Drem Yol Lok, salutation camarades et aventuriers. Je vous ai manqué? J'espère que oui même si l'absence n'était pas quelque chose que je voulais faire. Chacun sa vie ^^.

Je vous rappelle ce qui nous réunissait la dernière fois. On avait un petit problème minime avec la mort de l'empereur et Fenrir est allé voir. Le bon Dovahkiin qu'il est ^^.

Bon, Elder Scroll appartient à Bethesda et l'histoire à l'esprit d'adeptes de la folie et des bonnes histoires. Bonne lecture.


Chapitre 50 : Warm Bodies.

Runa regardait son armure, cherchant si elle n'avait rien oublié. Elle regarda les quelques potions d'invisibilité qu'elle possédait. Elle fronça les sourcils avant de les mettre dans sa ceinture rapidement et de finir d'accrocher ses dagues. Elle sortit de la chambre pour trouver Engla habillée comme une des tireuses de la grande guerre. Une capuche qui cachait ses cheveux, un foulard qui recouvrait le bas du visage. L'armure en elle-même était sombre avec des reflets verts. Engla finit d'armer son carquois à sa cuisse et un second était accroché à son épaule. Elle avait ajouté des tracés sur sa peau et avait déchiré plusieurs parties de la tenue pour donner l'illusion qu'elle était un revenant, une personne morte durant les batailles de la grande guerre.

- Où sont les garçons ?

- Lucien finit de s'habiller. Mais Fenrir et Onmund sont descendus avec Sahir en bas pour regarder les passages dans les égouts.

- Des nouvelles des cadavres ?

- Le chef de la guilde des voleurs est passé il y a un instant. Il a dit que tout avait été installé et il s'amusait comme un petit fou. Lui et ses hommes sont prêts. Mais il a précisé, je cite, qu'il va être intransigeant sur la notation de la représentation. Ça a intérêt à être du grand spectacle. Mais ils sont tous prêt à entrer dans chaque maison et chaque lieu où travaillent ou vivent les membres du conseil des anciens.

Runa rit à gorge déployé avant de descendre dans la cave. Elle vit alors Fenrir finir de se grimer. Il portait dès à présent une armure de l'empire avec un casque qui cachait son visage mais les emblèmes des LameduNord étaient bien visibles. Était accroché sur lui des dizaines de flèche, et son teint était blafard par de la farine. Pour accentuer le coté revenant, il y avait des traces de sang qui s'étalaient le long de la tenue.

La rougegarde tourna alors les yeux vers Onmund qui finissait d'installer la capuche sur son visage avec le masque. Il avait préalablement brulé quelques parties de son armure pour donner l'effet qu'il avait été pris dans une explosion. Cela pour donner l'effet que FoudreNoire avait été piégé comme ses camarades dans la forteresse des mages de guerre qui avait explosé.

- Vous êtes tous prêt ?

- Oui ! Lucien t'attend dans les galeries, habillé en armure noire. Un cadeau d'Ocato. Il a dit que ça appartenait à Luna. Ou plutôt à son mari avant sa mort.

- D'accord. Bon, on commence dans une heure. Vous pensez nous donner combien de temps ?

- … ça dépendra s'ils mordent à l'hameçon. Mais Onmund a prévu de donner l'effet FoudreNoire en déclenchant un éclair dans le quartier des mages.

- Fenrir, je vais te donner un cri dont je ne connais qu'un seul mot mais qui est pratique.

Elle regarda le sol avant de gonfler ces poumons et murmurer.

- Ven.

Le mot s'inscrit dans le sol et Fenrir s'en imprégna. Puis Runa se concentra pour partager sa connaissance.

- À quoi il sert ?

- Il fait tomber une brume pendant quelques instants dans une grande zone. Tu le déclencheras avant d'apparaitre pour faire croire que vous sortez de nulle part.

- Merci. Soit prudente.

- Je ferais de mon mieux. Bon courage.

Runa rejoint alors Lucien qui finissait d'ouvrir l'un des passages. Il regarda sa camarade de choc avant de sourire comme un dément.

