Voila les amis, j'ai préparé ce chapitre hier lorsque j'avais un moment pour le poster vite fait aujourd'hui, merci pour vos reviews vous êtes géniaux ! Allez y continuez que je me fasse un gros trip de lecture à mon retour, je vais kiffer ! Alors 1461 reviews la vache ça c'est ce qui s'appelle assurés piouf, on plane là ! Bon alors dans ce chapitre nous sentons qu'il va y avoir une scène que vous allez adorer, mais je ne dis rien chut, bonne lecture... Et au final remerciez la neige qui a empêcher mes parents de ramener mes enfants pour leur compet cette aprem du coup j'ai le temps de poster sans problème.


Mamie : Ah ben alors je dis on va pas tenir déjà que j'ai craqué pour les sp (oui honte à moi entend je dans ma tête cette voix qui prend le son de celle de Iliana oui je sais c'est honteux :p) Et oui mamie tu as tout compris mais il y a bien d'autres événements qui peuvent retarder les chose :p merci pour ta review et bonnes vacances.

Tournesol : Merci pour ta review et désolées eu cette impressions de toutes façon elle approche de sa fin.

Pauline CK : Merci pour ta review et je dirais l'espoir fait vivre mdr ! Quoi sadiques nous ? Noooooooooooooooooooon !

Manon : merci pour ta review, hé oui on peut pas tjrs faire des fins nons sadiques bouhahahhahahaha.

Elynaa : merci ^pour ta review, oui je ne tiendrais pas deux semaines, je serais décédé avant bouhhhhhhhhhhh ! Pour ce qui est des scènes de familles d'autres arrivent ^^ Pour le zod mais complètement Kate montre son amour pour lui en étant là même si elle reste désemparée.

Mb : merci et merci d'aimer notre Caskett et notre fic, on fait toujours au mieux parce qu'on est plus ressentis et ça n'empêche pas de mettre de l'action et surtout dans le pouille pouille on se débrouille mdr. J'ai commencé la réponse au reviews le samedi comme ça ça prend peu de temps pour poster donc la suite dimanche entre deux occupations.

Guest(1) : Oui mais l'explication n'est pas seulement dû à cela il l'a expliquer que sa présence provoquait une faille dans l'espace temps et qu'il fallait effacer l'intrus ! D'où seulement 7 jours. Merci pour ta review.

Guest(2) : Ah bon ? On a pas droit de l'abimer un peu ? Zut c'est un peu embêtant alors lol ! Bon ben oups alors... Merci pour ta review.

Guest(3) : Oui pas pour notre pauvre fiston, il pète pas le feu sur ! :p Merci pour ta com

Mandou : Merci pour ta review, lol conclure hum faut qu'ils puissent déjà ...

Caskette 27 : Non il est pas encore l'heure pour Jo mais on peut le faire souffrir encore un peu avant ça niark lol ! Les symptomes sont là constamment maintenant, il a mal en permanence mais peut plus ou moins bien les dissimuler. Merci pour ta review.

Lacritique : Merci pour ta review, haha je comprend des fois on sait pas quoi dire mais bon comme je le disais à mon amie farandoles ceux et celles qui nous ont habitué à de longs commentaires constructifs eh bien quand c'est pas le cas on le souligne ! :p. Oui moi aussi les fics en cours me frustre mais bon en même temps vous n'attendez pas longtemps les suites ^^ ! Tu sais quand tu es maman que ton enfant est 1,5,18,30 ou 70 c'est toujours ton bébé. ^^ Ce que l'on réserve à nos héros ? Hum je ne dirais rien ... Quant à tante Jordy à elle, elle arrive sur son cheval blanc lol.

Sosocor : Ah ! Tu vois la vie est pleine de surprise n'est ce pas ? Nous sommes de gentilles filles et là alors que j'aurai pu vous faire attendre étant assez occupée je vous en poste un nouveau, jsuis gentille hein ? ^^L'imagination, je ne saurai répondre pour ma pars elle a toujours été là depuis mon enfance, c'est ça d'avoir la tête dans les étoiles lol ! Oui Castle lui a bien acheté une partie de terrain sur la lune alors pourquoi pas central parc mdr. Merci pour ta review.

