Bonjour à tous. Voici la suite du chapitre précédant. Désolé pour le délais mais d'avance ça va être un peu comme ça pour tous les chapitres suivants. Merci pour vos reviews et bienvenus à mes nouveaux lecteurs, ça me fait vraiment plaisir d'être lue et apprécié.
Enjoy
Chapitre 51
Entretiens avec un vampire.
POV Renesmée
Son regard s'embrasa mais il n'eut pas le temps de dire ou faire quoi que ce soit car un hurlement de loup se fit entendre. Il leva la tête.
-Je devrais probablement...
-Il y a assez de loups dans cette réserve le coupais-je avant de refermer mes lèvres sur les siennes. « S'ils ont vraiment besoin de toi ils viendront te chercher ». Malgré la distraction je réussis quelque peu à le re-concentrer sur moi. Mais ce fut de courte durée. Le loup hurla à nouveau. Je fulminais intérieurement en resserrant ma main autour de son cou. « S'il te plait..n'y va pas... », je lui montrais à quel point j'avais envie qu'il reste avec moi, un sourd grognement commença à monter de sa poitrine mais quelqu'un toqua à la porte. Encore pris dans la pensée que je lui avais envoyé il serra les dents :
-ça plutôt intérêt à être important bougonna t'il avant de lancer un quoi exaspéré en ouvrant la porte. C'était Brady. J'enfilais en vitesse un gilet.
-Qu'est ce que tu veux ? Qu'est ce qui se passe ? Lui demanda Jacob peu amène. Brady fit un rapide va et vient sur moi et Jacob, saisissant l'ambiance :
-Désolé d'interrompre dit-il d'un air pas du tout désolé mais plutôt amusé.
-Brady, qu'est ce que tu viens foutre ici ?
-Vampires annonça t-il, beaucoup.
-Comment ça beaucoup ? demandais-je en me levant et allant à la porte.
-Une dizaine peut-être plus répondit-il en me regardant : ils semblent courir sans aucune vraie direction, les traces d'odeurs ne font que se recouper et se rejoindre.
Jacob me regarda à son tour. Il n'y avait aucun dilemme dans ses yeux. Ce qui me poussa à me demander si tuer des vampires était un attrait plus fort que rester avec son imprégnée. Mais j'étais égoïste, c'était son devoir, je n'allais pas lui demander de rester avec moi alors que des innocents risquaient de se faire tuer.
Brady fronça les sourcils et ses narines s'écartèrent :
-Dis moi, demanda t-il, il y en a beaucoup d'autre comme toi ? Des hybrides ?
-Je peux les compter sur les doigts d'une main, pourquoi ?
-L'odeur, elle est un peu comme la tienne ; pas entièrement vampire, pas entièrement humaine...
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que mon cœur commença à accéléré, le sourire carnassier de Livia apparaissant devant mes yeux. Je posais la main sur le bras de Jacob pour lui faire voir.
-Tu restes là m'ordonna t-il en plein mode Alpha protecteur maintenant : Owen et Randy veilleront sur la réserve...
-Ce n'est pas moi le problème Jacob, le coupais-je. Ils ne vont rien me faire, c'est les meutes qu'ils veulent dis-je en les regardant tous les deux.
-Si elle nous cherche, elle va nous trouver la garce rétorqua Brady.
-Faites attention leur conseillais-je, elle n'est sans doute pas venue seule.
Il me lança un dernier regard, levant légèrement les yeux au ciel, avant de partir. C'était une qualité commune chez les loups que d'être très supérieurs et confiants quand ils devaient affronter des vampires, c'était à la fois rassurant (car ils étaient la seule arme connue jusqu'à présent qui pouvait en venir à bout) mais aussi inquiétant. Ce n'est pas parce qu'un cracheur de feu ou un charmeur de serpents faisait son numéro à plusieurs reprises qu'il n'y avait plus de danger. (Même si en l'occurrence le serpent n'avait pas de venin).
Je m'assis sur le canapé et entourais mes jambes de mes bras. Je n'avais même pas eu le temps de ressentir de la frustration à cause de notre session écourtée. J'étais inquiète, j'avais un peu peur aussi. Je détestais le savoir dehors en train de se battre, je détestais le fait qu'un vampire pouvait le toucher ou le mordre et qu'il puisse en être empoisonné ; je détestais le fait que cette Livia ai gâché notre moment. Je détestais cette fille. Je détestais les Volturis.
Pourquoi ? Pourquoi fallait-il qu'à chaque fois que j'étais heureuse avec Jacob, ils viennent tout foutre en l'air ?
Non ! Pas cette fois. Je ne me laisserais pas intimider. Je ne les laisserais pas avoir un quelconque pouvoir sur ma vie amoureuse.
J'appelais Alice et Jasper, pour les mettre au courant, peut-être qu'ils pourraient aider, ou du moins faire plus que moi. J'avais assez à faire en dominant ma peur.
Je me préparais mentalement au cas où Démétri ou un clone de Livia se manifesterait devant moi. Le traqueur savait où j'étais. Et ils voulaient me faire peur, nous faire peur, nous montrer qu'ils étaient sérieux. Je savais que Caius avait décimé toute la population d'enfants de la lune en Europe, il ne cherchait qu'une bonne raison de le faire avec les animorphes.
La nervosité commençait à faire dérailler mon rythme cardiaque. Et comme toujours dans ces conditions, j'avais besoin de Jasper ou Jacob, mais ils étaient tous les deux en train de pourchasser une vampire ubique.
J'allumais la télé, essayant de créer une illusion de normalité mais elle ne m'aida pas à me vider la tête. Je sortis sur le perron en bois de la maison, tendant l'oreille pour capter ne serait-ce qu'un bruit de lutte. Mais rien ne vint. Heureusement, dans un sens. Mais cela ne me réconforta pas pour autant.
Mon coeur eut un sursaut quand une masse de poils passa devant la maison. Je fus devant elle en l'espace d'une seconde.
Cela me rassura quelque peu que Randy ne soit pas sur ses gardes. S'il n'était pas aussi gros et qu'une hybride ne s'amusait pas à jouer les Sabines dans le coin, on aurait pu croire à un chien faisant sa promenade journalière dans le quartier. Je caressais son museau :
-Ils vont bien ?
Il hocha la tête.
-Elle est partie ?
Il haussa les épaules l'une après l'autre.
-Elle fuit ?
Il répondit par l'affirmative.
-Elle est seule ?
De nouveau ses épaules se soulevèrent l'une après l'autre et ses yeux s'agrandirent.
-Je veux dire, il n'y a qu'elle et ses clones ? Pas d'autres vampires ?
Il secoua la tête. Je voulais lui poser d'autres questions du style en combien d'exemplaires s'était-elle multiplié, mais je ne pouvais pas lui demander de morpher sinon les autres allaient baliser de ne plus le sentir. Il appuya son gros front sur mon ventre en émettant des jappements.
-Jacob dis-je car je savais qu'il pouvait me voir et m'entendre à travers l'esprit de Randy : dépêche toi de lui botter le derrière et reviens, je m'ennuie.
Mon ton était léger, je ne voulais pas qu'il voies mon anxiété. Randy poussa un son qui ressemblait à un rire désabusé.
Cela ne l'empêcha pas de jouer mon gardien et de son museau me pousser vers la maison.
