Bien le bonjour !

EN-FIN ! Me revoilà avec quelque chose à mettre dans la Salade Niçoise après de looongs mois ! Entre l'inspiration partie en vacances et moi qui ne suis pas du tout en vacances, ça fait pas bon ménage avec la productivité...

Alors pour ce cas-ci, c'est un peu particulier. Comme j'aborde une actualité qui fâche sous couvert d'une parodie, ça risque de déplaire à un certain nombre de mes lecteurs. Mais je tiens à préciser dès maintenant qu'en rire ne veut pas dire que je cautionne ce qui arrive ni que je prends un parti en moquant une catégorie de personnes impliquée dans ce mouvement. J'ai bien conscience que ce qui se passe est grave. J'ai simplement voulu transposer la situation à Saint Seiya, ce qui a quelque chose d'amusant à mon sens, en grande partie parce que devenu fictif. D'où le titre que j'ai choisi pour l'OS.

Et cette transposition, elle part d'un pur délire sur Discord avec mes grandes copines de la fandom, alors je me permets d'écrire pour elles en premier lieu. On a réalisé cet étrange univers alternatif toutes ensemble, et on s'est bien marrées. EilemaEssuac, PoupouLeBambou, Justine Milo, un grand merci pour la barre de rire. Nekomu, merci pour tes idées d'épilogue que j'ai précieusement conservées pour la plupart. Voilà pour vous ! D'ailleurs, EilemaEssuac a même réalisé une illustration pour cet OS, et elle est magique. Faut que je trouve comment vous la montrer, si je le peux. Bref, je vous laisse avec le cartel traditionnel et on démarre ensuite la lecture ! "Magnéto, Gepetto !"


Informations :

Titre : Mieux vaut en rire qu'en pleurer

Rating : T parce que y'a beaucoup de gros mots et que c'est peut être pas politiquement correct tout ça...

Genre : Parodie, humour, un peu une satire aussi, mais aussi et surtout du grand n'importe quoi

Personnages : À peu près tout le monde, et même un peu de Spectres !

Bonne lecture !


Il est des jours où il n'est plus possible de faire semblant. De supporter, sans rien dire, épaules basses et affublé d'un sourire factice, les facéties de ceux qui prétendent veiller à la pérennité et le bien-être de la démocratie. Il est des jours où, de l'autre côté de cet échiquier sinistre que semble être la société contemporaine, on soit poussés à de derniers retranchements tels qu'il faut aller jusqu'à nuire à son propre frère, ses camarades, pour observer la loi qui nous rassure, nous encadre, nous fait croire à un semblant de raison. Il est des jours, dans l'histoire d'un pays aussi grand et complexe que la France, où l'atmosphère relève davantage de la guerre civile, si vile, que de la simple gronde à laquelle la population semble bien coutumière.

Et ce jour est arrivé. Un samedi parisien, qui aurait pu être on ne peut plus banal, devient le théâtre de cet épisode de l'histoire de France qu'il ne faut négliger ni oublier.

Le théâtre de la Bataille des Gilets d'Or. Une histoire ma foi pas piquée des hannetons.


Samedi huit décembre deux mille dix-huit au petit matin. Shun se réveille aux aurores et constate l'absence de son frère dans leur modeste appartement de banlieue. Le jeune homme s'en doutait. Rien ne pourrait empêcher son aîné de sortir faire la bringue, pas même une injonction de l'Etat à ne pas sortir et à se barricader si l'on est commerçant. Toutefois, il est bien matinal, pour une fois... Va, il a mieux à faire aujourd'hui que de se préoccuper de la prochaine cuite de son oiseau de mauvaise augure préféré. Il s'habille donc, rassemble ce qui lui sera nécessaire à cette journée, et termine tout juste à temps pour répondre à un coup de fil.

- Shaun ! Ça va ?

- Tu vas pas remettre ça, Seiya ?

- Je l'ai dit ! Je t'appellerai comme ça toute l'année ! T'avais qu'à pas perdre ton gage. Bref, t'en es où ?

- Je descends, là.

- Ça marche !

Le jeune homme à la chevelure malachite met ses paroles en oeuvre, après avoir bien ajusté le veston jaune fluorescent qu'il porte et sur lequel il est écrit "STREET MEDIC" au feutre à alcool et sans oublier son paquetage. Arrivé en bas de son immeuble, il retrouve Seiya, Shiryû et Hyôga dans une Renault Clio ancienne et grisâtre.

- Shaaauuuunnnn !

- Je te l'assomme ? propose Hyôga.

- Non ça ira, peut être que les CRS le feront pour nous !

- Les CRS n'ont pas intérêt à faire quoique ce soit, intervient Shiryû. Nous manifestons pacifiquement. Et Camus et Shaka, nos représentants, l'ont bien fait comprendre.

- M'est avis qu'on aurait pas du en avoir, des représentants, maugrée Hyôga en démarrant la voiture. Surtout quand on voit que c'est ces deux-là qui ont été soi-disant "choisis".

