Comme promis la suite aujourd'hui! Et oui, je suis à l'heure! Je comptais poster plus tôt, mais j'ai déménagé aujourd'hui, et ça m'a pris plus de temps que prévu...

Je suis vraiment ravie que les trois chapitres précédents vous aient plu et que vous ne m'ayez pas oublié! Rassurez-vous la fin de la fic arrive, je suis en train d'écrire l'épilogue, donc je finirai cette fic, je ne vous laissserez plus sans nouvelles si longtemps. =)

J'attends votre avis pour ce nouveau chapitre. Du Tiva tout en guimauve... Bonne lecture et vive les reviews!


Chapitre 51 : Engagement.

Ziva regardait le plafond de sa chambre. Confortablement installée entre ses couvertures, elle entendait la respiration calme et régulière de Tony à ses côtés. Il était minuit passé, mais elle ne parvenait toujours pas à trouver le sommeil. Depuis plusieurs minutes déjà elle réfléchissait, et elle devait reconnaître qu'elle avait de quoi ne pas parvenir à dormir.

Demain elle retravaillait. Demain elle traverserait l'open-space et irait s'asseoir à son bureau. On lui rendrait sa plaque, son badge, son arme de service, et elle devrait faire face aux lourds regards plein de questions que poseraient sur elle chaque personne qu'elle croiserait.

Ziva appréhendait. Elle savait que ce serait loin d'être simple. Mais elle savait aussi que ses amis seraient là. Toute l'équipe serait à ses côtés, même si, mis à part Tony, elle n'avait pas passé beaucoup de temps auprès d'eux depuis son retour.

Ziva chassa la journée de demain de ses pensées, ça ne lui servirait à rien de stresser maintenant. Elle jeta un œil à Tony, et se remémora la soirée qu'ils avaient passé ensemble. Il est vrai que tous les deux avaient passé quasiment tout leur temps ensemble depuis le retour de la jeune femme. Et sa réintégration au NCIS n'irait pas dans le sens inverse. Mais tous ces moments qu'ils avaient passé ensemble ne s'étalaient que sur quelques jours. C'est pourquoi elle ne pouvait s'empêcher de se demander si la proposition qu'il lui avait faite ce soir, au restaurant, n'était pas un peu trop précipitée. Elle avait bien remarqué avoir quelque peu blessé Tony en lui donnant sa réponse. Et un léger froid s'était installé entre eux à partir de ce moment, et était resté présent tout au long de la soirée. Ziva se demanda si elle avait pris la bonne décision, et se rappela la réaction de Tony lorsqu'elle lui avait répondu.

Tony et Ziva étaient installés au restaurant depuis une vingtaine de minutes. L'italien était satisfait d'avoir demandé conseil à Abby pour le choix du restaurant. Elle ne s'était pas trompée, l'ambiance était idéale pour un dîner romantique. Il avait d'ailleurs vu Ziva sourire en entrant. Il était satisfait de son petit effet de surprise.

Une ambiance intimiste régnait dans le restaurent, où Tony et Ziva partageaient une petite table pour deux personnes. Installés face à face contre le mur de gauche de la petite salle, ils avaient déjà passés commande, et savouraient à présent leur apéritif.

Ils discutaient tranquillement de tout et de rien, commençant tout doucement à aborder des sujets de plus en plus sérieux. Ziva lui racontait depuis plusieurs minutes déjà le quotidien qui était le sien lorsqu'elle vivait en France, lui décrivait l'appartement qu'elle avait occupé, quand leur plat étaient arrivés. Ils avaient ensuite ré-abordés le sujet d'Hélène, Ziva étant désireuse d'en apprendre davantage à son égard.

C'est une fois que leurs desserts furent servis que Tony se décida à partager avec Ziva l'idée qui lui avait traversé l'esprit plus tôt dans la matinée. Il y avait repensé, et il n'était pas revenue sur cette idée, qu'il était plutôt fier d'avoir eue, même si elle n'avait rien d'original.

Ziva savourait sa Dame Blanche tandis que Tony avait opté pour un café gourmand.

- J'ai quelque chose à te demander Ziva, commença Tony.

Ziva releva les yeux de sa glace, surprise par le soudain sérieux de l'italien.

- Ça à l'air assez sérieux comme question vu le ton que tu y mets, déclara Ziva avec une légère pointe d'humour.

Tony sourit.

- On va dire que c'est un sujet que je considère comme important.

Ziva reposa sa cuillère dans la coupe glacée et posa son regard dans celui de Tony.

- Je t'écoute.

- Je vois ça… Dit Tony avant d'émettre un léger rire nerveux.

- Ziva, reprit l'italien. Je suis très heureux de t'avoir retrouvée, il y a quelques jours, et je suis encore plus heureux du virage que prend notre relation.

- Oui, acquiesça Ziva, s'interrogeant sur ce qu'il allait bien pouvoir lui demander.

Tony se cala contre le dossier de sa chaise.

