Chalut à tous, Je suis désolée de ne pas avoir pu poster Mercredi mais j'ai eut des heures de boulot assez pénibles m'empêchant de vous poster le chapitre. Comme je ne veux pas vraiment rompre avec mon rythme, je poste donc aujourd'hui dimanche. Voilà, j'espère que ce chapitre vous plaira. Bizz diabolique à tous et à mercredi, normalement, pour la suite ^^

BisSenshi: Aahh... pour les rôles, tu vas très vite le savoir, bien que Sebastian n'a pas de rôle dans Peter Pan... Voilà, j'espère que ce nouvel acte va te plaire. Bizz diabolique ^^

Toroko-Sama: Mais oui, quelle magnifique ambiance, n'est-ce pas ? ^^ Ciel n'est pas réputé pour être sympa en même temps XD Peut être qu'en effet, il voulait passer la journée avec Sebastian... Cependant, quelque furent ses plans, il doit les jeter à l'eau car moi j'ai prévu autre chose pour lui... Je crois que c'est une chose impossible que le manoir silencieux en fait XD Oui, Randall hait vraiment Ciel et il va d'ailleurs en profiter un peu plus tard pour se venger... Mais je parle trop vite là ^^ Ce n'est pas avant longtemps ^^ Il y aura beaucoup de lecture entre temps, normalement ^^ On va dire que là Ciel me ressemble car quand on me pousse à critiquer, positivement ou négativement sur un texte ou autre, je n'y vais pas de main mort non plus... Après je prends plus de pincettes XD Aahh pour le plan drague, cela va attendre encore un peu XD Oui, je sais, je dévoile les informations pire qu'au compte gouttes ^^ Ciel ? Sage ? Mais c'est malheureusement impossible... Pour l'instant du moins... Avec le temps, il s'assagira peut être... Mais c'est pas gagner XD On va dire qu'il est vraiment de mauvaise humeur à l'approche de Noël notre Ciel et il vaut mieux pas l'enquiquiner, c'est tout. Sebastian se fait toujours un plaisir d'agir ainsi... bien que ce soit en effet plus marquant maintenant... Oui, tu es perverse... mais je vais avouer que j'y ais penser aussi... -/- XD Oui, cela aurait pu très bien déraper... et ailleurs c'est l'une des raisons du manque de concentration de Ciel... mine de rien XD Dommage, le Yaoi, même s'il est déjà en place, n'aboutira pas tout de suite au sexe... Dommage, hein ? *rire sadique* Après si vous êtes gentilles et sage, il arrivera peut être plus tôt que prévu... du moins la première fois... Oui, c'est vrai, ma période de Noël va être très sombre, comme tu le verras d'autant plus avec les prochaines interludes... Et oui, j'ai aussi le dramatique... et tu n'as pas encore tout vu, crois moi *clin d'oeil complice * Bonne lecture ma chère et à mercredi ^^ Bizz diabolique

Magikalie:Tu es mignonne tout plein ^^ Vraiment. Mais on va dire que j'en fais exprès: à chaque fois que je dois faire intervenir Undertaker, je pense à toi ^^ Tu verras le rôle de ton perso préféré... en attendant à mercredi prochain. Bzz diabolique

Bocchan-Chan: Bien sur, les sentiments de Ciel sont aussi les miens pendant cette période de l'année... Je m'aperçois de plus en plus à tel point je m'identifie à Ciel, en version féminine, bien sur ^^ D'ailleurs je suis en train de faire son cosplay pour le TGS de Novembre ^^ Je suis du même point de vue que toi: je tuerais bien mes frères qui chante toujours à tue tête! Justement à TUE TETE ! Moi aussi j'avais envie de les exploser mais bon j'en ais encore besoin pour la fic... Ouais, Lulu bouge ton derrière et viens nous aider un peu, tu seras utile pour une fois... ou deux XD Dans le mille, Sebastian adore Noël à cause de son effet sur l'humeur de Ciel... C'est jouissif et très amusant pour lui... Comme quoi Noël pour apporter une source de joie à un Diable... mais pas dans le sens communément acquis ^^ XD Il aime Halloween à cause de la terreur des enfants qui est décuplé et aussi, et surtout, parce que c'est en ce jour là que son pouvoir est à son paroxysme... Tu imagines un Sebastian mille fois plus sexy, fort, rapide... Bref, voilà... Il y aura d'autres chapitre bon enfant mais je dois dire que cela fais un moment que c'est intrigue là me trotte dans la tête... Et si j'aime l'humour, j'ai aussi beaucoup le drame... Vous serez donc gâter ^^ Franchement j'aimerais pas être une employée d'Undy... Ca craint trop ! XD ET oui, adieux les vacances! Tous au boulot! Vive Noël, n'est-ce pas ? XD Ils vont encore remercier Ciel quand ils sauront... XD Je suis soulagée que quelqu'un est remarqué que les faits étaient similaires à ce qu'il c'était au manoir Phantomhive. J'avais peur de ne pas avoir été assez précise... Ouf, tu m'as rassurée ^^ Merchi ^^ Oui, pour eux, une vie, ce n'est rien... Après tout, ne sont-ils pas fou ? Fou mais intelligent, ce qui est le plus dangereux en somme... Indemne est un bien grand mot, ma chère. Physiquement, si on veut, mais psychologiquement, on ne sait jamais... Surtout pour Ciel... A mercredi j'espère. Que l'épée de lumière de l'Archange Michaël te protège. Bizz

