Chose promis chose due, voici l'avant dernier chapitre de cette fic. Merci à tous de nous avoir suivis, je tiens à remercier chaudement Paracelse, qui s'est proposé pour traduire ce chapitre (et m'avancer un peu ^^). J'espère qu'il vous plaira. Quant au chapitre final, rdv la semaine prochaine!

Enjoy!


Chapitre 49

"Maître ! On m'attaque !" siffla Nagini.

Voldemort se raidit. "On t'attaque ? Qui oserait… ?"

Fred et Cédric semblait prendre l'initiative. Il n'y avait qu'une seule chose à faire. Harry prit une profonde inspiration. Même s'il avait déjà survécu à la mort… euh, un certain nombre de fois, ça ne voulait vraiment pas dire qu'il n'attendait que l'occasion de se sacrifier délibérément. Quoique le fait qu'il choisisse maintenant d'essayer de détourner l'attention de Voldemort de Cédric et Fred pouvait signifier qu'ils seraient protégés une fois qu'il reviendrait, non ? En tout cas, c'est comme ça que ça avait marché auparavant. Bien sûr, il pensait vraiment, à l'époque, qu'il mourrait pour de bon, mais il était parfaitement possible que Voldemort emploie le Sortilège de la Mort et que Harry soit reste un horcruxe soit reste mort une fois pour toutes. Oh, qui essayait-il de tromper ? Voldemort n'était juste capable d'employer les trois Sortilèges Impardonnables autour de lui. Quoiqu'il ait pu employer quelque chose d'autre la fois où il s'était battu contre Dumbledore au Ministère…

"Deux garçons, Maître, ils…" Nagini s'interrompit brusquement avec un sifflement de douleur. Soit il était mort, soit il le serait bientôt.

Cesse de tergiverser, se dit impérieusement Harry. Il sortit à contrecœur de derrière son bouclier de pierre :

"Tu ne peux pas me tuer."

"Je peux essayer," dit seulement Voldemort, levant sa baguette. "Avada Kedavra !"

Harry regarda négligemment autour de lui. Il était encore à King's Cross. "Pourquoi ne puis-je pas avoir assez d'imagination pour trouver autre chose qu'une station de chemin de fer comme métaphore de la croisée des chemins ?" murmura-t-il.

"Je ne sais pas, mais personnellement c'est ta mère que j'en rendrais responsable," fit une voix derrière lui. "Un vrai Maraudeur ne serait jamais aussi peu original."

Harry pivota sur lui-même et se trouva face à un homme qui ressemblait beaucoup à ce à quoi lui-même ressemblerait d'ici quelques années, les yeux verts clairs en moins.

"Oh, et ça peut t'intéresser de savoir que tu es tout nu," dit obligeamment James Potter.

Harry jeta un coup d'œil. Effectivement. Naturellement, à l'instant même où il en prit conscience, il se trouva vêtu d'une robe de sorcier. Pourquoi fallait-il qu'il commence par être nu ? Franchement ?

"'Original' autant que peuvent l'être des blagues infantiles, peut-être," dit une jeune fille. Harry jeta un coup d'œil et vit Lily Potter. "Mais tu n'as jamais aimé les symboles."

"Ne pourrions-nous pas simplement reprocher à ta famille de ne pas croire à l'imagination et de s'être efforcée de la réprimer en notre fils ?" implora James.

"Je refuse de reconnaître le moindre lien de parenté avec cet homme," déclara Lily, croisant les bras. "Pétunia a eu seulement peur et n'aurait jamais, jamais, sous aucun prétexte, absolument JAMAIS, dû se voir confier la charge d'un enfant magique. Quant au fils… eh bien, il grandira sans doute tôt ou tard."

"Maman ? Papa ?" Harry pouvait à peine le croire.

"Qui donc attendais-tu ? Dumbledore ?" demanda James avec un sourire narquois. "Je regrette de t'annoncer ça, petit, mais il n'est pas encore tout à fait mort dans cette ligne temporelle."

Harry écarquilla les yeux. "'Cette ligne temporelle' ? Alors… tu sais ?"

