Disclaimer : Les personnages de Miraculous appartiennent à leur concepteur, je ne fais que les emprunter le temps d'une fiction.

Le petit mot du jour pour lovaChat Noir : Bonjour, voila, maintenant les bases du futur tournage sont posées et franchement, on dirait qu'elles ne sont pas solides du tout. En tout cas, tu as raison, tout le monde va avoir des surprises. Oups, je croyais l'avoir fait en disant que tu pouvais dire ce que tu voulais... désolée de ne pas avoir été plus claire : donc, oui, Coccinelle ça me va très bien !^^ (je préfère à fer à cheval ou patte de lapin en fait, mais trèfle ça passe aussi^^).


Silence on tourne !
51)Une nuit remarquable

Marinette se figea, soudain honteuse, elle comprenait qu'elle n'était pas la seule à se poser des questions et à douter. Adrien aussi n'était pas tranquille, il se tourmentait visiblement tout autant, peut être même plus...

Elle retint son souffle et écouta, en se reprochant de le faire, mais incapable d'agir autrement. Elle avait le sentiment qu'en agissant de la sorte elle aurait des réponses aux questions qu'elle avait. Ensuite elle pourrait intervenir.

Dans la chambre Tikki ne répondit pas tout de suite, prenant le temps de réfléchir à la question qui venait de lui être posé.

Elle sentait bien que le garçon face à elle était moins détaché qu'il essayait de le faire croire, elle le lisait dans son regard et dans sa façon de se tenir.

Il avait déjà beaucoup souffert et qu'il se préoccupe malgré tout des autres comme il le faisait était une preuve indéniable de sa valeur.

- Je ne peux pas répondre à sa place. Dit elle finalement. Il est possible qu'elle soit un peu fâchée, mais je suis certaine que si elle y réfléchit bien elle saura pardonner.

Adrien hocha la tête, conscient que la petite kwami rouge ne s'avançait guère pour le ménager.

- Merci de m'avoir répondu.

Il se détourna, il se sentait fatigué, il n'avait pas envie de retourner avec les autres, il n'avait plus envie de s'amuser.

Il avait peur, terriblement peur que Marinette ne s'éloigne de lui.

- Tikki, Plagg, j'ai besoin d'être un peu seul. Murmura t'il.

Plagg le regarda en faisant la moue, jusqu'à ce que Tikki l'entraîne loin du garçon. Elle le fit monter en haut de la bibliothèque et fit en sorte de l'occuper le temps qu'Adrien se reprenne.

Adrien s'étendit sur son lit, puis cacha son visage contre les draps.

Il se mit à pleurer en silence.

Marinette se recula, elle ne voyait pas ce qu'il se passait, elle n'entendait plus rien, mais la façon dont Adrien avait demandé aux deux kwamis de lui laisser un peu de temps était très claire, il était malheureux et elle se sentait curieusement coupable soudain.

Elle se reprocha d'avoir voulu partir, son partenaire souffrait, il avait besoin d'elle, elle ne pouvait pas le laisser seul.

Maintenant qu'elle savait la vérité sur lui, sur Chat Noir, il y avait beaucoup de détails qui s'éclairaient d'un jour nouveau.

Toute l'assurance dont faisait preuve son partenaire, sa façon parfois pesante lorsqu'il lui faisait des avances, tout cela n'était qu'une façade, un masque de plus qu'il portait. Il n'était pas le lourdaud qu'elle imaginait. Il était un jeune garçon qui découvrait la liberté et peut être même l'amour et c'était elle dont il s'était épris.

Elle se sentit rougir fortement.

Chat Noir était tombé amoureux d'elle, mais Adrien ? Il avait semblé se rapprocher d'elle lorsqu'il avait compris qu'elle était Ladybug, mais avant cela ? Elle ne pensait pas qu'il ait été amoureux d'elle, Marinette, tant qu'il ne savait pas qu'elles étaient la même personne.

Cela faisait un peu mal, mais après tout, elle était mal placée pour lui faire des reproches, elle n'avait pas fait mieux.

Elle rêvait d'Adrien sans voir qu'il était juste à côté d'elle. Elle avait repoussé Chat Noir, parfois sans trop de ménagement, elle avait préféré ne pas croire en ses sentiments.

Maintenant elle ne le pouvait plus et lui non plus.

Elle pesa longuement le pour et le contre.

Elle avait envie d'entrer et de le consoler mais elle n'osait pas. S'il avait besoin de rester un peu seul avait elle le droit de passer outre sa volonté.

Elle se détourna, fit quelques pas pour s'en aller puis se retourna à nouveau et se rapprocha de la porte, elle s'appuya contre elle et ferma les yeux, songeant au jour où elle s'était tenue contre une porte pas si lointaine de celle-ci, après avoir parlé à Adrien, elle n'avait pas osé passer cette porte là ce jour là. Mais c'était un autre jour, un jour lointain, un autre jour.

