Coucou les gens, merci pour vos reviews, je vais essayer de répondre à tout le monde pour le prochain chapitre si j'arrive a rester assez longtemps sur l'ordi. Je fais tout mon possible pour tenir ma promesse de publier un chapitre le 25. bises à tous et bonne lecture

enjoy


- Papa ?

- Mmmh ?

- Rassure-moi, on ne va pas rester ici pour Noël, n'est-ce pas ?

Severus posa le livre qu'il avait sous les yeux et se tourna vers Dementia qui berçait R.J.

- J'y pensais, oui, avoua-t-il. La proximité de l'infirmerie me parait plus sûre pour R.J et je doute qu'Harry ait envie de venir au manoir.

- R.J va très bien. S'il y avait quoi que ce soit on pourrait être très vite ici, il suffit de demander à Albus de laisser nos cheminées connectées. Quant à Harry, il ne risque pas de voir tes bonnes intentions si vous ne vous voyez jamais.

- Ce n'est pas faux… Écoute, si Albus est d'accord pour la cheminée et si Mme Pomfresh pense que c'est raisonnable, pourquoi pas ?

- Ils sont d'accord, je leur en ai parlé ce matin.

Severus eut un soupir de lassitude. Pourquoi était-il encore étonné ?

- Tu as prévenu Harry ?

- Non pas encore.

- Alors fais-le à la première heure demain matin, il ne reste que quelques jours avant les vacances.

Dementia hocha la tête avant de retourner dans sa chambre, satisfaite.
Le lendemain, aux aurores, elle attendait d'un pied ferme l'ouverture du portrait des Gryffondors par l'élève le plus matinal, en général Hermione. Sans surprise, la grosse dame pivota sur la jeune fille un peu après 7h. Celle-ci eut un sursaut de surprise en voyant Demi appuyée contre le mur.

- Tout va bien ?

- Oui oui, il faut juste que je vois mon frère. Nous allons passer les fêtes de fin d'année au manoir et je voulais le prévenir.

Elle ignora l'air inquiet de l'adolescente, qui resta dans la salle, et monta d'un pas décidé les marches menant au dortoir des garçons. Des piaillements peu masculins s'élevèrent peu de temps après et Dementia redescendit en courant et en bougonnant.

- Non mais vraiment, j'en ai vu d'autre

Quelques instants plus tard, un Harry furibond fit son apparition.

- Alors toi j'te retiens ! Siffla-t-il à sa sœur, je vais avoir Dean et Seamus sur le dos pendant les lustres !

- Oh ça va, je n'ai rien vu. Rien à part le caleçon à fleur de ton copain…

- Dementia !

La jeune femme leva les mains en signe de reddition, un sourire en coin.

- Bon, tu voulais quoi de si bonne heure ?

- Juste te dire qu'on rentrait au manoir pour les vacances.

Ce fut comme si elle avait appuyé sur un bouton. Harry eut un hoquet et perdit instantanément toutes ses couleurs. Il se pencha en avant, la main sur l'estomac et Hermione, toujours réactive, eut tout juste le temps de conjurer une bassine avant qu'il ne vomisse.
Dementia nettoya l'adolescent d'un coup de baguette tandis qu'Hermione faisait disparaître le récipient, et le fit asseoir dans un des fauteuils de la salle commune.

- Merlin Harry, calme-toi, murmura Demi en lui caressant le front, ce n'est pas la fin du monde. Qu'est-ce que tu t'imagines ? Il ne va rien se passer du tout.

- Tu ne seras pas toujours là, gémit l'adolescent.

- Bien sûr que si. Même si je suis en train de m'occuper de R.J, je ne serai jamais loin. Mais je te promets que tu n'auras pas besoin de ma protection, Harry.

Harry lui jeta un regard plein de doutes mais hocha toutefois la tête. Dementia l'embrassa sur le front avant de sourire.

- Il y a une sortie à Pré-au-lard ce week-end pour que vous puissiez terminer vos achats de Noël.

- J'ai tout ce qu'il me faut, murmura Harry.

- Pour tout le monde ? Demanda Dementia en insistant particulièrement sur « tout ».

Harry lui lança un regard hésitant avant de soupirer.

