Bonjour,

Merci de nous suivre encore. Aujourd'hui un chapitre assez intéressant niveau relation. Effectivement, Dracule à fait une soirée pour ses invités et chacun essaie de se faire des alliés pour les futurs combats.

Je vous souhaite une bonne lecture biz Peace'.


Chapitre 48.

Une sorte de réception s'était montré ce soir-là.

Tous les Shichibukai étaient présents depuis ce matin et Akainu, pour déstabiliser et occuper Mihawk, lui avait demandé d'organiser une grande bouffe pour pouvoir tenir tous ces individus en laisse.

Et voilà que quelques heures plus tard, de l'alcool coulait à flot ainsi que de la nourriture. Cela ne plaisait pas à Dracule d'avoir autant de monde chez lui à fouiner et tout noter mais il devait supporter et faire en sorte de faire tomber Akainu pour de bon. Du moins, le faire renoncer à lui chercher des problèmes.

Mihawk ne s'occupait de personne en particulier, tout le monde était assez adulte et civilisé pour ne pas faire d'esclandre en public. Par contre, il scrutait énormément et analysait aussi. Les affinités ainsi que les quelques amitiés naissantes le temps d'une soirée comme celle-ci. Et s'il pouvait parfois entendre, il se faisait un plaisir de retenir le tout.

De saisir aussi puisque Shun avait eu la bonne idée de venir dans son dos à « pas de loup » avant de déposer l'une de ses mains sur son épaule.

- Tu t'amuses bien Drac' ? Avait demandé le loup un peu amusé d'avoir réussi à surprendre son amant.

- Ne me fait pas peur. …J'ai l'impression de m'amuser ? J'écoute plutôt et j'observe, tu devrais en faire autant. Marmonnait doucement ce Noiraud pour taquiner un peu parce qu'il connaissait tous les efforts que son Loup faisait pour gagner la future bataille.

- Ne t'inquiète pas, j'ai la situation bien en main. D'ailleurs je m'apprêtais à avoir une petite conversation avec Bartholomew Kuma. Un conseil à me donner ?

- Pas vraiment seulement que tu perds peut-être ton temps avec lui. Avait soupiré Mihawk d'une voix légèrement ennuyée. Peut-être un peu triste.

- Comment ça ?

- Aux dernières nouvelles, il serait complètement à la solde du gouvernement mondial et puis regarde-le, on dirait qu'il a perdu toute humanité. …Sûrement qu'il est un cyborg à part entière maintenant.

- Un cyborg ? Un robot ? S'était presque retrouvé choqué le loup en lorgnant deux fois plus ce « panda géant ».

- Oui, exactement. Donc Shun s'il te plait, ne t'approche pas de lui.

- C'est pour ça alors qu'il dégage une odeur de métal…, soupirait pour lui-même le brunet en acquiesçant les mots de son amant. Bon eh bien, je n'ai plus qu'à me trouver une autre cible !

- Fait attention, idiot. Grognait dans un sourire Dracule qui avait échangé un regard équivoque avec son compagnon.

Shun était reparti à l'assaut de toutes ces têtes et reprenant son observation, Dracule s'était dit que son loup n'était pas le seul à prendre les devants.

Il pouvait voir Zoro vivement discuter avec Tashigi, cette femme soldat au tempérament bien trempé et de son point de vue à lui, ils avaient l'air de bien s'entendre. Un peu comme quand ce Vert conversait avec Pérona. Peut-être avait-il ce genre de réaction avec toutes les femmes, songeait Mihawk. Du plus loin qu'il se souvenait, il avait toujours aperçu ce Vert avec cet air renfrogné sur le visage quand il parlait à une femme ou non, même avec les hommes réflexions faite. Comme s'il était impossible pour lui de ne pas se disputer avec eux. …Et la jeune femme ici, le lui rendait plutôt bien, c'est surement cette chose qui faisait qu'il y avait une ambiance plaisante autour d'eux. Une sorte de parade d'amitié c'est ce que pensait ce grand épéiste. Pour lui, Roronoa Zoro criait seulement sur ceux qu'il aimait bien et qu'il considérait et cette chose lui faisait dire que Tashigi pourrait être capable de les aider le moment venu. …Une bonne chose.

