Scène 48 : Les Liens du Sang
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Endormir les gardes s'occupant des cachots de Camelot était en quelque sorte devenu une habitude. Une formule et le problème était réglé.
Merlin marchait maintenant dans les longs couloirs des sous-sols de Camelot. Il savait parfaitement où il devait aller. Après tout, il sentait sa présence même si elle était faible.
« Tout ira bien. » lui dit son père qui le suivait de près.
Il aurait aimé en être aussi certain que Balinor. Il avait déjà ramené Eolhsand de ses transes mais cela ne l'empêchait pas d'être inquiet.
« Tu l'as souvent fait ? demanda-t-il à Balinor.
-Quelque fois. Elle risque de se perdre à chaque fois qu'elle utilise ses pouvoirs tu sais.
-Mais là, ce n'est pas à cause de ses pouvoirs.
-En es-tu certain ? De par la nature même de ses pouvoirs, un esprit peut facilement la posséder. »
Merlin garda le silence. La présence était proche maintenant. Il n'allait pas tarder à la voir.
Elle était assisse, dos contre le mur de sa cellule, face à la porte. La tête haute. Le regard fixe. La main de Merlin entoura l'un des barreaux de la porte du cachot.
« El ? »
Elle ne réagit pas tout de suite. Il dut l'appeler une seconde fois pour qu'il puisse enfin voir une lueur d'intérêt dans ses yeux.
« Merlin ? »
Elle se leva et s'approcha de la porte. Ses mains se posèrent sur la sienne. Ils avaient déjà été dans cette position auparavant. Leurs mains jointes entourant le barreau de la porte d'un cachot…
« Fais-moi sortir d'ici. » le supplia-t-elle.
La réponse de Merlin ne tarda guère.
« Vous n'êtes pas El. » affirma-t-il.
Les mains blanches se crispèrent sur la sienne.
« Merlin je t'assure que si. Délivre-moi.
-Vous n'êtes pas El. » répéta-t-il.
Elle regarda Balinor.
« Balinor. Petit frère. Dis-lui. C'est moi.
-Vous n'êtes pas ma sœur.
-Ce n'est pas parce que nous ne partageons pas le même sang que…
-Vous n'êtes pas ma sœur. » répéta-t-il.
Un air surprit apparut sur le visage d'Eolhsand. Comment pouvait-il savoir ?
« Elle ne m'a plus appelé petit frère depuis la mort de notre père. »
Elle regarda Merlin. Et lui, comment pouvait-il savoir ?
La main libre de l'Enchanteur se posa sur leurs mains jointes.
« Je le sens. » dit-il simplement.
Elle voulut s'éloigner de lui mais il la retint. Les yeux de la Barde se mire à briller tandis qu'elle récitait rapidement une formule.
Rien.
« Pourquoi ! Pourquoi ça ne marche pas ! Elle a le Don. » cria le fantôme qui possédait Eolhsand.
Merlin la lâcha enfin. Elle recula vivement au de fond de sa cellule.
« C'est parce que sa magie est passive. On ne peut pas l'utiliser pour jeter des sorts. » expliqua Balinor.
Le fantôme garda le silence.
« Laissez-la. » ordonna Merlin.
Un rire accueillit cet ordre.
« J'arriverai à sortir d'ici, lui assura-t-elle, et j'aurai le fils d'Uther. Un fils pour un fils.
-Je vous en empêcherais, dit Merlin.
-Et comment ? »
Un mot et la porte s'ouvrit. Elle eut un haut le corps mais elle ne chercha pas à s'enfuir.
« Comment… »
Merlin attrapa son bras et l'attira contre lui. Il baissa la tête. Son corps se courba. Leurs fronts se touchèrent.
« Comme ça. » dit-il en fermant les yeux.
Balinor avait assisté à la scène sans rien dire. Merlin était le seul à pouvoir agir de toute façon. Lui n'avait plus ce pouvoir. Maintenant il ne pouvait que prier. Le sang serait-il encore assez fort ?
…
PvC : Eh ! Elle publie encore ! Elle a bien arrêté de déprimer !
A : Je ne déprimais pas !
PvC : Arrête de protester et va faire ton rapport de stage.
A : Ben toi qui dit toujours que tu peux écrire à ma place, tu veux pas le faire ?
PvC : Tu es sûre que c'est une bonne idée ?
Scène 49 : Une Promesse