Shun soupire.

- S'il te plait, rappelle-toi de quand Milo Antarakis, le type des urgences, a été interviewé. "Emmanuel Hadès il est hyper nul, puisqu'il nous pique lui je le nique(1)", la honte... Et puis les pénis qu'il a dessinés partout...

- Bon, d'accord. Mais justement, Vincent-Etienne Camus, c'est pas son mec ou je sais pas quoi ?

- Oui mais lui au moins il peut aligner deux mots censés dans une phrase. C'est déjà pas mal.

- Si tu le dis. Bon, je m'arrête là, sortez vos petits petons.

Seiya et Shiryû sortent du véhicule et Seiya s'empresse d'ouvrir la portière à Shun avec un sourire charmeur et un petit "Mademoiselle..." qui provoque un claquement sec de ladite portière en coinçant le bras du galant hurlant à la mort devant le sourire bien trop appuyé pour être rassurant de celui qui en a marre de se faire charrier par sa bande. Sérieusement, tout ça parce qu'en jouant à Piccolo avec eux il s'est retrouvé à devoir marcher avec les talons hauts de Saori(2)... Si seulement il avait pu les avoir sur lui, là, tout de suite, histoire de les lui carrer dans le…

- Vite, le cortège part, on se magne !

Les jeunes garçons s'empressent de quitter le parking dans lequel ils ont laissé la voiture - en espérant la retrouver intacte, et ils courent à présent en direction de la masse de gilets de la même couleur que les leurs. Arrivés place de la République, leur regard s'illumine. Quel monde ! Tous venus pour soutenir la même cause !

Seiya remarque que le grand groupe sculpté marquant la place est envahi de monde, et que, grimpant au sommet de la Marianne, Saori hurle à pleins poumons, un bonnet phrygien en tricot sur la tête. Wow. Si même elle est ici…

Plus loin, les jeunes hommes aperçoivent des journalistes de tous bords politiques interviewer ces fameux mêmes Gilets Jaunes qu'on trouve partout et qui se font ironiquement appeler Gilets d'Or par le groupe contestataire. Mü d'Ariès et son fameux oncle Jean-Luc Mélanshion le député du Val-de-Marne, révoltés mais pas trop non plus, João Aldebaran, le cultivateur de salades qu'on aime bien montrer pour représenter la France laborieuse, Saga et Kanon Theodorakis, qui adorent dire tout et leur contraire sur les réseaux sociaux et qui lavent leur linge sale en public, Aiolia Gennaios, toujours en colère et avec une pancarte rendant hommage à son frère, celui qu'on appelle Shaka ou Bouddha, l'espèce de gourou qui parle constamment d'économie alternative et d'utopies anarchistes, Dohko Wong, le retraité de la police qui appelle toujours au calme le poing fiché dans la tronche d'un opposant, Milo Antarakis, l'urgentiste pas très doué avec les discours, Alejandro Shura Vasconcelos Ramirez de Santa Maria Madre de Dios Carajo, un prêtre de campagne, et FancyAphrodite, le YouTuber beauté top model et influenceur. C'est ce dernier qui, après avoir terminé son petit discours - ou plutôt la publicité pour son prochain vlog - par un "Si vous brillez pas d'intelligence brillez au moins d'highlighter(3), sur ce subscribe to PewDiePie et bisous mes beautés !", passe le micro à Aiolia pour qu'il s'exprime. Shiryû l'écoute attentivement d'où il est, même s'il connaît son discours par coeur.

- Nous sommes ici pour manifester pacifiquement, en nous en avons marre d'être pris pour cibles alors qu'on ne demande qu'à être entendus ! Mon frère est mort dans la manif d'il y a deux ans, celle sur le pain au chocolat et la chocolatine, criblé de flashballs ! Saga était là, il peut témoigner !

- C'était pas moi. Je vous le jure.

- Alors, si vous m'écoutez, préfet Walden, je préfère vous dire : faites bien attention aux directives que vous donnez à vos brigades, parce que sinon on répond plus de rien !

- Merci monsieur Gennaios, ponctue le journaliste.

- De rien ! Merde.

- On en a gros ! ajoute João.

Les journalistes s'éloignent pour aller interroger d'autres insurgés tandis que le groupe des plus jeunes vient rejoindre les Gilets d'Or.

- Salut les gars ! Dites, ils sont où Camus et Shaka ?

- Camus a été invité à un plateau de télévision, et Shaka…


Shaka, assis en tailleur au milieu d'un chaos sans nom, lève les yeux au ciel et soupire, saoulé.

- Oh non…

Chagasse. Lui qui voulait d'une révolution pacifique menant à la veganisation du peuple devenu allié, woke, éco-responsable, zadiste, freegan et Charlie, le voilà empêtré dans une guerre civile qui comprend tout ce qu'il déteste : des gaz polluants, de la violence, des slogans racistes, validistes et homophobes, et une répression de la liberté d'expression. Il a tout juste le temps de se protéger d'un lancer de pavé sur une vitrine de banque et d'en reconnaître le lanceur.

