Manon : Oui je m'excuse pour cette longue attente mais… Et bien non je n'ai pas d'excuse mais je jure que ce n'est pas du tout pour vous torturer, promis ! Et oui, elle aura une fin heureuse, je te l'ai promis :p

Kilibilie : ce chapitre ça va, c'est le prochain qui va redevenir flippant. Celui là il est tout gentillet ! mdr

PDV Magnus

Je suivis Alec des yeux jusqu'à qu'il soit entré à l'intérieur de la maison. Je savais que son amour pour moi était fort mais je ne pensais pas que ça l'était à ce point. Quoique si, peut-être que je le savais mais… je refusais de me l'avouer. J'espérais en tout cas qu'il aurait la bonne idée de lire la lettre que je lui avais laissé avant qu'il ne finisse par vraiment me détester. Certes, je ne m'attendais pas à ce qu'il réagisse bien mais j'étais loin d'imaginer une réaction aussi violente. Pendant un instant, j'ai vraiment cru qu'il allait me frapper. Bon, je l'aurais probablement mérité, je dois bien l'admettre. En même temps, il était plutôt sexy quand il s'énervait. Je secouais la tête, ce n'était pas le moment de penser à ça, surtout que Catarina s'avançait vers moi, ses traits déformés par la fureur. Je levais les mains en guise d'apaisement et reculais. Si Alec pouvait se retenir de me frapper, elle, ne se gênerait pas. Le problème, c'est que parler était trop risqué et je craignais que des gestes ne l'énervent encore plus qu'elle ne l'était déjà.

- Comment as-tu pu lui demander ça ?! Comment peux-tu ne serait-ce que l'envisager ?

Je lui fis des signes mais comme je l'avais prévu, elle vu encore plus rouge et me colla une gifle dont je me souviendrais probablement longtemps.

- Non, mais t'es cinglée ou quoi ?!

D'accord, pour un mec qui voulait soi-disant se suicider quelques secondes avant, ce n'était peut-être pas la réaction appropriée, mais sa gifle m'avait surpris !

- C'est moi que tu traites de cingler alors que tu viens de demander à ton petit ami de te tuer ?!

Elle leva à nouveau la main mais je réussis à esquiver le coup cette fois. Je lui bloquais les bras et l'attirais vers moi comme pour la prendre dans mes bras.

- Calme-toi ! Lui murmurais-je. On nous écoute, Cat' ! Je t'expliquerai tout, mais calme-toi, s'il te plaît !

Elle releva la tête vers moi et je vis des larmes perler dans ses yeux. Cela me fit littéralement plus mal que la gifle qu'elle m'avait mis. Je ne l'avais vu que très rarement pleurer. C'était une des femmes les plus fortes que je connaisse. Pour provoquer ses larmes, il fallait vraiment lui faire du mal… Je lui fis signe de se taire et qu'on nous écoutait. Je lus dans son regard qu'elle ne comprenait pas ce qui se passait mais elle m'obéit et joua le jeu.

- C'est mon choix, Catarina. Je sais que tu ne le comprends pas mais je ne supporte plus cette vie, ça fait trop longtemps que ça dure…

- Si c'est ton choix…

Je lui fis signe de me suivre et l'emmenais dans le hangar où Ragnor gardait de vieux bateaux de pêche dont il ne se servait pas. Je doute même qu'il ait pêché une seule fois dans sa vie. Enfin… Je pris un bout de papier et écrivis dessus un mot à la hâte que je tendis à Catarina.

«On est sur écoute depuis le début »

Ses sourcils se froncèrent un peu plus et m'arrachant mon stylo des mains, elle griffonna un mot à son tour.

«Qui ? Et depuis quand ? Et pourquoi tout se manège avec Alec ? »

« Le fils de Valentin, Maureen, Etta, et bien d'autres. Ceux qui ont survécu à l'incendie de l'entrepôt. Ils veulent se venger du Cercle et ils se servent de nous », lui écrivis-je.

« Tu n'as pas répondu à ma dernière question…. »

Elle me tendit le bout de papier, ses yeux me criant que je ferais mieux de lui répondre sinon ça allait mal se passer pour moi. J'écrivis alors une réponse d'une main tremblante. Baissant les yeux, je la vis pâlir.

- Mon dieu…

Fin PDV Magnus- New York

Toussotant, Luke Garroway sortit de la maison en flamme, soutenant sa belle-fille. Jace se précipita aussitôt sur elle et bientôt ils furent entourés de pompiers qui leur collaient un masque à oxygène sur le visage. Jace attrapa la manche de Luke.

- Simon est toujours à l'intérieur ! Max aussi ! Lui fit-il. Il faut que j'aille voir !

- Je viens avec toi !

