Chap 48 :
La respiration lente, le confort des délicats draps en coton, la chaleur agréable s'entourant autour d'elle. Elle s'étira paresseusement avant d'ouvrir les yeux brusquement en réalisant que la douce source de chaleur la serrait un peu plus. Elle avait failli oublier une seconde qu'elle s'était endormie avec lui. Il était vraiment capable de lui faire accepter n'importe quoi!
Elle regarda amoureusement son visage endormi. Il était si beau avec ses mèches qui lui retombaient devant les yeux et cette expression d'enfant innocent. Pourquoi avait-elle accepté de dormir avec lui?
Parce qu'elle n'arrivait pas à argumenter contre lui ?… parce qu'il avait injustement utilisé le truc des yeux de petits chiots abandonnés que lui faisait Cain ?… parce qu'il … parce qu'il était trop beau en fin de compte! Trop injuste! Un seul de ses sourires et paff, elle lui cédait sur tout!
Elle tombait en pleine décadence. C'était vraiment contraire aux bonnes mœurs que de dormir avec un homme alors qu'il n'était pas encore votre mari. Mais d'un côté elle avait déjà dormi avec lui avant, la seule chose qui changeait était qu'ils sortaient ensemble maintenant. De toute façon, elle ne craignait rien. Elle n'était certainement pas assez attirante pour susciter chez lui du désir si elle n'était pas Natsu, parce que dès que le personnage de Natsu l'avait quitté, il s'était immédiatement écarté d'elle et l'avait traité à nouveau comme une enfant.
Il dit m'aimer… Hmmm, je dirais plutôt qu'il m'aime bien et qu'il s'est intéressé à moi pour prolonger l'effet de notre relation Cain-Setsu… Bon c'est vrai qu'il m'embrasse plutôt passionnément, ou peut-être est-ce moi qui me monte la tête avec parce que je suis bouleversée d'embrasser l'homme que j'aime?
Elle entendit dans sa tête ses mots « elle est si jeune et innocente ». Elle était une petite fille pour lui. Était-ce bien raisonnable de continuer à sortir avec lui? Après tout il était un homme qui devait désirer des femmes plus mâtures et prêtes à avoir des rapports sexuels hors mariage. Elle ne se sentait pas prête à franchir le pas, elle ne pouvait pas s'imaginer vivre des longs jours heureux avec lui pour le restant de sa vie. Il n'allait pas tarder à se détourner d'elle comme toutes les personnes qu'elle eut aimé dans sa vie. Elle ne le méritait pas. Personne ne l'aimait, ni sa mère pour qui elle avait essayé d'être la meilleure, ni Sho à qui elle avait tout donné… alors lui! L'homme le plus sexy du Japon! Cet acteur incroyablement talentueux! Cet homme au-dessus de tous les autres ne pouvait pas vraiment l'aimer. Tu es bien trop beau pour rester avec quelqu'un d'aussi indigne que moi.
Elle reposa sa tête sur son épaule et s'enivra de son parfum d'homme. Si troublant! Elle se sentit rougir furieusement et ria silencieusement. Elle dormait avec Ren Tsuruga! Comment était-ce possible? N'empêche que… je me sens bien dans ses bras, je dois avouer qu'il n'y a pas d'endroit plus agréable au monde.
Il s'agita, s'étirant un peu à son tour, et ouvrit péniblement un œil. Dormir avec Kyoko était incontestablement merveilleux, mais ses lentilles n'étaient définitivement pas faites pour être portées pendant les phases de sommeil. Il cligna des paupières et sourit dès que sa vue s'ajusta. Elle le regardait de ses grands yeux d'ambre, ses joues étaient légèrement rosées et elle semblait si fragile pelotonnée contre lui.
- « Bonjour » murmura-il la voix encore endormie tout en embrassant doucement sa tempe. « Tu as bien dormi ? » demanda-t-il en lui souriant avec un air angélique.
