Nom: Le Néant et l'Être

Auteur: Rain

Disclaim': SK est la propriété intellectuelle d'Hiroyuki Takei, je ne me fais pas de sous, tout va bieng.

Persos: Surprise! Voir note.

Note:

Ceci est le produit d'un débat de Corporal Queen! Voilà les règles, texto: "écrire la description physique d'un personnage de son choix que le lecteur doit être capable de reconnaître, sans jamais mentionner son nom ou le nom d'un autre personnage qui pourrait aiguiller, sans utiliser la couleur des cheveux ni des yeux, et sans utiliser les verbes "être", "paraître" et "sembler"."

Du coup, voilà ce que j'ai pu écrire... je me suis bien amusée! Maxi drabble en 500 mots.


Elle mesure un mètre et quatre-vingt-deux centimètres. On ne dirait pas, parce qu'à côté de ses coéquipiers, elle fait petite; mais quand elle lève les bras elle mesure plus de deux mètres. A son arrivée aux Etats-Unis, elle se rend compte qu'on ose souvent lui demander si elle fait du basket ou du volley, à cause de sa stature, ses grandes mains, ses jambes élancées… Mais comme ça ne se fait pas d'aborder les inconnus de la sorte, elle ne répond pas.

Elle n'aime pas répondre aux questions, qu'elles viennent d'inconnus ou pas. La voix des gens se fait trop souvent moqueuse, sarcastique, tordue quand ils en posent. Entre ses tatouages, ses cheveux crépus et ses vêtements trop légers pour la température ou les mœurs du lieu, ils trouvent toujours quelque chose à redire sur la jeune femme qui passe entre eux, les épaules carrées, le meurtre dans les yeux. Parfois, si un questionneur pousse le vice jusqu'à se saisir de sa main, il peut se retrouver avec un ongle particulièrement pointu dans l'avant-bras. En général, ça le fait réfléchir. Sinon, son esprit peut leur faire la leçon de manière plus directe encore.

Sans même qu'elle ouvre la bouche, on sent déjà qu'elle s'apprête à cracher des couleuvres, des flèches, du feu. Ça se voit dans ses yeux, elle pourrait dévorer le monde entier si on lui en donnait l'occasion. La courbe de son dos, le pli de ses sourcils, et les pulsations sourdes dans ses poignets disent tous qu'elle a des bonnes raisons d'en avoir envie.

Sur son ventre s'étale une tache noire. Le tatouage s'enroule autour de son nombril comme pour marquer l'impact d'une balle. Il recouvre une cicatrice, une marque de mocheté, un nom, disent des rumeurs discordantes. Qui saurait démêler le vrai du faux? Peu importe. Celle qui le porte l'aime, ce tatouage. Pas qu'il lui serve à se rappeler pourquoi elle se bat, pourquoi elle avance, non, rien de tout ça. Elle l'aime bien, tout simplement.

Elle se balance comme une hache quand elle avance. Sa démarche, ses coéquipiers la connaissent par cœur, ils en entendent les moindres tremblements, prévoient les tempêtes, anticipent les coups de fatigue. On entend d'abord le cliquetis de ses boucles d'oreilles et de ses bracelets qui s'entrechoquent, et puis le bruit mat de ses bottes. On ne dit pas non à cette jeune femme qui s'avance comme droit sortie des déserts anciens, la peau brûlée par des soleils frôlés de trop près.

Elle ne possède pas d'énormes quantités de furyoku, il faut l'avouer. On dirait presque qu'elle n'en a pas besoin; un seul regard lui suffit à faire fondre des montagnes.

Et si elle perd très vite, si elle reste un simple nom dans les annales du tournoi, tant pis. Le monde y perd une reine, mais cela ne signale en rien la fin de son monde.

Elle tracera son chemin ailleurs, voilà tout.


Alors, avez-vous trouvé? Oui, non? C'était Datura! Je me suis dit qu'il valait mieux prendre quelqu'un qu'on reconnaîtrait pas tout de suite et qu'on connaîtrait pas par cœur pour qu'on s'amuse plus. J'ai bien aimé faire cette étude de perso en tout cas!