Hey !
Voilà le dernier chapitre de cette 4ème année, il est encore plus long que les autres !
Merci à LilyHufflepuff, Mary Chou, ainsi qu'un Guest pour avoir eu la gentillesse de me laisser leurs avis.
Réponse à la review de Guest : Merci mille fois, ça me fait vraiment plaisir ! J'espère que ma fic continuera à te plaire !
Je voulais aussi dire que le 16 Juillet dernier, ça faisait officiellement un an jour pour jour depuis que j'avais posté mon premier chapitre. A cette époque je n'aurais jamais cru que cette fic irait si loin, je pensais que j'allais me décourager au bout de quelques chapitres et qu'elle ne plairait pas à grand monde. Et aujourd'hui on en est là, avec presque 50 chapitres et plus de 150 reviews qui m'apportent un bonheur quotidien.
Merci à chacun d'entre vous pour lire cette fic.
Merci pour tout le bonheur que vous me donnez.
Merci, vraiment.
Disclaimer : Seule l'histoire et quelques personnages m'appartiennent, le reste est à J-K Rowling
Merci à ma bêta : Léa !
Chapitre 49 : A contre-cœur
Le départ du Poudlard Express marqua la fin de leur 4ème année. Les dernières semaines n'avaient pas été des plus amusantes : le niveau des derniers examens était plus élevé que d'habitude avec les BUSES qui approchaient. Tout le monde s'était lancé dans les révisions (certains plus sérieusement que d'autres, comme d'habitude) Mary était bien sûr celle qui travaillait le plus. Elle semblait trouver un certain confort dans le fait de réviser du matin au soir : ainsi, elle ne pensait plus à autre chose et était assez fatiguée pour s'endormir tranquillement le soir.
Dès que ses pensées s'évadaient, elle commençait à stresser. Cet été, elle était censée aller retrouver sa mère avec Liam et leur père à la gare. Ça allait forcément mal tourner. Ils étaient censés trouver un accord pour que Liam et Mary se voient plus souvent et qu'ils puissent chacun mieux connaître leurs parents. Mais Mary savait très bien ce qui allait se passer : sa mère allait être plus qu'heureuse de pouvoir s'en débarrasser et allait partir sans demander son reste.
Ça amenait le second point qui faisait stresser Mary. Elle allait rencontrer son père. Et s'il ne l'appréciait pas ? Elle avait l'habitude de toujours se tenir bien correctement, de faire attention à tout ce qu'elle disait, à chaque action qu'elle faisait, particulièrement quand elle était chez elle. Elle ne savait pas vivre autrement. Son frère ne savait pas ce qu'elle pensait, il avait dû passer les ASPICs et Mary n'avait pas voulu l'embêter avec ça.
Pour toutes ses raisons, son estomac était serré lorsqu'elle s'installa dans un compartiment avec les autres. Le train était la dernière ligne droite. Ses pensées furent interrompues par Marlène qui demanda à Alice :
- Tiens, tu ne vas pas avec Frank ?
C'est vrai qu'habituellement, Alice allait toujours un petit moment squatter le compartiment de Frank avant de revenir dans le sien.
- Oh non, répondit-t'elle amèrement, il est sans doute avec sa petite amie.
Lily sourit avant de demander :
- Sinon, tu n'es toujours pas jalouse ?
- Arrête Lily, je ne vois vraiment pas pourquoi je serai jalouse de cette dragueuse à 2 Noises. De toute façon, ça ne va pas durer. Frank va finir par se rendre compte qu'elle n'est pas si géniale que ça.
Mary leva les yeux au ciel, Alice était dévorée par la jalousie et elle ne s'en rendait même pas compte. Quelques jours après que Frank ait parlé avec Alice, il s'était mis en couple avec Lorry. Cette dernière n'avait rien d'extraordinaire mais elle était douce et gentille. Pourtant Alice la détestait. Et elle détestait le fait qu'elle ne pouvait pas vraiment la détester parce qu'elle ne faisait jamais rien de détestable. En bref, cette histoire embrouillait le cerveau d'Alice qui ne se reconnaissait plus et qui ne comprenait pas pourquoi ça lui arrivait. Ses amies essayaient bien de lui faire comprendre qu'elle était simplement jalouse et que c'était humain, mais Alice ne voulait pas avouer qu'elles avaient raison.