Il m'observa faire les quelques pas qui me séparaient de la porte et aboya doucement quand je me retournais.
Pour avoir pratiqué le langage lupin pendant plusieurs années je devinais le message rassurant qu'il voulait me donner.
Je refermais la porte derrière moi et allais dans la chambre. L'écran de mon téléphone était allumé. 10 appels manqués de mes parents. Je me dépêchais de les appeler avant de les voir débarquer ici.
-Renesmée ? Comment tu vas ? Me demanda ma mère, l'anxiété dégoulinant de sa voix.
-Bien, bien, ne vous inquiétez pas, les loups l'ont éloignés.
-Es-tu seule ? entendis-je mon père demander.
-Non Randy et Owen sont dans le coin.
La sonnerie du portable de mon père retentit. Il y eu un silence puis ma mère soupira :
-C'était Alice me rapporta t-elle, elle dit qu'elle a quitté l'état, quelques loups la poursuivent encore.
-Ils ne devraient pas murmurais-je.
-Ils veulent être sur que le danger est hors de portée.
-Je sais, mais ils courent après le danger.
-Je préfère ça plutôt que de savoir que le danger te courre après.
-Ca reviendrait au même maman lançais-je agacée.
-Ils sont forts Nessie, ne t'inquiète pas me rassura t-elle.
-Je sais, mais ça ne m'empêche pas de me faire du soucis. Je vais attendre Jacob dis-je en guise d'au revoir.
-Appelle moi quand il revient.
Je marmonnais une réponse et raccrochais.
Je me déshabillais et enfilais un de ses t-shirt. Je remontais le drap empreint de son odeur sur moi et attendis qu'il revienne. Au lieu de cela, ce fut le sommeil qui me trouva.
Quelque chose de chaud se déplaçait sur moi. Le temps de me rendre compte que ce n'était pas un rêve mais la réalité je saisis la chose, la main en l'occurrence, et me relaxais quand je sentis l'odeur familière. J'ouvris les yeux.
Il m'offrit un sourire qui défiait toute concurrence avec le soleil.
-ça va ? Me demanda t-il.
Je me calais sur son ventre et il m'entoura de ses bras.
-C'est à toi que je devrais poser la question.
-Elle est partie, dès qu'elle a senti qu'on était en surnombre. Nous l'avons coursé jusqu'en Oregon. Elle nous énervait avec ses clones, ce n'est qu'arrivé à Newport qu'elle s'est réuni et a sauté dans l'océan.
-Elle n'a tué personne ?
-Non.
-Je ne pense pas qu'elle était là pour cela de toute façon. C'était pour nous faire peur.
-Hé bien elle ne me fait pas peur, même si son pouvoir est assez inquiétant. Je ne sais pas en combien d'exemplaires elle peut se déployer mais ce qu'elle nous a montré cette nuit a failli nous rendre fou.
-Comment ça ?
-Elle nous a obligé à nous séparer, nous faisant courir dans des directions opposées un bon moment.
-Vous avez réussi à mettre la patte sur un clone au moins ?
-Non répondit-il dégouté, elle est plutôt diabolique, me fait penser à la rouquine qui voulait tuer ta mère.
Je ne pus réprimer un frisson. Il resserra son étreinte.
-Il doit y avoir une faille avec son pouvoir pensais-je. Elle est mi-humaine, elle ne peut pas être invincible. Peut-être ajoutais-je lentement, que si on abat un des clones, elle s'affaiblira, peut-être même mourra.
-C'est une idée, une très bonne même, on y pensera la prochaine fois...
Encore une fois je frissonnais à l'idée qu'elle puisse revenir. «..en attendant ajouta t-il, on va être plus vigilant et élargir les patrouilles »
Je serrais les dents, j'avais envie de pleurer, de la détruire, de les éliminer tous Volturis qu'ils étaient. Pourquoi fallait-il qu'ils s'immiscent entre nous ?
-Nessie.
Il leva mon visage vers lui et planta ses yeux foncés dans les miens. Son expression était grave.
-Ne fais pas comme moi, ne fais pas la même erreur, j'ai failli te perdre parce que je les ai laissé s'immiscer entre nous.
Penser à la douleur que j'avais ressenti quand il m'avait quitté fut très désagréable. J'eus un petit mouvement de recul, comme si je voulais m'éloigner de la sensation. A vrai dire ce n'était pas à cause des Volturis qu'il avait failli me perdre. Aurait-ce été la seule révélation de cet été je lui aurais pardonné sans problèmes, mais je n'avais pas envie de faire mention de la cachoterie collective dont j'avais été l'objet jusqu'à récemment. Je chassais les mauvais souvenirs, me concentrant sur les sentiments positifs qui m'attiraient vers la personne en face de moi. Je portais une main à sa joue :
-Je ne les laisserais pas dicter ma vie, jamais. Je ferais tout pour nous protéger.
Il prit ma main : « C'est à moi de te protéger »
Je caressais ses lèvres avec la pulpe de mes doigts :
-Et qui te protèges toi ? Hein mon Jacob ?
Je me redressais et posais un léger baiser sur sa bouche : « Tu sais que je ne laisserais personne te faire du mal. »
C'était vraiment ce que je ressentais envers lui, une fureur s'allumait en moi juste à l'idée que quelqu'un puisse le toucher.
-Je te demande juste de m'aimer, ça me suffit murmura t-il en me rendant mon baiser. « N'aie pas peur, je ne veux pas qu'ils t'atteignent avec leurs menaces »
Il s'allongea et je me calais dans ses bras, nichais ma tête dans le creux de son cou.
Je n'étais plus du tout en mode lascive, l'apparition de Livia avait eu l'effet d'une douche froide. J'avais besoin d'être en sécurité, de savoir que mes cauchemars s'étaient éloignés. Je me serrais contre mon protecteur, inhalant son odeur rassurante, me fondant dans sa chaleur familière et me rendormis.
POV Jacob
Je fus réveillé par une odeur si délicieuse que cela ne me dérangea même pas de pas avoir eu mon quota de sommeil. Je trouvais Nessie en train de chantonner devant la cuisinière. Cette vision d'elle, vêtue seulement de mon t-shirt et me préparant à manger m'émut, j'aurais aimé faire pause et rester bloqué dans cette image. Elle me faisait oublier le danger à l'extérieur, réduisant le monde et ce qu'il renfermait à ce moment.
Je l'enlaçais par derrière et l'embrassais dans le creux du cou :
-ça sent vraiment trop bon.
-C'est ce qui t'a réveillé devina t-elle.
-Mmmmhmm
-Assis toi, ça va être prêt.
Sur la table, il y avait des pancakes, des muffins, une salade avec du pamplemousse et un milk shake.
-Wouaw tu me gates.
Je la soupçonnais d'avoir autant cuisiné pour se vider l'esprit et d'un autre coté, elle semblait aller bien, ce qui me fit penser qu'elle l'avait fait juste pour me faire plaisir.
Elle renversa les œufs brouillés dans une assiette, posa quatre tranches de pain, deux de bacon et la posa devant moi.
-Bon appétit !
-Merci mon cœur.
Elle m'offrit un merveilleux sourire et s'exclama : « J'aime ça ! »
Bon. Elle semblait vraiment de bonne humeur.
-Quoi ?
