L'histoirrreeee éternellllleeeeeee... Où pour toi et moiiii... il était une fois... la Belle et la Bête !

(se reprend les pieds dans le tapis, trop euphorique d'avoir pu voir le dernier Disney au cinéma)

Ou en étais-je ? Ah oui ! Le petit chapitre d'aujourd'hui qui fait au moins QUINZE petites pages sur mon OpenOffice OvvO. Jamais écrit autant depuis le chapitre quinze, c'est fou. Mais j'avais pas la foi de le couper en deux, sinon j'ai l'impression d'être comme un restaurateur de kebabs qui vous livre le sandwich sans la viande dedans o_o... Et en plus nous sommes au cinquantième chapitre ! C'est parfait pour fêter cette occasion YEAH ! *danse de la joie*

Ladyoscar : *Se joint à la danse de la polka* Yeah ! Rien ne va plus ! Cinq ans il aura fallu pour aborder cet arc...attends, WHAT ?! *se ressaisit, réalisant que cette fic a commencé en 2012, soit quand elle était au lycée, et est maintenant au master* OH LA VACHE O_o *prend soudainement un coup de vieux... tout en ne comptant pas la pause énorme qu'a eu cette fic durant presque trois ans...* On verra bien ou mènera le complot des domestiques pour Aurore et Sebby muahahahaha !

Misstykata : Que Sebastian lise ça ? Aucune chan... (Sebastian : ... - Xian : OUARG ! T'es là depuis combien de temps O_O'''' ?! - Sebastian : ... - Xian : T'as pas tout entendu hein ^^''' ? ... Euh... niafrou ? - Sebastian : *facepalm* - Xian : o_o' ?)

Belly Barma : Qui te dit que ça sera forcément foireux xD ? Oh ? En fait c'est déjà foireux leur histoire ? ... Ça se discute xD. C'est vrai qu'une visite chez un psy risquerait d'être désopilant, je plains celui qui devrait les recevoir o_o (note l'idée dans un coin de sa tête, on ne sait jamais :3). Quant au livre, je pense que le Vicomte a déposé une bourse bien juteuse au bureau de son éditeur, je n'explique pas ça autrement *_* !

Levelyn : J'adore mettre le Vicomte dans des situations totalement wtf, c'est exactement le genre de personnage où on peut tout se permettre sans exception xD ! Il y a des chances en effet que le psychiatre en ressort traumatisé, ce sont tous les deux des dingues en puissance o_o ! Grell doit sans doute figurer sans le savoir dans le Guidness des records à force de planer dans les airs sans parachute :D !

Bonne lecture pour ce long chapitre pas piqué des vers !


Chap 49 : Les joies de la fraternité hindoue entre deux apéritifs

Une seule petite journée s'est succédé depuis que nous... je veux dire, les domestiques ont décidés, de me pousser à me rapprocher du majordome, sans succès... je crois même qu'il me croit devenir de plus en plus tarée (il n'a pas tort dans un sens me diriez-vous...)

C'est, alors que je somnolais sur la table de service... Oui, Grell nous harcèle toujours... La porte s'ouvrit dans un fracas assourdissant, me faisant faire un bond de deux mètres sous la peur !

- B-B-Bon sang Bard ! Qu'est-ce que tu fous ?!

- Eh bien, c'est à son sauveur qu'on parle comme ça ?

- Gné ?

- Maintenant que tu t'es rapproché de lui, on va passer à l'étape suivante !

Rapprochée de lui ? Qu'est-ce qu'il rac... Ah oui j'avais oublié.

Mon merveilleux grattage de dos.

- Aurore, c'est toi qui avais confectionné ces oreilles ? C'est trop beau !

- On peut dire ça. Répondis-je à Finny, parlant de mon « outil » du chantage d'hier.

Bard s'abaissa, récupérant une énorme caisse de sous l'évier avant de le poser avec fracas sur la table.

- Je sais enfin comment tu vas enfin pouvoir lui tirer les vers du nez à ton majordome ! ….Ehhh, ne me regardes pas comme ça ! J'ai jeté le livre ! Corrigea-t-il en voyant mon regard s'assombrir.

- Pour l'avenir de ton front, tu as intérêt oui.

- J'ai pensé à une stratégie qui permettrait de prendre l'ennemi à revers !

Mon dieu, qu'est ce qu'il a encore trouvé ?

- Vas-y dis toujours. Répondis-je, blasée, ne cherchant même plus à les contredire pour le moment.

- Il faut le faire boire !

- QUOI ?! Répondit Finny, choqué.

- Mais si ! Avec quelques verres dans l'estomac, je suis sur qu'il ne se rendra même plus compte de qui il est ! En plus, on devient très bavard si tu vois ce que je veux dire ! Insinua Bard en me tapotant l'épaule avec son coude. Voir si plus affinités !

- Ça veut dire quoi par affinités ? Questionna Finny.

- Ah ça, tu n'est pas encore en âge de comprendre héhéhé !

Oh mon pauvre vieux, s'il savait ce qu'il voulait entendre par là, il perdrait son innocence à vie... D'ailleurs, je viens d'en être mentalement traumatisée à en juger mon nez qui coule abondamment, que je pressais avec un mouchoir... De quoi parlait déjà Bard ? Ah oui ! De faire prendre la plus grosse cuite de sa vie à ce cher majordome ! Pourtant, bien que je trouve l'idée curieusement intéressante... un gars comme lui, immortel qui plus est, doit être insensible à ce genre de chose... Quoique qu'il a bien eu des effets secondaires avec le saké made in Tanaka, peut-être que...

Bard me stoppa dans mes pensées en me présentant toutes les bouteilles qu'il avait dans « sa réserve secrète ».

