Chapitre 47 : Miracle de noël
Bonsoir tout le monde !
Les semaines passent à toute allure et on se rapproche inexorablement de la fin. Elle n'est pas encore pour tout de suite (je vous préviendrais dès que ce sera le cas) mais on s'en approche ^^
Je tiens à remercier comme chaque semaine vous toutes qui êtes encore là, celles qui nous ont rejointes.
Un grand merci pour vos messages de soutien, vos suppositions et vos interrogations pour la suite.
Allé je vous laisse et on se retrouve en bas, bonne lecture !
Chapitre 47 : Miracle de noël
PDV Edward
Le matin de noël.
Ce jour que je redoutais tant venait de pointer insidieusement le bout de son nez.
La veille au soir après mon monologue face à une Bella endormie, je m'étais résigné à quitter sa chambre pour rejoindre Kiara qui m'attendait à l'extérieur.
Visiblement consciente de l'émotion qui venait de me traverser, elle ne prononça pourtant, pas un mot, respectant mon silence. A la place elle avait passé son bras au-dessus du mien et elle m'avait fait sortir de l'hôpital sous l'œil inquiet de certaine infirmière dont Kate.
Nous nous étions rendus directement chez mes parents ou nous attendait déjà Carlisle et Esmée.
Sous l'exigence de ma mère, je cédais à ses caprices et c'est comme ça que nous étions restés dormir les filles et moi, à la villa.
Visiblement elle ne tenait pas à ce que nous restions seuls, lors du réveillon de noël.
Heureusement, il n'y avait personne d'autres que nous hier soir. Je n'étais pas sûr de réussir à affronter la joie et l'exubérance de ma famille au vu de l'état dans lequel j'étais en rentrant de l'hôpital. Sur le visage de Kiara, il n'était pas difficile de comprendre qu'elle ressentait exactement la même chose que moi.
Epuisés par la journée que nous avions tous passés, aucun de nous ne veilla très tard en ce réveillon et il n'était que 22h quand je refermais la porte de ma chambre et 2h00 du matin pour enfin trouver le sommeil.
En jaugeant l'heure sur le cadran du radio réveil, je constatais qu'il n'était que 6 heures du matin.
Je n'avais surement dormi que quatre heures. Trop peu pour être reposé.
Mais après tout, cela n'avait pas vraiment d'importance.
En ce matin de «fête», j'eus un mal fou à me lever. Je fixais sans vraiment le voir le plafond au-dessus de ma tête conscient que cette journée allait être une longue suite d'épreuves à affronter autant pour moi que pour Kiara et les enfants.
Ma famille essayait de nous soutenir comme ils le pouvaient mais aucun d'entre eux n'étaient magicien. Ils ne pouvaient pas effacer ce qui nous faisait mal.
Faisant taire cette petite voix qui me disait de rester là où j'étais et de ne pas bouger, je me levais malgré tout et me dirigeais vers la salle de bain attenante à mon ancienne chambre d'adolescent, au dernier étage de la villa.
Les filles étaient installées à l'étage du dessous, dans la chambre d'ordinaire réservée à mes neveux et nièce, quand à Kiara elle se trouvait juste dans la pièce attenante à la mienne, dans la chambre d'ami.
Essayant de faire le moins de bruit possible pour ne réveiller personne, je tentais de me réveiller avec le jet de la douche mais s'était peine perdu.
A la place, je sortis rapidement de la douche et me tournais vers les vêtements que j'avais apporté. Pour l'occasion, je fis un effort de tenu et enfilais un pantalon de coton couleur gris anthracite et un pull blanc dont le col était entouré de fourrure.
J'eus un l'instant l'idée de vouloir dompter mes cheveux mais je renonçais bien vite. Je ne pouvais rien faire pour améliorer ma coupe et je n'en avais guère envie non plus pour être honnête.
Je finis par sortir de la pièce afin de prendre les escaliers pour me diriger vers la cuisine ou se trouvait déjà ma mère entrain de préparer un véritable festin pour midi.
Il n'était que 7 heures du matin et elle était déjà au fourneau comme pour chaque noël. Sauf que celui de cette année était différent. Je le sentais rien qu'à l'expression fermé s'étendant sur le visage de ma mère.
- Bonjour maman, soufflai-je avec un sourire que j'espérais convaincant mais qui ne la rassura guère au vu de sa moue.