Elle n'avait pas eu le courage ce jour là, mais le temps avait passé, elle avait changé.

Elle prit une profonde inspiration et poussa la porte.

Elle se figea, prise au dépourvu.

Adrien dormait, étendu en maillot sur son lit, replié sur lui même comme un chat. Elle rougit et fit un mouvement pour s'en aller, mais avant qu'elle ait pu sortir Adrien s'éveilla et ouvrit les yeux, la découvrant à quelques pas de lui. Leurs regards se croisèrent, les yeux verts d'Adrien s'écarquillèrent puis cillèrent nerveusement, Marinette baissa les siens.

Adrien se redressa vivement sur un coude, rougissant d'être surpris dans un moment de faiblesse.

- Je suis désolé, s'excusa t'il, je t'ai fait attendre.

Marinette se rapprocha lentement et s'assit au bord du lit.

- Longue journée n'est-ce pas ? Demanda t'elle doucement.

Adrien s'assit à son tour et hocha la tête.

- Oui, mais pas que pour moi... murmura t'il en la regardant.

Marinette ne chercha pas à nier, il la connaissait bien après tout, sans doute mieux qu'elle ne le connaissait. Il avait su voir plus loin qu'elle.

Elle connaissait son emploi du temps, mais elle ne le connaissait pas aussi bien qu'elle l'aurait voulu.

- Je suis désolée Adrien, je n'ai pas été très gentille avec toi... souffla t'elle.

Les yeux verts d'Adrien la fixèrent avec surprise.

- Comment cela ?

Marinette rougit et baissa les yeux.

- Tu sais bien, la façon dont je me suis comportée envers toi quand tu étais Chat Noir.

Adrien réalisa ce qu'elle voulait dire et tendit la main pour lui effleurer la joue. Marinette releva la tête en sentant ce contact. Adrien avait l'air sérieux, et en même temps, avec ses cheveux en désordre de s'être endormi comme il l'avait fait, il avait l'air vraiment mignon...

- Je ne t'en veux pas Marinette, tu avais raison, je ne me comportais pas vraiment de façon idéale. La seule chose qui m'importe est que nous soyons ensemble. Dit il doucement.

Marinette rougit.

- Ensemble ? Répéta t'elle nerveusement.

Adrien refusa de reculer ou de se taire, il avait attendu trop longtemps ce moment, il avait besoin de mettre les choses à plat. Immédiatement.

- Marinette, je suis amoureux de toi, depuis longtemps déjà. J'avoue qu'au départ je t'aimais en tant que Ladybug, mais surtout parce que c'était plus facile pour moi. Tu étais si mystérieuse, si assurée, et tu ne me laissais pas approcher. Je pouvais rêver à ma guise.

Marinette s'empourpra un peu plus. Adrien laissa échapper un léger rire.

- Et maintenant que tu sais la vérité ? Demanda Marinette, encouragée par le rire. Tu n'es pas déçu ? Je ne suis que Marinette.

Adrien se rapprocha et déposa un léger baiser sur ses lèvres avant de se reculer, le regard intense et interrogatif.

- Je ne serai jamais déçu.

Il se leva et lui tendit la main.

Marinette hésita, puis se leva à son tour et prit la main tendue.

Adrien ne disait plus rien, mais elle savait qu'en acceptant cette main tendue elle acceptait bien plus et elle espérait qu'elle n'était pas en train de faire une erreur qui les laisserait blessés tous les deux.

Adrien inclina la tête et l'attira contre lui.

- Donne nous une chance ma Lady. S'il te plaît... tu as su me faire confiance alors que tu me trouvais insupportable et que tu pensais que j'agissais ainsi avec toutes les filles, tu peux bien me donner une chance maintenant que tu sais qui je suis vraiment non ?

Il affectait de prendre un ton léger, de faire comme s'il était en train de rire de lui même, mais Marinette n'était pas dupe, il était très sérieux.

A présent elle savait voir plus loin que le masque qu'il lui offrait.

Elle se redressa et posa ses lèvres sur les siennes. Elle tenait à lui offrir ce baiser, pour lui prouver que les choses avaient vraiment changé entre eux.

Adrien ne chercha pas à le prolonger malgré l'envie qu'il en avait de le faire. Il ne voulait pas aller trop loin et risquer de la faire fuir.

Alors qu'ils s'écartaient l'un de l'autre quelqu'un frappa à la porte.

- Dites les amoureux, je ne voudrai pas vous casser la baraque, mais vos amis commencent à se demander où vous êtes partis et si vous allez finir par revenir. Il ne faudrait pas que cela finisse par alerter le père d'Adrien. Lança la voix ironique de Jeffrey.

