Disclamer :

Rien ne m'appartient, à part les idées tordues qui, je l'espère, feront de cette fic une histoire intéressante. La trame de fond (lieux, personnages, termes magiques -sauf les miens !-) est l'entière propriété de Mrs J.K Rowling (la veinarde !), et je ne touche rien pour faire profiter les lecteurs de mon imagination débordante (dommage… é_è).


Personnages que j'ai inventés :

- Employés du manoir d'Aylesbury :

Helen Norton (dite « Nounou Norton » pour Elina - veuve) : la nurse
Mildred O'Donnell (vieille fille) : l'intendante
Rosa Jones (célibataire) : la cuisinière
Loretta Samms (épouse de Gilford) : la femme de chambre
Gilford Samms : entretien du manoir, bricolage, améliorations, etc…
William Green (veuf) : vieux jardinier au grand coeur

- Elèves de Poudlard (amis d'Elina) :

- Sam Bright
- Malcolm Ross
- Deborah Wells
- Whitney Appleton

- (amis de Jeffrey) :

- Jake Doll
- Lucy Stenton
- Stuart Nelson

- Professeur à Poudlard :

- Isolda Saint-Clair - Maîtrise de la magie


J'ai suivi les aventures d'Arthemius Black avec délectation ! C'est sympa d'avoir laissé un p'tit mot quasiment à chaque chapitre. D'ailleurs, tu devrais publier ici, toi aussi. Je crois me souvenir que tu avais de supers idées. Ce serait bien de nous en faire profiter.

Ravie que ça t'ai plu, Frédérique. Tu vas voir, dans le prochain chapitre, Fiona n'est pas au bout de ses surprises (et de ses aventures !).

Je passe à Orpheana et ses longues tirades, lol. Tes reviews sont presque plus longues que tes fics ! Bon, j'me moque mais c'est pas méchant, hein ? Quant à placer Jeffrey du « côté des gentils », bah, je sais pas on va voir ^^. Merci pour tes autres compliments. Et pour répondre à ta dernière question, il faudra lire ma petite question en bas de ce chapitre (je crois que je vais déjà avoir une réponse positive !).

Bonne lecture à tous !


Chapitre 52 - Les retours du passé (deuxième partie)

(Gardez toujours à l'esprit que votre décision de réussir est plus importante que n'importe quoi d'autre - Abraham Lincoln)

-.-.-.-.-.-.-

- Je ne comprends pas pourquoi tu éprouves cette soudaine envie de revoir Dobby, répéta Rogue pour la troisième fois le lendemain matin.

- Je te l'ai déjà dit. Ça fait des jours que j'y pense et je ne veux pas qu'il croie que je l'ai complètement abandonné.

- Je t'ai pourtant assuré qu'il allait mieux. Mais soit, soupira t'il, résigné. As-tu au moins l'intention de t'annoncer auprès de Dumbledore ? Ça me parait inconcevable que tu te rendes à Poudlard sans aller lui parler.

- Je me fiche de Dumbledore. Mais j'aviserai… Si j'estime une fois sur place que je ne peux pas faire autrement, j'irai jusqu'à son bureau.

Soucieux de ne pas la contrarier, Severus se contenta de la regarder se préparer dans le vestibule sans rien dire.

- Je suis prête, annonça t'elle.

Rogue transforma un objet en Portoloin et ils arrivèrent aux grilles du château qu'enveloppait la brume légère des mois d'hiver accompagnée d'une pluie fine. Fiona s'obligea à marcher la tête basse pour ne pas voir l'édifice superbe dans lequel elle avait passé des mois inoubliables. Les choses étaient déjà assez difficiles comme ça sans ajouter la nostalgie des jours heureux d'une vie qu'on lui avait enlevée une première fois pour ne lui rendre qu'un semblant d'existence à laquelle elle tentait pourtant de se raccrocher aujourd'hui.

Ils s'arrêtèrent dans le hall et des étudiants se retournèrent sur Fiona dont l'allure royale n'avait rien perdu de son élégance et attirait toujours quelques regards impressionnés.

- Tu veux que je vienne avec toi ? proposa Severus.

- Non. Ne change rien à tes habitudes. On se retrouve ce soir ?

Il confirma silencieusement et partit à regret vers la Grande Salle, emportant les éclats de voix enjouées des élèves sur son passage lorsqu'il laissa la porte se refermer derrière lui.

Pour éviter de croiser des professeurs, Fiona se dirigea sans attendre vers les cuisines et actionna la poire sur le tableau. Cette bonne vieille technique était toujours en vigueur apparemment et elle entra dans la salle immense où une centaine d'elfes s'affairaient tels qu'elle les avait vus la première fois qu'elle avait pénétré ici.