- Prête pour le show ?

- On travaille en coulisse, mais, dommage, j'aurais vraiment aimé voir ce qu'ils feront.

- On aura les résumés en revenant. Bon. Qu'est-ce que l'on attend pour aller à notre point de rendez-vous ?

- Rien, on se met en marche. J'espère que les deux voleurs auront le reste du matériel pour que l'on rentre dans l'ambassade sans trop de problème.

L'ex assassin haussa les épaules avant d'allumer une seconde torche et la donner à Runa. Cette dernière avança dans les galeries, guidant dans les souterrains jusqu'à une sortie de bouche d'égout. Rapidement, les deux fracturèrent la porte avant de sortir à la lumière du jour. Ils profitèrent de la brume matinale pour longer les berges et arriver devant la porte d'un ancien tombeau. Runa frissonna en regardant la porte, s'arrêtant juste devant. Lucien la regarda avant de lui donner une tape amicale dans le dos.

- Allez ! ça ira. Dis-toi que c'est juste un mauvais médicament à prendre.

- Un médicament qui m'est resté une semaine dans l'estomac. Alors, désolé de ne pas être très chaude à refaire l'expérience.

- Pense au fait que ce coup-ci, ton frère n'est pas là pour fermer la porte.

Runa renifla avant d'entrer. Les couloirs empestaient la chair pourris ainsi que la mort. Les deux descendirent jusqu'au centre du tombeau sans pour autant croiser le moindre zombi ou revenant. Runa respira de satisfaction. Espérant que ça continuerait ainsi.

Les deux virent en entrant dans une nouvelle salle de la lumière. Se trouvait alors devant eux, deux voleurs avec un tas de sac et de matériel. Ces derniers semblaient occuper par un plan du tombeau. Runa racla sa gorge pour présenter leur présence. Les deux voleurs se retournèrent armes en mains mais les baissèrent lorsqu'ils reconnurent les deux.

- On est prêt de notre côté. On a tous le matos. Cordes, crochets, potions, armes et parchemins.

- Parfait. On va se diriger vers le passage. Il se trouve dans deux salles. On va vous aider à transporter les sacs.

- Bien m'dame. Et dire que les copains nous avaient dit que l'on se tape la partie la plus pépère. Ils auraient dû voir ce que l'on a dû traverser avant d'arriver ici.

Runa arriva devant un mur où ne se trouvait que des arabesques représentant des dragons ainsi que la légende de l'empereur Talos et de ses fiers guerriers. Elle sourit en époussetant la paroi et de sortir sa dague. Sur un morceau se trouvait la sculpture des lames. Elle entendit le commentaire d'un des voleurs qui disait qu'ils n'étaient pas là pour faire du tourisme et de l'archéologie. Elle se marra intérieurement en enfonçant le pommeau de son épée dans le mur et le tourna d'un quart de tour à droite, puis deux quarts à gauche. Un bruit d'engrenage emplit alors la pièce et le mur en lui-même s'enfonça avant de se décaler sur le côté pour faire apparaitre un vieil escalier.

Lucien siffla tout en remontant les bouches des deux voleurs du bout des doigts. Il suivit alors Runa tout en riant discrètement. Rapidement, ils arrivèrent tous devant un second mur. Runa s'avança et tira sur une plaque de métal et regarda derrière. Elle vit alors que derrière le mur se trouvait une sorte de bureau. Elle sourit avec plaisir en voyant des plans sur la table. Elle regarda rapidement et vit que personne ne se trouvait dans la pièce et cette dernière était fermée. Elle se tourna vers les voleurs.

- Bon, je crois que l'on vous a briffé sur votre mission ?

- Oui. Le maitre nous a expliqué. On reste ici pour réceptionner les documents que vous trouvez. En cas d'alerte, on doit vous attendre 10 minutes, sinon, on doit vous laisser et emporter avec nous les documents que vous auriez rapportés précédemment.