Elle s'assit sur la chaise à coté de moi :
-Mon cœur. Nessie chérie c'est bien, mais tu m'appelles comme ça depuis que je suis née, mon cœur ça fait vraiment couple.
-J'aime bien mon koala aussi dis-je en lui faisant un œillade ; elle s'empêcha de rigoler ce qui lui fit faire une moue adorable.
« Et toi ? Tu va me donner un petit nom, mon Jacob c'est un peu enfantin non ? » Autant surfer sur la vague de bonheur dans laquelle elle semblait nager.
-Non ! dit-elle légèrement sur la défensive mais en souriant : parce que c'est ce que tu es, à moi. Mais je pense que tu dois avoir aussi un petit nom qui marque notre nouveau statut de couple. Tu vas m'aider, j'hésite entre deux dit-elle en se dandinant sur sa chaise.
-Va z'y dis moi.
-Y'a mon sucre, parce que tu as bon goût, et mon soleil, parce que tu me fais le même effet.
Encore, j'aurais voulu faire pause puis replay.
-J'aime bien les deux répondis-je mais j'ai une préférence pour le soleil, ça ne me fait pas juste passer pour de la nourriture.
Elle rigola.
-Je garde les deux chantonna t-elle avec un sourire mutin.
Je roulais les yeux au ciel, c'était typiquement elle.
-Ok alors si je suis ton soleil proposais-je, tu dois être mon étoile, ou ma lune, un truc comme ça.
Elle hocha la tête, appréciative.
-Ooh attends fis-je comme pris d'illumination : Tu sera ma Venus !
Ses yeux et sa bouche s'écarquillèrent de contentement :
-Ooh oui c'est extra, la planète qui tourne autour du soleil et le symbole de la beauté ! S'exclama t-elle.
-T'a tout compris ! Et de l'amour aussi.
-Aussi !
-Tu es ma déesse de l'amour et de la beauté déclarai-je d'un ton inspiré.
Elle m'offrit son sourire éblouissant. Elle avait tord, c'était elle mon soleil et pas le contraire. Néanmoins je posais la question, lui prenant la main :
-ça va ?
Son visage se modifia aussi vite que si j'avais changé la chaine sur une télévision. Elle sembla hésiter entre un sourire forcé et un air triste, ce qui en résultat par un visage tourmenté qui essayait d'être courageux. Je me doutais que son apparente gaieté était un masque.
« Nessie...»
-Non ! Me coupa t-elle net. Non répéta t-elle furieusement. Je sentais que la réponse était autant pour moi que pour elle, elle secoua la tête : Non, je n'ai pas peur d'eux, je vais bien et je ne veux pas qu'ils gâchent mon week-end donc on en parle plus.
Son ton était ferme, presque autoritaire, il résonna dans ma tête, aussi impératif que le ton d'un Alpha. D'un coup je lâchais sa main, étonné et comprenant que son pouvoir était vraiment puissant. Pas juste cool, toucher les gens et leur faire voir des pensées, mais aussi terrible, dans les 2 sens du terme : elle avait un réel pouvoir d'influence. Pas que je ne l'avais pas cru quand Edward me l'avait dit, juste qu'en être victime était différent. Ses derniers mots « donc on en parle plus » avaient sonnés comme si j'en étais à l'origine, comme s'ils venaient du plus profond de moi. D'habitude quand elle touchait les gens elle communiquait ses pensées, elle ne les transférait pas. C'était subtil mais différent.
-Je suis désolé dit-elle en voyant mon air étonné et ma main que j'avais enlevé : je ne voulais pas ...
-C'est rien répliquais-je de suite en secouant la tête : tu as raison, nous sommes tous les deux là et je vais profiter de toi.
Elle se détendit et me sourit.
« Et de ta cuisine » ajoutais-je en commençant à manger.
-C'est trop bon, m'exclamais-je après avoir englouti la première bouchée : je sais que t'es doué mais depuis quand tu prends du plaisir à cuisiner ?
Elle rougit légèrement, le meilleur moyen pour me donner envie d'en savoir plus.
-Je te l'ai dit, répondit-elle, je l'ai découvert lors du cours de cuisine.
-Ouais, tu as des cours de trigonométrie, mais je ne t'ai jamais entendu fredonner en faisant tes exercices !
Elle haussa les épaules : « J'ai pris plaisir à cuisiner, pour mes amis. »
-Mais tu manges aussi constatais-je en voyant son assiette et les bouchées qu'elle avalait : «sans faire de grimace, comme si tu appréciais vraiment la nourriture.»
-Je ne manges qu'avec toi me fit-elle remarquer.
-Je ne te forces pas à le faire.
-Je sais, c'est juste que..je sais pas, peut-être que je me sens plus humaine avec toi. Et puis ça ne me paraît pas normal de te faire à manger et de ne pas manger avec toi. En Ecosse les filles étaient anorexiques donc mon régime de barres chocolatées était complètement banal, mais quand j'ai rencontré Lexie, j'ai du faire semblant...
-Mais tu ne fais pas semblant avec moi ? Demandais-je soudain soucieux.
-Non.
« Aussi reprit-elle après un moment, il m'arrivait de penser à toi et moi, surtout à toi, dans le futur avec une famille et je sais que tu aimes beaucoup manger et que, forcément tu te marierais avec un cordon bleu, donc je me suis dit que pour te garder près de moi, dans ma vie, il faudrait que je m'améliore à ce niveau »
-Tu manges pour moi ? Lui demandais-je touché.
Elle sourit et ses joues se colorèrent d'une jolie teinte rose. "Les choses sont plus faciles à faire quand c'est pour toi" murmura t-elle si bas que je ne l'entendis presque pas. Tel un ballon mon coeur se gonfla. Chaque jour passé avec elle était une nouvelle découverte des différentes façons de révéler son amour sans dire "je t'aime".
-Et toi ? Lançais-je. Depuis quand tu as ce genre de sentiments envers moi, vouloir me préparer à manger, prendre soin de moi...
-Je l'ai toujours eu Jacob, c'est juste que je ne savais pas que c'était différent, une autre façon d'aimer.
-Et quand est ce que tu as saisi la différence ?
Elle fit une moue espiègle :
-Quand je suis revenue d'Écosse, et que je n'avais plus du tout envie de m'asseoir sur tes genoux.
Nous rigolâmes tout les deux.
-Mais tu peux toujours le faire lui fis-je remarquer.
Ce qu'elle fit, elle se glissa sur moi et entoura mon cou de ses bras. Elle posa son front contre le mien :
-Je suis contente d'être venu dit-elle.
-Oui ?
Elle acquiesça et m'embrassa.
-J'ai quelque chose pour toi lui dis-je en nous levant. J'allais dans ma chambre et prit le bracelet qui était dans le tiroir de ma table de chevet. Revenant à la cuisine je lui tendis la main et l'ouvrit devant elle. Son visage s'illumina.
-Mon bracelet ! Susurra t-elle, excitée. « Il est différent des autres...c'est de la topaze ? » Demanda t-elle en touchant les petites pierres en breloques.
-Ouais, j'ai lu que la signification de cette pierre était...
-La fidélité coupa t-elle doucement en me donnant un regard chatoyant.