- Bonjour mon fils, murmura-t-elle doucement, joyeux noël.
Elle savait qu'il ne serait pas joyeux pour moi, ni pour Kiara. Il était le premier que je passais avec elle et je ne pouvais m'empêcher de penser que s'était le pire que je n'avais jamais eu.
D'ordinaire cette fête provoquait en moi une joie immense, mais pas là, pas aujourd'hui.
- Joyeux noël … maman.
Elle comprit mon état d'esprit et délaissa ses fourneaux pour s'approcher de moi.
- Je sais mon fils, je sais.
Je me laissais aller dans les bras de ma mère et fermais un instant les yeux, pour retomber en enfance.
Quand j'étais gamin, son parfum et son étreinte chaleureuse étaient pour moi des baumes qui réchauffaient mon cœur meurtri. J'aurais tellement aimé qu'il en soit ainsi aujourd'hui. Mais même si je me sentis mieux l'espace d'un instant, ce n'était qu'une illusion, une simple chimère.
Esmée finit par me lâcher et par se détourner pour se concentrer sur la confection de ses plats.
- Je peux t'aider ?
Le sourire heureux qu'elle m'adressa malgré la tristesse de son regard, me fit comprendre l'inquiétude qui ne cessait de la tarauder.
Je souffrais, les filles souffrait mais ma mère aussi.
Elle m'aimait, j'étais son fils et en tant que maman elle ressentait ma douleur comme si c'était à elle qu'on lui faisait du mal.
Je passais l'heure qui suivit à aider Esmée à éplucher les pommes de terres, couper les tomates, et à pleurer quand je dus m'occuper des oignons. Ce moment passé avec ma mère me fit reléguer ma souffrance au second plan et quand Lise entra dans la cuisine, j'étais plus détendu qu'en me levant, même si je n'avais toujours pas le cœur à faire la fête.
- Il est passé le papa noël ? Demanda-t-elle de sa petite voix enfantine.
La question de Lise me fit sourire brièvement.
Son petit visage ensommeillé et la couverture qu'elle trainait derrière elle, montrait qu'elle venait à peine de se réveiller et qu'elle n'avait même pas attendue une seconde pour descendre nous rejoindre.
Je dénouais le tablier que j'avais mis pour éviter de me tâcher et pris l'enfant qui me tendait les bras.
- Oui il est passé … mais il faut attendre tout le monde pour ouvrir les cadeaux.
Tout le monde ?
Les mots que j'avais prononcés me ramenèrent mes idées noires en pleines face.
Bella allait manquer à l'appel. Elle ne serait pas là pour partager avec ses enfants leur joie d'ouvrir les paquets et de découvrir ce qu'ils voulaient depuis des mois.
Repoussant mes pensées lugubres, je préférais me concentrer sur le petit visage illuminé de la fillette.
- Maman sera là ?
J'avais expliqué aux filles que leur maman dormait toujours et qu'elle ne serait pas là pour noël mais visiblement Lise ne pouvait s'empêcher de poser la question.
- Je suis désolé mon ange, ta maman est toujours entrain de dormir très profondément. Je te l'ai dit … elle ne sera pas là aujourd'hui …
L'expression de joie de l'enfant changea et des larmes perlèrent à ses yeux.
- Même si je le demande au père noël ?
L'espoir était si vif dans ses mots que j'eus un mal fou à lui dire non une nouvelle fois.
Quand je relevais la tête vers ma mère, je pouvais lire également son émotion de ne pouvoir rien faire pour aider l'enfant à retrouver son sourire si doux.
Nous étions le matin de noël. La seule chose qui devrait importer pour elle, c'était les cadeaux que le père noël avait pu déposer sous le sapin.
- Je ne crois pas que le père noël peut y faire quelque chose Lise chérie. Mais tu veux que je te dise, ta maman n'est peut-être pas là physiquement avec nous mais elle est là (je posais ma main sur le torse de la petite fille à l'endroit où son cœur battait), elle sera toujours là avec toi.
Lise posa sa main sur la mienne avant de se blottir contre moi.
- J'aimerais pouvoir voir ma maman … même pas longtemps … je ferais pas de bruit, je serais très sage …
- On le sait Lise, répondit Kiara à ma place.
Je levais la tête vers l'adolescente qui entrait à son tour dans la cuisine suivit de Charlotte. Toutes deux étaient déjà habillées.
