Note de l'auteur :
Bonjour à toutes et à tous !
Je suis vraiment heureuse de vous annoncer que SGPA a atteint les 1000 reviews ! C'est assez incroyable pour moi de voir que cette fic est autant appréciée. D'autant plus que nous sommes à peine à la moitié de ce que j'ai écris !
Encore merci d'être aussi fidèle et en espérant que l'histoire vous plaise jusqu'à la fin.
Gros bisoux
Crystal of Shadow


L'Ordre du Phénix

Sirius n'avait vraiment pas le choix. Mais il devait le faire.

Pour Harry.

L'homme avait prévenu son filleul quelques temps auparavant qu'il comptait revenir en Angleterre. Le Médicomage Jose avait cependant retardé son départ car elle n'était pas certaine pendant un moment que ses progrès soient suffisants pour qu'il puisse partir en toute sérénité. Mais plus d'un mois après la rentrée scolaire, elle avait donné son accord et Sirius avait fait ses bagages pour se rapprocher de son filleul. Il s'était d'abord rendu dans un petit appartement qu'il avait pu s'acheter avec l'héritage de son oncle Alphard puis avait couché sur une feuille les grandes lignes de son retour.

Mais toutes devait passer par la réouverture d'une demeure principale Black. Les Sang Pur avaient très souvent deux demeures principales, un hôtel particulier à Londres, centre historique du pouvoir, et généralement un manoir dans l'arrière-pays. Les Black, du moins la branche principale, occupait leur hôtel particulier situé au 12 Grimmaud Place depuis cinq générations et malgré les mauvais souvenirs, Sirius ne se voyait pas habiter autre part, surtout s'il devait restaurer la réputation de sa famille.

Privilégiant les transports Moldus, l'ancien évadé se rendit dans un quartier un peu laissé à l'abandon de la capitale et assez flippant au milieu de la nuit. Même s'il ne se souvenait pas exactement de l'emplacement de la maison – mesure de précaution des anciennes familles Sang Pur – il restait un Black, et surtout l'un des derniers en vie de la branche principale. Quand minuit sonna, il s'entailla la main avec un couteau de rituel.

-Que devant le dernier des héritiers la demeure ancestrale des Black s'ouvre à moi ! ordonna Sirius

Lorsque que les numéros onze et treize laissèrent place à une nouvelle maison, Sirius sourit. Il n'avait jamais cru Dumbledore quand celui-ci lui avait annoncé que suite à sa fugue, il avait été renié. Si ça avait été le cas, il n'aurait jamais pu retrouver l'hôtel de Grimmaud Place. Non, sa chère mère avait simplement inversé les ordres d'héritage, désignant Regulus comme Héritier et rendant son statut de simple Enfant Black à lui-même, le deuxième dans la lignée de succession.

Ne voulant pas qu'on le surprenne malgré l'heure tardive, le Sorcier s'engouffra dans la maison. Immédiatement, il fut apostrophé par une voix criarde qu'il ne mit pas longtemps à identifier. Devant son immobilisme, la voix monta dans les aigus et il se décida à réagir.

-Et c'est comme ça que vous comptez montrer que les Black sont l'une des familles les plus nobles d'Angleterre ? railla Sirius. Tout ce que vous montrez, c'est qu'elle n'est surtout pas digne de siéger avec les plus grands, Mère !

Walburga Black – ou plutôt, son tableau – se figea net à ces paroles. Il était vrai qu'hurler et injurier toute personne qui passerait le pas de la porte n'était pas digne d'une Sang Pur aussi prestigieuse qu'elle.

-Enfin, on s'entend penser, ricana Sirius. Mère, quel plaisir de vous revoir !

-Sirius ?! s'exclama Walburga. Je croyais que tu étais emprisonné à Azkaban à vie !

-Il y a eu quelques changements au programme, sourit méchamment Sirius. Avant que je ne te raconte tout, je vais remettre en état cette porcherie que tu oses appeler demeure ancestrale. Qui reste-t-il comme Elfe de maison ?

-Kreattur, grinça Walburga.

-Mon préféré, siffla Sirius. Je vais m'occuper de lui comme il se doit. Mais d'abord, Mère, si vous voulez bien m'excuser …

Sans attendre de réponse, Sirius grimpa au premier étage et se dirigea vers le bureau de son père. Il laissa sa magie sortir pour la voir être attirée par un pan de mur. Alors qu'il s'approchait, ce dernier bascula pour laisser apparaître une niche où un coffret reposait. Délicatement, il s'en empara pour le déposer sur le bureau de bois raffiné. Il l'ouvrit et sourit en découvrant la bague des Black, représentative de la charge de chef de clan. Un peu fébrile, il la prit et la passa à son doigt. Mais alors qu'il pensait que l'artefact l'avait accepté, il sentit une intense douleur l'embraser du plus profond de son être. Il tomba à terre et se contorsionna sur le sol, ne pouvant lutter contre le déchirement de sa magie même. Il ne sut combien de temps cela dura mais brusquement, tout lui sembla plus clair. Il se redressa avec difficulté et fut très surpris de voir le soleil plutôt haut dans le ciel.

