Bonjour tout le monde !

Voici la suite que vous attendez avec impatience apparemment :)

Vous êtes plusieurs à dire que vous verriez bien Sabo et Edessa parents mais laissons déjà Ace et Marco à ce rôle et en chier un peu :D

Et oui, je suis sadique de vous laisser dans tant de suspens ... C'est pour ça que j'y remédie aujourd'hui, bonne lecture !


'-Tu vas avoir un bébé.'

Toujours silencieux, Sabo ne réalisa pas tout de suite. Mais quand l'information monta à son cerveau, il s'avança et dévoila sa présence. Son frère eut un hoquet de surprise mais il le saisit par les épaules.

-Ace ?

Ann se dégagea de son étreinte et s'enfuit. Un regard pour l'infirmière et le blond se mit à sa poursuite mais Ann avait l'avantage de connaitre par coeur le navire.

Lorsqu'il se retrouva sur le pont, il décida d'abandonner à contre coeur. Il se posa contre le bastingage et regarda la mer. Il voulait être là pour son frère et le soutenir mais à cause de ses propres conneries, il le fuyait.

Il se retourna en entendant Marco lui parler. Il sentit la colère monter en lui, c'était bien à cause de ce maudit piaf que Ace n'allait pas bien. Il avait raison depuis le début.

-On a perdu quelque chose ? siffla Sabo.

-Je cherche Ace et comme tu es son frère tu as dû le voir récemment.

-He bien figure toi que non, il est introuvable et je connais pas ce fichus rafio par coeur comparé à lui.

Sentant son Haki brûler dans ses veines, il le laissa partir plus loin. Puis, prit d'une pulsion, il se retourna et marcha directement vers lui, le bousculant un peu.

-Qu'est-ce qui te prend, yoi ? T'en a pas marre de m'accuser du problème de Ace alors tu en viens au mains ?

-Oh la ferme toi ! s'énerva le révolutionnaire en le saisissant par le col de la chemise. Tu as intérêt à retrouver Ace crois-moi et si tu le retrouves pas rapidement et que tu t'assures pas qu'il ne fasse pas de connerie, parce que ce qu'il se passe c'est de ta faute, donc ta responsabilité ! Je m'occuperais avec joie de ton cas.

Les émotions prenant le dessus sur lui, il laissa la Haki couler, prêt à être utilisé pour frapper. La tension qui émanait de lui était palpable à l'autre bout du pont.

-Tu te permet de me faire la morale à cause d'Impel Down alors que tu ne sais pas ce que j'y ai vécu et l'instant d'après tu fais pire que moi ! Fuku-sensho de Shirohige ou pas j'en ai rien à foutre, tu vas morfler pour lui avoir fait autant de mal !

Il laissa un peu de Haki s'échapper pour lui montrer qu'il ne bluffais pas. Il vit même une légère grimace passer sur le visage de Marco sous la force de sa poigne.

-Fais attention à ce que tu vas faire, à partir de maintenant si tu ne veux pas que je parle personnellement Shirohige pour lui dire qu'il peut se trouver deux nouveaux commandants, parce que tu seras mort, et que je n'ai pas l'intention de laisser Ace sur le Moby Dick dans sa situation !

Il le relâcha et fit demi-tour avant d'entendre une critique ironique de sa part.

-Tu débloque totalement, yoi. J'avais raison de dire qu'il te manquait une case. Tu change de comportement envers ton frère comme de chemise, yoi. Règle déjà tes problèmes avec lui avant de s'occuper des siens.

-J'aimerais bien mais le bonheur et la santé de mon Nii-chan passe avant. Remets donc tes instincts aviaires en place et ouvre les yeux. J'ai plus jamais intérêt à voir pleurer Ace, c'est clair ? fit-il froidement.

Il se recula et partit à l'autre bout du pont parce que sont Haki réclamait vengeance tout en parlant de 'poulet rôti' ou encore 'déplumer ce sale piaf'. Il fit taire ses émotions dans un coin de son coeur et tenta de localiser Ann. Il voulait lui parler, la réconforter.

Le révolutionnaire sursauta en sentant la main de Edessa sur son épaule. Sans un mot, il l'a prit dans ses bras et enfouit sa tête dans son cou. La brune l'embrassa amoureusement, lui faisant comprendre que quoiqu'il se passait, il ne serait pas seul.