Kiara portait une robe grenas qui lui allait à merveille et elle avait coiffé ses cheveux en jolie boucles lui tombant dans le dos. Charlotte arborait le même genre de coiffure surmonté d'un serre-tête avec un renne au nez rouge, mais sa robe était mauve.
Du coin de l'œil je vis ma mère s'éclipser pour me laisser prendre soin des filles.
- Mais je te l'ai dit … on ne peut pas voir maman, tant qu'elle dort … on pourrait la déranger …
Mentir aux enfants n'étaient sans doute pas bien malin mais je préférais qu'elles pensent que tout le monde était privée de Bella et non seulement elles.
Lise finit par se résigner et Kiara monta avec elle pour l'habiller.
Je m'installais à table avec Charlotte qui demanda un jus de fruit.
- J'espère que maman sait qu'on l'aime très fort …
La voix de l'enfant était à peine audible mais je pouvais percevoir à quel point elle pensait ce qu'elle disait.
Qu'est ce qui pouvait bien leur passer par la tête ?
- Oh Charlotte, bien sûr que ta maman le sait.
Comment étais-je censé rassuré les fillettes alors que je ressentais les mêmes insécurités ?
- Alors pourquoi elle ne veut pas se réveiller ?
Essayant de choisir mes mots avec soin, je pris le temps de répondre à sa question. La seule chose qui importait c'est qu'elle me croit, du moins un petit peu.
La seule personne capable de répondre à ses questions, était sa mère elle-même.
- Tu sais parfois dans la vie, il arrive des choses à certaines personnes … des choses plus ou moins gentilles. La personne ne le veut pas toujours mais elle doit affronter quand même ce qui lui arrive malgré tout. C'est ce qui se passe en ce moment avec ta maman … elle ne veut pas être séparé de vous, pas du tout. Elle vous aime de tout son cœur mais elle n'a pas le choix … pour aller mieux plus tard, il est nécessaire que pour l'instant, elle dorme très profondément même si elle ne le veut pas.
Charlotte me regarda un long moment comme pour jauger mes paroles puis elle finit par hocher la tête.
PDV Carlisle
Nous étions le matin de noël.
D'ordinaire la maison était remplie de cris de joie et de rire d'enfants.
Mais pas aujourd'hui.
La peine que portait Edward était tellement déchirante pour nous tous, que nous avions peut-être autant de mal que lui à se mettre dans l'ambiance de ces fêtes de fin d'années.
La souffrance de mon fils, de Charlotte, de Lise et de Kiara était visible sur leurs visages. J'aurais aimé pouvoir alléger ne serais ce qu'un peu ce chagrin qui les terrassait mais je ne pouvais rien faire.
J'avais fait ce que je pouvais pour Isabella, c'était maintenant à elle de décider ce qu'elle voulait faire.
Physiquement la guérison serait probablement très très longue.
Elle présentait énormément de blessures et leurs cicatrisations allaient demander des soins constants, de la rééducation pour sa jambe, son bras, des injections pour éviter d'éventuelle autres problèmes. Sans parler de ce qui lui avait été enlevé.
Comme Isabella n'était pas encore réveillée nous ignorons tous des séquelles qu'elle aurait mentalement. A première vue tout était normal, et la commotion cérébrale dut aux coups de point qu'elle avait reçue, était mineure, mais bien entendu nous pouvions avoir des surprises à son réveil.
J'essayais de faire le maximum pour rassurer mon fils et les filles mais je savais que mes paroles ne valaient pas grand-chose à leurs yeux.
Mon fils, ma petite fille …
Cette découverte avait été un choc pour chacun de nous. Nous n'avions pas évoqué le sujet avec Emmett, Rosalie, Alice et Jasper mais je connaissais mes enfants.
Ils feraient entrer Kiara dans la famille sans aucune difficulté. Il fallait juste qu'elle apprenne à nous connaître comme elle le faisait avec mon fils.
J'aimais les voir évoluer ensemble, essayait de s'apprivoiser. Certes, je ressentais une certaine rancœur qu'il ait été privé de son enfant, qu'il n'est connu son existence qu'au bout de 15 longues années. Mais Isabella avait permis à mon fils et à toute notre famille, d'avoir enfin connaissance de son existence. De cela, j'étais le plus reconnaissant des hommes.