-Père ne plaisantait pas, souffla Sirius en se remémorant les leçons qu'il avait eu avec son paternel.

Il mit de longues minutes pour se relever et décida de retourner dans son appartement pour se soigner et prendre une bonne douche. Deux heures plus tard, frais et dispo, il se rendit à Gringotts Londres pour rencontrer le gardien des coffres des Black. Ce fut long, fastueux et très barbant mais alors que le ciel commençait à s'obscurcir, lord Black quitta enfin la banque à la tête de toutes ses possessions. Il se rendit à Grimmaud Place et offrit un sourire sardonique au tableau de sa mère pour lui couper le siffler avant de prendre son inspiration.

-KREATTUR ! rugit Sirius

Un Elfe de maison apparut aussitôt.

-Voilà le fils indigne de la chère maîtresse de Kreattur, geignit Kreattur.

-Fils indigne, hein ? siffla Sirius en fusillant le tableau de Walburga. Je te conseille de surveiller tes paroles en la présence de lord Black, ton nouveau maître !

Et pour appuyer ses dires, il dévoila la bague des Black qui brillait de mille feux. L'Elfe de maison tomba à genoux et s'inclina nerveusement devant le Sorcier.

-Je suis indigne parce que j'ai refusé de suivre un Sorcier qui détruisait les Sang Pur pour sa propre gloire ? cracha Sirius. Tu as été l'Elfe de Mère et de Regulus et mon frère est mort ! Mort en portant la Marque des Ténèbres. Tué par son propre maître ! Je suis peut-être indigne pour ne pas avoir suivi Voldemort mais moi, au moins, je n'ai pas tourné le dos aux préceptes de la Magie !

Dans son tableau, Walburga baissa les yeux.

-Kreattur ! tonna Sirius. Je suis ton nouveau maître. Tu as servi fidèlement ma famille mais je ne tolèrerai pas l'irrespect injustifié. Choisis ici et maintenant de continuer de servir la famille Black ou bien reçois un vêtement et meure, maudit par la magie qui t'abreuve depuis des années !

L'Elfe de maison trembla de tous ses membres avant de finalement se redresser et d'entailler profondément la paume de sa main. Sans un mot, Sirius fit de même et leurs magies se mêlèrent, réactivant un lien initié quand Kreattur était entré au service des Black. Une violente lumière les illumina et l'Elfe de maison écarquilla grand les yeux en comprenant que son nouveau maître avait bien plus de force d'esprit que tous les anciens chefs de la famille Black qu'il avait servi.

-Kreattur ! gronda Sirius. Cette maison est un vrai taudis ! Je te laisse vingt-quatre heures pour lui rendre sa splendeur d'antan.

Sur ces mots, Sirius tourna des talons et quitta le 12 Grimmaud Place.

§§§§§

Cela faisait à peine une semaine que Sirius avait réinvesti le manoir Black mais il ne fut pas tellement surpris de recevoir un courrier d'Albus Dumbledore. Kreattur, désormais en de très bonnes dispositions envers le nouveau lord Black, avait traité la missive et l'avait déposé sur le bureau du chef de famille. Un peu récalcitrant, il la lut d'une traite et la reposa pour réfléchir sérieusement.

Cher Sirius,
J'espère que cette lettre te parviendra enfin …

Le Sorcier avait été harcelé par le directeur par bon nombre de courriers. Après consultation du concerné, la clinique suisse avait retourné toutes les lettres sans qu'elles ne soient ouvertes, comme si les hiboux et les chouettes n'avaient pas pu retrouver le destinataire.

… et qu'elle te trouvera en bonne santé.
Je sais que mes précédents courriers ne t'ont pas trouvé donc je vais résumer ce que j'avais écrit dedans.
Je suis heureux de t'apprendre que tu es désormais un Sorcier libre. Le Magenmagot a accepté de réviser ton procès et ils se sont aperçus que tu n'avais jamais eu de jugement officiel. Avec les preuves récoltées, ils ont compris que tu étais innocent dans la mort de Lily et de James.

C'était en effet ce qui était sorti des conférences de presse après que l'assemblée se soit réunie. Harry lui avait signalé qu'Augusta Longbottom, qui lui avait résumé la séance, avait mis l'accent sur le fait qu'Amelia Bones avait relevé le fait que le Ministère pouvait, sans publicité de leur décision, croire qu'il pouvait s'en prendre aux Sang Pur sans problème. Un danger écarté, en somme.

