Genre: Pov Sonnyus, Pov Nina ; Angst ; OC ; combat ; sang ; Deathfic, WIP, Aventure, Mystery, Drama/Tragedy ; Lime ; Lemon, Darkfic, OU (Original Universe), Nekketsu, Torture

Info personnelle : Dernier chapitre de l'acte trois. J'espère que cela vous plaira. Désolé si vous avez trouvé les chapitres trop longs mais quand je suis parti, je ne m'arrête plus. Je promets de faire plus court la prochaine fois.

NdC : Il le dit mais il n'arrivera pas à faire plus court.

Index : mudrā : signe d'invocation
#pensée perso#

Disclamer : Pas de Naruto, Sasuke, ou tout autre personnage, mais juste l'univers de Naruto. Je répète PAS DE NARUTO NI DE SASUKE. L'univers appartient à Masashi Kishimoto et je l'en remercie.

Index : \\\\\\\\\\ = changement de vue

WWWW= retour dans le passé, flash-back

XXXXX = avancement dans le temps.

§§§§= même moment mais ailleurs

Nikushimigan : Taijutsu : Kassen

Ninjutsu : Gogyou

Genjutsu : Sakkaku

Invocation : Shoukan

Dōjutsu : Seshuu

Le clan Sonnyn chapitre IIL : voyage jusqu'aux origines.

Je cours aussi vite que je le peux, et vu mon état je dois bien attendre les 20 km/h. Je continue ainsi, traversant les arbres, me détournant rarement de la ligne droite.

Plusieurs heures ainsi, paniquant, espérant que je pourrai l'arrêter. Je n'ose imaginer dans quel état elle doit se trouver. Elle a tout perdu et n'a plus aucun repère. Sa haine l'aveugle et cela est dangereux quand on se jette dans la gueule du loup. Je finis par perdre sa trace, son odeur a disparu, je m'arrête et regardant autour de moi.

«Qu'est-ce que ça veut dire ?»
«La proie nous a échappé. Suivre quelqu'un a ses limites, la portée est l'une d'elle.»
«Et merde. Je peux encore la suivre d'une autre manière?»
«Si tu l'avais marquée de mon chakra oui.»
«Putain!»

Je tourne en rond dans mon esprit, tentant de trouver une solution devant Kuranya qui se trouve enchaînée, les chaînes étant tendues dans la pénombre.

#Putain de merde. Même après le contrat passé, je suis toujours impuissant pour l'aider! Calme-toi. Il doit bien y avoir une solution... Si elle se trouve trop loin pour que je la suive, elle doit avoir fait une pause quelque part avant. Si je repère ce lieu, c'est gagné.#

Je ferme les yeux pour utiliser le Meisou-kyuushuu et tenter de repérer une masse de haine. Cela va me prendre plusieurs précieuses minutes mais j'arrive enfin à repérer une masse abondante. Je me relève en souriant et part immédiatement dans cette direction. Cela sera rapide, mais je préfère cacher ma présence, au cas où d'autres que moi seraient là, je veux éviter les combats inutiles, même s'ils viennent d'Hashirama. Je marche tranquillement, regardant autour de moi, surveillant pour éviter les mauvaises, très mauvaise, surprise.

Je remarque une grotte, j'y rentre discrètement, entendant du bruit à l'intérieur. La lune derrière moi ne m'illumine pas assez, une chance car personne ne peut me voir. Je marche tranquillement quand soudain je sens un danger. Je m'esquive rapidement pour me retourner et attraper par la gorge mon assaillant. La personne n'a pas le temps de hurler qu'elle est déjà plaquée contre le mur. Sa silhouette est féminine, et sa taille est proche de la mienne.

«Nina?!»

Je dessers vite ma prise en ayant peur de l'avoir tuée mais je n'ai pas le temps de comprendre qu'un hurlement retentit. Je me tourne pour voir plusieurs silhouettes nous foncer dessus. Je saisis Nina inconsciente pour la sortir de là rapidement. Hors de la grotte, je saute sur une branche d'un arbre.

«Tamiko!»

Hurlent-t-ils tous. Je suis surpris qu'ils l'appellent ainsi. Je regard Nina qui, sous l'éclat de la lune, n'est pas ma Nina. Je m'insulte pour voir que ce n'est rien de plus qu'une gamine, une gamine nue par-dessus le marché. Je regarde en dessous et vois que tous mes poursuivants, cherchant partout autour d'eux, hurlant son nom, sont des enfants de mon âge, ou moins, nus. Je soupire et décide d'assumer, ce ne sont que des enfants, ils ne sont pas dangereux et s'ils m'emmerdent trop c'est direction lit avec une claque. Je saute de l'arbre avec cette Tamiko dans les bras. Tous les enfants se dirigent vers moi, hurlant. Je les arrête, terrifiant et menaçant, en montrant mon Nikushimigan. Les yeux jaunes et mon aura noir eurent un effet certain.

«C'est un démon.»

Je ne m'attache pas au surnom et pose l'enfant à terre en m'éloignant et me présentant.

«Appelez-moi Sonnyus.»
«Sonnyus? L'ange Sonnyus?!»

Je les regarde surpris que mon nom leur dises quelque chose, puis comprend.

«Nina est passée par là et vous a raconté une histoire pour dormir.»

Ils hochent la tête en précisant qu'elle leur a sauvé la vie. Je ne comprends pas et demande plus de précision. Ils allaient commencer mais je les coupe et les invite à le faire dans la grotte, je reporte la gamine pour l'allonger sur le sol, demandant s'il n'avait pas de feu.

«Il s'est éteint depuis plusieurs heures.»

Je soupire et n'ose même pas demander à quoi c'est du ou même faire des reproches. Le plus important est de faire un feu, je vais sortir pour aller cherche du bois et l'installer dans la grotte. Maintenant il ne manque plus que l'allumer et bien sûr je n'ai pas de sacoche. Je vais vite réfléchir pour trouver un moyen, soufflé par Kuranya. Je prendre des feuilles sèche dans main en concentrant mon chakra Raiton dedans. Les feuilles se déchirer pour être réduites en miette. Je les lâche et regarde le tas qui arrive sur le bois ne provoquant aucun feu.

«Idée de merde.»
«On appelle cela une expérience raté. Tu connais ce mot; «Raté»»
«Je passe pour un con par ta faute.»
«Tu y arrivais déjà tout seul.»
«Ptif. T'es juste incapable de faire du feu.»
«Je suis capable de brûler un village entier.»
«Ouais en voulant faire griller des saucisse.»

Je reviens à la réalité, regardé par les enfants qui doivent me prennent pour un débile. Avant que l'un dise quelque chose, je sors une lame de ma main noire. C'est Kénoiausa, je saisie le manche en rétrécissement la lame pour en faire un poignard. Ensuite je tends le bras gauche.

Qu'est que tu fais?!»
«Une expérience.»
#

Je donne un coup net de la lame, faisant sursauter les enfants, pour frotter la lame à mon bras qui rejette des fragments de chakra en plus d'étincelles. Le feu va vite prendre, alimenter par du bois frais, le courant d'air dans mon dos envoyant la fumée hors de la grotte. Très vite les enfants vont prendre un morceau de viande et le planter dans un bâton pour faire un barbecue. L'odeur de la chair qui brûle me donne envie. Je demande s'ils n'auraient pas un bout avec mon nom. Ils me regardent, semblant avoir entendue une bêtise.

#Sales morveux.#

Je sens quelqu'un à côté de moi s'agiter. Je regard pour voir Tamiko se réveiller. Je la salue, elle me regarde, voulant se remémorer. Elle va se rappeler et m'interrompre quand je voulais me présenter.

«Le démon!»

Au lieu de se reculer, ayant peur, elle va se jeter sur moi pour me serrer dans ses bras. Je ne percute pas vraiment, surpris mais très vite remis quand je sens une profonde envie de mordre son cou. Je vais l'éloigner de moi mais elle me coupe, faisant un spectacle pour les autres enfants qui mange leur morceau de viande et n'aident pas les petits qui doivent se débrouiller seul.

«Vous savez où se trouve la déesse Uchiwa?»
«Je la cherche. Quand l'avez-vous vu?»
«Il y a une journée entière qui s'est écoulé sans qu'on la voie. Elle était partie pour Kushina afin de punir le gouverneur.»
««Punir le gouverneur»? Pourquoi?»

Tous les enfants me toisent, je les regarde encore plus méchamment pour leur faire détourner les yeux.

«Excusez-les. Ils ont oublié le respect de l'autre. Le gouverneur nous a vendu à Hashirama. Et ils...»

Je la coupe en lui touchant le visage pour avoir un contact direct. Je ressens sa douleur et sa tristesse. Le souvenir que cela lui provoque est horrible. Je lui dis de ne pas se donner la peine de continuer. Elle est surprise mais semble comprendre que je sais déjà ce qu'elle allait dire. Elle tourne le regard vers les enfants en hurlant pour vite les aider, insultant les autres de crétin. Sentir la nourriture fais gargouiller mon ventre. Je vais toucher mon ventre.