Elle retrouva Dobby. Son Dobby, et passa plus d'une heure à s'émouvoir de leurs nouvelles retrouvailles. Severus n'avait pas menti. L'elfe lui avoua les heures sombres qu'il avait traversées à l'annonce de son décès et elle sut très bien choisir ses mots pour apaiser l'esprit encore tourmenté de la créature lorsqu'il évoquait cet instant douloureux de sa vie.

Comme elle s'y attendait -et l'avait surtout espéré du plus profond de son cœur-, Dobby comprit très bien qu'elle n'ait pas eu l'envie ni le courage de venir lui rendre visite plus tôt. Il évoqua lui-même la période où il avait, selon ses propres paroles, eu la sensation d'avoir abandonné Fiona lorsqu'elle était enfant après qu'il ait quitté les Malefoy et n'avait donc plus d'excuses pour se rendre auprès d'elle. Il lui rappela alors à quel point il s'en était voulu de ne pas avoir trouvé d'autre solution à l'époque et Fiona réitéra le pardon et la compréhension dont elle l'avait déjà assuré lorsqu'elle était arrivée à Poudlard.

La tension insoutenable d'être à nouveau au collège et les émotions qu'elle venait de partager avec Dobby submergèrent Fiona qui ne put retenir ses larmes et se sentit coupable de devoir décider de leur séparation en fonction des cours que suivaient les Serpentard. Mais elle ne devait pas oublier Jeffrey et promit à Dobby (qu'elle laissa dans l'ignorance de la véritable raison de sa visite), de revenir bientôt.

Elle retrouva le hall désert à cette heure plus tardive et consulta sa montre pour vérifier qu'elle était dans les temps de son projet. Elle y avait longuement réfléchi et avait prévu de tenter une première approche après la classe du professeur Sinistra dont la salle de cours se trouvait loin du bureau de Dumbledore et des autres salles où enseignaient les professeurs qu'elle connaissait et n'avait aucune envie de voir.

D'un pas rapide mais encore incertain, elle se faufila à travers les couloirs et prit le temps de choisir l'endroit idéal pour attendre. Elle trouva un passage obstrué d'une tenture donnant sur une allée sombre qui lui permettait d'avoir une vue imprenable sur la porte de la salle de cours. Et cinq minutes plus tard, elle perçut l'agitation des élèves qui rangeaient leurs affaires tout en notant leurs devoirs. Puis, les premiers étudiants montrèrent enfin le bout de leur nez.

Fiona était loin de s'imaginer qu'ils seraient aussi nombreux et songea soudain qu'il n'était pas très prudent de se montrer aux yeux des élèves qui ne manqueraient pas de s'étonner de sa présence. Mais par chance, elle aperçut son fils fermant la marche avec un groupe restreint d'élèves et elle sortit du passage.

Jeffrey s'immobilisa aussitôt en la voyant et Fiona n'osa pas avancer plus loin. Qu'il est beau ! pensa t'elle en observant l'uniforme du collège qui rehaussait la puissance naturelle que dégageait son enfant. Rogue avait raison. Jeffrey avait quelque chose de différent. Une sorte de prestance et de charisme que ne possédaient pas les autres étudiants. Mais elle reconnaissait aussi les détails de son visage qui ne tromperaient pas la clairvoyance d'une mère : les yeux de Jeffrey reflétaient toujours la passion qu'il portait sur la vie et lui confirmaient qu'il n'était pas devenu le monstre que tout le monde s'accordait à reconnaître en lui.

- Qui c'est ? demanda une élève du groupe, à la limite de la méfiance.

- Ce n'est rien, je la connais, la rassura Jeffrey sans quitter Fiona des yeux. Allez-y, je vous rejoins plus tard…

Après un instant d'hésitation, le groupe s'éloigna et ils passèrent encore un moment à s'observer sans rien se dire.

- Jeffrey, il faut que je te parle, se lança Fiona la première.

Sa voix tremblait tant elle avait la gorge serrée et son visage se crispa de craindre soudain qu'il la rejette. Mais un sourire confiant se dessina sur les lèvres de son fils et il fit même quelques pas dans sa direction.

- Maman…, se réjouit-il en élargissant son sourire.

Fiona était perdue. Cette attitude reflétait presque un accueil chaleureux et elle s'en trouva déstabilisée.

- On dirait que tu es content de me voir ? s'étonna t'elle.

- Pourquoi ne le serais-je pas ?

- Tu aurais tant de raisons de m'en vouloir, lui rappela t'elle d'un air désolé en s'accroupissant pour être à sa hauteur.

- Pas tant que ça, réfuta t'il. Voldemort a toujours tenu à ce que je conserve une merveilleuse image de toi. Il m'a expliqué pourquoi tu étais partie et m'a assuré, qu'où que tu sois, tu ne renoncerais jamais à l'amour qu'une mère porte à son enfant. Il m'a dit qu'il était important que je me raccroche à cette certitude parce qu'il était persuadé que le destin nous réunirait un jour.

