Une si fragile flamme.

2e partie : le Purgatoire.

Disclaimer: tous les personnages sont à JK Rowling, sauf ces 8 là: Aurelius, Mireán, Kermar, Eric Sidle, Mathilde Soledango, Adrian Celas, Crimson Lance et Elric. Les poèmes et citations qui sont en tête de chapitres ne sont pas de moi non plus. Et la track-list, c'est juste pour l'ambiance…

Track-list: « Homicide, life on the streets TV theme » (BO série Homicide) (1).

Chapitre 17: Combustion.

C'est un donjon affreux! Dans sa circonférence

Bouillonne en mugissant une fournaise immense

Dont la flamme pourtant par aucune clarté

Ne perce de ces lieux l'épaisse obscurité.

Le Paradis Perdu, John Milton.

Le dortoir était silencieux depuis plusieurs heures déjà, et Harry ne dormait toujours pas. La violence dont Neville, qui sommeillait à présent paisiblement dans son lit, avait fait preuve l'avait tout simplement effrayé. Si même Neville, d'ordinaire si gentil, se mettait à devenir agressif, alors où irait Poudlard ? Harry regarda sa montre. Il était près de trois heures.

Il se leva, ouvrit sa malle et prit le petit miroir rangé sous le Scrutoscope. Il s'apprêtait à quitter le dortoir pour descendre dans la Salle Commune quand la toupie se mit à siffler dans la valise. Le Gryffondor s'arrêta net. Neville se retourna dans son lit et grommela quelque chose avant de se rendormir. Le bruit cessa, et Harry referma doucement la porte derrière lui.

- MINORA INCENDIO !

De petites flammes prirent dans la cheminée, émettant une douce chaleur et suffisamment de lumière pour que Harry y voit quelque chose. Il s'installa dans un des fauteuils et resta un instant à réfléchir. Valait-il mieux en parler en premier à Dumbledore ou à Sirius ? Il décida de contacter d'abord Sirius. De toute façon, si il le jugeait nécessaire, il le renverrait vers le directeur. Il tint fermement le miroir dans sa main et murmura le nom de son parrain. Pendant une poignée de secondes il ne se passa rien, puis la surface de verre émit une pâle lueur et le visage creusé de Sirius apparut enfin.

- Salut Harry. Il y a un problème ?

La voix de son parrain était plus assurée que la dernière fois où il l'avait vu, ce qui arracha un sourire au Gryffondor.

- Oui et non. Tu es où, en ce moment ?

- Square Grimmaurd. Il n'y a que là que je puisse aller, et ce n'est pas Lucius Malefoy qui va s'occuper d'une maison qui tombe en ruines. Pendant ce temps au moins, j'ai la paix, même si Kreattur n'est pas la compagnie la plus agréable qui soit. Alors, que se passe-t-il ?

- Je m'inquiète pour Neville. Sa grand-mère a été tuée la semaine dernière, et depuis, il est agressif. Il avait déjà une attitude étrange depuis quelques semaines mais là, il est vraiment bizarre.

- Tu veux que j'en parle à Dumbledore ?

- Il est avec toi à Londres ? Il n'est pas à Poudlard ?

- Il doit arriver dans quelques minutes avec Remus et Severus. Il y a convocation exceptionnelle de l'Ordre. Arthur Weasley nous a rapporté des informations en provenance du ministère, et le professeur Dumbledore les a jugées très importantes. Mais ne t'alarme pas de trop.

- Alors parle-lui-en, s'il te plaît. Neville va finir par se faire du mal si il continue.

- Je le ferai dès son arrivée. C'est promis. En attendant, va te reposer. J'ai entendu dire que tu avais été exceptionnel pendant le match et que vous aviez collé une sévère correction à l'équipe de Serpentard. Je suis vraiment content.

- Oui. Mais si je n'étais pas intervenu, Draco aurait payé le prix du sang pour cette défaite. Et il ne le mérite pas.

- Tu es bien le fils de ton père ! dit Sirius en souriant faiblement.

