Youpi, c'est aujourd'hui la St Glinglin, mon jour préféré de l'année! :D Ouh, que je suis contente! Allez les gars, c'est ma tournée, tous au bistrot du coin, je vous offre la limonade (mais si vous préférez un jus d'orange, faut le dire un, y'en a pas d'problème)!

Et comme le veut la tradition en ce jour de fête, je vous offre ce magnifique chapitre!... Je blague, en fait il est pas si magnifique que ça. Concrètement il se passe pas grand-chose encore dans lui non plus, les blocards marchent, marchent, et remarchent, (et les vaches mâchent, mâchent et remâchent) mais dans le chapitre suivant on va de nouveau avoir un peu d'action! Alors accrochez-vous! (sérieusement, j'espère que ça va, j'ai bien peur que ça ne devienne un peu ennuyeux en ce moment, j'ai l'impression de stagner depuis le chapitre de "la grande discussion", dites-le moi si c'est le cas, que j'essaie d'arranger ça).

Bon, et sinon, merci au reviewers, et après, ben aux fidèles lecteurs, ça me fait toujours super plaisir de voir qu'on suit ce torchon (ou cette fic', tout dépend du point de vue!^^).

A propos de torchon, vous connaissez "avez-vous déjà vu la lune de miel d'un torchon et d'une serviette"? Non parce que moi ça m'éclate quand même! X) Trêve de digressions, Jamessounet vous informe qu'il est toujours le seul et unique auteur de la Terre Brûlée (je peux donc aller me rhabiller. Bien cordialement) et que Newt, l'être parfait par excellence, est EGALEMENT à lui (je vais le crever le Mr Dashner...)

Bonne lecture! Et pour le POV de Newt que je vous avais promis, il est écrit, mais je l'ai pas encore corrigé, alors je le posterai que demain je pense... Ou en fin de soirée. Je verrai selon le temps que j'ai!^^


Je ne mis pas longtemps à me rendre compte que mes pieds saignaient de nouveau. Avec toutes ces pierres pointues aussi…

-On ne regrette pas trop ses petites chaussures ? me demanda Minho d'un air narquois

-Eh ben non, même pas figure-toi ! Je me sens mieux comme ça (même si ça fait mal putain, et que je pisse le sang, beurk, c'est dégueulasse, si ma mère me voyais…), ça me rappelle mes débuts dans le labyrinthe, quand je n'avais pas encore de gants et que je m'écorchai les mains en empoignant les lianes !

-Ah ouais, je vois, « le bon vieux temps » si on veut. lança-t-il sarcastique

-Qu'est-ce que j'ai hâte d'arriver à ce fichu refuge en tout cas ! T'as vu comme le sang commence à coaguler avec la terre ? Ca va me faire des semelles en moins de deux. Bon, le hic, c'est qu'on pourrait me suivre à la trace sans problème du coup… Pourvu que ça n'attire pas les fondus. En tout cas, après toutes ces émotions, j'espère qu'ils nous serviront une bonne pizza quand on arrivera, comme la dernière fois, et en dessert je veux un fondant au chocolat ! Et le tout, servi avec un grand verre de jus de fraise, je vous prie ! Sinon c'est simple, je leur pète la gueule.

-L'espoir fais vivre… soupira Minho, moi tout ce que je demande, c'est un vrai lit avec un matelas moelleux, et ce putain de remède contre cette putain de braise tant qu'à faire.

-Je suis vraiment la seule à penser qu'on nous l'agite sous le nez comme une carotte pour ensuite nous apprendre qu'on se fait grave rouler dans la farine?

-Oui et non, c'est clair qu'ils nous appâtent avec ce truc, mais je préfère croire qu'ils l'ont et qu'ils nous sauveront, parce que sinon ça craint…

-Toute cette histoire craint de toute façon, remède ou pas remède.

-Pas faux.

Il y eut un moment de silence que je finis par briser par un :

-C'est quand qu'on arrive ?! J'ai mal aux jambes !

-Tu veux qu'on te porte, petite nature ?