- Voilà ! De la Vodka, du Bourbon, du Whisky, du Pastis, j'ai même de la bière irlandaise ! Avec ça t'as de quoi assommer tout un régiment !

- Mais il va jamais pouvoir boire tout ça ! Clama le jardinier.

- Va savoir, peut être qu'il a un tonneau à la place de l'estomac !

- Je peux savoir qui a un tonneau à cette place ?

- Arg ! Sebastian !

Par un tour de passe-passe et d'une rapidité inouïe, Bard à réussi à planquer sa caisse d'alcool sous la table, ayant peut-être par miracle échappé à l'oeil de Sebastian... En théorie.

- Que se passe-t-il Monsieur Sebastian ? Demanda Finny, alors que le majordome était censé être encore à Londres faire des courses avec son maître.

- Nous avons un changement de programme quelque peu inattendu.

- C'est à dire ?

- Nous avons eu des invités surprises... des plus originaux. Le prince Soma vient d'arriver avec une douzaine d'enfants et nous devons de les accueillir comme il se doit.

- Mais d'où ils viennent ces gosses ?!

- Ce sont ses jeunes frères et sœurs venus lui rendre visite.

- HEIN ?!

Frères et Sœurs ? Une douzaine d'enfants ? On peut pas en avoir autant !

- Mais il en a combien comme ça ?!

- Je crois qu'il en a quarante-six en tout, même si n'a que vingts plus jeunes que lui.

Ok ok, j'ai rien dit ! D'ailleurs, ça c'est même plus une famille nombreuse à ce stade, c'est une véritable population !

- Bon, cesse de bavardages et mettez vous au travail, dès que ça saute ! Ordonna-t-il en frappant dans ses mains.

- O-Oui monsieur ! Répondirent Bard et Finny.

C'est alors qu'ils partirent tous en trombe de la salle, nous laissant Sebastian et moi seuls. Il y eut, un blanc, comme s'il attendait que je fasse quelque chose, sous ma totale incompréhension.

- Eh, bien, qu'est ce que tu attends ? Me lança-t-il.

- De quoi ?

- De confectionner des poupées pour nos invités ! Déclara-t-il comme si c'était une évidence.

- C'est pas uniquement destinée à la vente ?

- Comme je l'ai dit aux autres, nous devons d'accueillir nos invités comme il se doit.

- C'est ça, ça ne fait que vingt petites poupées en plus des cent-cinquante autres qui se rajoutent à ma liste.

- Monsieur ne te paye pas pour râler il me semble.

- Je vais me plaindre au syndicat.

- Veux-tu que je sois plus clair ?

- Oh ça va, ça va, je m'y mets !

- Encore une chose !

- Quoi encore ?!

- Je n'ai pas eu de réponse à ma question de tout à l'heure.

- Savoir si t'avais un tonneau à la place de l'estomac ?

- Et pourquoi ça ? Me demanda-t-il, l'air un peu blasé du style « qu'est ce qu'ils ont encore fichu ? »

- On voulait savoir si tu étais capable de supporter l'alcool !

- C'est votre passion de tourner autour de discussions douteuses ?

- Alors, c'est oui ou c'est non ?

- Que serait-ce le majordome de la maison Phantomhive s'il était non tolérant à l'alcool ?

- Même au bout de trois bouteilles ?

- Même au bout de dix.

- Et après ?

- Eh bien...A vrai dire, je n'ai jamais bu au delà. Cependant, je n'ai jamais été saoul.

- Mais tu ne l'as pas fait !

- Est-ce un défi ?

Je souriais à cette remarque.

C'est pas une si mauvaise idée que Bard a eu finalement. Il y a enfin matière à s'amuser un peu, voir de s'éclater.

- Oh que oui ! Je veux voir jusqu'où tu pourras résister !

Il réfléchit à ma proposition, semblant peser le pour et le contre. Il se mit à avoir la même expression...

- Ce soir à vingt-deux heures, quand j'aurais fini mon service.

- Je savais bien que tu accepterais !

- N'oublie pas d'apporter les verres.

-« Les » ? Questionnais-je surpris.

Ce fut à son tour d'esquisser un sourire.

- Allons, ce sera moins amusant si je suis le seul « à prendre l'apéritif » ! Me plaça malicieusement le démon, yeux démoniaques à l'appui.

Voilà où il voulait en venir ce bougre, c'était trop beau pour qu'il accepte sans rien en retour. On ne le remplacera pas...

Ceci-dit, il ne sait pas à qui il se frotte cette fois ! Dans mon monde, je détiens de sacrés records pour tenir l'alcool ! ….Non, sérieux, n'essayez pas ça chez vous, ceux que j'ai affrontés ont tous fini avec une gueule de bois mortelle et ont mis des jours à s'en remettre...même Madame Grindall, qui fut pourtant une adversaire redoutable...du moins de son vivant... et ne me posez pas non plus la question de comment, ni pourquoi je détiens ce record, je préfère ne pas m'en rappeler.

- Entendu ! J'ai hâte d'y être ! Acceptais-je en me frottant les mains.

- Ravi que cela te plaise, mais en attendant, les poupées ne se feront pas toutes seules.

- Ah oui, j'avais oubliée, j'y cours ! A tout à l'heure !

- C'est ça.

Je me frottais les mains en sortant de la salle. Héhé, je sens que cette soirée sera épique !

Bien que rapidité démoniaque oblige, il m'aura fallu tout de même deux bonnes heures pour confectionner les jouets en question, s'ajoutant à la moitié des commandes du jour. De plus, je meurs d'envie de connaître la famille de Soma ! Ils doivent être trop choupi !