Ils amorcèrent un mouvement vers la maison lorsque Simon en sortit en compagnie de Raj et de Maryse. Isabelle se précipita sur eux mais les deux hommes comprirent au regard que leur lançait Simon, qu'il n'avait pas retrouvé le petit garçon…

New York- PDV Robert

Mickaël, penché au-dessus de moi, évitait clairement mon regard. Il approcha sa main de la blessure que j'avais à l'épaule et je stoppais son geste.

- Si tu ne me laisses pas te soigner, je ne vois pas pourquoi tu es venu demander mon aide ! Me reprocha-t-il.

- Ce n'est pas de cette aide là que j'ai besoin ! Ma famille… Ma famille est en danger à cause de mon passé…

- Tu veux parler du Cercle, je suppose ?

J'acquiesçais d'un mouvement de la tête. Lui et moi étions des amis de longue date mais nous nous étions éloignés : d'un, à cause de mes agissements et de mon lien avec Valentin et Ari, et de deux, parce qu'il avait des sentiments pour moi. Bien entendu, cela m'avait éloigné de lui, même lorsqu'il avait fini par se marier à une femme et qu'il avait adopté Jace. On était resté en contact, mais…

- Je sais que je n'ai pas été présent pour toi, mais… J'ai vraiment besoin que tu m'aides !

- Pourquoi ? Dans quelle merde tu t'es encore mis ?! Qui t'a tiré dessus ?!

- Tu ne me croirais pas même si je te le disais…

- Dis toujours…

Maison de Ragnor- PDV Magnus

Catarina continuait de me regarder bouche bée. C'était difficile à croire, c'est sûr, et en même temps c'était tellement logique qu'on aurait dû s'en douter depuis le début. C'était la remarque de Robert qui m'avait mis la puce à l'oreille, puis tout s'était fait soudain plus clair. La sonnerie de mon téléphone retentit. Camille… J'avais plusieurs appels manqués d'elle. Craignant que quelque chose ne se trame, je finis par lui répondre. Mon portable était sûrement lui aussi sur écoute mais Camille et moi avions des codes que nous seuls pouvions comprendre.

- Je n'ai pas le temps de te parler, Camille !

- Pourtant tu réponds ! Il faut que tu…

- Camille, écoute, je… Je t'aime…

Face à moi, Catarina fit semblant de vomir et je laissais échapper un sourire malgré la situation. A l'autre bout du fil, Camille avait marqué un silence. Je savais qu'elle avait compris mon message caché.

- Tu aurais pu me le dire avant…

- Je ne m'en suis rendu compte que depuis peu tu sais…

- Je… Commença-t-elle, puis se fit le silence.

J'entendis un bruit étrange et la communication se coupa. Je rappelais aussitôt. J'avais un mauvais pressentiment. Je n'eus aucune réponse et rappelais une deuxième fois mais tombait cette fois directement sur la messagerie. Je déglutis difficilement. Je n'eus pourtant pas le temps de me poser plus de questions. Un hurlement provenant de l'intérieur de la maison venait de retentir. Catarina et moi nous regardâmes un instant avant de se précipiter tous deux vers la source du cri. Pénétrant dans le couloir du hall, mon cœur rata un battement en voyant Alec à terre. Je me précipitais aussitôt vers lui et pris son visage dans mes mains. Sa peau était glacée.

- Alec ?! Alec, réponds-moi !

Catarina s'agenouilla à nos côtés, et posa deux doigts au niveau de son pouls. Je lui lançais un regard terrifié, m'attendant au pire. Elle me fit un signe de tête rassurant.

- Il est faible, mais… Il est vivant…

Je poussais un soupir de soulagement, qui fut cependant de courte durée. Maureen venait d'apparaître dans mon champ de vision, tenant un couteau sous la gorge de Ragnor.

- Le morveux est vivant on dirait ! Me cracha-t-elle avec haine.

Ragnor me lança un regard qui disait clairement « cette fille est complètement barge », et pour le coup, je ne pouvais pas lui donner tort. Le problème, c'est que c'est moi qui l'avais fait libérer, et une nouvelle fois, elle menaçait quelqu'un à qui je tenais.

- Maureen, baisse ce couteau, s'il te plaît.

- Pourquoi ? C'est marrant, tu ne trouves pas ?!

- Non, non je ne trouve pas. Écoute, Alec a besoin de soin, alors s'il te plaît, est-ce que tu pourrais les laisser partir tous les trois ? Si c'est moi que tu veux, tu m'as, mais laisse-les partir !

Elle pencha la tête sur le côté et m'examina avec curiosité, puis elle me sourit étrangement.

- Non, c'est lui que je veux. Me répondit-elle en désignant Alec. On va tous resté ici et le regarder mourir. Ce sera marrant, tu verras !

Je serrais les dents. Au non, ma belle, pensais-je. Je ne vais pas rester gentiment ici à regarder l'homme que j'aime mourir. Instinctivement, j'avais serré sa main dans la mienne, et j'avais l'impression qu'elle devenait de plus en plus glacée.

