Merci x-Beautiful Blass-x & Moozanna.


Matt et Nate ressortirent du bar suivant, sans plus de succès. Ils firent un signe de dénégation à Vic et Serena qui les attendaient devant, appuyées contre la limousine.

La blonde raccrocha et soupira elle aussi.

Shaori venait de l'informer que Chuck n'avait toujours pas regagné sa suite. Cette dernière était rentrée avec Hugo et faisait le pied de grue à l'Empire pendant que les quatre autres fouillaient la ville de fond en comble.

- On devrait peut-être tout de même essayer Bart, reprit Nate après une courte réflexion.

- Il ne veut pas le voir, répondit Matt.

- Je sais, c'est ce qu'il a dit, mais il y a peut-être un élément…

- Blair a dit qu'il était dans un bar et déjà bien imbibé, il ne se présentera pas devant Bart dans cet état, raisonna la blonde.

- Ce n'est pas possible, s'exclama la plus jeune. Il ne peut pas avoir disparu.

- As-tu seulement une idée du nombre de possibilités ? grommela Nate. Il possède plus de la moitié de cette ville !

- J'en ai une vague idée, oui, depuis quelques semaines ! Et au cas où tu n'aurais pas tout suivi, il ne possède plus rien, Bart lui à tout repris !

- Stop ! cria Serena en levant les deux mains dans les airs pour que chacun reprenne son sang-froid.

Le silence s'établit entre les jeunes quelques instants, rythmé seulement par le passage de la circulation sur l'avenue.

- Le Victrola ! s'exclamèrent soudain, au diapason, les deux New-Yorkais.

- Vic, tu es un petit génie, dit Nate en ouvrant la porte du véhicule pour qu'ils s'y entassent tous.

La blonde donna les instructions aux chauffeurs.

- C'est quoi le Vic machin-chose ? questionna Matt.

- Le cabaret de Chuck, l'informa sa jeune sœur avec un petit air supérieur. La seule chose qui n'est pas dans les actifs de BI. Il l'a acheté avec son argent, avant d'avoir hérité.

- Il a un cabaret ? Comme dans le film « Moulin Rouge » ? s'ébahit son jumeau. Non, j'y crois pas.

- Tu verras par toi-même, dit Nate.

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Lorsqu'ils arrivèrent à l'endroit, Vince, le barman, leur assura qu'il était bien là. Mais il avait titubé jusqu'à la porte du fond, il y a déjà plusieurs heures.

- Alors, tu viens ? questionna la plus jeune des Bass à l'adresse de Matt.

Le jeune homme était planté, bouche bée, devant le spectacle sur la scène, au lieu de suivre les autres. Finalement, il se décida à bouger au rappel de la petite brunette.

- Il est surement là-haut, indiqua Nate en arrivant au pied d'un escalier, il a une passion pour les toits.

Les quatre mousquetaires grimpèrent les marches jusqu'à la porte qui donnait sur l'étage ultime du bâtiment.

Quand ils s'aventurèrent sur la terrasse, ils le trouvèrent là, assis par terre contre le muret d'enceinte de l'espace ouvert, les yeux clos.

- Chuck, souffla son meilleur ami en le secouant doucement.

- Nate, marmonna-t-il entre ses dents, somnolant. J'avais juste besoin de respirer un peu.

- Oui, je sais. Allez, debout mon pote, c'est l'heure de rentrer à la maison.

- Donne-moi juste encore une minute, dit son meilleur ami, sa tête dodelinant d'un côté à l'autre.

Les deux jeunes hommes l'empoignèrent chacun par un bras et passèrent le leur sous ses épaules. Ils le transportèrent dans les escaliers, puis à travers la salle, jusqu'à la limo.

La marche forcée le dégrisa un peu mais pas complètement et il s'effondra à moitié sur la banquette.