Son verre de vin en main, il finissait celui-ci et il avait beau regarder partout, il ne voyait pas Trafalgar. Pas que ça le gênait mais il avait pensé que celui-ci en aurait profité comme faisait les deux autres pour attirer des gens dans leur camp !

- Voilà qui est bien étonnant, le grand Dracule Mihawk ne discute pas avec ses hôtes ? Grognait une voix sur la gauche de celui-ci. Celle d'Akainu en personne.

- Des hôtes imposés, je ne vois pas pourquoi je ferais un tel effort. Avait répondu Mihawk dans la seconde. Que me voulez-vous ?

- Rien, j'aimerais juste savoir une chose. Comment vas-tu réagir une fois que je t'aurais pris ton titre de Shichibukai, tué ce loup avec lequel tu sembles être proches et tes chers petits amis pirates que tu héberges. Fanfaronnait presque le commandant en chef de la Marine sans cacher son sourire malsain et déplaisant. Que restera-t-il du grand Dracule Mihawk, une fois qu'il aura tout perdu devant ses yeux ? Enfin, j'hésite encore…, je pourrais faire la même chose avec ce loup et tous vous tuer devant lui. Je suis sûr qu'il aimerait ça lui aussi. Qu'il ferait peine à voir.

- Akainu, pestait le Noiraud en serrant les poings pour ne pas frapper et en dévisageant son ennemi numéro un.

- Je commencerais par cette peste aux cheveux roses. Ensuite, je me ferais un plaisir de réduire en charpie ce médecin qui a osé se moquer du gouvernement, tout doucement. Pis je continuerais avec celui qui est dans l'équipage du Mugiwara, tu l'as entrainé m'a-t-on dit, je te forcerais donc à le tuer et enfin, toi. Je viens de décider. Je prendrais mon temps ne t'inquiète pas, tu souffriras toi aussi et une fois que ce loup aura tout perdu, je jouerais un peu avec avant de le tuer lui aussi. S'excitait tout seul Akainu. Frémissait d'envie cet homme alors qu'un sourire de psychopathe se dessinait sur son visage.

- Touchez à un seul de leurs cheveux et je peux vous jurer que je viendrais vous tuer moi-même. Avait sifflé d'une voix méconnaissable le Shichibukai. Personne ne s'en prenait délibérément aux personnes auxquelles il tenait.

- Voyons voir si tu vas tenir ta promesse, Mihawk. Grognait dans un sourire narquois ce géant au regard perverti par la violence. Enfin…, pour l'instant, nous n'en sommes pas encore là ! Passe une bonne soirée.

Le saluant d'une main, Dracule n'avait pas retourné le geste et n'avait pas répondu à ce sourire rempli de vice. Il avait simplement serré les poings le plus fort possible et dévier son regard vers autre chose. D'abord vers Shun qui avait le pouvoir de le calmer par sa simple présence et qu'il se promettait de protéger. Ensuite vers ce Vert qu'il considérait comme son fils et son œil avait terminé sa balade sur cette Rosée impossible mais attachante au fond.

Il n'avait toujours pas trouvé ce médecin mais, il avait tout de même eu une pensée pour lui et leur sorte d'amitié qu'ils avaient créée ensemble.

Akainu ne gagnerait pas, c'était une promesse qu'il se faisait et qu'il allait réaliser coûte que coûte. Retrouvant un peu de raison, il avait repris cette soirée « festive » un peu plus en retrait non sans omettre de surveiller.


- Ils feraient un beau couple, tu ne trouves pas ? Était arrivée Pérona –heureuse de sa réflexion- près d'un Trafalgar en pleine réflexion et appuyé dans un renfoncement à l'abri des regards.

- …Quoi ?

- Là-bas, c'est dommage qu'ils soient ennemis par principe. Argumentait la Rose tandis qu'elle continuait de désigner un Vert et Tashigi en pleine conversation…, ou dispute. L'ambiance était étrange autour d'eux.

- Ouais, …c'est dommage.

Les quelques mots avaient été soupirés ensuite, le médecin était parti de la salle. Son verre avait retrouvé une table quelconque tandis que son corps s'était dirigé vers l'extérieur.

Il détestait ce genre de soirée et avec des ennemis encore plus. C'était peut-être pour ça qu'il se faisait discret pour épier et pour ne pas être dérangé mais…- ! Rah !