-Eda, souffla-t-il entre deux baisers. Je ne m'attarderais pas plus longtemps ici.

-QUOI ?

Elle le repoussa et le foudroya du regard. Il se gratta la nuque en sentant toujours les regards un peu haineux de l'équipage.

-Je ne suis qu'un invité ici et j'ai assez causé de problème à Newgate-san.

-Ou plutôt tu fuis ton frère et tu ne respecte pas l'accord que vous avez passé à Amazone Lily, très lâche comme comportement, très Révolutionnaire.

Sabo soupira et voulu lui attraper le poignet pour l'attirer contre lui mais son amante s'esquiva en croisant ses bras.

-Ecoute, Ace et moi c'est différent, on a plus ce même lien qu'à Dawn.

-Non, toi tu m'écoute, coupe-t-elle. Ce lien comme tu dis, tu là encore, c'est juste que tu es trop borné pour le comprendre ! Pour toi, dès qu'il y a de la distance tu crois que tout change mais c'est faux !

Edessa commençait à avoir les larmes aux yeux. Elle se mordit la lèvre et regarda l'océan pour reprendre.

-Tu me parlais sans arrêt de tes frères, de vos blagues et de ce lien entre vous. Quand tu voyais Ace à Shabaody, tu ne parlais que de lui pendant des jours si ce n'est des semaines. Alors ne dis pas ça, ne dis pas que vous ne partagez plus rien, tu ne sais pas ce que c'est que d'être rejeté par sa famille.

La jeune femme fini en larme dans ses bras. Le révolutionnaire la berça un moment avant qu'elle ne se calme.

-Vous avez tout les deux des différents, je sais pas pourquoi et je m'en fou. C'est juste ... Tu es dans son monde ici et il agit comme il a toujours fait, il ne veut peut-être pas que tu t'imise dans ce qui ne te concerne pas.

Sabo ferma les yeux sans la lâcher. Sans le savoir, sa fiancée avait mit le doigt sur le noeud du problème.

-J'irai le voir, souffla-t-il. Mais je ne suis pas sûr qu'il me pardonnera si facilement ...

Edessa allait rajouter quelque chose mais Chiantos, qui était revenu un peu plus tôt et s'était fait ejecter par le phénix, vient se poser sur l'épaule du blond, un petit quelque chose d'accroché à sa patte.

-Bonjour toi, sourit Sabo. C'est une lettre pour moi ?

L'oiseau piailla et tendit sa patte. Le révolutionnaire réceptionna le message. Il sourit en reconnaissant l'écriture des les premiers mots.

Sabo,

Tu ... Tu n'imagine pas à quel point je suis heureuse ! Quand j'ai lu la nouvelle dans les journaux, je n'y croyais pas, je ne pouvais simplement pas croire que tu était ... Enfin bref, quand j'ai vu aussi tes frères dans le journal, je me suis demandé quelle bêtise ils ont inventé et j'ai été étonné de voir Ace et Ann ensemble.

La nouvelle de ta mort à fait le tour du village, mais je n'ai rien dis. D'ailleurs, Garp est passé et il avait vraiment mauvaise mine. Il m'a demandé comment tu étais lorsque tu étais encore à Dawn alors je lui ai dit. Il paraissait étonné et à marmonné que c'était impossible. Je n'ai pas cherché à savoir pourquoi. Même Dadan est descendue de son repaire, en larmes, et lui a crié dessus. Je dois t'avouer que j'ai vu ton grand-père très malheureux. Je t'en parlerais lorsque tu viendras, c'est beaucoup trop long par écrit.

Et prend ton temps pour venir, profite que Ace te retienne avec lui et ta petite amie, que j'ai hâte de rencontrer, ce doit être une jeune femme formidable !

Je ne vais pas te retenir plus longtemps. J'attendrais que tu viennes me voir. Porte toi bien Sabo.

Ta marraine, Maki.

Ps : passe le bonjour à tes frères si tu es encore avec eux lorsque tu recevra cette lettre et Chiantos est un oiseau très gentil.

Il replia la lettre et la fourra dans sa poche, caressant l'animal pour le remercier. Il se tourna ensuite vers sa compagne qui attendait bien sagement qu'il parle.