Kiara avait une famille aussi. Nous étions sa famille et je ne pouvais m'empêcher de ressentir de la joie en ces temps très sombres, d'avoir enfin l'honneur de l'avoir chez nous, partager son premier noël, et une partie de sa vie.
J'étais heureux pour mon fils mais j'étais également préoccupé : qu'allait-il se passer le jour Isabella se réveillerait ?
Edward s'occupait des filles et je savais qu'il s'y attachait. Il n'y avait qu'à voir la manière dont il prenait soin d'elles.
Kiara ne lui serait pas arracher, je doutais qu'Isabella le fasse, et l'adolescente avait assez de caractère pour s'opposer à sa mère si tel était le cas, mais Charlotte et Lise n'étaient pas ses enfants.
J'avais peur de l'avenir, pour mon fils, ma nouvelle petite-fille et ses fillettes que j'aimais moi aussi.
Elles étaient pleines de charmes, de malices, si adorables. Elles voulaient juste être aimées, quoi de plus naturel ?
Mais Isabella permettrait-elle à ses filles de rester en contact avec nous ? Avec Edward ?
A la manière dont elle avait traité mon fils, ne serais ce pas trop demander ?
Je ne connaissais pas Isabella. Je ne l'avais vu que très peu de fois, pourtant le jour où elle était venue avec ses filles ici, à la villa en compagnie d'Edward, j'avais vraiment pensé que cette femme était faîte pour lui.
Comme si mon enfant avait enfin trouvé ce qu'il cherchait depuis toujours. Mais maintenant ?
Quel serait son avenir ?
J'aurais aimé un futur radieux pour Edward, pour Kiara et pour les fillettes comme n'importe quel père dans ma situation.
- Edward est avec Lise, Charlotte et Kiara, m'annonça mon épouse en entrant dans mon bureau où je m'étais terré depuis mon réveil.
Je lançais un sourire bienveillant à la femme de ma vie qui vint s'asseoir sur mes genoux pour se blottir contre moi.
38 ans était passés depuis notre première rencontre et le coup de foudre que j'avais eu pour cette femme, et pourtant je l'aimais comme au premier jour. Nous avions tout traversé ensembles.
- J'ai peur Carlisle.
- Moi aussi, mon amour, moi aussi.
Nous n'avions pas besoin de mots pour nous comprendre. Nous savions parfaitement tous les deux de quoi nous parlions.
- Elle doit se réveiller … Isabella ne mérite pas de mourir si jeune … et avec ses enfants … je donnerais tout pour leur enlever un peu de douleur …
Voir ma femme dans cet état me faisait mal, nous avions mal tous les deux pour Edward. Mais malheureusement, nous ne pouvions pas lui apporter grand-chose mis à part notre présence.
- Si seulement, Charlotte et Lise pourraient voir leur maman …
- Esmée …
Elle savait pourtant que s'était contre le protocole sans compter que cela pourrait faire plus de mal que de bien à ses enfants. Elle le savait mieux que personne.
- Je sais … mais c'est noël … je ne demande pas qu'elles restent longtemps … juste quelques minutes … pour qu'elles puissent voir leur maman.
Ce n'était pas une bonne idée.
Les enfants n'étaient pas acceptés dans le service sans compter que j'ignorais totalement, les dégâts qu'une telle visite pouvait occasionner sur les filles.
Au regard suppliant d'Esmée, je compris qu'elle ne me demandait pas cette faveur à la légère.
Charlotte et Lise avaient vraiment besoin de voir leur maman.
- Il faut en parler à Edward, et expliquer aux enfants, ce que cela signifie, la prévins-je en la pointant du doigt.
Elle hocha la tête avant de m'embrasser doucement.
- Je t'aime Carlisle Cullen.
- Je t'aime Esmée Cullen.
PDV Kiara
J'avais tout de suite était d'accord avec l'idée de Carlisle.
Bien que réticent, Edward avait accepté également.
Au lieu d'ouvrir les cadeaux de noël, nous avions tous décidé de nous rendre à l'hôpital pour voir maman.
J'avais mis en garde mes petites sœurs. Non maman ne se réveillerait pas quand nous la verrons mais elles pourront l'embrasser et surtout lui dire ce qu'elles voulaient.