- Magnus, je ne sais pas ce que tu comptes faire, mais fais vite parce qu'il lui faut un médecin de toute urgence ! Me chuchota Catarina.

- Tu sais, Maureen, je pense qu'une bonne décennie en hôpital psychiatrique te ferait le plus grand bien ! Lança Ragnor.

- Oh je suis folle, hein ? C'est ça que vous pensez, hein ?! Tout ça parce que je veux que le morveux crève comme son petit frère !

Je tressaillis.

- Qu'as-tu fait à Max ?

- Il est mort. Je voulais le découper en morceaux mais… Il m'en a empêché.

Elle haussa les épaules alors que je serrais la main d'Alec un peu plus fort. Priant silencieusement pour que ce qu'elle raconte ne soit qu'un tissu de mensonges, je fis un signe à Ragnor. Profitant que Maureen soit plongée dans un souvenir macabre, qui visiblement la ravissait, il se dégagea de son emprise et inversa la situation.

- On emmène Alec à l'hôpital, maintenant ! Leur criais-je une fois qu'elle fut maîtrisée.

- Qu'est-ce qu'on fait… de cette.. folle ?! Me demanda Ragnor tout en essayant de retenir Maureen, qui, telle une furie, essayait de se dégager en hurlant.

Je me levais et la saisie par la gorge sans aucune douceur.

- Écoute-moi bien espèce de dégénérée, je t'avais prévenu que si tu touchais une nouvelle fois à un seul cheveu de quelqu'un que j'aime, je te tuerais de mes propres mains ! Alors si tu veux pas que je te tue et te laisse crever là, je te conseille de la boucler et de nous suivre gentiment sans tenter quoi que ce soit. Et si tu n'es pas venu seule, il vaut mieux pour toi que je le sache maintenant !

- Magnus… Me fit Ragnor en posant une main sur mon bras alors que Maureen se contentait de me regarder en souriant.

Je tournais la tête vers lui et il me désigna Alec.

- Il a besoin de soins, maintenant !

FIN PDV Magnus- New York- Hôpital Beth Israël

En l'entente de son prénom, Luke se retourna. Jocelyne arrivait vers lui en courant, le visage pâle. Il la serra dans ses bras alors qu'elle le suppliait de lui dire que Clary allait bien. Il essaya de la rassurer mais il avait conscience qu'elle ne le serait pleinement que lorsqu'elle aurait vu sa fille.

- Les médecins sont en train de l'examiner, tu ne peux pas la voir pour l'instant. Lui fit-il avant de l'écarter pour laisser passer un médecin visiblement pressé.

Jocelyne regarda autour d'elle : l'ensemble du personnel médical s'agitait dans tous les sens. Des personnes gravement brûlées arrivaient dans des brancards et d'autres avaient la chair littéralement à vif. Elle retenu un haut-le-cœur.

- Qu'est-ce… Qu'est-ce qui s'est passé ? Demanda-t-elle à un Luke aussi déboussolé qu'elle.

- Je l'ignore. Des incendies se sont déclarés un peu partout dans la ville, déclenchant un vent de panique. Les accidents de voiture se sont multipliés, les gens s'agressent entre eux sous l'effet de la peur… L'autoroute a été coupée et le ferry est bloqué. Les gens essayent par tous les moyens de quitter la ville et…

- Et c'est le chaos total… Termina Jocelyne.

- Oui…

Les portes de l'hôpital s'ouvrirent alors brusquement, laissant passer une nouvelle vague de médecins penchés au-dessus d'un brancard.

- Magnus… Murmura Jocelyne, le regard posé sur le nouvel arrivant.

Luke suivit son regard. Le jeune homme fondit sur eux.

- Où est Max ? Leur demanda-t-il brusquement. Où est le petit frère d'Alec ?!

- Je… Commença Luke, mais l'arrivée d'Isabelle fit mourir les mots sur ses lèvres.

Elle s'effondra en pleurs au sol, les vêtements tachés de sang et le corps d'un petit garçon dans les bras. Le temps sembla soudain s'arrêter. Devant eux, des images défilaient, mais elles semblaient irréelles, tout comme la scène qui se déroulait devant leurs yeux : des médecins arrêtés au milieu d'un couloir et effectuant un massage cardiaque sur le frère du petit garçon allongé dans les bras de sa sœur. Petit frère que d'autres médecins venaient d'arracher des bras de la jeune fille avant de le recouvrir d'un drap. Isabelle hurla et Jace la souleva du sol pour l'emmener loin de cette scène macabre. Magnus se força à revenir à la réalité et se précipita sur Alec.

- On doit l'emmener en réanimation ! Tout de suite ! Hurla un médecin à un autre.