#Ne commence pas à faire ton difficile. Les jours de diète sont une habitude.#

Mon ventre regargouille et se tait. Je regarde leur sac de viande, remarquant qu'il est rempli à moitié. Ils ne tiendront pas une journée de plus s'ils continuent. Je pourrais rester en retrait mais Nina va m'en vouloir si je ne le fais pas. J'attends qu'elle finisse avec les petits.

«Tamiko!»

Je lui fais signe de me suivre dehors en restant discrète. Éloigné des oreilles indiscrètes, je lui demande depuis combien de temps le sac est entamé.

«Depuis ce matin.»
«Vous savez chasser?»
«Hein?! Non... Ce serait...»
«Dans ce cas tu as un énorme problème.»

Évidemment elle ne comprend pas.

«Ce sac représente votre survie et vous le videz comme si c'était une corne d'abondance. Je pense que ce soir vous n'aurez plus rien.»

Même si le terme «corne d'abondance» lui est inconnu, elle a bien compris le problème et moi pourquoi Nina l'a choisie. Elle demande ce qu'il faut faire.

«Sauter des repas. Diviser votre ration de nourriture par personne. Vous devriez tenir plusieurs jours.»
«Mais déesse Uchiwa...»
«...a disparu et est surtout dans un état loin de pouvoir s'occuper de vous. Ce qui va poser problème, c'est que les autres ne vont pas vouloir obéir.»
«Ils le feront. Ils savent que je représente la déesse.»
«Oui. Mais poussé par la terreur, les gens se braquent et si beaucoup suivent, d'autres vont être des pommes pourries qui voudrons contester et je n'ai pas besoin de connaître votre histoire pour savoir que votre état psychologique est instable.»
« Heu... J'ai rien compris. Vous employez des mots qui me sont inconnus.»
«Habitude. On me dit souvent que j'agis plus en adulte que mon âge le permet.»
«C'est débile.»
«Confirmé. Enfin pour résumer ce que je disais. Des enfants ne vont pas être d'accord avec toi, et même si Nina représente un bon appui, elle pourrait ne pas suffire sur plusieurs jours, quand vos ventres gargouilleront. Cela déclenchera une rébellion et les plus faibles et toi en pâtirez ... Toi morte ou exclue, les petits servant «d'esclaves» ou morts de faim.»

Elle écarquille les yeux, me demandant si ce n'est pas extrême comme raisonnement.

«J'aimerais mais la nature humaine me prouve que non. Vous en êtes la preuve.»

Elle hoche la tête, demandant si j'avais une solution.

«Non.»
«Alors emmenez nous avec vous.»
«Je ne peux pas prendre de civils avec moi. Je vais partir pour Hashirama.»
«Vous penser qu'elle...»
«Je ne sais pas où elle est mais je sais où elle va. Je vais l'attendre là-bas.»
«Et... Vous... Pitié.»
«Qu'es-tu prêt à faire pour survivre?»

Elle me regarde dans les yeux, voulant comprendre ma question.

«Êtes tu prêt à subir à nouveau tout ce qu'il t'est arrivée ?»
«Pourquoi vous...»
«Je suis d'Hashirama. Orphelin. Je sais comment cela se passe là-bas. Si tu veux partir d'ici, me suivre. Sache que le seul avenir qui t'attend est de devenir voleuse, tueuse, avec risque de te faire exécuter dans le meilleur des cas. Ou bien pute pour des pervers si tu ne veux pas risquer ta vie mais dans tous les cas, soit sûr de te faire violer à chaque coin de rue si tu baisses ta garde.»
«Pas qu'à Hashirama.»

Nous tournons tous deux la tête vers la voix. Cela surpris Tamiko de voir des soldats mais moi je me demandais dans combien de temps ils seraient là. La fumée, l'odeur du feu et de la viande attire n'importe quel affamé. Dans notre cas ce sera un petit détachement de 20 hommes. Je les regarde, attendant que le premier face un pas vers moi.

«Finalement on a trouvé de la nourriture et du plaisir. Que rêver de mieux.»
«Survivre pour pouvoir en profiter. Mais cela reste un rêve.»

Je marche vers eux, pas vraiment occupé par les insultes des gardes qui se demandent ce que je vais faire.

«Manque de pot pour vous. À cinq minutes prêt, vous les auriez eu mais comme je hais Hashirama.»

Je disparais de leur vue pour réapparaitre devant eux, figé dans un mouvement de katana, la tête du premier tombe à terre.

«Surtout que j'ai faim.»

Résonne la voix de Kuranya dont le chakra a recouvert tout mon corps, faisant apparaître les traces noir sur mon visage, partant de mes yeux devenue aussi noir que mon âme. Avant même que tous les gardes aient pu fais un mouvement, je lève ma main gauche. Des vecteurs raides me sorte de la main pour transpercer tous les gardes devant moi, faisant couler leur sang pour créer une rivière. Les hurlements qu'ils poussent pour tenter de m'échapper est une musique si douce dans mon cœur. Je n'ose me rappeler de comment je merdais avant pour en tuer un. Une fois que le dernier eut poussé son dernier hurlement, je me retourne vers Tamiko qui tremble.

«Je te conseille de ne pas regarder. Tu serais choquée à vie... Bouge!»

Hurlais-je pour la réveiller. Elle se jette dans la grotte, repoussant les petits et tentant d'empêcher les autres de regarder mais ils n'en font qu'à leur tête. Tant pis pour eux, les vecteurs se transforment en fils qui s'enroulent autour des corps pour en faire des cocons pour qu'ils soient ensuite tirés vers moi.

«Qu'est que tu fais?! Je croyais que tu voulais te nourrit de leur haine.»
«Je me sers à la source.»
«Tu es cannibale?!»

Les cocons sont tous absorber par mon chakra qui semble les dissoudre, terrifiant les gosses qui hurlent. Tamiko empêche les petit de regarder, réalisant maintenant ce que «démon» veux dire et le courage de sa déesse pour lui faire face.

Pour toutes réponses je vois les cocons apparaître devant elle qui sourit en se léchant les lèvres. Elle se jette sur les cocons comme une araignée mange ses réserves. Mais soudain j'entends un hurlement venant du cocon déchiqueté par ses crocs. J'écarquille les yeux en n'osant y croire. Le hurlement s'arrête, elle relève la tête, du sang se trouvant autour de sa bouche. Ses yeux commencent à scintiller, lui donnant un air encore plus dément. Elle rejette le cocon suivant, dont je peux encore voir la chair déchiquetée, pleine de sang. Je la vois plonger ses dents dans un nouveau cocon. Hurlement et sang, je vois tout, mon regard ne peut se détourner des actes de Kuranya. Je suis terrifié par ce que vois mais je le garde pour moi.

Elle va manger plusieurs cocons ainsi, me faisant penser que c'était un gouffre sans fond qu'elle avait pour estomac. Après les vingt cocons, elle relève la tête et jette le cocon dans le tas en me souriant.

«Tu veux finir les restes ?»

Demande-t-elle en souriant. Je la regarde droit dans les yeux, elle ne détruit pas son sourire et me répond que la haine n'est pas conservable.

«J'avais compris. Tu me débarrasse ça de mon esprit. Et la prochaine fois tu manges à l'extérieur.»

Elle rigole, me montrant les corps qui disparaissent devant moi.

«Vois le bon côté. Tu n'as plus faim maintenant. Hahahaha...»

Son rire résonne encore malgré le fait que je viens de la quitter. Je soupire un bon coup et vois les cocons face à moi puis soudain une horrible odeur apparaît. Je regarde autour de moi pour en trouver la cause. Je remarque que la nuit est bien avancée, que les gosses sont tous dans la grotte terrifiés, je sens leur peur, et enfin l'origine de l'odeur. Cela vient des cocons évidemment. Je m'y déplace lentement, terrifié par ce que je pourrais voir mais je refuse d'être guide par ma peur.

#Je suis Sonnyus Sonnyn, Sonnyus Sonnyn….SONNYUS SONNYN !#

Je regarde les corps mais écarquille les yeux en m'éloignant le plus vite pour vomir. Je comprends maintenant d'où venait l'odeur, je ne vais même pas me retourner, continuant à vomir. L'image de ce que j'ai vu me hante encore, et cela me marquera à tout jamais.

#Leurs... Corps... Déchiquetés... leurs organes sont à l'air... Mais le pire que tous est cette...pourriture... Tous leurs corps sont recouverts de croûtes noir, de la pourriture, comme si on les avait laissé au soleil depuis des semaines...#

Je revomi encore, si un soldat se sentait courageux, il pourrait me tuer tellement mon attention est sur cette image mais cette image est la preuve que personne n'attaquera. Je ferme les yeux, voulant penser à autre chose, autre chose que ce noir qui recouvre les corps, faisant pensée qu'ils ont la peste. Je vais vite m'éloigner d'eux pour retourner dans la grotte. Tous les enfants sont au fond, terrifié par ma présence. Tamiko viendra vers moi, elle tremble de peur, voyant enfin ce qu'est un démon.

«C'était soit une petite garnison, soit c'était un reste d'armée, soit des espions et dans le deuxième cas, vous êtes en dangers. Désolé de revenir la dessus mais qu'est-ce que tu es prêt à faire pour eux?»
«C'est sûr que nous ne pouvons pas rester ici. Est-ce que vous pourriez nous amener à Hashirama.»
«Quoi?! Il est hors de question que je suives ce monstre.»