Je m'empressais de les rejoindre, les poupées aux bras, jusqu'au salon des invités.

Quelle ne fut pas ma surprise quand j'ouvris cette fameuse porte.

Tous les enfants étaient sages, tranquillement assis sur les canapés de la pièce, tandis que Ciel discutait avec Soma, Sebastian étant en compagnie d'Aghni.

Le silence en était presque pesant.

- ...ça n'explique pas le fait que tu les ai tous amenés dans mon manoir sans ma permission ! Claqua Ciel, furieux.

- Allons petit Ciel, ils me manquaient et eux aussi je leur manquais ! Alors j'ai eu l'idée de tous les inviter !

- Je dis surtout que tu n'as pas de culot !

- Mais ils sont si adorables, pourquoi tu les laisse pas faire ce qu'ils veuillent ?

- Prince Soma à raison Monsieur, nos invités ont toujours bénéficié de la liberté qu'ils souhaitaient dans la limite du raisonnable.

- Bon Bon ! Qu'ils fassent comme s'ils étaient chez eux, ça t'ira ?!

- OUUAAIIIIISSSSSS !

WOW ! Il ne fallait pas le dire deux fois ! Tous les gamins se sont subitement levées pour courir dans tous les sens et s'échapper de la salle !

- Eh mais qu'est-ce qui vous prend ?!

- Ils ne font qu'obéir à ce que vous venez de prononcer.

- La ferme !

- Mon dieu, c'est quoi cette invasion-OOUARRRRGG ?!

- Oh des jouets !

- On peut les avoir madame ?

- Z'êtes trop gentille !

- MAIS LÂCHEZ-MOIIIIIIIIII !

C'est ainsi que je me fis embarquer par les gamins dans les couloirs, me faisant porter à bout de bras par toute la bande !

Ils finirent par me relâcher dans l'allée menant au hall d'entrée, avant de jouer entre-eux, me laissant tomber au sol.

- Une brouette. Réclamais-je à Sebastian.

- Pourquoi donc ?

- J'en ai marre de me retrouver par terre.

- MAMAAAANNNNN ! PAPAAAAAA !

SBOUNG !

- Amène plutôt une pelleteuse. Finis-je, enseveli sous Pluton qui m'avait sauté dessus.

- Vous m'avez trop manqué vous deux ! Tonton Soma et Tonton Aghni sont super gentils ! Déclara-t-il en se relevant pour enserrer le frac.

- Je n'en doute pas. Commenta Sebastian en sentant la forte odeur de curry que Pluton émanait.

En relevant le dos, je vis, surprise, que quelques enfants nous toisaient bizarrement.

- Vous êtes plus vieux qu'on imaginait.

- Euh ?

- Vous devez avoir l'âge de nos parents pour avoir un fils aussi âgé. De vrais vioques.

Bien que l'on ait compris qu'ils aient crus qu'on était une fois de plus les parents de Pluton, nous fîmes poignardés droit dans notre ego, ces gamins nous ayant réellement traités de vieux croûtons au sens littéral.

- Eh ! Frangins ! Frangines ! Venez voir ! Il y a une boîte étrange dans une grande salle avec de petits personnages qui s'animent dedans !

Sans demander leur reste, ils partirent en trombe du hall.

- De vrais tornades ces mômes. Pensais-je à voix haute avant de les suivre.

Nous arrivons alors au salon, avant de découvrir l'objet de leur convoitise.

Je pense qu'ils viennent de découvrir la télévision.

- Ouaahhhhhhh. S'exclamèrent les enfants, ébahis par leur trouvaille.

- Ils ont enfermés des personnes dedans ?

- Pourquoi c'est en noir et blanc ? Ils sont morts ?

- Héhhoooo, vous m'entendez là-dedans ?

- Parfait, ça va les tenir tranquille. Soufflais-je, rassurée.

- Espérons-l...

SBLANG !

- Oups.

- Uaahhhhhh ! Balwant, tu as tué les petits personnages !

- C'est normal qu'il y ait des étincelles ?

- NON, CE N'EST PAS NORMAL ! Alertais-je en prenant un tissu pour étouffer le feu qui commençait à prendre sur le tapis.

Le temps d'éteindre le feu, les enfants avaient déjà pris la poudre d'escampette. Cette télé a du coûter une véritable fortune, déjà qu'elle n'existait pas dans mon monde à cet époque.

Sebastian, quant à lui a accouru vers la cuisine lorsqu'il entendit des plaintes émaner de là-bas. Ce que je fis également de même.

WOW ! Ils ont dévalisé le garde-manger !

- Amita, ton curry a l'air trop bon !

- Je suis sûre qu'il sera aussi bon que le Khansama de notre frangin !

- ARG ! Qu'est-ce que fout ce bébé sur l'étagère ?!

- Il tenait pas en place, alors je l'ai posé dessus pour que je garde quand même un œil sur lu-NON ABU !

Sebastian se propulsa afin de récupérer in-extremis le gamin qui tomba du meuble juste avant qu'il ne tombe dans la marmite bouillante.

- Ouf !

- Attentioonnnnn ! Chaud devant !

- REPOSE CE LANCE FLAMME !

Nous avons eu à peine de temps d'évacuer tous les enfants avant l'explosion générale de la cuisine.

- Tout le monde est sauf ?!

- Kof kof !

B-Bon-sang ! J'étais sûre qu'il y avait personne à l'intérieur !

Je retournais ans les décombres récupérer le rescapé... Qui ne fut qu'autre que notre cuisinier, semblant cuit à point avec une coupe afro braisée.

- Bard, j'suis désolé, j'avais pas vu que t'étais là !

- Kof ! Kof ! C'pas grave, v'pouviez pas savoir kof ! J'étais enfermé dans un placard !