Pfff ! Qui a monté le chauffage ? Il fait une de ces chaleurs soudain ! .. Cerise ?... Cramoisi ?... Carmin ?... Il faudrait bientôt inventer une appellation supplémentaire pour les autres teintes de rouges que ses joues atteignaient. Ce maudit sourire ! Elle allait avoir une crise cardiaque à cause de lui. Ça devrait être interdit d'être si mignon dès le réveil ! Un sourire niait fleurit sur ses lèvres. Ça y est, elle était contaminée ! Un de ses démons agonisant utilisa ses dernières forces pour lui donner un coup sur la tête pour lui réactiver le cerveau. Mama ! Sauves nous ! Fuies ! Elle cligna des paupières et effaça son air d'idiote amoureuse.
- « Umm.. Bonjour Ren-san » elle tourna la tête de gauche à droite, qu'est ce que je fais encore blottie contre lui ? Il doit penser que je profite de la situation... « ..euh...umm... » Kyoko fait fonctionner ton cerveau et vite ! Elle se colla un sourire commercial « Je vais aller te préparer le petit-déjeuner ! » proposa-t-elle abruptement tout en s'arrachant à ses bras et en bondissant hors du lit.
- « Kyo...ko »
Il n'eut pas le temps de la retenir qu'elle traversait la chambre en tenant maladroitement d'une main le short bien trop grand qu'il lui avait passé car elle ne voulait pas dormir avec lui en ne portant qu'un tee-shirt. Il resta la regarder silencieusement. 'Que faisait-elle ?' Se demanda-t-il en la voyant se tromper de porte et entrer dans son dressing. La jeune femme visiblement troublée ressortie aussitôt en marmonnant des choses inintelligibles et quitta enfin la pièce. Ses épaules commencèrent à trembler et il étouffa un rire dès que la porte de la chambre se referma. Une fois dans le couloir, elle s'autorisa à respirer à nouveau, elle regarda la porte fermé de la chambre, puis se tapa la tête contre le mur le plus proche. Il a dû me prendre pour une idiote ! Je n'ai pas regardé, je voulais juste partir au plus vite... J'ai vu une porte et je suis entrée... pourquoi suis-je allée dans son dressing ? Elle se répéta mentalement entre chaque coup : Kyoko réactive ton cerveau !
Il ne savait pas s'il devait se réjouir ou pleurer d'avoir sur elle ce genre de réaction. A moins que ?... Il baissa les yeux et grogna. Il était en pleine érection matinale. Elle a dû penser que j'allais lui sauter dessus. Il poussa le drap sur le côté et parti à la salle de bain. La première chose qu'il fit fut d'enlever ses lentilles pour reposer ses yeux. Il se regarda dans le miroir et se plaqua un sourire.
- « Hey Kyoko... tu veux que je te dise un petit secret ? Je suis 'Corn' le soit-disant prince des fées ! » Il secoua la tête en grognant. Elle allait le hair s'il lui disait ça. Il essaya à nouveau en se collant encore son fameux sourire. « Hey mon amour !... et si je te disais que mon nom est Hizuri K... » Il s'interrompit en entendant frapper à la porte.
- « Umm... Ren-san tu préfères un petit-déjeuner japonais ou occidental ? » demanda-t-elle de l'autre côté du panneau de bois.
- « Comme tu veux... »
- « Ren-san ! »
- « Ok !...umm... Japonais ! »
Elle partie et il se retourna à nouveau vers son reflet.
- « Je ne peux pas tout gâcher maintenant à lui dire ma vraie identité... je serais sinon obligé de lui dire tout le reste de l'histoire et je ne veux pas la perdre... pas maintenant qu'on est enfin ensemble »
Le temps qu'il la rejoigne à la cuisine, elle avait déjà fini de préparer le petit-déjeuner. Elle ne portait plus que son tee-shirt, son short étant soigneusement posé sur une chaise. Elle avait certainement dû l'abandonner car elle ne pouvait pas le tenir et cuisiner en même temps. Adossé au mur de la cuisine, il resta l'observer avec un petit sourire en coin. La vue sur ses jambes était très agréable et sa tenue générale suscitait une foule de fantasme. Sa chevelure un peu ébouriffée comme s'ils avaient fait l'amour, la façon dont son tee-shirt trop large retombait découvrant une de ses épaules. Oh oui, il avait rêvé toute la nuit le lui enlever pour sentir sa peau nue contre lui. Il brisa le flot de ses pensées libidineuses quand elle se tourna vers lui pour lui annoncer que tout était prêt et qu'ils n'avaient plus qu'à s'installer. Ils mangèrent ensuite rapidement et il fit la vaisselle le temps qu'elle se prépare à son tour.