-Oh, tu ferais ça pour moi ? Vraiment merci mec, c'est trop d'honneur !

-Hé là, t'emballes pas, moi je pensais que tu réagirais à la négative comme d'hab', c'était pour t'embêter à l'origine ! Me confonds pas avec ton Newtie non plus ! Sérieusement, tu peux te porter toute seule, non ? T'en as vu d'autre, et personne n'est là pour te servir de larbin ma p'tite dame !

-Pff, t'es vraiment pas cool…

-C'est ce qui fait mon charme ! fit-il en se passant une main dans les cheveux d'un air séducteur pendant que je lui lançais un regard blasé

-Oui, c'est d'ailleurs pour ça que je suis amoureuse de Newt et non de toi…

-T'es un cas à part ! La plupart des filles seraient sûrement dingues de moi en temps normal !

-Oui, c'est d'ailleurs pour ça que Brenda et Teresa font une fixation sur Thomas et non sur toi ! répliquai-je d'un ton monocorde avant de lui décocher un petit sourire satisfait

-Ça t'amuse de me rabaisser, allez avoue…

-Je ne m'en suis jamais cachée !

-Tu me diras, c'est réciproque de toute façon !

A ces paroles on mit tous les deux une main sur une hanche, l'autre devant la bouche, et on éclata d'un rire gras style « wohohoho ! Qu'est-ce qu'on se marre entre tocards ». Puis on se lança un regard complice avant d'exploser réellement de rire cette fois. N'importe quoi, comme d'habitude…

-Faut vraiment qu'on arrête de se parler, on arrive jamais à être sérieux plus de cinq minutes tous les deux ! T'imagine si on se tapait la discute pendant que l'homme-rat d'égout nous expliquait un truc d'importance de niveau interplanétaire?! Ça le ferait pas du tout ! remarqua Minho

-Bah de toute façon je crois qu'il ne m'a pas à la bonne, et il t'a déjà dit que tu étais immature de réagir au quart de tour, alors je pense pas que ça le perturberait plus que ça venant de nous. C'est plutôt de la part de Thomas que ce serait un vrai choc ! Il nous ferait une crise cardiaque directe le vioque !

-Ah, c'est vrai qu'il a la côte partout où il passe notre Tommy-boy !

-Jaloux ?

-Pas vraiment, je ne vois pas comment je pourrais l'envier d'être idolâtré par ces cinglés du WICKED…

-Je reconnais que je ne le prendrai pas spécialement bien moi non plus, ça fout un peu les jetons à vrai dire… Dieu sait jusqu'où ils pourront aller avec leur fanatisme à toutes épreuves…

-Ils doivent lui vouer un culte, si ça se trouve ils ont même formé une secte !

-Tu crois qu'ils font des offrandes ?

-Ah, mais ça expliquerait tout ! Les blocards qu'on a perdu, ce sont des offrandes pour Thomas le magnifique!

-Et quand tout le monde y sera passé, ils empailleront le pauvre bougre comme blanche-neige ! Comme ça ils pourront l'avoir auprès d'eux jour et nuit !

-Blanche-neige n'a pas été empaillée tête de noix, elle dormait dans un cercueil de verre…

-Ah ? Peut-être, oui, maintenant que tu le dis… Elle y est restée combien de temps ?

-Qu'est-ce que j'en sais moi ! Jusqu'à ce que le prince charmant arrive, le temps qu'il se paume au fin fond de la forêt pour lui tomber dessus quoi !

-Mais elle a dû manquer d'oxygène au bout d'un moment !

-C'est une histoire Alice ! Ce genre de détail, on s'en fout ! Et si ça se trouve les nains ouvraient le cercueil pour aérer un peu chaque jour, qui sait !

-Et peut-être en profiter pour lui faire une petite toilette du visage, histoire qu'elle soit présentable ?

-Euh, ouais, si tu veux…

-N'empêche, y'a un truc qui me chiffonne…

-Tu m'en diras tant ! dit-il en soupirant

-Elle devait avoir une haleine de poney quand le prince l'a embrassé, non ? C'est quand même bizarre que ça ne l'ai pas fait fuir !