Fiona allait de surprise en surprise et doutait que Jeffrey soit réellement informé de la raison de son départ, mais autre chose dans les propos de son fils lui fit froncer les sourcils.

- C'est la première fois que je t'entends l'appeler par ce nom, s'inquiéta t'elle. Comment tu as su que…, ne put-elle terminer.

- Qu'il était celui que tout le monde redoute ? compléta t'il à sa place avec douceur. C'est simple : à force de déductions. Grandir auprès d'un homme tel que lui est une forme d'apprentissage plutôt insolite qui amène à se poser pas mal de questions. Il m'a suffit d'observer les gens qui nous rendaient visite, surprendre des conversations, lire la Gazette du Sorcier, manipuler habilement Griselda pour qu'elle lâche quelques imprudences. Les livres de sa bibliothèque sont également une mine d'or pour ce qui est de faire référence à certains sorciers. Les bons comme les mauvais…

Fiona soupira d'appréhension. Elle commençait à entrevoir la personnalité tortueuse mais extrêmement malicieuse que tout le monde décrivait en parlant de son fils. Mais elle ne pouvait se résoudre à croire que l'adulte qu'elle découvrait soudain, tant sa façon de s'exprimer dépassait l'entendement, ne cachait pas aussi l'enfant qu'il était censé être. Elle s'obligea à ne pas laisser voir ses craintes et poursuivit.

- Est-ce que tu es heureux, au moins ?

- Oui, maman. Ne t'en fais pas.

- Mais…, hésita t'elle. Voldemort, enfin je veux dire… est-il attentif aux besoins que tu pourrais avoir, et te laisse t'il le choix des idées que tu te fais des principes de la vie ?

- Bien sûr. Je ne manque de rien et nous discutons beaucoup lui et moi. Il s'est toujours intéressé à ma façon de voir les choses. Il ne se lasse jamais de m'écouter parler pendant des heures et ne reprend que rarement mes propos. En fait, il ne le fait que lorsqu'il juge que cela est nécessaire mais nous avons beaucoup de points communs et j'ai énormément appris à ses côtés.

Ce qui pouvait tout aussi bien être traduit par une sorte de bourrage de crâne incluant des valeurs que peu de sorciers auraient trouvées ordinaires et Fiona s'en effraya. Mais elle était également convaincue qu'il serait toujours temps de revoir certaines convictions dont Jeffrey aurait pu s'enticher et dont il n'était pas question de faire état lors de cette si précieuse première entrevue. Elle décida de ne pas insister.

- Et ici, est-ce que tu t'entends bien avec tes camarades ? s'intéressa t'elle plutôt.

- Oui. Je n'ai pas besoin de te rappeler les rivalités entre les maisons qui ont toujours cours dans ce collège, mais il y a une bonne entente entre les Serpentard et je ne regrette pas que le Choixpeau m'y ait envoyé.

- Justement, se lança Fiona avec appréhension. Il faut quand même que j'aborde le sujet qui m'a poussée à venir ici. J'ai entendu dire que tu étais souvent considéré comme un enfant difficile selon tes professeurs. D'après ce qu'on m'a rapporté, il paraîtrait que plusieurs élèves aient eu à se plaindre de ta façon de te comporter avec eux, et il a même été question d'un renvoi dont Dumbledore t'aurait mis en garde récemment. Jeffrey, je ne veux pas que tu fasses pression sur les autres pour voir à quel point ils peuvent t'être dévoués. C'est un jeu dangereux qui pourrait te conduire à commettre des actes que tu regretteras par la suite. Quant à tes professeurs, il est important que tu leur accorde le respect qu'ils sont en droit d'attendre de toi en exerçant leur fonction.

- Je ne suis pas un monstre, maman. Je t'assure que je ne fais rien de mal. En ce moment, je fais des recherches sur une pièce secrète et, comme je ne peux m'y consacrer qu'en dehors des cours, les professeurs n'apprécient pas vraiment de savoir que je me ballade la nuit dans les couloirs. Je reconnais que ça m'a valu quelques désagréments mais ils finiront bien par comprendre que ça ne fait pas de moi quelqu'un de mauvais.

- Une pièce secrète ? Ce château est truffé de pièces secrètes, Jeffrey. Qu'est-ce que celle-ci a de particulier pour qu'elle attire ton attention au point de risquer de te faire renvoyer ?

- Mais elle est exceptionnelle ! fit-il presque outré, comme si la réponse était évidente. Elle remonte à l'époque même de la construction de Poudlard et c'est le grand Salazar Serpentard en personne qui en a dessiné l'architecture et décidé de l'emplacement.

- Le grand Sala…, commença Fiona en s'horrifiant de voir que son fils avait presque l'air de lui vouer un véritable culte. Tu sais, ce sorcier n'avait une si bonne rép…

Elle s'interrompit en se souvenant que Jeffrey faisait justement partie de cette maison et qu'il valait mieux ne pas se le mettre à dos.