Sûr, ces pierres précieuses n'étaient rien à coté de l'éclat de ses yeux. Appelez moi Monsieur Ego mais j'étais tellement content du reflet qu'ils me renvoyaient. C'était ridicule à quel point cela m'avait manqué. Être en froid avec elle était semblable à avoir un miroir sans tain entre nous. J'étais un criminel qui ne pouvait pas la voir. Mais maintenant nous n'avions plus d'obstruction, nous nous voyions clairement.
-Tu en a trouvé de pleins de couleurs ! S'émerveilla t-elle.
C'était son seul coté excessivement « fille » : les pierres précieuses, elle adorait ça.
« Et il y a toujours mon loup... » dit-elle en caressant la miniature en bois.
-Toujours !
-Il te ressemble vraiment !
-J'ai eu le temps de m'améliorer avec le temps.
Je lui mis le bracelet autour du poignet. Elle posa sa main sur ma joue et me montra l'image de nous deux, ensemble, heureux, pour toujours. Le lien avait été restauré.
-Je t'aime.
-Je t'aime aussi lui dis-je en l'embrassant.
Elle repartit s'asseoir à la table et je fis de même. Je lui jetais plusieurs coups d'œil, me demandant si je devais aborder le sujet. Je devais, surement.
-Au fait repris-je au bout d'un moment : est ce qu'on devrait parler de ce qui s'est passé hier soir ?
Je lui montrais d'un coup de menton le canapé. Elle suivit mon regard avant de reposer lentement ses yeux sur moi :
-Je suis désolé de t'avoir mordu...
"Tu sais bien que ça ne me déranges pas." Pas seulement car j'y été habitué depuis 8 ans maintenant et que je lui passais toutes ces manies, mais aussi car ce n'était pas aussi désagréable qu'on aurait pu le penser. Elle n'était pas féroce, pour moi c'était le plus mignon vampire qu'on aurait pu rencontrer, elle me faisait penser à un petit guépard ou un lionceau. Elle avait réussi à rendre une pratique très dangereuse amusante, elle pouvait me mordre tant qu'elle le voulait, c'était juste que hier j'étais assez excité et que...eh bien le cou était une de mes zones les plus sensibles. Si nous n'avions pas été interrompus le réveil aurait été assez différent.
"Je ne parles pas de ça" précisais-je. Elle resserra son regard et dit avec précaution :
-Il ne s'est rien passé..
-De ce qui allait se passer dans ce cas ?
Elle posa sa fourchette et joignit les mains sous la table :
-Probablement qu'on devrait oui. Qu'est ce que tu veux dire ?
-Euh...Ce n'est pas toi qui devrait me dire quelque chose ?
-Quelque chose dans le style, c'est trop tôt ?
Je la dévisageais déconcerté. Parler de sexe avec elle était encore plus bizarre que d'y penser. Surtout quand elle avait ce calme ingénu qui dénotait carrément avec sa sensualité.
-Je sais pas, c'est ce que tu penses ?
-Je ne sais pas. J'arrête de penser quand je suis à l'horizontale répondit-elle avec un air faussement penaud tout en me toisant.
Je m'esclaffais :
-Ok, c'est pour ça qu'on en parle à la verticale.
Nous nous regardâmes mais aucun mot ne sortit. J'essayais d'être responsable sur le coup mais elle ne m'aidait pas du tout. Je ne comprenais pas trop son mutisme. Ses grands yeux perçants vibrèrent soudainement et elle me demanda d'une voix moelleuse :
-Tu es mon âme sœur non ?
-Oui...
-Alors pourquoi attendre ?
Ok. Je la connaissais bien mais de temps en temps elle arrivait à me prendre de cours. Je devais trouver quelque chose pour m'en sortir...Bien sûr c'était tentant d'abonder dans son sens. Mais malgré toute la sensualité inhérente à son espèce, elle avait encore des restes de môme en elle. Le cocktail femme-enfant était certes très attirant et explosif mais je me devais de ne pas oublier que je n'étais pas simplement son petit ami, également son protecteur. J'inspirais un petit coup, j'étais persuadé qu'elle n'allait pas aimer, et lui dit :
-Tu es...jeune.
« Jeune ? » Son sourcil s'arqua : Comme 8 ans ou 18 ans ?
Je fis de mon mieux pour ne pas rire à la vue de sa moue affectée :
-Nessie, tu n'as pas 18 ans.
J'avais pris un ton léger, mais il ne sembla pas arriver jusqu'à elle car elle ouvrit la bouche choquée et s'exclama :
-Tu me prends pour une gamine !
-Non !
-Si !
« Écoute » Je tirais sa chaise près de moi et frottais doucement mes mains sur ses bras : « rien ne presse ok, pas besoin de se précipiter, on peut attendre... »
-Attendre quoi ? La st glinglin ? Rétorqua t-elle en faisant une adorable grimace.
-Tu vois lui dis-je, tu fais un caprice..
Elle ouvrit de nouveau la bouche, fronça les sourcils et croisa les bras :
-Ne me fais pas passer pour l'obsédée de service...me menaça t-elle.
-Ce n'est pas le cas.
-...parce que toi aussi tu n'en menais pas large...
Je souris, elle était tellement mignonne quand elle piquait des crises.
« Non écoute Nessie » Je pris son visage dans mes mains : « je te dis ça, parce que si tu étais avec un autre gars, je lui aurais cassé la figure s'il avait profité de la situation. Mais s'il t'avais dit qu'il voulait attendre, prendre le temps de te connaître et d'être le meilleur petit ami avant de passer à l'étape supérieure, là je me serais incliné »
-Oh fit-elle et la colère s'enfuit de ses traits en laissant place à un sourire qui colora ses joues :
-Mais, c'est bizarre, on se connait depuis longtemps...c'est pas comme si on devait se découvrir.
-En tant que petit et petite ami si, c'est nouveau. Tu ne veux pas en profiter ?
-Si bien sur. Combien de temps veux-tu qu'on attende ?
« Euh... » J'avais l'impression d'avoir les mauvaises répliques, que notre dialogue était inversé. Ce n'était pas censé être les filles qui repoussent et les mecs qui insistent ? « Tu ne veux pas que ce soit un moment spécial ?»
Elle haussa légèrement les épaules :
-ça sera spécial, c'est toi et moi.
-En effet. Mais je croyais que tu aurais voulu attendre, vraiment, jusqu'au mariage, tu sais comme tes parents ?
-Je n'ai jamais eu vraiment d'idée tranchée sur la question.
J'arquais un sourcil dubitatif. Elle avait été enlevé avec un avis tranché sur la question. Voyant mon air elle répliqua : Les idéaux et idées que l'on a quand on est adolescente et les décisions que l'on prend lorsqu'on est fan de comédies musicales ne sont pas des vraies décisions.
Je partis d'un rire moqueur :
-Oh oui je me rappelle ta phase Broadway, tu chantais tous ce que tu étais en train de faire.
-Un vrai casse-pied !
-Je trouvais ça amusant, tu avais des airs de princesse de Walt Disney.
-Quelque chose ne tourne pas rond chez toi Jacob dit-elle sarcastique en prenant un air préoccupé et ouvrant ses yeux grands comme des soucoupes : « Tu es...romantique. » Elle avait dit ça comme si j'avais la gastro.
-C'est l'hôpital qui se fout de la charité là ! M'exclamais-je : Tu regardes ces navets tout les ans avec ton oncle !