- Bien ! vous serez en charge d'ouvrir et de fermer le passage.

Chacun s'installa dans le passage à attendre. Runa avait les yeux fermés en position du lotus. Lucien s'attachait une corde autour de la taille au cas où ainsi qu'un crochet à la ceinture. Les deux voleurs regardaient en attente. L'un d'eux ne pouvant plus attendre, osa poser sa question.

- … Euh ! qu'est-ce que vous attendez ?

- Juste le signal du départ de la diversion….

- … Et …. On saura comment elle aura commencé ?

Runa haussa les épaules, toujours concentré sur ce qui l'entourait et ce qu'elle entendait. Puis, une cloche sonna et des hurlements se firent entendre au-delà des murs.

- ALERTE ! ALERTE ! TOUS LES SOLDATS SUR LES NAVIRES !

- DES MORTS VIVANTS ATTAQUENT LA CITE AINSI QUE NOS POSTES DE GARDES !

Lucien esquissa un grand sourire triomphal en regardant les deux voleurs qui comprirent que ça allait être à leur tour de jouer. Au bout de cinq minutes, plus aucun bruit ne fut entendu dans la citadelle.

Runa entra sa dague dans le mur avant de la tourner pour ouvrir le passage. Elle se glissa dans la pièce avant d'aller ouvrir la porte pour observer si personne ne se trouvait dans le couloir. Rapidement, elle fit signe à Lucien de venir et le passage dans le mur se referma sur les deux voleurs qui leur souhaitaient bonne chance. Les deux, furtivement, se déplacèrent de couloir en couloir. Trouvant les nombreux bureaux qu'occupaient les thalmors. L'un d'eux était lourdement gardé ainsi que fermer. Il y avait deux gardes dans le fond du couloir gardant la porte.

Lucien montra à Runa que la seule source de lumière était les torches accrochées au mur. La rougegarde hocha la tête avant de tracer sur ces mains deux Runes de vent. Elle regarda l'assassin préparer ses dagues avant que d'un mouvement de tête, les deux sautèrent dans le couloir. Les deux elfes regardaient surprit la présence des deux. Avant même que l'un ne put lancer un appel. La lumière disparut dans un souffle. Lorsque cette dernière réapparut, Runa regarda au sol les deux cadavres, la gorge tranchée. Lucien finissant d'essuyer sa dague.

- Bravo. Belle dextérité.

- Merci ! ce n'est pas comme-ci j'avais fait ça toute ma vie. En fait si.

- Laisse-moi la porte, je suis habitué aux portes.

La fille de Talos sortit de ses poches un crochet et s'agenouilla devant la porte. Promptement, elle fit bouger les mécanismes alors que Lucien guettait au bout du couloir. Quand la porte fut ouverte, elle tira les cadavres dedans et siffla Lucien qui la rejoignit.

Dans la pièce se trouvait de nombreux rouleaux de papier ainsi que des cartes. Les deux commencèrent à prendre un maximum et à les lire. Runa retint de nombreux documents en grognant de colère. Lucien sentit à un moment toute la forteresse bouger lorsque Runa lâcha un mot draconique.

- Calme maman dragon. Tu vas nous faire repérer.

- Oui, mais tu peux enlever encore deux membres du conseil en plus que les 6 que l'on a déjà. De plus, ajoute trois menacé par des membres de leur famille enfermée ici.

- Tu veux qu'on aille les sortir de là ? Et ajoutes en un autre. Preuve ici.

- … j'aimerais mais on doit rapporter ces documents rapidement.

- Tu connais cette citadelle ?

- Assez bien.

- Explique-moi comment on descend au cachot. Toi, va poser les documents.

- Non ! tu t'en charges, j'ai plus de chance de pouvoir improviser au cas où je croise une ronde.

- Je ne suis pas ….

- Je ne te demande pas ton accord. C'est un ordre Lucien.

