sa confiance désormais. Il m'a envoyée vous chercher. Il croyait qu'il pourrait y avoir des Aurors cachés ici, prêts à l'attraper. Vous comprenez aisément que c'était là un risque qu'il n'avait pas du tout envie de courir."
Le côté Serpentard de Harry lui susurra que ce n'était là que la moitié de la vérité. Il ne niait pas que Severus Rogue était un individu méfiant, cependant il avait du mal à croire que ce changement de plan avait été conclu à la dernière minute. Sûrement que le Professeur avait dû bien réfléchir à tout le projet avant d'envoyer son accord et ses conditions pour cette rencontre. Néanmoins, Harry préféra taire ses propres suppositions.
"Alors, quels sont les plans maintenant ?"
Amelia détecta une légère angoisse à l'idée que la rencontre n'aurait pas lieu. Severus a raison : le garçon a très envie de le voir. "Rassurez-vous, Mr Potter, cette rencontre n'est pas annulée. Vous verrez bien le Professeur mais d'abord, nous devons prendre quelques précautions, de crainte que d'autres personnes mal-intentionnées puissent nous suivre."
"Ce qui veut dire ?"
"Vous le verrez, ne vous inquiétez pas, mais dans un lieu tenu secret, pour votre sécurité à tous les deux. Maintenant, si vous voulez bien," fit-elle tout en tendant le bras.
"Transplanage accompagné ?"
"Oui. Ne vous inquiétez pas, vous n'avez rien à craindre d'une sorcière comme moi. Vous avez vaincu le Seigneur des Ténèbres. Je suis sûre que votre connaissance de la Magie Noire est dix fois plus importante que la mienne."
Ses dernières paroles mirent mal à l'aise Harry, même s'il ne le montra pas. "Quoique vous avez prouvé que vous saviez vous défendre, dans le hangar à bateaux. Je n'ai jamais vu un Patronus tel que le vôtre."
Amelia sourit au souvenir évoqué. "Se défendre est une chose, attaquer autrui en est une toute autre, Mr Potter. Même si je concède que les deux peuvent parfois se confondre. Maintenant, est-ce que vous voulez toujours voir le Professeur ou non ?" Elle insista en montrant de nouveau son bras. "Allons, Mr Potter ! Vous pouvez me faire confiance. Je ne vous ferai pas de mal. Pas même par désartibulation."
Harry la regarda à nouveau, avec un tout petit sourire, avant de poser sa main sur le bras de la sorcière. En une fraction de seconde, ils avaient Transplané.
Ils Transplanèrent dans la Forêt de Dean, à côté de l'étang – à présent dégelé – que Harry reconnut immédiatement. "Ici, Mademoiselle Davis ?"
"Non, Mr Potter. Ce n'est là qu'une étape dans notre trajet. Suivez-moi."
Harry n'eut pas d'autre choix que de la suivre. Il ne comprenait pas du tout le comportement de la jeune femme. Après avoir marché sur une dizaine de mètres, Amelia lui tendit le bras pour un autre Transplanage. Elle le rassura d'un sourire. Harry posa la main sur le bras offert et ils Transplanèrent une fois de plus.
Cette fois, ils se retrouvèrent sur les pentes d'une colline qui dominait un village. Un village de mineurs, très certainement. "C'est chez moi, enfin, chez mes parents. C'est ici que j'ai grandi avant d'entrer à Poudlard."
Ils marchèrent un peu. Harry voulait en savoir plus sur l'étrange sorcière qui avait réussi à attirer l'oeil du Maître des Potions, ainsi qu'à capter ses attentions. "Dites-moi... Quand vous étiez dans le hangar à bateaux, vous avez dit à Voldemort que étiez une née-moldue."
"C'est vrai. Je me souviens que Severus m'a dit que l'une de vos meilleures amies en est une aussi."
Severus ? Ah, bon... "Hermione ?" Le visage de Harry s'illumina à la mention de la seule personne à l'avoir constamment soutenu, malgré toutes les épreuves qu'ils avaient traversées. "C'est la sorcière la plus brillante de son âge. Je n'aurais pas survécu sans elle en fait. Elle est intelligente et rusée, elle est un soutien loyal. Elle aurait pu être envoyée à Serdaigle aussi. Elle m'a dit une fois que le Choixpeau voulait l'y envoyer."
