Auteur : Lonely Seira
Titre : Le temps d'une vie
Genre : Romance/Yaoi/UA/OOC
Rating : M
Pairing : Naru/Sasu (Autres couples secondaires)
Disclaimer : Naruto et ses petits camarades du manga portant le même nom sont la propriété entière et exclusive du divin Masashi Kishimoto.
Chapitre 43 : Apparition ...
Jamais jusqu'à aujourd'hui je n'avais eu à affronter un silence aussi angoissant que celui-ci. Sasuke me fixe toujours avec une intensité effroyable et moi, j'attends simplement de connaître sa réaction face à une telle révélation. Je voudrais savoir ce qu'il pense. Je voudrais savoir ses sentiments face à ça, mais je ne peux pas le forcer à réagir tant qu'il n'aura pas assimilé l'information ... le peut-il seulement ? Alors tout ce que je peux faire c'est attendre. Puis enfin, ses lèvres se mettent à remuer légèrement alors que tout le reste de son visage reste parfaitement figé.
- Naruto ... si c'est une blague je ne trouve vraiment pas ça drôle, me sort-il finalement d'une voix tremblante et avec un regard devenu un peu plus dur.
Je le regarde aussi tristement que sérieusement avant de répondre.
- J'aimerais pouvoir te dire que c'est une plaisanterie ... mais je suis très sérieux Sasuke.
Et là, ce que je redoutais tant finit par arriver. Il se relève brusquement et me toise avec un air de profonde fureur ancré sur le visage.
- POURQUOI TU NE ME L'AVAIS PAS DIT AVANT AUJOURD'HUI ?! Me hurle-t-il tandis que ses yeux noirs se remplissent de rage.
- Sasu ... je ne pouvais pas ...
- Te fous pas de ma gueule Naruto ! Putain mais ça fait près de deux semaines que t'es revenu alors me dis pas qu'après tout le temps qu'on a passé ensemble, t'as jamais trouvé un moment pour me dire ça ... et puis ... comment c'est possible ? Qui me dit que c'est vrai ?!
- Jamais je ne te mentirais sur une chose aussi importante, tu le sais bien.
- Oh oui tu parles ! Me crache-t-il d'une voix de plus en plus haineuse. J'aurais pu jurer sur ma vie que mon petit ami ne me cacherait jamais rien d'important ... enfin ça c'était avant qu'il ne me sorte qu'il a eu un gosse avec une femme et que j'ai apparemment moi aussi eu un enfant de cette même femme ! Excuse-moi de trouver que ça dépasse un peu les limites de l'acceptable !
Son ton devient de plus en plus tremblant, à la limite de l'hystérie tandis que ses yeux élargis de colère ne me quittent pas une seconde. Je me voilerais outrageusement la face si je disais que sa colère est démesurée ... elle est au contraire tout à fait justifiée. Mais derrière la virulence de son énervement, je vois aussi une immense souffrance qui s'installe peu à peu. Je m'étais juré de le protéger de tous ceux qui pourraient lui faire du mal et voilà que je finis par devenir la cause de ses larmes. Je me redresse pour lui faire face et essayer de lui expliquer vainement la raison de mon silence.
- Écoute Sasuke ... je suis conscient qu'apprendre ça de cette façon c'est déstabilisant, mais je ne pouvais pas te le dire avant. Je pensais que tu n'étais pas prêt pour ça.
- Ah oui ? Parce que maintenant j'ai l'air prêt tu crois ? Me demande-t-il sur un ton sarcastique. Et puis de toute façon, ce n'était pas à toi de décider ça bordel ! Tu avais le devoir de me le dire !
- Que ce serait-il passé si je te l'avais dit dès mon retour ? M'aurais-tu fait assez confiance pour le croire ? Aurais-tu réagi autrement qu'en m'en voulant de t'apprendre une telle chose ?
- Comment veux-tu que je le sache puisque tu ne m'as rien dit ?! Et puis qu'est-ce que c'est que ce soudain revirement ? Si tu n'avais pas été forcé à l'aveu parce que Shukumei est morte, combien de temps encore me l'aurais-tu caché ?
- J'avais prévu de te le dire bien sûr, mais je voulais le faire plus en douceur c'est tout. Je voulais être sûr que tu sois en condition psychologique pour entendre ça.
