Oh Hello cher vous !

Ces derniers temps j'ai pris le temps de lire beaucoup de fanfic (sur Potter obviously) mais en anglais. Donc je viens ici avec une demande déjà effectuée auparavant. Avez-vous dans votre cœur une fanfiction, un drarry cela va de soi qui vous a beaucoup touché (pitié pas une deathfic) et qui est terminée.

Aussi une partie de moi réfléchie à la possibilité d'écrire un Ron/Harry (huhuhuhu).

Enfin bref, vos mots d'amour étaient un plaisir que j'ai savouré avec intensité !

Titou Douh a corrigé ce chapitre pour vous les agneaux, soyez reconnaissant J

Karrow : Hahaha j'ai tout tassé en un !

May : Parce que Draco est une fouine ! Toujours capable de percer les secrets de Potter ! Je te donne mon clavier:/, je suis trop prévisible sapristi ! Merci à toi et j'espère que tu apprécieras ce chapitre malgré tes dons de sorcière XD !

Hellehaare : Nope pas belle du tout. Harry a de bonne mais détestable raison tout de même. Pareil, je ressens la même chose pour Ginny. Team old school mais ça reste une romance basée sur Poudlard et j'aime bien le sesque XD ! Maintenant les jeunes ne sont plus si jeunes ! Merci pour tes encouragements ! Koeur sur toi !

Aussidagility : Hop il faut attendre que la réalisation frappe Harry !

Ewi : Une histoire dans une histoire haha ! Bon celui-ci ne sera peut-être pas aussi « rempli » mais j'espère qu'il fera l'affaire ! Koeur Koeur !

Vualà les agneaux ! Je vous laisse ça là !

Bonne lecture !

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MA BOUCHE, TA VOIX

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« Now all I want to know is how to go
I've tasted blood and I want more (more, more, more) »

Touch-A, Touch-A, Touche me. The Rocky horror picture show

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Ronald Weasley n'était pas un imbécile.

Il était doué aux échecs, savait conduire une voiture (illégalement), était préfet et sportif, il jouait dans l'équipe de Quidditch de Gryffondor. Il n'était pas le plus brillant des élèves mais il savait qu'il pouvait réussir en se concentrant assez.

Il avait des défauts, aussi. Il était impulsif, maladroit, il parlait souvent sans réfléchir et pouvait être blessant et manquer de tact... Mais il avait aussi de nombreuses qualités. Il était un ami loyal et dès que quelqu'un avait un problème, il savait détendre l'atmosphère et remonter le moral. Il était amusant et ne refusait jamais d'aider quelqu'un quand on lui demandait gentiment.

Mais ce qui définissait le plus Ron Weasley était son attachement à sa famille.

Il en aimait chaque membre avec une telle intensité qu'il pouvait partager la peine de ces derniers. Quand Percy avait appris qu'il serait à Serpentard, il s'était demandé si tout allait changer. Et certaines choses avaient changé. Ron avait toujours entendu beaucoup de mal de la maison vert et argent de la bouche de sa tante Muriel qui avait pris un malin plaisir à fustiger Percy pour ses ambitions. Ron était encore un enfant mais il n'avait pas hésité à la traiter de vieille peau acariâtre ; ce qui avait choqué tout le monde, même son grand frère.

Ron avait aussi été l'un des premiers à tester les nouveaux produits de Fred et George, subissant les aléas des effets en râlant mais ne refusant jamais de recommencer.

Il était un bon frère. Il avait toujours pensé être un bon frère.

Il l'avait été longtemps pour Ginny. Il avait été son meilleur ami, ils avaient fait tout et n'importe quoi ensemble. Tout ce que ses frères lui avaient appris, Ron l'avait appris à Ginny.

Il tenait à elle comme à la prunelle de ses yeux. Il l'avait vue grandir, il l'avait vue se détacher de lui et se forger son propre caractère. Il avait vu Ginny devenir quelqu'un d'exceptionnel. Elle était juste et bonne envers tout le monde et elle n'hésitait pas à le remettre à sa place.

Ginny lui avait fait la morale sur son comportement avec Hermione. Ginny lui avait dit d'arrêter d'insulter Harry Potter parce que c'était quelqu'un de gentil. Ginny lui avait dit d'arrêter d'être d'aussi mauvaise foi concernant les serpentard... Et lui se retrouvait à bafouiller de colère parce qu'elle ne comprenait pas. Les serpentard avaient pris Percy puis les jumeaux. Les serpentard se pavanaient alors qu'ils avaient longtemps insulté leur propre famille.

Ron était le seul à avoir la rancune tenace mais sa rancune mourrait comme peau de chagrin à mesure que les années passaient. Et Harry Potter effaçait à lui seul une grande partie des préjugés liés à cette maison. Et dans son sillage, il avait entrainé Hermione Granger, Dean, Neville, Luna et Ginny.

Ginny, qui ne parlait que de lui.

Harry Potter était doué. Doué pour amadouer son monde. Doué pour plaire. Doué pour se faire apprécier facilement.

Et Ron avait trouvé ça suspect : quelqu'un ne pouvait pas avoir autant de qualités sans une once de défaut. C'était impossible. Aussi, il avait cru tenir une certaine victoire en le voyant fuir leur salle commune. En voyant Ginny les larmes aux yeux.

Harry Potter avait blessé sa petite sœur et il ne s'en sortirait pas comme ça.

OooooooooooOooooooooooO

Draco Malfoy boudait.

Harry pouvait le voir à sa mine renfrognée et au petit mot qu'il lui avait envoyé. Un dessin de lui se faisant foudroyer sur son balai, avec inscrit en dessous « faux frère ».

Le brun passa une main dans ses cheveux, essayant de voir s'il les avait aussi ébouriffés que sur le griffonnage. Harry n'était pas aussi bon que Draco avec une plume mais il se força à répondre quelque chose. Il tenta de dessiner un Draco Malfoy boudeur avec des petites tornades au dessus de sa tête et un autoportrait de lui-même faisant de grands gestes pour se faire remarquer. C'était puéril et gamin mais ça amusa Harry le temps qu'il gribouilla. Puis il lança le papier sous forme de boulette, vu qu'il n'avait aucun talent de pliage. Draco avait bien tenté de lui apprendre mais Harry demeurait un parfait incapable.

Le blond observa la boulette rouler sur son parchemin. Il jeta un regard furieux à Harry qui se contenta de lui sourire. Draco déplia le papier, haussa un sourcil face au dessin puis braqua un regard froid sur Harry avant de revenir à ses cours.

Mais Harry n'était pas dupe : Draco avait rangé le dessin précieusement et à présent, il affichait son éternel petit sourire moqueur.

Une fois le cours terminé, ils se retrouvèrent presque épaule contre épaule.

- Je ne t'ai pas demandé la lune, pourtant ! Juste des Chocogrenouilles !

- J'ai oublié, se défendit Harry. Tu vas me dire que tu penses à moi quand tu te promènes à Pré-au-Lard, peut-être ?

Draco le regarda horrifié.

- A chaque fois que je passe devant le coiffeur, oui !

Harry leva les yeux au ciel.

- Tu es vraiment dramatique…

- Je suis surtout en hypoglycémie. Si je tombe dans les pommes, ça sera uniquement de ta faute.