- Ikki ?! Mais qu'est-ce que tu fais, là ?

- Je me fais entendre. Tu saurais pas où est l'Apple Store le plus proche ? Il paraît qu'il se fait piller et Noël approche. Je prendrais bien un nouveau MacBook pour Shun, il en a bien besoin pour son PACES. Autant emmerder le capitalisme en arrangeant le frangin, ça fera d'une pierre deux coups.

- C'est hors de question, vandale en perdition. Assieds-toi là et rejoins le sitting protestataire avec moi. La colère engendre la colère, si tu veux être entendu sois calme et clair.

- Je donne pas cher de ton calme si tu restes planté là et que tu te prends un pavé dans la gueule.

- C'est une menace ?

- Non, un pronostic.

- Celui qui me jettera la première pierre, celui-là ne mérite pas d'être sur Terre.

- Ô Lucifer ! Laisse-moi !

- Rien qu'une fois ?

- Glisser mes doigts dans les cheveux d'Esméralda !

Silence. Ikki tique.

- Va te faire foutre.

- J'y compte bien, quand le monde connaîtra enfin des jours meilleurs.

- Eh ben mon pauvre, à ce train-là tu mourras puceau. Bon ! Sur ce. À la revoyure, Dalaï-Lama ! J'ai d'autres vitrines capitalistes à massacrer !

Le plus jeune des deux part en courant, et rejoint un autre Gilet Jaune tout aussi enclin que lui à "manifester pacifiquement".

- Ah nan hein ! Casse-toi, morpion !

- Y'en a assez pour tout le monde !

- C'est mon tier-quar ici !

- Qui s'en fout ? demande Ikki en levant la main.

- Ici c'est mon quartier, ma révolte, ma casse ! T'as vu les tags ? Alors pas touche, va voir ailleurs !

Ikki jette un coup d'oeil autour de lui. Effectivement, toutes les façades, et mêmes certaines personnes, sont couvertes de graffitis que cet anonyme signe d'un mystérieux "DM". Il s'arrête un instant sur le gilet de Shaka, lui-même décoré d'un fabuleux "Sa Porsche est garée avenue Foch, elle est noire avec des jantes chromées, sinon il est anticapitaliste" sans même que son propriétaire s'en soit aperçu.

- C'est bon, ça va, ça va, je te le laisse ton quartier pourri. Tu saurais pas où est l'Apple Store le plus proche, par hasard ?

- Opéra, mon pote. Bonne trotte à pied. Mais t'as les Galeries Lafayette pas loin, tu vas bien t'amuser.

- Ah non alors ! Pas touche aux Galeries !

- Ben pourquoi pas ?

- C'est bientôt Noël ! Et c'est super joli à Noël !

- Ah ouais merde, t'as raison !

- Attendez-moi, les gars !

Les deux hommes se retournent pour constater que celui qui vient de les héler, Aiolia, arrive droit vers eux et semble ivre de rage.

- Ben qu'est-ce que tu fous là, le frère de Chocolatine ? demande DM.

- Walden a envoyé les troupes de Valentine nous mater ! Tu vas voir si je vais les laisser faire ! Allez, venez ! On va prendre l'Assemblée !

- Si tu veux, répond Ikki, mais on passe par Vendôme. J'ai bien envie de revendre des montres de là-bas à Barbès pour me payer l'essence que le gouvernement nous taxe !

- Bien dit ! En avant !


En parlant d'Assemblée, quelqu'un qui en fait partie ne semble pas très content de ne pas pouvoir rentrer chez lui ce matin. En effet, Jean-Luc Mélenshion est bloqué devant sa porte par des paparazzi, une dizaine de policiers et le procureur de la République lui-même, René du Ballonron.

- C'est illégal, ce que vous faites aux bonnes gens, Ballonron !

- Sortez, monsieur, pendant la durée de cette perquisition.

- Et pourquoi vous me perquisitionnez, hein ?!

- Nous vous soupçonnons d'avoir orchestré le sabotage de l'Arc de Triomphe la semaine dernière. C'est une offense à la République sans précédent !

- C'est moi, la République ! Ma personne est sacrée ! Sacrée, vous entendez ?!(4)

- C'est ça, vous êtes le Pape et moi je suis un Juge des Enfers. Cessez donc votre caprice ou mon collègue Myu-Myu vous coffre pour outrage à agent !

- Myu-Myu ? s'offusque un policier aux cheveux violacés - la manière dont il est entré dans la Police Nationale avec un tel look demeure un mystère. Je rêve où tu l'as dit en public ? Abruti !

- Oh mince… C'est vrai ?... Je suis désolé. C'est terriblement gênant…

La nuée de journalistes présents se resserre et des flashs retentissent. La colère de Mélenshion est très vite remplacée dans les unes de l'information en temps réel par "Relation houleuse entre le Procureur de la République Ballonron et une actrice que tout le monde croyait morte".