Il avait traversé tout le hall dans l'espoir de trouver un endroit tranquille et il s'était finalement posé sur les dernières marches du perron de l'entrée.

Ses coudes s'étaient négligemment posés sur ses cuisses et ses mains s'étaient perdues sur sa nuque tendue et douloureuse. Il n'avait aucune raison de s'inquiéter vis-à-vis de ce satané bretteur et pourtant, il devait reconnaitre que oui, que ce Vert avait l'air pas mal avec cette femme épéiste. Il n'aimait pas mais, il n'avait pas son mot à dire n'est-ce pas ? Les relations étaient compliquées voilà pourquoi il ne s'était jamais autorisé ce genre d'écart. Ce genre de sentiment dérangeant.

- Tu attends quelqu'un ? Avait grogné une voix près de ce médecin qui l'avait sorti de ses pensées.

- Non. Avait simplement répondu le Noiraud sur un ton cinglant et qui avait reconnu Smoker. Il n'avait aucune envie de déblatérer avec lui. …Vraiment aucune.

- Alors j'vais m'assoir un temps ici. Soupirait le Gris avec une légère odeur d'alcool.

Les sourcils froncés et le regard noir, la langue de Law avait claqué à son palais. Est-ce que tous s'étaient passé le mot pour le faire chier ou pas ?

Pinçant l'arrête de son nez et soupirant longuement et bruyamment, Trafalgar était devenu une boule de nerf et Dieu, que c'était difficile de se maitriser et de ne pas découper tous ces emmerdeurs.

- J'avais encore jamais vu un loup-garou, avait dit Smoker pour casser le silence et en rejetant de la fumée de ses cigares.

- Et ? J'en ai rien à foutre. Sifflait la voix meurtrière de l'ébène.

- Toi comme moi, on n'a pas envie d'être là et on s'aime pas mais, tu pourrais être plus complaisant tu crois pas ? Disait ce Gris en regardant sur son côté droit ce chirurgien qui n'avait aucune envie de discuter.

- Pourquoi j'lécherais les bottes de la Marine ?

- Parce que j'pourrais t'foutre au trou tout le reste de ta vie autrement. Menaçait directement Smoker pour être pris au sérieux. Mais là, j'aimerais plutôt savoir ce qu'on fout ici, moi et mes hommes. J'en ai marre d'entendre des demis raisons.

- Va donc demander ça à ton chef. Répondait rapidement Law pour être tranquille. Sans aucune envie de faire de compromis ou de stratégies.

- D'après Shun, Akainu en aurait après lui… pour diverses raisons et c'est bien son genre de débarquer de la sorte et de tuer ceux qui l'irritent.

- Voilà, tu as résolu l'affaire. Maintenant lâche-moi. Rechignait le médecin au bord de ses limites.

- …Enfin, on a aussi entendu dire qu'un Tenryubito aurait disparu dans les environs de l'île. Est-ce que par hasard, vous en auriez tué un ? Questionnait à présent Smoker tandis qu'il scrutait la réaction de son interlocuteur récalcitrant.

- Ouais. On l'a tué tous les cinq pis, on l'a jeté à la flotte. Les poings et la mâchoire serrés, Law avait répondu à cette dernière question et s'il avait dit la vérité, il était sûr de ne pas être cru. Il le savait, qui dirait ouvertement ce genre de chose et à la Marine en plus de ça ? A part un suicidaire, peu de monde, il en était sûr.

De nouveau sur ses jambes, il était parti dans une direction quelconque et si la nuit se faisait noire, il s'en moquait. Il voulait simplement être seul et ne plus entendre aucun bruit.

« …Peut-être qu'à l'arrière du manoir », s'était-il dit. Quoiqu'il en soit, il abandonnait cet homme énervant à son triste sort et les poings tendus, il avait besoin de se calmer avant que sa tête n'explose.

C'était vrai, il avait raté une occasion d'abattre ses cartes sur la partie « Smoker » mais bon, il était sûr que Zoro se faisait un plaisir de rallier ce camp-là au leur.

Rien que d'y penser, l'irritation se faisait plus forte et continuant de s'éloigner, un regard sur lui l'avait suivi durant des secondes.

