Heya ! Salut à tous !
Donc, déjà, je vous rappel pour le concours de la plus belle Gol D. Ann en danseuse orientale, et je vous signale que je pourrais bien utiliser le dessin gagnant (avec autorisation de son auteur) comme couverture de cette fic, en plus de lui offrir un texte de son choix !
Ensuite, pour ceux qui ne sont pas des lecteurs de A Path for the Sea New king, sachez que j'ai lancé un Poll au sujet d'Impel Down, à propos de l'empoisonnement de Luffy. Je vous remercie d'avance d'y répondre,vous aussi, parce que cela aura une influence sur certains passages de cette fic.
Je remercie ensuite Holymagic d'avoir accepter de m'aider à traduire cette fic pour nos amis étranger !
Merci aussi à La Vague folle (je cherche un souvenir pour Garp), KailaStriker, Evanae, minimilie, thekingofkiwi (les compliments n'ont jamais fait de mal à personne :3), LuckyDream, Guest, Cavallone D. Taila (il danse mieux et Tatch n'a jamais dit qu'il chantait mal, juste que c'était ridicule ce qu'il faisait :3) Holymagic, Anna-chan17 (Fais ! va voir, c'est l'avant-dernier).
Pour l'omake, j'ai ajouté un souvenir de Makino et de Patrick. Si vous avez des idées pour d'autre, je verrais ce que je peux faire (je me creuse toujours pour Garp).
Pour ce qui est de ce chapitre, j'ai piqué Edessa et Sherry à Evanae, et c'est l'introduction pour le chapitre Strong Wolrd :D
Autre chose à dire ?
Oui ! Nous avons comme gagnante du jour , pour être la cinquantième à m'avoir mis dans ces auteurs favoris, merci de me contacter pour qu'on discute de la récompense !
- Tu vas t'en voir, Ace… commenta Thatch quand Namur raccrocha, après l'appel de Shirohige.
- C'est surtout étrange qu'Oyaji tienne à ce que tu partes pour deux longues missions en simultané, alors que tout le monde sait que tu voulais rester à Shabaody pour revoir ton frère, avant son entrer dans le Shin Sekai, marmonna l'homme poisson.
Ace continua de fixer en silence, d'un œil noir, l'article parlant de la destruction d'îles, dans l'East Blue. Bien heureusement, Dawn n'était pas encore touché.
- Non, au contraire, Oyaji a bien fait, assura Ace. Si Luffy voit cet article, il fera demi-tour pour s'assurer que tout le monde va bien, à Dawn. Et pas mal de ses nakamas sont d'East Blue, aussi, alors… On se verra sans doute en chemin, voir directement à la maison. Il y a longtemps que j'ai pas eu de nouvelle de Makino-nee-san… depuis que j'ai pris la mer pour devenir un pirate, en faîte… Pour ce qui est de me renseigner sur la disparition de Doma, c'est normal que je le fasse, c'est un ami. Et il est le seul de nos alliés à savoir la vérité sur Ann, en plus de ça.
Un pirate entra dans la cabine où les commandants présents sur le navire étaient réunis autour du denden.
- Shabaody en vue, Taïsho-tachi, annonça-t-il.
- On arrive, assura Jozu.
Ace se saisit du denden et composa un numéro.
- Tu appels qui ? s'enquit Namur.
- Mon frère, pour voir ce qu'il va faire, exactement à ce sujet.
Ace pénétra dans le bar, et fut surpris de ne pas voir Shakky dans les environs. Juste Rayleigh, derrière le bar, qui lisait le journal.
- Heya, Ji-chan ! Shakky t'a abandonné à ton triste sort ? sourit Ace en montant au comptoir.
- Ace, mon garçon ! Je savais bien que j'allais te voir ces jours-ci, répondit Rayleigh en fermant son journal. Shakky est encore au lit, elle se remet d'une intoxication alimentaire. Je te sers quoi ?
- Un café. Je reste pas le temps. Je dois régler mon log, et aller voir quelqu'un… des nouvelles de Sabo ?