-Dans quelques temps, lorsque j'aurais repris du service, tu demanderas une permission à ton Taïsho et à ton Senshô.

-Pourquoi ? S'étonna-t-elle.

Il sourit en ressortant la lettre de sa poche et l'agitant sous ses yeux, le regard malicieux.

-Je t'emmènerais à Dawn, et peut-être que Ace se joindra à nous vu que Luffy ne risque pas de faire ce détour.

-A Dawn ?

Il la prit dans ses bras et la serra tendrement contre lui, embrassant ses cheveux. Il sentit ses mains se glisser dans son dos.

-Je te montrerais où j'ai grandit, chuchota-t-il. Mais pour ça, je dois avant me dévoiler au monde alors ça prendra un peu de temps.

-Alors j'attendrais.


L'élan de bonne humeur sur le navire surpris Sabo alors qu'il venait de finir le journal. Chiantos s'était posé sur le tonneau à côté de lui et piaillait gentiment. Il caressa l'oiseau sur sa tête avant de porter son regard sur Marco.

Celui-ci était étrangement heureux et venait de disparaitre avec son capitaine. Il tourna la tête en voyant les autres membres de l'équipage le regarder avec un regard mauvais et Thatch s'approcher de lui, interrogateur.

-Mon second m'a rapporté ton altercation avec Marco tout à l'heure.

-J'ai mes raisons et ne compte pas sur moi pour t'en parler, grogna Sabo.

Le cuisinier s'assit à côté de lui en soupirant. Il tenta de toucher Chiantos avant de retirer sa main en grimaçant pour éviter de se la faire écharper par l'oiseau.

-Ça leur passera mais évite de provoquer ainsi Marco, s'il te plait.

-Te mêle pas de ça Thatch, yoi. Je peux te parler en privé Sabo ?

Le cuisinier les laissa seuls et s'éloigna pour s'occuper d'autres choses. Le blond fronça les sourcils en voyant l'air heureux de l'amant de son frère.

- Je suppose que tu lui as parlé ?

- Oui, sourit le phénix. Et j'en suis très heureux, être parent ... C'est la plus belle chose qui peut m'arriver, surtout avec les messages que Ace m'envoyait.

-Des messages ? s'étonna Sabo.

Le révolutionnaire sourit en comprenant le regard du commandant et s'occupa du South Bird qui se logea dans ses bras.

- Je ne ferais jamais pleurer Ace, mais je garde tes menaces en mémoire. Même si vous êtes en froid tu ne peux t'empêcher de prendre soin de lui et je peux le comprendre.

-Il est mon précieux aniki, et il a pris trop souvent soin de nous en se laissant de côté.

Il ne regarda pas le commandant partir mais releva la tête avec un sourire.

-Désolé pour ma réaction de ce matin, Marco-san, je sais que tu ne lui feras jamais de mal au contraire de moi. C'est plutôt moi qui doit te remercier.

Le révolutionnaire reposa Chiantos sur le tonneau. Il se laissa aller, fermant les yeux pour laisser le soleil lui chauffer le visage. La façon dont il avait appelé Marco devrait lui faire comprendre qu'il s'excusait vraiment sincèrement. Ses émotions avaient été plus fortes que sa raison sur ce coup là.

-Au fait, yoi.

Sabo ouvrit un œil pour voir l'ananas les mains dans les poches et désigner l'oiseau près de lui d'un signe de tête.

-Si tu l'aime tant que ça, tu pourras le prendre avec toi. Ça me fera des vacances.

A peine eut-il dit ça que Chiantos s'envola pour l'agresser avec des coups de becs, faisant rugir le phénix. Le blond rigola et refusa en secouant la tête.

- Désolé Marco, mais je ne voudrais pas te priver d'une si bonne compagnie, ricana-t-il.


-Dis Ace, j'ai reçu une lettre de Makino-nee-san.

Le révolutionnaire tentait pour la enième fois d'attirer l'attention de son frère mais se faisait ignorer royalement. Il abandonna après cette nouvelle tentative, se concentrant sur son assiette, un vague air triste dans ses yeux qu'il masqua facilement.

Sabo releva le regard en voyant Ann partir vers sa flotte et s'asseoir à côté de Kali et en face de Edessa, Edwin et Patrick en diagonal.