- C-C'est pas moi c'est Ayati ! Dénonça aussitôt Amita en pointant du doigt.

- Balance !

La coupable en question devait avoir treize ans. A mon avis, c'est l'enfant le plus âgé de la troupe.

C'est ironique.

Le même âge que Ciel, mais ce dernier est beaucoup plus mature qu'eux, et de très loin.

- J'y peux rien, ce serviteur n'a pas obéi aux ordres d'une princesse, ce qui est inamissible !

En plus comme Soma est un prince, tous ses frères et sœurs sont également de la lignée princière par définition.

La joie.

- Certes, mais uniquement dans votre pays. Ici nous sommes en Angleterre et plus encore, dans la maison de mon maître. Expliqua Sebastian, tentant de calmer son calme. Par conséquent, en « bons » et « respectables » invités que vous êtes, vous devrez respecter les règles de bienséance régis par le code de ce manoir.

Je n'aurais pas dit mieux.

- On n'a pas de conseils à recevoir d'un stupide domestique de seconde zone, surtout si c'est pour me faire la morale. Dévisagea sévèrement Ayati.

Comment ?!

- Et ton frère alors ?! Vous devriez tous prendre son exemple, lui il respecte les propriétés !

- Ne me parle pas de ce traître à la cause.

- Quoi ?

- Travailler alors qu'il est prince, c'est dégradant, il ne vaut pas mieux qu'un esclave. Jamais on me dirigera, car c'est moi qui dirigera les autres !

- Attends, je ne comprends pas Si vous détestiez votre frère, pourquoi avoir accepté son invitation alors ?

- Parce qu'on s'ennuyait.

- Quoi ? C'est tout !?

- Navré la vioque, mais t'entendre parler nous épuise, tu peux prendre congé.Interrompit-elle en brassant de l'air avec sa main. Frangins frangines, venez avec moi !

Telle une leader, les autres la suivirent dans sa course, nous laissant sur place Bard, Sebastian et moi.

Oh la teigne !

- Je suis tout à fait de ton avis. Répondit Sebastian.

- Même à la guerre je n'ai pas connu de soldats aussi terribles. Renchérit Bard.

- De vrais pourris-gâtés. Heureusement que Soma n'est pas comme eux.

- Ne parle pas si vite, il était exactement pareil au début.

- Ah ?

- Il faudrait qu'on trouve au moins un moyen pour les calmer, sinon il ne restera plus rien du manoir d'ici ce soir !

- Et encore, si on a de la chance, ce sont des destructeurs en puissance.

Nous entendîmes frapper à la porte d'entrée, nous interrompant.

Il ne manquait plus que ça. De la visite.

- Sebastian, Bard, essayez de les occuper en attendant, je vais aller ouvrir !

Ceci dit, cela me permet de prendre un peu d'air après cette rafale ! J'ouvris alors sereinement la porte d'entrée, soulagée de me défaire de ces morveux, même si ce n'est que pour quelques minutes...

SBROUF !

Sans comprendre, je tombais en arrière, recevant de plein fouet un océan de pétales de roses en pleine poire ! Q-Qu'est ce que c'est que ça encore ?!

Essayant de sortir de ce truc, je sentis une main attraper la mienne pour m'aider à me relever.

- Nos chemins se recroisent à nouveau, ma douce et tendre luciole.

D'OU EST-CE QU'IL SORT LUI ?!

- V-VICOMTE DU DRUITT ?!

- Je suis si ému que vous pensiez encore à moi après tout ce temps ! Comment vous portez-vous ?

- Qu'est ce que tu fais ici bon-sang ?!

- Huhuhu, petite ingénue. Quelle grande timide vous faites !

- Je te demande pardon ?

A ces mots, il s'agenouilla, avant de faire une bise sur ma main qu'il n'avait toujours pas lâché, m'offrant une crise d'urticaire en puissance.

- Vos mots d'amours m'ont touché au plus profond de mon cœur ! Je suis tout à vous, petite luciole, tel un chevalier servant la déesse que vous êtes.

Quels mots d'amour ?! Il est complètement à la masse !

- Désolé de te décevoir, mais je pense qu'il y a erreur sur la personne. Raisonnais-je.

- Que dites-vous là ? Vos sentiments sont écrits ici, noir sur blanc ! Justifia-t-il en me tendant un papier.

Interloquée, je le saisissais, puis déplia la lettre afin de lire son contenu :

Aleister,

Si peu de jours nous séparent de notre dernière rencontre que déjà vous me manquiez.

Vous saviez à quel point je vous apprécies et comme j'aime être en votre compagnie. Je souhaite qu'il en soit de même pour vous et que ces prochains mois nous donnera moult occasions de faire plus ample connaissance et de partager d'agréables moments ensemble.

Dans l'attente d'entendre à nouveau votre voix.

Aurore

….ATTENDS ATTENDS ATTENDS ATTENDS !

C'EST MA SIGNATURE ?!

- Je répète qu'il y a erreur !

- Oohhhhhhhh !

Il se prosterna dans un coin, un projecteur venant de je ne sais ou braqué sur lui, se lançant dans une tirade digne d'une comédie musicale.

- Quelle méprise ! Oh ! Quelle malappris je suis !

- Ah, t'as enfin compris ? Espérais-je.

Il se releva, les étoiles dans les yeux, avant de m'adresser un air gêné.

- Je comprends, vous ai bousculé, douce timide, alors que vous n'êtes pas forcément prête à recevoir tout mon amour pour votre charmante personne !

- Mon dieu, tu es plus que débi...

- Entendu ! Convenons d'abord par un rendez-vous !

- Tu m'écoutes au moins ?!

