Hello a tous !

Désolée pour ce petit retard, j'ai eu quelques soucis informatiques, mais tout est revenu à la normale ! Pas d'inquiétude, je n'ai rien perdu.

En réponse à lyvane : merci tout d'abord pour ta review ! Ta théorie est intéressante, tu verras dans les prochains chapitres si elle s'applique ou non ;)

Et merci à Lia_Sail pour ta review également.

C'est un plaisir de retrouver chapitre après chapitre les mêmes lecteurs !

Place à la lecture !


Chapitre 51 : La réaction

Mes poumons me brûlaient, mais je ne pouvais pas respirer. Ma poitrine me faisait mal. Et je sus, par le regard que me lançait Remus, qu'il avait compris.

« Oh, non, » s'esclaffa-t-il, me toisant incrédule. « T'es pas sérieuse. »

J'ouvris la bouche pour mentir, pour dire quelque chose, mais je me contentai de le fixer. C'était la seule réponse dont il avait besoin.

« Tu me fais marcher ! » Il fit un pas en arrière, me scrutant comme si j'étais quelqu'un de complètement différent. « Tu ne peux pas aimer Sirius. »

Je ne pouvais pas le nier. Je savais que si j'essayais il le devinerait. Alors à la place, les larmes obstruèrent ma vue et je murmurai, « Désolée. »

Ça allait le tuer.

Il me lança un regard sceptique. « Désolée ? Ivy, tu… tu aimes un de mes amis. Et, pas seulement ça, c'est Sirius. » Il continua de reculer sans que je puisse le retenir, une main sur la bouche probablement pour s'empêcher de me hurler dessus.

« S'il te plaît, arrête, » trouvais-je finalement le courage de dire. Ma voix était faible. Je ne supportais pas de le voir comme ça.

Il revint soudainement vers moi, en colère comme je ne l'avais encore jamais vu. « Bon Dieu, Ivy, je pensais que tu étais différente ! Je pensais que tu n'étais pas comme les autres filles. Et maintenant, je découvre que tu es exactement pareille ! »

Attendez… quoi ?!

« Qu'est-ce que tu veux dire ? » demandai-je, ma voix reprenant de la vigueur.

« Je veux dire que tu es comme toutes les autres filles, » essaya-t-il d'expliquer. Il agita les mains frénétiquement alors qu'il essayait de poser des mots sur ses pensées. Il ajouta finalement, « Elles se jettent toutes à ses pieds dès qu'elles le peuvent. »

Est-ce qu'il venait de dire- ?

« Je ne me suis jamais jetée à ses pieds ! » rétorquai-je. « Tu l'aurais remarqué si j'avais flirté avec Sirius. Je ne suis pas comme les autres filles. »

« Alors qu'est-ce que tu es ? » s'exclama Remus. « Je pensais que tu étais mon amie, mais maintenant je comprends juste que tu voulais seulement m'utiliser pour atteindre Sirius. Et c'est pour ça que tu m'as repoussé ! »

Mon cœur manqua un battement alors que je réalisais qu'il ne me considérait plus comme son amie. Il pensait que je l'avais utilisé pour me rapprocher de Sirius. Les larmes étaient de retour dans mes yeux. « Je suis ton amie, » suppliai-je, la voix déchirante. « Je ne t'ai jamais utilisé, Remus. »

Mais il se contenta de secouer la tête, reculant à nouveau. « Je ne peux plus te croire. »

Les larmes roulèrent sur mes joues. « Tu es mon meilleur ami, » bredouillai-je, désespérée.

Il s'arrêta une seconde et je pensai un instant que j'avais réussi à le convaincre. Mais il secoua de nouveau la tête et tourna les talons sans un au revoir.

Tremblante, je me laissai glisser contre le mur du couloir. Je me recroquevillai et cachai mon visage dans mes genoux. Une cloche sonna, mais je ne fis pas un mouvement. Je ne pouvais pas aller en cours. Je ne pouvais pas bouger. Je voulais juste rester ici et pleurer.

« Ivy ? »

C'était la voix d'Eleanor.

Je jetai un coup d'œil par-dessus mes genoux et aperçus le visage de ma sœur en face du mien. Elle avait l'air effrayé et inquiet. Le reste de sa classe nous passa devant sans s'arrêter.

« Qu'est-ce qui s'est passé ? » demanda-t-elle en s'asseyant près de moi.

« Rien du tout, » marmonnai-je. La dispute était encore trop fraîche dans mon esprit. Elle se jouait encore et encore sans jamais s'arrêter. Je voulais tout oublier.

Elle n'insista pas et nous restâmes silencieuses toutes les deux. Elle se pressa contre mon bras et ce geste me réconforta.

Je n'avais pas besoin de lui dire d'aller en classe. Je ne projetai pas d'y aller moi-même. Je savais que si j'étais trop bouleversée pour y aller, elle ne m'y obligerait pas.

Elle se préoccupait trop de moi.

Elle était la seule à se préoccuper de moi.


Aïe aïe aïe... notre petit Ivy n'est pas en reste. Ils se font mal l'un et l'autre.

La suite devrait carrément vous plaire ! En tout cas j'adore ce chapitre. A lundi prochain et passez une bonne semaine !