Helloooooo. Bon, je viens de regarder Koh Lanta du coup je poste un peu tard. J'espère que la reprise s'est bien passée ! Personnellement je suis claquée, la première semaine c'est toujours la plus dure. Je veux dormiiiiiiiiiiiiiiir, heureusement que c'est samedi demain.
Enfin, sinon j'ai retrouvé tout le monde, les enfants, les jumelles. Et on est reparti pour un tour.
On est aussi repartis pour un tour avec ce chapitre ! Alors enjoy :D
Disclaimer : seule l'histoire est à moi, le reste est à JKR
Réponse aux reviews anonymes :
Guest (1) : Ahah, n'est pas Pansy qui veut hihi
Cecile : Contente que tu l'ai aimé ! Tu verras bien en effet, pour le plan de Pansy :) Qui te dit que cette histoire va s'arranger?
Ravie que ça te plaise toujours en tout cas ! Bisous Bisous
Anonymalicieuse : Mais ouiiii, elle est chouuuue Lennie ! Nope, je ne connais pas cette fic, et je n'ai pas tellement le temps de lire en ce moment ^^
Oceane : Il sera le parrain du prochain enfant ahah
Woof : Je ne sais pas si Drago a conscience que Blaise en a fait plus, parce qu'il n'a pas eu l'occasion de voir tout ça.
Hermione ? Des gouttes dans les yeux ? Ahahahah xD
Little Cute Hell : Je saiiiiis *_* c''est chouuuuu les bébés hihi Ah non, ça ne me dit rien cette comédie US ^^
Luciole : Ca j'avoue que c'est le comble de la cutitude, Drago avec un bébé *_*
Ahahah c'est tellement ça pour Pansy xD
Merci à toi de laisser un petit mot.
Sarah : Hihihi, tu verras bien si son plan va marcher. Heureusement que Lennie à sa maman qui va calmer les oncles et le papa ahah
Bonne journée/soirée à toi aussi !
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Merci à Stéphanie
Chapitre XLVIII : Démasqués
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« Merlin, j'ai cru que je n'allais jamais ressortir vivant de cet hôpital ! » Soupira Blaise, en prenant un air de martyr.
« Tu l'as bien cherché, non ? » Fit Harry qui le suivait.
« Bien cherché ? Déjà je n'étais pas tout seul, et en plus, c'est Pansy qui a demandé ! Ce que tu peux être de mauvaise fois ! Tu as failli être dans cette position, toi non plus, tu n'aurais pas voulu qu'elle soit là. »
Le noir n'avait pas tort. Il était vrai que si Ginny et lui avaient eu un ou des enfants, il n'aurait certainement pas voulu que Molly soit dans les parages. Mais se moquer gentiment de Blaise était très drôle.
Ce dernier – ainsi que Drago – s'étaient fait remonter les bretelles en bonne et due forme par la mère de Ron, qui avait finit par recoller les pièces du puzzle et comprendre ce qu'il s'était passé.
Ils s'étaient accusés l'un l'autre, avant de finalement rejeter la faute sur le pauvre Ron, qui n'avait rien fait, mais rien n'avait pu stopper la colère de Molly, et Blaise, en grand dramaturge, estimait qu'il était passé près de la mort.
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« Elle a failli me tuer ! »
« N'importe quoi ! On parle de Molly Weasley. »
« Elle est loin d'être inoffensive. J'ai failli mourir je te dis, tu devrais m'aider à surmonter ce traumatisme. »
« Et comment suis-je censé faire ça. »
« Sois inventif ! »
Il haussa un sourcil, et Harry eut un peu de mal à déglutir. Il ne savait pas s'il rêvait ou non, mais il avait clairement l'impression que Blaise le testait. « Sois inventif ». Il en avait de belles lui, qu'était-il supposé faire.
Il savait pertinemment ce qu'il était supposé faire, et après tout, pourquoi pas le faire. Il avait toujours peur d'être maladroit, ou de ne pas savoir s'y prendre mais Blaise n'était pas différent de n'importe qui d'autre. Il n'était pas différent d'une femme.