- Qui va tomber dans les pommes ? intervint Hermione qui venait juste de les rejoindre.

- Draco… J'ai oublié de lui acheter sa réserve de bonbons. Maintenant il est irritable.

- Tu es drogué au sucre, Malfoy… Tu devrais peut-être tenter une cure pour te débarrasser de cette addiction.

- Et la voilà qui ramène sa science, grogna Draco. Si tu trouves une explication par rapport à pourquoi le cerveau d'Harry James Potter est incapable de retenir une information aussi basique que « je dois acheter des bonbons », alors j'envisagerais peut-être de me poser des questions sur ma santé.

- Tu deviens dramatique, concéda Hermione.

- Ha ! s'amusa Harry.

- Allez vous faire voir, tous les deux !

Sur ces mots, Draco s'empressa de les distancer, laissant Harry et Hermione se moquer de lui.

- Dis, Harry ? Est-ce que c'est toujours bon pour les vacances ?

Harry papillonna des yeux.

- Pourquoi ça ne le serait pas ?

Il vit les joues de son amie rosir légèrement.

- Je me disais juste que tu avais peut-être changé d'avis.

Harry fut très sérieux et regarda gravement Hermione.

- Non, je n'ai pas changé d'avis.

- Bien.

Il put lire le soulagement sur le visage de la jeune fille.

- Tu passes les fêtes chez tes parents et ensuite tu viens chez moi.

- D'accord. Et… Est-ce que tu as demandé à Draco s'il voulait venir chez toi ? Tu m'as dit que tes parents l'avaient proposé.

Harry se mordit l'intérieur de la joue. En effet, son père lui avait écrit ça en même temps qu'il lui avait proposé d'inviter Hermione. Harry avait sauté sur l'occasion parce que c'était inespéré pour lui d'inviter ses amis, ou plutôt son amie, chez lui. Il aurait été encore plus heureux si Ron avait été de la partie mais ce n'était pas le cas.

Cependant, Harry avait relu quatre ou cinq fois le passage de sa lettre où son père soumettait l'idée d'inviter Draco pendant les vacances, au même titre qu'Hermione... Parce qu'il était partagé. Partagé et mortifié. Sa première réaction, en vérité, avait été d'être tout bonnement heureux de cette proposition. Puis il avait retourné le pour et le contre.

Il n'y avait pas de contre à proprement parlé. Le seul contre était de savoir s'il arriverait à contrôler son esprit qui partait dans tous les sens en présence de Draco. Et lui qui était d'aventure plutôt courageux perdait toute trace de bravoure quand il s'agissait de formuler à haute voix l'invitation.

- Pas encore, dit-il. J'attends... Hum, le bon moment.

Hermione lui offrit son regard « je te suspecte de ne pas tout dire » mais Harry fut sauvé par le commencement de leur dernier cours : le cours de duel d'Apedermak Leone, ou plutôt… Regulus Black.

L'homme noir avait déjà fait entrer la plupart de ses élèves et Hermione et Harry s'empressèrent de rentrer en classe. La première chose qu'il capta fut le regard courroucé de Daphné Greengrass qui n'avait, semblait-il, pas digéré l'humiliation.

- Pour ce dernier cours, que diriez-vous de véritables duels ?

Tous les élèves écarquillèrent les yeux, Harry compris.

- A vous de vous maitriser pour ne pas tuer votre partenaire de duel. J'aimerais que chacun puisse voir les progrès qu'il a faits. Donc… Lesquels d'entre vous veulent commencer ?

Ron Weasley leva immédiatement la main.

- Bien, monsieur Weasley, venez par ici. Quelqu'un pour être son adversaire ?

- Potter ! clama Ron presque immédiatement.

Harry se retint de soupirer. Draco lui jeta une œillade furieuse, l'encourageant à ne pas répondre à l'attaque, ce qui était un comble. L'inquiétude de Draco lui réchauffa le cœur mais Harry décida de se lever. Il n'était pas obligé d'être offensif.

- En informulés ? demanda Harry.

- Non, concentrez-vous sur les sorts de base. Déstabilisez votre partenaire, surveillez votre défense puis désarmez-le ou faites-le tomber.

Harry sortit sa baguette du holster offert par Syracuse et l'auror Chester et se plaça en bout de salle. Il vit Ron se mettre de l'autre coté. Son regard était plus froid que d'habitude.

- Dès que vous êtes prêts. Weasley ?

- Je le suis.

- Potter ?

- De même.

Leone s'écarta et Harry eut à peine le temps de se protéger qu'un expulso vint s'écraser contre son bouclier.

- Obscuro !

Ron se protégea avec la même ferveur.

Bientôt, le duel se transforma en quelque chose de plus violent. Harry savait que Ron était fort et doué et qu'il avait une meilleure technique pour jeter des sorts et Harry, lui, faisait amplement confiance à son instinct. Il n'était pas inquiet, il maitrisait ce duel et observait déjà la prochaine ouverture.

Soudain, quelque chose bloqua son pied. Harry bascula en arrière au moment où Ron lançait un diffindo d'une rare violence. Une vive douleur parcourut son visage. Il entendit les cris de Draco, d'Hermione et de Leone. Harry tomba en arrière, sur le dos, ce qui lui tira un gémissement douloureux. Il sentit quelque chose de chaud couler le long de son cou et comprit que c'était son sang.

Leone fut le premier sur lui.

- Harry ! Bon sang, tu vas bien ?!

- Mmhmh, répondit Harry.

Sa mâchoire le piquait et le col de sa chemise devenait humide mais il n'osa pas ouvrir la bouche.

- Non mais qu'est ce qui t'as pris, espèce de babouin orange !? hurla Draco. Tu voulais le tuer !?

- Quoi… Non, bredouilla Ron.

Harry observa Hermione du coin de l'œil. Elle avait pointé sa baguette sur Daphné.

- Interférer en plein duel, tu es la plus détestable des sorcières ! s'emporta Hermione. Donne-moi une bonne raison de ne pas faire tomber tes cheveux maintenant !

- Tu n'as aucune preuve ! Potter est juste maladroit.

Harry voulut se redresser.

- Non, ne bouge pas, la plaie est affreuse.

Leone exécuta un sort de stase sur sa blessure et le laissa au sol avant de se tourner vers les autres élèves.

- Miss Granger, Monsieur Malfoy, veuillez conduire votre ami à l'infirmerie je vous prie. Miss Greengrass, ayez l'obligeance de me donner votre baguette.

- Quoi ! Pourquoi ?

Harry vit Hermione et Draco s'empresser de le rejoindre, passant chacun un bras sous les siens.

- Oh, Harry..., geignit Hermione.

- Je vais le tuer ! siffla Draco. Cet imbécile d'empoté de Weasley, je lui ferai bouffer ses tâches de rousseur !

Harry voulut en rire mais n'émit qu'un simple gargouillis.

- Ne parle pas, Harry, fit Hermione. Viens, allons-y.

Draco et Hermione le traînèrent à travers les couloirs jusqu'à l'infirmerie. Quand ils y arrivèrent, Harry voulut pousser un soupir fatigué : il avait réussi à ne pas y mettre les pieds une seule fois depuis la rentrée. Plus de trois mois, c'était un record.

Pomfresh s'avança immédiatement vers lui et le regard interloqué qu'elle lui lança ne lui fit pas plaisir.