Je relève le regard vers lui, il est terrifiée, perdant tout son courage.

«Hashirama sera bientôt un champs de bataille. J'y vais pas pour des vacances.»
«Mais tu m'avais promis...»

Je la regarde, réfléchissant rapidement. Je me dis que finalement je n'ai pas le choix. Ce n'est pas mon problème.

«Très bien. Je connais un endroit mais j'espère que tu es bien consciente de ce que tu fais. Nous partons maintenant.»
«Très bien. Allez. Il faut y aller.»
«Je n'irai nulle part. Je ne suivrai pas ce monstre, surtout pour aller à Hashirama.»
«Vous risquez de tomber sur des gardes. S'ils ont repérer la cachette une premier fois, ils sont prêt à recommencer.»
«Qu'est-ce que t'en sais? Si ça se trouve c'est lui qui les a amené.»
«Ne soyez pas ridicule. C'est un ami de notre déesse. Nous pouvons lui faire confiance.»
«Je n'irai pas à Hashirama. La déesse nous a dit de rester ici et c'est ce que nous ferons.»
«Mais...»
«Tamiko. Laisse tomber. Nous devons partir maintenant. Prend les petit et allons-nous en.»
«Parce que tu crois que nous allons laisser partir les petit avec vous...»

La pointe de Kénoiausa, sortie de ma paume gauche, se trouve sous sa gorge, droite, traversant toute la grotte. Je le regarde droit dans les yeux, que lui détourne.

«Et c'est toi qui va nous en empêcher?»

Il relève le regard et se recule, ses yeux montrant de la haine, la colère et surtout une envie de se défendre.

«Et vous voulez suivre cette personne qui n'hésiterait pas à vous tuer.»

Tous me regardent, je renvois leur regard, pas du tout touché. Tamiko va essayer d'arrondir les angles.

«Calmons-nous. Je tiens à rappeler que nous devons partir rapidement car nous allons être, sans doute, bientôt attaquer.»
«Je ne le suivrais pas.»

Je prends une grande inspiration et décide de couper court à cette idiotie

«Dans ce cas meurt. Ceux qui veulent nous suivre venez avec nous, pour les autres, votre sort ne me concerne pas... Qui vient?»

Les enfants se regardent tous, Tamiko semble vouloir les convaincre. Finalement nous allons récupérer les plus petits, quelques filles, en fait tous ceux qui n'ont aucune attache avec les garçons restant. Car la vérité est là, en dehors des petit, je suis le seul garçon. Sur les 30 enfants, 12 nous suivent. 7 sont inférieurs à mon âge, dont 3 filles. Les autres ne dépassent pas les 13 ans et ne sont que des filles. Nous partons loin de cet endroit, laissant les autres dans la grotte.

Je leur souhaite bonne chance, même si leur sort ne m'intéresse pas. Je demande si tout le monde est capable de marcher.

«Marcher oui mais pas courir.»

Je prends en compte ce détail, réfléchis et trouve la seul chose à faire. Je fais prendre des lianes pour m'entourer avec et demande aux autre de faire pareil. La nuit noire ne me permet pas de pouvoir bien nous voir. Une fois que cela est fait, nous partons en direction de l'enfer. Le chemin fut froid, les plus petits se plaignant de la température. Je vais soupirer et demander à ce qu'ils supportent, ce qui marche puisque que je ne les entends plus. Puis finalement ce sera Tamiko qui prendra la parole pour dire que tout le monde est fatigué et gelé.

Je vais m'arrêter et me tourner vers eux. Je pourrais utiliser le chakra de Kuranya mais après avoir vu ce qu'elle est capable de faire, je refuse catégoriquement. Nous allons nous mettre dans un coin de forêt, j'allume un feu de la même manière qu'avant. Kuranya se plaint mais je ne la calcule pas. J'invoque mon foyer et sort des vêtements pour eux. Ce sont de vieux vêtement, servant principalement pour l'entraînement.

Content d'avoir enfin quelque chose sur le dos, leurs ventres se plaignent maintenant de la faim. Je leur jette un regard mais personne ne l'ouvre. Je vais leur jeter un coup d'œil rapide avant de soupirer en leur disant de ne pas bouger. Trop content d'être autour d'un feu, aucune ne va bouger. Je vais marcher dans la forêt, sachant où je me trouve, sur le chemin d'Hashirama. Je vais rester immobile et utiliser le Meisou-kyuushuu pour repérer un couleur d'eau pas loin. Court d'eau signifie animaux et j'ai raison, je trouve plusieurs animaux nocturnes mais aussi un camp.

#Jours de chance.#

Je m'y dirige discrètement pour remarquer qu'il est composé principalement de villageois, protégé par quelque homme avec des haches. Rien de bien méchant. Je vais apparaitre devant eux, les surprenant.

«Qui voilà?!»
«Un voyageur.»

Je lève les mains, montrant que je ne suis pas armé.

«Je viens en paix. Je voudrais vous acheter de la nourriture pour mes compagnons.»
«Nous ne vendons rien!»

Celui-ci se fait arrêter par un vieil homme, semblant être leur chef. Il se tourne vers moi en souriant.

«Excuse-nous jeune homme. Nous sommes un peu bruts car les circonstances s'y prêtent. Je regrette de ne pas pouvoir t'aider mais nous avons à peine assez pour nous.»

Je hoche la tête, m'excusant de les avoir dérangés. Je me retourne avec l'attention d'aller dans le lac pour pêcher. Soudain un hurlement retentit derrière moi. Je me retourne pour voir un pique noir planté dans le corps du vieil homme.

«Grand père!»

Hurle une petite fille qui se jette sur son corps. J'écarquille les yeux, sans que je comprenne, de mes habits sortent des vecteurs pour tuer tout le monde. Je tente de l'arrêter mais les hurlements, le sang et la création de cocon sont tout ce que j'obtiens.

«Pourquoi?!»

Elle amène un cocon à elle.

«J'ai faim.»

Elle ouvre le cocon et commence à manger. Je serre les poings et hurle de rage et de colère mais cela ne couvre pas les hurlements de la victime. Je renferme le sceau, ne laissant aucune once de chakra circuler. Enfermé contre le mur, elle hurle de ne pas avoir finis de manger, comme un chien grogne quand on lui retire sa gamelle.

«Tu n'as pas respecté les termes de ton contrat.»
«C'est faux. Je ne suis pas intervenue dans un combat mais dans un instinct nutritionnel.»
«C'est compris dedans! Tu ne dois pas intervenir si je ne le décide pas!»
«Très bien. Si tu insistes, je ne le referais plus. Maintenant libère-moi que je finisse de manger.»
«Je devrais me débarrasser de toi.»
«Mais dans ce cas, tu perds le pouvoir de devenir un dieu.»

Je la regarde droit dans les yeux, montrant toute ma haine envers elle. Elle m'en félicite, disant de garder cette même haine contre Kira. Je vais la libérer, partant. Je ne peux rien faire contre elle. Qu'elle mange et se débarrasse des corps.

XXXX&&&&&&&&XXXX

Je suis revenue avec des sacs de nourriture que je prétends avoir acheté à des marchands dans un camp près de la rivière. Ils vont tous manger à leur faim et certain vont avoir les yeux qui se ferme. Je voudrais les en empêcher, il faudrait reprendre la route le plus tôt mais je vais les laisser faire, repartant rapidement sans donner de raison. Je vais aller enterrer les corps des villageois dans la forêt. Je ne pus détourner les yeux devant ces corps décomposés et pourris, je suis responsable de ce carnage et je le paye ainsi. Je remarque ainsi qu'ils étaient sans défense, avec des enfants en bas âge.

#Comme ceux que je transporte... Elle pourrait... Ma quête de pouvoir doit-elle passer par là ? Dois-je faire des carnages pour devenir plus puissant ?... Devenir un monstre...#

Je n'hésite pas un seul instant, revoir Nina morte dans mes bras est une aide évidente dans mes choix.

#Nina... Si seulement... Qu'est-ce que j'ai fait?#

Je vais plus me laisser tourmenter par mes sombres pensées et finir cette épreuve qui m'a appris plus sur moi-même que cette dernière année.

XXXXXXXXXX

«Monsieur...monsieur»
«Hum...»

J'émerge de mon sommeil. Je reste connecter à ce qui m'entoure grâce à diffèrent piège placé autour. Après que j'ai finis d'enterrer les victimes, je suis revenu avec les autres pour constater qu'ils dormaient tous. Je les aurais bien réveillés, j'aurais dû le faire, mais à la place je suis allongé pour me reposer. Je regarde la personne qui me secoue, ayant bien l'intention de lui faire regretter, pour voir l'un des enfants qui me regarde. C'est l'une des petites filles, elle me regarde avec un peu de crainte, j'arrive à le lire dans ses yeux.

«Qu'est-ce qu'il y a?»
«J'ai envie de faire pipi.»
«Et?»
«J'ai peur d'y aller.»