Ils semblaient tous dépassés. Des blessés affluaient de partout et l'hôpital résonnait de toutes sortes de cris qui se mêlaient à celui des pleurs….

Une semaine plus tard

Deux gobelets de café dans la main, je rentrais dans cette chambre d'hôpital à l'intérieur de laquelle j'avais passé la plupart de mon temps ces derniers jours. Essayant de faire le moins de bruit possible, je m'approchais de la jeune sœur d'Alec, allongée à ses côtés. Je posais sur la table de chevet les cafés, et la secouais doucement.

- Isabelle… Isabelle, faut se réveiller princesse…

Elle ouvrit sur moi des yeux fatigués et je lui souris tristement. Ça avait été une semaine difficile, pour nous tous.

- Tu devrais rentrer te reposer un peu… Lui fis-je.

- Non, je veux rester près de lui !

Je hochais la tête. Elle était aussi têtue que son frère, cela ne servait donc à rien d'insister.

- Où est Jace ? Me demanda-t-elle en examinant la pièce des yeux.

- J'ai réussi à le convaincre de ramener Clary chez elle.

La jeune fille était sorti de l'hôpital le lendemain de l'incendie. Par chance, elle n'avait rien eu de grave, juste quelques brûlures superficielles sur les bras. Elle avait cependant tenu à rester près d'Alec et de Jace. Ce dernier refusait de quitter le chevet de son meilleur ami et ne dormait pratiquement pas. Ils tombaient tous de fatigue… Et de chagrin… Trois étages en dessous du notre reposait le corps du petit Max, dans la morgue…. Maureen n'avait pas menti, ils l'avaient bel et bien tué. Mais ce n'était pas elle qui s'en était chargé. Le fils de Valentin, un de ces gamins qui avait survécu au Cercle et qu'on avait tenté de sauver en provoquant cet incendie quelques années plus tôt, l'avait fait à sa place. Sa haine envers Robert Lightwood et l'ensemble du Cercle l'avait conduit jusque-là. L'incendie de la villa Lightwood et tous les autres, étaient destinés à tous les tuer, eux et leurs familles. Luke en avait fait une affaire personnelle et avait fini par tous les arrêter. Mais je n'étais pas dupe, beaucoup couraient encore. A commencer par mon père. Mon père biologique. C'était il y a deux jours, devant l'hôpital. L'état d'Alec s'était légèrement amélioré et il avait manifesté des signes de réveil. Légèrement soulagé, j'étais sorti prendre l'air brièvement et fumer une cigarette. Mes yeux s'étaient alors posés sur cet homme de l'autre côté de la rue, qui me fixait. Comment avais-je su que c'était lui ? J'en avais aucune idée, les liens du sang peut-être ? Qui sait… Un bus s'arrêta, le cachant à ma vue. Lorsqu'il redémarra, l'homme avait disparu. Je me précipitais vers l'endroit où mon père se tenait quelques minutes plus tôt et une femme me tendit une feuille de papier.

- Il m'a dit de vous donner ça.

Je m'en saisis d'une main tremblante.

« Si tu lis ceci, c'est que tu as découvert la vérité. Oui, c'est bien moi qui ai fait libérer cet homme dont tu portes le nom, oui c'est moi, qui, tapi dans l'ombre, ai manipulé tous les membres de ce que vous appelez le « Cercle » afin d'arriver à mes fins. Ils ont voulu me détruire, mais au final c'est moi qui ai gagné. J'aimais ta mère tu sais, et c'est pour elle que je fais tout ça, pour elle et pour toi. Je sais que tu penses que je te veux du mal mais tu te trompes. Je ne veux que ton bien, et c'est pour cela que j'ai tué nombre de ceux qui t'avaient fait du mal. Je regrette cependant le mal qui a été fait à cet enfant et à ce jeune garçon dont tu t'es épris mais j'ai sous-estimé la haine de Jonathan et de Maureen envers les Lightwood, et ils ont échappé à mon contrôle. Je sais ce que tu dois te dire et oui, je le reconnais, j'ai laissé Ari s'en prendre à toi, à tes amis, mais je n'avais pas le choix. Je devais t'emmener à le haïr, à le haïr comme il méritait de l'être. Je voulais que tu voies le monstre qu'il était réellement. Je regrette de vous avoir tous faits surveiller et de vous avoir manipulés. J'espère que tu seras capable de me pardonner et que tu choisiras le bon camp, car crois-moi, ce n'est pas celui que tu as choisi jusqu'à présent. J'espère que tu me rejoindras. Je sais que tu sauras me retrouver… »

Ton père…

Je froissais la lettre dans ma main. Jace apparu alors dans mon champ de vision et je sursautais.

- Ça va, mec ?

- Oui… Oui, ça va.

- Heu, Luke est là, il voudrait te parler à propos de ton père.

- Je lui ai déjà tout dit… Qu'est-ce qu'il veut de plus ?!

