Note pour Charlie : Merci la miss
Chapitre 49 : Cauchemar
DEUX JOURS PLUS TARD
Rodney et John se trouvaient dans la chambre d'amis de la maison de Jenny, ils étaient arrivés la veille, tard dans la nuit, leurs retrouvailles s'étaient étalées sur toute la journée. Alors que Rodney dormait sans problème, John avait un sommeil agité. Il tournait et se retournait dans son lit avant de se réveiller en sursaut. Il était couvert de sueur et se passa une main sur le visage. Il regarda Rodney, le scientifique dormait encore, imperturbable. N'ayant plus très envie de dormir, John se leva sans faire de bruit. Il prit son t-shirt, l'enfila puis sortit de la chambre sans faire de bruit à nouveau. Il descendit l'escalier et se dirigea vers le patio. Il se posta devant la fenêtre et observa le ciel. Son regard s'attarda sur les constellations, celles que son père lui avait apprises dans sa jeunesse. John soupira, son père…cela faisait plusieurs années qu'il ne lui avait pas parlé, une bonne vingtaine même…Son père, un grand magnat de l'industrie, avait vu d'un mauvais œil l'intérêt de son fils pour les machines volantes. Quand John avait souhaité entrer à l'académie, son père avant grandement tenté de le dissuader mais le jeune homme n'en avait fait qu'à sa tête. Son père et lui étaient entrés dans une grande dispute et John avait récupéré toutes ses affaires avant de partir de la maison. Depuis il n'avait jamais reprit contact avec lui, ni avec sa mère. Juste avec son frère mais leur relation n'était pas des meilleures. Il soupira encore, au moins, Rodney s'entendait bien avec sa sœur, c'était déjà ça…
Rodney : Pourquoi tu soupires comme ça ?
Le scientifique enlaça John par derrière et se colla contre lui.
John : Rien rien…qu'est ce que tu fais debout ?
Rodney : Je me suis réveillé lorsque je me suis rendu compte que ma bouillotte personnelle avait disparu…
Le militaire eu un petit sourire et posa sa main sur la nuque du canadien.
Rodney : Alors, je peux connaître la raison qui t'a fait te lever du lit ?
John : Je ne veux pas t'embéter avec ça…
Rodney : John…il me semble qu'on en a déjà parlé…on peut, et même on doit tout se dire…
John : Je sais…mais dans ce cas là ça n'en vaut pas la peine…
Le scientifique soupira et se décolla du militaire avant de le faire se tourner vers lui.
Rodney : John je t'en prie…
Le militaire le regarda quelques secondes avant de détourner le regard et de s'humecter les lèvres. Son regard se posa sur une photo de Madison, Jenny et Caleb.
John : C'est mon père…j'ai rêvé de lui…
Rodney : Oh…dit, tu ne m'a jamais parlé de lui…
John : Parce qu'il n'y a rien à dire justement.
Rodney : Au contraire, il doit y avoir beaucoup de choses à dire…
Il posa sa main sur la joue du militaire. Ce dernier ferma les yeux et cola un peu plus sa joue contre la main de Rodney.
John : Lui et moi on est en froid depuis que je suis entré à l'armée. Fin de l'histoire.
Rodney : Tu sais, mon père et moi on était en froid aussi…Ca a duré pendant 5 ans, puis Jenny a prit les choses en main et a organisé un dîner avec mon père…on s'est crié dessus pendant une heure et ensuite…on est tombé dans les bras l'un de l'autre, réalisant que tout ceci avait était stupide…
John : La situation est différente, ça va faire presque 20 ans que je n'ai pas parlé à mon père…et puis, je ne suis pas sur de vouloir…
Rodney : Et si moi je le veux ? Si un jour Eilish veut rencontrer son grand père ?
Le militaire rouvrit les yeux et eut un sourire ironique.
John : Alors là, c'est même pas la peine d'y penser…mon père pense que l'homosexualité c'est…quelque chose de pervers…
John baisa le regard, triste. Rodney le remarqua et prit le militaire dans ses bras.
Rodney : Je t'interdis de penser que notre relation c'est de la perversion…
John : Je n'ai jamais pensé ça…c'est juste que…
Le scientifique força son compagnon à le regarder.
Rodney : Ecoute moi, je t'aime, tu m'aimes…l'amour c'est un sentiment pur, sans perversité…enfin ça dépend mais dans notre cas c'est quelque chose de pur…de beau…ne le laisse pas gâcher ça…
John sentit ses yeux s'emplir de larmes mais aucune de ces larmes ne coula sur ses joues.
John : Tu as raison…ne le laissons pas gâcher ça…
Il lui sourit puis l'embrassa tendrement.
John : Je suis toujours en contact avec mon frère…je pourrais l'appeler demain…
Le scientifique acquiesça en souriant.
Rodney : Excellente initiative…
Le militaire lui sourit puis l'embrassa une dernière fois avant de prendre sa main dans la sienne et ils remontèrent dans leur chambre.