Guest(4) : Merci pour ta review.

Loss : Ah te revoila ^^ ! Pour le chapitre 46, Oui Shaw est la Beckett des fédéraux et on l'adore aussi ! Joan n'est pas gamin, faut se mettre à sa place parler de ce genre de choses pourquoi Kate et Jordan sont amies proches dans l'avenir le ramène à la condition de son père alors ce n'est pas être gamin d'avoir du mal de parler de ce genre de chose, c'est humain ! Précision que tu n'as pas remarqué on a dit que Joan ne savait pas qui était le dragon car sa mère l'avait éloignée de l'enquête, on le dit lorsque ses parents l'interroge suir le sujet, il a donc enquêté seul mais tout lui a été barré car Kate n'a pas voulu que son fils s'implique dans cela même l'affaire fini... Voila merci pour ta review.

Farendoles : Ah oui je suis exigeante oui je sais mais comme j'ai dis à lacritique tu sais que j'adore aussi les longs commentaires ont adorent donc lorsqu'une de nos lectrices qui habituellement développe son commentaires ne le fait pas on se dit qu'elle a pas aimé ! Les scènes de famille sont très agréable à lire car on a pas de mal, ils s'aiment tant que ne peut ressortir d'eux que de l'amour, leur enfant et même le chien lol ! Pour ce qui est de Joan tu as complètement raison :p Merci pour tes deux reviews !

Lilygubi : Non on ne t'en veux pas, lol c'est compréhensible, on aurait en effet triché aussi lol, enfin moi surtout ! Jsuis le coté Dark du duo niark, bien que ma jumelle aussi bon je suis le plus Dark on dira lol. Pour la 1500 il en reste 39 pour atteindre alors qui l'aura sans tricher ? mdr Merci pour ta review.

Svetkate : Merci pour ta review, tu les aimes nos fins sadiques dans les prochains à venir pas dans l'immédiat mais bientôt, tu vas être satisfaite au possible mdr. Pour Jo, ses migraines sont constantes mais plus ou moins fortes.

Fifouil : Merci pour ta review, ah bah oui honte à toi alors lol ! Non je rigole.

Guest(5) : merci, la voici !

F1 et F2 qui s'assume lol :merci pour votre soutient encore et toujours, ça boost vraiment beaucoup.

Fantacitron : Ah je comprend mieux mais alors on est lésé une review pour deux chapitres, remboursés mdr ! :p ^^, Pour ce qui est d'amené ou on veut et fermer la porte c'est Beckett qui nous a tout apprit, elle a su faire ça avec Castle pendant 4 ans mdr ! Par contre nous n'avons pas vu le rapport avec HP on a lu les livres( dévorées=) mais mise à part le sens du sacrifice et le courage, rien en commun, sachant que les douleurs de Joan sont à cause de ce qu'il a provoqué, il n'est pas dans son temps, il n'y a pas de rapport avec un ennemi en approche ! Donc on ne s'est aucunement inspiré de ce fabuleux récit qu'a crée l'extraordinaire JK Rowling ! Merci pour ta review

Lille76 : Lol merci court comme review mdr mais merci !

RetK Always : Ah ben voila 3 d'un coup c'est bon pour toi enfin normalement lol ! Et ils sont amoureux, donc rien n'existe lorsqu'ils perdent le controle, c'est ça l'amour ! Ah des amis sur neptune mais finalement on a choisis mars car comme me l'a si bien dit farandoles neptune est une planète gazeuse donc c'est chiant pour y vivre mais sur mars bon fait très chaud le jour et froid la nuit et faut des bottes en plomb comme elle me le disait aussi lol c'est vrai ( non pas fan d'astronomie du tt) Merci !


Chapitre 47 :

« Joan ! » hurla Kate en s'approchant autant que faire se pouvait de Joan qui gisait à ses côtés.