-Ghost et Dirty Dancing ne sont pas des navets répliqua t-elle, mais des classiques et c'est un rituel que j'ai avec Emmett, je te défend de critiquer les traditions familiales !
-Ouais, ouais peut importe tempérais-je en souriant : j'aurais juste cru que en ce qui concerne...
-Le sexe, ma première fois dit-elle comme si elle m'aidait à réciter une leçon dont j'avais oublié les mots. Néanmoins elle avait détourné les yeux en le disant.
-...tu ne serais pas aussi pressé.
Elle inspira, soupira puis s'accouda à la table et se pencha vers moi :
-C'est assez...étrange dit-elle.
-Quoi ?
-Ce que j'ai ressenti...c'était comme la faim, une envie très forte, très dure à contrôler et je ne vois pas pourquoi je devrais me contrôler, parce que tu es à moi, alors j'ai le droit de te vouloir.
Sa phrase et son ton me laissèrent perdu entre un sentiment bizarre d'orgueil et de perplexité. Une partie de moi ne savait pas si je devais être fier ou avoir peur. Elle sonnait tellement comme un vampire en ce moment. Son regard lascif me dévisageant comme si j'étais une proie. Je ne pouvais pas nier le fait que ça avait un coté indéniablement excitant.
-Tu es en train de me dire que tu te sens prête ? Lui demandais-je partagé entre l'hébètement et l'incrédulité.
-Je ne sais pas. Je sais juste que je ressens des choses agréables et incontrôlables quand je suis contre toi.
Elle joua avec une de ses mèches en plantant ses yeux chocolats dans les miens. C'était vraiment dur de rester sagement assis en face d'elle quand elle faisait ça. Même la meilleure actrice ne pouvait personnifier en même temps la candeur et la sensualité aussi bien qu'elle.
-Je ne comprends pas trop cette conversation à vrai dire ajouta t-elle...tu essais de jouer le rôle du gentil garçon ?
-J'essaie d'être responsable et à vrai dire je ne comprend pas trop ton attitude également, tu essais de jouer à la femme ?
Etonnamment elle ne se vexa pas. Elle baissa les yeux sur ses tranches de pamplemousse baignant dans leur jus.
-Je les trouve très bien moi tes idéaux et décisions de ta période comédies musicales dis-je doucement. Malgré tout ce que mon corps ressentait, je voulais penser avec ma tête, parce qu'elle le méritait. Et je la connaissais, je savais que son attitude était un acte. J'avais compris maintenant, surtout avec le dîner lors de notre premier baiser, qu'elle pouvait partir dans des faux scénarios pour avoir le vrai. Elle avait sans doute grandi très vite physiquement mais dans sa tête elle restait une fille qui s'extasiait sur les licornes. Il y avait une grande différence entre lui donner ce qu'elle voulait et ce dont elle avait besoin. Souvent, elle n'avait pas conscience de ses besoins, mais comme hier, suivait ses envies. Cela semblait sans doute dingue de lui dire non mais c'était ce dont elle avait besoin.
Elle resta silencieuse un moment puis dit lentement comme si elle réfléchissait en même temps : "Je sais que c'est un acte important et hier n'était pas le bon moment, j'avoue que j'ai été emporté. Tu as a raison, on devrait prendre notre temps, tu devrais m'inviter au restaurant, au cinéma, m'acheter des fleurs, du chocolat et des bijoux, me faire la cour...
J'hochais la tête.
-Mais je ne pense pas avoir besoin de cérémonial quand ça arrivera...ajouta t-elle.
-Pas d'endroit spécial, de décoration romantique ? insistais-je.
Elle haussa les épaules : Si avoua t-elle timidement.
Je souris. Elle baissa les yeux et me regarda à travers ses longs cils, ses joues rosirent quand elle dit doucement :
-Mais vraiment j'ai juste besoin de toi. Je ne pense pas que ce qu'il y aura autour de moi m'importera si tu es devant moi.
Bien sur, moi non plus les alentours ne m'importeront guère pensais-je en me penchant vers son visage.
-Tu es obsédée la taquinais-je tendrement en lui donnant un baiser d'esquimau.
Au moment de partir à Seattle, j'insistais pour la raccompagner mais elle refusa catégoriquement. Elle savait pourquoi j'insistais et fidèle à son ordre de ne pas évoquer le sujet, elle tenait également à ne pas agir suivant les menaces ou ses peurs. Je l'admirais pour cela même si c'était inutile. Elle se cala néanmoins dans mes bras et me susurra dans le creux du cou :
-J'aime beaucoup Seattle mais je pourrais rester là avec toi...te préparer à manger...t'embrasser...j'ai toute l'éternité pour faire des études !
-Et tu as toute l'éternité pour m'aimer aussi alors va t'instruire...
Elle fit une moue :
-Ooh tu me chasses...
-Non, c'est pour mieux se retrouver mon enfant.
Elle rigola avant de m'embrasser une dernière fois.
-Soi prudente lui dis-je quand elle monta dans sa voiture.
-J'le suis toujours répondit-elle comme Charlie, sauf qu'avec elle ce n'était pas vrai.
-Et appelle moi quand tu arrives.
Comme quand elle était petite et qu'elle rentrait au cottage après avoir passé des heures à la réserve, elle posa un baiser au bout de ses doigts puis ouvrit et referma sa main frénétiquement en ma direction. « Au revoir mon sucre brun » chantonna t-elle d'une voix sirupeuse. Je ris doucement jusqu'à ce que sa voiture fut invisible.
POV Renesmée
J'avais fait de mon mieux (plutôt avec succès) pour ne pas penser aux Volturis, me concentrant sur les moments passés avec Jacob et surtout sur son dernier sourire, celui qui justifiait tous les petits noms débiles que je lui avais trouvé. Mais d'un coté, y penser ne faisait qu'accentuer ma nervosité, je ne voulais pas le reperdre, je ne voulais pas dire au revoir à mon bonheur pour satisfaire ces Italiens, aussi puissants et effrayants étaient-ils.
En arrivant à la maison à Seattle, je vis la jeep d'Emmett parqué devant le garage.
« C'est bon elle est là » l'entendis-je dire alors que je passais la porte d'entrée.
-Hey gamine ! M'accueillit-il du salon, il avait son téléphone dans la main.
-Qu'est ce que tu fais là ? Lui demandais-je soucieuse. Je ne savais pas si sa présence était porteuse de réconfort ou de mauvaises nouvelles.
-Je m'assure juste que tu es bien arrivé répondit-il en me prenant dans ses bras.
-Ah. Tu aurais pu te contenter d'appeler lui fis-je remarquer en pointant son portable, soulagée.
-Je sais ! Mais va dire ça à ton père !
-Oh mince ! Soupirais-je en me frappant le front : J'ai oublié t'appeler ma mère pour la rassurer !
Ce que je fis sur le champ, ainsi que Jacob.
-Pourquoi tu ne m'a pas appelé ? Demanda t-il d'un air furibond après que j'eus raccroché.
-Parce que les loups étaient là et Alice et Jasper aussi.
-Quand même !
-J't'appelerais la prochaine fois ok ? répondis-je légèrement agacée. Ce n'était pas lui qui m'agaçait mais la situation, parce qu'il y aurait sans doute une prochaine fois, du moins tant que je serais avec Jacob.
-T'a intérêt ! Me menaça t-il gentiment.