Je soupire et lui répond qu'elle peut y aller car il n'y a rien à craindre. Elle va continuer à me regarder pendant que je retombe dans mon sommeil. Je vais l'entendre se relever et sembler aller se coucher. Finalement, elle n'a pas si envie que ça. Quelques minutes après, un hurlement retentit. Je me redresse immédiatement, ayant déjà regardé autour de moi, près à dégainer mais en fait c'est l'une des enfants qui hurlait car celle à côté de lui venais de la mouiller avec son urine. Les grands se dépêchent d'aller vers la petite qui pleure de s'être fait dessus. L'autre enfant va vite se calmer, semblant lui avoir pardonné. Je vais regarder le spectacle de cette enfant qui tente d'être résonnée par les adultes.

«Ma puce. On t'a dit de nous dire quand tu avais envie de faire tes besoin.»
«Mais je l'ai dit.»

Je le sens mal ce coup. Tu vas voir que ça va me retomber dessus.

«À qui?»

Pendant qu'elle me montre du doigt. Tous me regardent. Je me justifie sur le fait que je lui aie dit qu'elle pouvait y aller.

«Elle ne peut pas y aller toute seule. Elle est encore trop jeune.»
«Et tu voulais que je le devine dans les feuilles de thé?»
«Elle n'a que quatre ans.»
«Oh sa explique tout. Elle se pisse dessus car elle a quatre ans.»
«Elle se pisse dessus car elle est encore en état de choc après ce qu'il nous est arrivé.»

Tamiko tente de temporiser les choses en disant que cela n'est pas grave. Que c'est un accident et que le principal est qu'elle ne recommence pas. Mais cette fille, plus âgés que moi, comme tout grand car aucun n'a mon âge se rebiffe.

«Non. Je ne peux laisser passer cela. Elle t'a demandé de l'aide et toi tu l'as envoyé chier»
«Comment tu voulais que je sache qu'elle avait besoin d'aide?»
«Tu n'as aucune empathie?!»
«Non.»
«Alors pourquoi tu nous a accepté de nous amener?»

Tout le monde me regarde, voulant des réponses.

«Très bien. Vous me gonflez tous. Si je vous aie emmené, c'est seulement car Nina semble tenir à vous. En d'autre circonstance, je vous aurais laissé dans votre grotte.»
«Tu n'es pas un démon. Tu es un enfoiré.»
«Si tu veux. Ton avis m'importe peu. Maintenant on se dépêche de se remettre en route. Plus tôt on repart, plus tôt on arrivera et vous serez débarrasser de moi, comme vous semblez le vouloir depuis qu'on est parti.»

Nous voilà donc repartit, la petite est nettoyée à la rivière, portée par une des grandes qui à échangé son tee-shirt avec elle, portant ainsi un tee-shirt, lavé à la rivière mais, encore mouillé, laissant apparaitre ses formes. Nous marchons toute la journée, pour s'arrêter en pleine nuit. C'est hyper énervant, si cela ne tenais qu'à moi, je serais déjà à Hashirama, marchant jour et nuit. Nous y sommes presque, demain cela sera vite régler, on arrivera dans une ville pas loin d'Hashirama ... Je les largues là-bas, connaissant quelqu'un qui pourra s'en occuper. Autour d'un feu, je leur explique le plan.

«Et pourquoi pas Hashirama?»

Demande l'une des grandes.

«Hashirama est un équivalent de l'enfer. Vous vous ferez bouffer au moment même où vous serez arrivée.»
«Oh maintenant tu as de l'empathie pour nous.»

Je regarde cette grande, celle qui m'avais fait un sermon il y a quelque heures.

«Tu sembles vraiment avoir un problème avec moi...»
«Oh que oui.»

J'hoche la tête. Elle continue de m'insulter, ne comprenant pas comment Nina peut m'aimer, que je ne le mérite pas. Tamiko veut l'arrêté, l'appelant mais je réagis avant en me jetant sur elle pour la soulever du sol avec une main, mon regard droit dans les yeux. Tamiko m'appelle, me suppliant d'arrêter. La fille commence à perdre son souffle pour le retrouver à terre en de grande respiration. Je m'agenouille devant elle en lui souriant.

«Veriame. Tu veux une histoire pour t'endormir. Tu vas voir, je suis sûr que tu vas aimer.»

Tout le monde me regarde, surpris. Je vais m'assoir à terre, regardant tout le monde.

«Il était une fois un bébé qui pleurait si fort le jour et la nuit que le calme n'existait pas à cette endroit. Le bébé appelant à l'aide avec ses pleurs, voulant qu'on le remarque. Ne sachant comment, cet enfant survit jours après jours, tout cela durant un mois, il hurlait. Après ce mois, on entendait plus le bébé pleurer, pas parce qu'il avait arrêté, mais parce que ses cordes vocales n'ont pas supporté les hurlements. Ce bébé, restant sur le sol humide du caniveau, n'étant protégé par aucun matériau contre le vent, la pluie, la neige. Pourtant il continue de vivre jour après jour, grandissant et réussissant à se tenir ses sur ses deux pieds sous les regards des passants qui le dédaignent. Après moult gamelles, il réussit à se tenir sur ses pieds. Il fit ses premiers pas dans sa ville, marchant des jours et des jours en buvant l'eau de la pluie et mangeant tout ce qui était comestible, imitant les animaux qu'il croisait. Il prononça ses premiers mots en répétant ce que qu'il entendait autour de lui, le premier étant celui qu'on lui donna à chaque fois qu'on le voyait. «Monstre».

Il ne connut pas sa signification, mais à force de l'entendre durant des années, a force d'entendre les différents mots, les différents tons et manières qu'on parle, il comprit que c'était une insulte. Sa signification, il l'a compris après deux mois de vie. Marchant correctement sans besoin de s'appuyer, il vit ce que n'était pas un «monstre». Un «monstre» est une personne qui n'a pas le droit à l'amour, qui ne pas le droit à de l'aide, qui n'a pas le droit d'être nourris, qui n'a pas le droit à un toit. L'enfant, qui va sur ses deux ans, grandit en ayant différentes définitions de la vie pour finalement en rajouter une autre à «monstre». Un «monstre» est une personne qui prend tout ce qu'on lui refuse, ayant tous les droits. Il commença ainsi à voler dès qu'il sut courir. Son premier vol fut un pain posé sur une table d'un restaurant, bien sûr il le loupa car si tout le monde affichait un mépris certain l'un pour l'autre, l'union contre le garçon était plus forte que tout. Tout le monde le poursuivit et bloqua le garçon dans une ruelle. Le garçon jeta le pain pour qu'il soit inaccessible aussi bien pour lui que pour les autres. Ce fut la première fois qu'il vit la couleur de son sang, qu'il eut la première douleur des os cassés, et surtout ce fut la première fois qu'il se maudit d'être encore en vie. Les années passent, l'enfant apprit les rues et à courir plus vite, il apprit le sens du mot «survivre» «Tout faire pour ne pas se faire prendre.».

Courir fut sa seule arme, n'ayant aucune force pour se battre. Mais un jour, on lui donna cette force et ce qui s'appelle amour. Un homme l'approcha, il l'invita chez lui, promettant moult merveilles. Le jeune et naïf, se méfiant au début, accepta pour pouvoir entrer dans une maison. Il se souviendra toujours de cette première fois, la maison décorée très sobrement, fut comme la caverne d'Ali baba pour lui. L'homme lui donna son premier bain, touchant l'enfant pour sa première fois. Le contact de cette main, qui a vu plus de cinquante printemps, sur son corps pour le laver pendant qu'il pensait que cela était enfin terminé. Pourtant s'il avait déjà été touché une fois, il saurait que le vieille homme le touchait plus qu'il ne fallait, que sa main n'avait rien à faire sur son entrejambe, sur ses fesses, mais il ne le savait pas et se laissait toucher, bercé par ses caresse, se disant que ça y est, il était enfin aimé. Cela fut le summum de l'extase lorsque son premier repas fut à table, des plats remplis de merveilles sont posés, lui remplit son estomac. Mais là où il sut qu'il était au paradis ce fut grâce aux mots de cette personne. Elle ne posa aucune question, elle ne fit aucun commentaire sur son manque de manière, elle lui donna son premier sourire. Quand son repas fut terminé, il lui posa une question. «Veux-tu vivre avec moi dans cette maison?». L'enfant n'en cru pas ses oreilles, il accepta immédiatement. L'homme, qui se présenta à lui comme «monsieur», lui promit de l'aimer. Il l'invita dans sa chambre pour lui montrer son amour. L'enfant eut une nouvelle définition à «l'amour» « L'amour est la pire des douleurs».

Il hurla, mais ne put rien faire face à l'homme qui en fit sa chose. Après plusieurs heures de différents jeux, l'homme s'endormit. Son corps rempli de cicatrices eut de nouveaux et douloureux bleus pour compagnie. L'enfant, qui va sur sa quatrième année, sut à ce moment qu'il n'avait plus rien. Il avait perdu un bien donc il ignorait l'existence jusqu'à ce jour. Il ferma les yeux, dormant pour la première fois dans un lit couvert de son sang mais cela restait un lit. Le lendemain fut plus dur pour lui, les douleurs qu'il eut aux reins furent accompagné d'un réveil brutal quand l'homme l'obligea à se lever. Habitué à dormir peu, il dut, accompagné des douleurs et des ordres de cette homme devenu comme les autres, se laver et l'accompagner dans un manoir où il rencontra d'autres enfants comme lui, mais plus vieux. Il dut se laver et porter des vêtements noir étranges pour lui mais étant obligatoire pour tous. C'était des vêtements de Maid apprit-il plus tard.