Imitée par Castle qui la talonnait de près, elle prit délicatement Joan dans ses bras, touchant son front moite de sueur avant de poser une main tremblante dans son cou, cherchant un pouls. Et un soupir de profond soulagement lui échappa en percevant la faible pulsation.

« Joan réponds-moi » le supplia-t-elle en lui caressant tendrement les cheveux, les yeux embués de larmes.

« Il est bouillant ! » Souffla Castle, le cœur palpitant d'inquiétude dans sa poitrine, alors qu'il apposait à son tour sa paume sur le front de son fils.

« Emmenons-le à l'hôpital ! » Décida Kate en recouvrant un tant soit peu ses esprits.

Un hochement de tête approbateur lui répondit, et avec délicatesse, Castle prit son fils dans ses bras pour le porter. Kate avait beau être forte, elle n'aurait jamais la force de porter leur enfant jusqu'à la voiture.

« Allons à l'hôpital Saint-Vincent, c'est le plus proche » déclara-t-il alors qu'ils commençaient à avancer aussi vite que possible.

A leurs côtés, Caskett gémissait misérablement, donnant des coups de museau dans la main de Joan qui pendait dans le vide. Mais alors qu'ils atteignaient les bosquets qui séparait leur havre de paix du reste du parc, Joan émit un faible gémissement avant de papillonner des yeux, signe qu'il commençait à reprendre conscience.

« Ça va allez fils, nous te conduisons à l'hôpital » le rassura Castle en resserrant son emprise autour du corps de son fils qui s'agitait dans ses bras.

« Noooon ! » S'écria Joan en se débattant de plus belle, obligeant Castle à s'arrêter.

De peur de faire tomber le jeune homme et d'aggraver ainsi son état, Castle s'agenouilla avec l'aide de Kate, et déposa Joan sur l'herbe. Une fois à terre, Joan se redressa vivement, mais le mouvement lui donna le tournis, et il retomba immédiatement dans les bras de son père avec la désagréable impression d'avoir pris place dans un manège fou.

« Ce n'est pas raisonnable Joan, tu es brûlant de fièvre, les médicaments ne font plus effet ! » Objecta Kate contrariée par l'obstination de son fils.

« Je suis mieux placé que quiconque pour le savoir Maman, mais je ne peux pas aller à l'hôpital, c'est pour ça que tante Lan t'as donné une seconde ordonnance pour palier à cet inconvénient » rétorqua Joan en se dégageant des bras de son père qui affichait une expression tout aussi contrariée que celle de sa muse.

« Non, Joan, cette fois nous te conduisons à l'hôpital, que tu le veuilles ou non ! » s'entêta Kate d'un ton colérique en se redressant vivement.

Avec autorité, elle s'empara de la main de son fils qu'elle emprisonna dans la sienne, et sans tenir compte de ses protestations, l'entraîna à sa suite. Cette fois elle ne se laisserait pas amadouer. Son fils avait besoin de soin, et il en recevrait, qu'il soit d'accord ou pas. Aidée par Castle qui soutenait l'adolescent en le tenant par l'autre bras, elle l'entraîna vers la voiture. Joan se faisait l'impression d'être un prisonnier escorté par ses geôliers, et il détesta cette sensation. Il se dégagea de ses parents plus brusquement qu'il ne l'aurait souhaité, mais le fait qu'ils ne paraissent pas comprendre la situation l'exaspérait au plus haut point. Combien de fois encore devrait-il leur expliquer pour qu'ils comprennent ? Ce n'était pourtant pas sorcier, même un enfant de cinq ans comprendrait le raisonnement. Il n'était pas né, donc il ne pouvait pas recevoir de soins au risque qu'un dossier médical à son nom soit créé.