Amelia eut un petit rire. Parler d'une personne qu'elle avait à peine vue, était suffisant pour la distraire de son envie soudaine d'aller voir ses propres parents. Elle avait une mission à remplir d'abord, elle s'occuperait de ses parents ensuite. "C'est bien ce qu'il m'avait semblé, quand nous nous sommes rencontrés brièvement à Poudlard. Mais elle a été envoyée à Gryffondor parce que le Choixpeau savait que vous auriez besoin d'elle là-bas. Nous sommes quelques uns à combiner les qualités de deux maisons."
"En fait, le Choixpeau voulait m'envoyer à Serpentard."
"Oh, vraiment ? Severus... euh, le Professeur... il n'arrête pas de me dire aussi que j'aurais dû y être envoyée. Personnellement, je crois qu'il a le courage d'un Gryffondor mais je vous en prie, n'allez pas lui dire ça !"
Cette fois, ce fut au tour de Harry de rire. "Je sais. Le nom de Gryffondor suffit à le mettre en rage." Une pause. "Mademoiselle Davis... comment cela se fait-il que vous êtes devenue..." Il rougit, mesurant s'il devait poser la question qui lui brûlait la langue.
Elle fixa du regard. "Comment suis-je devenue la compagne du Professeur ? C'est ce que vous voulez dire ?"
Harry hocha la tête.
"C'est une longue histoire. Peut-être que le Professeur vous racontera. Maintenant, continuons notre voyage," dit-elle tout en lui montrant le bras pour qu'il le prenne.
Harry le saisit avec plus de confiance et ils Transplanèrent une fois de plus.
Leur étape suivante les mena à ce bout de forêt que Severus et Amelia utilisaient comme point de Transplanage à l'écart du manoir.
"A présent, Mr Potter, nous allons arriver au lieu secret où vous rencontrerez le Professeur Rogue. Mais avant toute chose, nous avons besoin de prendre quelques précautions supplémentaires." Elle fit apparaître un bandeau pour couvrir les yeux. "Veuillez enlever vos lunettes, donnez-les moi et laissez-moi poser ce bandeau sur vos yeux."
Harry la regarda avec surprise. "Ce n'était pas prévu !"
"Certes. Rien de tout ceci n'était mentionné dans la lettre que nous vous avons envoyée, sauf que nous prendrions toutes sortes de précautions pour vous amener au lieu secret où vous pourriez rencontrer le Professeur Rogue. Vous avez accepté ces conditions. Si vous refusez de mettre ce bandeau sur vos yeux, qu'il en soit ainsi. Mais alors, vous ne verrez pas le Professeur du tout. C'est vous qui décidez, Mr Potter. Le choix vous appartient." Son ton était déterminé. "Vous pouvez garder votre baguette avec vous."
Harry soupira. A présent, il comprenait pourquoi elle aurait pu être envoyée à Serpentard. "Comment puis-je être certain que vous ne me piégerez pas ? Je connais Rogue, je sais comment il peut être !"
"Professeur Rogue, Mr Potter. Honnêtement, après toutes ces années qu'il a passées à vous protéger, vous croyez vraiment que ce serait pour vous tuer une fois débarrassé du Seigneur des Ténèbres ? Par ailleurs, je ne veux pas vous blesser non plus. Ce n'est pas là mon objectif."
"Alors quel est votre objectif ?"
Amelia le regarda avec attention, réfléchissant à sa réponse. "M'assurer que rien n'arrivera au Professeur Rogue. Il peut se défendre tout seul, il n'a pas besoin de moi à cet égard. Mais je ne veux pas qu'on me l'enlève." Ses yeux verts reflétaient une puissante détermination. Harry pensa qu'elle avait raison : elle avait des qualités dignes de Serpentard.
Ses dernières paroles confirmèrent à Harry que le lien qui unissait Severus Rogue et Amelia Davis était celui de l'amour. Ils disaient qu'ils s'aimaient, dans le hangar à bateaux, se souvint-il. Il ne pouvait pas l'en blâmer, il aurait eu recours à des mesures similaires pour protéger Ginny. Il l'avait fait.