Les adultes présents, gérant tout, et dont «monsieur» faisait partie, lui expliquaient qui devait nettoyer la maison, servir le thé et obéir sans rien dire. Durant cette journée, il nettoya la maison, devenant le souffre-douleur des plus vieux. Le soir, il servit le thé comme appris et dut obéir a d'autre «monsieur» qui eurent les mains baladeuses mais fort heureusement, personne ne lui fit ce qu'il avait subi l'autre nuit. Toutes les personnes qu'il servit durent aussi se faire appeler «Monsieur» mais seul son «monsieur» le ramena chez lui, le lavant, de ses coups et ses traces laissées par des doigts qui le touchait, aussi bien pour le frapper que pour se faire plaisir, en le caressant, redevenant celui d'hier, pour recommencer la même soirée qu'hier. Ils mangent, ils rient et finissent par refaire la même chose dans le lit propre. L'homme dort, l'enfant réfléchit. Il a mal, il saigne. Il pleure silencieusement pour ne pas réveiller l'homme qui voudrait recommencer. Mais il va encore faire une bêtise, abandonner ce qui lui restait. Sa liberté.

Tous les jours, pendant trois mois, le matin il se fait lever avec violence, laver et habiller pour aller dans un bordel où il deviens souffre-douleur et Maid et le soir deviens la pute d'un pervers mais il est heureux car ce sont les seules fois dans sa vie où on le touche. Il est battu, il souffre, il pleure tous les jours. Rien n'est différent de dehors, ainsi il préfère donner sa liberté pour avoir un toit, à manger, et un lit que rester dans la rue, affamé, dormant à même le sol. C'est logique. C'est logique et très stupide mais à l'époque «Liberté» ne veux rien dire pour lui, donc l'abandonner pour un toit, de la nourriture et surtout de la compassion est un marché qui l'arrange. Après les trois mois, les choses ont changé. Le «monsieur» ne le ramenait plus chez lui, il ne lui fit plus la cuisine et surtout il ne lui faisait plus mal la nuit. Le petit resta dans le manoir pendant six mois, ne sachant pas pourquoi le «monsieur» ne revenait pas. Pendant six mois, il est entre les mains des autres adultes qui hurlent des ordres et le punissent violemment, le privant souvent de manger pour ne pas abimer la marchandise, quand c'est mal fait entre les mains de ses aînés qui se servent de lui comme souffre-douleur expulsant cette haine qu'ils ont en eux, ayant bien le temps de lui apprendre la douleur psychologique, la torture entre les mains de ces autres «monsieur» qui jouent avec lui profitant de son corps, rarement doux.

De cette vie, l'enfant apprit à faire plaisir aux hommes, il apprit la cuisine, il apprit le ménage, il apprit la douleur, à la supporter, et surtout il apprit à faire mal et la haine. Et c'est grâce à cette dernière chose qu'il put sortir de cet enfer. Tout cela va s'arrêter quand il ira sur sa cinquième année, le jour où il apprit à salir ses mains.

Cela commença avec l'un des jeunes qui voulait le frapper, le torturer, le baiser, lui donner sa dose quotidienne. Il se prit les coups, il se fit torturer, et enfin quand l'autre le sodomisa, l'enfant se redressa, faisant comme il apprit avec les adultes, passant inaperçu avec ce mouvement. Il serra le torse du garçon, donnant des coups de bassin pour ne pas se faire repérer. L'ado pris son plaisir mais finit par écarquiller les yeux surpris, du sang, salissant le sol venant d'être nettoyer, sort de son dos où un couteau, que l'enfant a caché sous un meuble, l'ayant pris après s'être redressé, est planter, transperçant son cœur. Il a jouit à ce moment, mourant en salissant pour la dernière fois l'enfant, qui fut dégouté.

L'enfant retira le couteau et courut en se cachant dans un vestiaire pour s'habiller des premiers vêtements qui lui tombèrent sous la main, les ajustant à sa taille en les retroussant. Il cache le couteau dedans et se mit à partir en courant vers la sortie. Le corps est retrouvé, l'alarme donnée, les portes vont être fermées. Il se mit courir encore plus vite, faisant confiance à ses capacités pour réussir, la prière étant bannie pour son inutilité. Les portes sont fermées mais cela ne l'arrête pas car il a prévu de sortir ailleurs. Il grimpe sur un meuble et passe par la fenêtre quand il est retrouvé, hurlant qu'il s'enfuit. Il tombe, d'un étage, dans le vide avant d'atterrir dans les déchets.

Il a le dos en compote mais l'adrénaline, l'habitude de la douleur, l'envie de quitter cette vie, le font vite se redresser pour partir en courant, courant comme il n'a jamais couru, ne s'arrêtant qu'après que ses jambes ne le portent plus. Vomissant ce qu'il a dans le ventre, il finit par tomber à terre, à côté de sa déjection en souriant. Enfin il est libre, enfin il va pouvoir profiter de cette chose qu'il a abandonné, enfin la liberté lui apparait. Il veut connaître ce mot et affronter cet enfer, préparé par cette vie de cinq ans d'expérience. Mais bien évidemment cette enfer lui à réservé plusieurs surprises, le poussant souvent à vouloir en finir, encore plus souvent que dans sa vie de pute, les marques sur son corps, différentes les unes des autres, furent bien nombreuses, dépassant très vite les cicatrices sur de ses poignets coupés. Et s'il n'avait pas rencontré un homme qui est devenu son pilier, jamais je ne serais devenu ce que suis.»

Tous furent surpris, ne s'attendant pas à ce que cette histoire soit la mienne. Je ne doute pas que certain ont fait le rapprochement mais ils sont peu. Cette gamine face à moi écarquille les yeux et quand je lui demande si mon histoire lui a plu, elle bégaye.

«Si tu veux tout savoir. Moi aussi je te déteste. Vous avez été violé, torturé, je ne doute pas que vous avez vu des horreurs et je ne vais pas vous comparer à moi pour savoir qui a le plus souffert. Mais je te hais car toi tu as connu l'amour, le bonheur, tu as tout perdu et cela doit faire mal, tu dois te sentir désorientée mais tu as connu le «Bonheur» et ce que cela apporte mais tu veux rester sur la période sombre de ta vie. Tu es libre... Tu es en vie...Tu peux choisir. Je te hais car tu refuses la «Liberté» mais je devrais te l'imposer.»

Je lance un kunai devant elle.

«Vit ou Meurt mais ne viens pas me faire chier.»

Elle va me regarder moi, puis le kunai et encore moi, je vais lui rappeler que je ne critiquerai pas ce qu'elle va choisir. Je m'assis devant le feu, mangeant un bout. Kuranya mange aussi, elle se nourrit de ma haine. Cela est moins appétissant mais varie selon elle. Je reste à regarder les flammes brûler ce bois, tentant de canaliser mes envies mais c'est impossible. Parler de ce passé qui me hante, qui remplit mes cauchemars et qui se paye quelque fois le culot de m'exciter. Cette vie m'a marqué, même si elle n'a duré qu'un an. Les plus petits sont en train d'être couchés, les grands ne vont pas tarder. Veriame a été tentée par l'hypothèse de tout arrêter mais n'a rien fait, Tamiko lui ayant promis que tout sera réglé. Elle va d'ailleurs venir me rendre visite après avoir endormi la plus petite.

«Ça va?»
«Si tu viens pour me remonter le moral, ou même tenter de compatir, je t'invite à repartir te faire foutre.»
«Ok. Bonne nuit.»

Elle va se lever et repartir, je vais vite regretter mes mots en serrant les poings.

«Tamiko!»

Elle se retourne et me fait face, je reste à regarder le feu, ne disant rien. Elle va comprendre et me rejoindre devant. Nous allons rester silencieux un petit moment puis je me décide à parler, je suis celui qui a déclenché tous cela.

«T'es conscient que tu lui as menti ?»

Elle ne répond rien, je saisie à son expression qu'elle ne comprend pas.

«Tu as dit que vous serez heureux. Que tous cela sera derrière vous... ce ne sera pas à Hashirama.»

Elle soupire, répondant qu'elle s'en doutait, mais que cela sera mieux que rien. Elle me demande conseil, je lui réponds qu'elle peut faire ce qu'elle veut, tout étant possible.

«Ça ne m'aide pas.»
«Tu as déjà, ou veux, tuer ?»

Elle me regarde, secouant la tête.

«Dans ce cas, trouve un endroit où t'installer, un village sans histoire, tu te trouves un travail et tu protège tes amies...»
«Sœurs.»

Je la regarde, surpris.

«Ce sont mes sœurs et je les protègerai. »

J'hoche la tête en réfléchissant.

«J'espère qu'elles sont conscientes que tu les considères ainsi. Et tu t'es préparée à tuer ?»
«J'ai déjà répondue.»
«Tu m'as dit que tu ne voulais pas tuer volontairement mais être la responsable de 12 enfants à ses conséquences. Surtout que pour le travail, déjà seule, ça va être impossible pour ton âge.»
«Vous n'en connaissez pas un ?»
«Sans danger ? Légal ?...Non.»

