Désolée, je n'ai pas eu le temps de poster avec les Fêtes, mais c'est chose faite à présent. Meilleurs vœux à toutes, surtout à mes amies et à Blandine, à qui je pense très très fort dans son épreuve. Merci à Yotma, qui a relu ce chapitre et qui a donné des idées…

Chapitre 45 : « La vie passe, mais je ne l'ai pas vu passer… », E. Moire, le Roi Soleil

Halifirien

Voici déjà quelques heures que voyage la colonne de chevaux richement harnachés qui composent la suite du roi Eomer et du prince Eldarion. L'Halifirien, but de leur voyage, est assez éloigné d'Edoras. Eldarion, comme le veut la tradition, y a déjà été amené par son père (cf. chapitre 14), mais, cette fois, c'est lui qui va recevoir le serment fait autrefois par l'Intendant régnant Cirion à Eorl de la bouche du roi Eomer, descendant d'Eorl.

Le prince monte Sulfaêr, son fringant coursier, mais doit le retenir parce que l'étalon, voyant la plaine devant lui, n'a qu'une envie : galoper.

Lorsqu'il est venu ici pour la première fois, il avait dix-sept ans et aucune expérience de la vie. A présent, il a presque vingt-deux ans, il est Ranger, dirige sa propre unité et est fiancé, il est mûr pour appréhender à sa juste valeur ce que signifient à la fois ce lieu et ce serment.

Près de lui, le roi Eomer, sans en avoir l'air, l'observe. Il connaît Eldarion depuis qu'il est venu au monde, mais le reconnaît à peine. L'adolescent à présent a fait place à l'homme, un homme sûr de ses choix, de ses actes, capable d'assumer à la fois sa vie simple de Ranger et les pompes royales.

Enfin l'Halifirien est en vue et se dresse fièrement au dessus de la plaine. Eldarion sait que son vénérable ancêtre Elendil y est enterré, et ressent fortement la sacralité de cet endroit qui semble se trouver hors du monde. Il y a là une certaine ironie, car le descendant direct de l'Intendant Cirion, le prince Aragorn-Theoden, se trouvera là également, par permission spéciale accordée par le roi. Il représentera la maison de Hùrin, qui veilla sur le trône de Gondor pendant tant d'années, et, comme c'est son ancêtre qui reçut le serment, sa présence rappellera ce fait.

Eomer, la veille, a fait dégager le chemin qui mène jusqu'au sommet, qui ordinairement reste caché à tous. Peu de personnes seront présentes lors de l'échange des serments, Aldarion servira d'écuyer au prince alors qu'Eomer sera accompagné du sien, qui se nomme Brego. Aragorn-Theoden, vêtu de blanc, couleur des Intendants, les suivra, ainsi qu'Elfwine, présent en tant qu'héritier du trône du Rohan. Une suite de nobles rohirrim sera également là, triés sur le volet…

Les hommes descendent de cheval, et l'on commence à monter dans la forêt, à suivre le sentier taillé dans les broussailles. Lorsque l'on arrive au pied de l'escalier qui menait au sommet, là où a été taillé des banquettes de gazon afin de permettre à l'illustre compagnie de se reposer quelque peu, Eldarion imite Cirion, monte sur la première marche de l'escalier et dit :

« Moi, Eldarion Arathorn Elrond Telcontar, fils d'Elessar roi de Gondor, en son nom, je déclare ceci, comme l'a fait autrefois l'Intendant Cirion : 'A Eorl fils de Léod, en reconnaissance de la vaillance de son peuple et de l'aide inespérée qu'il procura au Gondor en un temps d'âpre nécessité, je fais don de toute la vaste contrée du Calenardhon, depuis l'Anduin jusqu'à l'Isen. Là, s'il le désire il sera roi, et ses héritiers après lui, et son peuple vivra libre. Et son peuple n'aura d'autre obligation que celles dictées par ses lois propres, hors celle-ci : il sera tenu de vivre en bonne amitié avec le Gondor, et cela à perpétuité, et les ennemis du Gondor seront les siens, tant que l'un et l'autre royaume perdurera – mais à même obligation sera soumis le peuple du Gondor '. Je renouvelle ce don au nom du peuple du Gondor… »