-… Non mais t'es sérieuse là ? C'est ça pour toi la moralité de blanche-neige ? Même si les gens ont mauvaise haleine, acceptez-les comme ils sont ?!

-C'est toujours mieux que « soit belle et tais-toi » !

-Ah, le retour glorieux de la féministe qui sommeille en toi, ça faisait longtemps dis-donc !

-N'exagérons rien enfin !

-Ma chère Alice, sachez que je n'exagère ja-mais !

-C'est pas beau de mentir ! Sale gosse !

-Dixit la menteuse professionnelle du coin… J'hésite presque à te décerner un oscar tellement t'es bonne actrice ! A chaque fois on s'y croirait !

-Ouais, je sais, je gère, vas-y, lance-moi un défi, pour voir à quel point mon talent est inné !

-Tu vas y aller à l'impro ? Wow, fortiche ! Ok, alors… Tes pieds saignent, Alice.

-Non, c'est faux. répliquai-je avec aplomb

-Si c'est vrai, regarde, on les voit saigner !

-C'est une illusion.

-… T'es sérieuse ? C'est ça ton excuse ?

-Oui.

-… Eh beh, quelle assurance ! Tu ne cilles même pas en plus ! Si je ne te voyais pas clairement saigner et si tu ne t'en étais pas plainte tout à l'heure, je pourrais te croire !

-Impressionnant, je sais, je m'épate moi-même !

On continua à papoter jusqu'à ce que Newt nous rejoigne :

-Dites les pipelettes, on pourrait pas faire une petite pause là ? Histoire de boire un coup et de se ressourcer, les gars en peuvent plus…

Je jetai un coup d'œil sur le reste du groupe et Minho fit de même. Je ne sais pas combien de temps on avait discuté, mais apparemment ça faisait longtemps…

-Okay bande de tocards, on se pose un quart d'heure histoire de sentir de nouveau nos orteils, et après on trace, ça marche ?

Tout le monde hocha la tête d'un air soulagé. Je rejoignis Luth qui semblait à bout de souffle.

-Dis-donc, qu'est-ce que ça grimpe par ici ! admit-il en haletant

Je lui tapotai le dos en signe de soutien :

-Ça va aller, dis-toi qu'après la montée, y'a forcément une descente. Si ça se trouve on verra apparaître miraculeusement une plage de sable fin et… La mer !

Il me fit un petit sourire que je lui rendis. Une fois le quart d'heure écoulé, on reparti de plus belle jusqu'au petit matin. Théo (encore lui) réussi à nous dégoter une nouvelle grotte alors que le soleil du petit matin commençait à étirer ses rayons engourdis par une bonne nuit de sommeil. Personne ne se fit prier pour aller dormir, en moins de temps qu'il n'en faut pour engloutir un hamburger tout le monde coinçait la bulle. Et toujours aucune nouvelle de Thomas et Aris. C'était à peine inquiétant.

Je dormis à peu près correctement cette fois, je n'avais pas rêvé de Gand ou de qui que ce soit d'autre, mais d'un canard qui voulait m'emmener à la fête foraine pour que je le vois travailler (devinez quoi, son job, c'était d'être un canard pour la pêche au canard…) sauf qu'on s'était perdu de vue dans la foule, et qu'entre temps je m'étais retrouvé dans le palais des glaces où je m'étais paumée… Je cherchais encore le moyen d'en sortir quand une douleur atroce me tira du sommeil.

-Aoutch !