Adrien et Marinette s'écartèrent vivement l'un de l'autre. Ils se regardèrent d'un œil inquiet.

Jeffrey avait raison, ils devaient rejoindre les autres au plus vite avant que Gabriel ne se rende compte qu'ils s'étaient isolés dans la chambre d'Adrien.

Adrien fila se recoiffer tandis que Marinette sortait rejoindre Jeffrey.

Elle se sentait un peu mal à l'aise en sa présence, mais elle était persuadée qu'il ne lui ferait rien.

Elle veilla pourtant à conserver une distance prudente entre eux.

Adrien les rejoignit très vite, visiblement tout aussi méfiant à l'encontre de Jeffrey. Il se plaça vivement entre le jeune homme et Marinette.

- Tu aurais du m'attendre à l'intérieur. Lui souffla t'il. On ne sait pas de quoi il est capable.

- Je n'ai pas l'intention de lui donner l'impression d'avoir peur de lui. Répliqua Marinette sur le même ton, en levant le menton bien haut.

Jeffrey les observait avec amusement.

- Lui a de très bonnes oreilles. Déclara t'il avec humour, une lueur amusée dans les yeux. L'avantage d'être à moitié kwami.

- Lui n'est surtout pas d'une discrétion remarquable. Rétorqua Marinette en lui faisant face les sourcils froncés et le visage réprobateur. Mais de la part de quelqu'un qui s'est invité lui même et a ramené Chloé, je présume que cela n'a rien de très étonnant.

Jeffrey sourit, visiblement très amusé par la remontrance.

- Non en effet, j'ai de fait considéré que vous avoir donné des entrées pour la boite de nuit me donnait ce droit. Dit il d'un ton léger.

- Cela n'en reste pas moins quelque peu cavalier. Souligna Marinette.

- Oh, je ne suis pas très bien éduqué, j'en ai peur, et puis je suis un étranger qui cherchait juste à se faire des amis à Paris. Vous pourriez avoir un peu pitié d'un pauvre voyageur solitaire non ? Plaisanta Jeffrey.

Marinette haussa les sourcils, les bras croisés et le menton toujours haut, pour marquer sa défiance et sa réprobation.4

- Un pauvre voyageur solitaire ? Vraiment ? Questionna t'elle d'un ton qui laissait entendre qu'elle n'y croyait pas une seule seconde.

Jeffrey hocha vigoureusement la tête, sans cesser de sourire.

- Oui, absolument !

Marinette avait du mal à se retenir de sourire elle même, il y avait quelque chose dans le comportement de Jeffrey qui était tellement irrésistible qu'il donnait envie de rire. Il savait être charmant et son humour faisait mouche. Il était plus que probable que sa part kwami y était pour quelque chose, du moins c'était le sentiment qu'elle en avait.

Il ne semblait pas y avoir de risques à accepter de se laisser faire et de se détendre, jugea t'elle. Il n'avait rien d'hostile et surtout, il n'était pas un akumatisé qu'elle pouvait délivrer. Elle n'avait aucun moyen de le purifier, elle en était à peu près certaine. Il valait donc mieux qu'elle joue le jeu, du moins tant qu'elle et Adrien n'auraient pas parlé avec le grand gardien.

Elle était tout de même assez troublée même si elle faisait de son mieux pour ne pas le montrer.

Un adolescent qui serait mi humain mi kwami ? Est-ce que c'était vraiment possible ? Et si cela était la stricte vérité, le grand gardien était il au courant ?

S'il ne l'était pas il était de leur devoir de l'en informer au plus vite et s'il l'était, pourquoi ne les avait il pas mis en garde contre une rencontre de ce genre ?

Adrien et Plagg y avaient perdu beaucoup tout de même. Ce n'était pas rien.

Marinette souriait, tout en suivant les deux garçons vers l'extérieur, mais elle continuait à réfléchir à toute vitesse.

Beaucoup de choses avaient changé en peu de temps et elle avait le sentiment que ce n'était que le début.

Cela lui faisait un peu peur alors elle tentait de le masquer.

Elle ne voulait pas transmettre son angoisse à sa kwami et encore moins à Adrien.

Loin de là le kwami du grand maître s'était réveillé en sursaut et se précipitait vers le vieil homme qu'il servait.

- Maître ! Maître ! Quelque chose vient de se produire ! Le miraculous du Chat Noir a été détruit !

Le regard du grand maître se fit plus grave et sombre. Il marcha vers la boite qui avait contenu tant de miraculous et qui était pratiquement vide à présent.

- Je vois... le temps est donc venu... aurai-je encore la force de faire face ?

- Qu'allons nous faire Maître ? Questionna son kwami.

- Attendre, nous ne pouvons rien faire d'autre pour l'heure.

A suivre