- ... ''En condition psychologique'' ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Que j'ai l'air d'un mec instable ? Ou alors tu espérais qu'on soit si profondément engagés dans une relation que quoi que tu me sortes, tant que ça venait de toi j'aurais tout accepté ? Je pense qu'à ce niveau-là, j'ai fait quand même pas mal d'efforts jusqu'à maintenant. Putain mais quelle bonne poire je fais !
- Tu n'es pas une bonne poire Sasuke.
- Bon Dieu que si ! Je suis un crétin complet pour t'avoir fait confiance et pour avoir pensé que tu me respectais un tant soit peu ... enfin suffisamment pour ne pas me dissimuler ce genre de chose en tout cas !
- Bah dis-moi ce que j'aurais dû faire alors ?! Quand on s'est revus pour la première fois dans cette saloperie de ruelle j'aurais dû te dire : ''Salut Sasuke ! Content de te revoir après presque six ans. Ah au fait ! T'as un fils de deux ans. Félicitation !''.
Après cet échange enflammé, Sasuke se fige net et le silence retombe abruptement suite à ma dernière réplique. Nous nous dévisageons intensément quelques secondes, ne laissant échapper que le bruit de nos respirations accélérées par la tension. Ses lèvres remuent légèrement et puis enfin :
- Un ... fils ? Répète-t-il d'un air perdu.
- Oui. Tu as un fils Sasuke. Shukumei l'a mis au monde quelques mois après ta mission de long terme au Pays de la Cascade. Elle ... l'a baptisé Kyosuke, lui réponds-je en reprenant mon calme et en lui souriant même faiblement.
Nos regards continuent à s'affronter. J'essaie de lui transmettre un sentiment rassurant par mon regard adouci alors que ses yeux sont toujours marqués par l'incertitude, la colère et la tristesse. Puis il se détourne de moi en se plaçant une main sur les yeux et en soupirant fortement.
- ... Va-t-en Naruto, me dit-il d'une voix étouffée.
- Sasuke, je ...
- DÉGAGE J'TE DIS ! JE NE VEUX PLUS TE VOIR ! Me hurle-t-il d'une voix brisée en tournant son visage baigné de larmes vers moi.
Je le regarde d'un air aussi profondément déchiré par la tristesse que ne l'est mon cœur. Larmes de rage ou larmes de peine ? Je ne saurais même pas dire quel sentiment prédomine dans l'expression de son visage. Sachant que ma présence ne ferait qu'envenimer les choses, je ferme étroitement les yeux pour ne plus le voir comme ça, et pour tenter ainsi de convaincre mon corps de quitter sa maison. Je voudrais rester là, à essayer de le consoler, de me faire pardonner ... mais je n'arrive même plus à me souvenir de toutes les raisons qui m'ont forcé à agir de la sorte. Tout ce qu'il me reste maintenant, c'est ce sentiment de dégoût que j'ai vis à vis de moi-même ... parce que je suis celui qui l'a fait pleurer encore une fois.
Je me dirige en silence vers l'entrée de la maison, tandis qu'il reste immobile, les yeux baissés vers le sol, les bras tendus le long du corps, tremblant de tout son être. Je m'arrête une dernière fois avant de disparaître.
- À 10h demain matin, je vais sur le toit du bâtiment principal pour faire venir les enfants grâce à une invocation. Libre à toi de venir ou pas Sasuke, dis-je en un murmure qui résonne pourtant dans le silence pesant de la pièce.
Je lui jette un dernier regard, mais il ne réagit même plus. Ma gorge se serre, mon cœur bat à tout rompre, mais je finis quand même par l'abandonner. Le reste ne dépend plus que de lui ... ne dépend plus que de la décision qu'il va prendre.
Je parcours sans même m'en rendre compte, le chemin qui me reconduit chez moi ... maintenant que j'y pense, il faudrait que je déménage car je me vois mal accueillir les deux petits dans mon minuscule appartement. Bien sûr, Sasuke possède une maison immense, mais je ferais preuve d'un optimisme proche de la connerie si j'osais même ne serait-ce qu'espérer qu'il nous laisse vivre avec lui ... pourtant, Dieu sait que j'aurais adoré ça. Ces quelques instants comme une famille ... tout ce que je n'ai jamais pu réellement avoir.
Arrivé devant la porte de mon studio, je tombe nez à nez avec Sakura qui en repart après avoir passé un moment à cogner à ma porte apparemment.
- Naruto, je te cherchais, me dit-elle d'une voix un peu anxieuse.