Si jamais un tel dossier venait à exister, cela pourrait avoir un impact néfaste sur son existence future. Son avenir pourrait en être irrémédiablement modifié, plus qu'il ne l'avait lui-même déjà fait, au point de créer une faille temporelle irréparable. Si dans l'avenir, quelqu'un tombait sur le dossier d'un adolescent de 18 ans qui avait subitement disparu de la surface de la terre et faisait le lien avec lui, cela s'avérerait catastrophique. Non seulement pour lui, car il ne pourrait pas expliquer ce phénomène, mais également pour ses parents qui pourraient être ennuyés par la justice. Non, il ne pouvait pas prendre un tel risque, et il allait devoir trouver les mots justes pour faire entendre raison à ces deux têtes de mules qui lui servaient de parents. Comme s'il s'apprêtait à sauter dans le vide sans élastique, il prit une grande inspiration en se tournant résolument vers ses parents.

« Ecoutez, je sais que vous êtes inquiets pour moi et que vous voulez seulement me venir en aide, mais je vous ai déjà expliqué pourquoi je ne pouvais pas me rendre dans un hôpital » déclara-t-il aussi fermement qu'il le pouvait en dévisageant ses parents avec gravité.

« Mais Joan… » Protesta Kate alors que chaque fibre de son être se rebellait à l'idée de regarder son fils souffrir sans rien faire.

« Je sais Maman, mais je ne peux pas courir le risque qu'un dossier médical à mon nom existe avec 18 années d'avance » soupira-t-il en lui caressant tendrement la joue.

Il savait que ses parents étaient guidés par l'amour qu'ils lui vouaient, mais il ne devait pas laisser trace de son passage. Il avait déjà bien trop influé sur l'avenir en dehors de son but initial. Il était venu sauver son père, et pour se faire, il avait rencontré des personnes qu'il n'aurait pas dû rencontrer, fait part à ses parents de détails dont ils n'auraient jamais dû avoir connaissance et ce simple fait aurait des conséquences sur le futur dont il ne pouvait connaître l'impact. Alors non, quoi qu'en disent ses parents, il n'irait pas à l'hôpital.

« Mais si l'on te fait hospitaliser sous X, tu ne risqueras rien car ton nom n'apparaîtra pas ! » insista sa mère, son désespoir clairement perceptible dans le timbre de sa voix « Nous dirons que tu es sous protection des témoins ! »

« Mais ils vont me faire des prises de sang qui resteront dans les archives, et même s'il y a très peu de chance pour que l'on fasse un jour le lien entre moi et ce dossier, je ne peux pas prendre le risque que cela arrive. Les retombées pourraient être tragiques pour moi et pour le monde futur. » Expliqua calmement l'adolescent.

Il comprenait l'inquiétude de ses parents, mais sa migraine persistante mettait à mal sa patience, et il devait faire de gros efforts pour ne pas perdre son calme. La seule raison pour laquelle il avait laissé Lanie lui faire des prélèvements, c'était parce qu'il était certain qu'une fois qu'elle n'aurait plus l'utilité des échantillons qu'elle lui avait pris, elle les détruirait ainsi que le dossier qui risquait de mener à lui. Quant aux analyses ADN, Lanie les effectuerait elle-même et dans le plus grand des secrets, bien trop consciente des enjeux pour courir le risque de mettre l'avenir de sa meilleure amie et de sa famille en péril. Mais la confiance qu'il avait en sa marraine, il ne l'avait pour aucun autre membre du corps médical, pas en sachant que le Dragon avait des sbires dans toutes les sphères de la société, et qu'il serait trop heureux de mettre la main sur cette information, et sur lui s'il en avait l'occasion.

« S'il vous plaît, Lanie avait prévu ce cas de figure, elle a donc prescrit des médicaments qui m'aideront à me sentir mieux. Une simple visite dans une pharmacie, et je me porterai à nouveau comme un charme » plaida-t-il de nouveau en voyant ses parents hésiter lourdement à aller à l'encontre de leur instinct.

« Il a raison Kate » souffla finalement Castle du bout des lèvres, comme si prononcer ces mots lui écorchait la bouche.