Devant l'attitude perplexe de Harry, elle donna le coup de grâce. "Allons, Mr Potter, où est ce courage que vous autres Gryffondor avez ?"
Harry grimaça en lui-même. Mais il estima que le coup était juste et il sourit. "Je crois que vous avez passé bien trop de temps avec le Professeur Rogue, Mademoiselle Davis. Il a déteint sur vous. Vous parlez exactement comme lui."
Cette fois, Amelia éclata de rire. "Ca, c'est un beau compliment, Mr Potter. J'espère qu'un jour, moi aussi je déteindrai un peu sur lui."
"Ca ne lui ferait pas de mal," grogna-t-il.
Amelia rit une fois de plus de bon coeur. Son humour était communicatif et rassurant en un sens. Harry le prit comme un bon signe. Elle avait raison. Il enleva ses lunettes et la laissa lui couvrir les yeux avec le bandeau. "Je vous guiderai jusqu'à la propriété où nous vivons," fit-elle tout en nouant le bandeau. Puis elle lui prit le coude de sa main et ils marchèrent jusqu'au manoir, Amelia lui détaillant tous les obstacles devant ses pas, même les plus petits, pour qu'il ne trébuche pas, comme avec un aveugle – une attitude que le jeune homme estima suffisamment respectueuse pour lui faire confiance.
Ils continuèrent à deviser aimablement tous les deux sur la dernière bataille, à échanger des souvenirs de Poudlard. Il lui demanda une nouvelle fois comment elle s'était retrouvée à vivre avec le Maître des Potions – ce que bien entendu, elle déclina de répondre. Elle sentait bien qu'il était anxieux de rencontrer le très-craint Professeur et elle fit de son mieux pour le rassurer en papotant avec lui. Elle n'aimait pas du tout papoter mais pour Harry Potter, elle était prête à faire une exception.
Ils s'arrêtèrent devant le portail. Amelia quitta le bras de Harry pour sortir sa baguette et lever les sortilèges de garde pour leur permettre d'entrer.
"Où sommes-nous ?" demanda-t-il.
"Vous le verrez très bientôt, Mr Potter. Ne vous inquiétez pas."
Il sentait que de la magie était à l'oeuvre à proximité immédiate. Des sortilèges de garde, très certainement. Il ne put s'empêcher de songer au Manoir des Malefoy. "J'espère que vous ne m'avez pas amené chez les Malefoy. La dernière fois où j'y étais ne m'a pas laissé un merveilleux souvenir."
Elle lui jeta un regard. "Non, ce n'est pas le pas, soyez rassuré. La dernière fois où je m'y suis rendue aussi ne m'a pas laissé de très bons souvenirs non plus."
"Vous y êtes déjà allée ? Comment vous en êtes-vous échappée ?" C'était une née-moldue, elle avait pu y être emprisonnée. "Peut-être que c'est le Professeur Rogue qui vous a libérée ?"
Elle sourit, bien que consciente qu'il ne pouvait pas la voir. Elle le guida à l'intérieur de la propriété avant de remettre les sortilèges de garde en place. "Non, le Professeur ne m'a pas libérée de là. J'avais été emmenée dans un autre manoir et là, c'est le Seigneur des Ténèbres lui-même qui m'a donnée à lui."
Donc elle a été donnée à Rogue comme butin de guerre. Intéressant. "Vous voulez dire que... que vous avez rencontré Voldemort en personne ?"
"Oui. Face à face. Pas une expérience très agréable comme vous le savez déjà vous-même. A présent, Mr Potter, nous approchons de la maison. Restez silencieux et ne parlez que si l'on s'adresse à vous. Plus rien d'autre je ne vous dirai pour le moment." Elle lui serra le bras gentiment dans un geste à la fois impérieux et rassurant.
Harry hocha la tête et interpréta son ordre comme un moyen d'éviter ses questions. Donc, ils vivent dans une maison magique, une propriété qui doit être assez importante et bien cachée. Incartable et assez bien gardée par toutes sortes de protections, connaissant Rogue. Il la laissa le guider, la main de la jeune femme lui saisissant le coude de manière ferme mais douce.