Eomer se lève, et c'est à son tour d'emprunter les mots de son ancêtre :

« Moi, Eomer Eadig, fils d'Eomund et roi de Rohan, je déclare ceci, comme le fit mon ancêtre Eorl : ' Le don que tu m'offres, je l'accepte pour moi et pour mon peuple. Il excède considérablement tout ce que nous aurions pu gagner par nos armes, à supposer que notre action n'ait point été en elle-même un libre don de l'amitié ; mais cette amitié, je la scellerai par un serment dont on se remémorera à jamais.' »

C'est le signal pour terminer la montée, et, dans un silence religieux, tous gravissent l'escalier qui mène au sommet de la colline. La vision magnifique qui s'offre à eux en y arrivant les laisse pantois, et Eldarion ne peut s'empêcher de sourire, voyant les premières fleurs d'alfirin émailler l'étendue d'herbe soigneusement entretenue. Au milieu du tertre se dresse la pierre noire qui porte le nom d'Elendil et qui marque l'endroit où il gît pour l'éternité.

Eomer fait alors ce que fit autrefois Eorl : il prend sa lance des mains de Brego, et la fiche droite dans le sol, puis il lance Guthwinë, la rattrape et la pose devant lui, la pointe sur le monticule et les mains sur sa garde. Puis il déclare d'une voix forte, en rohirric :

« Ici, sur cette terre sacrée par celui qui y repose, je vais renouveler le serment que fit Eorl le grand : 'Oyez tous ! Oyez ! Vous autres, peuples qui n'avez point courbé l'échine devant l'Ombre surgie à l'Est ! En vertu du libre don consenti par le Seigneur de Mundburg, nous viendrons faire nos demeures dans la contrée qu'il nomme Calenardhon. C'est pourquoi je fais le serment, en mon nom propre et celui des Eotheod du Nord, qu'entre nous et le grand peuple de l'Ouest il y aura éternelle amitié ; leurs ennemis seront nos ennemis, leurs besoins seront nos besoins, et quelque mal, outrage, ou assaut qu'ils subissent, nous les secourront de tout notre pouvoir. Ce serment liera mes héritiers et tous ceux de ma lignée dans notre nouveau pays ; et qu'ils se gardent de le transgresser, de peur que l'Ombre ne descende sur eux et qu'ils ne soient maudits à jamais…'. Moi, Eomer Eadig, fils d'Eomund, héritier d'Eorl le Grand, je fais de nouveau ce serment et le déclare inaliénable, pour moi et ma descendance… »

Ses cheveux blonds lâchés volent au vent, et jamais il n'a été aussi royal qu'ici, sur ce tertre qui contient toute la majesté du monde. En lui se sont incarnées toute la prestance et la puissance de la lignée d'Eorl son ancêtre. Vêtu de velours vert et rouge, sa couronne sur sa tête, il embrasse du regard le pays qu'il dirige, sans mot dire…

Il fait ensuite un signe, et le prince Elfwine s'approche. Avec leur manie des surnoms, les rohirrim l'ont appelé Elfwine le Blond, ce qui le décrit car il a hérité de la tignasse blonde de son père. A presque vingt ans, il possède déjà la prestance et le charisme de son père. Jetant un regard à son père, il pose sa main à son tour sur la garde de l'épée et dit :

« Moi, Elfwine, fils d'Eomer, je jure de garder ce serment, de le respecter et de le transmettre à mes héritiers… »

S'avance alors Aragorn-Theoden, en tant qu'héritier de Cirion. Il pose sa main sur la pierre noire et dit :