Rayleigh secoua sombrement la tête.
- Moi non plus. Pas depuis les incidents d'Enies Lobby. Il m'a engueulé pour me dire qu'il était le dernier au courant, cette fois-ci !
Rayleigh eut un petit rire et prépara un café pour son filleul.
- J'ai essayé de tirer les verres du nez des Révolutionnaires… c'est une certaine Sherry, apparemment une amie de Sab', qui m'a dit que personne n'avait de précision sur la mission de Hanran. Tout le monde est dans le noir, soupira Ace.
- Tu as essayé sa copine… Edessa, si je me trompe pas ?
Ace se contenta de boire une gorgée de café sans répondre.
- Allons, tu vas pas me faire croire que tu ne sais pas, que ton frère a une petite-amie… sourit Rayleigh.
- J'ai pas encore eut l'occasion d'aller la voir en arrivant, répondit Ace.
- En parlant de petit-ami…
- Ji-chan ! Je croyais que tu allais me foutre la paix sur le sujet de ma relation avec Marco !
- J'ai du mal à comprendre votre relation, pour commencer, c'est tout, Ace, et c'est pour ça que je m'interroge et m'inquiète beaucoup...
- Tu veux que je te dise quoi, Ji-chan ?
- Que tu éclaires ton vieil oncle, c'est tout, Ace... Et que tu me donnes une bonne raison pour ne pas m'inquiéter.
Ace eut un soupir, et prit son café pour faire tournoyer le liquide dans son mug, perdu dans ses pensées.
- Je suis le feu, Ji-chan... Je me nourris de ce que je consume, et si quelque chose arrive à résister, j'en retire de la chaleur... J'ai pas changé depuis que je suis gamin. Je me lance sans réfléchir, à corps perdu dans les choses, tant pis si je me fais blesser au final... Mais Marco...
- Mais ? demanda Rayleigh, attentif.
- La première fois que je l'ai vu, j'ai voulu le consumer, lui aussi. Je me disais qu'après avoir pris la place de Shirohige, nos deux équipages auraient pu rester en bon termes, comme c'était le cas avec celui d'Ôto-san... que je pourrais peut-être avoir deux trois aventures sans lendemain avec lui, et y puisait une sorte de façon de subsister, comme le feu brûle grâce au bois... C'était toujours ce qu'il se passait après la moindre de mes aventures... mais c'était avant que je le connaisse vraiment. Le temps passant sur le Moby Dick, j'ai vu que je l'avais sous-estimé. Je suis tombé pour lui. Les autres commandants disent que j'ai rendu dingue le Phénix, mais pour la première fois, j'ai été consumé. Sans même avoir passé le pas avec lui... Pour la première fois, j'ai pris le temps. Pas par choix, plus par crainte de me vendre. Par peur qu'en faisant comme avant, en me jetant dans une aventure sans lendemain avec lui, je me faire consumer... peur que je me fasse tellement manger que je cesserais d'exister, d'être moi. J'ai essayé de résister... mais avec lui, j'étais plus la flamme, j'étais le papillon, qui, attiré par la lumière, vole joyeusement à sa mort…
- Ace... de ce que tu dis, j'ai envie de te dire de...
- J'ai pas fini ! C'était avant qu'on commence à avoir une relation ! Me coupe pas, c'est compliquer de mettre des mots sur tout ça. J'ai dû donner une version plus compréhensible pour Lu'…
Rayleigh leva les mains, et indiqua à Ace de reprendre.
- Quand on a fini par passer le pas, j'ai eu peur. Peur d'avoir été consumé. Mais je crois qu'une sorte de... je sais pas comment expliquer ce qu'il s'est passé... d'un côté, je sais que ma relation avec Marco m'a changé, dans un certain sens. Pourtant... je suis toujours... moi. J'ai pas été consumé. Je crois qu'on en est venu à se nourrir de la chaleur de l'autre, de l'affection... de toutes ces petites choses... Je crois qu'aujourd'hui, le qui je suis est indissociable de ce que Marco a fait de moi, de ce que je suis avec lui. C'est bizarre, ce genre de chose... Et j'en suis heureux. Je crois que si je me retrouve avec des ailes, ça me surprendra même pas, ce jour-là !