Katherine et Isabel ne tardèrent pas à les rejoindre en déclarant qu'elle avait traversé absolument tout le train pour les trouver :
- Alors, Frank est avec sa Poufsouffle ? Demanda immédiatement Alice ce qui fit rire les autres.
- On ne l'a pas vu, tu devrais aller voir par toi-même ça vous ferait parler un peu tous les deux, répondit Isabel, malicieusement.
Alice bouda pendant quelques minutes avant de ne pas supporter son propre silence et de reprendre part à la conversation.
Quelques compartiments plus loin, Thomas Wilkes, écrasé contre la fenêtre par la masse de personne entassée dans le compartiment, comptait les oiseaux. Les oiseaux, oui. L'activité était passablement ennuyeuse, longue et détestable mais ça l'était toujours moins que de devoir écouter son frère parler sans s'arrêter. Depuis que le train était parti, Brian n'arrêtait pas de faire de grands discours sur l'importance de la pureté du sang, qu'ils avaient la chance de vivre dans une époque où les choses allaient changer, qu'ils avaient la chance de pouvoir se mettre au service, avec leur famille, du plus grand et sage mage de l'histoire. Voldemort.
Il racontait beaucoup d'autre chose, toujours plus horribles les unes que les autres et tout le monde le suivait avec joie, l'encourageant à continuer. Lui restait simplement immobile, attendant désespérément que le temps passe en se forçant à ne pas écouter. Il ne voulait pas écouter. Parce qu'il savait que toutes les bêtises que proféraient son frère, il allait devoir finir par y adhérer. Mais il s'accrochait à l'espoir que ses parents allaient réfléchir un peu et ne pas se jeter au service du mage noir. C'était le dernier espoir qu'il avait de ne pas devenir un monstre.
- Thomas ?, l'interpella son frère, le faisant lourdement revenir à la réalité, je peux te parler une minute ?
A contre-cœur, il suivit son aîné. Ils sortirent du compartiment et se rendirent à l'extrémité du couloir. Brian prit une grande inspiration avant de commencer à parler :
- Bon, comme tu le sais, l'année prochaine je ne serais pas là. Tu deviendras donc le seul Wilkes à Poudlard. Sois en digne. L'avantage c'est qu'on t'a forgé une parfaite image. Tout le monde te respecte et te connaît. Je sais que tu n'aimes pas spécialement te mettre en avant mais tout le monde va s'attendre à ce que tu prennes ma place. Donc fais quelque discours de temps en temps histoire de les garder dans le bon chemin et n'hésite pas à aller parler aux premières années. Ils ont besoin de comprendre qui sont les personnes à suivre. Reste très loin des autres maisons surtout. Et ne te laisse pas emporter, tu risquerais d'être renvoyé ce qui engagerait la réputation des Wilkes.
- Ce ne sera pas un souci, répondit Tom en faisant référence à la dernière phrase de son frère
Il ne risquait pas de se faire renvoyer, il le savait. A part si les deux mois à se faire rabâcher des idées sur les nés-moldu par ses parents finissaient par le transformer.
Son frère prit sa réponse comme une réponse générale et s'en contenta. Ils reprirent le chemin du compartiment, Thomas traînait derrière. Il laissa ses yeux se balader dans les compartiments et ils s'arrêtèrent sur un visage qu'il ne connaissait que trop bien. Katherine. Son chou. Elle sourit soudainement et en reflet, un sourire apparut également sur les lèvres de Thomas. La voix de son frère retentit dans sa tête « Reste très loin des autres maisons surtout ». C'est définitivement ce qu'il y avait de plus sage à faire. Il allait devoir s'y faire.
OoOoOoOoOoOo
Alice se sentait bien. Elle était ce genre de personne à toujours se sentir bien, à tirer le meilleur de tous les moments. Mais là, à cet instant, elle se sentait vraiment bien. A sa place.
Elle était assise autour de la table des Londubat, encore en pyjama, entourée de Frank et de sa mère, Augusta. Ses parents n'étaient pas chez eux à cause de leur boulot et elle passait donc plusieurs semaines chez Frank, comme leurs parents étaient amis de longue date. Elle en était absolument ravie, ils n'avaient pas du tout reparlé de Lorry, avec qui il était toujours en couple. Les choses étaient revenues exactement comme avant. Au plus grand plaisir des deux.
- J'ai mal au dos, se plaignit Frank dans le seul but d'embêter Alice.