- Oui désolé ... je suis allé marcher pour me dégourdir.
Elle reste devant moi et se tortille, visiblement mal à l'aise.
- Tu veux entrer ? Lui propose-je alors.
- Avec plaisir, me répond-t-elle immédiatement, soulagée que je ne l'envoie pas balader.
Je la fais donc entrer chez moi. J'enlève mes chaussures d'un air absent et accroche mon manteau dans l'entrée. Elle me suit et fait de même, dans le silence le plus complet. Mon appartement n'a pas vraiment changé depuis mes 13 ans ... sauf que je suis quand même moins bordélique qu'avant. Elle s'installe sur une chaise que je lui présente, puis attend que je fasse le premier geste. Encore perdu dans mes pensées, je prépare du thé avant de revenir m'asseoir à table avec elle. Voyant que je ne semble pas très enclin à la conversation, elle décide finalement de se lancer.
- Naruto, j'ai bien compris que tu ne voulais pas nous dire ce qui s'est réellement passé cette après-midi ... mais je suis quand même inquiète.
- Il n'y a pas de raison Sakura. Tout va bien, réponds-je en souriant.
Elle secoue la tête en soupirant, avant de reprendre.
- Je sais que tu as toujours tout fait pour me protéger Naruto. Même à l'époque de nos 13 ans ... j'étais toujours à la traîne et j'avais sans cesse besoin qu'on me défende. On peut dire que j'étais le vrai boulet de l'équipe en fait ! Me lâche-t-elle d'un air faussement enjoué.
- Ce n'est pas ...
- ... vrai ? M'interrompt-elle. Bien sûr que si. Je l'ai bien réalisé. Tout ce que je voyais à ce moment ... c'était ton dos et celui de Sasuke alors que vous marchiez toujours devant moi. Dans chacune de nos missions, vous vous efforciez de me protéger, de m'épargner, de me maintenir à l'écart du danger. Même quand Sasuke est parti et que tu l'as poursuivi, tu es revenu dans un état proche de la mort, blessé, physiquement et psychologiquement ... mais devant moi, tu souriais encore, tu me rassurais, tu me disais que tout irait bien. Et je me suis demandée pourquoi j'étais si faible ... alors je me suis entraînée comme toi pendant trois ans. Je pensais avoir progressé mais au final, c'est quand même toi qui t'es retrouvé à me protéger ... et moi je n'ai rien pu faire pour t'aider.
- Sakura, je ...
- Mais je n'ai pas abandonné, m'interrompt-elle une nouvelle fois avec une forte détermination dans le regard. Et aujourd'hui, je suis devenue forte Naruto. J'ai soutenu Sasuke quand il est revenu, qu'il a souffert du rejet de tous et qu'il s'est de nouveau marginalisé. J'ai tenu bon en ton absence ... j'avais confiance en toi et je me suis dit que quand tu reviendrais, il faudrait que tu n'aies pas à t'inquiéter d'avoir pensé un peu à toi pour changer ... je voulais que tu saches que tout allait bien. Mais aujourd'hui encore ... tu veux me protéger, ne pas m'inquiéter en me cachant tes problèmes. Mais ce n'est plus la peine. Je peux me débrouiller maintenant. Et puis j'ai aussi Saï pour me soutenir ... même si j'ai encore du boulot avec lui, ajoute-t-elle en soupirant de découragement avant de me sourire d'un air malicieux.
Je lui souris à mon tour, pestant contre ma propre bêtise. Bien sûr qu'elle n'a plus besoin d'être protégée ... ça fait bien longtemps qu'elle n'en a plus besoin. Je me sentais le devoir de la préserver mais dans le fond, c'est elle qui a raison. Il serait temps de ne plus rester figé à l'époque de nos 13 ans. J'ai grandi, et elle aussi.
- Je suis désolé Sakura. Je pensais te protéger ... encore. Mais j'ai l'impression que j'ai fait exactement l'inverse.
- Personne n'est parfait, me répond-t-elle en haussant les épaules. Pas même toi ! Finit-elle pour me taquiner.
- Surtout pas moi, marmonne-je d'un ton de nouveau triste.
- Vas-tu me dire ce qui se passe ? Me demande-t-elle d'une voix redevenue sérieuse.
- C'est ... trop compliqué. Il va se passer beaucoup de choses dans pas longtemps et pour tout te dire, les évènements eux-mêmes se chargeront de répondre à tes questions ... mais là, c'est trop compliqué pour que je puisse t'en dire plus.