- Les sentiments n'ont pas forcément des explications rationnelles, tu sais. C'est comme expliqué le lien qu'il y a entre nous, ou entre toi et tes frères. Les choses sont ainsi, il faut pas chercher à comprendre. Il faut juste les apprécier.
Ace regarda son parrain qui lui sourit affectueusement. Sourire que le brun lui rendit.
Le jeune pirate avala le reste de son café et se leva. Il prit son chapeau sur le comptoir et l'enfonça sur sa tête en ouvrant la porte du bar, laissant entrer en flot le soleil levant, illuminant sa silhouette.
- J'y vais, Ji-chan. Je vais voir si je peux avoir des infos sur Sab', et je reviens me changer avant qu'Ann ne descende vers East Blue… il me faudra un zodiaque, par contre. Ja ne !
- Je vais essayer de te trouver ça, assura Rayleigh.
« J'irais prendre des nouvelles d'Edessa, aussi, au cas où… » songea Ace en refermant la porte.
Rayleigh regarda le panneau et soupira, un petit sourire aux lèvres. Ace, son garçon, son neveu, avait bien grandit, depuis le petit garçon infernal qu'il avait élevé...
- Tu es bien matinal, Ray-chan, commenta Shakky en descendant dans la salle principal du bar.
- Oh, Ace l'a été tout autant. Je vais faire un tour aux casinos, après avoir trouvé un zodiaque pour Ann. On se voit bientôt.
Ace était en vue de la porte d'Edessa, quand son denden sonna. Il soupira et ouvrit son sac pour en tirer le combiné.
- Portgas D. Ace, j'écoute ? demanda-t-il.
Il retint de son mieux un bâillement. Il allait avoir besoin d'un autre café, s'il ne voulait pas faire de crise de narcolepsie dans les instants suivants.
« Ace-san ? C'est Edessa. J'ai appelé le numéro que vous m'aviez donné et on m'a redirigé sur ce denden… » fit la voix hésitante de le jeune femme.
- Normal, on m'a fourni un denden personnel intraçable. Néanmoins, je pense qu'il est inutile que nous parlions par denden quand je suis à deux pas de chez vous.
« Oh euh… très bien, alors je vous attends. Un café ? »
Ace eut un petit rire.
- Avec grand plaisir.
Et il raccrocha.
Il gagna rapidement la distance qui le séparait de la maison de la nana de Sabo et toqua à la porte.
- Un instant ! appela la voix d'Edessa à l'intérieur.
Il y eut un peu de remue-ménage, et la porte s'ouvrit sur la jeune femme échevelée.
- Désolée pour le désordre, je n'attendais pas de visite, s'excusa-t-elle. Comment allez-vous ?
- Assez occupé, mais ça peut aller, répondit Ace en pénétrant dans la maison.
Il leva un sourcil devant le bordel. C'était dans le même état que sa cabine, quand Marco était absent (il faisait l'effort de tout ranger avant le retour du Phénix). Edessa lui indiqua un fauteuil vide de paperasses et de vêtements, avant de déposer sur un coin inoccupé de la table basse deux mugs de café bien chaud. Elle se laissa tomber sur son canapé.
- Je ne ferais pas la connerie de vous demander comment vous allez, alors que vous allez forcément mal, annonça Ace, en prenant son verre.
- Qu'est-ce qui vous fait dire ça ? s'enquit la jeune femme.
Ace montra le salon d'un geste de la main, puis le visage d'Edessa face à elle.
- Vous avez pleuré récemment. Je présume que vous n'avez pas de nouvelle de Sabo, non plus.
Edessa baissa la tête.