« Très bien ! » Déclara-t-il, d'une voix qui sonna bien plus sûre de lui qu'il ne l'était vraiment. « Ferme les yeux. »
« Quoi ? Tu ne va pas me faire de strip-tease ? J'ai besoin de mes yeux pour ça. »
« Pas de strip-tease non mais dis donc, tu prends tes rêves pour la réalité ! »
« Il parait que c'est comme ça qu'ils finissent par arriver pour de vrai. »
« Ferme tes yeux ! »
« D'accord, d'accord ! » Fit Blaise.
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Il s'exécuta, mais Harry n'oubliait pas qu'il s'agissait d'un Serpentard, et il agita sa baguette pour qu'un bandeau vienne en plus recouvrir les yeux de Blaise. Ce dernier marmonna un « la confiance règne » mais son petit sourire venait démentir ses propos. Il avait l'air d'apprécier l'initiative, et Harry lui, se sentait plus en confiance, du fait que Blaise ne pouvait pas voir ce qu'il faisait.
Après un nouveau coup de baguette de la part du Survivant, ce fut une petite musique d'ambiance qui s'éleva dans la pièce, qu'Harry quitta sans faire de bruit.
Il ne faisait pas patienter Blaise juste pour le principe, il avait besoin d'aller chercher quelque chose dans la salle de bain. Il était certain que Blaise possédait ce dont il avait besoin, et en effet, après une courte recherche, il finit par mettre la main sur ce qu'il voulait : une bouteille d'huile de massage.
Lorsqu'il revint dans le salon, Blaise n'avait pas bougé, et semblait écouter la musique.
Harry se demanda s'il allait recourir à la magie ou non, mais se décida finalement à saisir le bas du t-shirt à manches longues de Blaise, et à le lui retirer.
« Ah oui ? » Fit le noir « Tu t'offres le strip-tease tout seul, c'est injuste ! »
« Tu m'as demandé d'être inventif, c'était à tes risques et péril. »
Blaise torse nu, Harry le poussa un peu, pour qu'il se tourne, et que son dos ne soit plus accolé au dossier du canapé. Puis il versa un peu d'huile sur ses mains, et commença à masser le noir. Ce dernier eut une petite exclamation de surprise, car les mains d'Harry étaient fraiches, mais il s'y habitua rapidement, et Harry sentit qu'il se détendait.
Harry laissa ses mains parcourir son dos avec délicatesse. La peau de Blaise était chaude et douce, et avec l'huile qu'il étalait partout, elle allait sentir terriblement bon.
Il caressa longuement son dos, puis, enhardit par les petits soupirs satisfaits que poussait Blaise, il remit un peu d'huile sur ses mains et fit glisser ses mains des épaules de Blaise, jusqu'à son torse.
Il frissonna agréablement lorsque les doigts d'Harry effleurèrent ses tétons, et sentant qu'il aimait cela, il recommença... C'était bien plus facile de prendre ce genre d'initiative lorsque Blaise ne pouvait pas le voir. Il était moins timide, plus relâché.
Ses mains glissèrent plus bas, sur son ventre, mais il n'osa pas s'aventurer vers la bosse qui commençait tout doucement à se dessiner dans son pantalon.
Il préféra remonter masser la nuque de Blaise, avant de remplacer ses mains par sa bouche.
Puis il embrassa ses épaules, sa nuque encore, jusqu'à ce que Blaise tourne la tête. La demande était très explicite et Harry ne pouvait pas le lui refuser.
Il saisit ses lèvres et lui donna un long baiser, qui fit parcourir des tas de frissons le long de leurs colonnes vertébrales.
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A chaque nouveau baiser qu'il échangeait avec Blaise, il avait le sentiment de les apprécier encore plus, à un tel point qu'il lui semblait qu'il ne pourrait bientôt plus s'en passer. C'était électrifiant, envoûtant, grisant, et plein d'autres choses à la fois. Il aimait tellement la douceur des lèvres de Blaise, et la façon dont il l'embrassait.
Le baiser s'approfondit, et Harry, pris d'un sentiment d'invincibilité, se remit à titiller les tétons de Blaise. Il jouait à un jeu dangereux, il le savait, et le comprit encore plus lorsque Blaise saisit une de ses mains, et la porta sur son entre jambe.