Les gens sagement restés chez eux sont ainsi assaillis de "nouvelles du front". Articles, vidéos, Stories, threads Twitter, j'en passe et des meilleurs. Et parmi ce flux incessant, une chaîne de télévision de la T.N.T. diffuse un entretien avec le porte-parole de la gronde : Vincent-Etienne Camus, major de sa promotion en sociologie à La Sorbonne le jour et responsable du rayon poissonnerie à l'Auchan de Bagnolet la nuit. June Ferrari, la présentatrice, semble mettre le jeune homme dans une bien mauvaise posture…

- Vous prétendez être objectif, neutre, pacifiste, mais sur les réseaux sociaux, vous savez parfois faire preuve d'une véhémence qualifiée de gratuite par vos réfractaires. Par exemple, il y a ce Tweet de la semaine dernière, à la suite des incidents de l'Arc de Triomphe, où vous dites, je le lis tel quel : "Entre des députés qui réfléchissent avec leur portefeuille et un Président qui couche avec sa soeur, je me demande bien d'où la République est en marche."

- Alors. Je tiens à présenter mes excuses publiques. En effet, après quelques recherches, j'ai finalement appris que Pandore Hadès est la soeur au sixième degré du Président de la République. Mon Tweet était malvenu et déplacé. Toutefois, je ne vois pas en quoi le constat de ce qui se passe réellement est véhément. Je dis les choses comme elles sont. Connaissez-vous le salaire d'un responsable du rayon poissonnerie à l'Auchan de Bagnolet, madame ?

- Non, je ne suis pas responsable du rayon poissonnerie à l'Auchan de Bagnolet, vu que je suis journaliste.

- C'est logique. Étant employé en libre service, je gagne mille deux cent soixante dix-sept euros par mois les beaux jours. Mon partenaire gagne deux mille quatre cent euros en ne dormant pas de la nuit du fait de tous les problèmes hospitaliers que vous connaissez, pour ça qu'il dit des choses stupides - je t'aime Milo c'est pour la République. Nous habitons à Daumesnil, notre loyer nous coûte mille cinq cent soixante-quinze euros, ce qui, notez-le bien, est largement plus élevé que mon propre salaire. Ensuite, il faut compter les charges, les factures. Je n'ai pas le droit à la bourse du CROUS, l'aide au logement est ridiculement petite. Nous en avons pour trois cent euros de courses par mois, et moi soixante-quinze euros vingt de plus pour les transports en commun, parce que je ne peux pas me permettre de prendre la voiture tous les jours au vu du prix de l'essence. J'ai du attendre un an pour me permettre financièrement de m'acheter des lunettes, ma mutuelle ne prenant pas bien en charge celles-ci. L'année dernière Milo a accidentellement mis le feu à mes photos de famille et un début d'incendie s'est déclaré, l'assurance ne nous a pas remboursés. Et encore, madame, je ne vous fais pas le détail complet de notre situation financière, et je nous trouve bien lotis.

- D'aaaaccord. Changeons de sujet, voulez-v-

- Un député gagne cinq mille sept cent onze euros par mois si je soustrais les retenues sur ses indemnités parlementaires. L'Assemblée leur prend en charge les transports en première classe et leur met des voitures avec chauffeur à disposition. Ils ont tous les moyens à leur disposition pour exercer correctement leurs fonctions et pourtant, ils le font terriblement mal. Rappelez-vous de ce qu'a déclaré le ministre de la Santé, monsieur Thanatos : "laissez mourir les malades à l'hôpital, ça fera plus de lits pour les suivants". Vous trouvez ça moral, juste et digne d'un serviteur du peuple, vous ?

- Je ne sais pas, là n'est pas la question, le sujet c'est-

- Je rêve qu'un jour notre nation se-

- Mais bon sang, peut-on revenir au sujet de l'importation des patates bio ? On m'a filée plein de fiches dessus ! On veut votre avis aussi !

- Quelle surprise. Un sujet qui contentera bien notre cher Président et ancien Ministre des Patates. Je sature. Ecoutez-moi bien, monsieur Hadès : les seules patates pour lesquelles j'accepte d'aborder le sujet sont les patates que je vais vous mettre dans la gueule.


Place Vendôme, vers treize heures. Ikki, Aiolia et DeathMask ont les yeux rivés vers la diffusion de l'interview.

- Oh nan, c'est pas vrai ! s'indigne Aiolia. Il fait la même connerie que Milo ! Tu parles d'un représentant ! La honte ! Comment on fait pour être crédibles après ça ?

- Moi je l'ai trouvé très éloquent, et efficace, répond un Ikki blasé tandis que DeathMask lève un majeur en guise de geste d'ad locutio.

- C'est à ses manières qu'on reconnaît la valeur d'un homme, enculé.(4)

- T'appelles ça des manières ?