- Ecoute-moi, reprit-elle en lui prenant affectueusement les épaules. Il est important que tu fasses tout ton possible pour rester dans ce collège. Je ne veux pas que tu mettes ta scolarité en péril en te permettant d'être arrogant envers tes professeurs, ni même que tu essayes de résoudre je ne sais quel mystère se rapportant à cette école. C'est la meilleure qui soit et elle fera de toi un sorcier honnête.

- C'était peut-être le cas lorsque tu y travaillais, maman. Mais je trouve que Dumbledore se fait un peu vieux pour diriger une telle institution et je ne suis pas toujours d'accord avec ce qu'on nous enseigne. Je sais que je suis bien obligé de faire avec mais tu ne peux pas m'en vouloir de me faire ma propre opinion sur ce qui m'entoure, même si certains ici se font un point d'honneur de me rappeler qu'à onze ans, je ferai mieux de m'occuper de mes affaires.

Fiona soupira et lui caressa la joue.

- Je n'ai pas le temps d'insister mais je compte sur toi pour que tu prennes conscience de la chance que tu as de pouvoir suivre tes études ici.

- Rassure-toi, j'en suis conscient. C'est juste que les choses pourraient être améliorées si certains de ses dirigeants se libéraient un peu de leurs préjugés… Je n'ai pas envie que tu partes, maman. Mais les cours ne vont pas tarder à reprendre.

Il avait raison. Fiona consulta sa montre et vit qu'ils discutaient depuis une bonne demi-heure.

- Jeffrey, je suis désolée mais il est important que personne ne sache que je suis venue ici, regretta t'elle.

- Ne t'inquiète pas, lui assura t'il. Les Serpentard savent garder un secret. Ils ne sont pas très nombreux à t'avoir vue et je saurai les convaincre de ne rien dire si ta visite arrive dans les conversations.

- Viens que je te prenne dans mes bras.

Jeffrey s'avança et Fiona ferma les yeux en étreignant son enfant. Cet enfant qui était loin de refléter une personnalité à laquelle elle s'était attendue, mais il restait son fils et elle prit la ferme résolution à cet instant d'être plus proche de lui et de veiller à ce qu'il ne s'attache pas à des valeurs amorales comme elle l'avait toujours craint. Elle se recula pour le regarder à nouveau.

- Serais-tu d'accord pour qu'on s'écrive de temps en temps ? demanda t'elle en ayant la certitude que c'était déjà un bon point de départ pour garder un œil sur lui.

- Bien sûr, se réjouit-il à cette idée. J'ai un hibou, tu sais. Il s'appelle Balthazar. Il n'en fait souvent qu'à sa tête mais c'est un bon messager.

- Tu ne crois pas qu'il tient ça de son maître ? plaisanta Fiona en osant un sourire.

- Ne t'inquiète pas, soupira t'il en lui rendant la même expression. Je te promets de faire un effort.

- Je veux bien te faire confiance à condition que cet effort ne soit pas plutôt sous-entendu comme un « je te promets de redoubler de vigilance de façon à ne pas me faire prendre ».

Il arbora un air mutin et ses yeux noirs brillèrent d'une plus grande intensité à la lueur des torches.

- Tu me connais bien, dis donc.

- Jeffrey, je ne plaisante pas, insista Fiona.

- Je t'ai donné ma parole, maman. Tu ne vas pas me dire que tu ne crois pas en moi ? Pas toi…

S'il n'avait fallu que quelques mots pour la convaincre, Fiona se serait rassurée sur le champ mais ça n'était pas le cas. Elle se leva et recommanda à Jeffrey de partir le premier pour qu'on ne les voie pas ensemble. Ce qu'il fit avant de se retourner subitement.

- Il y a une chose que j'aimerais que tu fasses, dit-il d'un air coquin.

- Laquelle… ?

- Je voudrais que tu fasses apparaître des flammes pour moi.

Fiona lui rendit son air malicieux et agita son index dans les airs. Un feu follet se matérialisa. Jeffrey sortit sa baguette magique de sa poche et, d'un sortilège, fit venir l'incandescence jusqu'à lui.

- Merci…, dit-il en haussant brièvement les sourcils avec complicité.

Elle regarda partir celui qu'elle considérait toujours comme son petit garçon et s'amusa de le voir pousser le feu minuscule devant lui en le guidant de sa baguette.

- Une dernière chose…, intervint-elle soudain.

Jeffrey se retourna une nouvelle fois, entraînant habillement le feu follet dans son sillage, et continua sa progression à reculons.

- N'oublie pas de le faire disparaître avant de rencontrer un de tes professeurs où les autres élèves, lança t'elle en plaisantant. Je ne voudrais pas qu'on t'accuse de vouloir mettre le feu au château.

