Ce n'est pas de ma faute, ok ? C'est celle de Peter, qui vous dira que c'est la mienne mais honnêtement je ne peux même pas me souvenir qui a eu l'idée. On s'est fait des pneus, beaucoup de pneus pour être juste et pour bien faire le boulot on a aussi fait les jardins. Quoi ? On aime le travail bien fait dans la famille.

Donc ce que je veux dire c'est qu'on s'est attaqué à Ateara Senior qui se branle devant des pornos, un vrai pervers comme son petit-fils, on le sait parce qu'on la vue à travers la fenêtre. Sérieusement qui mâte des pornos avec les rideaux ouverts ? Tous des obsédés dans cette famille !

Et devinez ce qu'on a trouvé dans son garage ?

Non, ce n'est pas une collection de vieux magasines coquin. Ça aurait pu être ça mais non.

Du moonshine, du putain de vrai alcool de contrebande. Un truc fort qui vous arrache la gueule et qui pourrait rendre un homme aveugle à la première gorgé. Le vieux chnoque sait se faire plaisir dans la vie. Il a tout à fait raison.

Sauf que…

- Revenez ici bande de clébard ! Il hurle suivi d'un bang alors qu'on s'enfuit.

Eh bien, il nous canarde avec son fusille à plomb. Il a dû nous entendre faire du bruit. Il n'est pas sourd à son âge ? Remarque il arrive bien à bandé. Merde, j'entends un jappement et je me retourne. Nous sommes loin des tirs maintenant. Je vois que Peter tourne en rond comme s'il voulait mordre sa queue. Son pelage est sombre, très sombre, noir comme de l'encre avec le bout des pattes et des oreilles blanches. Dans l'obscurité des bois je peux voir sa fourrure lueur et l'odeur du sang me tord l'estomac.

Il a été touché…

Heureusement pour lui, il a été touché au cul. Malheureusement pour lui ça ne guérira pas tant qu'on n'a pas enlevé le plomb. Ce qui veut dire un aller direct à la maison pour que ma mère s'en occupe. La honte suprême pour lui. Et pour notre espèce, sérieux j'ai honte ! En plus j'avais tout un programme pour aller faire pipi sur le territoire des sangsues.

Instinct, je le répète c'est mon instinct alors ne dites pas « haiiii c'est dégueu ! ».

L'odeur caractéristique nous frappe avant le bruit. Peter se tend à côté de moi en grognant. Merde c'est aussi notre territoire on fait ce qu'on veut ! Si Sam à quelque chose à dire je veux bien laisser Peter le défier. Pas un combat à mort mais de quoi lui bottait le cul. Il n'a pas besoin de le dire mais je sais que ça le démange d'arracher un ou deux morceaux de peau à ce sale con. De toute manière Seb et Vasile vont s'amener et lui faire ravaler ses grands airs.

Enfin non, ils ne viennent pas pour chercher la bagarre, quoique Vasile ait toujours eu le nez en l'air avec très peu de patience comparer à Seb qui est ultra cool. C'est pour ça que c'est son Beta ou son bras droit si vous préférez. Seb est plus diplomate sans pour autant abusé. Il n'ira jamais accepter un nid de vamps végi, non, il les tuera avant qu'ils n'aient pu dire un mot.

Non, ce n'est pas Sam. C'est Embry. Qui nous offre l'expression blasé version loup géant. Il regarde Peter et son arrière train puis souffle brouillement en nous faisant signe d'un coup de tête de le suivre.

Mon cousin hausse les épaules de la manière la plus proche qui peut le faire et nous le suivons pour la simple raison qu'il ne prend pas la direction de chez Sam mais celle de chez lui.

Sa maison ressemble à toute celle de la Push, petite et faite en bois, les Apple doivent faire partie de la grande majorité de la population qui n'est pas aussi chanceux que les Lahote ou les Clearwater. Est-ce qu'Harry les avait au moins aidés ?

Embry disparaît dans la maison sans un mot, on entend une conversation en quilleute puis Tiffany Apple sort avec ce qui ressemble une trousse de toilette.

- Alors c'est vous les chiens errants qui a un problème avec les habitants de la Push ? Elle demande sur un ton amusé.

Peter fait des bruits de gorge pour expliquer qu'on ne voit pas de quoi elle parle. Il faut donner du crédit à la maman d'Embry, elle n'a pas du tout l'air impressionné par notre tentative d'innocence. Elle arque un sourcil et sort une grande pince à épilé. Peter souffle et se retourne pour qu'elle sorte les billes de son popotin.

Embry caresse doucement le pelage de mon cousin pour lui donner un certain confort pendant que sa mère fait son boulot.

- Les gars je comprends ce que vous faites, c'est sympa vraiment mais arrêté ça aide pas, il dit.