- Je suppose qu'il me reste un truc à acheter

Dementia hocha la tête d'un air satisfait et le serra brièvement contre elle avant de sortir de la salle commune. Juste avant de passer le portrait elle se tourna de nouveau vers son frère :

- Harry, je te promets sur la tête de mon fils que tout se passera bien.

La jeune femme redescendit rapidement aux cachots, espérant voir son père avant qu'il ne parte en cours. Elle arriva dans leur appartement comme celui-ci passait sa cape noire.

- Tu aurais deux minutes ?

- Pas plus, répondit-il en rassemblant les copies qu'il devait rendre à ses élèves, j'ai cours dans dix minutes.

Dementia s'appuya contre le bureau et lui raconta la scène qu'avait provoquée son annonce à Harry. Severus, adossé à la porte, l'écouta en silence, pressant l'arrête de son nez entre l'index et le pouce.

- Il faut le rassurer papa, conclu Dementia d'une voix douce.

- Je vais réfléchir, la rassura-t-il. Je vais trouver quelque chose pour le convaincre que je ne le fait pas venir au manoir pour un quelconque règlement de compte.

- Merci, papa.

Severus hocha la tête et sortit de la pièce sans rien ajouter. Demi souleva son fils et lui souffla sur le visage, le faisant éclater de rire, avant de lui murmurer :

- Allez, on va voir si mamy Poppy est d'humeur à te supporter une ou deux heures, le temps que maman travaille un peu. Tu viens Alima, lança-t-elle à la petite elfe avant de prendre la direction de l'infirmerie.

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OoO

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Harry, Hermione et Ron était assis dans le canapé de la salle commune. Tandis qu'Hermione relisait ses notes de la journée, les complétant grâce à ses manuels, Harry et Ron disputaient une partie de bataille explosive. Harry s'était plus ou moins calmé pendant la journée grâce aux efforts combinés de ses deux amis et de Ginny. La rouquine avait hésité à annuler une soirée pyjama prévue de longue date chez ses amies de Serdaigle
- le professeur MacGonagall l'avait autorisée à passer la nuit chez les aigles - mais Harry l'avait convaincu de maintenir ses projets, lui assurant qu'il allait bien.
Peu de temps après le couvre-feu, on frappa à la porte. Ron se leva en râlant.

- Si c'est Ginny qui rentre à cette heure-ci parce qu'elle a des remords de te laisser tout seul, je la laisse dehors ! Elle savait bien pourtant qu'on changeait le mot de passe ce soir.

Harry eut un petit rire, qui s'étrangla dans sa gorge lorsque le portrait pivota, révélant Severus sur le pas de la porte.
Celui-ci entra dans la salle commune et s'installa face à son fils sans un mot. Harry déglutit et se redressa tandis qu'Hermione amorçait un mouvement pour se lever en disant d'un air gêné :

- On va vous laisser discuter…

- Non, Miss Granger, vous pouvez rester. En fait, cela serait même souhaitable dans la mesure où ce que j'ai à dire vous concerne, vous et monsieur Weasley.

Ron vint se rasseoir près d'Harry et celui-ci lui jeta un regard angoissé. Le rouquin lui adressa un sourire rassurant, l'air de dire : « rien ne se passera maintenant ».
Après avoir prit une brève inspiration, Severus prit la parole.

- Noël est une fête familiale et Dementia n'a aucune envie de le passer ici. J'ai bien conscience que tu aies pu concevoir une certaine… appréhension… à l'idée de retourner au manoir et je me doute que ma parole de ne te faire aucun mal ne te suffira pas. Aussi je venais te faire une proposition.

- Une proposition ? répéta Harry d'un ton hésitant.

- Je propose d'inviter tes trois amis, Miss Granger, Mr Weasley et Miss Weasley pour passer les fêtes de Noël avec toi. Vous resteriez jusqu'en fin de matinée le 25 décembre puis vous iriez passer la seconde semaine de vacances au terrier. Madame Weasley a déjà donné son accord. C'est à toi de décider.

Harry resta bouche bée, ne sachant quoi répondre. Il jeta un regard hésitant à Ron, qui hocha la tête, puis à Hermione qui lui sourit :

- Mes parents seront d'accord. Ils voulaient faire une sorte de seconde lune de miel, ça ne les dérangera pas.