- Je ne ferais jamais une chose pareille, fit-il mine de s'indigner.

- Je sais bien, mon chéri. Mais méfie-toi des fantômes aussi.

- Tu oublies les cadres. Dumbledore a laissé entendre qu'ils espionnaient pour lui.

Il disparut au détour d'une intersection et Fiona resta sur sa position un instant. Elle était plus inquiète encore qu'elle ne l'avait été à son arrivée mais elle ressortit du collège en profitant que les cours aient repris pour ne croiser personne.

-.-.-.-.-.-.-

Fiona rentra au manoir terrassée de doutes et réfléchissait déjà à la conduite à tenir. Elle commençait à entrevoir ce qui incitait la méfiance à l'égard de Jeffrey. Chaque mot qu'il avait prononcé, chaque idée émise, n'était que le reflet d'une éducation où tout semblait avoir été permis. Partir du principe que Dumbledore n'avait plus sa place au château n'était pas une réaction normale pour un enfant de onze ans. Malgré son grand âge, le vieil homme avait toujours inspiré la confiance et c'était encore le cas aujourd'hui. Braver les règlements et narguer les professeurs au risque d'un renvoi de l'école ne faisait pas montre d'un très grand respect. S'intéresser aux excentricités de Salazar Serpentard lui apparaissait bien pire encore. Et puis jusqu'où Jeffrey était-il capable d'aller dans la démesure de ces convictions si peu communes ? Fiona n'en avait pas la moindre idée. Un an et demi de séparation lui était apparu comme une goutte d'eau dans l'océan du temps. Et pourtant, elle prenait conscience que, pour un esprit aussi jeune, cela pouvait avoir un goût d'éternité tant Jeffrey semblait avoir changé.

Elle y songea longuement durant les dernières heures qui conclurent la journée. Mais il fallait qu'elle sache. Il fallait qu'elle s'assure que Voldemort n'ait pas patiemment ruminé sa vengeance en choisissant finalement de guider Jeffrey vers les méandres obscurs de l'immoralité. Après tout, ne l'avait-elle pas toujours redouté ?

Insensible au danger que représentait sa nouvelle résolution, Fiona décida à quatre heures du matin qu'il n'y avait qu'une solution pour se tranquilliser : aller directement là où se trouvait la vérité.

Elle attendit l'aube, laissa un mot dans la cuisine sans détailler clairement ses intentions, et se glissa hors du manoir. Une simple pierre ramassée près de l'entrée du domaine fit l'affaire pour être transformée en Portoloin. Puis, Fiona se matérialisa sur le lieu de sa destination. Ici, les brumes enserraient le fond des vallées creusées au cœur même de montagnes gigantesques. Les plateaux rivalisaient de verdure au milieu de roches et de marécages. L'architecture sauvage de la nature n'avait rien à voir avec l'Angleterre : c'était celle de l'Albanie.

Fiona avait choisi la croisée de deux routes pour apparaître. Un panneau indicateur guidait vers les villes de Sarandë d'un côté, et Delvinë de l'autre. Elle s'engagea vers Sarandë plus éloignée en se souvenant que les terres de Voldemort étaient à peu près situées entre les deux. Et s'il avait modifié les protections de façon à ce que la maison me soit devenue invisible ? songea t'elle soudain. Dans ce cas, son voyage ne rimait plus à rien mais Fiona préféra penser que le mage noir n'ait jamais perdu espoir qu'elle puisse revenir un jour.

Après trois kilomètres, Fiona quitta la route, empruntant un sentier sinueux qu'elle crut reconnaître pour l'avoir utilisé en sens inverse lors de son évasion. En se retournant à plusieurs reprises, cette supposition se confirma et elle marcha encore un long moment. Les broussailles s'étaient considérablement densifiées en deux ans, elle eut bien du mal à passer à certains endroits, mais elle atteignit bientôt une clairière et releva la tête pour apercevoir une immense demeure délabrée qui s'érigeait misérablement dans son écrin de verdure isolé.

La bâtisse était bien réelle mais c'était loin d'être gagné, pourtant. Il restait encore les Gardiens que Fiona s'attendait à trouver fidèles à leur poste, sans compter les protections qu'elle n'était pas sûre de pouvoir franchir. Elle se raccrocha une fois de plus à l'idée que Voldemort espérait sans doute son retour et se lança. Par précaution, elle concentra toute sa magie intérieure pour engendrer ce qu'il fallait d'énergie au cas où elle aurait dû pénétrer dans l'enceinte du domaine de la même façon qu'elle en était sortie deux ans plus tôt. L'espace d'un instant, on put voir de fins filaments bleuâtres traverser ses vêtements mais rien ne se produisit. Fiona venait de franchir les protections et atteindre le perron sans avoir à souffrir d'un quelconque sortilège. Pas de Gardiens, non plus. Mais où étaient-ils donc ?