Runa finit de mettre les documents dans le sac avant de le donner à Lucien et disparaitre dans l'ombre du couloir. L'assassin essaya de la rattraper mais ne put la trouver dans l'ombre. Il se dirigea rapidement vers la salle du passage secret avec les trois sacs qu'ils avaient déjà. Il entra dans la pièce et frappa deux coups secs contre le mur. Ce dernier s'ouvrit et il fut accueilli par les deux voleurs.

- Elle est où MarcheOmbre ?

- Elle veut permettre à des membres du conseil d'avoir les mains libres. Vous avez des bombes fumigènes ?

- Oui. Quelques-unes.

- Donnez-les-moi. Je sens que je vais en avoir besoin.

Pendant ce temps, Runa filait aussi rapidement que pouvait la porter ses jambes vers les cachots. Elle nota trois gardes dans le couloir avant la prison. Elle compta ces dagues. Juste assez pour chacun d'eux. Elle sortit alors la fiole que lui avait donnée Lucien. Du poison. Elle en recouvrit les lames avant de s'agenouiller dans l'ombre. L'un des gardes passa juste devant elle. Elle se glissa dans son dos avant de le tirer contre le mur dans l'ombre, la main contre sa bouche et la dague tranchant sa gorge.

Ce dernier mourut sur le coup. Elle se tourna vers les deux autres qui n'avaient rien entendu. Elle tenu ses dagues entre ses doigts gantés et lança les deux lames. Ces dernières filèrent dans l'air avant de se loger dans le dos des deux elfes. Runa récupéra ses lames et prit les clés des prisons avant de descendre dans l'escalier. En arrivant en bas, elle ne vit personne qui gardait. Elle avança avec prudence avant de sentir quelqu'un juste dans son dos, posant une lame contre son cou. Elle ferma les yeux de colère envers elle-même.

- Eh bien ! eh bien ! qu'avons-nous là ? Un mercenaire ? Un voleur ? Un assassin ? Je ne sais que choisir… Quel est le sombre imbécile du conseil pensant, en vous engageant que vous sauverez sa famille emprisonné ici ?

- …

- On préfère le silence ? J'ai fait parler tant de personne. Et faire parler une aussi jolie demoiselle pourrait me faire le plus grand bien.

Runa sentit que l'homme glissait sa main sous son armure. Elle lui attrapa la main mais la menace de la lame sous le coup fut encore plus présente.

- J'aime lorsque l'on me résiste.

- …. Vire tes sales pattes de moi…. Je te ferais ravaler ta langue.

- OH ! du répondant ?

Il la frappa au niveau du cou mais Runa resta consciente. Elle se releva en le toisant du regard. L'elfe lui lança alors un coup de pied dans l'estomac. La propulsant contre le mur. Elle siffla de douleur mais releva la tête face à la lame menaçante.

L'elfe sourit avant de lever la lame. Runa vit alors rouler entre les jambes de l'elfe une capsule qui fumait. Elle haussa les sourcils avant de voir cette dernière éclater, relâchant énormément de fumer. Puis elle sentit un liquide lui tomber dessus et un corps s'effondrer à côté d'elle. Elle se tint les cotes avant de se relever pour regarder correctement le corps. Elle reconnut l'elfe qui la menaçait. Elle releva les yeux pour se retrouver face à Lucien.

- Je suis arrivé à temps.

- Merci.

- Oh ! Dis-toi que c'est un moyen de rembourser la lourde dette que j'ai envers toi, Fenrir, Onmund et Sahir.

Elle hocha la tête avant d'ouvrir les cellules. Les deux tombèrent alors sur 2 enfants ainsi qu'un homme d'âge mûr et une femme sortant de l'adolescence. L'un des jeunes sauta dans les bras de Lucien, pleurant à chaude larme.

- Vous allez me ramener à mon papa ?

- … Euh ….

- La réponse qu'on doit donner Lucien, c'est oui. Bon on y va. Suivez-nous le plus discrètement possible.

Chacun hocha la tête et la petite troupe remonta jusqu'au bureau. Lucien utilisa la corde pour accrocher le cadavre du gardien bien en hauteur, pendu. La petite fille attrapa la main de Runa.