Je le pousse avec ma truffe en grognant d'amusement. Il a attendu le dernier soir de pleine lune pour nous le dire ? C'est un peu du foutage de gueule. Il secoue la tête en ricanant. Ça me fait chaud au cœur. Embry ne rit plus trop c'est dernier temps. Il reçoit le même traitement au lycée que sa mère dans la réserve et si les jeunes sont plus discrets avec lui c'est parce qu'il est entouré par des gars taillés comme des malabars qui peuvent les briser en deux.

Peter se retourne pour lui lécher le visage dès que Tiffany à terminer pour la remercier, ce à quoi elle rit.

- Arrête de faire ça, c'est dégouttant, râle Embry en poussant mon cousin de sa mère.


- Comment est Léah avec Embry ? Je demande après ma 5 eme tasse de café.

Paul renifle et engloutit toute sa tartine d'un coup. Son manque de réponse répond à ma question.

- Est-ce que quelqu'un lui parle au moins ?

- A qui ? A Léah ? Il grogne.

- Ça aiderait tu sais ? Ce n'est pas facile d'être la seule femme dans une meute.

- Léah est une garce avec tout le monde sauf avec ton cousin. Tu veux qu'on lui dise quoi ? Désolé la vie est une chienne et toi aussi ? Il rétorque en grognant.

Je souffle et reprends une gorgée de ma tasse en m'adossant contre le comptoir de la cuisine. Paul grogne encore une fois, se lève, s'avance vers moi avec un regard sombre posent ses mains sur mes hanches pour me poser sur le meuble.

- Non, mon café ! Je pleurniche quand il me le prend.

- Laisse tomber le café on n'a pas été seul depuis un moment, il gronde bas.

- Paul…

- J'adore quand tu mets des jupes, sa voix est chaude.

Je me mords la lèvre, il est encore tôt, s'il est rapide on a le temps avec un peu de chance et comme il a dit ça fait un moment. Paul sourit d'un air arrogant et pose ses mains sur mes fesses. Je ne vais pas vous expliquer la suite, je ne dirais qu'une chose il faut toujours se protéger même si vous êtes sûr.

Je blâme entièrement le manque de café dans mon système pour ce qui arrivé ensuite parce que sinon pourquoi je n'aurais pas entendu les pas dans les escaliers ?

- Oh mon Dieu, crie Mark.

Je descends immédiatement de Paul en rabattant correctement ma jupe, horrifier.

- Désolé papa, on vient de terminer, explique Paul.

- Je n'ai pas besoin de savoir où vous en étiez ! Claque Mark avec une voix serrée.

- Vous vous êtes protégé au moins ? Demande calmement maman.

- Eh ouai, je suis en train de jeter le préservatif Vivi, répond Paul.

Moi, je n'ose même pas tourner la tête et j'enfuis mon nez dans ma tasse froide. Angie vient me serrer dans ses bras sans le moindre problème.

- Eh bien je sais au moins que je ne vais pas devenir grand-père, grogne Mark. J'ai dit quoi à propos de ne pas voir ce genre de truc. Vous pouvez au moins faire semblant de ne pas avoir de relation sexuelle dans cette maison !

- Mark, imagine un peu comment leurs bébés vont être beaux ! Chantonne maman.

Je peux entendre le cœur de Paul et de Mark s'arrêté. Peter se fige à la porte d'entrer. Y'a un truc louche pour qu'elle soit de si bonne humeur après être rentré si tard après le boulot et qu'elle parle de bébé. Angie me regarde d'un air apeuré.

- Maman tu as fait quoi ? Je demande.

- Rien, je dis juste que vos bébés seront magnifiques.

- Des monstres apocalyptiques, marmonne Mark s'en se rendre compte de la précarité de la situation. Ce sera la fin du monde !

- Tatie tu as fait quoi ? Halète Peter.

- Vous voulez aller au resto ce soir ? Elle sourit.

- Oh mon Dieu Maya elle a préparé quelque chose pour ton anive ! S'écrit Angie.

- Non, on hurle Peter et moi en faisant sursauter Mark.

- Est-ce que le python et la danseuse du ventre pour mes 13 ans n'a pas suffi ? Je demande pitoyablement.

Oui, j'ai juré de ne jamais m'en souvenir mais vraiment je ne veux plus revivre ça. Jamais !

- Ou le clown qui a pratiquement brulé la maison pour les 9 ans d'Angie avec des torches ? S'exclame mon cousin.

- Ou la strip-teaseuse qui s'est bloqué un muscle sur les genoux de Vasile et on a dû appeler une ambulance pour sa majorité? Je continue. Et après certains parents ont porté plainte parce que certains garçon été mineur !

- Waouh ça en fait des catastrophes, s'émerveille Paul, il n'y avait rien pour ceux de Peter ?

- Tu ne veux vraiment pas savoir, crache Peter.

Paul hoche la tête et prend son sac distraitement avant que la situation n'aille plus loin. Bonne initiative. Je fais de même avec le mien, Angie prend un petit pain et hoche la tête. On fonce tous les trois vers la sortie.

