Originel : Oui, j'avoue, c'est un truc d'auteur de couper les chapitres aux bons moments. C'est pour être certain que vous soyez toujours là pour la suite.
Hinata: Malheureusement, cette fic va bien devoir s'arrêter un jour... Mais ce jour n'est pas arrivé ! lol
Bonne lecture!
Chapitre 52 :
Plus il se rapprochait du village, plus son appréhension grandissait. Mais pas à cause de la confrontation à venir avec les humains. Non, c'était autre chose qui l'inquiétait à cet instant. Il ne ralentissait pourtant pas l'allure, encourageant son cheval à avancer toujours plus vite. Mais il sentait les avertissements de plus en plus urgents des arbres autour de lui. Toute la forêt le mettait en garde contre un terrible danger. Il n'arrivait cependant pas à identifier de quoi il s'agissait vraiment.
La vitesse qu'il s'imposait lui permit de ne mettre que quelques heures pour parcourir le chemin jusqu'au village. Il comprit qu'il était arrivé à destination lorsqu'il aperçut de la fumée s'élever au dessus de la forêt. Une fumée trop dense pour être celle d'un simple feu de cheminée. Il en déduit alors immédiatement la nature du danger contre lequel les arbres tentaient de l'avertir. Le feu était l'un des pires fléaux qui pouvaient toucher une forêt.
Seulement alors décida –t-il de ralentir. L'odeur âcre de la fumée l'atteignit rapidement lorsque le vent se mit à tourner. Après quelques minutes seulement, il fut en vue de la première demeure du village. C'est une grande maison à deux étages, celle d'un personnage d'importance vraisemblablement car les autres bâtiments du village étaient bien modestes en taille. Son rez-de-chaussée était la proie des flammes.
Quelques hommes et femmes étaient devant la maison et regardaient tous quelque chose en hauteur de la bâtisse. Legolas s'approcha et mit pieds à terre. En le voyant arriver, certains firent plusieurs pas en arrière, mais d'autres ne montrèrent aucune surprise. Il resta à plus de trois mètres d'eux, sentant sa propre nervosité monter à cause de leur proximité. Sur le qui-vive, prêt à dégainer ses dagues au moindre avertissement, il s'adressa à eux en s'efforçant d'adopter un ton neutre mais ferme.
« Où est-il ? »
Personne ne lui répondit d'abord et son regard fut attiré par l'éclat métallique de la lame d'une épée qu'un homme tenait en main. Il se tenait à la lisière de la forêt et ne semblait pas enclin à s'avancer, aussi Legolas n'y vit pas une menace immédiate.
« Où est-il ? »
Il répéta sa question avec plus de fermeté cette fois-ci. Il en avait bien une idée, mais souhaitait plus que jamais se tromper. Et puis, une petite voix affolée se fit entendre par-dessus le vacarme de l'incendie. L'elfe leva aussitôt les yeux vers le dernier étage de la maison en feu et son cœur fit un bond dans sa poitrine quand il reconnut le visage un peu noirci de l'enfant qu'il cherchait, penché à une fenêtre.
« Estel ! »
Il semblait avoir des difficultés à crier sans nom et toussait à cause de la fumée. Mais il avait bien vu l'elfe et l'appelait à l'aide. Aussitôt Legolas se débarrassa de ses armes, prêt à plonger dans le brasier pour aller lui-même chercher Estel, puisqu'aucun des humains présents n'avait fait un pas vers lui. Avant d'entrer cependant, il aperçut un grand bac qui servait probablement à récupérer l'eau de pluie près de l'entrée. D'un mouvement fluide, il arracha sa cape et la plongea dedans avant de la remettre sur ses épaules.
Il ouvrit la porte de la maison d'un coup de pied et se rua à l'intérieur sans hésitation. La fumée l'assaillit aussitôt. Elle l'aveuglait et l'empêchait de respirer normalement. Il se couvrit le nez et la bouche de sa cape humide et avança. Tous les meubles du rez-de-chaussée étaient en proie au feu qui s'était étendu jusqu'aux poutres. Il ne restait pas beaucoup de temps avant que toute la bâtisse s'embrase. Il traversa la pièce à grandes enjambées jusqu'à l'escalier qui donnait accès à l'étage supérieur. Au dessus, la chaleur était un peu plus supportable, mais il sentait le feu lui courir après. Les flammes se propageaient à une allure folle. Legolas trébucha à plusieurs reprises en traversant le premier étage pour atteindre le second escalier. La fumée faisait pleurer ses yeux, et il ne voyait pas toujours les objets ou meubles bas qui étaient sur son chemin. Il avança tant bien que mal en toussant et finit par poser le pied sur la première marche de l'escalier. Il monta aussi vite qu'il le put et se retrouva dans un couloir. Trois portes fermées se présentaient à lui. L'elfe jura intérieurement contre ce contretemps. Il ne savait pas dans quelle pièce se trouvait exactement Estel et il n'aurait peut être pas le temps de regarder dans chacune d'entre elles avant que les flammes ne dévorent entièrement la maison, et encore moins le temps d'hésiter.
Non, on ne fusille pas l'auteur! Sinon, il n'y aura pas de suite!