Mais quels parents mettraient sciemment l'avenir de leur enfant en péril alors qu'ils avaient été avertis des conséquences ? Comment pourraient-ils conduire Joan dans un hôpital en toute connaissance de cause et continuer à se regarder dans une glace ? Il voulait vraiment voir leur fils aller mieux, mais ils devaient aussi penser à ce bébé qui naîtrait bientôt, et pour rien au monde ils ne voulaient mettre son existence en danger, pas s'il pouvait l'éviter.

« Très bien ! » abdiqua de mauvaise grâce Kate avant d'ajouter d'un ton tranchant comme la lame d'une épée « Mais dès que nous rentrons à la maison, tu te reposes et sans discuter »

« Bien sûr M'an » Lui assura-t-il en poussant un soupir de soulagement.

Souriant, il se pencha pour embrasser sa mère sur la joue, et Kate grimaça en percevant la fièvre qui animait son fils à travers sa peau brûlante, et elle pria pour avoir pris la bonne décision. Lentement, se sentant encore un peu étourdi, et ses jambes étant encore un peu flageolantes, il siffla Caskett et se dirigea vers la voiture, ne voulant pas laisser à ses parents le temps de changer d'avis. Alors qu'elle suivait des yeux Joan, inquiète à l'idée d'une nouvelle rechute, elle constata que Caskett suivait son maître sans le quitter du regard, à croire qu'il craignait de le voir s'effondrer encore. Ce chien avait vraiment une attitude étrange, à croire qu'il était venu au monde pour être recueilli par son écrivain. Secouant la tête, elle souffla en se passant une main tremblante dans les cheveux. Surprise par ces tremblements qu'elle ne parvenait pas à contrôler, elle amena sa main devant les yeux et serra le poing, comme si elle espérait ainsi les faire cesser.

Sentant ses jambes fléchir sous son poids, elle tendit instinctivement la main vers Castle qui s'approcha vivement d'elle. Passant un bras autour de sa taille, il l'attira fermement contre son torse, plissant les yeux d'inquiétude face à la pâleur de sa muse. Il ne l'avait jamais vu comme ça, et cela le préoccupait énormément. Il craignait que le fait d'être sur le point d'arrêter enfin le monstre qui avait tué sa mère n'ait fait céder trop brutalement sa digue intérieure, et que ce soit le contrecoup qui la rattrape. Il fallait bien qu'elle craque à un moment donné, et visiblement, elle avait atteint son point de rupture.

« Doucement Kate, ça va aller… » La rassura t-il en lui donnant un baiser sur la tempe avant d'ajouter dans un murmure « Tout ira bien, je te le promets »

Il essayait de faire bonne figure pour sa belle, ne voulant pas accroître son mal-être, mais lui aussi était fou d'inquiétude. L'état de leur fils se dégradait de jour en jour, et à chaque fois que son état de santé semblait s'améliorer, la fièvre le rattrapait, le clouant sur place. Plus le temps s'écoulait, plus les crises de Joan devenaient violentes, et quelque chose lui disait que ça n'irait pas en s'arrangeant. Il n'en avait pas parlé avec Kate pour ne pas mêler de la culpabilité à son inquiétude, mais il sentait au fond de lui qu'ils étaient responsables de l'état de leur fils. Joan leur avait dit qu'il devait bientôt être conçu, et pour lui les deux étaient liés. En venant dans le passé, Joan avait dû modifier les fondements de son existence, et il priait pour qu'il reparte rapidement afin de rentrer chez lui et pouvoir se sentir enfin mieux. Mais pour cela, il fallait que Kate et lui fassent l'amour et conçoivent ce bébé qu'ils désiraient tout deux.

Il n'était pas stupide, et même s'il aimait plaisanter sur le sujet, il savait que s'ils ne mettaient pas Joan en route dans les heures à venir, ils compromettraient définitivement l'existence de leur fils. Et pour couronner le tout, il ne pouvait s'empêcher de se demander ce qu'il adviendrait du Joan du futur s'il venait à mourir dans le passé. Le perdraient-ils à ses 18 ans sans même savoir quel mal avait frappé leur enfant ? Viendrait-il à disparaître sans qu'ils sachent comment le faire revenir ? L'idée à elle seule était terrifiante au possible, et il savait que si ce scénario se produisait, aucun d'eux ne le supporterait. Il était son père, et c'était à lui de protéger son fils. Alors il allait s'assurer qu'il rentre dans les temps avant que le continuum espace-temps ne comble la faille spatio-temporelle que Joan avait créée en venant le sauver.

