Enorme retard... trop la honte ! J'ai juste dû réécrire ce chapitre, en fait, vu que je ne le trouvais pas top.

Petite réponse générale concernant le Tournoi : En début d'année, Hermione a précisé qu'au départ, le Tournoi se déroulait entre les trois écoles fondatrices, mais j'ai pensé qu'élargir le cercle des participants et donc le nombre d'écoles serait assez amusant, bien que laborieux. Donc oui, à l'origine ce n'est pas possible, mais j'en avait envie, voilà.

Shebang : Niveau transport, ça risque d'être décevant :p Par contre, la relation entre Laure et Thomas risque d'être compliqué, parce que les histoires d'amour et moi ça fait deux, et que je sais pas encore s'ils finiront ensemble ou non !

Rebecca-Black : Surtout pour une des épreuves... je n'en dis pas plus.

Shinakun : Pour les spécialisation, je pense juste que c'est une adaptation à l'environnement ou simplement une histoire culturelle. C'est pour ça que ces peuples sont facilement identifiables. On va ma répondre que les Anglais/Français/Nordiques pratiquent la même magie sans distinction, et j'expliquerai bien ça un jour, alors bon. Pour l'Atlantide, elle ne m'appartient (malheureusement) pas :p

valabo : J'ai déjà deux épreuves sur trois programmée, et celle qu'il me manque... c'est la première ! Et effectivement, Adam va passer une année moins tranquille que ce qu'il avait espéré. Même s'il n'y a pas de gros méchant en jeu (pour l'instant), ça ne l'empêchera pas d'avoir des problèmes. Et comme je l'ai dis y a quelques jours, l'Histoire de la Grande Haine d'Adam est loin d'être terminée, hihihi !

Bonne lecture !


Chapitre 51 :

Assis sur son lit, Adam regardait dans le vide. Un immense sentiment de culpabilité le rongeait, et il ne pouvait plus rien faire. Thomas était parti ce matin, et le né-moldu n'avait pas pu s'excuser. Léo apparut près de lui, compatissant.

-Ce n'est pas comme s'il n'allait pas revenir, le rassura-t-il. Tu t'excuseras à son retour.

-En attendant, soupira le Serdaigle, je suis vraiment débile…

-Bah, c'est rien. Thomas est intelligent, il sait que tu es désolé.

-Je l'espère…

***

Le Poudlard Express avançait à une allure régulière. Le chemin emprunté n'étant pas celui habituel, un sortilège assez spécial avait été mis au point. Les rails apparaissaient progressivement devant la locomotive et disparaissaient dès que le dernier wagon était passé dessus. C'était rapide, discret et efficace. Enfin rapide… autant que le vieux train pouvait l'être.

-Le paysage est tellement fascinant ?

Thomas se tourna vers Laure, assise en face de lui. Il avait de moins en moins de mal à la regarder en face, à son plus grand soulagement. Et il arrivait à lui répondre, exploit dont bon nombre de garçons étaient incapables de se vanter, perdant tous leurs moyens face à elle.

-Tu peux me rappeler pourquoi tu es dans mon compartiment ? grommela-t-il.

-Ce n'est pas parce qu'on est adversaires qu'on ne peut pas être amis !

-Amis ? s'étonna le Serdaigle. Depuis quand ?

-…Je ne sais pas. Tu n'as pas envie d'être mon ami ?

Le jeune homme la regarda franchement. N'importe quel autre garçon aurait dit « Oh oui, et même plus que ça », mais pas lui. Il connaissait sa puissance et la respectait. Est-ce que le respect suffisait pour une amitié ? Il ne pensait pas à une amitié profonde comme celle qu'il avait avec Stephen, mais juste une franche camaraderie.

-Ca ne me dérange pas, dit-il finalement. A condition que tu n'essaies pas de m'extorquer mes techniques de combat.

-Marché conclus !

Les deux adversaires se serrèrent la main. Celle de Laure était vraiment très douce, et un peu froide. Pourtant, elle avait une poigne de fer et Thomas aurait pu jurer qu'elle était capable de le battre au bras de fer.

