Genre : Général ; vignette centrée sur Kiba ; spéculation sur les sentiments de Kiba enfant lorsqu'il voit sa mère partir en mission ; possible OOC.

Disclaimer : Naruto est la propriété de Masashi Kishimoto.

Attente

Il est assis sur le toit depuis des heures. Dans la maison, tout est silencieux.

Ils dorment tous, sauf lui. Il contemple le ciel.

Maman est partie en mission.

Cela fait deux semaines déjà.

Elle n'est toujours pas rentrée. Ses bras se resserrent autour de la petite boule de poils qu'il tient contre sa poitrine, chaude et réconfortante.

Maman n'est pas encore revenue. Ce n'est pas si grave.

Il n'est pas tout seul. Il a Nee-chan, il a la meute, et il a maintenant le chiot.

Mais il veut sa Maman. Et Maman ne revient toujours pas.

Elle avait dit qu'elle ferait vite. Qu'elle serait probablement rentrée avant que la lune ne soit pleine. Elle l'a embrassé sur le front avant de s'en aller, en lui ébouriffant les cheveux et en riant, insouciante et prudente en même temps, Kuromaru à ses côtés.

Mais la lune est pleine ce soir, et Maman n'est pas encore là.

Ca l'inquiète.

Il n'a pas envie de perdre Maman, comme il a déjà perdu son Papa.

Le chiot lui lèche les mains. Cela le chatouille. Il rit un petit peu, juste un peu.

Il fait froid. Peut-être qu'il devrait rentrer ?

Non.

Il faut qu'il attende Maman, jusqu'à la fin de la nuit. Pour voir si elle tiendra sa promesse. Pour voir si elle n'est pas devenue une menteuse.

Une ombre se dessine à l'horizon, une silhouette sombre qui bondit de toit en toit. Et derrière elle, il y en a une autre, plus fine, plus mince, plus petite, qui se déplace à quatre pattes.

Dans sa poitrine, son cœur bat vite, bat fort.

La silhouette atterrit juste devant lui.

Diverses odeurs lui chatouillent le nez.

Elle pue le sang, le sien et celui des morts tombés sous ses coups. Elle pue aussi la sueur, car elle a couru, et elle s'est battue longtemps. Elle sent la terre humide et les feuilles en décomposition, parce qu'elle a dû se cacher, se camoufler, et dormir à même le sol pendant des jours.

Elle a l'air d'une folle, avec ce liquide croûté qui lui macule le visage, d'une sauvage sortie de quelque fantasme horrible, et le chien sur ses talons ressemble à un monstre venu le déchiqueter de ses crocs.

Mais Kiba sourit lorsqu'elle pose le genou à terre et lui tend les bras, où il se blottit instantanément.

L'attente est terminée. Maman est finalement rentrée. Et il n'a jamais été plus heureux.