- Par Merlin, ce sort de découpe ne vous a pas raté ! Asseyez-le là-bas, j'arrive toute de suite !

Draco supporta le poids d'Harry et le brun se sentit vide au moment où ses deux camarades le laissèrent sur le lit.

Le regard d'Harry passait d'Hermione, qui avait les yeux humides, à Draco, qui contenait sa fureur du mieux qu'il pouvait.

Pomfresh revint enfin avec un petit pot dont Harry connaissait la provenance. Il voulut sourire et pointer le pot du doigt à Hermione mais grimaça douloureusement.

- Ne faites pas de mouvement de la bouche ! Levez la tête, je vais retirer le sort de stase. Il se peut que du sang coule. Vous avez eu de la chance, ça n'a pas touché la carotide mais votre veine jugulaire. Un sort de stase impressionnant, je dois dire. Vous allez sûrement vous évanouir et j'en suis désolée.

- Quoi ? fit Draco.

Harry leva le pouce dans sa direction.

- Ne fais pas le fier, pesta le blond. Potter, ton visage…

- Soit vous vous taisez, soit vous sortez d'ici. Choisissez !

Draco et Hermione gardèrent le silence. L'infirmière pointa sa baguette sur le visage d'Harry et de nouveau le liquide chaud… Son propre sang… Se déversa sur son cou.

Harry sombra.

OoooooooooooOooooooooooO

Harry devaitt passer la nuit à l'infirmerie et Draco redescendit dans les cachots pour lui prendre son pyjama. Quand il arriva dans sa salle commune, il trouva Daphné, Blaise et Théodore faisant le pied de grue.

- Comment il va ? demanda Blaise.

Draco haussa un sourcil : c'était la première fois que le garçon semblait inquiet, tandis que Théodore avait, pour sa part, l'air réellement concerné.

- Il est mort, fit sombrement Draco.

Daphné écarquilla les yeux.

- Quoi…

Blaise se tourna vivement vers elle.

- Mais qu'est ce qui t'as pris !?

- Oh… Donc c'est bien toi qui lui a lancé un sort.

- C'était juste sensé le déstabiliser ! Je ne pouvais pas savoir que Weasley lancerait un sort de découpe ! Le professeur n'avait parlé que de sort de désarmement ou d'expulsion ! Je ne voulais pas…

- Calme-toi, Daphné, il dort. Je suis juste venu récupérer des affaires.

- Draco ! s'exclama Théodore.

Le blond l'ignora totalement. Il descendit les marches et rejoignit sa chambre. Sans cérémonie, il ouvrit la malle d'Harry qui n'émit aucune protestation. Draco trouva la cape d'invisibilité soigneusement pliée mais s'empara plutôt de cet horrible pyjama bleu nuit à motif de vifs d'or qu'il trouva amusant. Il trouva même un boxer avec un design similaire et le prit immédiatement puis se redressa pour observer le lit du brun. Après quelques secondes de réflexion, il attrapa l'énorme peluche en forme de Magyar.

Enfin, il pointa sa baguette sur la malle et dressa quelques protections dessus après l'avoir fermée. Il entendit Apophis siffler.

- Ton maître est défiguré mais tu pourras dormir avec moi, ce soir.

Draco revint dans sa salle presque en courant. Blaise y faisait les cent pas, Daphné se triturait les ongles et Pansy venait de faire son apparition.

- Alors ? demanda t-elle.

- Alors, il a la moitié du visage coupé en deux.

Daphné poussa un gémissement déplaisant mais Pansy éclata de rire.

- Arrête ça, dit-elle.

- Impossible : sa beauté est ravagée, il n'est plus qu'une hydre à deux têtes.

Mais Draco affichait un petit sourire en coin en disant ça. Il fallait qu'il plaisante là-dessus parce que sinon, il mettrait à exécution la menace de Granger : faire tomber les cheveux de Daphné. Puis se rendre chez les rouge et or et transformer Weasley en patacitrouille avarié. Il n'avait pas l'âme à pardonner comme Harry. Il avait de très sérieuses envies de meurtre à cet instant, aussi posa-t-il un regard dur sur Daphné.

- Je ne sais pas ce qui t'est passé par la tête pour t'en prendre à lui mais si c'était dans l'unique but de me blesser, félicitations : tu as réussi haut la main. Seulement, la prochaine fois que tu décides de t'en prendre à Harry et ce, peu importe la manière, je te le ferai payer.

Daphné devint livide mais Draco ne perdit pas de temps à la prendre en pitié. Il s'empressa de sortir de la salle commune des serpentard. Quand il arriva enfin au niveau du dispensaire. Il pensa trouver Harry endormi mais ce dernier était réveillé et plus ou moins assis dans son lit, le dos callé contre plusieurs oreillers.

OoooooooooOoooooooooO

Harry tourna immédiatement la tête dès que la porte s'ouvrit mais son geste brusque lui tira une grimace. Pomfresh ne lui avait donné aucune potion pour le moment à part une de regénération du sang, préférant attendre qu'il se change pour s'écrouler de fatigue.

De plus, il avait compris qu'il serait privé de dîner.

Malheureusement, la vue de Draco Malfoy tenant l'énorme peluche et son pyjama à vifs d'or lui tira un grand sourire qui se transforma en un écho douloureux dans sa mâchoire et son cou.

- J'en déduis par ton sourire idiot que tu es content de me voir.

Harry pointa du menton la peluche et Draco grogna avant de la lui jeter dans les bras. Le brun allongea la créature en tissus à coté de lui. Puis il sortit du lit.

- Qu'est ce que tu fais ? demanda Draco abruptement.

Harry pointa du doigt son pyjama et la salle de bain attenante de l'infirmerie.

- Où est Pomfresh ?

Il haussa des épaules et Draco regarda tout autour de lui. Puis ses yeux se posèrent sur le petit pot de crème que l'infirmière avait sorti.

- « Onguent Potter »… C'est de ta mère ?

Harry fit « oui » de la tête.

- Bon sang, ton nom est partout. J'espère que cette coupure a fait dégonfler ta grosse tête.

Harry fit « non » de la tête. Draco lui adressa son regard le plus bovin avant de lui tendre son pyjama en soupirant.

- Va te laver, je t'attends.

Harry lui tourna rapidement le dos et se rendit dans la salle de bain. La première chose qu'il fit fut de se regarder dans la glace. Hermione avait eu raison de pleurer : la balafre partait du haut de sa joue droite jusqu'au milieu de son cou en une plaie nette et rouge.

Harry grogna.

Il grogna en déboutonnant sa chemise pleine de sang.

Il grogna en se lavant.

Il grogna en s'essuyant.

Pas parce qu'il était furieux mais parce qu'il cherchait une petite trace de colère en lui et se retrouvait à ne rien ressentir, aucune haine envers Ron Weasley. Il n'arrivait pas à lui en vouloir, parce qu'il était sûr que Ron avait de bonnes raisons de lui avoir fait ça. Peut-être que Ginny lui avait raconté qu'il avait été blessant et horrible avec elle, alors cette attaque était justifiée.

Et puis, il y avait une autre raison. Une raison plus ancienne et qui n'avait peut-être pas lieu d'être mais il n'arrivait pas à se la sortir de la tête.