Elle préféra ne pas s'attarder sur ce genre de détail mais restait sur ses gardes et actionna le heurtoir de la porte. A sa plus grande surprise, celle-ci finit par s'ouvrir après un moment. Le Seigneur des Ténèbres en personne se tenait devant elle.

- Qu'est-ce que vous avez fait de mon fils ! commença Fiona d'emblée en s'engageant dans le vestibule.

Voldemort eut à peine le temps de s'écarter dans un sursaut.

- Bonjour, Miss Mandelsen, fit-il d'une voix ondulante, presque sur le ton de l'ironie. Entrez donc, je vous en prie…

Fiona pivota vers lui, furieuse.

- Répondez à ma question. J'aimerais bien savoir pourquoi la plupart de ses professeurs ont à se plaindre de son comportement. Qui lui a mis en tête que Dumbledore était incapable de tenir son rôle au collège et, surtout, ce qu'il cherche exactement en se promenant la nuit dans les couloirs de l'école.

- Je vous trouve bien audacieuse…

- Je ne vous ai pas laissé Jeffrey pour que vous en fassiez en monstre.

- Je sais pourquoi vous me l'avez laissé…

A l'évocation de l'époque et de la raison de sa fuite, Fiona se trouvait maintenant parfaitement idiote de s'être autorisée à venir jusqu'ici, et même, à oser entrer en trombe et se permettre d'être en colère alors que ce n'était que folie. Elle se mit à trembler légèrement en prenant soudain conscience du danger qui la menaçait peut-être.

- V… vraiment… ? fit-elle enfin calmée mais surtout, mal à l'aise.

Le trou béant du capuchon de Voldemort se tourna vers la porte pour la fermer. A la plus grande surprise de Fiona, le ton qu'il employa pour poursuivre fut d'une grande sérénité et ne dénotait aucune rancœur.

- Je conçois l'énorme sacrifice que votre départ a représenté pour vous. Mais vous avez su m'atteindre là où j'ai laissé bien peu de gens s'aventurer. Malgré les relations distantes qui ont été les nôtres durant votre séjour ici, vous avez réussi à apprendre à me connaître, à cerner mes espoirs les plus chers et je ne peux que m'incliner devant une telle perspicacité.

- Etes-vous en train de me dire que si j'étais partie plus tôt, vous ne m'en auriez pas voulu davantage ?

- Plus tôt, c'est peut-être beaucoup dire, nuança t'il. Disons que vous avez su choisir le bon moment…

- Il était hors de question que ma décision ne soit pas mûrement réfléchie. Je devais avoir la certitude que Jeffrey ne disposait pas d'une puissance suffisante pour vous seconder. Ni prendre le risque de vous voir en faire un être mauvais.

Voldemort eut un rire que Fiona fut bien incapable d'interpréter.

- Jeffrey n'avait vraiment rien à craindre de moi, affirma t'il.

- Que voulez-vous dire ?

- La maîtrise des quatre éléments est un don d'une grande complexité qui répond à des principes ancestraux contre lesquels personne ne peut rien. J'ai su dès l'instant où Griselda m'a annoncé que votre enfant était un garçon qu'il serait irrémédiablement incapable d'accomplir vos prouesses. Pour la bonne et simple raison que c'est un pouvoir qui ne se transmet que de mère en fille, exposa Voldemort alors que Fiona semblait tomber des nues. Et vous en ai-je voulu d'avoir donné naissance à un sorcier ordinaire ? Vous auriez pu comprendre après seulement quelques mois que j'ai préféré privilégier une paternité toute relative alors que je savais pertinemment que Jeffrey ne me serait jamais d'une grande utilité. …Vous ne le saviez pas ? supposa t'il en voyant Fiona toujours décontenancée par l'évocation de l'hérédité qui régissait ses pouvoirs.

- N… non. Je n'ai jamais rien connu de mes ancêtres…, avoua t'elle complètement désarçonnée.

Mais par Merlin, elle prenait enfin conscience qu'elle aurait pu ôter un poids supplémentaire aux inquiétudes qui l'avaient rongée pendant tant d'années ! Et peut-être qu'en reconnaissant plus tôt que Voldemort ne chercherait pas à nuire à Jeffrey, elle aurait pu bénéficier bien avant de son retour parmi les siens !

- Revenons-en à l'objet de votre visite, proposa Voldemort pour l'aider à dissiper son malaise. Je peux vous assurer que Jeffrey a reçu une éducation tout ce qu'il y a de plus convenable. Vous n'avez jamais accepté ma façon d'appréhender la vie et je n'aurais pas pris le risque de vous décevoir. J'ai simplement pensé que Jeffrey devait être initié à tous les aspects de la magie pour qu'il se forge ses propres opinions, mais j'ai également mis un point d'honneur à lui faire comprendre qu'il ne fallait pas dépasser certaines limites.