- Ce soir à 17 heures, dans un merveilleux restaurant juste à côté du Crystal Palace ! Ce n'est pas grave si tu arrives avec un peu de retard, de la patience avant tout !

A ces mots, il m'écrivit à la va-vite l'adresse sur un papier aromatisé à la fraise qu'il sortit de son veston avant de me la donner, m'embrasser une nouvelle fois la main, semer des pétales de roses derrière lui, puis de remonter dans sa calèche aux reliefs bordeaux-or.

- Votre dévoué chevalier s'émeut de vous revoir ce soir, ma petite luciole ! Je me languis de cette attente, mais je sais que notre relation portera ses fruittssssss ! Déclara-t-il au fur et à mesure que la voiture s'éloignait progressivement.

Je restais statufiée au pas de la porte, n'ayant pas compris ce qui venait de m'arriver. Je relisais nerveusement ce soi-disant torchon que j'aurais rédigé, ne saisissant pas comment on a pu reproduire mon écriture avec autant de précision en plus de ma signature, du vrai délire !

- Un excellent travail de faussaire. A un ou deux détails près, on croirait effectivement que c'est toi qui l'a rédigée. Intervint Sebastian juste derrière-moi.

- OUARG ! MAIS PREVIENS QUAND TU ARRIVES ! T'étais pas censé rester avec les gosses ?!

- Aghni leur a préparé un curry, ça devrait les tenir tranquille pour le moment. Soma leur fait également une leçon de morale en ayant appris ce qu'ils ont fait ce matin.

- Je vois...

- SEBASTIAN ! VIENS TOUT DE-MMMHHPHHHH !

Q-Q-Qu'est-ce que ?! Pourquoi Ciel hurle-t-il ainsi ?!

Nous accourons au bureau du Comte, avant de constater, horrifiés, que ce dernier était saucissonnée sur une chaise, la tête couverte de glace à la framboise qu'on lui aura probablement écrasée dessus.

- Monsieur ! Allez-vous bien ?! Demanda le frac paniqué en ôtant le bâillon de son maître.

- BIEN ?! J'ai l'air d'aller bien ?!

- A vrai dire, non.

- Qu'est-ce qui s'est passé ?!

- Qu'il prenne leur frère en otage, cela n'importe peu ! Mais qu'ils s'en prennent au maître de ces lieux, ça va trop loin !

- Ils ont fait quoi à Soma ?! Et ou est passé Aghni ?!

- T'as qu'à constater par toi-même.

- Quel bel exemple de fraternité. Commenta Sebastian.

Je sortis précipitamment, captant la la présence du prince deux étages plus haut. Les enfants semblent être avec lui ! Avec ….

Pourquoi Pluton est avec eux ?

- AOOUUHHHHHHH !

MAIS QU'EST-CE QUE ?!

- SUS A L'ENNEMIIIIIIIIIIIIIII ! Hurlèrent les enfants en choeur, chevauchant un Pluton redevenu je ne sais comment en chien géant, ayant attaché à sa queue une corde auquel était relié une momie, que je devine sans doute être le malheureux Soma.

OH LES PETITS MONSTRES !

- P-Pluton ! Arrêtes-toi !

- AOUUU-VROUFFF !

OUAH ! Je bondissais, le chien m'ayant craché des boules de feu ! Il est en mode incontrôlable !

- MADEMOISELLE AURORE,COUREZ ! Cria Aghni, étant poursuivi par ces fous furieux.

Voyant arriver Pluton à pleine vitesse, Aghni et moi prenions nos jambes à notre cou.

- *Bong*GFMHHH*Bong*HHFMF*Bong*GHGTFFF*Bong* ! Plaignit le prince, se prenant tous les murs dans la course poursuite, étant ballotté malgré-lui.

- Qu'est-ce que c'est que ce raffut ?!

- SEBASTIAN, COURS !

Tandis que les enfants riaient gaiement, nous détalons sur quatre étages supplémentaires, le frac nous ayant rejoints, bien malgré-lui.

- Bon sang, que s'est-il passé pour que Pluton pète un plomb ?!

- Pour tout vous dire, une des sœurs de Prince Soma lui a donné un repas de sa propre confection ! Expliqua Aghni.

- Et c'était quoi ?

- Un plat au curry avec des champignons hallucinogènes.

- Ah d'accord.

- Monsieur Sebastian, vous devez bien avoir une solution !

- Pas si je dois toucher aux invités de Monsieur. ! Leur mise en péril serait une catastrophe pour la réputation du manoir ! Énonça le diable, vexé.

- Il doit bien y avoir un moyen de l'arrêter ! Plaignit son collègue.

- Il est quelle heure ?!

- Ce n'est pas un peu le mauvais moment pour demander une chose aussi futile ?!

- C'est important !

- Ahh... Il est trois heures moins le quart. Souffla Sebastian tout en consultant sa montre à gousset.

- Dans ce cas, suivez-moi !

Nous continuons alors notre course jusqu'au rez-de-chaussé.

- Et maintenant ?! Questionna Aghni.

Sans demander leur avis, j'agrippais leurs tenues, puis les balança littéralement au plafond comme des balles de tennis, avant de me jeter sur la porte de la laverie, inspirant un grand coup avant de tourner la poignée.

ÇA VA SECOUER !

SBLONG-GLOUGLOUGLOUGLOUGLOUGLOUGLOUGLOU !

- OUUAAAHHHHHHHHHH ! Hurlèrent les enfants en découvrant un océan de bulles débordant dans le couloir, le chien plongeant en plein dedans.

- AAAHHHH ! JE ME SUIS ENCORE TROMPEE DE DOSAGE DANS LA LESSIVEEE, JE SUIS DESOLEEEEEEEE ! Pleura une certaine Maylin en combinaison de plongée.