L'autre raison était Draco Malfoy. Et le sectumsempra.

Il était trop bien placé pour savoir que certains actes pouvaient être immédiatement regrettés. Peu importait à quel point on pouvait détester la personne. Quand l'on blessait quelqu'un sans vraiment le vouloir, la vague de regret était souvent pire que l'attaque elle-même. Harry était sûr que Ron le regrettait, quelque part.

Quand il revint dans la pièce principale, il trouva Draco debout, comme s'il avait été sur le point de venir le chercher.

- J'ai cru que tu t'étais évanoui, dit-il.

Son ton était légèrement alarmé mais son visage laissait juste paraître une sorte de colère froide. Harry revint vers son lit et s'assit en tailleur. Draco ne tarda pas à prendre place en face de lui de la même façon.

- Pomfresh est venue, elle m'a demandé d'appliquer la crème sur ta joue.

Harry leva les yeux au ciel et tenta de récupérer le pot mais Draco le mit hors de sa portée.

- Bas les pattes, Potter ! Je m'occupe de ça.

Harry fronça légèrement les sourcils avant de laisser un soupir frustré s'échapper de ses lèvres. Mais il décida de ne pas faire plus de geste, il ferma les yeux et tendit son visage vers Draco. Il attendit bien une dizaine de secondes avant que le bruit caractéristique du pot qui s'ouvre se fasse entendre.

- Je te jure, Harry, je vais empoisonner son repas ! Il sera mort avant même que tu aies le temps de dire « ouf ».

Harry savait que ce n'était que des menaces en l'air mais au lieu de lui retourner l'estomac, ce fut comme si une myriade de papillons venait de s'envoler dans son ventre.

- Louve, souffla-t-il du bout des lèvres.

- Oh, répondit Draco, Lupin, bien sûr… Tu es plus cruel que moi, finalement. A sa place, c'est de Nolan que j'aurais peur.

Harry voulut en rire mais l'index de Draco s'appuya contre ses lèvres.

Ça aurait du être le contact de trop. Pourtant, la suite fut meilleure. Dès l'instant où le doigt du blond quitta sa bouche, Harry crut mourir. Très vite, il sentit le pouce de son camarade, enduit de la crème froide, se poser sur sa coupure. Il ne ressentit aucune douleur, juste le froid. Un frisson le fit trembler de tout son long.

- C'est froid, oui, commenta inutilement Draco.

Harry préféra garder les yeux fermés tout le long de l'opération. Il savait que s'il les ouvrait, il serait incapable d'agir de façon cohérente.

Il était tellement conscient de la douceur des doigts de Draco sur sa peau que c'en était affolant : son pouce, qui tenait sa mâchoire en place, son index, qui courait le long de son cou, son majeur, qui suivait la cadence en le frôlant doucement... Harry se fit une image mentale du visage concentré de Draco et la position qu'il avait devint vite un problème. Sans crier gare, il décroisa les jambes et ramena ses cuisses contre son torse.

- Fais gaffe, ne bouge pas.

Oh, si, il devait bouger. Il devait bouger parce que la chaleur de Draco avait pénétré chaque pore de sa peau et gorgé son sexe de sang. Harry était perdu. Il laissa échapper un son plaintif et la main de Draco se retira immédiatement.

- Je t'ai fait mal ?

Harry rouvrit les yeux et il sut…

Il était amoureux.

De ses yeux gris, de ses lèvres fines, de ce nez et ce menton pointus, de ses cheveux trop blancs, de cette peau trop nacrée. De sa voix, de son rire, de ses mimiques. De toutes ces choses qu'il connaissait déjà sans vraiment les connaître et de ces choses qu'il avait apprises.

Il était amoureux de Draco Malfoy et c'était le scénario le plus inenvisageable au monde.

- Harry ?

Harry récupéra le pot et le ferma. Draco le regardait comme s'il allait tourner de l'œil dans la minute puis décida de lui donner un peu de répit.

- Pomfresh a laissé cette potion pour toi. Je pense… Que tu devrais dormir.

Harry leva la main avec le pouce et l'index réunis. Draco quitta le lit et observa Harry boire la potion. Harry attrapa sa manche avant que ce dernier ne s'éloigne.

- Quoi ?

Harry tenta de lui faire comprendre « pas de vengeance ». Il n'était pas sûr d'y être parvenu jusqu'à ce que Draco affiche un sourire moqueur.

- Inutile, il sera la lie de tout Poudlard.

Harry tenta un regard exaspéré mais déjà, les effets de la potion se faisaient sentir. A la place, il tourna le dos à Draco et serra le magyar contre lui. Il n'entendit pas Draco partir. En fait, il ne sut même pas si Draco avait quitté la pièce quand il ferma les yeux.

OoooooooooOoooooooooO

Hermione avait une très mauvaise opinion de Ron Weasley. Elle le trouvait rustre, idiot, goinfre et parfois insensible ou manquant cruellement de tact. Certes, elle n'était pas la mieux placée pour émettre des critiques sur les comportements asociaux mais elle avait assez conscience des défauts du roux pour détester certains aspects de sa personnalité.

Pourtant, depuis l'arrivée d'Harry et depuis que ce dernier essayait de minimiser les actes de Ron, Hermione avait essayé de voir le garçon autrement. Elle le savait fier, avec d'affreuses tendances à enjoliver les choses autour de ses prouesses. Mais Ron n'était en fin de compte pas une mauvaise personne. Elle ne l'avait jamais vu faire intentionnellement du mal à quelqu'un, du moins pas physiquement.

Jusqu'à ce soir.

A présent, elle était sûr et certaine de faire une croix sur toute rédemption concernant Ronald Weasley. Pire encore, elle bouillonnait de colère.

Aussi, lorsqu'elle le retrouva en train de faire les cents pas dans la salle commune, son premier réflexe fut de sortir sa baguette pour lui faire goûter à la douleur d'un « diffindo » et ce, peu importe l'air réellement concerné du roux.

- Est-ce…

- RONALD WEASLEY ! Tu es la pire personne que son monde ait porté ! Donne-moi une seule bonne raison de ne pas faire tomber toutes tes dents, et tu sais que je peux le faire !

Soudain, toute compassion disparut du visage du garçon, remplacée par la colère.

- Cette enflure a blessé ma sœur de la pire des façons !

Hermione écarquilla les yeux mais Ron continua.

- Vous applaudissez un pervers dont la place devrait être à Azkaban ! Je ne vais pas laisser une crevure pareille toucher un seul cheveux de ma sœur ! Il mérite largement ce qu'il lui est arrivé !

- Quoi… Qu'est ce qu'il lui est arrivé ?

Ginny était en haut des marches et observait Ron et Hermione, de même que le petit attroupement de Gryffondor qui s'était réuni.

- Gin…

- Qu'est ce que tu as fait à Harry ? Parce que c'est bien d'Harry qu'on parle ?

Hermione fusilla Ron du regard.

- Tu ne peux pas dire de telles atrocités sur Harry ! Dis-moi que c'est faux, Ginny. Dis-moi qu'Harry ne t'a pas… Qu'il ne…

Les yeux de Ginny s'écarquillèrent d'horreur et elle descendit rapidement les marches pour avancer vers Ron.

- Qu'est ce que tu as fait à Harry !? siffla t-elle dangereusement.