- Maya ne soit pas comme ça, on n'a qu'une seule fois 17 ans, elle crie.

- Tatie pitié, j'entends Peter implorer.

Ne juger pas ma maman ok ? Elle veut faire les choses bien. Comme le jour où elle a voulu faire une lasagne et la laissé brulé. Les voisins ont appelé les pompiers après avoir constaté une étrange fumée noire.

Angie sirote le chocolat chaud que je lui ai acheté sur le chemin parce qu'elle n'a pas déjeuné correctement. Son regard va de Seth Clearwater à quelqu'un qu'il fusille des yeux. Étonnamment ce n'est pas Embry. Non, c'est Jacob qu'il veut tuer rien quand le fixant. Quoique Paul à dit que Seth adorer Embry alors...

Mon demi-frère tente de faire un signe de tête avec un petit sourire au gamin qui rétrécit des yeux encore plus de l'autre bout du parking. Angie gémit et se tasse dans son siège. Merde, c'est vrai que depuis qu'il est revenu au collège ils ne se sont pas parlé. Pas même un salut.

- Angie, tu devrais lui parler, je lui propose.

- Mais j'ai peur. Je ne veux pas qu'il me déteste plus, elle chuchote.

- Il ne te déteste pas.

- J'ai tué son père ! Elle crie doucement au bord des larmes.

- Harry n'est pas mort à cause de toi. Il a fait une crise cardiaque, c'est horrible mais ça arrive ! Ce n'est pas de ta faute, je prends son visage dans les mains.

- Maya, c'est… elle hésite puis souffle, c'est….rien.

Mon cœur chute dans mon estomac, pendant un instant j'ai cru qu'elle allait me parler. Enfin me dire ce qui ce passe. On avait l'habitude de tout ce dire. La vie est une chienne.

- D'accord, tu me diras quand tu es prête je ne vais pas pousser. Ok ?

Elle hoche la tête et je fronce les sourcils à la vue d'un groupe qui pointe Embry. Je siffle du nez. Ce que lui et sa maman à fait pour Peter c'est clairement la paix. Une acceptation de mes excuses. Mais des mots ça ne veut rien dire. Lui, il a prouvé sa bonne fois par des actes. Et c'est exactement ce que je vais faire. Ouai, mon père serait sacrément fier de moi.

Je sors de ma voiture, ajuste mes bottes puis grimpe sur le toit de Julianne, certains élèves se retournes et fronce les sourcils en me voyant. Je lisse ma jupe et rabat le col de la veste de mon père. Ouai, il serait fier. Je souris en voyant des pneus de secours.

- Eh bande d'enculé, j'hurle pour attirer toute l'attention. Vous là, je tends mon bras en pointant tout le monde, vous vous reconnaissez ? Vous qui parlé derrière le dos d'Embry et qui chuchote plein de détail sordide de la relation entre ses parents. Vous voulez une nouvelle croustillante ? Vous êtes tous de sacré gros con, arriéré consanguin tout juste bon à baiser des moutons.

- Maya, descend ! Gémit Angie.

- Combien de fois Tiffany Apple à garder l'un d'entre vous quand vos parents ne pouvait pas le faire, hein ? Et sans rien demandé ? Et Embry ? Combien de fois il vous a aidé avec vos devoirs ? Ou votre voiture ? Et vous êtes là à casser du sucre sur son dos et de lui de sa maman !

Certain baisses les yeux et d'autres secouent la tête comme si j'étais folle je sais très bien que mon discoure ne vas pas changer grand-chose. C'est pour ça que j'ai un autre truc en tête. Embry me sourit de toutes ses dents pendant que Paul siffle avec deux doigts dans la bouche. Jacob a juste l'air ahuri comme s'il ne croyait pas ce qu'il est en train de voir.

- Je vais vous dire un truc génial. Un truc qui va changer la vie dans la réserve, je hurle encore plus pour couvrir la voix du directeur qui est perché à sa fenêtre.

- Miles descendez, ordonne mon prof de math.

- Je suis la fille de Billy Black, je sors en ignorant l'enseignant qui doit avoir une belle vue sur ma culotte. Tadaaaa, je crie en écartant les bras.

Il y a des chuchotements, Jacob ouvre de grands yeux et je ne sais pas si Angie ricane ou pleure. Le prof a la bouche grande ouverte. Bah ouai, Billy c'est le chef de la tribu. Ce n'est pas tous les jours qu'on apprend que le grand et très important Black à une fille illégitime avec une blanche pas moins.

- Ma maman et Billy on fait chiki chiki bang bang et me voilà, je frotte mes doigts ensembles pour bien expliquer la chose.

Paul lève ses deux pouces en riant aux larmes tandis qu' Embry se pince l'arête du nez. Je sens deux bras sur ma taille et je crois que mon heure de gloire est terminée.

Ouai, mon père serait fier de moi.