"Harry, nous sommes morts. Et nous sommes peut-être juste des manifestations de ton subconscient," fit gentiment Lily. "Bien sûr que nous savons."

"Et ? … " fit Harry, se demandant ce que serait leur verdict sur tout ça.

"Je ne pourrais pas être plus fier," fit James, radieux. "Mis à part cette fille Luna et Sirius (qui ne compte vraiment pas, puisque lui aussi est revenu) personne ne sait rien de tout ce truc de voyage dans le temps et tu as fait un boulot formidable pour créer du chaos." Lily le poussa. "Oh, et pour aider les gens. C'était bien, ça aussi."

"Bien que je pourrais ne pas strictement approuver tout le chaos délibéré," dit Lily. "Ou bien considérer qu'ayant juste abandonné ta propre ligne temporelle, le fait que tu cherches à tout finir maintenant, avant que les gens ne commencent à mourir, est admirable et j'espère que tu réussiras."

"Je n'avais pas l'intention de revenir," fit remarquer Harry. "Je ne pensais à rien du tout, c'est juste… c'est comme si j'y avais été forcé. Et une fois arrivé ici, je n'avais aucune idée de la façon de rebrousser chemin, alors j'ai juste pensé que je pourrais aussi bien en tirer le meilleur parti possible. Mais vraiment, ma scolarité… Je vous jure, j'ai pu m'amuser de temps en temps, mais je déconseille d'essayer ça. Refaire votre scolarité, c'est l'une des choses les plus ennuyeuses que j'ai jamais vécues. Si je n'avais pas essayé de rendre les choses plus amusantes, Dieu sait que je serais devenu fou à l'heure qu'il est."

"Ce qui suppose que tu ne l'es pas déjà," dit Lily.

Harry haussa les épaules. "Certes. Mais tant que je ne suis pas un fou dangereux, je suppose que ça importe peu. De toute façon, l'équilibre mental est surfait."

"C'est bien vrai !" applaudit James.

"Dis à Sirius que je ne lui reproche pas d'avoir choisi pour nous Peter comme Gardien du Secret, veux-tu ? Bon, ça s'est révélé être une idée vraiment stupide, mais c'est Lily et moi qui avons accepté en dernier ressort, donc…"

"Je lui dirai," dit solennellement Harry.

"Il a toujours une influence exécrable, malgré tout. Et dis à Severus que je lui pardonne," demanda Lily.

"Si je l'appelle 'Severus', il me jettera sûrement un sort, mais… entendu," acquiesça Harry.

"Je ne vois toujours pas ce que tu lui trouves," dit James, secouant la tête de façon désapprobatrice.

"Il a été mon meilleur ami pendant des années," lui rappela Lily. "Et même si la divulgation de la prophétie était entièrement de sa faute, nous aurions été en danger de toute façon."

"Pas autant en danger," rétorqua James. "En plus, c'était un Mangemort."

"Était est le mot-clé," lui dit Lily. "Il est toujours en vie, mais Dieu sait que voilà maintenant treize ans qu'il n'a plus agi ainsi. Il est revenu du bon côté et a besoin de dépasser ça. J'espère que mon pardon l'y aidera."

"Ouais, je suppose que s'il mourait, il se pourrait que je doive le voir plus souvent," songea James. "Espérons que ça n'arrivera pas avant un bon moment."

"Je dois revenir bientôt, non ?" demanda Harry.

Lily hocha la tête. "Reste ici trop longtemps, et tu en perdras l'occasion."

"Merci de m'avoir protégé," dit sincèrement Harry.

Lily lui sourit doucement. "Nous sommes tes parents, Harry. C'est ce que les parents font."

"Nous continuerons à veiller sur toi," promit James. "Après tout, nous t'aimons, tu es plutôt distrayant, et nous n'avons vraiment rien de mieux à faire. Maintenant rends-nous à tous un service et va botter les fesses de Voldemort."

"Je vais essayer de ne pas vous décevoir," répliqua Harry.

Quand Harry revint à lui, tout son corps lui faisait mal. Certes, il avait déjà subi cinq Doloris, mais son corps lui faisait l'effet d'en avoir encore subi cinq de plus tandis qu'il était inconscient. Ou bien était-ce pendant qu'il était mort ? Ç'aurait très bien pu être le cas.