Son érection ne faisait plus aucun doute et Harry sentit une bouffée d'excitation, mêlée d'un peu d'appréhension – le gagner –
Il eut l'impression de peser le pour et le contre pendant un moment, mais il ne lui fallut pourtant que quelques secondes pour décider.
Il déboutonna le pantalon de Blaise, et fit descendre la fermeture éclair, afin de pouvoir y glisser sa main plus facilement.
D'un geste plutôt timide, il effleura l'érection de Blaise, qui poussa un nouveau soupir appréciateur, avant de réitérer le mouvement.
Le noir affichait toujours un petit sourire, et Harry prit cela comme un signe encourageant à continuer ce qu'il faisait.
Il le caressa par-dessus son boxer pendant un petit moment, puis il eut envie de plus. Envie de sentir la peau de Blaise sous ses doigts.
Alors, il décida d'écouter ses envies, et d'un nouveau coup de baguette – il se sentait bien trop fébrile pour le faire sans magie – il se débarrassa du pantalon et du sous-vêtement de son compagnon.
Jamais il n'aurait pensé pouvoir être excité à la vision d'un sexe masculin tendu, mais force était de constater qu'il y avait une première fois à tout...
Il avait envie de toucher ce sexe, de le caresser, et même d'y mettre sa bouche, mais il n'était pas certain d'arriver à mettre cette envie à exécution.
Il préféra entourer la verge du noir de sa main, et commencer un lent mouvement de va-et-vient.
Comme il l'avait imaginé, sa peau était douce, et chaude, comme le reste de son corps, et semblait pulser d'un désir inassouvi, et les petites exclamations de plaisir qui s'échappaient de sa bouche lui suffisaient à comprendre qu'il s'y prenait plutôt pas mal.
Il continua ses mouvements, mais bientôt, Blaise vint poser de nouveau sa main sur la sienne, et d'une légère pression, lui signifia qu'il pouvait accélérer la cadence.
Harry obtempéra, son autre main, venant tour à tour flatter ses bourses, et ses tétons, jusqu'à ce que la respiration de Blaise accélère significativement.
« Stop... je… je vais... » Pantela Blaise.
Mais Harry, pris d'une décharge d'adrénaline, n'avait pas envie de s'arrêter, et il continua, jusqu'à sentir Blaise se raidir, et jusqu'à ce qu'une substance blanche et chaude vienne recouvrir ses doigts.
Alors il arrêta, et observa l'expression de Blaise, qui avait l'air de ne plus vraiment savoir comment il s'appelait.
Harry les nettoya, à l'aide de sa baguette, alors que Blaise arrachait finalement le bandeau qui lui recouvrait les yeux.
« Tu vois que tu sais être inventif Harry Potter ! Et tu devrais l'être plus souvent. J'adore quand tu es inventif. »
« Es-tu au moins remis de ton traumatisme weasleyien ? »
« Totalement... »
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Hermione venait de prendre une douche relaxante, et s'apprêtait à aller se faire à manger. Elle hésitait entre une omelette au fromage, et du poisson pané, lorsque son téléphone sonna.
Elle avait vite compris, qu'étant née moldue, elle ne pourrait pas s'en sortir sans téléphone, et avait d'abord fait l'acquisition d'un portable, puis d'un fixe, quand elle s'était installée. Il y avait parfois des ratés à cause des ondes magiques, mais de manière générale, cela marchait plutôt bien.
Toujours est-il que son téléphone fixe sonnait, et qu'elle était certaine qu'il s'agissait de sa famille.
Priant pour que ce ne soit pas sa grand-mère paternelle, dont les coups de fils duraient toujours des heures durant, elle décrocha le combiné en croisant les doigts.