Elle hoche la tête, me remerciant pour ma franchise. Je la laisse aller se reposer, je vais de mon côté me lever, prendre un peu l'air en vérifiant mes pièges. Je vais ensuite me coucher, fermant les yeux, profitant d'un moment de calme. Cela va durer plusieurs minutes avant qu'on me secoue. J'ouvre les yeux, toisant la personne qui me réveille. C'est la gamine d'hier.

«Si c'est pour faire pipi, je ne suis pas la personne à qui il faut demander.»

Elle secoue la tête en disant que ce n'est pas ça. Par sureté, je lui dis que c'est la même chose pour le gros besoin. Elle hoche la tête mais me répond que ce n'est pas ça, d'une voix très faible et terrifiée. Je soupire et me redresse. Je me frotte les yeux en hésitant entre le fait de l'envoyer chier ou l'écouter. Ce sera ma morale qui aura raison, sans doute car mes pensées vont vers Nina en cette nuit froide, me demandant si elle va bien, me maudissant de n'être pas à côté d'elle, et aussi car je sais ce qui m'attend à Hashirama.

«Écoute, il est tard. Je n'ai pas dormis depuis des jours, donc fait très court et dit moi ce que tu veux ou je vais m'énerver et tu ne voudrais pas voir ça, n'est-ce pas ?»

Elle secoue la tête, yeux écarquillés, terrifiée, regarde derrière elle et prend son courage à deux mains en prenant une grande inspiration.

«Je peux dormir avec vous. J'ai peur du noir.»

Je la regarde un instant, elle va trembler, demandant si c'est non.

«Tu ne vas pas me pisser dessus ?»
«Non…»
«Tu as déjà été aux toilettes ?»
«Non.»

Je me lève et lui dit qu'on va y aller, ayant moi-même une envie soudaine. Nous allons dans un coin, elle va me prendre la main sur le chemin, je ne dis rien, me mettant derrière un arbre, baissant mon pantalon pour pisser tranquillement, n'ayant aucune honte, je regarde la gamine qui va rester choquée devant mon entrejambe. Je vais finir, remonter mon pantalon et lui dire que je surveille pendant qu'elle va y aller. Elle va me répondre ne pas avoir envie, je lui réponds de se forcer. Je reste à coté, elle va y aller, m'appelant car elle ne me voit pas. Je vais chanter un air tranquillement, ne sachant pas siffler, montrant ma présence, mais pas trop fort pour ne me faire repérer que par elle.

«Yellow moon, Ima mo mittsu,
Kazoete, me wo akete
Shadow moon mada yume wo miteru
Me wo mite, me wo mite
Se wo mukeainagara
Me wo mite, tell me yes or no ?

Everyday and everynight
Omoi tsuku kotoba de
Everyday and everynight
Kimi e no omoi wo tsutaeyou
Everyday…»

Elle va sortir et me faire face, pour me sourire. Je lui demande de me tendre ses mains pour que je les nettoie avec ma gourde d'eau car je remarque qu'elle a la fâcheuse manie de se mettre les doigts en bouche. Elle secoue les mains, gelées, les essuient sur les vêtements qu'elle porte. Nous allons retourner près du feu et je vais remarquer que plusieurs enfants attendent près de ma place, tous les enfants. Je regard sur le côté, les plus grand se retrouvent bien seul et ne l'ont même pas remarqué. Tamiko à part qui les regarde du coin de l'œil ne voulant pas s'endormir encore, cherchant un moyen pour qu'ils vivent ensemble. Je soupire et vais me placer prêt du feu pour m'installer et me coucher.

«Je vous préviens, j'ai le sommeil agité et le premier qui me pisse dessus, se retrouvera pendue par les pieds, se vidant de son sang.»

Tous vont déglutir, je remarque les gars serrer le tuyau, les filles se le cachant. Je vais soupirer en me disant que ce n'est pas aujourd'hui que je vais pouvoir vraiment dormir. Je vais donc les accompagner pour le coin pipi, disant de se dépêcher aux plus fatigués. 20 minutes après, à surveiller tout le monde en chantant tranquillement pour les pisseuses, je vais enfin pouvoir dormir. Je m'allonge sur le dos, mon sac derrière ma tête pour me servir de coussin, je regarde tous les gamins et leur dit de se dépêcher car j'aimerais bien dormir, ils hochent la tête et la pose sur moi, trois sur ma droite, quatre sur ma gauche, je pose mes bras sur leur corps et ferme les yeux pour me reposer et espère ne plus être dérangé.

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Mon annulaire se mit à trembler légèrement, je me réveille immédiatement, parfaitement conscient. Je baisse la tête pour voir que mon majeur commencer aussi. Les plus petits sont encore endormis. Je les réveille calmement en les secouant. Ils émergent difficilement.

«Réveilliez-vous, on a de la compagnie.»

Ils ne vont pas comprendre, je me relève en leur disant de rester ici. Je vais partir en direction de mon piège qui a été déclenché. Du sommet de mon arbre, je vois ainsi plusieurs garnissons.

#Et merde. Ils sont trop nombreux.
«On peut très bien s'en occuper si tu me laisse plus de marge de manœuvre.»
#

Pour toutes réponses, je planque mes doigts sur mon ventre pour tourner la main comme pour visser mon ventre, en l'occurrence, je suis en train de resserrer le sceau, lui disant de la fermer. Je vais vite partir pour retourner au campement, selon mes estimations, il y a des chances qu'ils arrivent bientôt. Arriver là-bas, tout le monde est déjà début. Je leur explique que les soldats sont là, mais je ne saurais comment, les soldats apparaissent soudain pour nous entourer, les enfants sont terrifiés, moi je remarque qu'ils sont tous préparés à nous accueillir.

#Comme si on nous avait…#

Je m'arrête dans mon analyse en le comprenant, on nous a trahis. Je tourne le regard vers l'emplacement de Tamiko pour voir qu'elle n'est pas là. Je demande son emplacement, mais aucun enfant ne répond, trop terrifié. Je vais me placer vers eux en leur disant de rester grouper et ne pas bouger. Les gardes s'approchent, je me mets en garde, faisant une rapide analyse et décidant d'une stratégie. Tous les enfants obéissent, je vais remarquer Tamiko derrière, avec un garde qui lui donne une bourse.

#Elle a choisi son moyen de survivre.#

Manque de pot pour elle, elle se fait capturer à son tour, la traitresse trahie. L'analyse finie, je décide de finalement crée un passage pour nous faire sortir de là mais je ne pourrai pas le faire seul. Je replace mes doigts sur mon ventre pour le tourner dans le sens inverse à une montre. Kuranya est libre, les gardes me foncent dessus mais je ne me sens pas plus fort.

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«Kuranya !»
«Démerde-toi. Tu m'as emprisonnée et tu as osé me resserrer les liens.»

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Je reviens dans ma réalité pour décider de sortir Kénoiausa mais elle n'apparaît pas, je comprends trop tard que comme Kuranya refuse de me donner de l'aide, elle garde mon arme. Je serre les poings et décide de tout faire avec mon Dōjutsu mais quand je veux l'activer, rien se passe. J'écarquille les yeux.

#Ça aussi ?!#

Tous les gardes se jettent sur moi et que je me retrouve sans défense. Les lames me traversent, mon sang coule, leurs regards remplis de haine et de folie deviennent plus lumineux, comme s'ils avaient réussi à trouver un trésor. J'entends le hurlement des enfants, le son des larmes et des têtes qui tombent, je ne vois rien de plus que le ciel bleu, je ne peux pas bouger, je ne peux rien faire. Je suis mort, les yeux ouvert. Du moins c'est ce que je croyais mais mon chakra m'enveloppe, le chakra noir de Kuranya.

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Je me retrouve allongé, le regard vers le plafond, Kuranya est à côté de moi, debout. Je voudrais hurler que je vais mourir de sa faute, hurler ma haine, mais rien ne sort, je reste immobile, conscient de ce qui m'entoure. Kuranya sourit et me dit que ma mission n'est pas terminée, qu'elle a encore besoin de moi. Je sens mon corps être enveloppé dans de la soie, mon regard devenant voilé pour s'assombrir de plus en plus. Je sais ce qu'elle fait et je hurle car je ne veux pas, je ne veux pas finir comme ça. Mourir sur un champ de bataille est une mort assez honteuse, je ne veux pas mourir dévoré. Mais j'ai beau hurler pendant des heures, rien n'y fait. Elle ouvre la toile, me sourit pour faire apparaitre ses dents de chakra pointues et prononce «Itadakimasu». Je hurle en la voyais se jeter sur moi. Mon hurlement redouble, triple, quadruple à mesure qu'elle m'ouvre le corps en deux pour manger mes entrailles, m'empêchant de respirer, je voudrais mourir pour ne plus rien ressentir mais je suis déjà mort et la sensation ne disparait jamais. Je hurle de douleur, elle se relève et me sourit en me disant à demain, je ne comprends pas mais le voile me réapparait, le chakra me referme comme un Tupperware et cela va recommencer, ne me laissant que la douleur comme pause, des heures après pour me refaire encore plus mal, la douleur devenant de plus en plus insoutenable, que ce soit la première ou la dixième fois, je me retrouve dans le même état, celle d'avoir envie de mourir, de pleurer, d'appeler à l'aide.

