Ian pose à nouveau sa main sur ma joue, mais je garde les yeux fermés afin de profiter de sa chaleur et de sa tendresse.

— Thomas ?

Je finis par ouvrir mes paupières et je le regarde tendrement. Le regard d'Ian est doux mais il y a aussi une pointe de stress et d'inquiétude.

— Est-ce que...

— Est-ce que quoi Ian ?

Il pince ses lèvres, me faisant sourciller.

Il veut me demander quelque chose et apparemment, il n'ose pas le faire. Ce qui est étonnant puisqu'il est toujours aussi sûr de lui.

Je pourrais essayer de deviner, mais il y a tellement de possibilité que ça va être difficile.

— Ça ne va pas Ian ?

— Si. Je voulais te demander quelque chose, mais ne me prends pas pour quelqu'un de mal intentionné. D'accord ?

Sa phrase me fait déglutir. Il me fait peur...

— Est-ce que tu veux qu'on... couche ensemble ?

Je ne m'y attendais absolument pas. Je me mords la lèvre sous le stress.

J'ai envie de franchir cette étape avec lui, mais j'ai peur. Je n'ai connu que ma main droite et encore, je ne trouvais pas que les branlettes étaient très excitantes.

— Je ne veux pas te faire peur ni rien. Et tu n'es pas obligé d'accepter, tu sais ?

— Je sais... mais j'ai peur...

— Peur ? Mais de quoi ?

De quoi j'ai peur ? De l'inconnu... Et si je n'aimais pas ça ? La pénétration anale ? J'aurais bien l'air con quand je le rejetterais.

Mais je ne peux pas lui dire, il serait déçu et il me rejetterait.

— Que... ça fasse mal...

C'est aussi vrai. J'ai peur de la douleur...

— Je ferais tout pour que ça n'arrive pas, d'accord ?

Je le regarde quelques instants puis je l'embrasse. Par ce baiser, je lui signifie que je suis d'accord. Que j'ai envie de passer à l'étape supérieure.

Il a dû comprendre le message car il enlève son col en V qui cachait une pure merveille. Alors que je parcours des yeux son torse aussi bien sculpté qu'un dieu grec, il prend ma main et la pose sur sa peau.

Du bout des doigts, je trace ces pectoraux. Je suis la ligne de poils qui descend plus bas que la taille de son pantalon. Mes gestes lui procurent des frissons et j'en suis plutôt fier

Il embrasse mon front comme pour me rassurer et d'un geste, il me fait signe de me déshabiller. J'enlève mon t-shirt pour être comme lui, à torse nu. Mais à ses côtés, je ressemble à un cure-dent.

Il se déshabille et j'imite timidement ses gestes. On se retrouve vite en tenue d'Adam et je suis gêné d'être aussi nu que le jour de ma naissance.

Il se met au-dessus de moi et me fait écarter les jambes où il prend place. Il saisit ma queue et entame un mouvement de vient et va lent. C'est tellement meilleur qu'avec ma main qu'il me faut peu de temps pour lâcher des gémissements entrecoupés d'halètements de plaisir. Pour ne pas perdre pied, je m'agrippe à la couverture, mais il est doué. Très doué.

Dès que je suis dur avec le liquide pré-séminal qui sort, il se fait bander tout en me présentant deux doigts. Je les prends en bouche et je les suce comme si c'était une sucette au cola.

Puis il les retire et les présente entre mes fesses. Il en fait pénétrer un. Ce n'est pas douloureux, juste désagréable comme un suppositoire. Il reste immobile quelques minutes puis il met le second doigt. Je me sens tirailler, me crispe face à l'intrusion et mon souffle se fait fuyant.

Sans attendre, il bouge ses deux doigts et fait des mouvements de ciseaux pour m'aider à accepter plus facilement l'intrusion. Je me concentre sur ma respiration et j'arrive à me détendre.

Satisfait, il retire ses doigts et je geins un peu face à la perte. C'est étrange de se sentir vide alors que j'étais plein il y a quelques secondes.

Il enfile une capote. Il prend sa queue en main et la guide jusqu'à mon entrée intime. Il me pénètre tout en m'embrassant.

Je grimace de douleur contre ses lèvres. J'ai l'impression qu'une lame en fusion me pénètre et écartèle mes entrailles. Sans pitié, il continue jusqu'à être complètement entré.

Il commence à bouger doucement et la douleur fait place au plaisir. C'est un drôle de mélange que je ressens, mais qui est très plaisant. Il accélère petit à petit. Nos corps se couvrent de sueur et je lâche des petits cris de plaisir tandis qu'il grogne de satisfaction.

On jouit ensemble puis il se retire. Je sens mon sperme sécher sur mon torse, mais je ne m'en préoccupe pas. Je suis trop fatigué.

Ian se recouche à mes côtés et me prend dans ses bras.

— Alors ?

— Wow.

Il n'y a pas d'autre mot pour décrire ce que je ressens actuellement.

Avoir un orgasme est vraiment bon.

Je m'endors sur cette dernière pensée.