-C'est pas drôle Emmett protestais-je doucement en me laissant tomber dans le canapé. Ca a failli gâcher mon week-end !
Il s'assit à mes cotés et me frotta doucement l'épaule : Ne t'inquiète pas, on est là pour te protéger me dit-il en me donnant un baiser sur la tête. D'accord ?
J'hochais la tête, me resserrant contre lui. Mais je n'avais pas peur pour moi, j'avais peur pour mes amis. Je ne voulais pas qu'ils leur arrivent quoi que ce soit...à cause de moi. Si ce n'était pour moi, ils ne seraient pas dans cette situation.
-Alors dit-il d'une voix taquine : Toi et Jacob ? Vous vous êtes rabiboché ?
Voir son air enfantin et léger me fit oublier l'hybride ubique, de plus je savais que c'était son but, me faire penser à autre chose. Comme je ne demandais que ça, je répondis sans grand peine :
-Oui.
Il me fit un clin d'oeil et un sourire en coin :
-Sur l'oreiller ?
-Emmett ! Protestais-je plus amusée qu'offensée.
-Quoi ? Tu peux me dire, je suis ton tonton, tu sais...peut-être même que je pourrais te donner des tuyaux puisque tes parents sont aussi prudes qu'un décolleté de bonnes soeurs.
-Est ce que tu es en train de me proposer des leçons...d'éducation...sexuelle ? Chuchotais-je amusée et quelque peu perplexe.
-Oui Nessie, pour ton bien, je pense qu'il est nécessaire que je le fasse.
Le pire c'est qu'il avait l'air sérieux. Je pouffais de rire :
-C'est bizarre mais quand je t'associe avec l'expression éducation sexuelle, j'ai du mal à te voir...en professeur.
Il me lança un regard incrédule et dit :
-Je ne parle pas de ta tuyauterie, Carlisle est là pour ça !
-Merci !
-Je parle, continua t-il sans faire attention, de tes hormones, de ta libido, de tes fantasmes, de..
-Ok ça va j'ai compris !
-Donc je pense que je suis la personne la mieux placée pour t'en parler...
Je le regardais bêtement pendant quelques secondes.
-Allez m'encouragea t-il d'un clin d'oeil et d'un hochement de tête : raconte tout à Tonton Emmett, Docteur Lovin'Fun !
-Okaaay dis-je lentement après avoir rigolé. Emmett avait le chic pour changer l'ambiance avec des sujets de discussions débiles. Mais il avait réussi car penser à Jacob me faisait du bien. J'avais envie de parler de ce qu'il s'était passé, mais Lexie était endormie, j'entendais sa respiration profonde. Emmett était sans doute la seule personne de ma famille avec qui je pouvais en parler sans gêne, Rosalie ne me donnerait jamais de conseils vu son dégout envers Jacob, avec Jasper je prenais le risque de rendre l'atmosphère incestueuse. Alice...non je l'entendais déjà pépier inlassablement. Ma mère lui avait vendu la mèche quand je lui avais fait part de mes sentiments changeants envers Jacob et elle m'avait coincé un soir dans ma chambre et m'avait posé des tas de questions et m'avait donné des tas de conseils bizarres pleins de sous-entendus sexuels, comme si le fait que je sois la dernière personne de la famille à expérimenter l'amour la mettait en ébullition. Avec mes parents c'était...tout bonnement inconcevable, parler de Jacob avec ma mère ? Désolé mais après les événements de cet été,(et même si je n'étais plus en colère) je ne pouvais pas l'envisager, quant à mon père...lorsque j'arrivais à lui cacher mes pensées, j'improvisais une danse de la victoire alors c'était bien la dernière personne avec laquelle je me voyais parler. Surtout que je savais d'avance son avis. Il n'avait fait l'amour qu'avec une seule femme dans sa vie, sa femme. Ce qui expliquait assez bien sa vision sur le sujet. Je n'avais rien contre cette vision, je la trouvais d'ailleurs très belle. Mais je ne savais pas si mon père avait été soumis à toutes ces émulations qui m'assaillaient quand j'étais dans les bras de Jacob. Carlisle allait me sortir des suppositions techniques et médicales vu la rareté de mon espèce et Esmée...et bien c'était ma mamie chérie ! Ce qui me laissait avec Emmett :
-On s'est embrassé, beaucoup.
-Quel genre de baiser ? Demanda t-il : Le truc timide et dégoutant du puceau boutonneux qui arrive enfin à sortir avec une fille au bal de promo ou le truc à la Ghost ?
-Plutôt Ghost...
-Ooouh...fit-il pétillant en haussant les sourcils.
-Ouais...
-Vous êtes allez au bout de la chanson ?
-Euh...nooon.
-C'est bien, tu es jeune, il faut prendre le temps dit-il en plissant les yeux et hochant la tête tel un sage, ce qui ne lui ressemblait pas du tout.
-Je ne suis pas jeune ! Rétorquais-je énervée. Les mots n'avaient pas le même ton dans la bouche de Jacob mais le sentiment de non-prise au sérieux était le même.
-Nessie, tu es un bébé appuya t-il d'un ton condescendant.
-Est-ce que je ressembles à un bébé ? M'emportais-je.
« Personne ne met bébé dans un coin » imita Emmett avec la même intonation que Johnny Castel, comme d'habitude cela m'arracha un sourire. Voyant qu'il avait réussi à me dérider il reprit :
« Non tu ne ressembles pas à un bébé, mais je ne parles pas de ça » il pointa ma poitrine, « je parle de ça » il pointa ma tête. « Tu es née il y a seulement 8 ans ! Une humaine à 8 ans joue encore à la poupée. »
-Mais je ne suis pas seulement humaine ! Ce que je ressens avec Jacob , je ne pense pas qu'une humaine de 8 ans se doute même de l'existence de telles choses ! C'est plutôt bizarre Emmett, lui avouais-je. J'ai l'impression de n'être plus moi même, de perdre la raison...C'est dur à contrôler.
-Bien sur que c'est dur, ton corps contient l'addition d'une libido d'une jeune humaine de 17 ans et celle d'un jeune vampire de 8 ans.
-Oh ! fis-je, à la fois étonné qu'Emmett m'apprenne quelque chose d'autre que de nouvelles façons d'embêter les gens, et un peu effrayé.
"Quand à Jacob continua t-il, et bien c'est une bête...Je me suis d'ailleurs toujours demandé s'ils étaient meilleurs amants que nous."
Là il parlait tout seul, perdu dans ses pensées. Je claquais des doigts devant lui :
-Emmett ? Est ce que tu es en train de me pousser à coucher avec mon copain ?
-Hun hun fit-il en secouant la tête.
-Parce que si c'est le cas, tu es un mauvais Docteur lovin'fun et mon père va t'arracher la tête.
« Ouais je sais t'inquiète. »
-Et de toute façon Jacob veut qu'on attende.
-Vraiment ?
J'acquiesçais.
Emmett me regarda éberlué :
-Soit c'est lui qui a peur de se faire arracher la tête par ton père, soit c'est un gars vraiment bien.
Je souris en repensant à notre conversation :
-Oui admis-je : Jacob est vraiment un mec bien.