« Allo ? »
« Hermione, ma chérie, ça va ? »
« Oui maman. Ca va ? Je m'apprêtais à préparer le repas. »
« Je pense que tu devrais venir manger à la maison. »
« Ah tiens, et pourquoi donc maman ? »
« Je regardais la télé avec ton père, et il y a eu un flash spécial d'informations. Je pense qu'il faut que tu viennes voir ça. »
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Une pierre tomba dans le ventre d'Hermione en entendant ces mots. Elle savait parfaitement de quoi il s'agissait et une bouffée d'angoisse s'empara d'elle. Ils avaient su que cela arriverait, mais voilà qu'à présent les choses étaient effectives. La catastrophe tant redoutée était sur le point de se produire.
Elle prévint sa mère qu'elle arrivait et enfila à la hâte une veste et des chaussures, avant de transplaner presque juste devant la maison de ses parents, où elle entra sans même sonner – elle savait que sa mère avait dû ouvrir, en prévention de son arrivée.
A la télévision, la BBC avait mis en place une édition spéciale, et les différents journalistes, dépêchés, sur place ou en plateau, avaient l'air de ne pas vraiment saisir ce qui était en train de leur tomber dessus.
En l'espace d'une minute, Hermione entendit le mot surréaliste au moins une bonne quinzaine de fois.
Un « rappel des faits en images » fut alors diffusés, et Hermione put voir des sorciers faire usage de magie devant des moldus terrorisés – bien évidemment, ils ne montraient que les images les plus spectaculaires, et les réactions les plus spectaculaires – des manifestations, des interviews de fanatiques religieux qui hurlaient, livres sacrés en main, que Satan était sur terre, venait ensuite la déclaration du Ministre de la Magie, et une courte allocution du président moldu.
Les voix off des journalistes étaient dramatiques. Pouvait-on croire à l'existence des sorciers ? A quel point étaient-ils dangereux ? Pourquoi se révélaient-t-ils et que fallait-il faire pour s'en débarrasser. A croire qu'ils n'étaient rien d'autre que des parasites, mais vu la façon dont les choses avaient été faites, Hermione ne pouvait pas vraiment leur en vouloir de parler de la sorte.
Elle se sentait désemparée devant de telles images. Et blessée d'entendre les mots si durs venant des moldus. C'était comme si sa famille parlait d'elle en ces termes, et ça faisait mal.
Mais d'un autre côté, elle était bien forcée de les comprendre.
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Combien de familles de nés-moldus refusaient au départ de croire en l'existence de la magie. La magie c'était quelque chose qui n'existait que dans les contes, et les légendes. Si on avait pris de le temps de leur expliquer, les choses auraient peut-être pu être différentes, peut-être… Mais à présent, il était trop tard, trop tard pour réparer quoi que ce soit. Trop tard pour effacer le mal qui avait été causé.
« Ma chérie, qu'est-ce que ça veut dire tout ça ? » Demanda finalement sa mère.
« Ca... c'est pourquoi j'ai été si occupée au travail ces derniers temps. Disons, que le Ministre de la Magie Américain se pense un peu supérieur, et qu'il a décidé qu'il serait bien pour les Etats-Unis tout entier que les sorciers se révèlent aux moldus, il se disait que les deux populations allaient pouvoir cohabiter. Sauf qu'il ne leur a pas demandé leur avis. Il a daigné en parler au président moldu, et il a signifié qu'il n'était pas d'accord, mais le Ministre n'en a rien eu à faire, comme tu peux le voir. »
« Mais... c'est terrible ! Et… il a le droit de faire cela ? Je veux dire... juridiquement parlant ? Une clause ou quelque chose. »
« Ce code du Secret Magique date d'il y a plusieurs siècles. A l'époque des chasses aux sorcières, des bûchers et tout le tintouin. Le climat était tellement particulier que je pense qu'ils n'auraient jamais imaginé que les sorciers puissent avoir ne serait-ce qu'envie de lever un jour le Secret que leurs ancêtre avaient eux même décidé. Et le code n'a jamais été modifié. Plus le temps à passé, et plus cela est devenu compliqué. Il y a des communautés sorcières dans tous les pays du monde à présent, et autant de gouvernements.