-Ace-san, pourriez-vous nous laisser mangez tranquillement ? Réclama Kali. Je n'ai pas besoin de votre bonne humeur pour me pourrir la journée.

-Shihihihi !

-Ace, si j'étais toi, je ferais attention à mon assiette, sourit Edessa. Je crois avoir vu Sabo verser quelque chose dans ton verre.

La brune avait bien vu que son amant se faisait ignorer par son frère et voulait y remédier mais pour le coup, Ace l'ignora aussi, se concentrant sur ses seconds.

Edwin réagit le lus vte et le vira à sa table, laissa la seconde flotte manger tranquillement.

Sabo le regarda s'asseoir, l'air pensif et refusa de participer à la conversation. Il attendrait son heure pour parler.

- Finalement, le papier que la gamine m'a donné pour toi, c'était quoi ? s'enquit Thatch.

- Un dessin.

- Un dessin ? s'étonna Shirohige en reposant ses couverts.

-Hm ! Elle a fait un dessin de moi et elle ! Kathia, c'est son nom, de ce qu'il y a sur le dessin. Je l'ai accroché au-dessus de mon bureau…

Ann reposa ses couverts et attrapa une pomme. Le blond croisa fugacement son regard et y apperçu une once de dédain qui lui était adressé.

-Si vous voulez bien m'excuser, j'ai quelques rapports à finir de lire. Ja ne, minna !

Et elle se leva, partant vers sa cabine en humant un petit air joyeux.

-Vous vous êtes disputé ? demanda Jozu à Sabo, à côté de lui, le séparant du Phénix.

Sabo se massa le nez en soupirant. Non, il refusait de répondre à cela. Ça n'en valait pas la peine et il était pas difficile de deviner que c'était le cas.

-Ace estime qu'il n'aurait pas dû se mêler d'une certaine histoire, yoi. Je ne suis que le messager, pas la peine de s'en prendre à moi, commenta Marco en finissant son verre.

Il se leva et s'en alla, prétextant que la perte d'une île du territoire entraîné pas mal de paperasses.

Plus tard, le blond se retrouva dans sa cabine et s'allongea dans l'espoir de faire un somme, voulant passer le temps et essayer d'attraper son frère plus tard. Après tout, il avait le temps et savait attendre pour débusquer sa proie.

Il se retourna dans son lit avec un petit sourire en sentant Edessa s'allonger contre lui et l'embrasser. Il lui rendit son baiser avant de la faire basculer sous lui.

-Tu ne devrais pas faire ça, chuchota Sabo.

-Et pourquoi donc ? Répondit-elle sur le même ton.

Il embrassa son front avant de fixer ses yeux dans les siens, ne la lâchant plus du regard. Puis, il se cala, la tête dans son cou et referma les yeux pour dormir.

-On ne sait jamais ce qu'il peut se passer. Tu es tellement tentante.


Le révolutionnaire laissa sa compagne discuter avec Haruta et prit la direction des cabines. Il vit Cassandra de loin, entrer dans celle d'Ace et Marco et attendit patiemment derrière.

Combien de temps, il ne savait pas mais en sentant l'infirmière bouger, il se décolla du mur contre lequel il était appuyé.

Son frère laissa l'infirmière passer et lui claqua la porte au nez.

- C'est petit, Ace, lui dit Sabo de dehors.

-Va te faire voir !

Il entendit clairement la porte se verrouiller et Cassandra ricaner à côté de lui. Il adressa un regard sombre à la femme qui haussa un sourcil dans le genre 'parce que tu crois me faire peur' et elle s'en alla.

-Ace, ouvre ! fit-il en se tournant de nouveau vers la porte.

Pas de réponse.

Sabo frappa à la porte.

Toujours pas de réponse.

-J'ai vraiment pas envie de forcer ta serrure !

-Et je voudrais faire ma paperasse dans la tranquillité, merci !

Le blond soupira et se laissa glisser contre la porte. Il attendrait le temps qu'il faudra mais il parlerait à son frère, foi de chapeau !

Il ne se délogea pas pour autant quand Edessa vint le voir ni quand les autres commandants se succédèrent. Il somnola une bonne partie de l'après-midi et fini par s'endormir, son chapeau rabattu sur ses yeux et sa main crispée dans sa poche.