« Eh bien, je voulais juste te dire que ce que tu ressens » il fit un geste vague de haut en bas devant mon corps, « est normal, pas besoin de flipper. »
-Ok. Merci Doc dis-je en me redressant et joignant mes mains entre mes jambes, réfléchissant. « Mais maintenant je fais quoi de toute cette énergie ? »
Il haussa les épaules : C'est à toi de voir dit-il avec précaution. Tu peux toujours sublimer ton désir, c'est ce que ton père a fait. Pourquoi penses-tu qu'il soit aussi bon musicien ?
-Parce qu'il est doué ? Répondis-je sans réfléchir.
A sa tête je réalisais que sa question était de la pure rhétorique.
-Autre solution ? Demandais-je.
Il poussa un son hésitant :
-Ness, si je peux te donner un conseil, tu devrais te concentrer sur tes études, si tu ne veux pas redoubler.
Ma bouche s'ouvrit en une grimace à la fois horrifiée,incrédule et amusée :
-A ce point ?
-Ne sous estime pas le pouvoir de la libido dit-il d'un air sérieux et menaçant qui n'en fut que plus comique.
-Toi et Rosalie...avançais-je un peu gêné par rapport à ma tante, je sais que vous avez cassé un nombre incalculable de pièces mais vous allez à l'école !
Leur vie sexuelle n'avait jamais été un sujet tabou.
-Ness, on a plus de 80 ans, avec le temps tu apprends à être raisonnable.
-Punaise soupirais-je : ben je crois que je vais me mettre à la peinture alors...
-Suis sûr que Carlisle et Esmée adoreront pendre tes oeuvres dans leur salon railla t-il.
-Ah ah ah.
« Bon » il m'ébouriffa la tête et se leva : " maintenant que tu es là, intacte..." Il me donna un petit sourire en coin : je vais aller retrouver Rosalie. Lexie dort m'informa t-il en montrant l'étage, Seth est parti y'a quelque temps.
-Embrasse Rose de ma part.
-Eh bien d'abord s'exclama t-il : je vais faire ma part et la tienne on verra après, selon l'état des meubles.
-Ppffff !
-Pas de mépris Mademoiselle, le jour où tu égalera notre palmarès n'est pas arrivé !
-Mais qui te dis que je veux l'égaler ? m'exclamais-je en rigolant.
-Tu verras...je te connais, tu as une nature compétitive.
Il disparut avant de recevoir le coussin que je lui envoyais et qui s'effondra contre la porte.
-Coucou, tu as passé un bon week-end ? Me demanda Lexie le lendemain en descendant dans le salon.
-Plutôt, Jacob et moi nous sommes réconciliés.
J'avais décidé de ne lui dire que le coté positif du week-end, pas besoin de la charger avec des informations qui ne lui feraient aucun bien.
-Oh je suis super contente.
-Moi aussi ! Yay ! Moi et ma meilleure amie nous sommes amoureuses et heureuses en même temps !"
Nous rigolâmes et nous prenant les mains exécutèrent une petite danse stupide. Je voyais maintenant d'où Jacob avait tiré son expression "dansauter" pour qualifier mon état d'excitation.
-Je vais être en retard en cours dis-je en jetant un coup d'oeil à l'horloge : tu peux me consacrer ta soirée ? J'ai besoin de parler à ma meilleure amie qui sort comme moi avec un loup...
-Oooh...fit-elle d'un ton taquin : ouais pas de problèmes, on se voit ce soir.
Arrivée en cours, Kaia se précipita vers moi, son visage de manga illuminé.
-Bonjour Ness dit-elle guillerette en s'asseyant.
-Bonjour à toi, tu es bien rentrée de la fête ?
-Oui, Embry est vraiment gentil.
-En effet. Et alors ?
-Alors rien, il m'a raccompagné et c'est tout.
-Tu semblais beaucoup l'apprécier poussais-je : j'aurais cru que je sais pas...vous vous seriez embrassé...?
-Non dit-elle en fronçant les sourcils comme si l'idée ne lui était même pas venu à l'esprit : mais on va se revoir.
-C'est cool. Peut-être que tu pourras venir à la Push pendant les week-ends ?
-Oui, j'aimerais beaucoup répondit-elle visiblement très intéressée.
La journée passa vite, et même la pause de midi avec Lexie, Kaia et Sierra sembla se fondre dans le moule quotidien.
Ce n'est qu'à la fin de la journée que j'aperçus Paolo. Il se trouvait sur le parking dans la section réservé aux deux-roues. Il était accroupi devant une moto, un modèle Harley.
-Salut le motard le saluais-je.
Il tourna la tête, me donna son expression particulière : il souriait sans vraiment bouger sa bouche.
-Hey Ness dit-il de sa basse troublante.
-Sympa la moto dis-je en caressant la bécane.
-Ouais. C'est un cadeau.
-De qui ?
-Mon ex.
-Oh fis-je d'un ton désolé. Tu n'es pas le genre à rendre les cadeaux après rupture ? Glissais-je en essayant d'être légère.
-Nous n'avons pas rompus marmonna t-il sèchement avant de changer de sujet et de ton :
-Comment s'est passé ta fête ?
-Plutôt bien répondis-je encore surprise par son changement de comportement et l'incohérence de ses paroles. "Dommage que tu sois parti."
-Tu sais pourquoi je suis parti, ça ne tenait qu'à toi je serais resté. Je ne comprends pas pourquoi ton amie ne m'apprécie pas. Elle ne me connait même pas.
-Oui je sais c'est bizarre, mais bon tout le monde ne peut pas s'entendre.
Il se redressa et me fit face. Un coup de vent passa et j'écartais les cheveux de mes yeux en même temps que son odeur me parvint. Ce fut rapide et violent mais j'eus le bon réflexe d'arrêter de respirer. Son arôme était fort, musqué, envoutant, pourtant il ne m'arracha pas la gorge. Etonnamment il avait un effet contraire : il m'engourdit. Je m'étonnais de ne pas l'avoir senti plus tôt, je devais être trop fixé sur sa voix.
-Joli bracelet dit-il en montrant le bijoux autour de mon poignet.
-Oui répondis-je rapidement en me ressaisissant : C'est un cadeau.
-De qui ?
-Mon copain.
-Oh ! S'exclama t-il en posant une fesse sur le siège de sa moto : Tu as un copain ? Est ce pour cela que tu n'étais pas là ce week-end ?
-Comment sais-tu que je n'étais pas là ?
-Je suis passé te voir samedi mais un gars m'a répondu que tu n'étais pas là.
-En effet.
-Pourquoi un loup demanda t-il en montrant la breloque sculptée.
-Parce que j'ai un lien particulier avec ces animaux répondis-je d'un ton attendri.
Son sourcil se releva :
-Ah bon ? Lequel ?
-Je les aime.
Il hocha la tête lentement comme s'il examinait ma réponse puis il poussa un faible rire, qui me sembla sardonique.
-J'te ramène ? Proposa t-il.
-Non merci, je suis venu en voiture, de plus tu n'as pas de second casque lui fis-je remarquer.
Il fronça les sourcils comme si la protection était le dernier de nos soucis.
Il enjamba la moto, la démarra et me dit « à plus » avant de partir.
Je restais un moment sur le trottoir, regardant la moto s'éloigner, essayant de trouver un sens à ce qu'il m'avait fait ressentir. Mais je me rappelais ma soirée avec Lexie et me dirigeais vers ma voiture.
-Je sais que tu n'en a rien à faire mais j'ai préparé du pop-corn m'annonça Lexie quand j'entrais.