-Thomas ? Je t'ai cherché par… Oh, je vous dérange ?

Stephen regarda leurs mains serrées et haussa un sourcil.

-…J'ai manqué quelque chose ?

-Nous sommes devenus amis, déclara Laure d'une voix enjouée.

Elle adressa un sourire magnifique au membre de la délégation. Thomas retint un sourire. Elle n'avait pas encore compris que ses charmes ne marchaient pas sur Stephen, véritable frigo sentimental.

-Amis ? répéta ce dernier en l'ignorant. Elle t'a ensorcelé ?

-Non, soupira le participant. On s'entend assez bien finalement, alors pourquoi pas ?

-Je ne sais pas… peut-être parce qu'elle veut aussi être championne ?

-De toute manière, le choix ne se fera pas sur un combat ou une épreuve, alors qu'est-ce que ça change ?

Stephen grogna quelque chose et s'assit à côté de son ami, le regard ostensiblement fixé sur la Gryffondor. Thomas assista à une nouvelle bataille de regard-qui-tue entre ses deux camarades. Laure jouait de ses charmes, faisant des trucs pas très nets avec ses yeux, alors que Stephen se contentait de lui opposer un regard froid comme la glace. Finalement, la jeune femme abandonna.

-Cesse de faire le gamin, lança-t-elle au vainqueur.

-Regarde-toi avant de me dire ça !

-Quoi ?!

Thomas soupira intérieurement et se tourna vers la fenêtre. Le voyage allait être long.

***

Thomas somnolait, la tête appuyée contre la vitre. Il avait vaguement conscience de la présence de Stephen et Laure mais n'avait ni la force ni l'envie de savoir ce qu'ils faisaient. Soudain, la porte du compartiment s'ouvrit en grand, le faisant sursauter. Les quatre autres participants entrèrent et firent face à leurs rivaux.

-Nous avons longuement discuté, fit Adrien, second Gryffondor. Nous voulons mettre toutes les chances de notre côté pour le Tournoi.

Les autres acquiescèrent. Le Serdaigle, qui ne voyait pas vraiment où ils voulaient en venir, les imita bêtement.

-Qu'est-ce que tu veux dire par là ? intervint Laure.

-Nous sommes tous des… adversaires, répondit Adrien sans la regarder. Mais une fois le nom choisi, nous deviendrons des alliés pour la victoire de Poudlard.

-Des alliés ? répéta la Gryffondor.

-Nous ne sommes pas les meilleurs élèves de Poudlard pour rien, soupira Oliver, un des deux Serpentard.

-Nous avons tous développé des techniques qui nous donnent l'avantage sur les autres, expliqua Adrien. Nous les gardons secrètes pour l'instant, mais nous nous sommes mis d'accord pour les partager lorsque le champion sera choisi.

-…Et pour qu'il devienne une vraie machine de combat, marmonna Stephen. C'est une très bonne idée.

-Ca ne me dérange pas, fit Laure.

Thomas hésita un peu, à sa plus grande honte. Si les autres étaient prêts à révéler leurs secrets, lui aussi devait contribuer. Pour Poudlard.

-Je marche, dit-il finalement.

Les autres parurent soulagés. Cependant, ils demandèrent une promesse, au grand étonnement du Serdaigle. Il lui avait fallu un certain temps pour le comprendre, mais les promesses étaient sacrées, chez les sorciers. Promettre quelque chose équivalait à signer un contrat, et ne pas la respecter avait souvent des conséquences… fâcheuses.

***

-Je n'aurais jamais cru que ce voyage puisse être si long !

Stephen et Thomas hochèrent la tête, bien d'accord. Ils étaient partis depuis trois jours, mais n'étaient pas prêts d'être arrivés. Pour l'instant, le train roulait quelque part dans les montagnes, bravant sans peine une tempête de neige.

-J'ai hâte de connaître ta technique secrète, fit Laure en se penchant vers le Serdaigle.

-Et moi la tienne, répondit ce dernier.

