Bonjour à toutes et à tous!

Voici notre rendez-vous de fin de semaine :)

J'espère que ce chapitre 44 (déjà!) vous plaira tout autant que les autres même si il est un peu plus court.

Je m'excuse par avance pour les fautes et les coquilles et tiens à vous préciser qu'elles sont corrigées au fur et à mesure par ma Bêta (qui pour l'instant est en train de faire un travail de titan pour que les premiers chapitres soient propres).

Je tenais également à remercier tous mes reviewers pour leurs petits mots qui me motivent à continuer de vous publier cette histoire régulièrement. Merci à vous!

Je vous laisse donc avec ce chapitre et vous souhaite une bonne lecture!

A mercredi!


Chapitre 44 - La fin du trajet

« De quelle cousine veux-tu parler Evan ? » demanda Regulus. « La moitié de Poudlard est liée à ma famille par mariage je te rappelle. »

Severus regardait le frère de Sirius Black avec un intérêt soudain. Il trouvait que le garçon avait l'air d'avoir pris un peu plus confiance en lui au cours de l'été.

« Tu as beaucoup de cousines qui fréquentent Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom ? » répondit l'autre en le provocant à moitié.

« Plusieurs effectivement... » continua Regulus qui donnait l'air de bien s'amuser en faisant tourner Rosier en bourrique.

Avery et Mulciber regardaient le cadet des Black, avides d'en savoir plus. Severus , de son côté avait recommencé à fixer la fenêtre du train. Il pensait à Lily – n'avait-il pas été idiot de la laisser avec les Gryffondors ? Allait-elle lui en vouloir ? - il n'écoutait déjà plus que d'une oreille la conversation de ses camarades.

« Sérieusement ? Narcissa l'a rencontré aussi ?! » s'exclama Rosier un peu trop fort au goût de Regulus qui lui fit signe de baisser d'un ton.

« Tu sais que Lucius est très impliqué dans la cause. » murmura Regulus.

« Oui, mais Narcissa... Je la pensais plus sur la réserve. » continua l'autre avant de se reprendre « Enfin c'est une très bonne chose ! »

« Bellatrix l'a convaincue. Elle a la Marque. » Il avait murmuré les derniers mots mais ils fascinaient son auditoire comme si ils avaient été criés. « Elle me l'a montré cet été ! Ma mère était très fière, elle a dit à tout le monde que cousine Bellatrix était un exemple pour nous tous dans la famille. Une telle dévotion à notre Maison familiale, à nos valeurs, un vrai sens du sacrifice. Quel dommage que son ventre reste vide et qu'elle n'arrive pas à avoir d'enfants avec son mari. »

Severus, qui écoutait toujours d'une oreille, ne put s'empêcher de se faire la réflexion que ça n'avait rien de dommage qu'elle ne puisse pas enfanter et que c'était même beaucoup plus sain pour l'enfant qui ne viendrait pas au monde dans une famille comme celle-là. Naître chez les Black était une chose, avoir Bellatrix comme mère était une chose encore pire. Combiner les deux risquait d'être catastrophique et même la nature la plus élémentaire semblait si opposer, Merlin soit loué.

« Narcissa l'a rencontré aussi ? Elle a pris la Marque ? »

« Cousine Cissy aime beaucoup sa soeur Bella. Elles sont très proches. Elle lui a dit qu'Il était charmant et qu'elle devait le rencontrer. Alors elle y est allé, mais je crois pas qu'elle ait pris la Marque. Lucius par contre, je pense que oui, ou qu'il le ferra bientôt. »

« Qu'est-ce qu'elle en a pensé ? » reprit Rosier avide. Il n'écoutait pas vraiment ce que Regulus disait de Lucius Malefoy, cela ne l'intéressait pas autant que Narcissa. Severus soupçonnait que le garçon eut un intérêt un peu plus poussé pour leur camarade qu'il ne voulait le laisser entendre ; mais Narcissa ne voudrait jamais de lui.

« Je ne sais pas. Je n'ai pas revu mes cousines depuis. Ma mère me dira sans doute tout ça au courrier. »

L'autre se rassit dans son fauteuil sans rien dire, un peu déçu de ne pas avoir plus en savoir plus. Ce fut Mucilber qui reprit la parole.

« Reg... »

Le cadet des Black tourna la tête vers lui.

« Et ton autre cousine, Andromeda, elle ne l'a pas rencontré ? »

Severus se détourna de la fenêtre, il remarquait soudain qu'il n'avait pas vraiment vu Andromeda aux fiançailles de sa sœur...

Regulus se mordit la lèvre supérieure – un tic qui trahissait généralement sa gène – puis il répondit :

« Andromeda n'est... enfin ne fait plus parti de la famille. Elle a été rayée de l'arbre généalogique cet été. »

Il avait dit ça d'une voix sans émotion mais son visage trahissait une profonde affection.