Si on avait voulu le changer je te parie que plusieurs pays auraient mis leur veto. Le Canada, d'autres pays d'Amérique du Sud. Ils étaient tous du même avis que les Etats-Unis, mais le Ministre de la Magie Canadien a eu la présence d'esprit d'écouter l'avis de son homologue moldu et cela a eu le mérite de le faire changer d'avis. Les autres ont ensuite plus ou moins attendu de voir ce qui allait se passer avec les USA… et vu le résultat... »
Les trois Granger se tournèrent vers la télévision, où les journalistes continuaient de discuter sur un ton grandiloquent. Il y eut ensuite un reportage ou des pseudo « sorciers » qui n'étaient autre que des moldus amateurs de paranormal, racontaient à qui voulait bien les interviewer qu'ils avaient toujours su que la communauté magique existait.
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« Je crois qu'il faut que j'aille au Ministère. » Souffla-t-elle alors.
« Ca ne sert à rien, ma chérie. Ce qui est fait est fait, tu ne vas rien arrêter, ou au contraire, aggraver, si tu y vas maintenant. Ca peut attendre demain. »
Hermione savait bien que ses parents avait raison, mais la lutte était dure et la télévision qui ne cessait de diffuser reportages, et images ne faisait rien pour arranger les choses.
Elle avait du mal à arracher ses yeux du poste, et même quand elle le faisait, elle ne pouvait pas ne pas entendre.
Cela continua de la travailler jusqu'à ce qu'elle rentre finalement chez elle. Elle essaya de se détendre en lisant, en prenant un bain, mais elle avait vraiment envie de prévenir Kingsley.
Elle savait qu'il devait savoir – si les sortilèges avaient finalement cédés comme prévus, les responsables s'en étaient forcément rendus compte, et avaient dû prévenir Kingsley en conséquence. Elle n'en doutait pas, mais elle avait tout de même le sentiment de ne pas faire son travail correctement.
Elle ne sut pas à quel moment elle décida que cela pouvait être une bonne solution, mais elle se retrouva rapidement à mettre ses chaussures, à prendre son sac, et à quitter son appartement.
Elle ne se rendit pas au Ministère, non, mais se retrouva devant une porte où sa main resta comme suspendue dans le vide. Voulait-elle vraiment annoncer sa présence ? Elle pouvait rentrer chez elle. Se coucher, s'endormir rapidement, pour arriver plus rapidement au lendemain. Mais elle ne le fit pas.
Au contraire, elle frappa à la porte, et se dandina d'un pied sur l'autre, ne sachant pas si elle devait partir ou rester. Cette réflexion ne dura qu'une poignée de secondes, parce que la porte finit par s'ouvrir rapidement, sur nul autre que Drago Malefoy.
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« Hermione ? » S'exclama-t-il étonné « Qui d'autre attend un bébé ? »
« Ah ah ah, très drôle. »
« Excuse-moi d'être étonné de constater ta présence ici. »
« Je... est-ce que je peux entrer ? »
Le jeune homme n'allait certainement pas faire une autre remarque, en tout cas pas avant qu'elle soit bel et bien entrée chez lui. C'était le genre de choses inespérées qu'il ne fallait certainement pas laisser filer sous son nez.
Il se poussa donc pour qu'elle passe devant lui, et referma ensuite la porte.
« Tu veux qu'on discute de nos rôles de parrain et marraine de Lennie ? » Interrogea-t-il.
« Tu n'as aucune idée de ce qu'il se passe ! » Répondit alors la jeune femme.
« Eclaire-moi ! »
« C'est la catastrophe aux Etats-Unis. Mes parents m'ont appelée en début de soirée... »
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Elle se mit alors à raconter ce qu'elle avait vu à la télévision, et Drago sembla tout de même abasourdi. Ils s'étaient attendus à ce genre de chose, mais certainement pas avec une telle ampleur.
D'un geste, Drago lui fit signe d'aller s'asseoir sur le canapé, et il alla leur servir un verre. Il pressentait qu'Hermione en aurait besoin, et peut-être même de plus d'un verre, vu la vitesse avec laquelle elle le descendait.