« Moi, Aragorn-Theoden Elboron d'Ithilien, fils de Faramir, en tant que descendant de Cirion et fils aîné de la maison de Hùrin, je reçois et renouvelle le serment fait par mon ancêtre… »

Sa voix est ferme, il se tient droit et, bien qu'il ressemble physiquement à son père, Eomer ne peut s'empêcher de voir là, dans ce maintien et cette fierté, la marque de fabrique rohirrim léguée par sa mère. Pourtant, le prince d'Ithilien, bien qu'il ait fait ses classes parmi les rohirrim et soit considéré comme l'un entre eux, a choisi non de porter sa tunique vert et rouge mais les armes d'Ithilien sur noir et argent, ceci afin de bien montrer qu'il est avant tout gondorien et qu'il est là en tant que tel…

C'est à présent à Eldarion de parler. Habitué depuis son enfance à la représentation et aux cérémonies, il se tient droit, portant fièrement la couronne prêtée par Eomer. Le sang d'Elendil coule dans ses veines, et il ne viendrait à personne l'idée d'en douter en le voyant ainsi. Bon sang ne saurait mentir…

Comme l'a fait Cirion autrefois, il va prononcer les paroles sacramentelles en quenya :

« Vanda sina termaruva Ėlenna nòreo alcar enyalien ar Elendil Vorondo voronwë. Nai tiruvantes i hárar mahalmassen mi Nùmen ar i Eru i or ilyë mahalmar eä tennoio »

Par son éducation princière et la grâce de sa mère, il parle la langue des Elfes sans trace d'accent, et tous écoutent religieusement ce parler d'un autre temps, d'une autre époque. Eldarion, ensuite, répète en langage commun ce qu'il vient de dire :

« Que ce serment atteste la gloire du Pays de l'Etoile et la foi d'Elendil le fidèle ; et qu'il demeure en la sauvegarde de ceux qui siègent sur les trônes de l'Ouest, et de l'Un qui est au-dessus des trônes à jamais… »

Son regard bleu se fixe dans celui d'Eomer et il ajoute :

«En lieu et place de mon père, le roi Elessar Telcontar, roi de Gondor et d'Arnor, je reçois ton serment, Eomer, roi de Rohan. Que l'amitié qui toujours a fleuri entre nos deux peuples perdure, pour toujours et à jamais… »

La cérémonie est terminée, mais tout le monde garde le silence, conscient de la solennité de l'instant. Puis c'est le moment de redescendre pour regagner Edoras où les attend un gigantesque banquet dans la tradition rohirrim…

Le regard d'Eomer, alors, tombe sur Eldarion, Aragorn-Theoden et Elfwine. En ces deux jeunes hommes s'incarnera l'avenir du Rohan et du Gondor…

Minas Tirith, quelques jours plus tard

Le roi est en train de lire le rapport de Narmacil concernant le problème de nourriture survenu quelques temps auparavant dans le Lebennin. Le jeune dignitaire a fait une fois de plus montre de ses compétence en démasquant certains des notables locaux qui, sous couvert de distribuer la nourriture, en gardaient une partie pour eux. Faramir, sans être présent directement sur place, lui a fourni les moyens qui lui ont permis de mener à bien sa mission.

Enfin la région a de la nourriture à satiété, et l'on a replanté assez de blé et d'orge pour avoir une récolte avant l'hiver tout en ayant traité les champs afin d'empêcher les sauterelles de les manger. Les verts coteaux du Lebennin vont enfin renaître à la vie…

Le roi regarde pensivement la copie du traité entre le Gondor et le Rohan dûment scellé et paraphé par Eomer et qui n'attend plus que sa signature. Eldarion a apposé la sienne en tant que représentant du roi et prince héritier, et le roi voit dans son écriture ferme toute la résolution dont il fait preuve. Eomer a joint une lettre au traité, dans laquelle il ne tarit pas d'éloges à la fois sur le prince héritier et sur Aragorn-Theoden, ce qui fait sourire le roi. Eomer a raison, ces deux jeunes hommes sont l'avenir du Gondor, et il sait qu'il ne pourrait laisser son royaume en de meilleures mains s'il lui arrivait quelque chose…