- Vous êtes un héros comme dans les livres d'histoire ?

- Non, je suis une voleuse et une aventurière.

- Je serais comme vous lorsque je serais grande.

Runa ne put s'empêcher de rire avec Lucien en entrant dans le bureau et fermer la porte derrière eux. Ils frappèrent au mur. Ce dernier s'ouvrit à nouveau.

- Bienvenue au service pillage de Cyrodiil… Nous vous souhaitons une bonne visite des tombeaux et n'oubliez pas les guides en partant.

- C'est bon vous deux. Rien à déclarer ?

- Pas un chat. À mon avis, la diversion est soit vraiment impressionnante, soit, ils se sont fait chopper.

- Ne parlez pas de malheur. Madame, monsieur, voici des camarades de bêtises.

L'ancien poussa un soupir de soulagement et se tourna vers le groupe.

- Je ne sais comment vous remercier.

- Il n'y a pas. On était là pour descendre du thalmors. C'est ce que l'on a fait.

Runa entendit une cloche sonner. L'alarme venait d'être sonnée. Elle fit signe à tout le monde de se presser à rentrer. Elle sauta dans le passage et enclencha la fermeture. La pierre glissa lentement contre ses railles. Chacun entendit les pas se rapprocher de plus en plus. La pierre n'était toujours pas fermée lorsqu'une clé fut enfoncée dans l'encoche de la porte du bureau. Chacun souhaitait à sa bonne étoile tout en essayant de descendre sans bruit dans le tombeau. Runa attendait que la pierre se ferme. Il ne restait plus que quelques centimètres.

Elle respira cependant quand la lourde pierre finit de se fermer alors que l'elfe rentrait dans son bureau. Elle scella alors le passage et descendit rejoindre les autres qui l'attendaient dans le tombeau.

- Tout le monde va bien ?

- Oui.

- On va bien tous les deux, mais on a cru que notre dernière heure avait sonné.

- Moi je n'ai pas peur. Un monsieur en noir ! je serais aussi fort que vous.

- … Lucien, tu as un fan.

- Et toi, une fan.

- Bon ! on y va. Les autres doivent attendre notre message retour.

La troupe avança dans les déambules du tombeau avant enfin de revoir la lumière du jour. Arrivé dehors, Lucien sortit d'un des sacs une sorte de fusée. Runa l'alluma, regardant alors partir dans le ciel le projectile. Ce dernier explosa dans une multitude de couleur. L'homme osa alors parler.

- Qu'est ce qu'est cette merveille ?

- Une invention des mages de l'académie de Fordhiver. Je pense que J'Zargo va faire fortune avec ses enchantements et ses feux d'artifices.

- Bon, on rejoint les galeries. On ne va pas rester ici à attendre une patrouille, non ?

Rapidement, ils suivirent le lit du fleuve avant d'arriver à la bouche d'égout. À une des intersections, les voleurs conduisirent en sécurité les ex prisonniers pendant que Runa et Lucien se dirigeaient vers le point de rendez-vous. Arrivés sur place, ils s'assirent contre la paroi et guettant les différents passages.

Après une dizaine de minute d'attente, ils entendirent des pas venir vers eux. Arrivant de l'ombre apparut Fenrir, le sourire collé aux lèvres. Finissant de retirer les fausses flèches ainsi que la farine qu'il avait sur le visage.

- Alors ? Vous avez réussi ?

- Mission accomplit. Et de ton coté ?

- Je ne me suis jamais autant marré de toute ma vie. Je crois que l'un des elfes s'est même oublié dans son armure ou j'ai rêvé. Je l'ai juste salué.

- Avec ta tête, on peut croire que tu sors d'une tombe. Commenta Runa est aidant Fenrir à enlever la peinture.

- Alors ? Qu'est ce que tu as comme info ?

- Assez pour mettre en place dès la semaine prochaine le nettoyage du conseil. On va même permettre à certains membres du conseil à avoir les mains libres.