« On s'y attendait, non ? »
« Tu n'as pas vu les images ! C'est pire que ce qu'on imaginait. »
« Honnêtement... je m'attendais à ce genre de choses. Et malgré tout ce que j'ai pu dire sur les moldus quand j'étais jeune et con... il faut les comprendre sur ce coup là. »
« Mais je les comprends ! » S'écria Hermione « C'est blessant, mais je les comprends. »
« Alors, qu'est-ce qui te dérange, à l'heure actuelle ? » Demanda-t-il « Pourquoi tu es dans cet état. »
« Mais... parce qu'il faut s'organiser ! Prévenir le Ministère, réfléchir à ce qu'on va faire pour nos ressortissants qui vivent là-bas, prendre une décision pour la Coupe du Monde ! On ne peut pas rester là sans rien faire. »
« Calme-toi Granger ! Et réfléchis un peu de manière censée. Ca ne sert à rien de paniquer à ce propos maintenant. Ca peut attendre demain. Tu iras au Ministère à la première heure si tu en as envie, qu'est-ce que tu veux faire d'autre ?! »
Hermione lui jeta un regard qui lui indiqua qu'il savait parfaitement ce qu'elle pouvait faire d'autre, mais Drago secoua la tête, presque incrédule.
« Je ne sais pas comment tu peux penser à ne serait-ce qu'aller au Ministère maintenant ! »
« Kingsley doit être prévenu ! »
« Etre Ministre de la Magie n'empêche pas d'avoir une vie ! Ce n'est pas parce qu'il est le chef des sorciers qu'il doit travailler vingt-quatre heures sur vingt-quatre, et je suis presque certain qu'il n'est pas au Ministère à l'heure qu'il est. Et où qu'il soit, il sera prévenu. Les responsables au niveau du blocage des canaux doivent forcément savoir ce qu'il se passe. Ils ont été les premiers à avertir ceux qui devaient être avertis, sois en sûre.
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Hermione croisa les bras, affichant un air boudeur, dont elle refusait de se départir. En plus de cela, elle culpabilisait énormément, se sentant mauvaise professionnelle. Elle avait le sentiment qu'on lui en voudrait demain, si elle avouait qu'elle n'avait rien dit, tout en ayant eu connaissance de ce qu'il se passait.
Finalement, Drago se rapprocha d'elle, et passa un bras autour de ses épaules, la rapprochant de lui, jusqu'à ce qu'elle puisse poser sa tête contre son épaule. Le jeune homme retrouvait dans sa réaction tout ce qu'il détestait chez elle, mais dans le même temps, il la trouvait si fragile qu'il n'avait pas la force, ni l'envie de la secouer plus fort, pour qu'elle reprenne ses esprits.
Il détestait quand elle était zélée à l'extrême, à tel point qu'elle n'arrivait plus à faire la différence, entre ce qu'il convenait de faire en cas d'extrême urgence, et le reste. Ne pouvait-elle pas se relâcher un peu ? Non, il fallait qu'elle reste à tout prix Miss Parfaite, l'employée modèle et exemplaire, à qui on pouvait donner toutes les promotions possibles sans réfléchir, et qui finirait par gagner le prix d'employée modèle, avant d'être élue Ministre de la Magie par des gens qui auraient confiance en elle et en sa manière de travailler.
Il détestait cette partie d'elle, mais il aimait tout le reste, et surtout, par-dessus, il aimait la sentir tout contre lui, pouvoir respirer l'odeur vanillée de chez cheveux, percevoir son cerveau qui fumait presque. Il avait tellement envie d'être près d'elle, tous les jours, tous les soirs, de se coucher à ses côtés et se réveiller de nouveau à ses côtés à chaque lendemain matin.
Quand il pensait au simple fait qu'elle soit venue le voir ce soir lui prouvait qu'il était plus que jamais près de son but. Il allait la récupérer. Hermione serait de nouveau à lui.
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« Elle est tellement adorable ! J'ai hâte que tu puisses la voir ! »
« Tu m'as fait peur ! » Répondit Neville en riant, j'ai cru que tu allais me dire que tu avais hâte que je l'aie en tant qu'élève à Poudlard. »
« Oh non, je ne suis pas comme Drago, Blaise, et Ron ! Je profite de l'instant présent. Les bébés grandissent toujours trop vite. Je veux pouvoir la tenir dans mes bras, et lui donner à manger pendant très longtemps. Elle est si mignonne ! A croquer. »
Neville sourit devant l'enthousiasme de Daphné, à parler de la petite Lennie. Enthousiasme qui était quelque peu contagieux. Le professeur avait hâte que le week-end arrive afin de pouvoir se rendre chez Pansy et Ron, rencontrer la petite Lennie.