Charlotte m'avait demandé si maman entendrait même si elle dormait. Je lui avais répondu oui. J'aimais croire qu'elle avait entendu chacune des paroles que je lui avais dîtes.
Arrivés à destination, je descendis de voiture en même temps que Carlisle et Edward.
J'aidais mes sœurs et je pris leurs mains pour les guider dans le bâtiment. Le silence qui régnait dans le couloir que nous empruntions, eut pour effet de faire taire les filles qui me suivaient silencieusement.
Accrochée à son doudou, Lise regardait autour d'elle, l'air perdu. J'espérais que je faisais le bon choix en acceptant de les mener ici. Je ne voulais surtout pas provoquer l'effet inverse que celui de les apaiser.
Nous nous arrêtâmes devant la porte de la chambre de maman toujours gardée par deux imposants colosses qui s'écartèrent à notre passage.
- Je viendrais vous chercher, murmura Carlisle avec un sourire.
Sur ces mots il s'éclipsa et nous laissa seuls.
Je pris une profonde inspiration et fit signe à Edward d'ouvrir la porte de la chambre.
Pendant de longues secondes, il ne se passa rien. Je restais bloquée sur la réaction de mes petites sœurs qui elles étaient restées sans bouger et examinaient la pièce.
Charlotte fut la première à avancer.
Elle me lâcha la main et après avoir respirée un peu plus fort comme pour se donner du courage, elle avança.
Elle fit des tous petits-pas qui la menèrent près de notre maman.
- Bonjour maman d'amour.
C'est avec émotion que je la vis poser délicatement sa main sur celle de notre mère.
Lise se dégagea également et s'approcha de l'autre côté du lit. Mais elle était trop petite pour la voir.
Edward avança donc la chaise de plastique et plaça ma sœur dessus pour qu'elle puisse voir maman sans difficulté.
- Bonjour maman.
Je jaugeais les visages de mes deux sœurs qui ne cessaient de contempler notre mère comme si il s'agissait d'un miracle.
- Edward et Kiara, on dit que tu dormais très profondément mais que tu pouvais nous entendre …, commença Charlotte. Je veux que tu saches que je t'aime … je suis pas toujours sage et des fois je fais des bêtises mais je le fais pas exprès.
- Moi non plus … ajouta Lise en se tortillant.
- Elle le sait …, ne pus-je m'empêcher de dire en les voyant s'excuser pour des broutilles qui à cet instant n'avait aucune espèce d'importance.
- Tu sais maman, cette nuit le papa noël est descendu du ciel et il a amené plein de cadeaux … ils sont sous le sapin mais on les a pas ouvert parce qu'on voulait d'abord venir te voir … papy Carlisle a dit qu'on pouvait …
Papy Carlisle … voilà un mot qui me surpris dans la bouche de ma petite sœur mais qui me fit sourire aussi.
- Oui et même que on va pouvoir revenir des fois … mais tu sais maman, je pense à toi très fort, ajouta Lise le sourire aux lèvres. Edward il a dit que tu étais là avec moi tout le temps, dans mon cœur.
A ces mots elle pressait ses petits doigts qui tenaient toujours sa poupée, contre sa poitrine.
- Même si tu dors, j'espère que tu passes un bon noël, et que tu vas te réveillais bientôt parce que j'ai un cadeau pour toi … et je veux te le donner …
Charlotte s'approcha encore de maman et lui déposa un baiser sur la joue. Edward aida Lise qui en fit de même.
- On t'aime maman, chuchotâmes à l'unisson toutes les trois.
- Joyeux noël.
PDV Edward
Nous étions de retour à la villa de mes parents.
La visite que nous venions de rendre à Bella avait été bénéfique pour les filles.
Leurs sourires étaient plus profonds et leur peine un peu moins grande. Pouvoir voir leur mère avait permis de les apaiser quelques peu.
Gérer une telle situation était inédite pour moi.
Je n'étais d'ordinaire que l'oncle, le fils ou le patron, jamais un père.
C'était le genre de responsabilité qui m'avait toujours un peu effrayé mais aujourd'hui cela me paraissait naturel. Je n'étais certes pas certain de prendre les bonnes décisions mais secondé de Kiara, j'espérais faire au mieux pour le bien-être des fillettes.
A notre retour, mes frère et sœur étaient arrivés avec leur mari femme et enfants.