Le souvenir de l'incident avec le professeur Lupin flotta un instant, et Sirius reprit.

- Je vais devoir y aller. Ils viennent d'arriver. Si il y a du nouveau, n'hésite pas à me recontacter. Bonne nuit Harry. Et surtout, ne te mets pas martel en tête.

- Bonne nuit, Sirius.

La lumière disparut du miroir, et Harry se retrouva seul, un goût amer dans la bouche. Ne pas en faire une obsession…Sirius en avait de bonnes. Le Gryffondor remonta se coucher en souhaitant que Dumbledore puisse l'aider.

Dbdbdbd

Au 12, Square Grimmaurd, l'effervescence monta d'un cran à l'arrivée des membres de l'Ordre. Arrivés les derniers, Dumbledore, Lupin et Snape durent se secouer avant d'entrer. La neige s'était mise à tomber, les couvrant de flocons.

- C'est un temps à ne pas mettre un Hippogriffe dehors, lâcha Remus en franchissant le seuil.

- Nous n'attendons plus que vous pour commencer.

Severus frôla de trop près le porte-parapluies, et la mère de Sirius se mit à hurler comme presque à chaque fois.

- TE VOILÁ BIEN AVANCÉ, FILS INGRAT. TU N'ES GUÈRE PLUS QUE DE LA CHAIR PUTRIDE, Á PRÉSENT. ET MA MAISON QUI EST TOUJOURS SOUILLÉE PAR CETTE ENGEANCE. QUE N'A-T-ELLE DISPARU DANS LE FEU…

- LA FERME, VIEILLE HARPIE ! lui répondit Sirius sur le même ton.

- Je suis désolé, dit Snape. Elle n'a pas beaucoup changé, on dirait.

- Non, elle est pire, souffla Sirius en attrapant les pans du rideau. Elle pensait être débarrassée de moi. En plus, comme la maison sert encore à l'Ordre…Ils sont tous au salon. J'ai demandé à Kreattur de charger un peu la cheminée. Être dans l'état où je suis n'est pas une bénédiction en hiver, avoua-t-il, penaud. Mais allez-y, je vous rejoindrai dès que j'aurais réussi à faire taire cette furie.

Les trois hommes laissèrent Sirius aux prises avec le portrait de sa mère et pénétrèrent dans le salon. Arthur Weasley se leva et alla les saluer. Sturgis Podmore et Alastor Maugrey se tenaient côte à côte dans un coin. Tonks était assise sur le bras d'un fauteuil et tortillait nerveusement une de ses mèches de cheveux roses autour de son doigt. Kingsley Shacklebolt parlait avec Hestia Jones et apparemment, la conversation allait bon train. Enfin, autour de la table, Emmeline Vance, Dedalus Diggle, Elphias Doge, Molly Weasley et son fils Charlie buvaient une tasse de thé pour essayer de se réchauffer.

- Bill s'excuse de ne pas pouvoir être présent. Mais vu que c'est pour bientôt…

- Je comprends très bien, Molly. Il n'y pas de problème. Et si nous commencions ?

Tous se rapprochèrent de la table et s'installèrent. Dans le hall, les hurlements semblaient indiquer que Sirius se battait toujours avec le tableau. Des insultes fusèrent, suffisamment fort pour que tout le monde les entende, ce qui en fit sourire certains.

- Elle est toujours aussi charmante, à ce que je vois.

- Notre présence n'arrange pas les choses, dit Lupin dans un murmure.

Les cris diminuèrent enfin, pour le plus grand soulagement de tous. D'autres tasses de thé apparurent, aussitôt remplies de liquide fumant. Il y eut un moment de silence.

Sirius se trouvait encore dans le hall. Il venait enfin de parvenir à refermer le rideau sur le portrait de sa mère. Les deux mains serrant toujours les pans du tissu, il resta quelques minutes immobile, reprenant son souffle. Il se retourna et sursauta.

- Tu es là, toi ? demanda-t-il sèchement. Je t'avais dit de retourner en cuisine.

- C'est la maison de ma maîtresse.