Jace haussa les épaules. Son visage était anormalement pâle et des cernes étaient clairement visibles sous ses yeux. Son look était loin de celui de l'éternel séducteur qu'il portait habituellement : une tenue de jogging d'un noir délavé avait remplacé les tenues soignées. Ses cheveux, habituellement coiffés à la perfection, partaient à présent dans tous les sens. Il semblait las, épuisé. Je posais une main sur son bras.

- Alec va s'en sortir, Jace.

- Ouais… Puis quand il se réveillera on lui dira que son petit frère est mort ! Tu crois que c'est mieux ?!

- Oui. Oui, c'est mieux parce que je n'ai pas envie qu'il meure. Et Max ne l'aurait pas non plus voulu, il aurait voulu que vous restiez….

Je me tus. La phrase que j'allais dire était absolument absurde. Moi aussi j'étais passé par là, moi aussi j'avais perdu des êtres chers. J'en avais perdu tellement que je ne les comptais plus. Moi aussi j'avais perdu un frère. Je savais ce que ça faisait, et rien, rien de ce que les gens pouvaient vous dire n'atténuait cette douleur.

- Ensemble, vous serez plus forts, Jace. Et Alec va avoir besoin de toi, alors tu ne peux pas t'effondrer.

- Il t'a à toi. C'est ta présence qu'il demandera.

- Je ne crois pas. Il est dans cet état là à cause de moi, je te rappelle.

- Tu n'avais pas le choix. Ton taré de père écoutait vos conversations, nos conversations, depuis le début. En fait, ces tarés nous suivaient partout. Luke a fait fouiller la maison où Camille avait emmené Alec. Visiblement, ces dingues s'y planquaient à un moment. Tu n'as même pas idée de tout ce qu'on a trouvé là-bas…

- J'en ai une petite idée, si… Mais c'est fini maintenant, ils sont tous en prison.

- Ça ne suffit pas, je veux qu'ils crèvent ! Tous !

- Ce n'est pas la solution, crois-moi…

- Ouais, peut-être bien, mais je m'en tape ! T'as bien fait tuer Ari, toi !

- Faut pas croire aux rumeurs…

- Arrête ! Je sais que c'est toi ! Tu as peut-être réussi à échapper à la justice par je ne sais quel moyen mais tu ne me la feras pas à moi ! Et putain, est-ce qu'il y a un seul membre de ta famille qui n'est pas un putain de barge meurtrier ?!

Je souris malgré moi et secouais la tête.

- Malheureusement, je crois que je suis le plus sain d'esprit de tous !

- Génial… Magnifique ! Tu sais quoi ? En fait je crois que je devrais te casser la gueule pour tout ce que tu as fait subir à mon meilleur ami !

- Vas-y, je t'en prie ! Je te laisse faire !

- Me tente pas ! Après tout tu as aussi fait tuer mes parents d'après ce qu'on dit !

- On dit beaucoup de choses, tu sais…

- De toute façon c'était des pourritures, pas vrai ?

- Oui. Répondis-je simplement. D'ailleurs, maintenant qu'on parle d'ordure : on a des nouvelles de Robert ?

- Non… Toujours pas…

On était ensuite tous deux retournés auprès d'Alec et on n'avait plus parlé de toutes les menaces qui pesaient encore sur nos têtes. Deux jours plus tard, la situation n'était guère meilleure. A un seul détail près : Alec allait de mieux en mieux

FIN PDV Magnus

- Il va se réveiller, tu crois ? Demanda Isabelle.

- Il a plutôt intérêt, oui ! Lui fit Magnus en souriant.

Il aimait beaucoup la jeune fille. Il la serra dans ses bras et la berça contre lui alors qu'elle pleurait silencieusement. Il regarda tristement le visage de l'homme qu'il aimait. Il l'avait perdu, il le savait. Il y avait trop de malheur, causés par leurs familles respectives, dans leurs vies, trop de morts, pour qu'ils puissent être ensemble tous les deux. Il sentit une larme couler sur sa joue. Isabelle l'essuya.

- Arrête de te sentir coupable, Magnus. Tu n'avais pas le choix. Tu y es allé fort, mais tu voulais le protéger.

- Ça n'a servi à rien au final. Mon père est toujours libre et Alec… Alec est allongé dans un lit d'hôpital, et ce par ma faute. Je suis le seul responsable…

- Magnus, si mon frère se réveille, je te garantis que tu as intérêt à être là pour lui si tu veux que toi et moi nous restions amis !

- Je serai là, je ne compte pas le laisser ton… Alec !

Isabelle releva brusquement la tête et se jeta presque sur son frère.

- Alec ! Oh mon dieu, merci !

Le jeune homme cligna des yeux et caressa les cheveux de sa sœur, avachi sur lui. La porte de la chambre s'ouvrit, et Jace entra, avant de se précipiter à son tour sur son meilleur ami. Magnus, les yeux humides, se tenait en retrait. Le regard d'Alec se tourna alors vers lui et il tendit la main.