- Ça serait… bien… murmura Harry sans oser lever totalement les yeux vers son père.

- Alors c'est entendu. Je vous laisse faire la proposition à Miss Weasley. Miss Granger, j'attends un courrier de vos parents donnant leur autorisation.

- Oui professeur. Je leur écris dès demain matin.

- Bien.

Severus se leva et se dirigea vers la sortie de la salle. Il se retourna un instant, l'air de vouloir ajouter quelque chose mais il renonça et, dans un claquement de cape, sortit de la pièce.

- Et ben dis donc… commenta Ron.

- Tu vois, Harry, ajouta Hermione, il ne nous ferait pas venir s'il avait l'intention de te faire du mal.

- Ginny va être ravie ! Sourit Ron. Mais ne vous faites aucune illusions, je vais vous avoir à l'œil tous les deux…

- Ouais comme tu as gardé un œil sur nous au square Grimaud, persiffla Harry, faisant rougir Hermione qui s'empressa d'intervenir.

- Je doute que le professeur Rogue soit aussi tolérant à ce sujet que Remus et Tonks, donc personne n'aura à garder l'œil sur personne. Et puis il est tard on devrait aller se coucher.

Elle embrassa rapidement les deux garçons avant de se précipiter dans les escaliers menant à son dortoir, sous les éclats de rire de ses deux amis.

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OoO

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Harry était en train de défaire son sac et de ranger les cadeaux emballés dans l'armoire pour qu'ils y attendent le soir du réveillon quand on frappa à la porte.

- Entrez !

- Mon vieux, Hermione et Ginny nous attendent en bas, tu viens ?

- Je vous rejoins.

Harry termina de ranger ses affaires avant de descendre à son tour dans le salon, où il marqua un temps d'arrêt. Son père était assis dans un fauteuil, Ron, Ginny et Hermione lui faisaient face installés le canapé, et Dementia était assise plus loin sur une couverture étalée sur le sol, où elle jouait avec son fils.

- Très bien Miss Granger, disait Rogue, je capitule, vous avez eu un O à votre dernier contrôle. Je me demande même pourquoi je prends encore la peine de lire vos essais… Quand à vous Miss Weasley je vous ai mis un E.

Hermione et Ginny, ravies, se mirent à discuter de leurs devoirs respectifs tandis que Severus reportait son attention sur Ron.

- Vous et Harry êtes en constant progrès. Après la brève période où j'ai pensé à de la triche, je suis forcé de reconnaître qu'il n'en est rien. Je suppose que Miss Granger vous donne des cours particuliers ? Non - ne répondez pas. Je ne veux rien savoir ; la confection de potion sans la présence d'un professeur est interdite… mais si je ne sais rien je ne peux guère vous sanctionner, n'est-ce pas ?

Ron eut un sourire et déplaça une pièce sur un échiquier placé entre eux sur la table basse. Severus haussa un sourcil amusé.

- Audacieux, monsieur Weasley, je n'aurais jamais cru voir le courage des Gryffondors servir aussi admirablement la stratégie requise aux échecs… mais je ne me rends pas aussi aisément.

Ils échangèrent quelques coups avant que Severus ne reprenne la parole.

- Draco Malefoy vous pose-t-il toujours des problèmes ? Si tel est le cas, vous pouvez venir m'en parler, j'y mettrai bon ordre.

Seul Harry, toujours appuyé contre le chambranle de la porte, vit Dementia grimacer. Il haussa les épaules, mettant cette grimace sur le fait que R.J avait, une fois de plus, réussit à empoigner à pleine main la chevelure de sa mère, et tentait de se mettre debout en tirant dessus.
Il observa encore quelques instants la scène se déroulant sous ses yeux, étant plus reconnaissant qu'il n'aurait su le dire à ses amis de faire bonne figure et de tout faire pour que l'ambiance soit détendue, avant d'avancer dans la pièce pour s'installer sur le sol à côté de son neveu. Oui, peut-être que finalement, tout allait bien se passer.

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OoO

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- Les enfants ! S'époumona Dementia depuis le bas des escaliers. On passe à table, descendez vos cadeaux on les ouvrira après le dîner !

Elle attendit une demi-seconde avant d'ajouter sur le même ton :

- Vous m'avez entendu ?