Nous avions donc commencé par l'ouverture des paquets pour chacun si bien que bientôt le salon fut rempli de jouer en tout genre et de papiers cadeaux déchirés.
Kiara était dans un coin reculé de la pièce, observant la scène mais ne participant pas plus que ça aux joies de ce matin de noël. Elle avait plusieurs paquets à ses pieds et je savais qu'elle avait du mal à se mouvoir pour pouvoir les ouvrir.
Je la vis essuyer une larme qui avait échappé à l'un de ses yeux, et tendre la main vers un cadeau carré de petite taille provenant de sa mère.
Elle prit soin de déchirer le papier avec délicatesse. Je la vis retenir son émotion quand elle découvrit un cadre.
De là où j'étais je ne voyais pas ce qu'il contenait mais visiblement l'attention faisait plaisir à l'adolescente.
Elle ouvrit un deuxième présent de Bella et cette fois elle eut un sourire en constatant un téléphone dernier cri, elle avait également la coque qui allait avec.
Elle continua d'ouvrir ce qu'elle avait devant elle, lentement, mais avec grande attention. Ainsi elle reçut des vêtements, un sac à main, des chaussures un peu trop haute à mon goût, des livres et un bracelet en argent qu'elle pouvait personnaliser à sa guise en ajoutant ou enlevant des breloques.
Je l'observais intensément quand elle prit le dernier cadeau disposé devant elle et qui était vraisemblablement celui que je lui avais fait.
Elle leva la tête vers moi et son beau regard azur était doux quand elle me regarda. Je lui adressais un sourire ému puis elle ouvrit la boite renfermant le pendentif. Elle porta sa main à sa bouche et se leva pour s'approcher de moi.
- Merci … souffla-t-elle la voix cassée.
- Tu aimes ?
- J'adore.
Je ne pus m'empêcher de l'attirer dans mes bras pour la serrer contre moi. Je l'embrassais sur le sommet de sa tête avant de la relâcher.
- Tu ouvres les tiens ? Me demanda-t-elle pressante.
Je hochai la tête et entreprit de découvrir ce que ma famille m'avait acheté.
Je découvris des vêtements, comme chaque années, acheté par ma sœur, des chaussures par Jasper (ma sœur je supposais !), du parfum par Rosalie et un string panthère par Emmett qui éclata de rire quand j'écarquillais les yeux en le découvrant (celui-là je vous jure !). Mes parents m'avaient offert un week-end dans un parc aquatique pour un nombre de place illimité.
Au regard en coin de mon père, je compris qu'il espérait que je sois accompagné par celles que je considérais comme ma famille désormais.
Inutile de dire que je priai pour que ce soit le cas également.
Kiara elle m'avait fait un cadre ou elle avait disposé un patchwork de photos d'elle, des filles et de Bella. Ce cadeau me toucha plus que tous les autres car il venait de ma fille. Le premier que je recevais de sa part et qui montrait la famille que je rêvais d'avoir.
Une fois l'ouverture des cadeaux terminés, nous passâmes à table où l'ambiance était joyeuse.
C'est avec soulagement et plaisir que je vis Lise et Charlotte se mettre à jouer avec mes neveux et nièce un sourire aux lèvres.
- Je crois que pouvoir voir maman, leur a fait un bien fou, me chuchota Kiara en s'asseyant près de moi dans la grande table dressée pour l'occasion.
- Je crois aussi.
Une fois tous installé, la pensée que la seule personne qui me manquait autour de cette table était Bella.
J'étais entouré de presque tous les gens que j'aimais, presque toutes les personnes qui comptaient à ma vie et qui faisaient mon bonheur.
J'aurais aimé me promettre que ce serait le seul que je passerais sans elle désormais mais je ne pouvais être sûr de ce qu'elle allait faire quand elle serait réveillée. Qu'allions nous devenir ?
Mon père en bout de table, fit tinter sa fourchette sur le verre de cristal pour obtenir le silence et tout le monde se tourna vers lui.
En véritable chef de famille, il prit la parole pour faire son petit discours habituel qui pourtant cette année était bien différents des précédents.