- A… Approche… Lui fit-il d'une voix enrouée.

Isabelle et Jace s'écartèrent et prétextèrent qu'ils allaient chercher une infirmière pour les laisser seuls. Magnus s'avança et serra la main du jeune homme dans la sienne. Il déposa un baiser dessus.

- Comment tu te sens ?

- Qu'est-ce… Qu'est-ce qui s'est passé ?

- On… On s'est disputé et tu… Ton cœur n'a pas aimé. Simplifia Magnus.

Alec resta silencieux un moment, semblant remettre ses idées en ordre. L'appareil qui surveillait les battements de son cœur, se mit alors à biper.

- Hey, calme-toi, mon ange. Ne…

- Tu… tu m'as demandé de te tuer ! Se rappela soudain le jeune homme.

- Alexander, je t'expliquerai mes raisons dès que tu iras mieux, d'accord ? Mais sache que jamais je ne t'aurais laissé faire une chose pareille !

- Alors pourquoi me l'avoir demandé ? S'énerva le jeune homme, faisant accélérer dangereusement les battements de son cœur.

- Alexander, s'il te plaît, calme-toi ! S'inquiéta Magnus. Alec, écoute, je voulais juste que certaines personnes croient que j'étais au fond du gouffre et.. Et je t'expliquerai tout quand tu iras mieux ! S'il te plaît, Alec, essaye de rester calme… Je tiens à ton cœur, tu sais…

- Tu… Tu t'es servi de moi ?! Magnus, s'il plaît, réponds-moi ! Est-ce que tu t'es servi de moi ?!

- Non, je t'ai protégé ! Je ne pensais juste pas que tu aurais une réaction aussi violente !

- Et comment tu pensais que j'allais réagir ? Sérieusement, Magnus…

- Je te demande pardon… Écoute, je… Il… Je vais te laisser avec ta famille, ok ?

- Je veux que tu restes… Je suis en colère contre toi, mais je ne veux pas que tu partes !

- Je ne pars pas, je serai dans le couloir. Vous avez besoin d'être… en famille…

- Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi ils avaient l'air aussi mal ?!

- Ils ont eu peur de te perdre…

- Non, non il n'y a pas que ça ! Magnus, qu'est-ce…

La porte s'ouvrit, laissant passer une infirmière, qui, malgré les protestations d'Alec, jeta Magnus dehors. Il se retrouva alors seul avec Isabelle et Jace qui le regardaient avec anxiété.

- Il… Il a posé des questions sur Max ? Demanda Isabelle.

- Non, mais il se doute que quelque chose ne va pas. Il va falloir lui dire…

- Tu ne voudrais pas… Commença Isabelle.

- Non ! La coupa Jace. C'est à nous de le faire !

- Je serai là, Izzy. Assura Magnus en lui prenant la main. Je serai là. Je ne vous laisserai pas tomber, je te le promets.

- Je… Je sais pas si je vais y arriver… Comment suis-je supposer lui annoncer ça ?!

Magnus baissa les yeux. Il redoutait autant qu'eux la réaction d'Alec. Une fois que l'infirmière eut quitté la pièce, ils entrèrent à nouveau. Alec avait du lire dans leurs regards que quelque chose n'allait pas car il rechercha aussitôt le soutien de Magnus. S'approchant de lui, ce dernier lui prit la main et encouragea Isabelle du regard. Cette dernière fut cependant incapable de dire quoi que ce soit et Jace dû prendre le relais.

- Alec, écoute, heu…

Magnus n'écouta pas le reste des paroles que prononça Jace, trop occupé à calmer Alec. La détresse du jeune homme fut-elle que Magnus cru le perdre définitivement cette fois. Son médecin leur reprocha de lui avoir dit, mais attendre aurait été pire, ils en étaient persuadés…