Il était prêt à tout pour sauver sa famille, et il commençait à se dire que peut-être Joan ne devait pas réussir à le sauver. Chassant ses idées noires, Castle se focalisa sur le présent, et constata que machinalement, il les avait ramenés à la voiture. Baissant les yeux sur Kate, il découvrit le masque d'angoisse qui recouvrait son visage, et la pressa un peu plus contre lui avant de la relâcher pour lui ouvrir la portière passager.

« Je pense que je suis plus en état que toi de prendre le volant. » Lui dit-il en souriant alors qu'elle marquait un sourcil surpris vers lui.

Tendrement, il lui caressa la joue, repoussant ses cheveux derrière son oreille, et elle pencha la tête pour savourer la chaleur de sa main. Recouvrant la main de son compagnon de la sienne, la jeune femme porta son regard vers son fils qui avait basculé la tête en arrière, la laissant mollement reposer sur l'appui-tête de la banquette pendant que Caskett le couvait du regard, le museau sur ses cuisses.

« Comme tu voudras ! » Abdiqua-t-elle dans un soupir.

Sortant ses clés de sa Victoria de sa poche, elle les tendit à Castle qui la fixait, éberlué de ne pas avoir à lutter corps et âme pour lui faire entendre raison, lui tirant un sourire moqueur. Lui fourrant les clés dans la main, elle lui déposa un baiser à la commissure des lèvres avant de reculer d'un pas pour claquer la portière passager. La suivant du regard, craignant qu'il ne s'agisse d'une ruse, il la vit ouvrir la portière arrière et s'installer tranquillement aux côtés de Joan, et il comprit enfin pourquoi elle n'avait pas lutté bec et ongle avec lui. Souriant à son tour, il attendit qu'elle soit bien installée pour verrouiller la portière et contourner la voiture pour prendre la place du chauffeur. Une fois assis, il prit quelques minutes pour savourer ce moment, sachant qu'il risquait de ne pas se reproduire avant longtemps. Jetant un coup d'œil dans le rétroviseur, il croisa le regard moqueur de Kate avant de la voir se tourner vers Joan qui la fixait, estomaqué qu'elle cède le volant si facilement.

Roulant des yeux, agacée par l'incrédulité non déguisée de ses hommes, Kate se cala contre la banquette, et ouvrit ses bras, invitant Joan à venir se blottir contre elle.

« Allez, viens-là ! » souffla-t-elle avec un tendre sourire.

Sans plus se faire prier, le jeune homme glissa jusqu'à venir poser sa tête dans le creux du cou de sa mère. Même à presque 18 ans, il aimait toujours autant se lover contre elle, se sentant protégé et aimé dans l'étreinte rassurante qu'elle lui offrait. Lorsqu'il était enfant, il était persuadé que les bras de sa maman étaient magiques. Avec un soupir bienheureux, il ferma les yeux, savourant cet instant à sa juste valeur, et machinalement, il se mit à jouer avec une des mèches de cheveux qui lui chatouillaient la joue, comme il adorait le faire enfant, s'imprégnant de cette douce odeur fruitée qui n'appartenait qu'à elle. Plus que jamais, il avait besoin de sa maman à ses côtés, et savoir qu'elle le considérait comme son fils, alors qu'il sentait de plus en plus la mort l'attirer dans ses bras glacés, l'aidait à tenir le choc et à ne pas baisser les bras. Il savait que bientôt il allait disparaitre sans être certain qu'il serait bientôt à leurs côtés pour une vie pleine de bonheur, mais en cet instant cela lui était égal.