Elle lui indiqua où il devait poser le pied, car ils montaient un escalier menant à l'entrée principale de la demeure. Harry compta une douzaine de marche avant d'entendre une porte s'ouvrir. Il avait les yeux bandés mais il avait ouvert en grand tous ses autres sens, comptant sur eux pour avoir autant d'informations que possible, pour déterminer où il se trouvait. Il sentait la présence de magie dans les lieux, mais pas du tout de Magie Noire.
Amelia le mena à l'intérieur du salon. Puis Harry entendit une voix qu'il reconnut tout de suite.
"Oh, Harry, mon garçon ! Je suis si content de vous revoir !"
Harry se demanda s'il ne rêvait pas. "Prof... Professeur Dumbledore ?" Il ne s'attendait certainement pas à entendre cette voix, en fait dans n'importe quel autre lieu qu'à Poudlard.
"Exactement, mon cher Harry. Honnêtement, Severus, est-ce que vous avez besoin de garder ce jeune homme les yeux couverts d'un bandeau ?"
Harry entendit une autre voix, qu'il reconnut que trop bien. "Bien sûr que non, Dumbledore. Amelia, si tu veux bien, tu peux y aller." La voix contenait une bonne dose de sarcasme. Bien évidemment, il aurait bien aimé que le jeune sorcier reste ainsi, les yeux bandés.
Amelia enleva le bandeau et rendit à Harry ses lunettes. Il les remit en place et regarda autour de lui pour estimer où il se trouvait. Dans une pièce de proportions raisonnables, dotée de tous les signes du bon goût et qui avait dû être luxueuse par le passé, même si à présent elle n'était que confortable et propre. Son regard se dirigea vers le manteau de la cheminée, où était suspendu un imposant portrait du défunt Directeur de Poudlard. Le vieux sorcier dans le cadre lui sourit. Debout à côté de l'âtre, un homme vêtu de son habituel accoutrement noir, baguette à la main, l'observait.
"Bienvenu au Manoir des Prince, Potter," fit Severus de son habituel ton velouté et profond.
Harry était perplexe et cela se voyait sur son visage. Il se rappela ce que Hermione lui avait dit à propos de la famille magique du Maître des Potions, quand elle avait fait des recherches sur le surnom de « Prince de Sang-Mêlé ». Prince avait été le nom de jeune fille de sa mère.
"Professeurs..." salua Harry, le regard se posant sur le portrait du Directeur, puis sur Severus.
"Je lis dans vos yeux, Potter, que vous êtes surpris de voir le portrait du Professeur Dumbledore dans ma maison. Votre Occlumencie est toujours aussi nulle."
Harry se demanda si le moment n'était pas venu de faire le malin. Mais il avait dépassé ce stade. "Certes, Professeur, mais au vu des souvenirs que vous m'avez laissés, pas vraiment."
Severus l'observa avec attention pendant de longues secondes. "Asseyez-vous, Potter," dit-il en lui désignant un fauteuil. Il s'assit lui-même dans le fauteuil en face. Ils restèrent tous les deux silencieux sous le regard bienveillant de Albus Dumbledore.
"Alors, qu'est-ce que vous vouliez savoir, Potter ?"
A ce moment, Amelia décida de sortir du salon discrètement. Elle voulait laisser les deux hommes seuls pour qu'ils puissent parler de Lily sans qu'ils se sentent embarrassés par sa présence.
Un chapitre de transition - enfin, de Transplanage, devrais-je dire - où l'on voit une interaction entre Amelia et Harry, qui en dit long sur les sentiments de la jeune femme pour son homme. La véritable confrontation entre Harry et Severus sera pour le chapitre prochain.
J'espère avoir respecté le caractère de tous les personnages impliqués dans ce chapitre : Severus, Dumbledore et bien entendu Harry. Je pense aussi qu'Amelia est bien cohérente avec elle-même. C'est vrai qu'elle aurait pu avoir été envoyée à Serpentard - son plan pour amener Harry le prouve bien.
Est-ce que ce chapitre vous a plu ? Ou pas ? Dans tous les cas, laissez des commentaires, vous savez que 1) ça me fait plaisir ; 2) j'aime à vous lire aussi. Et comment imaginez-vous la rencontre entre Harry et Severus ? On ne se gêne surtout pas pour laisser des commentaires... alors à vos claviers !