- On t'a entendu jusque dans l'hémisphère sud, râla Severus depuis le salon.

Dementia sourit sans répondre, mais ne quitta le bas des escaliers que lorsqu'elle entendit les pas des adolescents dans les escaliers. Ceux-ci entrèrent dans le salon les bras chargés de paquets, qu'ils déposèrent délicatement sous le sapin gigantesque que Dementia avait absolument tenu à installer au milieu du salon, au grand désespoir de Severus et Kookie. R.J pour sa part, était enchanté et totalement subjugué par les lumières des guirlandes.
Ils passèrent enfin à table et les yeux de Ron manquèrent de sortir de leurs orbites en voyant les dizaines de plats apparaître sur la table sur un geste de Kookie : Soupe d'huitres, dinde farcie aux champignons, sauces diverses, pâtés et mini-tourtes, pommes de terres sautées, châtaignes, haricots vert, toast de foie gras à la française et tartes en tout genre. Le rouquin ne savait plus où donner de la tête, mais n'osait pas se laisser aller à sa gourmandise légendaire en présence de son professeur.
Hermione et Harry échangeaient des sourires amusés en le voyant se forcer à manger lentement et posément, tout en gardant un œil sur les plats qu'il n'avait pas encore touché. Ginny, quant à elle, le regardait d'un air sévère ; elle l'avait en effet menacé, juste avant de descendre, de rapporter à leur mère le moindre de ses faits et gestes s'il faisait honte à leur famille en se conduisant mal à table.
Après les plats salés, Kookie débarrassa la table d'un geste et fit apparaître une farandole de desserts : tarte à la mélasse, tarte au citron meringué, puddings, gelées…

- Je propose de se servir de la table comme buffet et de prendre le dessert en ouvrant les cadeaux, intervint Rogue avec un demi sourire.

- Je vote pour, claironna Dementia.

- C'est une excellente idée professeur, renchérit Hermione.

Conformément à l'idée lancée par le professeur, chacun se servit généreusement en dessert avant d'aller s'installer dans le salon. Les adolescents s'installèrent sur le sol, R.J, toujours éveillé malgré l'heure tardive, installé entre les jambes de son oncle tandis que Severus et Dementia prenaient place dans des fauteuils qu'ils avaient rapprochés du sapin d'un coup de baguette.

- Alors, demanda Harry d'une voix résignée, comment veux-tu qu'on procède ?

- Si ça ne vous dérange pas, je propose de commencer par le petit monsieur qui tombe de sommeil, comme ça j'irai le coucher avant de continuer.

Les adolescents hochèrent la tête avec un sourire en voyant R.J frotter ses yeux et bailler mais lutter pour garder les yeux ouverts. Même s'il ne comprenait pas ce qu'il se passait avec exactitude, l'enfant était intrigué par tous ces paquets colorés et mourrait visiblement d'envie d'en déchiqueter l'emballage.
Ginny se pencha vers le sapin pour saisir un paquet enveloppé de rouge et le posa devant R.J en souriant.

- Ma mère m'a envoyé ce cadeau pour lui, expliqua-t-elle, elle a dit qu'elle nous donnerait les notre demain mais qu'elle voulait que R.J ait le sien ce soir.

- C'est trop gentil, s'exclama Dementia en se laissant glisser de son fauteuil pour aider son fils à défaire le ruban et à dévoiler une joli brassière tricotée par la matriarche, brodées des initiales R.J.B qui firent monter les larmes aux yeux de la jeune femme.
Elle n'eut besoin que d'un coup d'œil pour constater que la taille était parfaite. Elle tendit les mains et déjà Hermione lui tendit un second paquet :

- De la part du professeur Rogue.

- Ouh, c'est de la part de grand-père !

Elle ouvrit rapidement le paquet et en tira un body sur lequel était inscrit « futur maitre de potion ». Dementia ouvrit de grands yeux tandis que les quatre adolescents pouffaient de rire.

- Papa, dit-elle d'un ton faussement outré, s'attirant un regard amusé de Severus. Me demande où ton grand-père a pêché des idées pareilles, demanda-t-elle à son fils sans voir les regards complices que se lançaient les adolescents.

Hermione tendit un autre paquet à la jeune femme, qui ouvrit le présent qui venait cette fois d'Harry. Elle eut un demi-sourire en voyant un nouveau body marqué cette fois « futur auror ».