- Ben ouais. Entrée en matière, argumentation, faits et chiffres, puis le petit pavé dans la mare pour terminer, la grande classe, quoi. C'est pas toi avec tes "ouin ouin mon frère est mort parce qu'il disait chocolatine" qui vas faire avancer les choses ! Puis merde, est-ce que pour dire "café au lait" j'dis "caféine", moi ? Démarre tes grands morts et bats-toi pour une vraie cause !

- Dixit celui qui est juste là pour tout casser !

- C'est une vraie cause, trou du cul ! Je défonce le capitalisme à coups de batte de base-ball estampillée Braves d'Atlanta, assurément officielle, achetée sur place !

- Ca suffit ! grogne Ikki. On la prend cette Assemblée ou pas ?

- Camus vient de donner implicitement l'ordre d'aller prendre l'Elysée, plutôt, fait remarquer Shun qui débarque avec le reste de sa bande.

- L'Elysée… réfléchit Shiryû. C'est vrai que quand Hadès disait "venez me chercher" à sa rencontre avec les contrôleurs du RER D à Juvisy-sur-Orge, c'est probablement de là-bas qu'il parlait…

- Sus à l'Elysée ! s'exclame Seiya.

- Quoi ?! Suçons Alizée ?! s'étrangle Hyôga avant de recevoir une tape sur son épaule et se tourner vers Shun.

- Mais non, sus à l'Elysée ! Dis donc, les pétards que les lycéens lançaient et que Shaka fumait t'ont bien amoché… Fais voir ?


- Maison magique ! Vous m'attraperez jamais, vous m'attraperez jamais !(5)

Emmanuel Hadès court comme un ahuri dans les couloirs du palais de l'Elysée, ouvrant de temps à autre les fenêtres pour aller tirer la langue au-dehors. Mais la seule personne présente à l'extérieur pour assister à ce spectacle des plus puérils est Willy le jardinier, ce bon vieux Willy qui se demande si avec sa pelle il ne ferait pas mieux d'enterrer son patron.

Parce que oui, Hadès a expressément demandé à avoir un bouclier tout autour de l'Elysée, et à barricader puis privatiser les rues aux alentours. Tout ça pour s'assurer que les Gilets Jaunes et les Gilets d'Or n'aillent pas le chercher. Du coup, à part les CRS trop occupés à jouer aux osselets en attendant les manifestants, il n'y a personne. Alors il peut tranquillement planifier un rendez-vous avec ses opposants politiques, Marin le Pen et Jean-Luc Mélenshion - qu'il sait perquisitionné en ce moment même, tiens d'ailleurs comment se portent les infos dess…

- Quoi ?! René ?! Oh attends il va voir, celui-là ! Je lui permets pas de se la couler douce, tiens donc !


Pendant ce temps, alors que Camus est parti rejoindre ses confrères, June Ferrari est en duplex avec un Gilet d'Or, ce brave João Aldébaran. Elle se trouve bien ravie d'avoir trouvé quelqu'un avec qui parler sérieusement de l'importation des patates issues de l'agriculture biologique. Et ce que raconte João, pour une fois, c'est pas des salades.

Le problème, c'est qu'il tente de répondre aux questions de la journaliste en pleine cohue, en plein black block à vrai dire...

- Alors oui, la cultivation des patates bio en France c'est pas encore ça, on a, et là je parle au nom de mes collègues donc voilà, on a quelques subventions mais…

- HA-DÈS, FAUT QU'ÇA CESSE !

- POSEIDON, DÉMISSION !

- À BAS LOUIS CROIX V BÂTON !

- LOUIS SEEEEIZE, ABRITI VA !

- Heuuu, oui, je disais, on reçoit quelques sub-

- EH MANU, DESCENDS !

- MANU, T'ES FOUTU ! LES GILETS JAUNES SONT DANS LA RUE !

- CAMUS, JE T'AIME ! RETROUVE-MOI AU BLACK BLOCK MON AMOUR !

- On reçoit quelques subventions mais c'est pas suffisant, on est en sous-effectif et-

- JE VENDS UN ASPIRATEUR ROWENTA ETAT QUASI NEUF TRENTE EUROS APPELEZ-MOI AU ZÉRO SIX-

- MAIS OÙ EST CE PUTAIN D'APPLE STORE OPERA LÀ ?!

- ET ON A BESOIN DE PATATES POUR PRODUIRE CES PATATES BIO VOUS COMPRENEZ !

- CHAMPIONS DU MOOOONDE !

- J'VENDS MA 3DS !

- DANSES FORTNITE SURCOTÉES !

- I'M AT SOUP !

- JE SUIS UN HOMME PUTAIN SEIYA SI TU M'APPELLES SHAUN ENCORE UNE FOIS JE TE FAIS RÉCURER TOUT LE COURS DE VINCENNES POST-BLOCUS D'HÉLÈNE BOUCHER AVEC TES DENTS ! TES DENTS QUE J'AURAIS PRÉALABLEMENT DÉCHAUSSÉES !