- Voilà, tu as un nouvel appartement, tout frais tout neuf, que tu n'as pas encore décoré, et dont tu viens tout juste de payer le premier loyer. Et j'ai remarqué que tu avais bien du mal à finir de déballer tes cartons. C'est pourquoi je me disais que tu pourrais tout simplement ne pas les déballer. Tu pourrais au contraire ranger les quelques affaires que tu as déjà installé, et venir t'installer chez moi, ou dans un appartement un peu plus grand, où on aurait suffisamment de place pour nous deux. Ça te dit? Finit par demander Tony, face à l'absence de réaction de Ziva.

La jeune femme resta à le fixer quelques instants sans savoir quoi lui répondre. Elle était très flattée de la demande qu'il lui faisait là, et elle aurait dû se douter qu'il ne l'avait pas si soudainement invité à dîner sans avoir une idée derrière la tête.

- Je… Je ne sais pas Tony, finit-elle par répondre, sentant bien qu'elle devait dire quelque chose. Je suis très heureuse que tu me demandes ça. Mais je me demande si on ne va pas un peu vite.

Ziva vit le sourire de Tony quitter son visage.

- Je n'aurais pas dû dire ça, c'est cela? Demanda Tony, sans réellement faire preuve d'humour.

- Je n'ai pas dit ça Tony, mais…

- Quoi alors? La coupa l'italien. Je pensais qu'on était prêt pour ça. Il faudrait savoir, toi qui m'a toujours reproché mon manque d'engagement.

Ziva soupira en constatant qu'il le prenait mal.

- Tony, j'ai très envie de te dire oui. Mais il y a encore quinze jours j'étais en France, et tu n'avais aucune idée du fait que j'allais revenir. On est très heureux de se revoir, se retrouver, on a plein de chose à se dire. Mais une fois que ce sera passé? Une fois que l'effet de surprise se sera dissipé? Ça me fait peur Tony. C'est pour ça que je me demande si on ne ferait pas mieux d'attendre un petit peu.

- Tu sais si tu n'en as pas envie, il suffit que tu le dises, je n'en ferais pas une affaire d'état.

- J'en ai envie Tony, tu ne me feras pas dire le contraire. Mais je me demande juste si je suis prête. Si toi aussi tu es prêt. On n'est pas des habitués de la vie de couple tu sais. Tony, ne sois pas déçu, dis Ziva en approchant sa main de la sienne.

Tony fit disparaître sa main sous la table.

- Tu m'excuseras, mais moi ce que je t'entends dire là, c'est non.

Tony marqua une courte pause.

- Je t'aime Ziva, et j'ai envie de vivre avec toi.

- Moi aussi Tony, répondit la jeune femme après quelques secondes de silence.

- Alors dis oui!

- Non. Je ne peux pas. Ce ne serait pas une réponse honnête.

Tony soupira, but la dernière gorgée de son café, et demanda l'addition.

- Tony, écoute moi s'il te plait.

- Je crois qu'on en a assez dit pour ce soir.

Face à son ton sec, Ziva se résolut à avaler les dernières bouchées de sa glace, dans le silence. Elle sentit au bout de quelques secondes le regard de Tony se poser sur elle. Elle releva les yeux en sa direction.

- Tony…

- La glace est bonne?

- Oui, finit-elle par dire en le regardant.

- C'est le principal alors.

Tony avait payé leur repas puis, toujours dans le silence, ils avaient regagné son véhicule. Tony avait conduit jusqu'à l'appartement de la jeune femme sans dire un mot, pendant qu'elle observait la ville dans l'obscurité de la nuit, à travers la vitre de sa portière. Elle aurait aimé qu'il comprenne. Elle aurait aimé qu'il ne réagisse pas de cette façon. Elle avait besoin de temps. Juste un peu de temps. Elle aurait aimé pouvoir lui faire comprendre ça. Avoir au moins le temps d'y réfléchir, de peser le pour et le contre. Mais elle pouvait aussi comprendre qu'après l'avoir attendu pendant quatre années, il était assez pressé.

- Bien, alors on se voit demain matin au NCIS, avait dit Tony dans un sourire à demi forcé, une fois garés au pied de l'immeuble où se trouvait l'appartement de Ziva.

Ziva le regarda. Elle détesta l'expression de son visage. Elle jeta un rapide coup d'œil à son appartement, puis reposa son attention sur celui qu'elle aimait.

- Tu montes avec moi? Lui demanda-t-elle en faisant un léger signe de tête en direction de son immeuble pour lui faire comprendre le sens de sa question.

- Je crois que je vais rentrer chez moi.

- Reste dormir Tony, s'il te plait. Je ne veux pas qu'on se fâche pour ça, insista Ziva.

- Bien, finit par dire Tony après quelques secondes de silence où ils étaient simplement restés à sonder le regard de l'autre.

Ziva lui adressa un faible sourire suite à cette réponse, puis elle sortit de la voiture. Il la rejoignit quelques secondes plus tard, et ils prirent tous les deux la direction de chez Ziva. La jeune femme saisit sa main alors qu'ils approchaient des escaliers. Il se laissa faire.