Il se lève, et gagne la salle des princesses où il sait trouver ses filles. Lorsqu'il y entre, il y voit non seulement ses filles, mais aussi son épouse, le tout regroupé autour d'Eladiel vêtue d'une somptueuse robe blanche sur laquelle une nuée de servantes est fort occupée à faire des retouches. La princesse sourit à son père, et les jumelles courent vers lui en disant :

« Regarde, papa, regarde comme Eladiel est belle ! »

Bien qu'elles aient dix-huit ans, les princesses jumelles ont gardé leur caractère impulsif, et l'idée du mariage d'Eladiel qui aura lieu dans un peu plus de six mois les excite au plus haut point. Le roi regarde alors plus précisément, et reconnaît la robe : il s'agit de celle qu'Arwen a portée à leur mariage, vingt-cinq ans auparavant. Eladiel la porte avec une grâce telle qu'il se sent rempli d'émotion à cette vision et ne peut dire quoi que ce soit, la gorge nouée et les yeux humides…

Arwen s'approche de son époux, et pose sa main sur son bras, respectant son silence car elle comprend ce qui se passe. La ressemblance de la princesse aînée avec sa mère ressort là de toute sa force, mais la beauté intrinsèque d'Eladiel transparaît aussi.

Le roi sait qu'il est de tradition que sa fille, en se mariant, revête la robe de sa mère, mais il ne pensait pas en être si ému. Ceci lui rappelle la proximité toute relative de ce mariage, qu'il ne pensait pas voir arriver si vite…

Eladiel, elle aussi, est très émue, mais elle n'en montre rien, se contentant de poser son regard bleu sur son père. Tous deux ont toujours eu une relation particulière car Eladiel a été la première de ses enfants, celle avec laquelle il a appris à être père.

Souriant à son épouse, il s'approche de sa fille et lui dit d'une voix étouffée :

« Tu es magnifique, Eladiel…ton époux aura bien de la chance… »

Il se tourne vers Arwen et dit :

« Elle sera aussi belle que toi… »

Arwen lui demande, quelque peu amusée et attendrie par son émotion :

« Au fait, pourquoi étais-tu venu ? »

Elessar sourit et répond :

« Je ne sais plus, en fait, mais je ne regrette pas… »

Eowyn, alors, se lève et vient poser sur la tête de sa sœur le fin voile sur lequel elle a travaillé pendant des mois. En effet, Eladiel ne pourra porter le voile des reines de Gondor, réservé à Eolain, aussi, juste après ses fiançailles, sa sœur cadette avait-elle entrepris de broder le long voile qu'elle revêtirait à ses épousailles. Tout les savoirs-faire du Gondor et des Elfes semblent s'être mêlés dans les doigts de fée de la seconde princesse royale qui, cependant, sourit modestement. Il ne manque plus que les bijoux et le lourd manteau d'hermine, et la tenue de noces d'Eladiel sera prête…

Edoras

Dans la grande salle, le prince héritier Elfwine discute calmement avec son homologue de Gondor. Tous deux ont un caractère similaire, calme et posé, et apprécient de parler de différents sujets lorsqu'ils se voient. Là, ils parlent du mariage d'Elfwine, prévu pour l'année suivante. En effet, il est déjà majeur selon les lois du Rohan, qui ne sont pas les mêmes sur ce sujet que celles du Gondor, mais il lui faut attendre que l'heureuse élue le soit. Il s'agit là de la fille d'un noble rohirrim, petite-fille du maréchal Elfhelm et qui se nomme Elfhild, et le prince en est très amoureux. Les deux princes vantent les mérites et la beauté de l'élue de leur cœur, et Elfwine, qui adore sa cousine Eolain, est ravi de la voir épouser Eldarion…