-Oups, désolé… me répondit la voix de Newt

Je m'assis péniblement en tentant d'ignorer la douleur dans ma cuisse, Newt était debout près de moi et à voir son expression il n'avait pas dû me remarquer et m'avait donné un coup de pied pile à l'endroit où ce nondidjudju de morceau de tôle m'avais écorché… Je grimaçais en essayant de ne pas imaginer quelle tête pouvait avoir la blessure depuis le temps (genre du pus qui suintait de partout et… Oh, ew ! Non mais ça devait être immonde en fait!) et tentai de me lever à mon tour, voyant que tout le monde s'apprêtait à repartir à la chasse au refuge. Mais ce fut plus facile à penser qu'à faire… Mes pieds avaient à peine commencé à cicatriser pendant qu'on prenait du repos, et la douleur fut d'autant plus intense que la nuit dernière… C'est toujours pire après une pause ce genre de truc…

-Eh ben, tu m'as l'air dans une forme olympique toi… me fit remarquer un Newt avisé alors que je tentais de faire un pas sans hurler à la mort de souffrance

-Je te signale que mes pieds sont dans un état des plus lamentables, et que c'est SACREMENT DOULOUREUX PUTAIN DE PLONK!

-Tu devrais te plaindre auprès de la personne qui t'as obligé à enlever tes chaussures. répliqua-t-il

Je lui lançais un regard noir qui se transforma vite en grimace d'agonie parce que j'avais trouvé le moyen de marcher sur un caillou particulièrement pointu (non, franchement, je me rate jamais…). Il me fit un sourire compatissant avant de rire un peu devant ma mine déconfite.

-Ahlala, tu fais vraiment pitié ma pauvre, je n'ai même plus envie de te taquiner.

-Tssk, je me passe fort bien de ta pitié ! rétorquai-je fièrement en lui passant sous le nez d'une démarche que j'espérais désinvolte malgré mes pieds qui me faisaient souffrir le martyr (je vous dis pas les efforts que ça me demandait d'avoir l'air nonchalante, mais comme l'avais dit Minho, j'étais une bonne menteuse)

-Si c'est pas malheureux tout ça… fit Newt en secouant la tête d'un air amusé pendant que je me saisissais d'une boîte que me tendait Poêle-à-frire et que je lui tirai la langue (à Newt, pas à Poêle-à-frire cela va sans dire)

Je décidais de manger debout et m'adossai à la paroi de la grotte. M'asseoir m'aurait demandé une nouvelle série d'efforts surhumains pour me relever et je n'étais pas sûre de pouvoir me la jouer une nouvelle fois sans craquer. Newt, qui semblait d'humeur à me faire bien c****, s'installa près de moi et, rien que pour me narguer, il s'assit ! Je ne daignais même pas lui lancer un regard et tentai de l'ignorer tout en sachant très bien qu'il était en train de me fixer d'un air provocateur avec le sourire en coin parfait et le regard satisfait qui va avec.

-Ce que tu peux être bornée quant tu t'y mets ! C'est clair que t'as mal, arrête de te la péter !

-Hum ? Quelqu'un m'a parlé ? Non ? Tant pis, j'avais cru entendre quelque chose, sûrement mon ventre qui gargouillait…

Je n'avais même pas besoin de le voir pour savoir qu'il devait être en train de secouer la tête d'un air narquois et blasé au possible. Je continuais à manger en m'efforçant de faire comme s'il n'était pas là, jusqu'à ce qu'il finisse par en avoir marre et qu'il tire un peu sur mon pantalon en râlant :

-Hé la miss, tu vas m'ignorer encore longtemps ?

-AÏEUH ! fis-je accentuant exagérément l'onomatopée

-Cette fois t'en fais trop… Tu te prends vraiment pour une diva.

Je finis par craquer et tournais la tête vers lui afin de mieux pouvoir lui tirer la langue (encore, je sais, je manquais quelque peu de répondant aujourd'hui). Et ça le fit rire ! Non mais vraiment, quel espèce de… Newt à la gomme !

-Allez, assez chahuté comme des chiffonniers, on va bientôt y aller, alors je te laisse finir tranquillement ta conserve et après on décampe ! C'est notre dernière nuit avant le Jour J, donc faut en profiter pour avancer le plus possible. dit-il e se levant et en commençant à partir

Je réagis presque immédiatement et abandonnais mon expression hautaine pour prendre un air sincèrement réjouis :

-C'est vrai ? Déjà ? Euh, je veux dire, enfin ?!