C'était à moitié vrai. Il avait la certitude que le secret de son… amie n'était pas d'ordre magique mais physique. Quelque chose en rapport avec son héritage vélane, peut-être. Il la regarda droit dans les yeux, cherchant quelque chose d'inhumain dans ce véritable océan miniature. Leurs visages se rapprochèrent subrepticement ; il sentit qu'il n'arriverait pas à lui résister…

-Hep, pas touche !

Stephen mit sa main sur le front de la Gryffondor et la repoussa brusquement. La jeune femme se lui lança un regard furieux et croisa les bras, boudeuse. De son côté, Thomas reprenait son souffle, les yeux écarquillés. Il avait « oublié » de respirer le temps de sa confrontation avec Laure.

-Tu vas bien ? s'inquiéta son ami.

-Bien sûr qu'il va bien ! siffla la Gryffondor. Ce n'est pas comme si je l'avais empoisonné !

-Tu en es bien capable, répliqua Stephen.

-Répète un peu ?!

-J'ai dit…

Thomas leva les yeux au ciel et se désintéressa de leur dispute, l'esprit encombré de pensées contradictoires. Que s'était-il passé ? Il était à peu près sûr de ne pas être amoureux de Laure, mais sur le moment, il ne pensait qu'à l'embrasser. Il allait devoir lui parler franchement, à un moment ou à un autre. Elle ne devait pas recommencer, pas si elle tenait à être son amie.

Mais le voulait-elle vraiment ?

***

Le Poudlard Express atteignit l'Egypte le matin suivant. Les trois occupants du compartiment commençaient à regretter le climat froid et humide de la Grande Bretagne. Leurs robes n'étaient pas faites pour les grandes chaleurs et semblaient peser une tonne. La fameuse Nécropole fut bientôt en vue, et elle paraissait bien moins macabre que ce qu'ils avaient imaginé.

Le train, qui roulait dans le désert depuis un certain temps, contourna les remparts de la ville, passant devant des dizaines d'échoppes colorées adossées aux murs. Les locaux regardaient le véhicule sans véritable surprise, et retournaient très vite à leurs affaires. Le Poudlard Express bifurqua, traversa une énorme porte et s'arrêta en plein milieu d'un parc, plus petit que celui de Poudlard, fait en grande partie de sable, et dans lequel étaient disposés de nombreux bâtiments blancs dont un, plus gros que les autres, attira l'attention des voyageurs.

-Impressionnant ! siffla Stephen en regardant par la fenêtre.

-Pharaonique, plaisanta Laure.

-Nan, elle était nulle, cette blague.

-Moi au moins je fais des efforts, nabot !

-Pardon ?!

Thomas esquiva la énième dispute de ses amis et sortit du compartiment, cherchant la sortie. Les portes du train étaient ouvertes et il en profita pour en descendre. A sa grande surprise, le véhicule et ses rails lévitaient à une cinquantaine de centimètres du sol. Une fois partis, il ne resterait plus aucune trace d'eux. Le Serdaigle mit sa main en visière et fit quelques pas dehors. Le soleil tapait fort, la chaleur était moins supportable qu'à l'intérieur. Le jeune homme enleva son chapeau et le fourra dans une de ses poches.

-Je n'étais jamais venu ici, fit quelqu'un derrière lui. C'est vraiment pas mal.

Thomas se retourna et se figea. Harry Potter lui sourit et se tourna vers le train, dont sortit la directrice, suivie par la délégation. Stephen rattrapa le Serdaigle et lui prit le bras.

-Je ne la supportes plus, lui murmura-t-il. J'espère vraiment que cette… amitié est plus que provisoire.

-Elle n'est pas méchante, c'est juste que ton insensibilité à ses charmes la perturbe.

-Tant mieux ! Je ne compte pas devenir un de ses petits chiens.

-…Si tu le dis.