Vic se remémora une autre nuit, de l'autre côté de la mappemonde, où son autre frère avait été embarqué dans une ambulance, dans un état carrément comateux. Elle n'avait pas treize ans et ça l'avait dissuadé à jamais de s'enivrer ou de tenter toutes expériences de produits réputés planants. Il n'y avait rien d'amusant à littéralement planer jusqu'à rencontrer la surface du sol quand personne n'était là pour vous rattraper.

- Il va aller bien, n'est-ce pas ? demanda-t-elle à la blonde, pendant que les garçons, s'installaient sur le siège en cuir à côté de Chuck.

- Oui, ne t'inquiète pas, il a fait bien pire que ça, c'est Chuck Bass, répondit-t-elle pour rassurer la jeune fille tout juste majeure.

- Au moins, cette fois, il n'est pas monté sur le surplomb, sourit Nate, se voulant encourageant lui aussi.

Mais ça n'eut pas vraiment l'effet escompté.

Serena lui jeta un regard noir.

- Quand est-ce qu'il a fait ça ? voulut savoir Vic.

L'héritier Archibald consulta sa petite amie en silence mais, maintenant qu'il avait ouvert la brèche, autant répondre à ses questions.

- Après que Jack l'ai ramené de Bangkok, où il s'était enfui, suite à l'enterrement de Bart.

- Il est vraiment passé par une sale période, commenta Serena, son BlackBerry à la main. Si B n'avez pas été là pour l'empêcher de sombrer…

L'appareil composa le numéro de sa meilleure amie, il devait être aux alentours de 4h30 du matin à Paris mais elle décrocha à la première sonnerie.

- Il va bien, dit S sans attendre.

Elle entendit la jeune femme pousser un soupir de soulagement

La jeune Australienne repoussa une mèche de cheveux tombée sur le front de son frère, avachi contre la vitre.

- Blair, marmonna-t-il en ouvrant à demi les yeux.

- Ce n'est que moi, sourit doucement Vic.

- Tiens, dit la blonde en mettant son BlackBerry dans la main de son frère adoptif.

- Chuck ? demanda sa fiancée.

- Je vais bien, lui assura-t-il. Je t'avais dit de ne pas t'inquiéter.

- Je sais, mais je n'ai pas pu pas me raisonner. Je voudrais être là-bas, avec toi. Tu me manques.

- Tu me manques aussi, dit-il. Je te rappelle demain.

- D'accord, on parlera de ça plus tard, comprit-elle. Je t'aime.

- Moi aussi.

Elle reposa l'appareil et s'enfonça à nouveau sous sa couette.

Cette fois, elle tomba dans les bras de Morphée sans plus attendre, rassurée de le savoir en sécurité, avec ses amis et sa famille.

Serena récupéra son téléphone et composa le numéro de sa mère. Elle lui avait promis de la prévenir pour la tenir au courant de la situation. Elle avait raté le dîner de présentation de Craig. Elle espéra qu'Eric ne lui en tiendrait pas rigueur vu l'urgence de la situation.

- Maman, dit la blonde lorsque Lily porta le combiné à son oreille.

Chuck tressaillit et tenta de focaliser son regard sur les lumières de la ville. Mais c'était difficilement supportable pour son estomac. Aussi plissa-t-il fortement les paupières, appuyant son front contre la vitre froide.

- Oui, il est là, avec nous, on rentre à l'Empire, l'informa sa fille.

- …

- Je lui dirai, dit S avant de clore la conversation.

Elle rangea son téléphone dans son sac et posa une main sur l'avant-bras de son frère adoptif qui semblait émerger lentement.

- Maman aussi s'inquiétait. Quand elle est rentrée, tu avais disparu. Elle voudrait remettre votre déjeuner d'aujourd'hui à demain.

- Inutile, j'ai déjà signé les documents, elle peut être tranquille, grommela-t-il en se renversant sur le siège vers l'arrière.

Il posa le dos de ses mains, croisées, devant ses yeux, les bras largement écartés.

- Quels documents ? l'interrogea S.

- Je suis certain qu'elle se fera une joie de t'expliquer tout ça en détails quand tu rentreras, bougonna-t-il derrières ses doigts entrelacés.