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Je me fais secouer pour me réveiller. Je me redresse violemment en saisissant un corps, et me préparant à le planter avec ma burēdo shiro (Lame blanche). Je vais m'arrêter, relâchant l'enfant qui n'a pas compris ce qui allait se passer. Je vais bénir l'enfant qui m'a secoué pour me réveiller, me donnant presque envie de l'embrasser et le serrer dans mes bras mais je me retiens. Je ne fais que le lâcher, me rallonger, accélérer mon rythme cardiaque, me mettre sur la défensive et reprendre la conversation où elle en est entre l'enfant qui me regarde et moi qui redescend sur terre.

«…eur, vous bougiez et transpiriez.»
«Merci. J'ai eu un mauvais trip. Qu'elle est ton nom ?»
«Spiry»
«Spiry. Félicitation.»

Il ne comprit pas ce que je voulais dire et c'est tant mieux, il ne me fera pas payer ma dette plus tard.

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«Voilà, c'est bien. Je te tiens t'inquiète. Bat des pieds…Maintenant les mains, je vais te lâcher la main pour que tu nages doucement avec. Je te tiens toujours… Voilà, c'est bien… Maintenant l'autre main... Je te tiens toujours, je te maintiens à la surface tu vois.»
«Cajuine !»

Je relève la tête vers l'une des grandes qui arrive en hurlant, les autres enfants la regardent aussi, surpris. Je lui demande ce qu'elle a, lui faisant remarquer qu'elle a réveillé ceux qui dormait.

«Qu'est-ce que vous faites dans l'eau ?»
«On se lave, c'est un concept qui a dû vous échapper mais cela permet d'être propre et de pouvoir être présentable dans notre société. Je vous invite d'ailleurs à nous rejoindre pour faire de même…Allez, maintenant on va essayer sans mon aide…T'inquiète je suis là.»

Pour ceux qui sont perdu, je vais vous éclairer. Lorsque je me suis réveillé, grâce à Spiry, je ne me voyais, mais pas du tout, me rendormir. Ainsi, j'ai décidé de me lever. Les enfants, réveillé parce que je m'agitais ou parce que je me lève, se lève aussi. Je leur dit d'aller voir leurs sœurs car je vais faire un tour. Les gamins me regardent, moi je jetais un coup d'œil à Tamiko, m'assurant qu'elle n'avait pas bougé. Lorsque je décide de partir, les gamins me suivent comme des petits moutons. Je me suis retourné en leurs disant que je ne vais pas me r'endormir, ils ont hoché la tête et m'ont suivi. J'ai donc décidé de vérifier mes pièges, leurs disant de rester dans des lieux sécurisés, proche de moi, à chaque fois. Et après, vu que l'heure n'était pas encore de se lever, nous sommes allés dans le lac proche pour nous laver. À la base, c'était plutôt moi qui voulais, les autres sont allés se mettre dans un coin, jusqu'à ce que l'une m'approche pour me demander si elle pouvait venir avec moi. Je lui avais répondu que cela ne me dérangeait pas mais j'appris qu'elle ne savait pas nager. Poussez dans mon élan de gentillesse, je lui ai donc appris. Pendant le cours, les enfants se sont endormis, du moins jusqu'à l'arrivée de la folle. Je continue à tenir l'enfant en lui disant de ne pas ménager ses efforts.

«Suis fatigué.»
«Très bien. Maintenant essaie de nager vers la rive.»

Elle va y aller et sans s'y attendre je ne la maintiens plus. Elle va se débattre, faisant paniquer la grande qui va hurler.

«À toi de jouer maintenant Cajuine. Faut se battre pour vivre. Fais comme je t'ai appris.»

Elle continue de se débattre pour rester hors de l'eau, cela va prendre plusieurs secondes avant qu'elle arrive à s'approcher de moi. Je la félicite, elle arrive sur la rive, récupérée rapidement par la grande qui m'insulte.

«T'avais qu'à l'aidée au lieu de rester sur la terre ferme… Bravo Cajuine. Tu viens juste de combattre la mort et la repousser, et peu de gens peuvent s'en vanter…Comme tu te sens ?»

Elle est essoufflé, serrer dans les bras de la grande qui lui servent de cocon. Elle va me regarder et répondre qu'elle a mal à la poitrine.

«C'est ton cœur. Il te prouve que tu es encore en vie et t'en félicite.»

Je me tourne vers les gamins et demande à qui le tour.

«Quoi ?!»
«Qu'est-ce qu'il se passe ?»

Demande une autre grande, bientôt accompagnée des autres.

«Il tente de noyer les petits.»

Mon sourire n'est pas pour prouver le contraire. Je ne réponds rien et secoue juste la tête. Les plus petits regardent autour, je leur dis de me regarder moi et de seulement m'écouter. Le son et le mouvement de l'eau prouve que quelqu'un vient me rejoindre. Je regarde pour voir une grande qui s'approche de moi, comme elle est plus grande que moi, et que je suis juste assis dans l'eau, on a pied tous les deux. Je la regarde, elle va me frapper mais se fait mal à la main alors que je ne vais pas bouger d'un pouce.

«Ma Ane cogne plus fort que toi.»

Je me relève, la toisant, elle se recule terrifiée que je puisse lui rendre son coup. Je ferme le poing, pas gêné de frappe une fille. Au moment où je vais pour le donner, je fais une feinte, juste le mouvement la fait tomber dans l'eau. Je lui fais signe de partir avant de vraiment m'énerver. Elle ne se fait pas prier et disparait. Je regarde les gosses et demande s'ils veulent essayer, un autre bruit retentit, je regarde pour voir Cajuine qui plonge pour ressayer, je m'assis et l'attend.

Cela va prendre une heure, les gamins vont tous y passer, volontairement, me rejoignant pour affronter la mort et réussir à nager. Je vais rire avec eux et les surveiller pour m'assurer qu'ils ne partent pas trop loin. Une autre heure et nous voilà tous lavé avec du savon naturelle. Nous allons ainsi partir pour le village de Ranka. C'est un village pas aussi grand d'Hashirama mais qui n'a pas à rougir côté commerce. Ce que on ne trouve pas a Ranka se trouve à Hashirama et se qui ne se trouve pas à Hashirama, se trouve dans son marche noir ou est spécifique à un village. Ranka est un village de troisième zone mais qui tient bien la route. Avant de rentrer, je demande l'attention de tous.

«Écoutez. Certain ne m'aime pas, à juste titre, mais si vous voulez survivre vous devez m'écouter. Fermez vos gueules et surtout restez groupé. Ne vous lâchez pas d'une semelle.»

Ils hochent tous la tête, les grands tenant fermement les petits. Je vais mettre la capuche de ma veste et nous nous dirigeons vers l'entrée du village, des gardes d'Hashirama sont présent, je leur dit de baisser les yeux et ne rien faire. Un garde qui protège l'entrée nous «interpelle», il ne doit pas laisser beaucoup de monde passer.

«Qu'est-ce que vous faites là ?!»
«Nous somme des voyageurs qui veulent s'arrêter dans votre ville.»
«Dégagez. On a assez de racaille pour l'année.»
«Nous sommes attendus par le gouverneur Hashirama. Je suis…»

Je me fais saisir par le mec, me hurlant près du nez de dégager, je reste les yeux baissé, n'affichant aucun sentiment malgré le dégout de sentir son odeur.

«Je suis sous la direction…»

Je me fais jeter à terre. Je ne me rattrape pas, je reste à terre, le corps en boule pour me protéger de futurs coups, jouant les victimes, comme j'ai dû le faire pour différentes missions confiées par le passeur. Les coups ne tombent pas, je me redresse pour regarder les pieds et rester à terre.

«Je suis sous la direction du comte Fredirt»

Le garde, qui voudrait bien me frapper, s'arrête dans son mouvement. Il regard les enfants qui sont derrière moi, la tête baissée, affichant une peur plus que justifiée devant cette homme. L'homme me dit de lui montrer mon insigne. Je me relève, l'approche et le regarde finalement, il n'a pas le temps de comprendre qu'il se fait transpercer par une petite barre noir.

«Nous pouvons passer.»
«Vous pouvez passer.»

Sa voix est vide de tout, étonnant les enfants.

«Nous pouvons circuler sans aucun problème.»
«Vous pouvez circuler sans aucun problème.»

Il sort un papier de sa poche pour me le donner. Je l'en remercie et dis au gamin de me suivre. Ils vont tous obéir, comprenant que j'ai fait quelque chose. Nous rentrons dans le village.

«Ne vous retournez pas.»

Immédiatement après un hurlement brise le calme de cette ville. L'homme hurle et pour une bonne raison, pendant que je l'«influençais.», Kuranya le vidait à la paille. Le voilà maintenant à suffoquer sur place, de la fumée sortant de son corps, ses organes pourrissant. Tout le monde se précipite vers lui sans s'occuper de nous pour hurler en le voyant en état de décomposition. Nous arrivons dans un magasin, je vais rentrer en leur disant de rester là et surtout ne pas bouger. Ils vont paniquer, je vais répliquer que cela ne risque rien s'ils restent la tête basse et ne font pas entendre leurs voix.