Sur demande d'Eomer, Eldarion a accepté de se vêtir selon son rang, et arbore l'arbre blanc sur la poitrine. En face de lui, Elfwine a revêtu le vert et le rouge de la maison d'Eorl, et il est aussi blond qu'Eldarion est noir de cheveux. Ils s'opposent physiquement, pourtant se ressemblent moralement. Tous deux ont hérité de leur père respectif le calme et le charisme qui leur sera nécessaire dans le cheminement vers la royauté, ils sont adultes à présent mais la route leur sera encore longue…

Entre alors Aldarion, qui porte un plateau sur lequel est posé deux verres. Il est le seul à être resté, Meneldil et Arador sont en Arnor. Quand Eldarion lui a demandé pourquoi il ne se rendait pas dans sa famille, Aldarion lui a répondu que, désormais, sa famille était les Rangers, avant de lui préciser que ses parents sont morts quand il était petit et que c'était sa tante qui l'avait élevé. Le prince comprend alors pourquoi il a ressenti cette forte envie de le protéger la première fois qu'il l'a rencontré…

Aldarion s'incline, puis dispose les deux verres en disant :

« J'ai pensé que vous auriez soif, Altesses… »

Eldarion lui dit alors :

« Je t'ai déjà dit que je te dispensais de toute cérémonie, il me semble… »

En effet, le prince doit la vie aux soins de son jeune aide qui s'est occupé de lui avec dévouement lorsqu'il a été gravement blessé par l'un des cousins félons de son père. Pourtant, il sait assez peu de choses de lui, Aldarion étant assez disert de nature et encore plus lorsqu'il a su qui est en réalité celui qu'il sert.

Elfwine lui indique un siège près d'eux, et hèle un serviteur qui apporte un troisième verre. Il sait tout ce qu'Eldarion doit à ce jeune homme, et veut le traiter de façon honorifique. Aldarion, mal à l'aise, s'assied près des princes mais n'ose rien dire. Elfwine, qui apprécie le dévouement et la loyauté dont il fait preuve, lui dit :

« Tu n'as pas à avoir peur, jeune Ranger, tu as largement mérité de t'asseoir ici, avec nous… »

Aldarion devient cramoisi, au grand amusement d'Eldarion qui le taquine :

« Allons, ne rougis pas, ce n'est pas la peine vu que je sais parfaitement ce que je te dois… »

Entre alors la reine Lothiriel, et les trois garçons, par réflexe et respect, se lèvent d'un même mouvement. La reine de Rohan sourit et leur dit :

« Auriez-vous vu le roi, par hasard ? »

Elfwine et Eldarion secouent la tête, mais Aldarion répond :

« Majesté, je…je l'ai vu dehors, il se dirigeait vers les écuries… »

Lothiriel, sentant la timidité du très jeune homme qu'elle a devant elle, lui sourit et répond :

« Merci beaucoup, jeune Ranger… »

Aldarion rougit encore, donnant une forte envie de rire aux deux princes héritiers…

Emyn Arnen

Eolain tient Mardil sur ses genoux, elle lui lit une histoire. Le petit garçon, si remuant habituellement, ne bouge pas, fasciné par ce que lui raconte sa grande sœur. Comme elle l'a tenu dans ses bras à sa naissance, il y a une relation particulière entre eux, et elle s'occupe souvent de lui.

Eowyn, attendrie, observe ce tableau quand elle entend du remue-ménage venir du couloir. Entre son fils aîné, poussiéreux, boueux mais manifestement ravi d'être rentré – nul ne saurait l'en blâmer. Aragorn-Theoden a maigri pendant les mois qu'il a passés sur le terrain, et, malgré les jours passés au Rohan, n'a pas repris son poids d'origine ni son teint d'origine, car il est encore pâle. Pourtant, il y a dans son regard sa vivacité habituelle, que dément son apparence physique…

Mardil saute des genoux de sa sœur aînée, et vient se jeter dans ses bras, ce que font ensuite Eowyn et Eolain…

A SUIVRE