Note de l'auteur: Merci à lilylys pour sa mise en favoris, j'espère que ma fiction te plaira.
Mardi 18 Janvier 2000
Je ne rentrai que trois jours plus tard aux alentours de six heures du matin.
Hestia avait été surveillée par le ministère et n'avait pas pu revenir mais Dedalus était arrivée à cinq heures, sa maison avait été brûlée par des Mangemorts pendant la nuit.
Pendant ces quatre jours je n'avais jamais dormi une seule seconde, j'avais trop peur d'entendre son rire alors qu'elle était pourtant loin de moi.
Lorsque je sortis de la maison, il ne pleuvait pas, le vent soufflait violemment. Je le savais glacial mais le froid ne m'atteignait pas.
Je transplanai devant notre maison. J'étais lasse, tellement lasse.
Ma petite fille m'avait manqué, ma petite Lily.
Je m'apprêtais à rentrer dans la maison lorsque j'entendis des bruits dans notre petite cabane où étaient entreposées les motos. Je marchai vers elle. Le bruit était de plus en plus fort. J'ouvris la porte lentement.
Il se releva pour regarder l'origine du bruit. Nos regards se croisèrent. Mon dieu qu'il m'avait manqué ! Il marcha puis courut vers moi. Ses bras si chauds autour de moi, son odeur, je ne pourrais plus m'en passer. Mes bras l'attirèrent encore plus contre moi. Il me repoussa légèrement pour m'embrasser.
-C'est vide sans toi ici. Murmura-t-il dans le creux de mon oreille.
J'aurais voulu rester dans ses bras éternellement.
-Je t'aime, répondis-je.
On se sépara et il m'entraîna vers la maison en me tenant la main. Lorsque Lily se réveilla quelques heures plus tard et qu'elle me vit, de ses petits yeux encore ensommeillés, elle se précipita vers moi et je l'étreignis si fort que j'eus peur de l'étouffer.
Mercredi 19 Janvier 2000
J'ouvrais les yeux.
J'étais dans un parc, je voyais un lac à quelques mètres et... La forêt interdite ? Étais-je à Poudlard ? Il n'y avait personne, la guerre était elle finie ?
J'entendis des pas derrière moi, c'était lui, il sortait des bois. Je souris et le rejoignis. Il tendit sa main et je la pris dans la mienne. Je regardai autour de nous, personne.
Lorsque mon regard retomba sur lui, il avait reculé de quelques pas et nos mains s'étaient séparées sans que je m'en rende compte. Il souriait. Léo…
Un éclair vert m'aveugla et lorsque je regardai de nouveau, il était au sol. Il ne bougeait plus.
Je hurlais son nom et c'est là que je la vis, elle s'avançait vers moi baguette levée. Elle sortait de la forêt elle aussi.
Je continuais de crier, mes genoux se dérobèrent et je rampai vers lui. Ma tête contre son torse. Je n'entendais plus rien. Mes cris devenaient sanglots. Elle s'avançait toujours vers moi.
-A ton tour, rit-elle.
Des larmes coulèrent sur mes joues. Je sentais qu'on me secouait, ma vue se brouilla de larmes.
-Lynn ! LYNN ! Réveille-toi !
C'était lui. Il essayait de me réveiller, ce n'était qu'un cauchemar.
Ses bras m'entourèrent.
-Tu... Tu... Je te voyais... par terre.
Je n'arrivais pas à finir ma phrase.
-Je suis là maintenant, ne t'inquiète pas, je suis là, me murmurait-il a mon oreille, ses bras m'entourant.
Dimanche 23 Janvier 2000
J'étais assise dans le vieux fauteuil tout rapiécé en face de la cheminée.
Léo avait été épuisé par la dernière pleine lune malgré la potion tue-loup.
Tout le monde dormait sauf moi. Je ne pouvais m'empêcher de repenser à mon cauchemar qui revenait toutes les nuits.
Des pas résonnèrent dans le couloir, je me retournai. Mon père semblait dormir debout. Il s'assit dans le canapé à ma droite.
-Alors jeune fille pas encore couchée ? demanda-t-il entre deux bâillements.
Je souris puis me rappelant la raison de mon insomnie, mon sourire se fana.
-Pas encore... Pas encore... murmurais-je.
Un silence se fit. Pas un de ceux qui sont gênants et où tout le monde se demande quoi dire. Non il semblait compréhensif. Puis il me sourit.
-Et si je te racontais deux ou trois secrets de maraudeurs ?
J'avais l'impression d'être une petite fille dont le père racontait un conte de fée avant de se coucher.
J'acquiesçai tout sourire et cela me rappela le début. Un peu moins de cinq ans plus tôt lorsque nous n'étions que tous les deux. Le père et la fille. Avec un père plus rieur, plus jeune, plus lui. Grâce à l'amour de maman.