- D'ACCORD, SHUN ! MAINTENANT, TOUS À L'ELYSÉE !

- OUAAAAAIS !

Et c'est ainsi que June Ferrari perdit le contact avec son envoyé spécial improvisé. Emporté par le mouvement de la masse jaune en colère, João accède avec eux à l'avenue Winston Churchill, près du Petit Palais. Et qu'il a été difficile de le barricader, ce Petit Palais ! Bien sûr, la horde de Sentinelle et de CRS en place n'a pas suffi à contenir la foule, qui s'élance ensuite avenue de Marigny jusqu'à heurter ce que le chef Valentine a baptisé "Le Mur des Lamentations". Pourquoi les lamentations ? Parce que les Gilets vont pleurer. Pleurer à cause des bombes lacrymogènes.

Les Gilets, toussotant, hurlant, pleurant sans vraiment le vouloir, saignant parfois, ne parviennent pas à forcer la barricade devant l'Elysée. Mais c'était sans compter sur un objet en or miraculeusement lancé, qui, effrayant les forces de l'ordre qui ont tous grandi avec la phobie des projectiles, ouvre presque une haie d'honneur à une poignée seulement de révoltés. On laisse passer Seiya, Shiryû, Hyôga, Shun et Ikki, parce qu'on les trouve sympas et qu'ils ont demandé gentiment. Et c'est après que la cohue cherche d'un regard à la fois surpris et reconnaissant l'auteur du lancer salvateur. Et là, ils n'en reviennent pas.

Se tient au milieu d'eux, vêtu d'un Gilet d'Or rutilant, Aiolos Gennaios.


Seiya a ouvert la marche vers Hadès, ou plutôt sa chasse.

- Bon les gars, qui a assez de batterie pour ouvrir Waze ? Il faut qu'on se retrouve ce fumier de Président au plus vite et j'ai l'impression qu'il y a beaucoup de couloirs, ici !

- Attends ! s'exclame Shiryû. J'ai une meilleure idée, avec le seul pour cent de batterie qu'il me reste tandis que vous avez tous vos smartphones K.O. par forfait !

- Alors vas-y !

- Allô Shunrei ?

Toute l'assemblée, sauf celui au téléphone, se frappe le front avec le plat de la main. Même le pigeon au bord de la fenêtre la plus proche s'est envolé pour ne pas voir ça.

- (...) Merci, Shunrei ! Le pays te remercie ! (...) Merci de prier pour moi toutes les heures, mon amour, mais pense à avoir une bonne hydratation. (...) Hein ? (...) Un restaurant italien dans le treizième pour l'anniversaire de ton oncle la semaine prochaine ? As-tu pensé à Place d'Italie ? (...) De rien, ma biche ! Ouiii, des poutous ! Allez !

- Rhô mais donne-moi ça ! s'impatiente Ikki. Va t'hydrater, idiote !

L'aîné raccroche avec un air excédé mais Shiryû, semblant ravi de sa conversation, ne se dérobe pas pour autant.

- Shunrei a fait de l'histoire de l'art, son professeur n'était nul autre que Mysty Bern ! Elle m'a décrit tout le plan de l'architecture depuis sa construction entre dix-sept cent dix-huit et dix-sept cent vingt pour Henri-Louis de la Tour d'Auvergne, et elle m'a dit où trouver le Président !

- C'est génial, s'exclame Seiya. Je prépare mes affaires !

- Nous n'avons plus le temps, sermonne Shun. Ton gilet suffira.

- Sqoualalaaaa, nous sommes partiiiiis !

En effet, le quintet héroïque s'est élancé dans une des ailes du palais. Sans savoir qu'ils s'étaient préalablement arrêtés devant une porte imposante sur laquelle un cartouche doré indiquait "Bureau du Président de la République, et sa planque quand les temps sont graves".


- Aiolos ? Tu n'es pas mort ?

Aiolia en a recraché le mélange d'eau et de Maalox qu'il n'avait pourtant pas dans la bouche mais sur le visage. Aiolos s'avance vers son petit frère, un sourire doux aux lèvres.

- Hé non, petit frère. J'ai été gravement blessé, mais cela m'a permis de découvrir une contrée incroyable.

Il lève les yeux vers le ciel, qu'il aurait aimé bleu pour la poésie du moment mais, bernique, l'histoire se passe à Paris.

- Mes blessures ont nécessité de m'emmener à Toulouse… Ah… Toulouse… Imaginez ! Tout le monde y dit "chocolatine" ! Et cette douce mélodie quand, avec un sourire bienveillant, le boulanger vous demande "et vos chocolatines, vous les voulez dans une poche ?"...

- Oh, Aiolos, je suis si heureux !

Aiolia se jette dans les bras de son frère puis se rend compte de quelque chose et lève la tête vers lui.

- Mais… Le truc doré que tu viens de lancer… C'était une flèche ?

- Le haut d'une grille que j'ai arraché pas très loin d'ici.

- Oh.

Pendant ce temps, deux Gilets d'Or se concertent.