"Maître," disait Croupton Jr. "Est-ce que ça va ?"

"Je vais bien," affirma Voldemort. Harry risqua un coup d'œil vers l'homme à face de serpent et le vit se remettre debout. "Et Potter ? Est-il mort ?"

Harry espérait pouvoir bouger suffisamment vite ou abasourdir assez Voldemort pour faire ce qu'il était censé faire. Il s'assit et tourna sa baguette vers Voldemort : "Dans… tes… rêves !"

Voldemort écarquilla les yeux. "Pott…"

Harry entendit non loin les 'cracs' avant-coureurs de transplanages, mais il les ignora pour mieux crier : "Avada Kedavra !"

Il ne fut pas le seul à dire ça et un éclair de lumière verte frappa Voldemort de face et dans son dos. Quand Voldemort tomba, Harry rencontra le regard de son parrain, qui baissait lentement sa baguette.

"Tu en as mis du temps," le salua Harry.

"C'est toi qui n'appelles pas à la rescousse tant que Voldemort n'est pas allé se faire renaître," rétorqua Sirius.

"C'est juste," approuva Harry. Ses yeux devenaient pesants et la tête lui tournait. Il avait beau savoir que perdre conscience dans un cimetière plein de Mangemorts et, supposait-il, d'Aurors sur le point de les assaillir n'était probablement pas l'une de ses meilleures idées, mais ces Doloris et cet Avada Kedavra commençaient vraiment à se faire sentir en lui. "Mieux vaut que tu ne me laisses pas mourir…"

Quand Harry se réveilla, il était de retour à Poudlard, à l'infirmerie. Il soupira. "J'avais tant espéré que j'éviterais cet endroit…"

"Alors peut-être que tu n'aurais pas dû aller affronter Voldemort," dit George depuis le lit voisin.

"Qu'est-ce que tu fais là ?" demanda Harry, déconcerté.

George haussa les épaules. "Au diable si je le sais. Je n'ai même pas été avec vous. Ils disent que c'est à cause du labyrinthe, mais j'ai remarqué que Fleur et Krum n'ont pas eu à venir là…"

"Où est Cédric ? Et Fred ? Est-ce qu'ils vont bien ?" demanda Harry, inquiet.

"Nous sommes juste là," dit Fred. Cédric et lui étaient dans des lits du côté opposé à Harry. "Quelle est la dernière chose dont tu te souviennes ?"

"D'avoir perdu conscience," répondit succinctement Harry. "Et vu que j'étais inconscient après ça, je ne vois pas très bien de quoi d'autre je suis censé me rappeler."

"Un point pour toi," reconnut Fred. "Bon, tu veux savoir ce qui s'est passé ?"

"Ce serait sympa," confirma Harry.

"Laisse-moi te dire d'abord que tu dois être le type le plus cinglé que j'ai jamais rencontré," dit Cédric. "Voldemort revenait à la vie et te Dolorisait chaque fois que tu te retournais et tu n'arrêtais pas de le provoquer !"

"Je n'ai aucun regret," affirma Harry, croisant les bras.

"Tu n'en as jamais," soupira Cedric. "Peut-être que si tu avais un peu levé le pied, tu n'aurais pas perdu conscience. Fred et moi avons veillé à utiliser ce charme que tu nous avais montré plus tôt, le Muffliato. Nous n'étions pas certains de ce que ça faisait, mais nous avons imaginé que ça devait être une sorte de charme de silence modifié qui nous permettait de nous entendre mutuellement pour communiquer sans que d'autres personnes puissent nous entendre si elles étaient prêtes à admettre que nous étions là tout en soutenant que nous restions invisibles."

Harry hocha la tête. "N'importe qui d'autre qui serait venu près de vous aurait juste entendu une sorte de bourdonnement et à moins qu'ils n'aient essayé d'entendre ce que vous disiez (ce qu'ils n'auraient pas fait puisque vous étiez invisibles) ils ne l'auraient même pas remarqué."