De sa place, Rick n'avait rien perdu de la scène qui s'était jouée sous ses yeux, et un sourire idiot étirait ses lèvres alors qu'il contemplait ses deux amours. Depuis qu'il connaissait Kate, il avait souvent imaginé ce que ce serait de fonder une famille avec elle, et le tableau qu'il avait devant lui surpassait chacun de ses rêves. Et une chose était certaine, il ferait tout pour le revoir, persuadé qu'il ne s'en lasserait jamais. Kate avait tout d'une madone italienne en cet instant, et encore les grands peintres d'antan pouvaient aller se rhabiller songea-t-il en admirant la beauté radieuse et sereine de sa muse. La présence de Joan semblait avoir fait fondre comme neige au soleil ses dernières fortifications, et elle redevenait sous ses yeux émerveillés celle qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être, mais que le Dragon avait fait disparaître sous le joug de la colère et de la soif de vengeance qui l'avait envahie à la mort de sa mère. Secouant la tête il mit le contact, heureux, malgré ses inquiétudes.

Loin des pensées de son père, Joan profitait pleinement de la douce étreinte maternelle, savourant chaque seconde de tendresse que Kate lui accordait. Et soudain, sans même qu'il l'ait senti venir, les larmes perlèrent sous ses paupières, et il enfouit son visage dans la poitrine de sa mère pour les lui dissimuler, mais celle-ci les perçut immédiatement.

« Pourquoi pleures-tu mon chéri ? » S'enquit-elle en caressant les cheveux de son fils, embrassant sa tempe, sentant son cœur se serrer à chaque larme de son enfant.

« Je… pour rien Maman la fatigue ! » Eluda-t-il en se calant un peu plus dans les bras rassurants de sa maman, continuant à jouer avec ses cheveux qu'il adorait toucher depuis tout petit.

Il se rappelait que lorsqu'il était enfant, il aimait s'endormir dans son étreinte réconfortante, un pouce dans la bouche et l'autre triturant une mèche de la chevelure soyeuse de sa mère, écoutant la douce mélodie des battements de son cœur comme il l'aurait fait d'une berceuse pour trouver le sommeil. Profitant d'un feu rouge qui tardait à changer de couleur, Castle jeta un regard dans le rétroviseur, et un frisson le traversa en avisant la pâleur de son fils. Et dans un flash, il le vit, étendu au sol, du sang coulant d'une plaie à la tête, Kate le berçant dans ses bras, pleurant toutes les larmes de son corps. Une boule se forma dans sa gorge, un étau enserra son cœur, et le souffle lui manqua face à cette vision d'horreur. Fermant les yeux comme pour mieux chasser cette image de mauvais augure, il crispa les poings autour du volant pour reprendre le contrôle. Rouvrant les yeux, il reporta son attention sur Joan, se promettant une fois encore de tout faire pour le protéger.

Il ne pouvait pas mourir, ça les tuerait tous les deux, il en avait la certitude. . Il soupira reportant son attention sur la route, réfléchissant à ce qui les attendait encore. Il savait que le temps leur était compté, mais à présent, il avait la certitude absolue que sa muse était prête. Lui l'avait toujours été et n'attendait qu'un signe d'elle pour enfin laisser s'exprimer librement son amour pour elle. Mais une chose était sûre, ils ne concevraient pas Joan par obligation, même pour qu'il aille mieux. Et heureusement, ce ne serait pas le cas. Joan serait le fruit d'un grand amour. Le son de la voix de sa muse envahit l'habitacle, mélodieux et doux, et il sourit en se focalisant sur elle. Elle chantait, les yeux fermés, sa joue appuyée sur le sommet de la tête de leur fils qui souriait, aux anges. Elle lui chantait une douce mélodie qui l'apaisait comme cela avait toujours été le cas. En souriant il plongea son visage dans le cou de sa mère.

« Tu sens la cerise Maman, j'aime tellement cette odeur… » Soupira de contentement Joan alors que sa mère embrassait son front.