- J'ai essayé de tirer des informations aux révolutionnaires, mais personne ne semble savoir de quoi est question la mission de Sab'. Rayleigh non plus, et connaissant Shakky, si elle savait, elle en aurait fait part à Ji-chan. Je dois redescendre la Grand Line, sous ordre de mon capitaine. Je me renseignerais en chemin.
- Merci, souffla Edessa.
- C'est naturel. Il m'a demandé de veiller sur vous. Vous avez une Vivre Card de lui, par hasard ?
- Non, et vous ?
- Non plus, malheureusement, mentit Ace en buvant son café.
Il ne voulait pas l'inquiéter plus que nécessaire, ni qu'elle se mette en danger pour rien. Sabo ne lui pardonnerait pas. Et si elle voyait l'état de la Vivre Card…
- Est-ce… est-ce que ça vous poserez un problème de rester un peu ici, juste quelques minutes, pour discuter ? demanda Edessa. Vous pourriez me raconter des histoires sur votre enfance, ou me dire pourquoi certains sujets semblent tabous pour Sabo. Pas que je veuille trahir sa confiance, ou quoique ce soit, c'est que je veux juste comprendre la raison de ses précautions, parfois. Je me doute que ça doit être important, pour qu'il n'en parle pas. J'en ai discuté avec Shakky-san, et elle m'a dit que ce n'était pas ses secrets à lui.
Ace se laissa aller contre le dossier de son fauteuil, sans rien dire, attentif.
- Il… il m'a parlé du lien entre votre jeune frère et son patron. Je présume donc que vous êtes demi-frère, et que…
- Faux. Nous ne sommes pas demi-frère.
Ace inclina son chapeau sur son visage.
- D'où es-tu originaire ? demanda Ace.
- Où est le rapport ?
- Tu veux en savoir plus, alors, il faut que je sache comment aborder la chose.
Il porta une main à son médaillon, geste nerveux qu'il avait développé à chaque fois qu'il abordait un sujet proche ou loin sur qui il était vraiment.
- Si tu veux savoir sans doute l'un des plus gros secret que Sabo traîne, avec la parenté de Luffy et son statut de révolutionnaire, je dois savoir comment parler de la chose. Je suis le premier concerné, et crois-moi, c'est pas quelque chose dont je parle facilement. Si mon capitaine n'avait rien découvert par hasard, je ne lui aurais jamais dit, et ce n'est que depuis peu de temps que mon équipage est au courant. Mis à part ça, seuls ceux qui m'ont vu grandir, qui m'ont prouvé que je pouvais leur faire confiance, et cet enflure de Sengoku, savent vraiment ce qu'il en est. Vas-tu répondre à ma question, ou pas ?
Edessa haussa un sourcil, puis fini par dire :
- South Blue. C'est suffisant, Ace-san ?
- Tu connais l'île de Baterilla ?
- Qui ne la connait pas ! Tout le monde a entendu parler du massacre que la population de l'île a subit pour une rumeur infondé ! Surtout qu'il se trouve que la fille de Roger vient d'East Blue ! La pauvre… tant de gens doivent la prendre pour responsable de cet incident… j'ai beaucoup de peine pour elle.
- Elle n'en a pas besoin, crois-moi.
- Hmph ! Qu'est-ce que vous en savez !?
- Je suis en aucun cas le demi-frère de Luffy, même si je l'aurais voulu, histoire, peut-être, de connaître au moins l'un de mes parents, et qu'il n'ait pas à vivre avec le fait que Dragon n'ait jamais voulu de lui. Et ce que j'en sais, c'est d'une simplicité enfantine… je suis la raison du massacre de Baterilla. J'y aie échappé de justesse alors que j'étais encore dans le ventre de ma mère.
- Je croyais que Sabo venait d'East Blue ?!
- Oh, mais Sabo est vraiment d'East Blue. Luffy, on ignore où il a vu le jour, alors, on considère la même chose. Mais moi, j'ai vu le jour à Baterilla. Ma mère est morte en couche, suite à une prolongation de sa grossesse. Elle m'a porté pendant vingt mois. Quand Rayleigh-Ji-chan l'a trouvé, avec Garp, elle était enceinte de onze mois. Sabo vous a parlé d'eux, non ?