- Je vois, dit-elle d'un air triste. Tu fais comme tu le sens.
- Tu pourrais venir avec moi demain matin ... sur le toit du bureau de l'Hokage. Peut-être avec Kakashi, Iruka et Tsunade-baachan. Tu auras une partie des réponses comme ça.
- Que comptes-tu faire sur ce toit ?
- Je vais ... commencer à rassembler les pièces du puzzle, réponds-je d'un air absent, plus pour moi que pour elle.
Oui c'est vrai, tout va commencer à partir de demain matin. Et ça nous promet des jours chaotiques dans un avenir très proche ... dans un avenir quasi immédiat en fait.
Me laissant à ma réflexion, Sakura s'éclipse finalement. La nuit s'écoule alors lentement. Je tente plusieurs fois de me projeter jusque chez Sasuke, mais rien n'y fait. Mon esprit est bien trop perturbé pour parvenir à se focaliser suffisamment. C'est peut-être mieux ainsi.
9h. J'ai fini de préparer mon matériel et change maintenant de vêtements. Je devais recevoir ma première assignation aujourd'hui, mais je vais plutôt prendre un jour de congé imprévu. Mamie Tsunade va me remonter les bretelles, mais elle s'en remettra bien vite ... ou peut-être qu'elle ne s'en relèvera pas du tout. Il y a encore peu, elle a discuté de sexualité avec moi en pensant que j'étais encore puceau, et là, elle va découvrir que je suis père. Elle ne va pas être la seule à en faire une attaque je pense.
Mais je n'oublie pas pour autant que si les autres vont peut-être avoir du mal à se faire à un tel changement, les enfants ne vont pas non plus échapper aux bouleversements suite à ce dépaysement total. Afin de les accueillir de façon à préserver une partie de ce à quoi ils sont habitués depuis toujours, je décide de revêtir une tenue traditionnelle japonaise, ce que je portais chaque fois que je restais quelques jours pour me reposer auprès de ma petite famille. Un Kimono blanc très fin sous un autre noir plus épais et un Hakama noir également, serré autour de ma taille par un Kaku Obi. Pour trancher abruptement avec la sombre couleur de cet ensemble, je complète le tout par un Haori orange vif sur lequel est brodé au niveau du dos, un dragon noir aussi fin que long et ressemblant fortement à celui qui ondule sur mon corps. Pour finir, je décide d'attacher ma mèche de cheveux derrière mon oreille en la relevant à l'aide d'une fine pince qui vient se dissimuler sous quelques épis indomptables.
Je n'avais pas encore eu l'occasion de montrer toute l'étendue de mon style vestimentaire, encore moins ce côté très formel qui me va pourtant à ravir, et il y a fort à parier que ça va tous les laisser aussi pantois que le reste mais bon ... ils ne sont plus à ça près, et moi non plus. Je me dirige alors rapidement vers l'immense terrasse coiffant le bâtiment le plus important du village, essuyant quelques écarquillements d'yeux et bouches bées sur le chemin. J'atterris enfin à destination et remarque que toutes les personnes que j'espérais voir sont bien présentes et m'attendent déjà. Enfin presque toutes ... Sasuke n'est pas venu et mon cœur se serre lorsque je repense à la façon dont on s'est quittés la veille.
Ils n'ont pas encore remarqué mon arrivée. Je m'avance derrière eux alors que tous les quatre ont plus ou moins leur attention fixée sur les escaliers menant au toit, d'où je devrais débouler en toute logique. Puis, Sakura finit par se retourner vers moi ... et me tire une tête pas possible en faisant dégringoler sa mâchoire jusqu'au sol.
- Na...ruto ? Marmonne-t-elle en me ''reluquant'' de haut en bas.
(J'utilise ce terme faute de mieux parce que c'est vraiment l'impression que ça donne). Tout le monde se retourne et autant de mâchoires se fracassent au sol.
- Vous avez un problème ? Demande-je alors en haussant innocemment un sourcil.
- Euh ... non ... juste ... c'est pas tous les jours qu'on te voit comme ça, me répond Iruka en hésitant sur chaque mot.
- C'est sûr, je ne vais pas me fringuer comme ça en mission quand même, lui dis-je en souriant d'un air moqueur.
« Leur tête donne tellement envie de rire qu'on pourrait presque oublier le caractère délicat de la situation ...