- J'entends quelque chose. Fenrir, Runa, taisez-vous quelques instants. Interrompu Lucien.

Les trois dressèrent l'oreille avant d'entendre des bruits de pas. Puis, quelques minutes plus tard, une ombre émergea d'un des couloirs. Fenrir sortit son épée mais la rengaina aussi sec lorsqu'il reconnut l'armure.

- Je vous préviens, je prends un bain et j'enlève cette armure. Elle me grossit.

- C'est parce que l'on t'a donné une armure pour les hommes, Engla.

- Merci de préciser. Sinon, je fais mon rapport de foutoir. Il y a plusieurs elfes qui sont épinglé sur les murs de la cité, la peur lisible dans leurs yeux. Les zombis faisaient un merveilleux effet et mon apparition a mis encore plus de frayeur dans leur cœur. Ils ont vraiment cru que c'était mon père ou l'un des archers morts durant la grande guerre.

- Il ne manque plus que Sahir, Ocato et Onmund. J'espère qu'ils vont bien.

- Merci pour ta considération sur nos talents Lucien.

Tout le monde se tourna vers Onmund qui avait un sourire aux lèvres. Tenant fièrement sous son bras un casque thalmors. L'ancien assassin regarda l'objet du coin de l'oeil en se demandant pourquoi le mage avait cet objet sous le bras.

- Euh … Pourquoi tu as un casque ?

- … Mon père avait une sale habitude lorsqu'il mettait fin au combat, j'ai décidé de faire de même.

- Et c'était ?

- …. Dechapeauter à coup d'éclair l'un des officiers. L'elfe a vu son casque volé puis il s'est tombé au sol inconscient. Cloué par la peur.

Tout le monde regarda le mage avant d'exploser de rire. Runa s'accrocha à Fenrir pour éviter de tomber au sol. Après quelques instants d'euphorie, ils entendirent une discussion sur des sortilèges. Chacun se tourna vers la dernière galerie d'où émergèrent Sahir et Ocato.

- … Non, je vous le dis, si vous voulez discuter sort de soin ou de destruction, c'est avec Runa. Moi, j'adore l'illusion et la conjuration.

- … Certes mais vous êtes néanmoins une maitre dans l'art des arcanes de conjuration. Je dois applaudir votre performance.

- Salut vous deux. Alors ? Les zombis ?

- Ils sont tous retourné dans leur tombeau miss MarcheOmbre.

- Mais ça a fait du plus bel effet Runa. Tu aurais dû voir les gardes de la cité ainsi que les soldats Thalmors. C'était carrément des poulets sans tête. Je suis sûr que si on avait fait ça avec Vlad et les autres, ton père aurait eu une attaque cardiaque.

La fille de Talos leva les yeux pour réfléchir avant de grimacer légèrement.

- Mouai. Moi, je pense plus qu'il nous aurait tous chopper par la peau du cou avant de trouver une punition pire que celle de la bibliothèque et du nettoyage à la brosse à ongle des cachots jusqu'à que ce que l'on puisse se voir dedans. Je sais pas moi. … des cours de maintien avec le vieux S'rahar.

- Vue sous ce point de vue, je m'incline.

Ocato présenta alors le fait qu'il ne fallait pas rester ici. Que les soldats pouvaient avoir la brillante idée de descendre dans les égouts pour trouver les rigolos qui ont mis sans-dessus-dessous la cité.

En quelques minutes, ils arrivèrent devant l'entrée de la maison du temple de l'unique. Ocato monta le premier suivit de Fenrir, alors que les autres finissaient de fermer le passage.

Fenrir posa les sacs qu'il portait et retira l'armure. Il la regarda quelques instants avant de reprendre son armure d'acier.


La nuit était tombée sur la capitale, mais la ville était toujours en effervescence. On pouvait entendre dans les rues les discussions endiablées sur la vengeance des morts. Ou la colère des dieux. Chacun avait sa version mais c'était toujours la même chose à la fin. La colère divine avait frappé la capitale de Cyrodiil.