- Oui…
- Cela ne vous a jamais paru étrange que l'homme qui a envoyé Roger à l'échafaud, ne fasse rien à son second, et que ses petits-fils, comme il les appels, nomme le pirate 'Tonton' ?
Edessa ne répondit rien. Ace tournait autour du pot, il le savait, et il n'aimait pas ça. C'était le genre de Sabo, mais il ne savait pas comment prendre le sujet avec cette fille.
- Tout ça pour dire quoi ? demanda finalement Edessa.
- Si on exclut Luffy, le fils du leader Révolutionnaire… pourquoi Dawn aurait vécu dans la menace d'un Buster Call pendant dix-sept ans ? Pourquoi le Mei-Ô Rayleigh a-t-il éprouvé la nécessité de se cacher dans la mer la plus faible des quatre, excepté le fait que ce soit là-bas que Roger soit mort ? Surtout sur l'île d'origine de Genkotsu no Garp. Et pourquoi a-t-il décidé d'élever des enfants en premier lieu, alors qu'il n'a aucun lien de sang avec eux ?
Les yeux de la jeune femme s'arrondirent alors qu'elle faisait le rapprochement.
- J'ai monté de toutes pièces le personnage de Gol D. Ann, afin que personne ne remarque l'étrange ressemblance entre le défunt Kaizoku Ou, et moi, le Kaizoku Ouji, Gol D. Ace. C'est pour ça, que depuis tout petit, Luffy et moi, nous avons appris à être méfiant, et faire attention à ce que nous disons sur nous aux autres. C'est pour cette raison, que Sabo a refusé de fuguer de chez lui, quand bon nombre de fois, on lui a proposé de venir vivre avec nous. Il voulait pas nous attirer des ennuis, et qu'on découvre que Garp cachait l'existence du Kaizoku Ouji et du fils unique du Chef Révolutionnaire, et encore moins, le fait qu'il planquait le Mei-ô. C'est pour ça, en partit, que Sabo a appris à contrôler les informations qu'il donne aux gens. Bon nombre sont ceux qui voudraient notre mort, à Luffy et moi. Nous sommes des démons, des monstres, nous n'aurions jamais dû venir au monde, pourtant, nous sommes là, et ça déplaît ! Même parmi les alliés d'Oyaji, je connais quelqu'un qui m'en veut à mort, juste pour être le filleul du second de Roger. C'est tout. Je n'ai même pas envie d'imaginer sa réaction s'il vient à apprendre que je suis le fils de cet homme. Pour nos vies, et notre survie, on fait de la rétention d'information. Sabo a sans doute d'autres secrets, j'en serais pas étonné. Je suis peut-être son aîné, mais il y a des choses qu'il ne me dira pas, même à moi, et je le respecte, même si ça me fait chier, parce que même si je suis son frère, on a choisi nos voies, nos vies, nos aventures...
Ace vida son verre, se leva et sans un mot, s'en alla, ne voulant pas être jugé. Pas par elle, pas par la fille dont son frère était amoureux. Il ne serait pas capable de répondre de ses actes si ça devait arriver, et son frère ne lui pardonnerait pas s'il faisait du mal à Edessa alors qu'il avait promis de faire gaffe à cette fille.
Il referma la porte derrière lui et avisa, pas loin, Thatch assit sur un banc, lisant un livre.
Le jeune commandant alla le rejoindre, et engagea la conversation juste à temps, car Edessa rouvrait sa porte :
- Heya, Thatch ! Qu'est-ce que tu fous par ici ?!
Il força un sourire sur son visage. Son compère le remarqua, leva un sourcil, mais ne fit aucun commentaire.
- Je te surveille, annonça Thatch avec un sourire. Tu trompes pas Marco, tout de même ! Et avec une fille… sérieusement, Ace, je te croyais plus attiré par les costumes trois pièces, que par les paires de nichons !