Pour entériner leur décision, il serait bien que tu te présentes au Ministère. Si tu me préviens assez tôt, je pourrais faire en sorte que toutes les procédures soient expédiées rapidement.

Sirius haussa un sourcil. En cas de décision de justice et de versement de dommages et intérêts, il n'était pas obligatoire de se présenter au Ministère pour les faire valider. Il faudrait qu'il vérifie mais il était certain que l'argent qu'on devait lui verser pour son emprisonnement était déjà dans ses coffres, si ce n'était dans un nouveau à son nom.

Mais ce n'est pas pour cela que je t'écris.
Pendant la révision de ton cas se déroulait la dernière tâche du Tournoi des Trois Sorciers. Normalement, le Tournoi devait être remporté par un élève d'Hogwarts mais il s'est avéré que le trophée avait été transformé à l'insu de tous en Portkey. Les finalistes ont disparu pendant une heure avant de revenir en état de choc.

Sirius nota que le directeur ne mentait pas. Effectivement, les deux champions qui avaient pris le trophée étaient vraiment d'Hogwarts. Sauf que l'un d'entre eux, comprendre Harry, avait initialement concouru pour une école fantôme. Le vieux Sorcier devait un peu craindre sa réaction en apprenant que son filleul avait risqué sa vie.

L'un des champions a affirmé qu'il avait assisté à la renaissance de Voldemort. D'habitude, je suis sceptique face à ce genre de déclaration mais plusieurs indices, notamment son propre récit, m'ont prouvé qu'il disait vrai.

Le lord Black était curieux de connaître ces indices. Ils devaient être assez importants pour qu'il les accepte sans sourciller.

Si Voldemort est de retour, je veux pouvoir préparer le monde Sorcier à le combattre. Pour cela, j'ai commencé à rappeler d'anciens membres de l'Ordre du Phénix. Toutefois, comme le Ministère refuse de reconnaître son retour, je ne peux pas me permettre de l'installer dans l'enceinte même de l'école. Il me fait donc trouver un endroit assez accessible qui appartient à l'un des membres.
Et c'est pour cela que j'ai pensé à toi.
Je me souviens que tu possédais une maison dans Londres même, une ancienne demeure ancestrale, il me semble.

Sirius fut surpris. Il se souvenait parfaitement de ce jour, le lendemain de sa rentrée en septième année, lorsque le directeur l'avait convoqué pour lui annoncer que sa mère avait notifié le fait qu'elle l'avait renié de la famille Black. Soit Dumbledore ne connaissait pas les règles de succession chez les Sang Pur, soit il voulait l'entuber comme il faut.

Avec ta permission, je voudrais en faire le quartier général de l'Ordre. Du fait de ta récente libération, j'imagine que le Ministère n'aura pas idée de regarder de ton côté. Je ne voudrais pas que son existence soit prouvée au grand jour.
Contacte-moi très vite pour que nous puissions prendre toutes les dispositions nécessaires.
Bien à toi,
Albus Dumbledore

Sirius n'était pas étonné que le directeur ait pensé à lui. Les demeures ancestrales possédaient des protections que le Sorcier lambda serait bien en peine à reproduire et qui étaient assez compliquées à passer, même pour un Sang Pur. De plus, elle permettait aux locataires de faire de la magie et évitait qu'ils ne soient localisés. Oui, le manoir Black serait la cachette idéale pour l'Ordre du Phénix.

A condition que Sirius accepte.

-Qu'en dites-vous, Mère ? demanda Sirius

Après une conversation plus que musclée avec le tableau, le nouveau lord avait décidé de le déplacer dans le salon qu'il utilisait le plus souvent. Ainsi, il pouvait y manger ou y prendre le thé sans être dans une pièce de passage.

-Tu pourras connaître à moyen terme les plans du vieux fou, concéda Walburga. Mais le plus important …

-Est que je pourrais faire venir Harry, termina Sirius. Je pense. S'il doit l'amener dans le monde Sorcier, autant qu'il l'ait à l'œil. Il m'a dit qu'il avait évité de se rendre chez les Weasley alors que le directeur avait arrangé toutes ses vacances là-bas. Sans compter les rumeurs qui disent qu'il s'entend très bien avec les deux derniers alors que toute l'école sait que c'est faux.

Et Sirius eut l'illumination. Avisant cette lueur particulière dans son regard, Walburga soupira.

-Qu'as-tu encore imaginé ? souffla Walburga

-Simplement rendre la monnaie de sa pièce à Dumbledore, ricana Sirius. Il va s'en mordre les doigts pendant un long moment. Je dois malheureusement vous laisser, Mère. Il faut que je vérifie quelques points avant de lui répondre.

Walburga ne put que s'incliner. En tant que lord Black, elle n'avait pas à questionner son chef de clan sur ses projets. En tant que mère, elle avait perdu ce droit quand elle l'avait chassé de la maison pour ne pas avoir suivi ses ordres. Elle ne pouvait que le regarder enfiler sa cape et quitter la maison sans dire un mot.