- Laissez-moi deviner, murmura-t-elle en saisissant le paquet suivant.

Un gloussement s'échappa de ses lèvres en découvrant un troisième body, de la part de Ron, sur lequel était inscrit « futur joueur de quidditch » et elle éclata carrément de rire en ouvrant le cadeau d'Hermione dont le body mentionnait « futur major de promo ».
R.J lui, cria de protestation, se sentant dépossédé du plaisir de déchirer ses paquets lui-même : sa mère s'était totalement absorbée dans cette tâche.

Ginny eut un sourire amusé et prit trois autres paquets. Elle aida elle-même l'enfant à ouvrir les deux premiers, se contentant de l'aider en lui donnant l'illusion qu'il faisait tout le travail. L'un des paquets venait de Dementia et renfermait un assortiment de cubes colorés ; le second avait été envoyé par Remus et Tonks et contenait un jouet éducatif adapté à l'âge de l'enfant. Enfin, elle ouvrit pour lui, dont les paupières commençaient à se fermer, son propre cadeau, découvrant sous les yeux ravis du bambin un ours en peluche d'une douce teinte miel qu'il saisit immédiatement entre ses bras. Prenant la petite main de R.J, Ginny lui fit saisir la truffe de l'ourson et la presser dans son poing. Aussitôt une mélodie douce s'éleva de la peluche, qui se mit à émettre une vibration continue, comme un ronronnement de chaton. R.J serra le jouet contre lui et se blottit contre Harry en baillant. Dementia le souleva dans ses bras et le monta dans sa chambre où elle le laissa sous la surveillance d'Alima.

- Il dormait avant même que je le pose dans son lit ! annonça-t-elle en redescendant. Merci Ginny c'était une merveilleuse idée. Merci à tous, son premier Noël était parfait ! Et maintenant à nous ! Je commence !

Elle tendit un paquet à chacune des personnes présentes qui s'empressèrent de les ouvrir. Hermione et Ginny furent ravies de leurs miroirs de coiffure et maquillage. Cet artefact permettait en effet de se retrouver magiquement coiffée et maquillée à la perfection en accord avec la tenue que l'on portait, en seulement quelques minutes. Si Hermione n'envisageait de l'utiliser que pour les grandes occasions, Ginny décréta avoir la ferme intention de s'en servir tous les jours.
Ron de son côté poussa un sifflement d'admiration en découvrant un souaffle dédicacé par son équipe fétiche : les canons de Chudley.

- Demi… c'est fantastique mais comment…

- Oh, j'ai contacté une collègue dont le mari est journaliste sportif… il a tiré quelques ficelles et voilà !

- Merci beaucoup !

Severus de son côté remercia également chaleureusement sa fille qui lui avait déniché une trilogie de traités de potions allemand qui étaient magnifiquement illustrées, et qu'elle avait fait traduire, toujours par le biais de ses connaissances dans le monde de l'édition. Quant à Harry il découvrit une boite de jeu, le nom Vox Animalis gravé sur le couvercle en bois. Hermione eut un rire enthousiaste en le voyant :

- Oh, j'en ai entendu parler, il parait que c'est très amusant !

- C'est une sorte de jeu de devinettes, expliqua Dementia. Tu as des cartes à tirer et des dragées dans un sac. Tu tires une carte qui t'indique le mot ou l'expression que tu dois faire deviner, puis tu avales l'une des dragées. Puis tu dois poser la carte face contre le plateau au centre dans une encoche creusée à cet effet ; cela crée un lien magique. Jusqu'à ce que l'un de tes adversaires devine le mot en question, tu auras la voix d'un animal. Bien sûr il y a diverses options de jeu qui te permette d'avoir des bonus et divers avantages pour te sortir d'un mauvais pas. Lis bien la règle du jeu avant de faire une partie, ça peut t'être utile. Et au bout d'une demi-heure l'effet des dragées s'annulent si vraiment personne ne trouve.

Harry eut un sourire ravi et embrassa sa sœur.