Acte IX : Peter Pan

Scène 1 : Un début de soirée prometteur…

En observant l'horloge qui indique l'heure, je me rends compte à quel point il est tard. Je soupire et pensai alors, comme de nombreux humains avant moi : si seulement je pouvais arrêter le temps. Mais, le temps ne se soucis guère de nos tracas et passe, toujours aussi impitoyable. Le temps fait tout d'abord grandir les enfants jusqu'à ce qu'ils deviennent adultes et perdent leur innocence. Puis, peu à peu, il marque son passage sur les corps, prenant parfois avec lui la raison, avant de retirer la vie comme il l'avait donné.

Quel adulte n'a jamais souhaité rajeunir ? Quel enfant n'a jamais souhaité d'arrêter de grandir pour rester éternellement enfant ? De tous ses vœux, de tous ses désirs sont nés bien des légendes. La plus célèbre d'entre elle étant la fameuse Fontaine de Jouvence. Mais il en existe une autre, for appréciée par les enfants humains. Une légende qui se mêla quelques fois tellement à la réalité qu'on en oublie que cela peut produire réellement pour certains êtres… La légende d'un enfant étant resté adolescent à jamais…

Dans le fond du ciel,

Brille dans l'immensité,

Une étoile, astre éternel,

Qui surveille l'humanité.

Elle connait tes pleurs,

Elle t'offre du bonheur,

Elle, ta confidente,

Si secrète et confiante.

Raconte-lui tes rêves,

Peut être prendront-ils vie,

Car l'étoile est la sève

De chaque espoir qui luit.

Laisse ton imaginaire,

Façonner l'univers,

Et tu verras ton étoile,

Te faire un petit signal.

Tout commença dans un quartier chic de Londres, pendant la saison mondaine. Dans une rue comme les autres, à l'intérieur d'une demeure comme les autres alors qu'une nuit comme les autres tombait sur la ville. Un couple s'y préparait à partir à une réception, laissant leurs trois enfants seuls avec leur nourrice, un chien.

La mère, Francès Spears, réglait les derniers détails de sa toilette pour faire honneur à son époux en brillant en société ce soir là. Le temps ne l'épargnait pas, marquant son visage de quelques rides, et elle pensait secrètement que toutes les légendes liées à la jeunesse éternelle s'apparentaient plus à garder une jeunesse d'esprit que de corps. En effet, elle était assez pragmatique et ne croyait que ce qu'elle voyait de ses propres yeux, n'admettant donc l'existence de la jeunesse éternelle que le jour où elle y serait confrontée…

Le père, William T. Spears, ne croyait à aucune légende, que ce soit mentalement ou physiquement. C'était un homme très terre à terre qui annonçait que tout ceci n'était qu'un tissu d'âneries créé par les personnes qui ne supportaient pas de vieillir. Il était si conforté dans ses croyances que lorsqu'il se retrouvait dans des situations inexplicables et relevant de l'irréel, il trouvait toujours une solution rationnelle mais qui ne concordait pas obligatoirement. A ce moment là, il cherchait ses boutons de manchettes en commençant à s'impatienter du fait qu'il ne les trouvait point.

- Francès, si je ne trouve pas ses boutons de manchettes, nous serons en retard et si je veux être payé pour mes heures supplémentaires, il ne faut surtout pas l'être !