Le magasin est vide, pas beaucoup de client doivent venir. Je me dirige vers la caisse, le vendeur me regarde et demande en quoi il peut m'aider. Je relève la tête, il sursaute mais avant de dire quoi que ce soit, ma lame se trouve sous sa gorge.

«Salut Frethse.»
«Sonnyus. Je…»
«J'aimerais que tu protèges un colis pendant quelque temps.»
«Tu es recherché par tout le monde.»
«C'est exact et si tu suis les nouvelles, je suis même devenu ninja. Je pourrais en profiter pour régler quelques différents…»

J'appuis sur la lame, le faisant froncer ses paupières fermées, terrifié.

«Pitié… J'ai une famille…Je…»
«Tu m'as vendu pour pouvoir empocher de l'argent et tu as revendu mon butin pour le passeur. J'ai promis de t'arracher la tête la prochaine fois que je te vois mais je vais être plus gentil. Je t'offre une sorte de repentir. Occupe-toi de mon contrat et je te laisse en vie. Un problème quelconque et je torture ta famille devant tes yeux que j'arracherais à la fin pour te les faire bouffer. Clair ?»

Il hoche la tête, demandant ce que c'est comme colis. Je réponds d'aller dans l'arrière-boutique. Il s'y dirige, je me retourne pour croiser Tamiko qui est rentrée. Je ne sais pas depuis combien de temps elle est là, n'ayant pas eu de réelle raison de faire attention à elle. Nous nous regardons un instant puis elle va repartir pour prévenir les gamins. Quand Frethse les voit, il écarquille les yeux en disant que c'est trop gros.

«Je ne te demande pas ton avis, tu as déjà fait plus pour le passeur.»
«Mais c'est diffèrent maintenant.»
«La guerre facilite le marché noir et les entreposages. C'est même la dessus que tu dois faire ton commerce actuellement avec ces putes et marchands d'esclaves.»

Les gamins sont surpris mais vite rassurer par Tamiko qui me donnerait le bon dieu si je lui demandais, ce qui m'étonne en sachant qu'elle m'a vu parler avec Frethse.

«Ce n'est pas ça. La restriction n'a jamais été un problème mais je ne peux pas gérer des enfants, pas maintenant. Sauf si tu veux que je les vende.»
«Non. Met-les dans un entrepôt, cela ne durera même pas une semaine…»
«Tu ne sembles pas comprendre Sonnyus. Je suis obligé de concentrer mes affaires sur le marché en faisant attention à chacun de mes mouvements. Je ne peux plus rien garder, le «Passeur» n'est plus là pour me sécuriser.»
«Oh. Il a enfin compris qu'elle encule tu étais.»
«Tu n'es pas au courant ?»
«De quoi ?»
«Le passeur est mort.»

J'ouvre la bouche. Perdant mes mots, je n'arrive pas à aligner mes pensées, je demande ce qu'il raconte en m'énervant, me retenant de le tuer pour ce qui m'apparaît comme un mensonge.

«Les nouvelles vont très vite Sonnyus. Tous ce que je sais, c'est qu'il a disparu un jour pour être retrouver le lendemain dans le caniveau, forçant tout le monde, moi compris, à surveiller leurs arrières…Je pense que c'est le gouverneur qui est responsable, Avant sa mort, beaucoup des nôtres sont tombés. Quelqu'un en avait, et doit toujours en avoir, après nous…Et je répète Nous, toi aussi tu es en danger…Toutes les connaissances et employés du «Passeur» mourraient les uns après les autre. Je n'imagine pas la situation à Hashirama, surtout en milieu de guerre. Je suis désole de te l'apprendre ainsi, je sais que tu…»
«Tu as moyen de les envoyer sur l'ancien chemin des marchandises ?»
«Hein ?!…Euh…Oui je peux. Mais il a été surveillé ses dernier temps.»
«Quand est-il mort ?!»

Mes idées ne s'alignent plus dans l'ordre. Il comprend très bien de qui je parle et ne me fais aucun remarque, sachant que je peux vraiment le tuer sur un coup de tête.

«On me l'a annoncé il y a deux mois.»

Je reste silencieux et lui aussi. Je sens qu'il hésite à dire autre chose mais va finalement se décidé.

«On a retrouvé son corps marqué de blessures. C'est un travail de pro d'après les analyses. Beaucoup pensent que ce serait le gouverneur qui ne verrait plus son utilité après nous avoir...»
«La ferme !»

Je perds le contrôle de mon chakra qui le repousse. Les enfants se reculent terrifiés, je le saisie pour le regarder droit dans les yeux.

«Le passeur ne balancerais jamais personne, il est loin d'être comme toi.»

Je le balance à terre et repars. Je m'arrête au niveau de Tamiko pour lui dire que finalement elles vont bien aller à Hashirama.

«Je sais ce que tu vas dire mais…Je suis vraiment désolé.»

J'hoche la tête, oui je pourrais lui dire d'aller se faire foutre, mais a la place, je vais la remercier rapidement, et a voix base pour ne pas me faire entendre. Ma voix va redevenir plus sombre pour reparler à Frethse.

«La marchandise a intérêt à être envoyer à 18heures et je ne supporterai aucun retard ni qu'on y touche. Compris ?!»

Il hoche la tête terrifié. Je regarde une dernière fois les enfants, voyant leurs regards désolés pour moi, semblant comprendre que je viens de perdre quelqu'un de cher. Je serres les poids et tourne mon regard vers la sortir du village pour partir en courant le plus vite possible, fuyant la souffrance et les larmes pour la haine. Même si je sais que les preuves l'accusent, je sais que le «passeur» n'a pas vendu la mèche. Mais ce qui m'achève est de l'imaginer capturé, cela me retourne le cœur. Je vais finalement m'arrêter, avachi sur un tronc, ne pouvant continuer, la douleur au cœur est trop forte. Le sceau de Kuranya me lance et saigne assez fortement. Cette douleur me fait serrer les dents tentant de me motiver pour me relever mais je n'y arrive pas. Sachant que cela ne sert à rien, surtout que comme je suis en «privé», vu que je suis seul, elle ne peut pas y aller à fond. Mes larmes vont couler en repensant à ces moments avec lui la première fois qu'il m'a été présenté par Nii-san, le respect dans ses yeux, l'attention qu'il me portait, me montrant dans ses yeux, ce qu'il ne donnait jamais à personne, à la fin de chaque mission, la fierté de m'avoir sous ses ordres. Je vais surtout me rappeler de mes derniers mots pour lui.

WWWWWWWWWW Clan Sonnyn chapitre 17 WWWWWWWWWW

J'arrive enfin à destination, et frappe à la porte. J'attendis un peu, j'avais frappé trois fois et assez fort. La personne ouvrit la porte, armée d'un couteau au cas où.

« Sonnyus?!… »
« Je vous avais dit que je reviendrais vous voir. »

Je me précipitais dans ses bras et le serrais le plus possible, il avait lâché son couteau.

« Je te remercie. Même si c'est parce que tu rendais service à Nii-san, parce que c'était pour lui, je t'en remercie. Même si tu me détestes je te remercie, car tu m'as donné la chance d'avoir une vraie vie.»

J'avais les larmes aux yeux, je me suis reculer et je le regardais.

« Merci passeur ! Tu as été pour moi comme un tuteur. Un grand tuteur ! »

Il y eu un silence, puis après quelques secondes.

« Aller dégage. »

Je relevé la tête.

« Tu es sourd ? Tu as une nouvelle vie qui t'attend maintenant, je ne veux plus jamais apprendre ton existence par le vol. Alors dégage et tache de ne pas tout foutre en l'air comme tu le fais habituellement.»

Je souris, durant toutes ces années où il me traitait comme un chien. C'est la seule fois où je vois qu'il se cache derrière un masque. Il me dit adieu à sa manière.

Je voulus partir mais je me rends compte que je n'ai pas finis. Je me tourne vers lui.

« Dis-lui que je lui pardonne et la remercie pour l'illusion qui m'a aidé à tenir débout dans mes moments difficiles.»

Il me regarde et secoue la tête en me faisant un signe de me barrer. Je pars en courant, je ne peux retenir mes larmes, ces larmes de joie pour tous ces moments passés, même si c'est pour le travail, je sais maintenant qu'il y avait autre chose que de la haine.

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Cet homme a été un grand tuteur. Avec le recul, il a été la personne qui me donnait l'attention qui me manquait. Quand Nii-san était absent, c'est chez lui que je venais la chercher en exécutant ses ordres. Je ne sais pas comme il a réagi, si cela se trouve, au moment où il a fermé la porte, il m'a insulté et m'a vite oublié. Repenser à ses derniers mots me fait me demander comment va Camis. Même si je la déteste pour ce qu'elle m'a fait, je ne peux rester impassible devant la peine qu'elle doit subir actuellement surtout que si son «père» est mort, elle doit aussi être une cible. Je serre les poings, mes larmes vont se transforme en larmes de sang.

#Je jure que je te tuerais ! Seï Metsu !#

Je vais passer par un cours d'eau, me laver pour afficher un air neutre et repartir, faisant sourire Kuranya qui me retrouve comme elle m'aime, rempli de haine, devenant une bombe prête à exploser à tout moment. J'arrive vite à Hashirama, après toutes ces années de rêve et la douleur d'en partir.

À suivre