- Tout dans la délicatesse, pour pas changer, Thatch… Tu lis quoi ?
- La légende des Sept mers. J'aime bien !
Ace prit le livre des mains de son ami, et s'éloigna tout en lisant.
- Oi ! C'est mon livre ! s'offusqua Thatch.
- Rien à faire. Depuis le temps que je le cherche, tu aurais pu me le signaler que tu l'avais trouvé ! C'est mon frérot qui l'a écrit !
- Que je sage, y'a pas marqué Sabo pour l'auteur.
Ace leva les yeux au ciel.
- C'est un pseudonyme, baka. Bon, je dois toujours redescendre la Grand Line, moi…
- Tu es prudent avec l'essence, n'est-ce pas ? demanda Rayleigh.
- Ji-chan, j'ai plus cinq ans ! s'offusqua Ann en laissant tomber son sac dans le zodiaque.
Elle entreprit d'arranger les bidons d'essences à sa convenance.
- Tiens.
Ann attrapa de justesse un Eternel Log que lui lança son parrain.
- C'est pour le Cap Jumeaux. Tu salueras Crocus pour moi, veux-tu ?
- Oui, Ji-chan. Merci.
- De mon côté, je vais voir si j'entends parler de Doma. Si j'ai des infos, je te les ferais parvenir par denden. Ne t'en sépare pas.
- Je te revaudrais ça, sérieux, Ji-chan.
- Une dernière chose, Ace.
Ann arrangea son chapeau noir sur son crâne pour regarder son parrain, son manteau pendant sur l'une de ses épaules.
- Tu n'as peut-être plus cinq ans, mais pour moi, tu resteras toujours ce petit morveux de dix mois qui a fait ses premiers pas en marchant droit dans mes bras pour m'appeler 'Ji-chan', sourit l'ancien pirate.
Ann piqua un fard et inclina son chapeau sur son visage.
- Ja ne, Ji-chan, souffla-t-elle en se concentrant sur l'agencement de son zodiaque.
Elle avait préféré ne pas descendre sous son apparence de Nibantaï Taïsho. Elle ne savait pas à quoi s'attendre, autant ne pas impliquer Oyaji inutilement. Alors, le Striker se devait de rester à Shabaody.
Rayleigh s'éloigna, la laissant seule.
Ann remonta ses manches et s'accroupit pour ranger dans un coin son manteau, et posa délicatement dessus le log. Elle fouilla ensuite ses poches pour en piocher ses médicaments.
Elle allait les avaler quand elle sentit la présence d'Edessa.
La jeune femme s'arrêta près de la Kaizoku Hime, quelque peu essoufflée, comme si elle avait couru.
Ann se contenta de prendre ses médocs sans rien dire, puis vérifia le niveau d'essence dans le moteur. Elle fit de son mieux pour l'ignorer.
- Vous m'avez pas laissé le temps d'en placer une, tout à l'heure.
Ann haussa les épaules.
- J'ai des choses à faire, je peux pas passer toute la sainte journée à bavasser inutilement, quand j'ai la vie d'un pote sans doute en danger. Doma est, parmi les alliés d'Oyaji, celui que je peux considérer comme mon meilleur ami, comparé aux commandants qui sont des grands-frères pour moi. S'il lui arrive quelque chose, alors que je suis responsable de ramener son cul dans le Shin Sekai, je me le pardonnerais jamais, marmonna Ann. De plus, c'est pas en ne faisant rien que je saurais ce qu'il en est de Sabo, et s'il lui arrive quelque chose, je pense que personne n'a envie de découvrir ce qu'il va se passer à cet instant… ma mort sera sans doute à déplorer, mais celle des responsables, c'est certain… Et j'ai surtout pas envie de me recevoir des injures à la figure, ou quoique ce soit d'autres…
Et elle entreprit de mettre en marche le moteur.
- Si tu as quelque chose à dire, c'est maintenant, ou jamais, lui dit Ann refusant de la regarder.