- Oui, comme tu dis. Mais au fait, je t'ai trouvé bien calme cette nuit.
- Je me suis dit que t'étais vraiment pas d'humeur à supporter mes remarques. Je sais encore faire preuve de retenue !
- Avoue juste que toi aussi t'es anxieux et impatient.
- Pour une fois, je ne peux pas dire le contraire. Grouille-toi de te préparer pour les accueillir, ça va bientôt être l'heure !
- Oui chef ! »
Légèrement moins nerveux grâce à l'attitude risible de mes anciens sensei, camarade et Hokage, je me détourne pour préparer le sceau d'invocation. Je le dessine lestement au sol par des gestes amples et souples qui font claquer les manches de mon Haori et voleter le tissu du Hakama, sous les regards toujours ébahis et interrogateurs de mes ''spectateurs''. Enfin, quelques minutes plus tard, je m'éloigne et regarde ma montre. Il me reste encore dix minutes.
- Qu'est-ce que tu vas faire de ce truc ? Me demande l'Hokage en tortillant la tête pour essayer de décrypter ce sceau inconnu.
- Vous verrez bien, réponds-je sans la regarder.
Alors que je regarde ma montre une nouvelle fois, un frisson me remonte le dos. Un chakra plus que familier approche. Je souris discrètement en le sentant arriver sur le toit et me retourne pour faire face à Sasuke. Il a l'air fatigué et a des cernes gigantesques sous les yeux, mais son expression est toujours aussi glaciale envers moi ... sauf que cette fois-ci elle n'est en rien simulée.
- Tu es venu, dis-je d'une voix faible.
Il me toise d'un regard noir avant de me dire :
- Ne t'avise même plus de m'adresser la parole.
- Sasuke ! S'exclame Sakura visiblement choquée.
- Laisse Sakura ... c'est pas grave, lui dis-je en esquissant un petit sourire.
Ce n'est pas grave du tout ... c'est même totalement l'inverse. Même s'il m'en veut toujours à mort (Ce qui, disons-le franchement, n'a rien d'étonnant), la seule chose qui importe c'est qu'il soit venu et ça me rend profondément heureux.
Arrive enfin presque 10h, le silence règne toujours dans l'assistance. Mamie Tsunade, Iruka, Kakashi et Sakura n'ont même pas essayé de décocher le moindre mot après l'arrivée de Sasuke, sentant bien qu'il était plus prudent de patienter jusqu'à ce qu'ils constatent par eux-mêmes ce qui se passe. Je mets un genou à terre à quelques mètres du sceau et commence alors à formuler mon jutsu. Fermant les yeux pour me concentrer, je forme des gestes à vive allure tout en prononçant une curieuse incantation d'une voix lente et profonde, provoquant un nouvel élan de stupeur dans l'assistance.
Des arcs électriques d'une couleur jaune intense commencent à se former sur le sceau alors que celui-ci se met à briller d'une vive lumière. Les éclairs s'intensifient encore, faisant reculer tout le monde avant qu'une brève explosion ne se fasse entendre et qu'un nuage de fumée ne masque totalement la vue au centre du sceau. Tous fixent leur attention dans cette direction. Puis la fumée s'évapore lentement laissant apercevoir plusieurs formes. L'une d'elles bondit alors hors du cercle et fonce vers moi, découvrant une cascade de cheveux blonds au moment où, perdant son foulard, cette petite tornade aux grands yeux bleus s'agrippe à mon cou en criant avec enthousiasme :
- Papa !
- Tu m'as manqué ma poussinette, dis-je enfin le ton chargé d'émotion en passant mes bras autour de mon petit bout de chou.
Et puis, après une seconde de silence interloqué, plusieurs voix s'élèvent en même temps derrière nous :
- Pa ... PAPA ?!
Dieu que les prochains jours vont me paraître longs ...
Note de l'auteur : Ok, donc voilà ce que ça donne un surplus de petits secrets dans un couple qui en est déjà bourré ! Le brun se renfrogne et le blond se morfond. Compréhensif le Sasu ? Ouais... mais faut pas trop le pousser quand même.
Alors, maintenant les mômes ont débarqué et ça va réclamer pas mal d'explications tout ça ! XD La semaine prochaine, les "Recontres..." seront donc au programme du chapitre 44. Rendez-vous Dimanche 2 Août !
Bises à tous et n'oubliez pas de cliquer sur la petite case blanche avec le texte vert ci-dessous ! ^^