- Aujourd'hui est un jour spécial, plus spéciale que l'année dernière. Il s'agit du premier noël de notre petite Lena, mais aussi le premier que nous avons la chance de passer avec Kiara, Lise et Charlotte. Je suis extrêmement heureux de pouvoir vous accueillir toutes les trois dans notre famille. Bien entendu il manque aujourd'hui quelqu'un mais toutes nos pensées vont vers Isabella, vers son réveil qui j'espère se fera dans les prochains jours et vers sa guérison. Même si j'ignore si elle acceptera, j'aimerais dire que nous l'attendons ici dans cette maison, pour qu'elle comble le vide laissé.
« A Isabella, puis-ce j'espère nous rejoindre sans tarder, joyeux noël mes enfants … joyeux noël.
Je levais mon verre en même temps que tout le monde et j'adressais un regard de remerciement intense à mon père, cet homme si généreux qui était le model parfait du père que j'aimerais être un jour.
Ma mère se joignit aux paroles de mon père et je compris que tous les deux étaient avec nous dans l'épreuve que nous étions entrain de traverser.
J'espérais tellement que Bella me laisse l'entrainer dans ma famille. Elle qui n'avait jamais eu la chance de profiter du réconfort et du soutien des siens, j'étais certain qu'elle pourrait combler ce vide dans sa vie si seulement elle laissait ma famille s'approcher d'elle.
Sans que tout le monde s'y attende, Kiara se leva à son tour et on fut surpris quand elle se mit à parler.
- Je vous remercie Carlisle. Je sais qu'au vu des circonstances, ce n'est facile pour personne de trouver sa place. Je n'ai jamais eu de grand-père, de grand-mère ou d'oncles et tantes … mais je sais sans avoir besoin de vous connaître entièrement, que je n'aurais pas pu rêver mieux comme famille. Apprendre à se connaître va sans doute être long mais j'ai hâte de commencer et de pouvoir un jour vous appeler … papy, mamie, tonton tata ou … papa …
Je fermais les yeux et tentais de contrôler mon émotion. Papa … voilà un mot que je rêvais d'entendre de la bouche de ma fille.
- Je voudrais vous remercier au nom de ma mère et en mon nom aussi, de prendre si bien soin de nous … je prie de toutes mes forces que notre maman se réveille et guérisse mais je n'oublierais jamais ce que vous avait fait pour nous. Jamais. Je suis heureuse malgré les circonstances de pouvoir partager ce noël avec vous et j'espère qu'il y en aura bien d'autres. Joyeux noël à tous …
Kiara se réinstalla sur son siège et je serrais sa main dans la mienne lui signifiant que son discours m'avait beaucoup touché.
- Bon et si nous goûtions le délicieux repas qu'Esmée nous a fait ? Demanda mon père de manière rhétorique.
Mon frère éclata de rire et on se passa joyeusement les plats. Je regardais Kiara et je lui souris doucement. Elle me le rendit et avant d'accepter le plat que lui passait ma sœur.
Mon père s'excusa soudain mais je fus le seul à m'en rendre compte. Je le vis regarder son téléphone distraitement quittant la pièce sans un regard. Je croisais les yeux de ma mère et elle fronça les sourcils mais avant que nous nous levions pour le rejoindre, mon père revint en courant dans la salle à manger seulement 30 secondes après en être parti.
Son sourire me fit me lever et j'attendis le cœur battant ce qu'il allait dire. Mais un fol espoir s'empara de moi. Et si …
Le silence se fit autour de nous.
- Isabella vient de se réveiller, elle est réveillée ! Elle va vivre Edward … Kiara … Isabella va vivre !
Un sanglot me monta le long de la gorge alors que les cris de joies emplissaient la pièce, ceux de Charlotte et Lise étant les plus forts.
Je me tournais vers Kiara qui avait le visage baigné de larmes.
- Maman est réveillée … elle va vivre … papa … maman va vivre !
Papa … ma fille venait de m'appeler papa. Elle n'aurait sans doute pas pu choisir un meilleur moment.
- Oui mon ange …
On se jeta dans les bras l'un de l'autre laissant éclater notre soulagement, notre joie pure et surtout notre amour.
Bella était réveillée.
Et voilà ! Enfin me direz-vous !
Alors vos avis ? Il me tarde de les connaître !
Bella est enfin sortie du coma mais maintenant ? Que va-t-il se passer pour elle ? Et pour Edward ?
Pour le prochain chapitre, retour à l'hôpital et surtout retour de notre chère Bella absente depuis un moment maintenant !
Passez toute une bonne semaine et à bientôt surtout !