Le professeur McGonagall prit la tête du groupe et se dirigea vers le plus grand bâtiment. Pendant le trajet, Thomas admira les palmiers et les massifs de fleurs exotiques tout en écoutant Stephen critiquer Laure, laquelle discutait avec Karen lenson, la participante de Poufsouffle. La délégation fut accueillie, dans une énorme salle aux murs blancs couverts de hiéroglyphes dorés et au sol dallé de la même couleur, par un groupe d'élèves de cette écolen conduit par un assez vieil homme à la barbe noire taillée en pointe et aux yeux étincelants. Ils étaient tous habillés d'une tunique à manches courtes et d'un pantalon blanc ceint par une ceinture dorée. Ils arboraient également un symbole compliqué sur la poitrine, sans doute l'insigne de leur école.

-Bienvenue, Minerva, fit l'homme en saluant la directrice. Ces cinq années ont passé bien vite.

-Je suis heureuse de vous revoir également, Amenemhat, répondit la sorcière.

-D'autres écoles sont déjà arrivées… mes élèves vont conduire les vôtres jusqu'à leur logement.

La directrice de Poudlard acquiesça. Les élèves de la délégation de Poudlard furent séparés en deux groupes, garçons et filles. Thomas et ses camarades suivirent ses homologues égyptiens vers la droite, dans une allée constituée d'un toit soutenu par de fines colonnes blanches. Elle reliait le bâtiment principal à un autre, plus petit mais tout aussi impressionnant. Les garçons débouchèrent dans une vaste salle peu meublée ou les attendaient leurs bagages.

-Ca, c'est du service, marmonna le Serdaigle.

Stephen haussa les épaules. Un des élèves égyptiens les invita à entrer dans une pièce adjacente, qui se révéla être un grand dortoir tout aussi peu meublé.

-Très minimaliste, commenta Oliver Laterius.

-Ca n'a pas l'air confortable, soupira Lance Boledor.

-Ca l'est plus que ce que vous croyez, répliqua un Egyptien.

Thomas hocha la tête, peu convaincu. Sur le coup, il partageait l'avis de ses camarades.

***

A l'heure du dîner, les Anglais rencontrèrent leurs adversaires Français, Nordiques, Atlantes, Grecs, Américains et Chinois. Pour leur permettre de se comprendre, un sortilège de traduction avait été lancé sur le domaine scolaire. Tous ces élèves s'étaient regroupés autour des deux grandes tables mises à disposition, une pour les garçons, une pour les filles.

Thomas, assis à côté de Stephen, faisait face à un Français à l'air rêveur, habillé d'une chemise bouffante et d'un pantalon bleu ciel, ainsi que d'un foulard plus foncé associé à ses yeux. Plus loin, sur sa gauche, les Chinois devisaient à voix basse. Leurs cheveux étaient coiffés en un chignon serré et ils portaient une sorte de longue robe rouge à manches larges.

-C'est un hanfu, l'informa Stephen en levant les yeux au ciel.

-Bien sûr, ironisa son ami. Comment ai-je pu oublier quelque chose d'aussi important ?

-Je me le demande…

Thomas soupira et retourna à sa contemplation. Après les Chinois venaient les Nordiques. Ils étaient habillés de fourrures assez chaudes qui devaient considérablement les gêner, et leurs robes avaient une couleur rouge profonde. Ensuite, c'était les Américains. Ils ne portaient pas d'uniforme, juste des robes de couleurs variées. Ils étaient également les plus bruyants de la salle. A la droite du britannique, les Atlantes mangeaient en silence. Ils portaient un haut sans manche d'une couleur bleu océan, un pantalon vert algue et des bottes, des gants et une ceinture de cuir. A leurs côtés, les Egyptiens, dans leur tenue blanche, et enfin les Grecs, habillés d'une longue tunique, sans manches, qui leur arrivait juste en dessous du genou, recouverte de motifs compliqués et retenue par une ceinture jaune. Ils portaient aussi des sandales… bah, grecques.

La tension entre les différents groupes était presque palpable. Les bruits des couverts et les éclats de voix des élèves de Salem ponctuaient un silence gênant et lourd de sens. Thomas abandonna très vite son assiette, incapable d'avaler quoi que ce soit, et soupira. Le temps allait lui paraître long…