- Je… Je lui ai donné un avant goût de ce qu'il va lui arriver ! Il t'a fait pleurer !

- Et tu as tiré comme stupide conclusion qu'il m'avait fait mal ?!

La colère de Ginny était à présent palpable et Ron devint blanc comme un linge.

- Tu… Tu pleurais !

- Et ça ne t'a pas traversé l'esprit de venir me demander ce qui n'allait pas !? Non, tu étais tellement aveuglé par la jalousie que tu as préféré régler les choses par toi-même ! J'ai une nouvelle pour toi, Ron : si Harry m'avait fait quelque chose, je me serais vengée moi-même ! Il a était un ange ! Harry n'a rien fait de mal ! Et tu le saurais si tu n'étais pas aussi buté et incapable de voir que ton comportement de gamin fait de toi un imbécile !

Les oreilles de Ron était la seule chose de rouge sur son visage. Ca, et ses nombreuses tâches de rousseur. Hermione le vit se mordre la lèvre avec fureur.

- De tous les garçons de Poudlard, pourquoi a-t-il fallu que tu le choisisses lui ?!

- Et pourquoi est-ce que ça t'énerve ?!

Le regard de Ron passa de Ginny à Hermione. Alors, la jeune rouquine émit un bref rire moqueur.

- Ce n'est pas parce que ta vie amoureuse est misérable qu'il faut croire que celle des autres l'est aussi, Ron.

- Ça n'a strictement rien à voir !

- Bien sûr, ironisa Ginny. Je t'interdis de fourrer ton nez dans mes histoires ! Si j'ai besoin de toi, je sais où te trouver ! Et tu as intérêt à présenter tes excuses à Harry !

Sur ces mots, Ginny remonta les marches quatre à quatre et s'empara du sac de bonbons abandonné par celui qui aurait du être son petit ami. Elle redescendit et attrapa le bras d'Hermione. Ron avait disparu.

- Où est-il ?

- A l'infirmerie. Je viens avec toi.

- Non… Enfin… Tu peux me laisser un peu de temps ? S'il te plait.

Hermione acquiesça.

- Tien-moi au courant.

- Bien sûr.

Tout en courant dans les couloirs en direction de l'infirmerie, Ginny pensa à Harry et au fait que le jeune homme n'avait pas osé la regarder dans les yeux depuis l'incident de la chambre.

Mais ce qui lui revenait en mémoire en permanence était la peur qu'elle avait lue sur son visage. Elle était assez observatrice pour savoir que ce n'était pas l'acte qui lui avait fait peur mais bien autre chose. Elle était assez observatrice pour avoir compris qu'Harry était gentil. C'était incroyable comme il était adorable avec elle et sa façon de la regarder était si particulière... C'était l'une des premières choses qu'elle avait remarquée chez lui. Harry la regardait avec tendresse. Avec la même tendresse –et ça elle s'en était rendue compte un peu tard– que Bill la regardait parfois. Comme s'il était fier d'elle et qu'en même temps, il la trouvait si fragile.

Ginny avait toujours aimé ce genre de regard, accompagné de ce sourire si chaleureux. C'était ça… C'était de la chaleur qu'Harry dégageait quand ils étaient ensemble. Une chaleur qui lui rappelait les soirées devant le feu de cheminée chez elle.

Elle aimait Harry parce qu'Harry la faisait se sentir aussi bien que sa propre famille. Parce qu'il la regardait avec le même amour.

Et ça la frappa soudain avec force.

Peut-être qu'Harry regardait Luna de la même façon et Hermione de la même façon. N'avait-elle pas vu ce genre de regard aussi quand Harry était près de ses cousins, Nolan et Septimus ?

Ginny secoua la tête en se voyant arriver au niveau du couloir de l'infirmerie. Mais elle se stoppa net en remarquant que quelqu'un en sortait.

Pas n'importe qui : Draco Malfoy.

Ce dernier referma la porte et Ginny le vit poser son front contre cette dernière. L'espace d'un instant, elle le vit comme un adolescent normal : touchant, fragile et perdu.

L'espace d'un instant seulement…

Draco Malfoy reprit bien vite contenance et l'aperçut enfin.

- Qu'est ce que tu fiches ici ? Tu es venu finir le travail de ton frère ?

- Non, absolument pas !

C'était la première fois qu'elle se retrouvait seul face à Malfoy.

- Je voulais juste le voir.

- Repasse demain… Il dort.

Son ton était sec et son regard assassin. Ce qui était loin du « on se tolère » d'Harry. Ginny s'approcha et Draco resta debout devant la porte, comme s'il était prêt à lui interdire d'entrer. Elle était persuadée qu'il serait capable de le faire, mais elle n'insista pas. A la place, elle lui tendit le sac qu'elle tenait. Malfoy pinça les lèvres et lui lança un regard torve.

- Qu'est ce que c'est ?

- Je suppose que c'est à toi. Harry l'a oublié… Dans ma chambre.

Elle garda le bras levé et faillit pester en voyant le temps qu'il mettait à attraper son fardeau mais il le fit. Ginny se recula immédiatement.

- Mon frère a mal comprits certaines choses.

- Est-ce que c'est nouveau ? grinça Malfoy.

- Ce que je veux dire… Enfin, il s'inquiétait pour moi.

- Et qu'est ce qu'Harry a bien pu faire pour qu'il s'inquiète ?

Le ton doucereux de Malfoy contenait du venin, indubitablement. Ginny avait la sensation que quoiqu'elle dise, elle ne trouverait pas grâce aux yeux de Malfoy. Tout d'un coup, elle pensa à son frère Fred et à Lee Jordan. A la façon dont Fred commentait les filles avec qui son meilleur ami fricotait parfois. Le même ton aigre, la même colère contenue. Le même regard méfiant.

- Rien, répondit-elle le souffle court, Harry n'a rien fait.

Elle préféra ne pas savoir ce qui allait suivre. Elle pivota sur elle-même, comme engluée dans du coton mouillé.

Ginny pensa à la peur dans les yeux d'Harry et à la colère dans ceux de Malfoy. Elle pensa à Lee et à Fred. A Fred qui étais sorti avec une fille et qui s'était conduit comme un gentleman avec elle, jusqu'à ce qu'il finisse par avouer à demi-mot qu'il n'était pas sympathique de faire croire à des filles des choses fausses.

Oh, comme elle aurait aimé pouvoir parler à Harry...

Pour lui dire qu'elle pouvait comprendre.

OoooooooooooooOoooooooooooooO

Draco n'assista pas au repas du soir. Il ne sut pas si Ron Weasley avait du entrer dans la Grande Salle chauve et sans dents. Il ne sut pas si Louve ou Nolan l'avait tué et enterré dans le parc de Poudlard.

Il passa la soirée dans son lit, ses rideaux tirés, Apophis enroulé sur son ventre, à manger des chocogrenouilles et à trier les cartes de James Potter qu'il sortait. Sur les treize confiseries dévorées, il n'avait eu que deux cartes du père d'Harry. Et il avait beau les regarder, il n'arrivait pas à trouver Harry dans son entièreté. Il manquait ses lèvres pleines, sa mâchoire carrée, ses yeux verts. A bien y regarder, en dépit du désordre, même leurs cheveux étaient différents : les boucles d'Harry étaient plus prononcées. Leurs sourcils étaient différents aussi : ceux d'Harry était plus fins. Draco plissa les yeux. Ils avaient cependant les mêmes long cils de biche.