Sa femme se mit alors à chercher activement à son tour sans avoir plus de succès que son époux.

Ils avaient deux garçons, appelés respectivement Bard et Finny, et une fille, nommée Lizzy. Les deux garçons croyaient durs comme fer à l'existence d'un jeune garçon pouvant être éternellement jeune et ils lui avaient même donné un nom : Ciel. Ils basaient tous leurs jeux sur son histoire racontée tous les soirs par leur grande sœu, qui était l'autorité suprême en la matière, étant même secrètement tombée amoureuse de son héro.

Bard, étant le plus âgé des deux, prenait toujours le rôle du Capitaine Randall, l'éternel ennemi de Ciel et qui ne possédait plus qu'une main, l'ayant perdu un jour en se battant contre le jeune homme. Pour se moquer de lui, les enfants le surnommaient Capitaine Crochet. Finny héritait quant à lui au rôle de Ciel et ils jouaient les aventures du héro des histoires de leur sœur avec des sabres de bois, un cintre en guise de crochet et des draps de lit blancs pour fabriquer tant bien que mal le Scotland Yard, vaisseau fictif du Capitaine Randall.

Au moment où commençait notre histoire, ils étaient occupés à se battre, en pyjama, en sautant d'un lit à l'autre comme s'il s'agissait d'un véritable navire.

- Petit vaurien ! fulminait Bard, dans son rôle de Crochet.

Finny lui sourit en faisant un sourire narquois, agitant une clé sous le nez du Capitaine.

- Voyons, Capitaine, vous êtes devenu bien lent avec l'âge !

Bard fulmina de plus bel, s'étouffant presque avec sa rage simulée.

- Mon trésor !

Le sourire ironique de Finny s'agrandit avant de répliquer.

- Je l'ai trouvé avant toi, Randall, il me revient de droit !

Pendant que les deux enfants étaient pris dans leur jeu, la nounou, qui était en vérité un magnifique chien blanc et aux yeux rouge, arriva dans la pièce avec un flacon d'huile de foie de morue pour les enfants ainsi que trois petites cuillères pour les servir. Il écoutait d'une oreille distraite les paroles de ses petits maitres pour les interrompre avant qu'ils n'aillent trop loin.

Pendant ce temps là, il rangea la chambre mise en bazar pendant cette journée de vacances. Au moment où il retirait les petites voitures du passage, son attention fut détournée par un cri de Finny.

- Tu n'es qu'un chien, Crochet ! Viens donc chercher la clé-clé…

Le chien, que l'on appellera Pluto, oublia alors les petits jouets, intéressé par la tournure que prenaient les évènements. Il vit alors Finny faire un moulinet du poignet, éviter la lame de Bard avant de plonger la sienne dans l'interstice entre le torse de celui-ci et son bras. Bard s'effondra alors au sol, dans une parodie de mort.

C'est ce moment que choisit William pour entrer dans la pièce avant de commencer à chercher ses boutons de manchettes dans les commodes des garçons. Francès ne tarda pas arriver à son tour pour farfouiller dans celle de leur fille. Les deux enfants cessèrent leur jeu puis regardèrent leurs parents avec des yeux ronds. Même Pluto avait cessé toute activité pour observer ses maitres. Bard se décida finalement à leur demander.

- Que faites-vous, Père et Mère ?

William leva la tête de l'un des tiroirs pour regarder son fils et lui marmonna.

- Je cherche mes boutons de manchettes en or. Tu ne les aurais pas vus par hasard, Bard ?

Bard haussa les épaules et, quand William eut détourné son attention d'eux, il chuchota à l'adresse de son frère.

- Tu te souviens où tu as mis le trésor ?

Finny réfléchit un instant avant de secouer négativement la tête. Bard grimaça avant de lui demander autre chose.

- On a caché où la carte au trésor alors ?

Finny secoua négativement la tête, une fois encore en concluant.

- On l'a perdu !

Bard grimaça une nouvelle fois avant de se mettre à fouiller dans leur chambre à la recherche de l'une ou de l'autre. Finny ne tarda pas à venir l'aider à son tour. Mais ce ne fut ni l'un ni l'autre qui trouvèrent la fameuse carte. Ce fut Francès, alors qu'elle préparait le lit de Finny pour son coucher, qui trouva le morceau de papier plié en quatre. Elle l'ouvrit et annonça à son époux.

- J'ai retrouvé ton bulletin de salaire, William.