Elle ne voulait pas voir de la haine ou du dégoût… elle en voyait assez tous les jours, quand elle était 'Ann'.
Le moteur se mit à pétarader joyeusement.
- Je ne vous juge pas. Je me doute que ça n'a pas dû être facile tous les jours et je comprends pourquoi Sabo est si prudent sur ce qu'il dit… je… j'ai pitié de vous.
- Je hais la pitié.
Edessa eut un pauvre sourire.
- Vous ne devriez pas payer pour votre père. C'était un homme admirable, de ce que je sais. Très courageux.
Ann la regarda en inclinant son chapeau vers l'arrière, assez surprise. Elle finit par hausser les épaules et fit un dernier ajustement sur son embarcation, avant de dire :
- Portgas D. Rouge était de Baterilla.
Et elle s'en alla.
Ann se réveilla d'une crise de narcolepsie, se sentant faible.
Merde, on lui avait mis du kairioseki au poignet.
Gardant les yeux fermés, sans rien faire pouvant laisser présager qu'elle était éveillée, elle se concentra au maximum pour utiliser son Haki malgré la situation.
On l'avait allongé dans une pièce, avec deux gardes.
Humph, on la sous-estimait !
Dehors, Ann sentait la Voix de Nami. Tiens ? Qu'est-ce qu'elle foutait là ?
Elle était avec quelqu'un d'autre, aussi. Assez puissant, mais pas suffisamment pour l'inquiéter.
Ann ouvrit un œil, et le tourna vers la pièce autour d'elle. Les gardes lui tournaient le dos.
D'un bond, malgré ses forces grandement diminués et ses mains entravé, elle fut sur eux, et les assomma. Elle fonça ensuite dans le mur face à elle, et passa au travers, comme si c'était du papier mâché, le brisant au passage.
Quand la poussière se dissipa, on pouvait voir Ann, debout devant Nami, en équilibre sur une jambe, l'autre tendu au contact contre une épée… une épée qui remplaçait une jambe.
Décrivant l'étrange masse dorée devant elle, la commandante sut à qui elle avait affaire.
- Kinjishi no Shiki. Que me vaut cette désagréable surprise ? siffla Ann en ramenant sa jambe, toujours en garde.
- Jihahahaha ! Aussi redoutable que ton père, Gol D. Ann ! rit le pirate. Quant à ta présence ici, eh bien, je me suis dit, quand mes hommes t'ont trouvé inconsciente en pleine mer, que je pouvais t'inviter en mon palais, histoire de parler affaire !
- Je sais pas où est la One Piece, ni si elle existe. Quant aux coordonnés de Raftell, je ne les connais pas.
- Jihahahahaha ! Qui d'autre que toi pourrez savoir tout ça ?! C'est pas bien de mentir, Baby-chan !
- Oi, la rouquine… rien de casser… ? demanda Ann pardessus son épaule.
- Je vais bien, Gol-san, merci de vous inquiéter.
- Appels moi Ann et ne me vouvoie pas, je suis pas si vieille que ça… Qu'est-ce que tu fais ici ?
- Il m'a enlevé sur le navire de mon capitaine pour mes capacités de navigations…
« Donc Luffy arrivera rapidement, normalement. »
Ann rompit sa garde et tendit ses mains liées vers la légende de la piraterie.
- Puisque je suis un invité, il serait peut-être bon de me délivrer de ceci, non. Je promets de rester sage, tant que personne ne touchera à la rouquine.
- Voyons, Baby-chan, quand on est une demoiselle, il faut utiliser le féminin… gronda gentiment Shiki avec un sourire.
- Je vous emmerde. Tu me libères, et je reste sage. Touche à cette fille derrière moi, et c'est mon poing dans la figure, avec ou son kairioseki. Au choix.
Shiki tira une clef de son kimono et fit tomber les entraves d'Ann.
En se massant les poignets, elle se tourna vers Nami, le temps de lui adresser un sourire réconfortant. Ses deux missions risquées de prendre un peu de retard…