Smoker s'était rallumé un cigare, avait suivi sans trop de préoccupation les pas de ce médecin désagréable et crachant de la fumée, il avait levé les yeux au ciel.

- Ha…, pour une fois que j'venais pas lui passer les menottes. Tous les mêmes ces jeunes… . Soupirait-il alors que ses coudes rencontraient les marches d'escalier derrière lui.

Il n'avait aucune envie de rester sur cette île et devoir répondre aux ordres d'Akainu étaient surement le pire pour lui.

Il avait besoin de connaitre au plus vite les plans de son supérieur pour pouvoir les contrecarrer au besoin et en toute discrétion. Il avait beau le détester, il aimait son travail et ne voulait pas le perdre ! Et pour connaitre l'histoire, il avait besoin de se rapprocher des occupants des lieux et d'étudier les quelques indices dispersés.

Posant son œil sur son verre vide, il s'était relevé et reprenant la direction de l'intérieur, il appréhendait de replonger dans l'ambiance lourde et suspecte qu'imposait Akainu.


Après la sorte de réception qui était en fait plutôt une blague pour tout le monde, Shun avait rejoint sa chambre. Il s'était tranquillement installé dans le lit et maintenant il observait son amant. Celui-ci était différent des derniers jours. Plus lent dans ses gestes et encore plus dans ses pensées. Le loup sonda son aura et le trouva vraiment morose et surtout inquiet. Il attendit que l'homme le rejoigne au lit avant de le déranger. Mihawk s'installa auprès de lui. Il alla le prendre dans ses bras. Le meilleur épéiste était tendu, alors Shun le câlina et le déstressa. Ses mains parcouraient tout le corps de son bien aimé. Dracule gémit de satisfaction sous les caresses délicieuses et se détendit. Le loup en profita pour embrayer une discussion.

- Dis-moi tout, susurra-t-il à l'oreille de son aîné.

- De quoi parles-tu ? gémit Dracule s'enfonçant dans les méandres du plaisir.

- De ce qui te fais peur et t'inquiète ? ressentant les émotions de son compagnon il rajouta, et ne me cache rien je ressens tout et tu le sais.

- Pardon, s'excusa Mihawk qui s'avoua vaincu. Il ne pourrait jamais rien lui cacher bien longtemps. C'est Akainu… il inspira et lui raconta sa conversation avec le Commandant en chef de la Marine.

- Ne t'en fais pas tout ira bien, on sait se défendre et on fera front ensemble.

- Vraiment ?

- Oui j'ai arrangé les choses avec Law. Ça va aller.

- Je ne veux pas… Mihawk chercha ses mots. Je ne veux pas perdre ma famille, murmura-t-il dans le silence et l'obscurité.

Shun avait sursauté de cet aveu et avait accentué sa vision nocturne afin de voir les rougeurs sur le visage de son homme. Il sourit devant tant de beauté et fit glisser l'une de ses mains sur la joue chaude de Mihawk et l'embrassa doucement. Ensuite il reprit la parole et essaya de l'apaiser.

- Ta famille est forte comme toi, tout ira bien. On sera toujours là pour toi, comme tu seras là pour nous.

- Je t'aime Shun.

- Je t'aime aussi. Shun l'embrassa à nouveau et termina la discussion en disant. Maintenant dormons ! On va avoir de longues journées et une rude bataille nous attend.

Mihawk fit « oui » de la tête et ferma les yeux de contentement, sachant qu'avant de le laisser dormir Shun allait terminer de l'apaiser en lui faisant l'amour avec douceur. Et il ne fut pas déçu de la suite tout comme Shun qui adorait quand l'homme entre ses mains le laissait lui donner du plaisir.


Dans la chambre du maître de maison, prêtée pour l'occasion au Commandant de la Marine, celui-ci attendait patiemment que quelqu'un décroche à l'autre bout de l'Escargophone. Il était surexcité de la tournure que prenait les évènements et il désirait savoir si l'autre partie de son plan se passait comme prévu. La sonnerie se stoppa et une voix survint.

- Alors comment avance votre plan ?

- Mieux que je ne l'aurais cru. Tu seras là quand ?

- Dans quelques heures. Je serais là aux premières lueurs du soleil.