Severus tendit ensuite un paquet à chacun de ses enfants, provoquant un froncement de sourcil étonné chez Harry.
Dementia piailla de bonheur en découvrant un sac à main de haute couture sorcière et Harry resta sans voix devant une photo d'un autre Noël. Dans un cadre finement ciselé, ses parents faisaient signes à l'appareil, assis devant un sapin et un tas de présents étalés autour d'eux, et lui-même, âgé de cinq mois, dans les bras de son père ouvrait de grands yeux émerveillés.

- Lorsque j'ai examiné la maison de tes parents, après le drame, expliqua Severus, j'ai récupéré quelques livres que j'avais offerts à Lily. Dans l'un d'eux, il y avait cette photo. Je ne savais pas pourquoi je l'avais gardé jusqu'à présent, mais je suis heureux de l'avoir fait et de pouvoir te la donner.

- Merci, murmura Harry, sans toutefois oser lever les yeux de la photo.

L'heure tardive incita les adolescents à s'offrir pêle-mêle leurs propres présents. Ron fut ravi des friandises et du vif d'or messager offert par Harry, ainsi que du t-shirt des Canons de Chudley - portant son nom - que lui offrit sa sœur. En découvrant le cadeau d'Hermione, il devint rouge comme une pivoine et refusa de le montrer aux autres qui le charriaient pour savoir. Ce fut finalement Hermione qui souffla à une Dementia hilare qu'elle lui avait acheté une huile de massage.

La jeune fille d'ailleurs fut enchantée par le flacon de son parfum préféré que lui avait offert le benjamin des Weasley. Elle apprécia aussi grandement les piques à chignon torsadées que lui offrit Ginny - le seul genre de piques à pouvoir dompter sa chevelure - et dut se faire violence pour ne pas entamer sur le champ la lecture du livre de Runes Anciennes offert par Harry.

Ginny sauta au cou d'Harry en découvrant, dans un écrin en velours noir, un pendentif en forme de cœur, sertit en son centre d'un cœur plus petit en rubis. Gravée derrière, la date de leur premier baiser. Les deux tourtereaux restèrent un moment l'un dans les bras de l'autre en regardant les autres, avant de finalement replonger dans leurs cadeaux respectifs.
D'Hermione elle reçut un chemisier qu'elle avait longuement admiré en boutique, et de son frère un flacon de repousse-importun censé « coller une conjonctivite à tous les minables qui espèreraient te voler à Harry », qui la fit éclater de rire.

À son tour Harry l'embrassa tendrement en découvrant une photo d'eux deux, flânant au bord du lac, dans les bras l'un de l'autre, insérée dans un cadre en ébène faisant ressortir à merveille les couleurs automnales du parc. Il poussa un petit sifflement approbateur devant le tout nouveau coupe-brindille spécial éclair de feu choisit par Ron et se montra extrêmement satisfait de la harpe enchantée sur laquelle Hermione avait porté son choix, qui l'aiderait grandement à méditer lors de ses entrainements.

Hermione offrit, en son nom et celui des deux Weasley, un livre de potion français à son professeur - elle savait par Dementia qu'il maitrisait parfaitement cette langue - en remerciement de son invitation, ainsi que des bons de babysitting qui ravirent la jeune femme qui avait du renoncer à toute activité avec son elfe, qui s'occupait exclusivement de R.J.

Enfin Harry tendit un petit paquet à Demi qui y découvrit un médaillon ovale en or, ciselé comme de la dentelle, incrusté d'un diamant en forme de goutte d'eau lui conférant un éclat inimitable. À l'intérieur se trouvait une photo de la jeune femme, son fils entre les bras. Après qu'elle l'eut remercié, il tendit d'un air hésitant un dernier paquet à son père qui lui sourit affectueusement.

- Je te remercie Harry, cette boite à ingrédient est magnifique. J'ignorais qu'ils avaient enfin réussi à y intégrer un sort de stase.

- Le vendeur m'a dit que ça venait de sortir et que les potionnistes allaient se l'arracher…

- C'est une évidence.

Harry eut un sourire hésitant en réponse à celui plus franc de Severus et les adolescents allèrent enfin se coucher.

- C'est un début, murmura Dementia à l'oreille de son père, avant d'elle-même monter dans sa chambre.