Cette nuit-là, Draco eut beaucoup de mal à s'endormir. Il passa une première heure de la nuit à se convaincre de ne pas prendre la cape pour se rendre à l'infirmerie puis une autre heure à s'habituer au silence dans le lit d'à coté, et enfin une dernière heure à se palucher sous sa couette avec la main qui avait soigné la peau d'Harry.

Il était foutu.

Foutu et amoureux.

OoooooooooooOoooooooooooO

Harry se réveilla avec la sensation d'avoir la bouche remplie de coton. Il ouvrit les yeux pour tomber nez à nez avec la peluche de dragon.

Il avait fait une nuit sans rêve et devait probablement remercier la potion pour ça, seulement il avait aussi la drôle d'impression que quelque chose clochait au niveau de son visage.

- Ne vous en faites pas, monsieur Potter, c'est normal si vous ne parlez plus pour le moment. Votre plaie n'est pas totalement refermée.

Harry fronça les sourcils, il n'avait jamais expérimenté une plaie de diffindo et jamais aucun de ses soins ne s'était passé de cette façon. Mais il préférait voir le bon coté des choses : au moins il n'avait pas passé une nuit de cauchemars à sentir ses os repousser.

Il préféra alors se lever complètement pour trouver ses vêtements plié sur la table de chevet.

- Ils sont propres, fit Pomfresh. Vous pouvez aller vous changer et retourner dans la Grande Salle pour prendre votre petit déjeuner.

Harry lui jeta un regard confus.

- Ouvrez la bouche, jeune homme.

Il le fit. Il n'avait aucun problème pour l'ouvrir ou la fermer.

- Ce sont juste vos cordes vocales qui sont en repos, si je puis dire. Vous pouvez manger et aller en cours, alors sortez d'ici et n'oubliez pas votre crème. Mettez-en ce matin, ce midi et ce soir. Normalement, demain, tout sera redevenu normal.

Harry ne se fit pas prier et, une fois hors de l'infirmerie, il eut le plaisir de voir le visage mortifié de Nolan et celui désespéré de Louve. Il fut aussi désagréablement surpris de ne pas voir Draco.

- Si je ne l'ai pas encore tué, c'est vraiment parce que je ne veux pas finir à Azkaban, commença la jeune fille.

Nolan, quant à lui, attrapa ses épaules et fixa son visage avec un regard horrifié.

- Ton visage, bon sang… Harry.

Le brun haussa les épaules et afficha son sourire le plus convaincant pour prouver qu'il allait bien. Il accompagna ce dernier en secouant le pot de crème.

- Qu'est ce qu'il y a ? demanda Nolan. Tu as perdu ta langue ?

Harry fit oui de la tête et tapota son poignet pour mimer « temporairement ».

- Il fallait bien que ça arrive... Allez, Harry, allons manger.

Harry se laissa tirer par Louve et Nolan mais une fois dans la Grande Salle, ses yeux se posèrent immédiatement sur la table des Gryffondor où Ron fut le premier à se lever. S'en suivit une drôle de réaction en chaîne. Avant même que Ron puisse faire un pas vers lui, Parkinson, Draco, Blaise et Théodore étaient déjà à coté de lui. Ça n'arrêta pas Ron pour autant et Harry se sentit tout de suite comme chez lui.

- Ola, Weasley, si tu n'es pas capable de garder ta baguette dans ton pantalon, reste loin de nous, fit Blaise.

- Bouge de là, Weasley, inutile que tu fasses plus de dégâts ajouta Draco.

- Je ne suis pas…Potter, est-ce qu'on peut discuter ?

- Oh, ça va être difficile, grogna Nolan, parce qu'Harry n'a plus l'usage de ses cordes vocales, merci à toi.

- Je jure que je ne voulais pas… Enfin si, je voulais… Je suis désolé.

Pour Harry, les excuses de Ron étaient suffisantes. Elles avaient toujours étaient suffisantes même quand il ne les disait pas. Il savait qu'il aurait du être furieux, que jamais Ron n'avait vraiment blessé quelqu'un intentionnellement si ce n'était pour protéger ou défendre ceux qu'ils aimaient. Cela signifiait qu'Harry était en partie responsable de sa colère. Et c'était sûrement du à son comportement envers Ginny. Ginny, à qui il n'avait plus parlé depuis leur sortie à Pré-au-Lard. Ginny qui n'avait pas non plus fait un pas vers lui.

Voir Ron -son visage blanc, sa gêne évidente, ses oreilles rouges- lui donnait juste envie de le prendre dans ses bras et de lui dire que tout était pardonné et que tout serait toujours pardonné. Mais apparemment, ses excuses n'étaient pas suffisantes pour Nolan Corgan.

- Va te faire voir ! siffla Nolan. Ne t'approche pas de mon cousin ! Si tu penses que je ne sais pas ce qui te traverse la tête à chaque fois que tu le vois, tu te trompes, Weasley ! Je me fiche de tes excuses, tu aurais pu le tuer ! Remercie Merlin qu'il ait glissé parce que si tu t'en prends encore à lui, je te ferais regretter d'être entré à Poudlard !

Harry en resta estomaqué. La colère de Nolan, il la connaissait pour l'avoir expérimentée mais c'était la première fois que son cousin s'emportait devant tout le monde. Et apparemment, cela venait d'en étonner plus d'un. Draco n'avait jamais autant haussé un sourcil aussi haut et même Blaise faisait les yeux ronds.

- Viens, Harry, dit-il. Allons manger.

Harry le suivit avec un sourire idiot aux lèvres et son sourire se fit plus grand quand il comprit que Nolan l'amenait à la table des Serpentard.

- Oh, c'est pas joli, ce qu'il t'a fait, dit Fred.

Harry venait juste de s'assoir à coté de lui et le rouquin passa son pouce sur la joue d'Harry. Les yeux du brun bifurquèrent sur Draco qui s'était assis en face et le blond lui adressa une grimace désobligeante. En réponse, Harry leva les yeux au ciel. Il était ravi d'avoir Louve et Nolan à sa table mais une partie de lui… En vérité… Une grosse partie de lui, pour être véritablement honnête… N'avait qu'une hâte : être seul avec Draco.

Au moins, ça serait juste un cours où ils seraient assis tous les deux à ne rien faire, si ce n'était avoir leurs jambes appuyées l'une contre l'autre.

C'était une sensation horrible, le manque.

Harry en avait le tournis. Il avait beau essayé de se répéter inlassablement que c'était Draco Malfoy, qu'il avait haï ce garçon, qu'il y avait des tas de chose détestables à son propos... Ce qui était de plus en plus faux, en réalité. Harry adorait ces choses détestables qu'il découvrait chez Draco, ou plutôt redécouvrait.

Il essayait de comparer ce qu'il ressentait pour Draco avec ce qu'il avait ressenti pour Ginny.

Etait-ce la même chose ?

Sûrement…

Le même monstre qui grondait dans ses entrailles à chaque fois que Draco était en présence de Daphné ou d'une autre fille. Les mêmes insupportables papillons qui voletaient dans son estomac à chaque fois que le blond lui parlait, le touchait, l'écoutait.