-Bah oui tocarde, tu pense à compter les jours de temps à autre ? me répondit-il en souriant

-Oh mais c'est merveilleux, on va enfin pouvoir passer à la suite ! J'ai hâte de voir ce qui nous attend après ça ! Bon, en même temps j'appréhende un peu, mais je suis curieuse quand même ! Et pressée d'en finir avec ce voyage, j'en ai soupé des déserts brûlants, je veux de la neige bien froide ! T'entends ça Séraphin ? Notre périple touche à sa fin !

J'avais dis ça d'un ton sincèrement enjoué en saisissant mon sac à dos d'une main et Séraphin de l'autre avant de rejoindre Newt en sautillant, même la douleur de mes pieds me semblait supportable maintenant que je savais qu'on touchait au but !

-Du calme enfin ! soupira Newt en levant les yeux au ciel, en plus tu n'as même pas fini ta conserve, ça ne va pas plaire à Poêle-à-frire…

-Je te la donne si tu veux, j'ai plus faim là ! Je veux juste partir ! Minho, c'est quand qu'on y va ? criai-je dans la direction de ce dernier en trépignant avec agacement

-Depuis quand elle est aussi pressée de rejoindre le WICKED celle-là ? demanda Minho à l'adresse de Newt

-Depuis que je lui ai rappelé qu'on allait bientôt arriver à la fin de ce voyage infernal, expliqua le sous-chef

-Ah, je vois. Ben je te remercie pas Newton, elle va être intenable maintenant. Alice, si tu te calme pas, je m'attaque de nouveau à ta crinière, et pas de quartier ! Je serais sans pitié ! me menaça-t-il en brandissant sa brosse dans ma direction comme une pokéball (je ne savais même pas qu'il avait gardé cette chose). Puis il se retourna vers les autres et hurla à la cantonade : parfait les mecs, on se remue le popotin maintenant ! Let's go !

Et nous revoilà parti ! La prochaine fois que je dormirais, toute cette horrible traversée serait derrière moi, et ça me rendais folle de joie ! Je marchais en tête de troupe, lançant des encouragements à toute la clique de temps à autres, ignorant mes pieds douloureux et les regards étonnés que me lançaient mes compagnons. Au bout d'un moment, alors que je m'apprêtais à relancer un « Hardi moussaillons ! Nous touchons au but ! Je peux déjà sentir l'odeur de la victoire qui me chatouille les narines ! » Brenda me rejoignit :

-Dis-donc, tu as la méga pêche ! Qu'est-ce qui t'arrive ? Tu ne me paraissais pas aussi enjouée ces derniers temps…

-Ce qu'il se passe ?! On va enfin en finir avec cette randonnée de malade ! Ouh, j'ai tellement hâte d'arriver ! A ton avis qu'est-ce qui nous attends après ça ? Tu crois qu'ils nous auront prévu un banquet d'arrivée, avec des gâteaux et du jus d'orange ? Et Séraphin, il aura droit à un bon bain au moins ? Et avec un peu de chance ils confisqueront l'objet de torture de Minho ! Un enfant de son calibre ne devrait pas être autorisé à se balader avec une telle arme ! Il pourrait blesser quelqu'un.

-Sincèrement ? J'ai… Des doutes.

-Vraiment ? Bah, au pire c'est pas si grave, fis-je en haussant les épaules, l'essentiel c'est d'en finir ! Et ils auront plutôt intérêt à nous foutre la paix après ça, sinon je leur réglerai leur compte comme il se doit ! Ça va saigner !

Brenda sourit d'un air amusé devant mon enthousiasme.

-Je croise les doigts pour qu'ils vous laissent tranquille après ça alors. me dit-elle sur un ton que je trouvais un poil gêné

Je haussai un sourcil.