"Donc Cédric et moi n'étions pas certains de devoir intervenir quand tu as été Stupéfixé et que ce type, Croupton, a fait cette espèce de rituel, mais tu n'avais pas l'air si inquiet que ça et nous cherchions le serpent. Ç'aurait été bien plus facile si Cédric n'avait pas été à la limite de la crise de panique," commença à dire Fred.

"Essaie, toi, de te débarrasser aussi vite d'un an de mise en condition," interrompit Cédric. "En plus, je trouvais très judicieuse la suggestion de Harry de courir comme si j'avais le diable aux trousses."

"Tu sais, trouver judicieux quoi que ce soit qu'ait pu dire Harry ne plaide guère en faveur de ton état mental," observa George.

"Pour ma défense, un Mangemort était en train de tenter de ramener Voldemort et ensuite d'autres Mangemorts sont apparus," dit Cédric sur la défensive.

"Continue juste à te dire ça," dit Fred d'un ton protecteur.

"Tu sais, je serais probablement beaucoup plus vexé si ce n'était pas vrai…" dit Harry en haussant la voix.

"Mais comme c'est vrai, ça t'est un peu égal ?" demanda Cédric.

Harry haussa les épaules. "Ouais. Mais continue. Qu'est-ce qui s'est passé après que vous ayez vu le rituel ?"

"Des Mangemorts transplanaient tout autour de nous," poursuivit Fred. "L'un d'eux est apparu à moins de 15 cm de nous et nous a vraiment fait paniquer, alors nous avons vite reculé un petit peu. Nous avons vu le serpent, mais il était près de Voldemort, donc nous n'avons pas voulu prendre de risque. Quand Voldemort a commencé à expliquer sa quête épique en vue de tuer un gosse de quatorze ans, le serpent a rampé plus loin et alors, tandis que tout le monde était distrait par ce 'duel', Cédric et moi l'avons poignardé à mort et ensuite pour faire bonne mesure, Cédric lui a coupé la tête."

"Bien pensé," fit Harry. "Quand Voldemort était privé de son corps, il a apparemment lié sa force vitale à Nagini par quelque obscur rituel pour se rendre lui-même plus fort et se rattacher au monde physique, donc pour le tuer, il fallait en finir avec le serpent."

"Es-tu en train de dire que nous avons partiellement contribué à tuer Voldemort ?" Cédric semblait abasourdi.

"Parfaitement," approuva Harry. "Ça devrait vous valoir au minimum des points en plus pour vos Aspics de Défense contre les forces du mal."

"On a eu de la chance que ton parrain arrive quand il a débarqué," lui dit Fred. "Il a dû amener avec lui environ deux douzaines d'Aurors. Une fois les barrières anti-transplanage mises en place, les Mangemorts n'avaient aucune chance."

"Est-ce que certains se sont enfuis ?" demanda Harry, inquiet.

"Seulement un," répondit Fred. "Mais je ne sais pas qui."

"Ah, Harry, mon garçon, tu es réveillé ?" demanda Fudge en arrivant à l'infirmerie. Rita Skeeter, Dumbledore, Sirius et Rogue l'accompagnaient.

"Oui, Monsieur," fit Harry en hochant la tête.

"Peut-être pourrais-tu nous aider à éclaircir un peu de cette confusion au sujet du soi-disant 'retour de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom'," dit Fudge, plein d'espoir.

"Je crois que ce qui s'est passé n'est pas un mystère, Monsieur. Barty Croupton Jr. a été rendu fou par les Détraqueurs et a réussi d'une manière ou d'une autre à s'enfuir d'Azkaban. Puisqu'il est censé être mort, il a probablement eu de l'aide et vous devriez l'interroger là-dessus. Il a tenté d'accomplir un rituel dangereux, sombre et sans doute illégal pour ramener dans ce monde l'esprit de Voldemort dans un corps provisoire. Ce rituel dépendait largement d'un serpent nommé Nagini, que Cédric et Fred ont réussi à tuer. Croupton Jr. m'a amené là-bas pour que "Voldemort" me tue, mais heureusement mon parrain et moi avons réussi à le détruire. Ensuite, le fait que je sois ici maintenant signifie que nos Aurors merveilleusement compétents se sont occupés de tous ceux qui sont venus voir si les fantasmes de Croupton Jr. avaient une base réelle quelconque."