Et quelque chose d'autre, quelque chose en plus.

Ce quelque chose qu'il n'avait pas trouvé chez Ginny. Etait-ce parce que Draco était un garçon ? Ou parce qu'il avait l'impression qu'il ne devait pas se comporter comme une sorte de héros ?

Il n'était pas un héros, aux yeux de Draco. Sûrement juste un élève avec une famille célèbre au même titre que la sienne. Peut-être le voyait-il comme un semblable ? Ils étaient sur la même longueur d'onde, le même bateau, protégeant des secrets dont ils n'avaient pas idée.

Et en dehors de ça… Harry se sentait simplement bien en présence de Draco. Il n'avait pas besoin de choisir ses mots. Il avait la possibilité de se disputer avec lui, de ne rien lui laisser passer. Il avait le loisir de garder des secrets et de les partager uniquement parce que le blond le poussait à bout ou lui tapait sur le système.

Il devait être maso... Parce qu'il aimait ça.

Il aimait ce que Draco lui faisait ressentir. Il savait que c'était mal, que ça n'aboutirait à rien, qu'ils se feraient sûrement souffrir inutilement mais il n'avait pas besoin de partager cet amour. Harry était assez conscient de l'impossibilité de voir ses sentiments être retournés. Et étrangement, il était soulagé que les choses soient ainsi.

Tout pouvait sembler normal dans sa vie aux premiers abords mais il avait la nette sensation que les choses se compliqueraient tôt ou tard et il valait mieux à ce moment là qu'il soit seul. A cette pensée, une douleur qu'il n'avait pas ressentie depuis longtemps se manifesta férocement.

Harry serra la main sur sa poitrine.

- Hey, Potter, ça va ?

- Harry ? demanda Nolan.

Harry leva la main mais la douleur fut plus fulgurante encore, comme si quelque chose en lui utilisait des tas de petites aiguilles et les plantait à travers sa peau puis les enfonçait droit dans son cœur. Il souffla et ferma les yeux.

- Mmhh, grogna-t-il, avant de se lever de table.

- Harry ? répéta son cousin.

Il se dirigea vers la sortie sans voir Nolan, Louve et Draco le suivre.

OoooooooooooOoooooooooooO

Draco avait vu Harry s'écrouler au sol juste avant que Lupin et Corgan se jettent sur lui. La jeune fille fut la première à le tirer hors du couloir. Harry s'accrocha à elle, la respiration difficile.

- Qu'est ce qu'il lui arrive ? s'empressa de demander le blond.

La préfète avait enlacé Harry et caressait son front.

- Ça va aller, respire.

- Invoque un sac, Louve !

- Non… Il n'en a pas besoin. Harry, il faut juste que tu respires !

Mais ça semblait être un effort trop important pour le brun. Draco le vit serrer le bras de Lupin si fort que ses jointures en devinrent blanches.

- Mais bon sang ! s'exclama-t-il. Il n'arrive plus à respirer ! Qu'est ce qu'il se passe !?

Avant même que Corgan puisse lui répondre correctement, deux autres personnes firent leur apparition : Severus Rogue et Sirius Black.

- Qu'est ce qu'il se passe ? demanda Sirius.

- Rien, maugréa la Gryffondor. C'est juste… Comme d'habitude.

Draco était consterné. Jamais il n'avait vu ça. Il avait l'impression qu'Harry était en train de mourir dans les bras de la jeune fille mais personne n'y faisait attention. Draco vit le professeur Rogue se pencher sur le brun et pointer sa baguette sur son torse pour ensuite murmurer quelque chose. L'effet fut immédiat. Harry prit une grande inspiration et ses yeux, qui n'avaient pas cessé de bouger dans toutes les directions, finirent par ne fixer que Severus Rogue.

L'homme caressa doucement le front d'Harry et Draco se sentit loin de cette scène surréaliste : Harry Potter, entouré de deux professeurs et deux préfets. Et Severus Rogue, l'homme qu'il considérait comme étant le plus sévère après leur directrice, caressait avec douceur le front de son ami.

Il apparut alors à Draco que les liens qui les unissaient devaient être bien plus profonds que ce qu'il avait cru au début.

- Je l'emmène au cachot, fit Rogue en ne s'adressant à personne en particulier.

- Je viens, répondit immédiatement son professeur de métamorphose.

- Sirius… Tu as cours et pas moi, du moins pas avant une heure. Je m'occupe de lui.

Sur ces mots, il attrapa le bras d'Harry et l'aida à se relever. Le brun se laissa faire, la main toujours serrée au niveau de son sternum. Ou plutôt au niveau de sa cicatrice.

Draco regarda l'homme entrainer Harry dans le couloir avant de se tourner vivement vers Louve.

- Qu'est ce qu'il vient de se passer, exactement ?!

- Une crise de panique, répondit froidement Louve.

- Du moins, c'est à ça que ça ressemble, compléta Sirius Black. Vous feriez mieux de terminer votre petit déjeuner, je suis sûr qu'Harry sera en cours tout à l'heure, Malfoy. Ne t'inquiète pas.

Draco retint une perfide remarque sur le fait qu'il était déjà foutrement inquiet. Il n'avait aucune envie de retourner dans la Grande Salle et il paraissait que son sentiment était partagé.

Black s'éclipsa, les laissant seuls, et Draco ne put retenir l'urgence d'en savoir plus.

- Ça arrive souvent ?!

- Ce n'était plus arrivé depuis…

- Depuis les boucles d'oreilles, grinça Louve. Merci de me rappeler ça.

Corgan soupira et planta son regard bleuté dans celui de Draco.

- Je sais que ça a l'air impressionnant mais ce n'est pas grave. C'est juste… Harry. Ne t'en fais pas pour lui, Malfoy.

Le garçon décida de les abandonner là mais Louve continuait à fixer le couloir emprunté par Harry et Rogue.

- Les boucles d'oreilles ?

- C'est moi qui ai percé les oreilles d'Harry. Par colère. Pas pour faire joli ou parce qu'on s'amusait. Mais uniquement parce que j'étais jalouse.

Draco écarquilla les yeux.

- Jalouse ?

Elle se tourna vers lui et lui adresse un sourire triste.

- De ses parents, oui… Harry avait une vraie famille et je l'enviais. Et c'était plus facile de lui faire faire ce que je voulais. Il a fait une crise, il y avait du sang et il est tombé dans les pommes. Sa mère a voulu reboucher le trou de ses oreilles mais il a refusé. Harry est un ange, n'est-ce pas ?

- C'est surtout très stupide. Il se prend pour un héros ! gronda Draco.

Le sourire de Louve se fit plus franc et plus serein.

- Ce n'est pas une crise d'angoisse ou une crise de panique, continua Louve. C'est quelque chose d'autre. Des fois… C'est comme s'il y avait autre chose, juste là.

Louve pointa du doigt le creux de ses seins et Draco la crut. Il y avait sûrement autre chose.

OooooooooooOooooooooooO

Severus lui avait fait boire quelque chose. Une infâme boisson au goût acre. Mais il se sentait mieux, à présent. En fait, il se sentait mieux depuis que son professeur lui avait permis d'avaler de l'air.