Runa et Fenrir arrivèrent devant la guilde des voleurs avec deux cassettes remplies d'or. En entrant, ils trouvèrent plusieurs voleurs racontant ce qu'ils avaient vu durant la journée, ajoutant son petit commentaire ou son anecdote. Lorsqu'ils virent entrer les deux enfants de dragons, ils les applaudirent.

- Du grand Spectacle !

- On s'y croyait !

- Si je n'avais pas su que c'était vous, j'aurais moi aussi eu peur.

La révérence fut de mise pour les deux. Runa avait le même sourire fou que Shéogorath à cet instant. Fenrir était sûr que le fait que l'affaire est aussi bien marché était qu'un divin de la folie avait participé à la bêtise.

- Merci pour les compliments. Mais je crois que vous attendiez quelque chose ?

- Je vais chercher le chef. Il vous attend avec impatience. Oh ! et félicitation MarcheOmbre. Ton infiltration et ton vol est digne des plus grands. Il y en a plusieurs qui te doivent des septims.

- Je prendrais mes gains avec plaisir.

Les deux se dirigèrent vers le centre de la guilde où se trouvait le maitre de la guilde attablé devant une dizaine de documents aux emblèmes des membres du conseil ainsi que celui des thalmors.

Ce dernier releva la tête et présenta alors les chaises qui se trouvaient à côté de lui.

- Asseyez-vous. Je crois que l'on fait des affaires ?

- Exact.

- Alors la notation du show ?

- Runa !

- Bah quoi ? Dit innocemment la jeune femme.

Le maitre de la guilde ne retint absolument pas son sourire.

- Ah ha ha ha ! Pour le petit spectacle, je serais catégorique. Personne ne pourra l'égaler avant de nombreuses années. Mais revenons à nos moutons. Mes collaborateurs ont fait savoir aux familles que leurs membres sont dorénavant en sécurité et reviendront dans leurs maisons. Et pour les informations, on a plus qu'il n'en faut.

Il présenta alors une pile de documents classés et ranger en pochette avec un nom inscrit dessus. Runa et Fenrir récupérèrent ainsi 10 noms. Dix personnes qui ont pactisé avec les hauts elfes contre l'empire. Ils posèrent alors les deux cassettes d'ors sur la table, devant les yeux ébahis des voleurs. Il y avait des pièces qui tombèrent des coffrets ainsi que des pierres précieuses de grange valeur.

- Voici 1 000 000 Septim à partager avec ceux qui ont participé à l'affaire.

Les voleurs regardèrent le coffre avec surprise. Mais à voir le regard des deux, ce n'étaient pas un mensonge. Fenrir savait qu'une partie de l'argent qui se trouvait dans ce coffre était le fruit du vol chez les thalmors par Runa et Lucien. Et cela s'ajoutait à ce qu'avait fourni le commandant Maro. Le chef regarda la cassette avant de s'effondrer au sol. Eh oui ! C'est de l'émotion pour un voleur d'avoir autant d'argent d'un seul coup.

Les deux enfants de dragons ressortirent avant de se diriger vers l'un des lieux de rendez-vous avec le Penitus Oculatus. Sept personnes les attendaient, cacher dans l'ombre de la tour de l'or blanc. Runa donna alors aux soldats le coffre contenant toute les informations. Mais elle avait conservé au cas où avec Fenrir des copies de chaque document. Le soldat prit la cassette avant de saluer les deux.

- On vous rendra les décisions demain soir au plus tard. Restez à l'affut.

- D'accord.

- Au fait ! Bien la diversion.

Les deux repartirent en riant avant de rejoindre la maison d'Ocato. Leur prochaine étape sera peut-être plus éprouvante que ce qu'ils ont vécu.


Bon, on arrive à la fin de l'aventure dans Cyrodiil. Ça va bientôt être un retour vers Bordeciel. Je crois qu'il y a un lézard caractériel qui est toujours vivant ^^. N'hésitez pas à laisser un comm, ça fait toujours plaisir/ Allez! Fromage pour toussss!