La jeune maman était finalement sortie de la maternité, et la vie à trois avait réellement pu commencer.
« Comment va Pansy ? » Demanda justement Neville. « Elle ne martyrise pas trop Ron. »
« Pas plus que d'ordinaire, bizarrement. Il a souffert lors de l'accouchement, mais elle s'est calmée depuis. Est-ce que cela durera, je n'en sais rien, mais pour le moment, elle a l'air de gérer plus ou moins bien ses hormones. Elle a la fibre créative en plus de cela. Lennie l'inspire selon ses dires – ce que je peux tout à fait croire – et elle ne fait que de m'envoyer de nouvelles idées de vêtements et d'accessoires. Notre boutique va vraiment se transformer en magasin de puériculture, si ça continue. »
« Seulement pour un temps. Lennie grandira éventuellement et ce seront ensuite des vêtements pour petite fille, et puis pour adolescente. »
« Hé ho, ne va pas trop vite ! Laisse-moi profiter de l'instant présent, tu te souviens. »
« J'ai plutôt envie de profiter de ce moment présent... » Souffla Neville, avant d'attirer Daphné à lui.
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Il posa ses lèvres sur les siennes, et la jeune femme ne put refuser ce baiser. Elle aimait tellement que Neville l'embrasse, cela pouvait lui faire oublier n'importe quel sujet abordé, tant la sensation de ses lèvres sur les siennes était bien plus intéressante.
Ils s'accordèrent une pause baisers assez conséquente, avant de se blottir l'un contre l'autre sur le lit du professeur.
« Tu crois que ça va leur donner des idées ? » Demanda Neville.
« Des idées ? Quoi ? A qui ? Je suis perdue là, de quoi est-ce que tu parles ? »
« L'arrivée de Lennie. »
« Donner des idées ? A qui est-ce que ça pourrait donner des idées. A Théo et Luna ? » Questionna Daphné « Je ne pense pas. Ils ne sont pas ensemble depuis si longtemps que ça. Et même s'ils en avaient envie. Théo me l'aurait dit. »
« Bien sûr que non, pas eux. Drago et Hermione voyons. »
A l'entente de ces mots, Daphné ne put s'empêcher de ricaner, d'un air un peu moqueur.
« Drago et Hermione ? Un bébé ? L'acte de faire des bébés ? Jamais de la vie. »
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La facilité avec laquelle Drago avait réussi à convaincre Hermione de rester dormir était assez déconcertante. Elle devait vraiment être très perturbée à l'idée de ne pas prévenir qui que ce soit, parce que dormir en « terrain ennemi », là où elle n'avait pas le contrôle de quoi que ce soit, ne lui ressemblait vraiment pas.
Mais pourtant, elle était bien là, dans son lit. Elle y avait passé la nuit, sans changer d'avis, sans partir.
Drago n'avait rien fait d'autre que la tenir dans ses bras, lui caresser les cheveux, et déposer de temps à autre un baiser sur son épaule ou sa joue. D'une part parce qu'il ne voulait pas la faire fuir, et d'autre part parce que rien que ces quelques gestes le rendaient heureux plus que tout au monde.
Et quand l'heure du lever arriva, ni l'un ni l'autre n'eut le temps de trouver les choses étranges, puisqu'ils étaient pressés de se préparer et d'arriver rapidement au Ministère – Hermione plus que Drago, mais il s'activa tout de même plus rapidement qu'à la normale.
A leur arrivée sur leur lieu de travail, ils ne purent s'empêcher de remarquer qu'une agitation différente régnait. Il était tôt, et déjà, des notes volaient dans tout les sens.