- Comme tous les jours à la même heure. Réalisa enfin Sebastian, accroché au lustre comme une chauve-souris, tenant d'un bras Aghni par le col.

Pluton ingurgita l'eau savonneuse en masse, avant d'arrêter net de cracher du feu, servant également de radeau aux enfants qui ne firent que surfer sur la vague, emportés avec Maylin au loin.

Ce qui ne fut hélas guère mon cas, m'étant encastré dans un mur par la force du courant.

Les deux majordomes se reposèrent sur le sol, ramassant la momie hindoue crachant des bulles, Sebastian ayant sectionné la corde qui le reliait au chien pendant la marée.

- Prince Soma ! Mademoiselle Aurore ! S'inquiéta Aghni tout en enlevant les bandages qui recouvrait son maître une fois que le niveau d'eau eut baissé.

- Mhhmhmmm ! Tentais-je de parler, étant encore scotché à la tapisserie.

SPOK !

- Un vrai cartoon, le mur a pris ta forme. Commenta Sebastian en m'ayant décollé comme un sticker.

- ...

Le pire, c'est qu'il a raison.

- Mon prince ? Demanda Aghni, hésitant.

Bien que défait de ses liens (et optionnellement, couvert de nombreux bleus), Soma semblait perdu, le regard dans le vague.

- Euh, Soma ?

- ... A leur yeux, je ne suis même plus digne d'être leur frère...

J'ai comme l'impression qu'ils lui ont dit la même chose qu'à Sebastian et moi ce matin.

- Allons mon prince, vous devez vous méprendre, vous êtes une famille !

- Encore ce concept abstrait de la fraternité.

- T'aurais pas eu une enfance difficile à tout hasard ? Répondis-je au frac.

- J'ai l'impression d'être pour eux qu'un nuisible... Continua Soma.

- Ne dit-on pas que la vérité sort de la bouche des …

- Je remercie le ciel que ton maître ait voulu que tu sois son majordome plutôt que son psychologue. Coupais-je en ayant plaqué ma main sur la bouche de Sebastian. Dis-moi Soma, tu n'es quand même pas le seul à travailler sur plus de quarante ?

- Malheureusement, c'est le cas. Quand ils ont appris ça, ils ont pas arrêté de me répéter que j'étais une honte pour la famille, que je ne méritais plus d'en faire partie.

- Reprenez-vous ! Vous ne pouvez pas vous laisser abattre ! Encouragea Aghni.

- Yoouu(blobloblo)houuuuuu(bloblobblob) !

- ...C'était quoi ça ?

Une masse rouge sortit d'une mare de bulles restante, tronçonneuse à la main, comme s'il espérait progresser plus facilement, nous faisant perler une goutte de sueur au front.

- Sebbassss-Chooouuuuuu ! Comment vas... BOUARG !QU'EST CE QUE ?!

CLONG !

Après que j'eus verrouillé la porte de la machine à laver avec de gros cadenas, Sebastian versa cinq cuillères de poudre à lessive dans les compartiments correspondants, avant d'appuyer sur le bouton marche, option « Tâches tenaces ».

- Où en étions-nous ? Demandions-nous sereinement, donnant de l'urticaire à Soma et Aghni, coupant net à la crise existentielle du premier.

- Sebastian, au rapport ! Appela Ciel au loin.

Nous répondons alors présents au signal de Ciel, remontant à son bureau. Pluton, étant enfin revenu à la raison (et évidemment tout nu, j'ai dû le rhabiller avec une toge emprunté à Soma), nous rejoignit, ayant laissé les enfants vaquer à leurs occupations, les deux hindous partirent de suite pour tenter de les raisonner une énième fois. Ce sera vain, j'en suis certaine.

- Alors ! Ça en est où ?! Grogna Ciel, les nerfs à vif.

- C'est de pire en pire. Constatais-je. Rosemary était un enfant de chœur à côté de ces gremlins.

- Des quoi ?

- Monsieur, laissez-moi régler ce petit problème selon « mes méthodes éducatives ».

- Sebastian, je peux savoir ce que ce martinet fait dans ta main gauche ? M'inquiétais-je.

Ciel et moi trépignions lorsqu'il le claqua sur sa main droite, signe d'un avertissement.

- C'est bien plus qu'un manque d'éducation. Ces enfants n'ont aucune discipline.

- T-Tu vas quand même pas les maltraiter ?!

- Je vais juste les rendre un peu plus dociles. M'assura-t-il avec un sourire carnassier.

- P-P-papa ?

- Oh oh, notre majordome en noir se la joue spartiate ?

- Je reconnaîtrais cette voix entre mille. Tiquais-je du sourcil.

- Lau, dans les circonstances actuelles, ta présence est de trop ici. Coupa Ciel.

- Et ma commande alors ?

- Quelle commande ?

Il tendit le bras vers la fenêtre, nous incitant à regarder ce qui était entreposé au dehors.

- Je n'ai jamais acheté une chose pareille ! Où voudrais-tu que je mettes-ça ?!

- Ohhhh, vous me faites de la peine, dire que je me suis démené pour le faire venir jusqu'ici ! Se désola Lau en s'affalant sur un fauteuil, secouant son éventail.

En effet, il est si énorme qu'il aura fallu six chevaux pour le tirer. Beaucoup de bruit pour ri...

- ...Ehhhhhhhh !

- Qu'il y a-t-il Aurore ?

- Finalement Lau, tu tombes pas si mal que ça !

- ...Ah oui ? S'étonna le chinois.

- Sebastian, aide-moi à monter ce truc en haut des escaliers !