"Puis-je te citer là-dessus ?" demanda avidement Rita.

Harry hocha la tête. "C'est ma déclaration officielle et je ne dirai rien d'autre sur ce sujet jusqu'à ce que je sois rétabli. Le faux Voldemort m'a Dolorisé cinq fois, vous savez."

Fudge grimaça. "Eh bien, c'est une bonne chose que tu ailles bien et que cette monstruosité ait été abattue et que les Mangemorts échappés aient été pris. Je dois maintenant aller m'occuper des répercussions, mais d'abord… Qui a gagné, finalement, les éliminatoires pentasorciers ? Je dois décerner le prix et faire une déclaration."

"Il y a égalité," expliqua Harry. "Fred, Cédric et moi avons tous touché la coupe au même instant et c'est comme ça que nous avons été transportés jusqu'au cimetière. Croupton Jr. doit en avoir fait un Portoloin, mais je n'ai aucune idée de la façon dont il y est arrivé."

"À ce propos," Fudge semblait un peu gêné, "Il s'avère qu'il a utilisé du Polynectar toute l'année pour remplacer son père. Comme il était pris par son petit rituel, ce soir il a envoyé son père sous Imperium prendre sa place dans le jury. Il semble que le sort se dissipe, donc nous devrions pouvoir l'interroger bientôt sur son implication. Normalement il devrait y avoir une cérémonie de remise du prix, mais dans ces circonstances…" Sur ce, il lança à Harry un sac de gallions et partit, Rita se précipitant sur ses talons.

"Harry, pourquoi as-tu dit au ministre Fudge que ce n'était pas réellement Voldemort ?" demanda Dumbledore avec réprobation.

"Parce que même si Voldemort a été tué relativement vite, le fait qu'il soit revenu une fois pouvait signifier qu'il reviendrait encore, et comme la dernière chose que souhaite Fudge, c'est d'être connu comme le ministre qui a 'permis' le retour de Voldemort, il n'aurait jamais admis ça en aucun cas. Mieux vaut lui donner une jolie version tous-publics que de l'amener à tenter de détruire notre crédibilité," répondit Harry avec naturel.

"Mais Voldemort peut revenir et il le fera une fois de plus," dit Dumbledore, l'air plus vieux qu'il ne l'était normalement.

"En fait, Professeur, vous allez comprendre qu'il ne le fera pas," corrigea Harry. "Je sais tout sur ses horcruxes. Quand je me suis battu contre lui sous forme de journal intime dans la Chambre des Secrets, je l'ai montré à Sirius et il l'a identifié comme un horcruxe."

"Ma famille a toujours été plutôt sombre," dit à son tour Sirius. "Nous nous sommes dit que même lui ne serait pas assez négligent avec son âme pour la confier à la garde de Queudver, donc il pouvait y en avoir d'autres. Ça nous a pris du temps, mais nous avons finalement réussi à prendre la coupe de Poufsouffle dans le coffre de Bellatrix, le médaillon de Serpentard dans ma maison..."

"Tu avais l'un des horcruxes du Seigneur des Ténèbres dans ta maison ?" intervint Rogue, sceptique.

Sirius haussa les épaules. "J'ai déjà précisé que ma famille était sombre. Mais dans ce cas précis, mon frère a découvert l'affaire des horcruxes, s'est retourné contre Voldemort et a dérobé le médaillon, mais il est mort avant de comprendre comment les détruire."

"Comment avez-vous fait pour les détruire ?" demanda Dumbledore, intrigué.

"Pour l'essentiel avec du Feudeymon, mais nous avons utilisé un peu du venin de basilic que Harry a pris dans la Chambre des Secrets," répondit Sirius. "Nous avons trouvé le diadème de Serdaigle caché ici, à Poudlard, et l'anneau de Serpentard dans la maison de la famille maternelle de Voldemort, pas très loin de ce cimetière."