« Qu'est-ce qui s'est passé ? » demanda Rosier dont les yeux avaient repris leur lueur d'avidité si effrayante.

« Elle... elle est partie avec un né-moldu. » dit Regulus à voix basse. « Et... dans la famille, on coupe les branches pourries avant qu'elle ne fasse moisir l'arbre. » Il récitait sans doute, car Severus avait du mal à croire que ce garçon puisse être l'auteur de tels propos.

« Ta famille est pleine de sagesse Reg. Je te parie dix gallions que le prochains à se faire rayer de l'arbre sera ton frère. »

Le cadet des Black ne sourit même pas à la blague de Rosier. Severus se doutait que, malgré toutes les différences qui opposaient les deux garçons, ils avaient de l'affection l'un pour l'autre ; et Regulus ne pouvait pas souhaiter que Sirius disparaisse ainsi de sa vie... Rayé d'un coup de baguette magique de la généalogie familiale par sa propre mère.

Non, vraiment, quand il voyait Walburga Black et son instinct maternel, il se trouvait chanceux d'avoir Eileen comme génitrice. Elle n'était pas une mère parfaite, mais elle avait fait de son mieux, et il était persuadé qu'elle ne le renierai jamais quoi qu'il puisse faire.

Le train avait commencé à ralentir et ils s'apprêtaient à entrer en gare de Pré-au-Lard.

« Sev', tu prends la diligence avec nous ou tu préfères la compagnie de ta sang-de-bourbe préférée ? » lui lança Rosier d'un air moqueur.

Le sang de Severus ne fit qu'un tour. Il ne supportait pas que quelqu'un qu'il n'avait pas en affection l'appelle comme ça, et, dans d'autres circonstances, il le lui aurait signifié, mais il était resté bloqué sur les derniers mots de la phrase du Serpentard : « ta sang-de-bourbe préférée ». Il saisit sa baguette et la pointa sur son camarade.

« Tu retires ça tout de suite. »

L'autre, un rictus aux lèvres, continuait de le regarder en le provoquant :

« Pourquoi retirer ce qui est la vérité Severus ? N'est-elle pas une sang-de-bourbe ? Tu mérites mieux que ça. »

Severus agita sa baguette sans formuler une seule syllabe – il avait réussi depuis la fin d'année précédente à réaliser quelques sortilèges informulés basiques – et Rosier se retrouva couvert de furoncles.

Severus ouvrit la porte et sortit dans le couloir, tandis que le train, freinait. Il espérait pouvoir profiter de la foule pour échapper à la colère de l'autre mais il savait qu'il aurait un peu de temps avant de le voir réapparaître à table ce soir car il lui faudrait faire un détour par l'infirmerie. Et, même si Rosier allait se plaindre au professeur Slughorn et qu'il se retrouvait mis en retenu, il ne lui ferait pas regretter son geste. Personne ne traitait Lily de sang-de-bourbe !

Il se retrouva bien vite mêlé à des groupes d'élèves de tous âges appartenant à différentes maisons et il se laissa entraîner sur le quai de la gare où il faisait déjà nuit.

Il chercha un instant Lily des yeux, mais il se dit que c'était peine perdue – et, même si il la trouvait, voudrait elle qu'il monte avec elle ? - il avança donc avec les autres élèves vers les attelages.

« On a perdu ses amis Servilus ? » dit Sirius Black qui jaillit de la foule avec James Potter et leurs deux amis. « Ou tu t'es fait jeter dehors après le petit tour de passe passe que tu as fait à Rosier ? Très réussi d'ailleurs. Je n'arrive pas à savoir si il n'est pas plus élégant maintenant. »

Par Merlin ! Sirius Black venait-il de lui faire un compliment ?!

« Ne traînons pas, Sirius, sinon nous risquons de ne pas avoir un attelage pour nous seuls. » fit remarquer Potter.

Les quatre garçons repartirent dans la foule de capes noires vers les attelages magiques.

« Sev' ! » Il tourna la tête vers la voix qui venait de l'appeler – personne d'autre à Poudlard n'avait un prénom qui pouvait se diminuer de cette manière – et il vit jaillir une crinière rousse qui lui sauta dans les bras. « J'avais peur de ne pas te trouver ! Ou que tu sois déjà parti avec tes amis. »

Elle avait insisté sur ces derniers mots avec une sorte de ton qui trahissait un dégoût profond qu'elle souhaitait dissimuler. « On y va ensemble ? »

Il regarda autour d'elle et constata qu'elle était seule. Mary n'était pas avec elle et il en fut ravi. Il ne savait pas si Lily lui en avait expressément fait la demande où si elle avait choisie de faire le trajet avec d'autres mais cela lui était bien égal. Ça serait al troisième année qu'ils iraient ensembles au Château et il espérait que cela dure :

« Toujours. » répondit-il en souriant.