Le réveil fut brutal car il se prit un sceau d'eau sur la tête. Le révolutionnaire bondit sur ses pieds et avisa Marco avec le sceau en main.

-Hey ! Je me suis excusé pour mon comportement de ce matin ! se plaignit le blond.

-C'était pour la remarque sur les oeufs, yoi.

Marco toqua à la cabine et Ann vint lui ouvrir et allait rabattre la porte que son frère passa un pied pour l'en empêcher.

Sabo fronça les sourcils, devenu sérieux et croisa l'étonnement de son frère alors qu'il forçait le passage pour lui attraper les poignets.

-Maintenant tu vas me dire pourquoi tu m'ignore royalement ? grogna le cadet.

-Tu le sais très bien.

-Je veux l'entendre de ta bouche, je m'en fous des autres.

Il libéra les mains de son frère qui détourna la tête, refusant de lui parler. Pourtant, il ne bougea pas pour autant et il entendit Marco soupirer.

-Vous êtes tout les deux les mêmes, deux crétins têtus qui sont incapables de communiquer.

-Te mêle pas de ça Marco, grogna le D.. Il avait pas à se mêler de ce qu'y le regarde pas !

-J'y peux rien si je suis pas entré au bon moment ! se défendit Sabo.

-Si ! T'avais pas à me suivre !

-Tu n'avais qu'à m'en parler !

Ils continuèrent de se parler ainsi en calant quelques noms d'oiseaux jusqu'au moment où Marco en eût marre et les mit à la porte, la claquant derrière eux, une veine sur la tempe.

Le révolutionnaire eut un bug devant ladite porte et se remit à bouger en voyant Ace partir en ruminant vers le pont. Il le coinça néanmoins avant la sortie.

-Ace ! S'il te plait, parle-moi ...

-Cette conversation était privée, grogna le brun.

-Je suis désolé, ce n'était pas mon intention d'écouter aux portes, souffla le cadet.

-Tu as toujours tout voulu contrôler, tu veux toujours tout savoir alors ça ne m'étonnerais même pas que tu ais agit ainsi donc me mens pas, s'il te plait.

Ace se tourna vers lui, il aperçu un rapide éclair de peur dans ses yeux teinté d'une légère angoisse.

Le révolutionnaire le prit dans ses bras et cala sa tête dans son cou.

-Tu sais, j'ai pas réalisé sur le coup ce que ça voulais dire mais ...

-Non, murmura Ace. Je ne veux pas, je ne supporterais pas ce que tu vas me dire alors que je suis de nouveau heureux.

Il sentit son ainé se dégager de son étreinte et il le retint une dernière fois par le poignet alors qu'il avait la main sur la porte, prêt à l'ouvrir.

-Tu ne sais pas ce que je veux te dire. Je suis heureux Ace. Je suis heureux pour toi parce que tu es heureux. Le fait que tu vas avoir un bébé est magnifique, avoua Sabo. Je ne veux que ton bonheur car si ma famille est heureuse, alors je suis heureux et …

Il tourna Ann vers lui et essuya une petite larme qui avait coulé sur sa joue. Le révolutionnaire s'attarda dans ses yeux noirs.

-Je vais être tonton, souffla-t-il. C'est juste ... Je n'ai même pas les mots rigola-t-il.

Il attrapa son frère et le serra dans ses bras tout en rigolant, lui faisant comprendre ce qu'il ressentait. Étreinte qui lui fut rendue avec un rire.

-Et au fait, le Junior, commença-t-il avec un sourire machiavélique qui fit frissonner Ace. Ça sera un chibi-Ace ou un chibi-Poulet ?

Sabo déboula sur le pont en rigolant, ses mains sur sa tête pour éviter les coups de sa soeur totalement enflammée.

Sauf qu'Ann connaissait le navire par coeur, et prenant un raccourcit dans les cordages, et sautant sur quelques cannons, elle parvint à se jeter sur Sabo, le plaquant au sol, avant de lui montrer ce qu'elle pensait de ce qu'il venait de lui dire à coup de chatouille sans pitié, jusqu'à ce qu'il se rende et retire ses mots.