4 mois plus tard- Los Angeles- PDV Magnus

Me servant un verre de vin, je jetais un œil au journal posé devant moi. Tout semblait calme en ce moment. Le père d'Alec avait été arrêté. En fait, il s'était livré lui-même à la police. Les autres membres du Cercle étaient soit morts, soit en prison. Quant au fils de Valentin et ses complices, le problème était également réglé. Je m'assis dans le canapé et tirais vers moi la malle que j'avais ramenée de New York. J'attrapais la peluche à l'intérieur. Elle avait appartenu à la petite sœur de Camille, qui avait été enlevée à l'âge de deux ans. J'ignore comment cela s'était retrouvé dans mes affaires…. Pendant des années, on l'avait cru morte, mais Valentin la détenait et elle s'est liée d'amitié avec Jonathan. Le juge l'avait fait admettre en hôpital psychiatrique. J'étais passé la voir bien que je ne lui ai pas parlé. Valentin lui avait ôté la vue…. Malgré tous les meurtres qu'ils avaient commis, j'avais du mal à les haïr. Dans un sens, je crois que je les comprenais… Maureen et Etta avaient également échappé à la prison, les juges estimant qu'elles avaient besoin plus de soins que d'autres choses. Quant à moi, Luke avait réussi à me faire entièrement disculper pour la mort d'Ari, et la vie avait peu à peu repris son cours. Au plus grand bonheur de Tessa, j'avais repris les rênes de l'entreprise, lui permettant de prendre des vacances bien méritées. Ma vie actuelle était plutôt calme. Je n'avais aucune nouvelle de mon père et je n'en cherchais pas. J'ignorais également où se trouvait Camille, mais elle finirait bien par réapparaître un jour, puis de toute façon il n'arrivait jamais rien de bon lorsqu'on était ensemble. En parlant d'être ensemble, Alec et moi ne l'étions plus. La mort de son petit frère et tout le reste, nous avait emmené à prendre cette décision d'un commun accord. Mais ne vous inquiétez pas, nous n'étions pas fâchés, loin de là. Nous étions toujours en contact, et on se voyait toujours régulièrement. On voulait juste prendre notre temps cette fois, faire les choses bien. Notre relation avait plutôt mal commencé, alors on voulait tout reprendre de zéro, apprendre à se connaître réellement, sans secrets. Puis il avait eu besoin de rester près de sa famille, de passer du temps avec eux, et je le comprenais parfaitement. Le problème c'est que chaque fois que je le voyais, j'avais une irrésistible envie de l'embrasser, et résister était tout sauf simple. Surtout que je lisais la même envie dans ses yeux. On s'aimait, c'était une évidence, mais il ne fallait pas qu'on gâche tout, il fallait qu'on fasse les choses bien cette fois. On frappa à la porte et j'allais ouvrir. Alec, un grand sourire aux lèvres, se tenait devant moi, une pizza dans une main et un pack de bières dans l'autre.

- Alexander, quelle agréable surprise ! M'exclamais-je.

Je m'écartais pour le laisser passer. Il déposa ce qu'il tenait sur la table basse et enleva sa veste qu'il jeta sur le canapé. Je laissais mes yeux glisser sur son corps. Son pantalon de cuir le moulait parfaitement et je dus me faire violence pour me forcer à détourner le regard.

- Que me vaux l'honneur de ta visite ? Lui demandais-je.

- Tu me manquais. New York semble vide sans toi.

- Tu devrais être à la fac, Alec. Lui rappelais-je.

- Je n'y allais déjà plus depuis un moment : je te rappelle que je prenais des cours par correspondance.

- Ouais, ben…

- Ben rien du tout ! Je t'ai cloué le bec et tu sais plus quoi dire !

Je secouais la tête en riant. Qu'est-ce qui ne fallait pas entendre… J'allumais une cigarette et vins m'appuyer contre le mur de la terrasse. Alec me rejoignit. Le soleil qui se couchait projetait des lueurs orangées qui venaient se refléter dans ses yeux, se mélangeant magnifiquement avec le bleu de ces derniers.

- Je sais que tu as bien mérité des vacances, mais il va bien falloir que tu aies à nouveau des projets.

- Ben justement, c'est pour ça que je suis là. Quand rentres-tu à New York ?

- Alec, je ne rentrerai pas à New York, pas comme tu l'entends en tout cas. J'y passerai quelques jours pour les affaires, mais c'est tout.

- Les affaires… Et un peu pour me voir, non ?

- Oui, un tout petit peu. Le taquinais-je.

Il s'approcha de moi et passa ses bras autour de mon cou. Par réflexe, je l'attirais contre moi. Ses lèvres à quelques centimètres des miennes semblaient appeler les miennes…

- Tu crois vraiment que ta vie est ici, à L.A ?

- Honnêtement ? Oui, Alexander, je le crois. Avant de te rencontrer, je n'avais pas mis les pieds à New York depuis des années ! Et franchement, il n'y a pas que des bons souvenirs…

- Ouais, mais il y a moi…

- Oui, c'est vrai. Admis-je.

- Je n'ai pas envie qu'on vive à des milliers de kilomètres loin de l'autre…

- Moi non plus je n'aime pas ça, Alec, mais…

- J'ai repris l'entreprise de mon père. Me coupa-t-il.

- Et ça consiste en quoi exactement ? Escroquer et torturer des gens ?! Rétorquais-je froidement.

- Non, je veux en faire quelque chose de meilleur, de mieux. Mais j'ai besoin de toi pour ça. Tu veux bien m'aider ?

- Bien sûr je t'aiderai. Je te l'ai dit, je serai toujours là pour toi.

- Même si je sors avec quelqu'un d'autre ?