Le lendemain, Severus conduisit les quatre jeunes gens chez les Weasley pour une deuxième fournée de rires et de cadeaux.
Ayant convenus qu'ils retourneraient directement à Poudlard sans repasser par le manoir, Severus remercia Molly pour accueillir son fils, lui remit une lettre de remerciement de la part de Dementia pour le cadeau de R.J et prit congé.

Immédiatement, l'échange des cadeaux reprit, se révélant satisfaisant pour tous. Mais même s'il adora tous les présents reçut, Harry avoua à Ginny, plus tard dans la journée, que le plus précieux à ses yeux était les souvenirs que Remus lui avait offert. Souvenirs de leur adolescence à son père, Sirius et lui, comme souvenirs de moments passés avec Sirius après son évasion du plus sinistre des bâtiments sorciers. Il les mettrait dans sa pensine, que lui avait offert Demi en juillet, avec les souvenirs de sa mère que lui avait offert son père, ce jour là.

De la même façon, l'adolescent était sûr que les photos de Sirius adulte, que Remus avait envoyé à Dementia, constitueraient pour la jeune femme le plus beau de tous les présents.

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OoO

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Draco soupira avant de cogner à la porte trois fois comme prévu. Un mangemort de seconde zone lui ouvrit la porte et il pénétra dans un hall aussi glacial que l'extérieur.
Il resta indécis un moment, son sac posé à ses pieds avant que la voix de sa mère ne retentisse dans les escaliers.

- Draco ! Mon chéri !

Narcissa l'embrassa doucement sur la joue en lui pressant la main. Ils n'eurent toutefois pas l'occasion de se parler davantage : les portes de la salle de réunion s'ouvrirent, laissant passer le Lord, suivi de Bellatrix, Lucius et les mangemorts les plus importants.
Après lui avoir adressé un clin d'œil, sa tante se glissa derrière lui et sortit du manoir, suivie de ses comparses. Seuls le Lord et Lucius restèrent dans le hall.

- Jeune Malefoy, dit le mage noir de sa voix sifflante, comment se portent donc ta cousine Dementia et son fils ?

- Maître, répondit Draco en s'inclinant, ma cousine semble se porter bien mais je n'ai pas revu l'enfant depuis le jour où je l'ai aperçu. Le jour où je vous ai avertit de sa présence à Poudlard.

- Oui. Excellente initiative par ailleurs… Passez une bonne soirée en famille, ajouta le lord en disparaissant dans les étages, Naguini glissant presque silencieusement derrière lui.

Lucius suivit son Maître du regard jusqu'à ce qu'il disparaisse dans ses appartements. Sans se retourner vers eux, Lucius ordonna d'une voix froide :

- Draco, monte dans la chambre qui t'es assignée.

Devant ce ton si glacial, Draco n'osa pas protester et commença à monter lentement les escaliers. Il entendit sa mère murmurer un « Lucius » suppliant.

- Ne te mêle pas de cela, siffla Lucius d'un ton sec, faisant taire sa femme.

Il monta rapidement à la suite de son fils et l'empoigna par le col de sa chemise sans s'arrêter, l'obligeant à accélérer le pas. Il ouvrit d'un coup de baguette la porte de la chambre attribuée à son fils et le propulsa violement à l'intérieur, lui faisant perdre l'équilibre et tomber brutalement sur le sol.
Draco se retourna vivement, refusant de tourner le dos à son père, sachant que celui-ci le prendrait comme une offense et se doutant qu'il n'avait pas besoin d'aggraver son cas.
Lucius s'était adossé à la porte de la chambre, un sourire moqueur aux lèvres.

- J'aurais vraiment passé cette fin d'année à remettre ma famille dans le droit chemin. Il a déjà fallut que je m'explique avec ta mère au sujet de cette correspondance secrète qu'elle croyait pouvoir entretenir avec toi

Draco serra les dents sans répondre. Lucius secoua la tête d'un air faussement désolé avant de poursuivre :

- Il y a tant de choses que nous devons voir ensemble toi et moi… ces lettres avec ta mère, ces retenues avec ce… ce demi-géant, et maintenant cette menace d'exclusion… un Malefoy ! Menacé d'être jeté dehors comme … comme un Weasley ! Oui il y a tant de choses à régler… Et si peu de temps

Lucius empoigna sa canne à deux mains, un sourire mauvais aux lèvres.

- Je crois qu'il vaut mieux commencer sans attendre