En souriant, Kate se rappela les propos de son romancier, et instinctivement, elle chercha son regard, se rappelant comme elle avait été proche de céder ce jour-là, mais comme bien souvent, les Gars avaient débarqué comme un cheveu sur la soupe, et ils avaient laissé passer l'occasion. Elle avait entendu parler des paris sur eux deux, mais au vu du nombre de fois où leurs amis les avaient interrompus, elle se demandait s'ils avaient parié sur eux ou contre eux. Secouant la tête, elle reprit ses caresses apaisantes dans la chevelure de son fils, et embrassa tendrement son front encore bouillant de la fièvre qui l'habitait, même si le gros de la crise semblait passé.

« J'ai déjà entendu ça quelque part… » Remarqua-t-elle malicieusement alors que son regard croisait celui de son homme dans le rétroviseur.

« Je me demande bien où… » la taquina Castle avec ce sourire insolent qu'il avait parfois lorsqu'il la regardait.

« Tu m'as dit un jour que tu faisais parfois exprès d'en mettre plus que d'habitude juste pour rendre fou Papa » rigola Joan en frottant son nez contre la peau parfumée de sa mère, comme s'il cherchait à s'en imprégner.

« Je savais bien que tu adorais me torturer » releva Castle en adressant un regard faussement courroucé à sa muse.

« Je ne t'ai jamais entendu t'en plaindre » répliqua-t-elle avec un regard effronté qui fit sourire son écrivain.

« Quand j'étais petit, j'avais l'habitude d'asperger régulièrement mon doudou de ton parfum, comme ça, quand tu partais au travail, je le serrais fort contre moi, et c'était comme si tu me serrais dans tes bras… » Poursuivit Joan, perdu dans ses souvenirs d'enfance.

« C'est amusant, lorsque j'étais petite fille, je faisais la même chose avec le parfum de Maman. » murmura pensivement Kate en resserrant son étreinte autour des épaules de son fils.

« Je sais. Une nuit, tu as été appelée sur une scène de crime, et je refusais que tu t'en ailles. Je venais de faire un cauchemar dans lequel Papa revenait, mais c'était un monstre et il voulait t'emmener loin de moi. Tu m'as porté dans ta chambre, et tu as versé un peu de ton parfum sur Monkey Donkey en me disant que tant que je le serrerais très fort contre moi, rien de mal ne pourrait t'arriver, parce que ce serait comme si tu étais avec moi » sourit Joan, amusé d'avoir pu croire une telle faribole.

« Laisse-moi deviner, quelqu'un t'avait parlé de cette enquête où je m'étais déguisé en mort-vivant ? » demanda Castle en fronçant les sourcils de contrariété.

« Oui. Oncle Ryan me l'avait raconté plus tôt dans la journée. C'était halloween et il a cru que cela m'amuserait, et sur le moment ça a été le cas, mais une fois la nuit venue, j'ai réalisé que tu étais comme cet homme qui était revenu des morts, et j'ai pris peur » avoua Joan en frémissant à cette pensée.

« Il va vraiment falloir que j'ai une discussion avec les Gars » Grondèrent d'une seule voix Castle et Beckett, ce qui fit glousser Joan et détendit l'atmosphère.

Arrivant à la pharmacie Castle se gara sur la première place qu'il trouva, et sortit pour ouvrir la portière arrière, aidant Joan puis Kate à sortir de la voiture. Caskett voulut sortir à son tour, mais l'écrivain l'arrêta.

« Désolé mon chien, mais tu restes là, toi ! » ordonna t-il alors que le chien grognait de contrariété.

« On revient vite, ton maître va aller mieux après. » L'informa l'homme de lettre comme s'il parlait à un être humain.

Caskett aboya comme réponse, et confiant s'installa sur la banquette. Rick le scruta un moment d'un air songeur. Ce chien agissait comme un être humain, il n'avait jamais vu une telle intelligence chez un animal, c'était assez étrange.


Voila j'espère que notre petite scène Kate/Joan vous a plus, ça été un kiffe totale de l'écrire ! A vous maintenant !