Kreattur avait surgi derrière lui sans prévenir, triturant nerveusement son pagne crasseux et manifestement à la recherche d'un incident à provoquer. L'elfe de maison se pencha en avant et marmonna quelque chose.

- Garde ton mauvais caractère pour toi, Kreattur. Tu ne vaux pas mieux que ce taudis, cracha Sirius en parcourant le hall des yeux.

- Le maître n'a eu que ce qu'il méritait, poursuivit l'elfe à voix haute. Dommage que le Seigneur des Ténèbres ne s'en soit pas chargé lui-même.

- Ne prononce pas ce nom ici ! gronda Sirius, au comble de la colère. Tu as de la chance que je reçoive ce soir, sinon je ne sais pas ce que je ferais…

- Le maître peut bien penser ce qu'il veut, il n'est rien d'autre qu'un traître à son sang, tout comme ses invités…Mais ce sera bientôt la fin… ajouta Kreattur avec une expression étrange sur le visage avant de tourner le dos et de partir en claudicant.

Sirius attendit que l'elfe ait disparu au bout du couloir, puis il poussa la porte du salon et entra. Á voir leurs visages, ils avaient presque tout entendu.

- Je suis désolé. Il va trop loin…Mais je ne peux pas prendre le risque de lui rendre sa liberté. Il filerait droit chez Lucius Malefoy.

- Ne t'inquiète pas. Il est vieux. Il n'a plus toutes ses facultés, dit Lupin.

- Tu parles comme Hermione. Il a beau être vieux, il n'en est pas plus excusable.

Sirius alla s'asseoir un peu à l'écart des autres. Á son arrivée, la température de l'air avait refroidi, obligeant les membres de l'Ordre à se rapprocher de la cheminée.

- Nous vous écoutons, Arthur.

- Bien. Vous ne pouvez pas ignorer que les Mangemorts ont repris leurs activités malfaisantes et qu'elles sont plus barbares que jamais.

Á ces mots, tous les regards se tournèrent en direction du professeur Snape, qui avait brutalement blêmi. La mort de sa femme était un sujet sensible, que peu de personnes osaient aborder en public, et encore moins devant lui. D'un geste impatient de la main, le Maître de Potions les pria de continuer.

- Allez-y. De toute façon, ça ne changera rien.

Arthur le regarda et se racla la gorge avant de poursuivre.

- Il semblerait que les attaques se multiplient, et visent aussi bien les sorciers que les Moldus. Le ministère fait tout pour qu'elles passent inaperçues aux yeux du public.

- Eh ben voyons…

- Le ministre est malheureusement d'une grande naïveté, lâcha Lupin.

- Foutaises, rétorqua Snape. Tout le monde sait qu'il a des liens avec les Mangemorts. Et moins les gens en savent, moins il a de chances de perdre son poste.

- Sur ce point, déclara sobrement Dumbledore, je ne peux que vous donner raison, Severus.

Il y eut un instant de silence, et Arthur reprit la parole.

- Des rumeurs courent sur certains d'entre eux qui se seraient évadés. Les enquêtes ne sont malheureusement pas menées comme elles le devraient.

Le professeur Dumbledore jeta un coup d'œil en coin à monsieur Weasley pour lui signifier de se taire avant d'en dire trop. Severus les fixa tour à tour, intrigué par leur attitude.

- Vous avez des noms à nous donner ?

- Non. Ce sont juste des rumeurs, dit Arthur précipitamment.

- Bien…Je présume que vous nous le diriez si vous saviez qui était concerné, répondit Severus en soupirant, tout en jetant un regard soupçonneux à Albus.

- Mais vous n'êtes pas venu ici pour nous parler de ce que nous savons déjà, n'est-ce pas ? demanda le vieux sorcier pour détourner la conversation qui prenait un tour dangereux.

- C'est exact. En fait, je suis venu pour la réunion d'intronisation.

- Je m'en doutais. Mais ce n'est pas vraiment une surprise, marmonna Snape, visiblement gêné qu'on lui cache des choses.