- Comment ?! Tu comptes faire quoi avec ?! S'étonna Ciel.

Après l'avoir enlevé du chariot puis mis en place... et avoir glissé sur des marches couvertes d'huile... encore un coup des gosses, bien présents dans le hall, Soma et Aghni les poursuivant les vain... nous enlevions le drap qui l'enveloppait.

Si avec ça ils ne se tiennent toujours pas tranquille, je me fais bonne-sœur.

- C'est ça, et moi je deviendrais prêtre pendant qu'on y est.

- On en re-discutera quand tu jureras ta dévotion au Seigneur sur la Sainte Bible. Rétorquais-je en m'élançant avec un bâton.

Je frappais alors en plein dedans une première fois.

BOOOOOOOOOONNNGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGG !

Les murs tremblant sous le bruit du gong géant, les enfants se figèrent, apeurés.

Puis je refrappais une deuxième fois..

BOOOOOOOOOOOOONNNNNNNNNNNNNNNNNGGGGGGGGGGGGGGGGGGGG !

Ils tombèrent à la renverse sous ce coup tonitruant qui décrocha tous les tableaux du couloir, de même que le badge de Sebastian qui sauta de son frac.

Puis je frappais une...

- Monsieur te retirera tous les futurs dégâts de ta paye si tu retouches à cet instrument.

Pas de troisième fois, donc.

- RASSEMBLEMENT TOUT LE MONDE ! Ordonnais-je de vive voix.

Tout penauds, ils s'essayèrent tous, selon l'ordre suivant par Sebastian, en seiza, dans le hall d'entrée, alors que je descendais les marches.

- Vous devriez avoir honte ! Sermonnais-je sévèrement.

- Uuuaaahhhhh ! O-On est désolés !

- Votre comportement à tous était inamissible ! Que penseraient vos parents s'ils vous voyaient ainsi ?!

Ils détournèrent le regard, ma dernière remarque n'ayant pas eu l'effet escompté.

- Des parents... un bien grand mot... Souffla Amita.

- C'est à dire ? Questionnais-je, surprise.

- Ils n'ont jamais été là pour nous, on a toujours fait ce qu'on voulait. Renchérit Balwant.

- Même les pires bêtises.

- Pourtant, c'est pas le nombre de mamans qui manquent, mais pas une seule nous as grondés. Finit Ayati.

Ah oui, les joies de la polygamie.

N'empêche, je comprends mieux maintenant : ils étaient tout simplement livrés à leur sort, sans même être encadrés. Je suppose que le fait qu'ils soient les « énièmes » enfants n'a pas aidé non plus. D'où ces accumulations de bêtises qui devaient de base servir à attirer leur attention, même s'ils pour cela, ils devaient se faire gronder.

Mais ça n'excuse pas un tel comportement !

- Ne comprenez-vous pas ce qui a poussé votre frère à travailler, à se salir les mains pour notre maître ?

- Euh ? Surprenais-je, Sebastian ayant pris la parole.

- Quoi, le vioque ? Rétorqua Amita.

Je sentis soudainement une aura menaçante, prête à exploser sur place.

G-Glups !

- Pourquoi chercher à attirer l'attention de personnes qui vous ont jamais considérés comme vous le vouliez ? D'autant plus si vous vous discréditez par des actes aussi puérils comme aujourd'hui, et vous osez espérer ne serait-ce qu'un instant qu'on vous prenne au sérieux ?

- Sebast...

- Vous vous trompez lourdement. Des milliers de gosses comme vous vivent la même situation dans le monde et ne s'en plaignent même pas.

Mon dieu, il est passé en mode démoniaque. S'il continue dans cette lancée, il va les faire pleurer !

- ...M-Mais on... Balbutia Ayati.

- Savez vous pourquoi ? Parce qu'ils savent pertinemment que toute tentative pour avoir un tant soit peu d'amour, de compassion, même de la pitié de leur part est inutile, et c'est aussi votre cas.

- ...

Soma se cacha derrière-moi, horrifié par de tels propos. Aghni restait statufié, n'osant pas intervenir.

J'avoue que je suis aussi dans son cas, ayant déjà vu cette facette pas plus tard que les deux semaines précédentes avec son histoire d'épouvante qui hante encore mes nuits.

- ...uhh...

- Et pleurer sur votre triste sort n'y changera rien non plus. A quoi bon persister ?

- ...O-On... je...

Aie aie aie ! Ils sont au bord de la crise de larmes !

- Sebastian, il faudrait peut-être arrêter les frais là !

- Et si, au lieu d'ennuyer les autres, vous vous décidiez à vous prendre en main ?

- ... Eh ?

- Pourquoi attendre gentiment qu'on vous dise quoi faire quand vous pouvez être maître de vos décisions ? Commencez à prendre vos responsabilités et à sortir de votre cocon royal qui ne vous sert que d'excuses à vos enfantillages.

- Je peux savoir ce qui se trame ici ? Me demanda Ciel en murmurant.

- Comment dire...

- Ce n'est pas en se vautrant dans la paresse et le jeu à ne rien faire de constructif que vous grandirez. Faites preuve d'un minimum d'intelligence et de motivation et peut-être, et je dis bien « peut-être » vous arriveriez à devenir indépendants.

- Ciel, c'est moi ou tu pâlis ?

-... Ils sont en train de prendre des notes.

-... !

...J'Y CROIS PAS !

En plus d'avoir cessé d'être terrifiés, ces enfants écoutaient sagement le majordome, écrivant sur de petits bouts de papier !

Pire, je vois maintenant des étoiles dans leurs yeux ! Il ne les a pas convaincu avec son discours de sadique quand même ?!