- Dans ce cas, pourquoi les gens qui l'entourent sont-ils intimement persuadés qu'il possède justement toutes les qualités requises pour suivre votre chemin ?

- Jeffrey a toujours eu une grande soif d'apprendre, avança Voldemort en guise d'explication. Le fait que ses sujets d'intérêts diffèrent de ceux d'un enfant de son âge y est sûrement pour quelque chose. Cela ne veut pas dire qu'il mettra en pratique ce que d'autres considèrent comme une menace ou un danger pour autrui. J'y ai étroitement veillé, Miss Mandelsen. Je vous en donne ma parole.

- J'ai quand même eu l'occasion de m'entretenir avec lui, récemment, insista Fiona. Et je peux vous assurer qu'il adhère à des concepts que d'aucuns jugeraient plutôt douteux.

- Vous savez comme moi qu'il a toujours aimé la provocation. Ne vous ais-je pas prévenue il y a bien longtemps qu'il se plaisait à tester l'influence qu'il avait sur les autres ? Ne voyez en cela qu'une façon de se rassurer. Songez qu'il n'a pas évolué dans un environnement protecteur tel que celui dont ont pu bénéficier ses camarades. Chaque enfant est intimement persuadé qu'il grandit au cœur d'une famille dont les parents représentent à ses yeux des piliers inébranlables que rien ne peut atteindre. Jusqu'au jour où ils sont assez mûrs pour s'apercevoir que leurs parents ne sont pas meilleurs que d'autres et qu'ils se heurtent fréquemment à leurs propres faiblesses. En raison de sa précocité, Jeffrey, lui, a toujours été conscient de grandir au sein d'une union investie d'une tension quasi permanente. Il a dû apprendre très tôt à se construire de façon à trouver sa place au cœur de cet univers un peu particulier.

- Vous êtes donc formellement convaincu qu'il n'entreprendra jamais aucune action qui puisse nuire à qui que ce soit, récapitula Fiona encore septique.

- Oui, Miss Mandelsen. Je le suis. Il éprouve un besoin irrépressible de comprendre et de défier le monde pour apprendre à s'en protéger. Mais je peux vous assurer qu'il est juste et droit. C'est un être sincère et loyal. Téméraire mais prudent. Il faut juste s'accommoder des remises en questions qu'il s'impose très souvent, sans y voir une quelconque intention de nuire.

Tout ça était bien beau mais Fiona avait encore du mal à croire que son fils puisse être investi de telles qualités alors qu'elle venait elle-même de constater que tout dans l'attitude de Jeffrey privilégiait le contraire.

- Où sont passés vos Gardiens ? se souvint-elle en changeant de sujet. Je suis assez surprise d'avoir pu arriver jusqu'ici sans les avoir rencontrés.

- J'ai su que vous étiez en Albanie dès l'instant où vous y avez posé les pieds, répondit-il. Ne me demandez pas comment, moi-même je n'en sais rien mais je leur ai intimé l'ordre de ne pas intervenir. Il ne me restait plus qu'à vous attendre… Vous avez l'air d'aller plutôt bien, observa t'il ensuite d'une voix presque amicale.

Fiona donna l'impression de sortir d'un long rêve.

- Comment osez-vous ! s'énerva t'elle soudain en repensant à ce qu'il lui avait fait.

Elle amorça un geste vif avec la ferme intention de se permettre de gifler Voldemort. Il fut plus rapide et, au risque de s'y brûler peut-être, attrapa son poignet qu'il maintient solidement entre leurs deux visages.

- Je suis morte et vous avez l'audace de me demander comment je vais !? lui rugit-elle à la figure pour expliquer son geste.

- C'est donc ça…, comprit Voldemort en conservant un calme olympien. Je crois qu'il y a un mal entendu, Miss Mandelsen. Je peux vous assurer que vous êtes aussi réelle et bien vivante que l'est votre fils.

- Je ne vous crois pas ! s'obstina Fiona en commençant à ne plus savoir où elle en était tant les images qui se succédaient dans sa tête étaient encore pénibles à revoir. Il… il y a eu les Mangemorts, et… et vous, et… et les éclairs ! Et puisqu'ils étaient verts, cela ne peut signifier qu'une chose ! D'ailleurs tout le monde m'a vu morte et enterrée !

- Ainsi donc, vous ne vous souvenez pas de ce qu'il vous est arrivé, murmura Voldemort pour lui-même. Evidemment, je comprends mieux maintenant pourquoi vous ne m'avez jamais…

- Vous comprenez ?! insista Fiona, outrée, en dégageant sa main. Eh bien pas moi, figurez-vous !

- Laissez-moi vous expliquer ce qu'il en est, je vous en prie. Je vous promets qu'ensuite, vous pourrez me cracher toutes les malédictions dont vous rêvez à la figure.