Je me figeais. Non, non ça je ne pourrai pas le supporter, ni l'accepter.

- Tu es libre de faire ce que tu veux…

- Alors tu t'en fous ?

Je tournais la tête, me mordant la lèvre. J'avais oublié à quel point il pouvait me rendre dingue parfois…

- Alexander, je sais que tu m'aimes, alors arrête tes conneries, s'il te plaît. Au lieu d'essayer de me rendre jaloux, dis-moi plutôt ce que tu fais ici.

Il posa son front contre le mien.

- Je veux que tu rentres à New York, j'en peux plus de te savoir loin de moi…

- Je viens ce week-end. Il y a une soirée au Pandémonium que je ne peux pas rater.

- Tu dors chez moi ?

- Non merci, j'adorerai voir ta mère mais je pense que je vais sauter mon tour !

- Oh tu sais, depuis que mon père est derrière les barreaux, elle n'est plus la même.

- Si tu le dis… Tu viendras à cette soirée ?

- Tu m'invites?

- C'est une évidence…

- Dans ce cas je viendrai peut-être y faire un tour…

Je tirais une taffe sur ma cigarette.

- Comment vont tes amis ?

- Ça va. On se remet tous doucement… Jace et Clary sont partis en voyage, et Izzy… Simon s'occupe bien d'elle, il arrive à lui faire retrouver le sourire petit à petit.

- Je passerai la voir quand je viendrai.

- Elle sera heureuse de te voir.

- Moi aussi. Répondis-je en écrasant ma cigarette au sol. Tu dors là ce soir ?

- Je peux ?

- Oui… Lui fis-je en déposant un baiser dans son cou.

M'arrêter à ça me demander énormément d'efforts…

- On va manger ? J'ai faim ! Me fit-il en s'écartant de moi avec un grand sourire.

Nous mangeâmes dans le salon, regardant je ne sais quoi à la télé. Pour être honnête, je n'écoutais ni ne regardais vraiment. Alec accaparait toute mon attention. Il finit par Mposer sa tête contre mon épaule. Je m'allongeais et le pris dans mes bras. Il sourit et je déposais un baiser dans ses cheveux.

- Rentre à New York avec moi… On ne construira rien si tu restes ici… Puis j'ai pas la clé de cet appart ! S'obstina-t-il.

- Un point pour toi…

- Si tu ne quittes pas Los Angeles, c'est moi qui quitte New York.

- Et tu ferais quoi ici ?

- Je sais pas… Comme toi : rien !

- Hey !

Je lui donnais une tape derrière la tête.

- Aie ! Protesta-t-il. Pourquoi t'as fait ça ?!

- Parce que je suis plus âgé que toi et que tu me dois le respect !

- Excuse-moi, papi !

- Continu et tu dors dehors !

- Arrête. Tu me fous dehors puis tu me cours après pour que je revienne !

- C'est faux ! Je m'en fiche d'où tu dors !

- Même si c'est avec Raj ?!

Je le fis aussitôt basculer sous moi.

- Écoute-moi, Lightwood, approche ce mec encore une seule fois et je te le ferai regretter amèrement ! Tu l'as déjà bien assez embrassé à mon goût

- Oh mais c'est qu'il est jaloux !

Je me levais et partis dans la salle de bain. Il me suivit, un grand sourire aux lèvres.

- Tu fais quoi ? Me demanda-t-il. On n'a pas fini notre conversation !

- Si.

- Non !

- Alec…

- Magnus…

- Tu me rends dingue… Murmurais-je en m'appuyant contre le lavabo.

- C'est une bonne chose ou pas ?

- Non, non ça ne l'est pas ! Alec, je…

J'avais commis l'erreur de relever les yeux et je croisais son regard dans le miroir. Il mordait sa lèvre inférieure ce qui le rendait… Bon sang, il fallait qu'il arrête ça tout de suite !

- Alexander… Arrête ça tout de suite ou…

- Ou quoi ? Me fit-il en déboutonnant sa chemise.

- Alec… Je croyais qu'on devait attendre ?

- Ça fait 4 mois. Je trouve qu'on a assez attendu, non ? On a passé des heures et des heures au téléphone, on a passé pratiquement tous nos week-ends ensemble. Chaque fois qu'on se voit, on se prend dans les bras… Franchement, on n'a jamais su être ami.

Je ris et l'attirais à moi.

- Non, c'est vrai. On n'a jamais su…

- Celui que j'ai vu ces derniers mois, j'en suis fou amoureux. Mes sentiments pour toi n'ont pas changé. Tu veux vraiment qu'on attende encore ?

- Non, non je ne veux plus attendre…

A suivre

Il y aura d'autres explications dans le prochain chapitre, notamment sur ce qu'a fait Robert, et l'explication Magnus/Alec, sous forme de flash back.

Gros bisoussss et merci pour vos reviews ça fait toujours chaud au cœur !