-Euh… Ça va ? lui demandai-je soudain sérieuse

-Oui, oui, s'empressa-t-elle de me confirmer

Je fis mine de laisser tomber, mais en mon fort intérieur je voyais bien que non, ça n'allait pas. Elle devait s'inquiéter pour Thomas. Oui, c'était sûrement ça, qu'est-ce que ça pouvait être d'autre ? Ou alors c'était la braise qui la déprimait, peut-être qu'elle avait peur qu'on ne trouve pas réellement de remède au bout du chemin, comme on nous l'avait promis. Je décidais de me mêler de mes affaires pour une fois (mais quelle maturité !) et de ne pas l'embêter plus longtemps. Je remarquai alors, au fur et à mesure que le jour se levait, que de gros nuages obscurcissaient l'horizon, exactement comme la fois où… Bref, avec un peu de chance on arriverait avant que l'orage ne nous tombe sur le coin du bec. Je lançais un coup d'œil plus bas pour me rendre compte qu'on arrivait au pied des montagnes. Cette constatation me redonna du courage et je me retournais vers les blocards :

-Terre ! Terre ! acclamai-je en sautillant sur place et en pointant le désert

-Qu'est-ce qu'elle raconte encore ?... grommela Newt en me rejoignant pour voir ce que je pointais du doigt

Il sourit un peu en voyant qu'on touchait au but et lança au reste du groupe :

-Bonne nouvelle les gars, on est presque arrivés ! Allez, du nerf, c'est la dernière ligne droite !

A ces mots il s'élança dans la descente et tout le monde le suivit d'un air soulagé. Je le rejoignis assez vite (il ne comptait quand même pas me piquer ma place !)

-Il nous reste combien de temps exactement ?

-Six heures environ, me répondit-il en jetant un coup d'œil à sa montre

-Le hic, c'est qu'on est censé se diriger vers quoi ? Je ne vois rien qui ressemble à un refuge moi…

-Pareil, mais ils ont dit d'aller au nord, alors on va au nord, peut-être qu'un transplat à été installé quelque part et qu'on ne le voit pas encore ? Et puis regarde le groupe B devant nous, elles marchent tout droit elles aussi, alors ça me semble judicieux de les suivre, elles ont dû recevoir les même instructions que nous.

-Mouais, admettons… Le dernier arrivé en bas de la montagne est un Minho mouillé !

Et sur ce trait d'esprit, je me mis à descendre à toute allure alors qu'il me jetait un regard stupéfait.

-ALICE ! tonna la voix de Minho, CALME-TOI TOUT DE SUITE ! TU VAS TOMBER SI TU COURS TROP VITE DANS UNE DESCENTE !

Je ne l'écoutais pas, comme d'habitude, et dévalais la pente en sautant de rocher en rocher. J'arrivais en bas sans une égratignure de plus et me retournais vers les autres d'un air goguenard.

-PREUMS ! leur criai-je alors qu'ils faisaient tout leur possible pour marcher plus vite sans dégringoler

Ils n'étaient qu'à mis chemin et je dus attendre environ une demi-heure pour qu'ils me rejoignent enfin.

-Eh bah dis donc, c'est pas trop tôt ! J'ai cru prendre racine à force d'attendre sans bouger ! Regardez-moi la couche de poussière qui me recouvre, tel un vulgaire bibelot de grand-mère, tout ça parce que j'ai fais preuve d'une profonde patience ! On dirait pas qu'on a un horaire à respecter… fis-je en les voyant enfin arriver

-On n'a pas tous une âme de cabri qui sommeille en nous ! me rétorqua Minho

En réponse je me contentai de lui offrir un sourire des plus crâneurs avant d'ajouter un « pas ma faute, je suis trop forte ! ». Il leva les yeux au ciel avant de continuer la marche sur la terre brûlée. Je lui emboîtai le pas, comme tout le monde en fait, et on avança droit devant nous. Le groupe B avait quelques kilomètres d'avance, mais rien de bien méchant. Je lançais un regard à Newt qui regardait le ciel d'un air inquiet. Je n'étais apparemment pas la seule que ça ne rassurait pas… Et vu la tronche des autres blocards, on pensait tous à la même chose. Néanmoins on continua notre avancée, puisque c'était la seule chose à faire de toute façon.