- C'est l'occasion rêvée, Saga !

- Je… Je ne sais pas…

- Ils sont tous attroupés, affaiblis, occupés à se réjouir du retour de ce pauvre naze… Walden se jetterait sur l'opportunité !

- Ce n'est pas honorable…

- Ils ont la supériorité du nombre, ça compense. Bon écoute, tu fais ce que tu veux, mais moi je me lance.

- Non, Kanon… !

Trop tard. Le cadet des Theodorakis a arraché son Gilet Jaune tel un célèbre Géant Vert pour révéler son véritable accoutrement : l'uniforme de la Brigade Anti-Criminalité ! Il s'élance en courant vers ses homologues restés plantés là derrière leurs boucliers comme des personnages non jouables beugués et leur somme d'actionner les canons à eau sur la foule.

- Kanon, non ! Pas les canons ! Pas toi, canons ! Pas les Kanon, pitié !


Par la fenêtre d'une sempiternelle galerie, Hyôga aperçoit les CRS propulser les manifestants. Ses mains se crispent sur le rebord et il serre les dents. Sa pauvre mère est morte de cette façon, alors qu'elle manifestait contre le boycott du film Titanic en Russie ! Sauf qu'étant en Sibérie, l'eau a gelé, et elle s'est retrouvée empalée ! Quelle catastrophe, dont il se rappelle dans les moindres détails. Des flashs lui reviennent. C'est insupportable. Il doit faire quelque chose… !

Sans réfléchir, il se jette par la fenêtre. En entendant le bris de glace, Shun se précipite. Mais il est trop tard.

Hyôga a bondi du rez-de-chaussée, et il a arraché sa pelle des mains de Willy pour se diriger droit vers les CRS.

- Fais attention à toi, Hyôga ! Nous on continue de chercher ! crie inutilement Shun avant de refermer la fenêtre, chose peu utile étant donné qu'elle est cassée.

Le jeune médecin de manifestation rejoint ses pairs, qui ont enfin trouvé ce qu'ils cherchaient. La véritable planque d'un Président de la République quand l'heure est grave. Là où même les rois vont seuls.

Les toilettes.

Ils ouvrent la porte, et surprennent Alejandro Shura de Vasconcelos Ramirez de Santa Maria Madre de Dios Carajo donnant une sorte d'extrême-onction à Emmanuel Hadès appuyé à un lavabo et le nez dans de la poudre de Perlimpimpin.

- Bon ou mauvais, mon travail d'homme d'Église est de sauver tout le monde.

- Oh mais on a rien dit, faites donc ! répond Seiya. Mais d'abord, on vous l'emprunte deux minutes.

Ikki attrape Hadès par le col et le jette en pâture à la foule en proie aux CRS, en cassant pour ça une autre fenêtre que celle que Hyôga a brisée parce qu'Ikki aime la casse. Shura regarde les garçons faire en haussant les épaules. Bah, il l'enterrera dans le rite ecclésiastique avec la pelle qu'a Hyôga pour tabasser non pas un humain quelconque, mais le canon à eau lui-même…

Perchés au-dessus de cette débandade totale et l'observant par les fenêtres vandalisées sous un beau soleil couchant, Seiya, Shun, Shiryû et Ikki jubilent intérieurement au point d'en pleurer. À moins que ce ne soit les effets des lacrymogènes…

Il est donc des jours où il n'est plus possible de faire semblant. De supporter, sans rien dire, épaules basses et affublé d'un sourire factice, les facéties de cet Hadès insupportable. Il est des jours où, de l'autre côté de cet échiquier sinistre que semble être la société contemporaine, les forces de l'ordre de Rhadamanthe Walden sont poussées à de derniers retranchements tels qu'il faut aller jusqu'à gaspiller un canon à eau très onéreux, tout ça pour observer la loi supposer nous rassurer, nous encadrer, nous faire croire à un semblant de raison même dans des moments aussi étranges. Il est des jours, dans l'histoire d'un pays aussi grand et complexe que la France, où l'atmosphère relève davantage de la guerre civile, si vile, que de la simple gronde à laquelle la population semble bien coutumière. Et il est des jours où, pour une fois, on se laisse aller, et tant pis pour la suite.


Mais la suite de cette insurrection rondement menée, il est temps de la raconter.

Jean-Luc Mélanshion a été relaxé, on a simplement surpris quelques amants et amantes dans ses placards. Aiolia a baptisé cette drôle d'affaire "La Pulp Fic-Shion" (badam tss), au grand dam de Mü. Il est désormais en campagne pour se faire élire à la place de Hadès, emprisonné à la Bastille - comprendre dans un ascenseur continuellement en panne du métro.

João Aldebaran a été repéré pour le casting de la prochaine saison de L'Amour est dans le Pré. C'est June Ferrari qui la présentera.