Lorsqu'elle était arrivée il avait tenu à la faire dormir dans son lit alors qu'il prenait le matelas à côté. Alice en était très satisfaite : il était vraiment confortable et elle s'endormait entourée par l'odeur de Frank.
- Ton côté gentleman finira par te tuer un jour, répondit Alice en mordant dans sa tartine.
Frank lui tira puérilement la langue et Alice et Augusta échangèrent un regard amusé. Alice l'aimait beaucoup. C'était une femme très forte, toujours sûre d'elle et de ce qu'elle avançait : elle avait d'ailleurs très souvent raison. Alice admirait beaucoup pour sa force de caractère, et le fait qu'elle comprenait toujours tout avant tout le monde. Une qualité dont Frank avait hérité. Elle n'était sans doute pas la mère la plus simple à avoir, elle attendait toujours beaucoup de Frank et était assez stricte mais même un aveugle aurait pu percevoir à quel point elle aimait et était fière de son fils. Et puis, si son éducation avait amené à quelqu'un d'aussi génial que Frank, c'est qu'elle était définitivement une mère géniale.
Alice se leva pour aller chercher un verre. Quelques instants plus tard, quelqu'un toqua à la porte.
- Alice, chérie, tu peux aller ouvrir s'il te plait ? C'est probablement le facteur moldu, demanda la mère de Frank
Elle acquiesça et ouvrit la porte en souriant. Ce sourire se figea lorsqu'elle tomba sur Lorry. Cette dernière semblait également paralysée et détaillait Alice de haut en bas. Ce fut seulement à ce moment-là qu'Alice réalisa qu'elle était encore en pyjama avec un chignon bancal dans les cheveux alors que Lorry était parfaitement habillée, sans aucun plis, aucune étiquette apparente. Elle tenait un bouquet de roses dans les mains.
- C'est qui Alice ?, cria Frank de la cuisine.
- Ta petite copine, répondit Alice d'une voix blanche.
- Mais oui, très drôle, commenta Frank en se levant pour aller voir pourquoi Alice ne revenait pas.
En passant derrière elle, il posa sa main dans son dos sans même s'en rendre compte. Il se figea également en se rendant compte que ce n'était pas une blague et que sa petite amie se tenait vraiment dans l'embrasure de la porte.
- Lorry ? Que fais-tu là ?, s'exclama-t-il.
Elle fronça les sourcils et ses yeux dérivèrent jusqu'à la main de Frank, toujours dans le dos d'Alice. Le geste était si naturel qu'aucun des deux n'y faisait attention, contrairement à Lorry qui répondit
- Pardon d'être venue à l'improviste, je ne pensais pas que c'était moi qui allait être de trop.
Frank finit par la faire entrer et il l'emmena dans la cuisine pour la présenter à sa mère. Ils restèrent un moment assis à table à parler ensemble. Sauf Alice qui se sentait un peu de trop. Elle se leva donc, et entreprit de se servir un jus de fruit. Lorsqu'elle revint à table, Lorry la regardait du coin de l'œil. Elle semblait étonnée sans qu'Alice n'arrive à comprendre pourquoi.
Frank entreprit ensuite de lui montrer la maison et Alice resta avec Augusta.
- C'était une gentille attention de penser à me prendre des fleurs, dit elle en regardant les roses que Lorry avait amené.
- Elle est gentille, répondit Alice, bien obligée de l'avouer, elle est loyale, toujours parfaite dans tout ce qu'elle dit et tout ce qu'elle fait.
Augusta sourit.
- Tu ne l'aimes vraiment pas, à ce que je vois.
Alice fut d'abord surprise : elle ne voyait vraiment d'où elle pouvait savoir ça alors qu'elle n'avait rien dit de dénigrant. Puis elle se souvînt qu'elle parlait avec Augusta Londubat et qu'elle savait toujours tout.
- Je ne pense pas qu'elle soit la bonne personne pour Frank, c'est tout, répondit simplement Alice en fixant l'escalier.
Le regard de la mère de Frank dévia jusqu'à Alice et un sourire tendre naquit sur ses lèvres.
- Je suis bien d'accord avec toi, murmura-t-elle.
Voilààààà, ne m'en voulez pas trop pour Frank et Lorry aha
Une review et vous pourrez prendre le petit déjeuner chez les Londubat !XD
A bientôt !