Puis ce fut le tour de Harry. "Je me doutais que Nagini pouvait en être un, alors j'ai dit à Fred et Cédric de le tuer, et j'ai réalisé que j'en étais un aussi, donc même si j'étais entièrement prêt à donner ma vie pour détruire Voldemort, le fait qu'il ait utilisé mon sang pour se faire revenir lui-même signifiait qu'il m'ancrait à ce monde tout en détruisant son propre horcruxe."

"Tu es mort ?" Sirius semblait affolé.

"Je te l'ai dit, que j'allais mourir," observa Harry.

"Oui, mais quand même… Il faut que je sois le pire tuteur qu'on ait jamais vu…" dit lugubrement Sirius.

"Tu pouvais très difficilement faire pire que mes précédents tuteurs," fit Harry pour tenter de le réconforter.

"Vu qu'ils te gardaient dans un placard, ça ne veut vraiment pas dire grand-chose !" rétorqua Sirius.

"Eh bien, quand j'étais mort j'ai rencontré mes parents," lui dit Harry. "Mon père a dit qu'il ne te reproche rien et même si c'est toi qui as suggéré Pettigrow, c'est Maman et lui qui ont pris la décision. Ensuite Maman m'a dit que ton influence était quand même exécrable, et de dire à quelqu'un nommé 'Severus' qu'elle lui pardonnait et que vu qu'il était toujours vivant, il devrait commencer à agir comme s'il l'était. Oh, et Papa a dit que lui aussi voulait que 'Severus' reste en vie, si c'était la seule façon pour qu'il n'ait pas affaire à lui."

Rogue cligna des yeux à cela, mais ne dit rien. Non que Harry se fût vraiment attendu à ce qu'il dise quoi que ce soit.

"Ta maman a dit que j'avais une influence exécrable ?" Sirius rayonnait à cette idée. "Je suis toujours au top !"

"Ces révélations sont assez surprenantes," fit Dumbledore. "Pourquoi ne m'as-tu rien dit de ta quête des horcruxes ?"

"J'avais peur que, si je le faisais, vous m'en écartiez à cause de mon âge, et je trouvais que c'était quelque chose dont il fallait que je m'occupe moi-même," répondit Harry à moitié honnêtement. "Sirius et moi contrôlions la situation, et si nous avions eu besoin d'aide, nous l'aurions demandé. De plus, vous aviez les mêmes informations de départ que nous, donc vous pouviez faire le lien avec les horcruxes et commencer à les chercher indépendamment de nous."

"Je vois," dit Dumbledore. "J'ai besoin de vous voir tous deux dans mon bureau pour voir quelle doit être notre prochaine étape," dit-il à Rogue et Sirius.

Les trois hommes une fois partis, George dit négligemment : "Donc… à propos du prix…"

"Vous pouvez avoir ma part si vous faites de moi votre associé dans la boutique de farces et attrapes que vous allez lancer avec," dit immédiatement Harry.

"Quoi ?" Fred semblait estomaqué. "Ça fait plus de trois cents gallions !"

"Affirmatif," dit Harry. "De toute façon, je devrais en gagner au moins le tiers en vendant mon témoignage exclusif."

Cédric avait l'air de réfléchir à quelque chose. Finalement, il dit : "Moi aussi."

George le regarda sans comprendre. "Toi… aussi ?"

"Vous pouvez aussi avoir ma part. Je n'ai pas vraiment besoin de cet argent, vu que nous avons encore un an de scolarité, et tant que je peux être associé à votre boutique et avoir un retour sur investissement quand vous autres aurez un succès de tous les diables (ce que chacun sait que vous aurez) alors ça en vaudra la peine," dit fermement Cédric. "En plus, après cette nuit, je pense que c'est exactement ce dont chacun a besoin."

"Je… merci," dit Fred, recevant le sac de gallions que Harry lui tendit.

"Comment pourrons-nous jamais vous rembourser ?" demanda George.

"En nous rendant scandaleusement riches quand vous aurez du succès," répondit Harry.

"Et en ne nous prenant pas pour cobayes," ajouta Cédric.

"Et en ne laissant pas votre maman nous tuer trop pour ça," conclut Harry.

"On ne promet rien," fit Fred avec un sourire narquois.