Les deux garçons arrêtèrent aussitôt leurs recherches et s'avancèrent, en même temps que leur père, vers Francès. Les enfants furent plus rapides que leur père et ils retirèrent la feuille des mains de leur mère. Bard la regarda vite avant d'annoncer à son frère, fièrement.

- Le trésor est dans… !

Mais il fut interrompu par William qui venait de découvrir que son précieux bulletin de salaire avait servi de support de jeu pour les enfants. Il avait blanchi avant de verdir.

- Bard ! Finny ! Qui de vous deux à fait ca ?!

Les deux enfants se regardèrent, n'osant pas se dénoncer mutuellement puis Bard prit son courage à deux mains et tenta de détourner l'attention de son père.

- Il y avait cette feuille qui était tombée par terre et on en avait besoin pour dessiner la carte au trésor, comme dans l'histoire de Lizzy, alors…

Mais déjà William ne l'écoutait plus. Il marmonna pour lui-même.

- Lizzy, j'aurais du m'en douter ! Cette jeune fille est trop dans la lune !

Il se posta à l'entrée de la chambre qu'elle partageait avec ses frères puis il appela.

- Lizzy ! Viens ici tout de suite !

La jeune fille entra dans la pièce, en chemise de nuit rose à froufrou, portant un broc d'eau claire pour étancher une soif hypothétique pendant la nuit. Elle posa son fardeau sur le bord de la fenêtre, laissant celle-ci entrouverte, puis elle se tourna vers son père. Ou, du moins, elle voulut se tourner vers lui car son regard tomba sur la toilette de sa mère et elle en oublia complètement son père. Elle tourna autour de sa mère en dévorant de plaisir du regard le tenue de sa mère pour la soirée. Les yeux brillants comme deux étoiles, la jeune fille s'exclama :

- Comme tu es splendide ainsi, mère !

Francès eut un petit sourire qui dérida son visage sévère et elle avoua à sa fille.

- Autant profiter de telles occasions pour se faire belle, Lizzy. Mais je dois néanmoins avouer que je suis particulièrement satisfaite de cette robe…

William n'en revenait pas d'être complètement ignoré par sa fille. Une fois remis de sa surprise, il rappela à tous qui était le maitre des lieux.

- Lizzy ! Tu es priée de m'écoutez quand je te parle, jeune fille !

Elle se tourna donc finalement vers son père en voulant s'excuser mais elle fut de nouveau coupée dans son élan lorsqu'elle vit le bulletin de salaire décoré par les bons soins de ses frères. Elle s'approcha alors vivement de son père en s'exclamant avec enthousiasme.

- Tu as décidé de décorer un peu tes bulletins de salaires, père ? C'est une très bonne idée ! Ils sont mignons tout plein comme ça !

Les garçons sourirent de la tête désespérée de William T. Spears qui se demandait ce qu'il avait fait pour avoir des enfants pareils. Il préféra ne rien dire, ce qui valait mieux à son avis… du moins en ce qui concernait son bulletin de salaire. Il reprit sur un autre sujet qui lui importait, d'une voix sèche.

- J'aimerais que tu cesses d'encombrer l'esprit de tes frères avec tes histoires ridicules !

- Elles ne sont pas ridicules ! répliqua Lizzy, les larmes montant aux yeux.

- Si, jeune fille : elles le sont ! reprit William, sans appel.

Lizzy éclata en sanglots alors que Francès soupirait en regardant fixement son mari.

- Allons, William…

Mais celui-ci était sourd aux protestions de sa femme.

- Je crois qu'il est tant que tu grandisses un peu et que tu aies ta propre chambre, Lizzy ! Cela épargnera à tes frères d'entendre tes sottises !

Tous regardèrent William avec horreur : il ne fallait vraiment pas toucher à ses bulletins de salaire !

Sur ce, William voulut quitter la pièce. Seulement, il ne regarda pas où il allait et il marcha accidentellement sur la queue de Pluto. Le pauvre chien poussa alors un hurlement de douleur qui fit sursauter William qui recula vers la porte en s'excusant.

- Excuse-moi, Pluto, je ne t'avais pas vu !

Ne regardant toujours pas où il allait, William posa le pied sur une des petites voitures que Pluto avait oublié de ranger. Il sentit son pied glisser mais quand il vit sur quoi il avait marché, il était déjà trop tard. Il tenta de se rattraper avec ce qui lui tomba sous la main. Hélas, ce fut le bord de la robe de Francès et, sous leurs yeux emplis d'horreur, le tissu se déchira lentement.