Ils s'étaient couchés, côte à côte, quelques minutes plus tard, en n'ayant à peine échangés quelques mots. Mais il avait accepté de rester dormir.

Ziva détacha ses yeux de son plafond pour le regarder, plongé dans le sommeil. Il avait accepté de rester dormir, mais elle sentait bien qu'il n'avait toujours pas accepté la réponse qu'elle lui avait donné. Il était simplement passé au-dessus.

Ziva se dit qu'elle avait peut-être assez réfléchi pour ce soir. Elle commençait à vraiment avoir besoin de sommeil. Et puis elle se dit qu'elle était certainement arrivée à la bonne conclusion. Elle se dit surtout qu'elle n'avait aucune envie de faire son retour au NCIS demain en étant en froid avec Tony.

Ziva se décida donc à réveiller Tony. Elle se pencha sur lui et caressa sa joue, tout en chuchotant son prénom. Elle espérait surtout qu'il ne serait pas d'humeur grognon.

Tony se réveilla quelques secondes plus tard, et posa un regard inquisiteur sur le visage de Ziva qu'il distinguait dans la pénombre.

- J'ai réfléchi dit-elle simplement.

- A quoi? Demanda-t-il en se retournant pour mieux lui faire face, les pensées encore embrumées par le sommeil.

- A la soirée que nous avons passé.

Ziva s'approcha pour se caler dans ses bras. Il la laissa faire.

- Tu sais, on n'a pas fini de se chamailler, ou d'avoir, comme ce soir, des opinions différentes sur des sujets quelconques. On est comme ça tous les deux. C'est notre marque de fabrique, expliqua la jeune femme.

Tony sourit.

- On va devoir s'y faire. Si on se brouille et on se quitte dès qu'on se dispute, on ne va pas aller bien loin. Tu ne crois pas? Demanda-t-elle en le regardant.

- Je dois admettre que je suis de ton avis.

- Bien. J'ai aussi réfléchi à ce que tu m'as demandé, ajouta Ziva.

- Et? Questionna Tony, désireux d'entendre la suite.

- Et j'aurais une remarque à faire.

- Je t'écoute, dit Tony, en se demandant ce qu'elle allait encore bien pouvoir lui dire.

- Si tu m'aides pour les cartons, je suis d'accord.

Le sourire de Tony s'agrandit.

- Dis quelque chose! Reprit Ziva après quelques secondes voyant qu'il ne réagissait quasiment pas. Elle ne s'était pas attendue à ça.

- Je ne sais pas dit-il, en prenant une voix aigue. Je ne me sens pas prêt à faire des cartons. Je devrais peut-être attendre un peu, y réfléchir tu comprends.

Ziva lui envoya un coup dans l'épaule face à la mauvaise imitation qu'il faisait d'elle. Tony accepta le coup de bonne grâce, avant de rire avec Ziva.

- Sans blague, dit Tony, une fois qu'ils se furent calmés. Je suis heureux que tu aies changé d'avis. Mais tu préfères venir chez moi, ou il faut que je rassemble mes économies pour qu'on investisse dans un appartement plus grand?

- Et bien… Commença Ziva.

- Qu'est-ce que tu vas encore me dire Zi?

- Je crois qu'il va falloir que tu rassembles la totalité de tes économies, et moi aussi.

- Et je peux savoir pourquoi?

- Une maison me plairait bien, répondit Ziva en se repositionnant confortablement dans le creux de son bras, décidée à retrouver le sommeil.

- Une maison? S'étonna Dinozzo.

- Oui, tu sais, quatre murs, un toit, des fenêtres, un garage… Se moqua l'israélienne.

- Je sais ce qu'est une maison mademoiselle David.

- Ah, parce que j'ai bien cru le contraire pendant une seconde.

- C'est tout ou rien dis moi! Reprit Tony.

- J'ai réfléchi, répondit Ziva.

- Et je peux savoir ce qui t'a fais opter pour la maison?

- J'ai toujours voulu avoir des enfants, répondit Ziva avant de cette fois définitivement fermer les yeux, calée contre le torse de Tony.

Dinozzo ne sut quoi répondre à cela. Il la regarda naïvement commencer à chercher le sommeil, comme si elle venait de dire la plus banale des banalités.

- Tu m'étonneras toujours, dit-il finalement avant de déposer un baiser dans ses cheveux.

- Au moins tu ne t'ennuis pas avec moi… Répondit-elle, alors qu'il n'attendait pas de réponse.

- Quand tu t'engages tu ne fais pas les choses à moitié.

- Pourquoi? Tu ne veux que la moitié d'un enfant? Tu vas avoir du mal à trouver tu sais.

- Arrêtes tes bêtises Zi! Tu ferais mieux de dormir pour être en forme demain. D'abord pour me supporter, ensuite pour ton retour au NCIS, et enfin pour commencer à nous chercher une belle maison.

Ziva sourit avant de s'endormir. Il était d'accord.