- C'est pour ça qu'il travaille ? Pour devenir indépendant ? Demanda Amita, curieuse et à la fois gênée.

L'aura démoniaque s'estompa doucement, Sebastian affichant un sourire radieux comme réponse.

Ce qui nous fit encore plus flipper.

Je ne sais pas si c'est par son manque de sentimentalisme, mais Sebastian a un sérieux problème avec les relations humaines dès qu'il sort de son cadre de majordome.

- Eh bien, pourquoi ne pas demander directement à votre « cher frère » ? Répondit-il gaiement.

Ils regardèrent tous dans notre direction, cherchant Soma, toujours caché derrière-moi.

-... C'est vrai grand frère ? Demandèrent-ils simultanément.

Le prince, ému aux larmes par le fait d'être à nouveau un frère pour eux et non un « esclave », leur répondit spontanément.

- O-Oui bien sûr ! Je n'ai jamais été aussi fier de me rendre utile ! Essayez, et vous verrez, ça fait un bien fou !

- Soma...

Tel un magnifique cliché digne de la Petite Maison dans la Prairie, ils lui sautèrent dans les bras pour un câlin collectif.

- On est si désolés d'avoir été aussi méchant avec toi !

- Ce n'est pas grave, ça arrive à tout le monde de faire des erreurs ! J-Je vous aimes tous !

- N-Nous aussi on t'aime !

Et les voilà à pleurer tous en même temps, Soma agrippant son majordome pour participer à l'embrassade collective.

Je ne m'attendais certainement pas à ce qu'il entraîne également Sebastian, Ciel et moi qui nous retrouvons à notre tour enduits de larmes et de morve.

- M-Mais ?!

- Vous faites aussi partie de la famille ! Argumentèrent-ils en chœur.

- Sebastian tu m'écrases !

- Toutes mes excuses Monsieur !

- Mademoiselle Aurore, vous avez la main sur mon nez !

- Oups ! Pardon Aghni !

- Papa ! Maman ! J'arriiiivvveeee ! Sauta Pluton, nous faisant tomber à la renverse.

Après cette étreinte pour le moins inattendue (Sebastian et Ciel épongeant leurs tenues avec du kleenex), l'horloge sonna les huit heures du soir.

- Ohhhh, déjà ?! Plaignirent les enfants.

- Malheureusement oui. J'ai promis à vos khansamas que je vous ramènerais à Londres pour ce soir, et dans cette famille on tient toujours parole !

- Ils ont chacun un majordome ?!

- Évidemment !

Curieux... M'enfin, du coup on en est déjà à l'heure des adieux alors que cette histoire venait à peine de se conclure.

- Sebastian, j'ai une petite question qui me trotte en tête depuis tout à l'heure.

- Quoi donc ?

- As-tu au moins été un enfant dans ta vie ?

- Eh ! Vous deux ! Adressa un des gamins de la troupe, nous faisant retourner Sebastian et moi.

- Qui ? Nous ?

Il nous toisa durant de longues secondes, nous interloquant, avant de reprendre.

- Votre fils a une de ces chances d'avoir des parents comme vous ! Si vous savez comme je l'envie !

- Hein ? Capta Ciel.

- J'espère qu'on vous reverra très vite ! Chitrash, viens nous rejoindre !

- J'arrive ! Ravi de vous avoir connu !

Le gamin partit rejoindre ses frères et sœurs, nous laissant dubitatifs.

- Dites-moi, à moins que j'ai raté un épisode, que s'est-il passé entre vous deux pour qu'ils vous croient ensemble ? Demanda Ciel en se frottant l'oreille, histoire de vérifier que son ouïe était fonctionnel.

- Ben... rien de particulier en fait.

- Papa ! Maman ! Je peux avoir un autre câlin ? Quémanda Pluton.

Nous dévisagions Pluton, Ciel venant d'avoir sa réponse.

Les enfants partirent en compagnie de Soma, ce dernier devant revenir ici au cours de la nuit vu le temps nécessaire pour effectuer l'aller-retour.

La porte du hall se referma enfin, après bien d'agitations qui auront secouée cette journée.

- Voilà chose faite. Sebastian, apporte-moi mon dîner dans mon bureau, j'ai pas mal de papiers à remplir avant de me coucher.

- Tout de suite Monsieur.

Tandis que Ciel tourna les talons, le majordome en profita pour me glisser quelque chose à l'oreille, posant la main sur mon épaule.

- On se retrouve dans deux heures. Sourit-il avant de suivre les pas de son maître.

Deux quoi ?

OOHH NNOOOONNNNNNN ! J'AVAIS COMPLETEMENT OUBLIEE L'APERO-PARTY !

… J'aurais pas oublié autre chose ?

Oh.

De toute façon, je lui aurais posé un lapin à cet huluberlu de Vicomte.

Même si je ne saisis pas qui a bien pu se faire passer pour moi dans cette lettre.

A suivre.


C'est pas beau ça ? Ils vont enfin avoir un tête à tête autour d'un apéro... Comment ça il y a franchement plus romantique O_O ? Sebastian ? Un psychopathe ? Bon, c'est sur que comme animateur dans une garderie, il risquerait d'avoir quelques petits problèmes xD ! Je me demande si Grell a rétréci au lavage, la machine ne semble pas avoir fini de tourner...

En fait après réflexion, j'ai l'impression d'avoir mis un arc dans un arc avec cette histoire de la famille à Soma (on se croirait dans Inception avec un raisonnement pareil...). Vous avez apprécié ces petits gremlins ?

Le prochain chapitre arrivera fin de semaine prochaine, mais risque éventuellement d'arriver avec deux-trois jours de retard, ça dépend du temps que j'aurai à ce moment là ^^ !

Bonne fin de week-end !