Molly allait répliquer vertement, mais Remus lui fit un signe, et elle ravala la réponse qu'elle s'apprêtait à sortir. Arthur consulta une nouvelle fois ses notes et continua.

- Je disais donc que vous savez aussi que comme chaque année, il y aura une cérémonie d'intronisation de nouveaux Mangemorts. Celle qui doit avoir lieu dans quelques semaines sera plus importante que les précédentes, puisqu'il s'agit des élèves de la même génération que Harry Potter.

- Ceux dont les parents ont subi directement les foudres du ministère…, poursuivit Snape.

- C'est exact. Je pense -et le professeur Dumbledore est du même avis- qu'ils seront beaucoup plus dangereux, dans la mesure où ils ont été mieux formés. La date pour cet événement ne sera communiquée aux élèves concernés qu'au dernier moment, et c'est notre principal problème.

- Ça, c'est sûr. Ils ne risquent pas de nous y convier, ironisa le maître de potions. Et vous croyez que tous les Serpentards vont devenir de bons petits serviteurs ?

- Je ne vois pas pourquoi il en serait autrement. Ils ont été élevés dans la haine des autres. Ils ne connaissent que la destruction.

- Alors donnez-nous les noms !

- Si je pouvais les nommer, tous les élèves de Serpentard y passeraient sans exception.

- Il y en a au moins un qui ne sera pas là-bas, siffla Snape. Et dites-vous bien que même les autres maisons peuvent fournir de nouveaux Mangemorts. Peter Pettigrow en est un exemple.

- Peter Pettigrow est une erreur.

- Une erreur qui aura coûté la vie à douze Moldus et douze ans de sa vie à Black avant qu'il ne devienne ce…cette chose.

Lupin se mit à tousser et chercha un verre des yeux, que Dedalus s'empressa de lui tendre.

- Pardon. Je crois que j'ai avalé de travers.

- Allons, allons, messieurs. Nous ne sommes pas ici pour régler des comptes, intervint Doge.

- Et je n'ai pas besoin de vous pour me défendre, Severus, souffla Sirius en posant sa main sur le bras de Snape qui se leva brusquement, horrifié par ce contact.

- Je crois que je ferais bien de sortir un instant.

Dumbledore essaya de le retenir, mais en vain.

- J'aurai deux mots à vous dire au sujet de Malefoy, glissa Severus à Albus avant de quitter la pièce dans un silence de mort.

La porte se referma avec un cliquetis sec, et les personnes présentes se regardèrent, gênées.

- Je suis désolé, Albus. Je ne pensais pas qu'il le prendrait comme ça.

- Je sais, Arthur. Mais il n'a pas complètement tort. Tous les Serpentards ne seront pas Mangemorts, et tous les Mangemorts ne sont pas des Serpentards.

Dumbledore soupira. Si la division s'installait au sein même de l'Ordre, alors où iraient-ils ? Emmeline Vance rompit le silence.

- Comment comptent-ils faire sans alerter personne ? Les élèves de Poudlard ne peuvent pas s'absenter sans motif. Et c'est un acte solennel, même si ça les entraîne dans le monde obscur. Marquer les futurs Mangemorts un par un leur prendrait trop de temps, et ils sont comme nous. Ils n'en ont pas.

- En général, cette cérémonie particulière se fait la veille de la remise des diplômes. Il n'y a malheureusement aucune raison pour que cela change. Surtout cette année, avoua Albus.

Snape n'était toujours pas revenu, et Maugrey regarda Dumbledore.

- Il faudrait peut-être aller le chercher.

- Ne bougez pas, j'y vais ! dit Remus précipitamment.

Il sortit à son tour, et il revint accompagné de Severus. Il allait se rasseoir quand il s'arrêta, l'air inquiet.

- Il y a un problème ? demanda Hestia, surprise par le geste du loup-garou.

- Non, non. J'ai juste eu une impression bizarre. Mon instinct me joue parfois des tours.

- C'est quand même assez rare, ajouta Sirius en fixant le professeur de potions.

- Dites, c'est moi ou la température a augmenté ? hasarda Charlie Weasley.