Redevenant sérieuse, Ann saisi son frère par le col et l'embarqua avec elle, ignorant le regard brillant et le sourire de son capitaine.

Rapidement, elle entraîna son frère de nouveau à l'étage de cabines et ouvrit celle du Révolutionnaire, pour le jeter à l'intérieur, refermant la porte sur eux.

En moins de deux, il se sentit plaqué contre le mur avec la main de son frère à a gorge. Il était rare de le voir ainsi. Jamais Ace n'avait levé la main sur lui, à croire que depuis Amazone Lily, chacun des deux était capable de tout pour s'exprimer.

-Ouvre grand tes oreilles et écoutes bien ce que je vais te dire. Luffy pardonne peut-être tout et n'importe quoi, mais ce n'est pas mon cas. Première chose, cesse de t'en prendre à Marco pour tout et rien ! Il n'est pas responsable de tout ce qui ne va pas sur ce fichu monde ! La prochaine fois, si cet équipage ne te démembre pas avant, je te noierais sans la moindre pitié dans les eaux du Shin Sekai. Seconde chose, garde ma grossesse pour toi, jusqu'à ce que Marco et moi en décidions autrement. C'est notre équipage, et il s'agit de notre enfant. C'est à nous de choisir quand en parler, pas à toi ! Dernière chose…

Ann s'approcha de son frère juste assez pour lui souffler à l'oreille.

-Mets encore ton nez dans mes affaires, sans te soucier de ce qu'on appelle 'vie privée', et je m'assurerais que tu retournes rapidement auprès de Dragon. En pièce détaché. Si j'ai un souci, je t'en parlerai quand j'en sentirai le besoin, pas avant. Ce genre de comportement me donne presque envie de ne plus te faire confiance. A toi de te rattraper !

Il sentit sa gorge se nouer. Ace ne le croyait pas alors qu'il lui disait la vérité. Il avait autant merdé à ce point pour que son frère le considère ainsi ?

-Nous sommes clair ?

-Très, assura Sabo, d'une voix étranglée.

-Ta parole que tu respecteras mes conditions ?

Sabo sembla hésiter, mais les flammes et l'air déterminé d'Ann le poussèrent à accepter les conditions et à donner sa parole sur leur respect.

-Bien. Nous nous reverrons au dîner. Je dois parler à Marco.

Et elle s'en alla, laissant son frère seule derrière elle. Son cœur s'était serré dans sa poitrine et il se laissa tomber au sol, ramenant ses genou contre lui, trop choqué pour penser ou faire quoi que se soit.


Le repas fut plus enjoué et la bonne humeur était apaisante. Tout le monde semblait heureux de voir Ace aller mieux.

-Au fait Nii-chan, j'ai eu des nouvelles de Makinoo-nee-san !

-Ha ? Et qwech qwuelle chi ? Marmonna l'ainé.

Le révolutionnaire frappa la tête de son frère lui rappellant les bonnes manières et ne pas parler la bouche pleine. Le brun avala donc sa nourriture avant de reposer sa question.

-Elle va bien, elle n'a pas dit au village que j'étais vivant mais que Garp était passé les voir.

-Qu'est-ce qu'il veut ? Se renfrogna le D.

-Il a posé des questions sur comment j'étais à la maison et apparemment il s'en voudrait de ce qu'il s'est passé. Même la vieille Dadan est descendu en chialant pour l'engueuler.

Cela fit rire son frère et contaminé, il rit aussi, essayant d'imaginer la brigande entrain de secouer le vieux jiji comme un prunier. Les deux frères commencèrent à parler de Dawn et des souvenirs qu'ils en avaient, larguant tout la table qui ne les écoutait plus.

-Je te dirais rapidement des nouvelles de Fuschia, j'irais directement en partant du Moby.

-Fais attention, grogna le brun. Si quelqu'un t'attrape en cours de route …

-Je sais Nii-chan, mais ne t'inquiète pas, j'ai l'habitude de me faire discret.

Ils laissèrent alors le sujet là et reprirent la discussion avec les autres. Sabo réussit à se faire entrainer dans une partie de poker et allait proposer un strip-poker avant de croiser le regard possessif et jaloux du phénix mais celui du même avis de son frère.


Allez, une gentille fin cette fois pour arrêter de vous faire des crises cardiaques :)

A la prochaine !