- Parfait ne te fait pas remarquer. Cache-toi et je te préviens quand tu pourras intervenir.

- Ok. Notre accord tient toujours ?

- Evidemment ! Si tu m'aide à me débarrasser de ses quatre insectes nuisibles tu seras Shishibukai. De toute façon il va y avoir une troisième place vacante à prendre. Haha !

- Bien, alors à bientôt.

L'homme raccrocha et Akainu continua de rire. Il avait un nouvel allié et pas des moindres, il allait enfin pouvoir tuer tout le monde. Sur cette pensée des plus positive pour lui il alla se coucher.


La beuverie avait duré une longue partie de la nuit, c'était vrai.

La plupart des soldats avaient même profité de cet alcool coulant à flot pour s'amuser et décompresser d'une tension certaine émise par leur Chef.

L'autre qui avait aussi profité du saké et qui entrait dans la chambre qu'il occupait dans ce manoir, était Roronoa Zoro.

Il n'était pas saoul, même avec tout ce qu'il avait pu boire, sa tête ne tournait même pas ou presque. Un léger flair, c'est tout ce qu'il avait et était encore apte à se battre, il en était certain.

Mais quoiqu'il en soit et retirant la ceinture de son kimono pour pouvoir retirer celui-ci et finir en boxer, il s'était assis sur ce lit une fois déshabillé.

Un lit déjà occupé par une autre personne endormie. Il avait regardé de droite à gauche avant de rejoindre la chambre de Trafalgar et maintenant assis là, un léger rictus se brodait sur ses lèvres alors que son corps se détendait de la longue soirée passée.

- Doc', tu dors ? N'avait pu s'empêcher de demander le Roronoa en regardant légèrement son ainé recouvert de la couette jusqu'à la tête. J'sais pas où t'étais ce soir mais, va falloir que je t'parle de certaines choses demain. Continuait-il alors qu'il s'installait dans ce lit excessivement chaud. Tashigi a dit pas mal de truc emmerdants et j'me suis rendu compte que j'l'avais mal jugée. En réalité, elle est pas mal dans son genre et j'pense qu'on pourra de nouveau lui faire confiance pour une éventuelle alliance. Murmurait le Vert en enveloppant la taille de ce Noiraud de ses bras et enfournant sa tête tout contre la nuque de celui-ci. Elle m'a aussi demandé de lui promettre que tu ne leurs jouerais plus un de tes tours s'il nous soutenait contre Akainu et j'ai accepté. …Bon, j'te laisse dormir Doc', bonne nuit.

Les derniers mots soufflés, Zoro avait embrassé cette nuque chaude de ses lèvres et avait souri dans son demi-sommeil.

Il était persuadé de devoir réexpliquer tout demain mais ça ne le dérangeait pas. Il était plutôt heureux de pouvoir rejoindre ce médecin et de dormir à ses côtés. Avec lui dans ses bras. Et son sommeil lourd ne fut pas long à arriver.

De l'autre côté du lit pourtant, les mots ont été enregistrés sans le vouloir. L'ébène s'était réveillé au couinement de la porte mais avait fait semblant de rien quand il avait reconnu les pas lourd de ce bretteur. Ça l'avait d'ailleurs étonné de les entendre et il avait encore été plus surpris d'être rejoint sous la couette ce soir-là.

Par contre, les mots n'avaient pas plus. « Pas mal dans son genre », « Promesse », « acceptation », tout ça le mettait mal à l'aise et méfiant. Après tout, il ne connaissait pas grand-chose de Zoro, c'est ce qu'il se disait et ce soir-là, il avait réussi à se persuader que ce Vert avait fini par l'approcher par dépit et non pas par choix. Il s'était convaincu que toutes les choses dites avaient été là pour l'amadouer et le flatter. Parce que ce sabreur n'avait trouvé personne à son gout et qu'il était sur sa route pour le soulager… .

Donc si ce soir-là, Zoro s'était endormi avec un fin sourire et avec des bras noués autour de la personne chère à son cœur, Law –lui- avait difficilement retrouvé le sommeil et avait continué de laisser sa tête cogiter sur la relation qu'il entretenait avec le Roronoa. Alors que, la seule chose qu'il avait besoin de reconnaitre était qu'il était jaloux. Rien de plus.