Il n'avait pas osé la toucher ou l'embrasser pour ne pas lui faire peur et ce n'est qu'au moment de partir qu'il se permit de lui prendre la main.
- « Je te dépose chez toi ? »
- « Ne te dérange pas, je vais prendre les transports »
- « Viens avec moi... » dit-il en ouvrant la porte.
Elle hocha la tête en préférant baisser les yeux plutôt que le regarder. Elle savait que si elle voyait encore son sourire, elle ne pourrait s'empêcher de tomber en pleine idiotie amoureuse. Il la guida jusqu'aux ascenseurs sans la relâcher et elle fut étonné de voir qu'il appuyait sur le bouton du sous-sol.
- « Tu prends ta voiture ? »
- « Je n'ai plus besoin de mon attelle... je peux très bien conduire »
- « ... » Elle ne dit rien, mais son regard désapprobateur parla pour elle
- « Le médecin m'a dit que je pouvais recommencer à bouger mon épaule tant que je ne faisais pas de gestes trop violent. » lui assura-t-il pour la détendre.
Il la conduisit après jusqu'à chez elle et insista pour l'attendre et l'accompagner jusqu'à la LME puisqu'il y allait également. Ils arrivèrent donc ensemble dans le grand building où Yashiro les attendait déjà pour récupérer son protégé pour sa longue et terrible journée de travail. Le manager alpagua Ren dès qu'il franchit la porte et sans perdre de temps commença à lui énoncer la liste de ses rendez-vous. Fidèle à lui-même, le jeune acteur écouta avec beaucoup de sérieux son manager. Depuis qu'ils étaient sortis de sa voiture, il avait adopté un tel détachement qu'elle se sentait mal à l'aise comme si elle n'était pas à sa place près de lui. Elle décida de les laisser seul pour ne pas les déranger, mais dès qu'elle s'écarta, il lui attrapa promptement la main.
- « Tu pars ? »
- « huh ? » Quelle question ? Bien sûr qu'elle n'allait pas rester dans ses pattes pendant qu'il travaillait. « Je voulais essayer de voir Moko-san avant mon cours de technique orale »
- « d'accord... passe une bonne journée alors ! » répondit-il un peu déçu tout en la relâchant.
Il regarda la jeune femme s'éloigner. Il soupira conscient que sa présence était devenue une véritable drogue pour lui. Dire qu'il ne la croiserait pas avant le lendemain, ça lui semblait une éternité.
- « Comment était ton rendez-vous d'hier ? » demanda Yashiro avec des yeux brillant de malice
- « Bien »
- « Juste bien ? Avec tous les arrangements qu'on a dû faire pour te permettre de finir plus tôt... tu ne vas pas te contenter de me répondre juste ''Bien'' ? »
Ren lui fit d'un splendide sourire commercial, il fit même apparaître des fleurs autour de lui.
Comment fait-il ça ? D'où sortent ces fleurs ?... Ce garçon m'étonnera toujours !
- « J'ai compris ! Tu ne me diras rien » grogna le manager « Allons-y de toute façon, nous n'avons pas le temps de parler... nous avons une journée abominablement chargée pour compenser ta soirée d'hier »
- « Merci d'avoir tout réorganiser ! » dit-il d'une voix douce
- « Pas besoin de me remercier ! » Tu n'as l'air heureux que lorsqu'elle est là, comment aurais-je pu refuser de te libérer pour que tu passe ta soirée avec elle ?
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