« Oh Merlin ! » S'écria Hermione « Pourquoi est-ce que je n'ai pas pensé à ça ! J'aurais dû envoyer une note hier. »
« Pour qu'elle finisse avec toutes celles-ci, et probablement jamais lue ? Réfléchis un peu Granger ! »
Cette dernière haussa les épaules. Elle détestait quand il avait raison, et elle ne comptait certainement pas l'admettre.
Elle préféra se ruer dans son bureau, afin de découvrir que Kingsley l'avait convoquée – avec d'autres personnes sans aucun doute – à neuf heures tapantes.
Cela lui laissait assez de temps pour préparer une liste de questions et de remarques...
Elle n'était rien d'autre qu'une boule de nerfs et de stress lorsque vint l'heure de se rendre dans la salle de conférence, et vu les têtes que tiraient certains, elle n'était pas la seule à se trouver dans cet état.
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« Je suppose que vous avez tous appris la nouvelle. » Commença Kingsley de but en blanc. « Nos enchantements qui bloquaient les canaux d'information moldus ont cédés, et les moldus du monde entier sont maintenant au courant de ce qu'il se passe au Etats-Unis. »
« Les moldus sont donc plus au courant que nous ! C'est incroyable ! »
« Je peux vous éclairer ! » Fit Hermione, avant d'expliquer ce qu'elle avait vu dans la télévision de ses parents.
Les expressions de ses collègues reflétaient ce qu'elle ressentait, et Kingsley avait un regard plus sombre que jamais.
« Bien... que faisons-nous ? » Demanda finalement quelqu'un.
« Les choses vont s'articuler de plusieurs manières différentes. Cet après-midi, je rencontre mon homologue moldu. Je ne peux évidemment pas prévoir le déroulé de notre entrevue, mais je vais lui proposer de répondre clairement aux interrogations que ses citoyens vont se poser et d'expliquer qu'il existe également une communauté sorcière au Royaume-Uni. Je vais également lui proposer de faire une déclaration commune pour que les moldus sachent que nous nous engageons à rester cachés entre guillemets et que la situation des USA ne se produira pas ici.
En attendant que ces choses se mettent en place – même si je pense que cela sera fait rapidement – je vous demande d'être à l'écoute des inquiets, qui vont se faire plus nombreux, et de continuer à répondre aux demandes comme vous le faites jusqu'à présent.
Demain, ce sera la réunion commune avec les participants à la Coupe du Monde. Les représentants des équipes seront également conviés et nous prendrons une décision finale. Rien n'est fait bien sûr, mais je pense que nous nous orientons vers une Coupe du Monde sous conditions inflexibles. A l'heure actuelle, au vu des évènements, nous ne pouvons pas loger les équipes, et faire des entraînements et des matches en sachant que des débordements plus ou moins violents peuvent avoir lieu.
Si nous n'avons pas la garantie que cette Coupe du Monde, ainsi que toute sa préparation, ne peut pas avoir lieu dans des conditions de sécurité optimales, nous n'y participerons pas.
Des murmures et regards s'échangèrent entre plusieurs personnes, et Hemione leva les yeux au ciel. Ce n'était que du sport ! Ils n'allaient pas en faire tout un plat si jamais la Coupe du Monde n'avait pas lieu !
« Le sport, les moldus, très bien, mais qu'en est-il de nos ressortissants qui sont peut-être en danger ? »
« Comme je l'ai dit précédemment, il faut continuer à répondre aux demandes, à conseiller et à rassurer, mais il ne nous faut en aucun cas, les forcer à quoi ce que soit. Si certains veulent rentrer en Angleterre, il nous faut les aider dans ce sens, et au contraire, si d'autres veulent rester aux USA, il nous faut ne pas les décourager, et les forcer à choisir de rentrer. »
Hermione écoutait attentivement et était dans l'ensemble d'accord avec ce que le Ministre de la Magie racontait, mais il n'empêchait qu'il lui manquait quelque chose de très important : que pensait le Ministre de la Magie Américain de la situation, et surtout, que comptait-il faire pour y remédier...
Et voilààààààààààà. Bon, il est clair qu'on est dans la merde, moi y compris ahah
Mais vous avez eu du Blaise:harry et du dramione alors soyez heureux ahahah.
Bisous Bisouuuuus