-Y'a du caramel remarquais-je : Dans ce cas je n'en ai pas rien à faire !
Elle me tendit le saladier et je me laissais choir dans le canapé. Il y avait une rediffusion d'Entretien avec un vampire à la télé. Elle allait couper mais je l'en empêchais :
-Laisse c'est comme regarder de la tv-réalité lui expliquais-je.
Elle rigola : bien sûr !
-Oouuh s'exclama t-elle avec dégout : leur ongles ! Sos manicure !
Je pouffais de rire : Tu sais bien que ça n'arrangerait rien, ça repousserait dans la seconde !
-Je croyais que devenir vampire rendait beau ? Depuis quand les ongles de 5 cm sont censé être beaux sur les hommes ?
-Oh mais ils sont vieux, vraiment vieux, à l'époque c'était commun lui expliquais-je.
Elle me regarda ahurie :
-Ils existent ? Lestat et Louis ?
-Yep répondis-je en engouffrant une poignet de pop-corn : quoique Lestat est mort, tu sais dans sa période rock star ? Les Volturi n'ont pas trop apprécié sa musique. Mais surtout il devenait une menace : Il avait décidé de révéler le secret de notre existence au grand jour. Mais Louis est toujours vivant, je l'ai rencontré une fois.
-Oh punaise ! S'exclama t-elle les yeux aussi grands que des soucoupes. Puis elle se calma et constata d'un ton plutôt admiratif :
-Louis est votre précurseur.
-Ouais, lui est Carslise se ressemblent.
-Est ce que Louis ressemble vraiment à Brad Pitt ?
-Non, il est encore plus beau et beaucoup plus impressionnant, je doute que les humains puissent vraiment rester sains d'esprits après l'avoir regardé. J'étais petite quand je l'ai vu mais il a été mon coup de coeur pendant un an.
-Oh punaise répéta t-elle.
-Berk fis-je quand je vis Brad Pitt croquer un rat : y'a pas pire comme animal, dégoutant.
-Les vampires sont tellement torturés et prétentieux dit-elle au bout d'un moment où nous fumes prises dans le film malgré le fait que nous l'avions vu plusieurs fois avant : « je reste dans l'équipe des loups. Ils sont plus amusants...et chauds. »
-Et très poilus !
-Seulement quand ils sont sous forme animale ! Protesta t-elle.
-Pourquoi rétorquais-je en la taquinant : tu as déjà vérifié qu'ils ne l'étaient pas sous forme humaine ?
-Non ! S'exclama t-elle.
Je pouffais de rire.
-Ils ne le sont pas lui révélais-je.
-Comment tu sais ?
-Lexie j'ai passé la majeure partie de ma vie avec eux, à un point ou un autre je les ai vu remorpher.
Elle ouvrit grands ses yeux et sa bouche, maintenant curieuse :
-Toi et Jacob vous... ? C'est de ça que tu voulais me parler ?
-Oui.
Elle inspira dramatiquement.
-Non, non rectifiais-je, on n'a rien fait, mais c'est de ça que je voulais te parler.
-Ah ok.
Je me tournais complètement vers elle :
-Dis moi : Est ce que ça te fait la même chose avec Seth ? Est ce que dès que tu l'embrasses, ta bienséance se met en mode veille et tu commences à penser et à vouloir faire des choses interdit au moins de 18 ans ?
A son tour elle se déplaça de façon à se mettre face à moi :
-Moins de 18 ans Nessie c'est vraiment vulgaire et dégueulasse, est ce que tu as déjà vu à quoi ressemble un film interdit au moins de 18 ans ? C'est carrément ignoble. En ce qui me concerne c'est moins de 16 ans.
-Bonne fille lui dis-je d'un ton moqueur en la tapotant sur l'épaule.
Elle me donna un coup dans les cotes en même temps qu'un « Ouch » sorti de sa bouche. Je rigolais.
-Tu te rappelles comment on était lorsque l'on s'est rencontré ? Les rares fois où l'on parlait de notre futur amoureux ?
-Mmhmm acquiesça t-elle.
-J'étais naïve.
-Tu croyais au prince charmant ajouta t-elle.
-Oui mais c'est parce que je sortais de ma période comédies musicales et Disney me défendis-je. D'ailleurs je me demande comment j'ai pu rester naïve aussi longtemps, je vis avec des vampires quand même !
-Qu'est ce que t'appelle naïve ?
-Eh bien...Jacob et moi on a eu en quelque sorte LA discussion. Nous étions en train de nous embrasser et...disons juste que si on n'avait pas été interrompus eh bien...bref. Le lendemain nous avons parlé. C'était assez...bizarre parce que je n'arrêtais pas d'osciller entre toutes ces émotions en moi. J'étais un peu effrayé par le désir que j'avais pour lui mais d'un autre coté c'était assez excitant. D'un côté j'ai pas envie de précipiter les choses...je veux profiter de lui, de notre relation...et d'un autre coté je me dis pourquoi attendre ? Puis je me dis que c'est trop tôt, vraiment trop tôt dans notre relation amoureuse mais d'un autre coté je le connais depuis toujours...je sais pas. Sans compter le fait que je n'arrive plus à penser correctement quand il me touche !
Elle pencha la tête et haussa un sourcil dubitatif :
-Tu ne voulais pas attendre jusqu'au mariage ?
-C'est pour ça que je dis que j'étais naïve. Je ne pense pas que j'y arriverais, l'attirance est trop forte. Dès que ça commence à être chaud entre nous j'ai l'impression d'être un mentos dans une bouteille de coca...
Elle rigola, haussa les épaules : Tu ne peux pas te tromper avec lui non ? Je veux dire vous êtes des âmes soeurs et si tu te sens prête...Mais d'un coté je trouve que tu te poses encore des questions, sans doute que c'est signe d'incertitude...
-Tu te sens prête toi ?
-Je pensais l'être, tu sais le jour de mon anniversaire, et puis j'ai parlé avec mon père.
-Qu'est ce qu'il t'a dit ?
-Ce n'est pas ça le plus important, je me suis juste rendue compte que j'allais le faire plus pour lui que pour moi. Et ça part d'un mauvais fond, de mes insécurités. Je ne veux pas coucher avec lui parce que j'ai peur que l'imprégnation soit un état comateux duquel il va se reveiller à un moment ou un autre et réaliser que je suis...ce que je suis.
-Mais tu es géniale Lexie !
-Eh bien je commence à le croire dit-elle en souriant, du moins que j'ai une certaine valeur.
Elle marqua une pause et sourit distraitement : L'idée de le faire avec lui m'enchante énormément, mais c'est quand même important...Mais il est génial avec moi, vraiment patient.
-Nos mecs sont géniaux dis-je en hochant la tête appréciative.
-Ouais enchérit-elle, vraiment.
Nous pouffâmes simultanément de rire en voyant Antonio Banderas sur l'écran avec des extensions qu'on aurait cru fabriqué avec des chutes de cheveux trouvées dans la poubelle d'un coiffeur.
Ooooh j'ai trouvé Jacob et Nessie très mignon dans ce chapitre, je les aime ces deux-là, ils sont faits l'un pour l'autre.
Merci d'avance pour vos reviews et à bientôt pour une nouvel épisode d'un éternel recommencement...ta dan tan tan !