Cela aurait pu être la fin des catastrophes mais la soirée avait trop bien commencée pour finir ainsi et William tomba brutalement sur une autre petite voiture qui explosa sous le choc, non sans projeter William dans la direction de Pluto. Le chien vit trop tard son maitre arrivé sur lui et ils se retrouvèrent aplatis l'un contre l'autre au mur, comme des pancakes. Les livres se trouvant sur l'étagère du ledit mur tombèrent un à un sur la tête de William. Sonné, il n'osa plus bouger pour ne plus provoqué de catastrophes mais il était déjà trop tard : le mal était fait…

Il y eut un long silence puis tous se précipitèrent en direction de William et de Pluto. Ils s'exclamèrent tous en même temps en se penchant vers le chien, le caressant avec douceur et précautions.

- Oh, pauvre Pluto ! Tu n'as rien de cassé ?

William, qui pensait que toute cette attention devait lui être du, se releva alors tant bien que mal puis dit sèchement.

- Trop, c'est trop ! Pluto, viens avec moi : je te ramène à ta niche, que tu n'aurais jamais du quitter !

Finny, les larmes aux yeux, s'exclama alors.

- Non, papa, il va attraper froid !

- Puisque vous vous inquiétez plus d'un chien que de moi, je vais rétablir un semblant d'équilibre !

Francès le fusilla du regard et lui montra sa robe déchirée.

- Tu exagères, William : tu as ruinée ma robe et je n'ai rien dit ! Il me faut me changer en vitesse pour ne pas arriver en retard alors cesse donc tes jérémiades !

William et Francès s'affrontèrent du regard un long moment puis il abandonna et sortit de la pièce, non sans trainer Pluto derrière lui.

Pendant que Francès se changeait, William mena le chien dehors en lui parlant, indigné par la scène qui c'était déroulée.

- Qu'ils s'inquiètent pour toi, je peux le comprendre. Mais qu'ils te fassent passer avant moi, c'est un monde tout de même !

William se calma peu à peu et vit alors l'air de chien battu qu'arborait Pluto. Il lui gratta alors l'arrière de la tête avant de lui annoncer, plus doucement.

- Ce n'est pas de ta faute, Pluto, je n'ai rien contre toi mais un chien doit dormir dans une niche et cela donnera une leçon aux enfants : tu ne seras pas toujours là et ils ne doivent pas s'appuyer sur toi, un chien mais plutôt sur moi, leur père !

William soupira puis rentra dans la demeure.

Francès, ayant trouvé une robe convenable et c'étant changé, alla coucher ses enfants. Finny n'arrêtait pas de se lamenter sur le sort de Pluto et Lizzy tirait une tête d'enterrement, ce qui ne lui ressemblait guère. Bard était le seul qui allait à peu près bien. Il donna même le trésor retrouvé à sa mère pour qu'elle le remette à leur père. Francès entreprit alors de rassurer ses enfants sur les intentions de leur père, pour qu'ils puissent s'endormir.

- Ne vous en faites pas les enfants, je discuterais avec votre père lorsqu'il sera calmé. C'est une soirée très importante pour lui et il était très anxieux.

Francès éteignit ensuite les lumières et se rendit compte que Lizzy avait laissé la fenêtre ouverte. Ne souhaitant pas que ses enfants attrapent froid, elle voulut la fermer mais Lizzy l'empêcha.

- Quoique dise père, mes histoires ne sont pas des sottises ! Il n'y a pas longtemps, j'ai trouvé un cache œil et une bague avec un saphir dans la niche de Pluto. Je suis sure que cela vient de lui et qu'il va revenir les chercher alors laisse la fenêtre entrouverte, s'il te plait, mère !

Francès hocha la tête, pensant qu'il s'agissait de quelque chose sortant de l'imagination trop fertile de sa fille, puis elle rejoignit son époux, sans lui faire part des paroles de leur fille : cela ne valait pas la peine de l'alarmer ou de remettre de l'huile sur le feu de sa colère pour rien.

Une ombre assisse sur le toit de la maison des Spears se découpa à la lumière de la lune lorsqu'elle vit le couple s'éloigner de la demeure. Elle descendit silencieusement le long du mur, suivi par une petite lueur, avant de s'introduire dans la chambre des enfants…

A suivre...

A Mercredi prochain. Bizz diabolique