- Ça vient sûrement de la cheminée. J'avais demandé à Kreattur…

- Tu es sûr que ça vient de la cheminée ? demanda Remus, saisi à nouveau par la toux.

Une quinte plus violente le plia en deux et quand il se redressa, ses yeux étaient rouges.

- Sirius, il y a le feu ! Il faut partir, et vite.

Molly s'approcha du mur et posa la main sur le panneau avant de la retirer vivement.

- Il a raison.

Sirius essaya d'ouvrir la porte, mais en vain. Il recula et son regard croisa celui de Snape.

- Albus, je ne peux pas. Je n'en ai pas la force…

Dumbledore s'avança à son tour et lança plusieurs sorts, sans succès lui aussi.

- La fenêtre !

Ils se précipitèrent tous vers la seule autre issue praticable du salon mais là encore, c'était hermétiquement clos.

- Nous sommes piégés.

- Et la cheminée, alors ? demanda Charlie.

- N'y pensez même pas ! lâcha Sirius. Il n'y a que celle qui se trouve dans la chambre de ma mère qui ne soit pas…

Il glissa en arrière. La fumée commençait à passer sous la porte.

- Il va bien falloir sortir, glapit Dedalus Diggle. On casse la vitre ?

- Impossible. Elles sont incassables. Et ça risque de faire appel d'air.

Hestia Jones se mit à tambouriner à la porte. Le vacarme réveilla le portrait de madame Black, qui cria de plus belle dans l'entrée. Coincés dans le salon, tous pouvaient l'entendre.

- VOILÁ UN JUSTE CHÂTIMENT. IL N'Y A QUE LE FEU QUI PEUT PURIFIER CETTE MAISON DE LA SOUILLURE. BRÛLEZ BIEN, ET BRÛLEZ VITE ! QUE LE MONDE SOIT DÉBARRASSÉ DE VOUS ET DE VOS TRAÎTRISES. QUE LE DIABLE…

La voix aigre de la mère de Sirius se tut, emportée dans le sifflement sinistre des flammes qui se rapprochaient lentement. Maugrey tenta le sortilège de Gèle-Flammes, qui resta sans effet.

- Je crois que l'Ordre est condamné, murmura-t-il sur un ton sinistre.

Son œil magique se fixa sur le professeur de potions qui se tenait en retrait, pétrifié. Le feu montait à présent le long des murs comme une immense vague lumineuse. L'oxygène commença à manquer, et la fumée envahit la pièce, rendant la visibilité quasi nulle.

- Je n'arrive plus à respirer, siffla Sturgis avant de tomber par terre.

Kingsley se précipita vers lui et le releva.

- Il faut absolument sortir, Albus ! Nous ne tiendrons plus longtemps.

- Je ne peux rien faire…

Les flammes gagnèrent le plafond et très vite, ce fut toute la maison qui gronda sous le feu dévastateur (2).

- Nous sommes perdus, dit Molly, le visage déformé par la terreur.

Tous les sorciers présents étaient couchés, le visage au ras du sol pour profiter du peu d'oxygène qui restait.

- Je ne sais pas si ça va marcher, pensa Dumbledore enlevant la main et en agitant sa baguette en l'air. PROTECTO PYROS !

Un éclair doré traversa la pièce et les recouvrit (3) juste avant que les flammes ne les atteignent. Puis le décor disparut, et le 12 Square Grimmaurd s'embrasa complètement dans un grand hurlement (4).

Á l'extérieur, une silhouette sortit doucement de l'ombre, un sourire satisfait apparaissant à peine sous la capuche qui dissimulait son visage, puis elle disparut dans un souffle, ne faisant guère plus de bruit qu'un courant d'air.


(1) Quand j'entends ce morceau, j'ai l'impression de voir des flammes courir le long des murs.

(2) C'est le bruit que fait le feu quand il circule ou qu'on ouvre une porte.

(3) Une sorte de couverture de survie.

(4) Voir le 2.


Prochain chapitre: bilan et suspension des réunions de l'Ordre.