Avait-il déjà expérimenté ce genre de chose ? Oui. Il avait vécu à peu près la même sensation lors de l'enterrement de Dumbledore dans ses souvenirs. Et lorsque Louve lui avait troué les oreilles. Il avait donc fini par comprendre que ce qu'il lui était arrivé se rapprochait énormément des douleurs de sa cicatrice en forme d'éclair. Sauf que maintenant ,ce n'était plus les états d'âmes de Voldemort qui le touchaient mais les siens. Ses propres émotions.

Ses propres craintes. Ses propres peurs.

Mais c'était passé. Grâce à Severus. Et maintenant, ce dernier essayait de le convaincre de retourner à l'infirmerie ou de se reposer dans sa chambre.

- A un jour seulement des vacances, Harry… Ta mère va voir ça. Tu le sais.

Harry écarquilla les yeux et essaya de lui faire comprendre qu'il n'avait rien fait. Severus soupira.

- Évidement que tu n'as rien fait. Leone était furieux. Il a demandé à exclure Weasley et Greengrass de Poudlard durant une semaine.

Le brun vit parfaitement bien le sourire sournois de son professeur et était presque sûr que Severus avait appuyé les demandes de Regulus avec enthousiasme.

- Je t'assure que ces deux-là ne s'en sortiront pas l'année prochaine. Weasley est un préfet, Sirius va sûrement le démettre de ses fonctions.

Harry lui lança son regard le plus consterné. Il s'empressa de sortir une feuille de parchemin et sa plume.

« Dis à Sirius de ne pas le faire ! »

Severus lut son mot et lui adressa une moue colérique.

- Harry… Le but d'un préfet est de montrer l'exemple, pas d'attaquer sans vergogne ses camarades. Surtout en plein cours.

Le Serpentard lui adressa son regard le plus suppliant au monde et reprit sa plume.

« J'ai rompu avec sa sœur. Il voulait juste se venger. Ça arrive ? »

L'homme afficha un air surpris et Harry se sentit mourir de l'intérieur en se rendant compte de ce qu'il venait d'avouer, mais Severus ne lui laissa pas le temps d'être embarrassé. Il brûla les deux parchemins.

- De vrais gosses, grinça Severus.

Et Harry lui offrit son plus beau sourire.

- Efface ce sourire de ta bouche, gamin. Tu ressembles à ta mère et ça me donne envie de t'enfermer dans ta chambre pour ta propre sécurité. Maintenant, file, tu as cours.

Harry ne se le fit pas dire deux fois. Il récupéra ses affaires et quitta le bureau du parrain de Louve.

Une fois devant la porte de la salle d'histoire de la magie Harry remarqua le petit attroupement de Serpentard qui s'était levé pour lui. II avança prudemment en voyant que Daphné Greengrass se détachait du lot et avançait droit vers lui.

- Par Salazar, Harry ! Est-ce que tu vas bien ?!

Harry leva les yeux au ciel.

- Je suis vraiment, vraiment désolée ! J'étais furieuse contre toi que tu aies pris la défense de Draco mais je ne voulais pas te faire mal comme ça ! Pardonne-moi !

Il avait la drôle d'impression que ses excuses ne venaient pas du fond du cœur de la jeune fille mais il n'avait aucune envie de s'embarrasser plus que ça. Il leva son pouce et lui accorda son plus beau sourire.

- Tu ne m'en veux pas ?

Harry secoua la tête.

- Oh… Bon…

- Laisse le respirer, tueuse de Serpentard, plaisanta Pansy.

Cela lui valut un regard noir de la part de Daphné. Harry en profita pour contourner la jeune fille et rentrer en classe, suivi du reste du groupe. Un coup d'œil par-dessus son épaule pour s'assurer que Draco l'avait suivi le fit se sentir tout de suite mieux.

Le blond, qui n'avait pas pipé mot, s'installa immédiatement à coté de lui. Harry haussa un sourcil mais Draco n'ouvrit pas la bouche pour autant et ce jusqu'à ce que le professeur Binns entreprenne de son ton monocorde l'épopée fort inintéressante des nains de Mitril.

Harry préféra se concentrer sur autre chose. Il utilisa son parchemin et écrivit rapidement un petit mot qu'il fit avancer vers Draco.

« J'espère que tu as une bonne raison pour m'ignorer ? »

Draco baissa les yeux sur le texte et cessa de retranscrire par écrit le monologue de son professeur pour tracer quelque chose sur le parchemin d'Harry.

« Pourquoi es-tu ici ? »

Harry le regarda étonné et Draco pinça les lèvres avant d'écrire de nouveau.

« Tu t'es écroulé dans le couloir et Rogue t'as emmené je ne sais où. J'ai cru que tu serais retourné à l'infirmerie. Qu'est ce qu'il s'est passé ? »

Le brun plissa les yeux. Il n'avait même pas fait attention au fait que le blond se trouvait là à ce moment. Harry tendit la main pour écrire à nouveau.

« Je n'ai pas vu que tu étais là. J'ai fait une crise d'angoisse. Je crois. Ça arrive. »

« Comment ça, « ça arrive » ? écrivit un peu rageusement Draco.

« Je ne sais pas. Ça arrive. Je ne l'explique pas. Quand je suis- »

Harry leva sa plume en fronçant les sourcils. Il était incapable d'exprimer exactement pourquoi. Cependant, il était sûr d'une chose mais il ne se voyait pas l'écrire. Il ne se voyait pas dire à Draco Malfoy qu'il se sentait inondé d'une indescriptible tristesse qui finissait par le faire tomber dans les pommes ou chercher sa respiration comme un noyé. Tout ça enrobé d'une jolie douleur.

Harry se fit sortir de ses pensées par un blond contrit dont la main venait de serrer son poignet.

Le contact l'électrisa immédiatement. Harry braqua son regard dans celui de Draco mais il ne retira pas sa main. A la place, il la bougea pour écrire de nouveau.

« fatigué »

Le Serpentard le lâcha juste pour lui répondre.

« Tu es un imbécile. Tu aurais du rester à l'infirmerie. »

Un sourire tendre éclaira le visage d'Harry.

« Et tu peux me dire comment j'aurais fait de l'infirmerie pour te demander de venir passer les vacances de Noël chez moi ? »

Harry étudia l'expression interloquée de Draco avec un plaisir non feint.

OoooooooooooooOooooooooooooooO

Draco continua à regarder le ciel blanc même après qu'Hedwige se soit fondue dans le décor laiteux. Il avait profité de la pause de midi pour faire part de l'invitation d'Harry à ses parents et le sentiment d'excitation croissant qu'il ressentait supporterait très mal un « non » de leur part.

Il n'arrivait toujours pas à croire que ce dernier le lui ait proposé. Personne encore n'avait daigné l'inviter pour des vacances. Ça ne se faisait pas, entre Serpentard : c'était chacun chez soi et les moutons étaient bien gardés. Quoique si sa relation avec Daphné s'était approfondie, il aurait fini par partager des dîners pompeux en compagnie de ses parents.

Par chance, ce n'était pas le cas et il gagnait tellement mieux au change : il allait passer les fêtes avec Harry. Dans la maison des Potter. Ca n'allait être qu'Harry et lui durant plus de dix jours.

Non, vraiment… Draco n'accepterait aucun refus.

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Voilà pour ce soir ! J'espère que vous avez aimé ! Koeur sur vous les agneaux et à euh…bientôt ?