Saga Theodorakis est resté profondément traumatisé par ces événements, si bien qu'il ne sait plus dans quel camp il est ou a été. Il n'est pas rare de le voir à moitié en gilet jaune, à moitié en gilet pare-balles noir. La légende raconte qu'il a inspiré le design de Saga des Gémeaux dans Saint Seiya : La Légende du Sanctuaire.

Kanon Theodorakis a réussi à se faire emprisonner parce que, comme il avait froid, il a remis son gilet jaune pendant une vague d'interpellations dirigée par un Rhadamanthe Walden ivre de rage et qui s'en fout bien qu'il n'ait plus de Président pour le diriger. Mais où est Tatsumi Benalla quand on a besoin de lui ?!

DM continue de taguer et casser mais depuis qu'il a fait le buzz sur Vice France il se fait appeler Bansky.

Aiolia Gennaios a emmené Aiolos dans une cure de désintoxication à la chocolatine, sur l'indication de Milo Antarakis qui connaît à l'hôpital Robert Debré un service dédié.

Shaka a sympathisé pendant son sitting avec Kiki, un petit vendeur de souvenirs et hand-spinners. Ils cherchent à présent à vendre des bouquins new age à l'entrée des gares ou au niveau de certains carrefours.

Dohko Wong, car il serait fâcheux de l'oublier, est toujours un retraité de la police, qui appelle toujours au calme le poing fiché dans la tronche d'un opposant.

Alejandro Shura Vasconcelos Ramirez de Santa Maria Madre de Dios Carajo a enterré la pelle qui aurait dû servir à enterrer Emmanuel Hadès au cimetière du Père-Lachaise. Willy vient la pleurer tous les jours.

Vincent-Etienne Camus propose une super promotion sur la dorade royale, en ce moment. Il envisage tout de même de déménager à la campagne avec Milo. Vous savez, Nanterre. Il paraît que c'est un coin tout à fait charmant.

FancyAphrodite a sorti son vlog "STORY TIME : JE SUIS UN GILET JAUNE (sans le Rire Jaune !" et est resté #1 des tendances YouTube pendant l'éternité d'une semaine.

Shun s'est fait Seiya qui l'a accidentellement appelé Shaun sur le chemin du retour, mais pas dans le sens auquel vous pensez. Le cours de Vincennes s'en souvient encore…

Shiryû a appris que Shunrei ne lui était pas tout à fait fidèle et semblait aimer les femmes aussi. Il pensait sombrer dans la dépression mais au final la nouvelle fut bien accueillie, la révélation aussi. L'oncle de la jeune fille n'a jamais existé, il n'était qu'une excuse, alors le mystère des restaurants italiens Place d'Italie demeure entier. Elle a arrêté de prier toutes les heures. Maintenant, elle prie toutes les deux heures, pour avoir du temps à consacrer à ses amours - et toujours pas à l'hydratation.

En parlant d'hydratation, Hyôga a triomphé du canon à eau. Jusqu'à ce qu'on lui enlève la pelle. Il est désormais enfermé dans un cercueil de glace jusqu'au retour du beau temps. Ah, les rafales franciliennes font décidément des ravages...

Ikki a trouvé l'Apple Store d'Opéra mais il était fermé. Alors il s'est fait un Starbucks. Et il y a rencontré une serveuse répondant au doux nom d'Esméralda. "Belle" a alors été un mot qui lui a paru inventé pour elle. Bien qu'elle ait orthographié son nom "Iqui" sur le gobelet.

Ainsi s'achève cet épisode de l'histoire de France. Pas piqué des hannetons, hein ?

FIN FINALE


Notes de fin de texte :

JE SUIS VRAIMENT DÉSOLÉE.

Alors, quelques points sur lesquels je voulais attirer votre attention, parmi la foultitude de références que j'ai faites.

(1) : Petit clin d'oeil à un délire avec Justine Milo !

(2) : Non, je n'ai pas avalé la pilule du changement de sexe et genre de Shun dans la prochaine série Netflix.

(3) : Citation merveilleuse qui nous vient du YouTuber Lucasdorable. Cette personne est juste magique !

(4) : Cette belle ligne de dialogue de DeathMask ponctuée d'un joli majeur est une référence à un dessin d'EilemaEssuac.

(5) : J'ai carrément gribouillé Jean-Luc Mélenshion. C'est sur mon Twitter.

(6) : Shii, Lukas, mon biquet, si tu passes par là, celle-là, elle est pour toi.

Et puis, j'ai fait référence à plein d'autres trucs : les actualités, encore StateAlchemist, Les Simpson, les paroles de Belle de Notre-Dame de Paris, Link : Faces of Evil, le meme de s'abonner à PewDiePie, Ganesh2, les Inconnus, tout un tas d'autres memes… Amusez-vous bien à décortiquer tout ça, même si c'est souvent très peu subtil. J'espère que, même si c'était étrange et que le sujet est très délicat, ça vous a plu. Je pense avoir largement battu le record de l'OS le plus long du recueil. Je vous devais bien ça après une si longue absence !

À la revoyure, tout le monde !