Voldemort se lança dans la description complète du procédé qu'il avait utilisé pour parvenir à ses fins. Fiona savait qu'il ne mentait pas pour avoir vu de ses propres yeux les images du rituel dans sa totalité lors des aveux de Queudver. Mais il était si difficile pour elle d'entendre les mots de la bouche même de l'instigateur d'une telle atrocité qu'elle ne put retenir les larmes qui glissaient sur ses joues.

- Comment pouvez-vous être aussi sûr de n'avoir commis aucune erreur, gémit-elle, la gorge serrée par le dégoût.

- Je suis un maître en matière de magie noire, ne l'oubliez pas…

Fiona plaqua ses mains sur son visage inondé de larmes.

- Vous n'avez jamais voulu entendre ce que j'ai tant de fois essayé de vous faire comprendre, reprit Voldemort. Ne vous ai-je pas dit un jour que la magie noire était autre chose qu'une supercherie tout juste bonne à effrayer les moldus ? Vous êtes la preuve vivante que c'est aussi une science extraordinaire dont on peut tirer des bénéfices considérables, Miss Mandelsen. Songez qu'elle vous a permis de mettre au monde un enfant et ne venez pas me dire aujourd'hui que vous auriez préféré renoncer à ce bonheur plutôt que de croupir six pieds sous terre. Sans vous, Jeffrey n'existerait pas. Raccrochez-vous à ce don merveilleux que votre renaissance vous a offert si ça peut vous aider à accepter cette nouvelle vie à laquelle vous semblez accorder si peu d'importance.

- Vous n'aviez pas le droit, s'insurgea Fiona sans conviction.

Elle se calmait enfin. Et s'empressa bien vite de chasser Elina de son esprit que Voldemort aurait pu ajouter à la liste de ces nouvelles raisons de vivre s'il en avait connu l'existence.

Une autre pensée beaucoup plus alarmante raviva sa raison. Fiona s'était trouvée bien imprudente d'être venue ici sur un coup de tête et se demanda soudain si le Seigneur des Ténèbres n'allait pas en profiter pour la retenir prisonnière, une fois de plus. Elle écarta les mains de son visage et releva vers lui un regard meurtri par la crainte mais également empreint d'une farouche détermination au cas où il lui annoncerait subitement qu'il ne pouvait pas la laisser sortir.

- Partez, Miss Mandelsen, l'autorisa t'il selon toute attente. Avant que je ne change d'avis…

Fiona chancela un instant et finit par se diriger lentement vers la porte en marchant à reculons pour ne pas perdre Voldemort de vue. Elle ne prit pas la peine de la refermer derrière elle et sortit du domaine pour rejoindre l'Angleterre.

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A son retour à Aylesbury, personne n'osa se montrer indiscret sur son escapade improvisée. Le mot laissé dans la cuisine indiquait succinctement qu'elle devait s'absenter, peut-être pour la journée, et qu'on ne l'attende pas pour dîner. Les employés du manoir auraient pourtant bien aimé en savoir plus à en juger par les mines interrogatrices que Fiona perçut en pénétrant dans le vestibule et Mildred ne résista pas à la tentation.

- Nous n'étions pas vraiment inquiets puisque vous nous avez prévenus, se lança t'elle timidement. Mais nous aimerions savoir si tout va bien ?

- Oui, la rassura Fiona. J'avais quelque chose d'important à faire…, dit-elle simplement avant de monter dans sa chambre.

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Fiona bénéficia d'un peu de répit durant quelques semaines. Elle écrivait souvent à Jeffrey, apprenait à le connaître et se satisfaisait de voir que c'était un enfant accompli. Il lui décrivait la vie du château avec un enthousiasme qui confirmait à la jeune femme qu'il y était heureux. Les cours se passaient bien. Il était consciencieux et ses progrès insufflaient une grande fierté à Fiona qui se consolait du même coup de n'avoir pu réellement participer à son éducation.

Mais c'était sans compter sur l'implacable loi de l'existence qui poursuivait inexorablement son cours et lui imposerait bientôt de devoir affronter de vieilles vérités...


Comme vous pouvez le voir, la dernière phrase en dit long ! Dans le prochain chapitre, tout le monde saura enfin qui est Jeffrey (aïe aïe aïe !)

D'ailleurs, je vais avoir besoin de votre avis. Vous avez vu qu'on ne sait rien de la période où Jeffrey « cohabite » seul avec Voldemort. Est-ce que ça vous dirait que je fasse une fic spéciale pour décrire cette période ? Elle n'est pas très longue puisque entre l'évasion de Fiona et l'arrivée de Jeffrey à Poudlard ça ne représente que 2 ans environ. Ce serait donc une fic de quelques chapitres et, si ça vous dit, je le fais.

Bises à tous et à bientôt !