§§§§§§

Albus Dumbledore fixait avec un peu d'incrédulité le parchemin qui se trouvait sur son bureau. La missive avait été apportée par un hibou si minuscule qu'il était étonnant qu'il ait pu porter cette lettre qui faisait facilement les trois quarts de son poids. Mais ce n'était pas le plus surprenant. Par habitude, il avait lancé un sort d'identification de l'expéditeur et la réponse l'avait laissé un peu sans voix.

Sirius Black.

Après plus d'un an d'harcèlement, ce dernier se décidait enfin à lui répondre. Il espérait que ses demandes – ou plutôt ordres, ne nous voilons pas la face – avaient été respectées à la lettre.

Arrêtant de tergiverser, il l'ouvrit.

Professeur Dumbledore,
Ayant quitté un peu précipitamment l'Angleterre, je n'étais guère au courant de ce qui s'est passé dans ce pays. Votre lettre m'a trouvé alors que je passais à peine la frontière donc merci de m'avoir tenu au courant.
Est-ce vraiment la vérité ? Suis-je vraiment libre ? C'est une excellente nouvelle ! J'avais promis à Harry que dès que mon innocence serait prouvée, il viendrait vivre chez moi. Il va être tellement heureux !

Ah, ça non ! Albus avait assez galéré avec les Dursley pour qu'ils agissent comme il le voulait. Il refusait que le garçon devienne plus indépendant qu'il ne l'était déjà et lui échappe définitivement.

Non, Harry devait rester chez les Dursley et il ferait tout pour.

Quand vous m'avez parlé d'une maison à Londres, je me suis souvenu de la demeure ancestrale des Black. Je vais vérifier mais si je suis le dernier à porter le nom des Black, alors je pourrais l'ouvrir. Ce serait avec plaisir que vous pourrez l'utiliser pour en faire le QG de l'Ordre. J'y vais de ce pas et je vous tiendrai au courant dès que ce sera fait.
Cordialement,
Sirius Black

Albus se mit à analyser la lettre. L'écriture était clairement hésitante et n'était pas soignée, comme si l'expéditeur n'avait pas le temps. Les tournures de phrases étaient bonnes – des restes de son éducation aristocratique sûrement – et donnaient une mine d'information. Il ne semblait pas savoir qu'Harry avait participé – contre son gré, comme les journaux l'avaient signalé après le Bal du Tournoi, à son corps défendant – au Tournoi des Trois Sorciers ni même que c'était lui qui avait annoncé le retour de Voldemort. Il lui fallait donc le rencontrer au plus vite pour filtrer les informations qu'il allait désormais obtenir, d'une manière ou d'une autre.

Albus avait eu le nez creux en suggérant la demeure ancestrale des Black à Londres. D'après les rumeurs, leur bibliothèque renfermerait des trésors et il avait vraiment hâte de consulter ces ouvrages. Il espérait seulement que Sirius ait assez confiance en lui pour ne pas lui en interdire l'accès sinon, il devrait prendre les mesures qui s'imposaient.

Il comptait également y faire venir quelques personnes pour faire les travaux nécessaires. Molly Weasley serait ravie d'enfin vivre dans une véritable demeure Sang Pur et ça la motivera certainement ainsi que Ginny et Ron à faire de leur mieux pour se rapprocher d'Harry s'il leur donnait un avant-goût de la vie d'un riche héritier Sang Pur.

Le directeur se leva et consulta l'un des grimoires en sa possession. Maintenant que Voldemort était de retour, il allait falloir établir un plan pour que la confrontation finale ait lieu. L'Ordre du Phénix et les Death Eaters allaient s'affronter dans un carnage sanglant ainsi que Voldemort et Harry Potter. Si les deux pouvaient y rester, ce serait tout bénef pour lui mais si l'un devait survivre au combat, il faudrait qu'il trouve un moyen de les réduire à néant.

Albus se donna pour date limite la fin de la septième année d'Harry, car au-delà, il ne sera plus sous sa responsabilité et il sera plus compliqué de justifier son emprise sur lui. Il avait déjà bouclé l'éducation scolaire en oubliant allègrement de fournir à cette génération des professeurs qualifiés pour la Défense. Il avait complètement maintenu Harry dans l'ignorance de ses responsabilités en tant que fils Potter mais il ne savait pas ce qu'il avait bien pu apprendre au contact de Neville Longbottom. Un point à éclaircir dès que possible, d'ailleurs. Il était également d'ailleurs temps de coincer Harry avec Ginny et de le rendre tellement dingue d'elle qu'il ferait tout pour ses beaux yeux, y compris de la désigner héritière de tous ses biens.

Les trois années suivantes allaient être particulièrement chargées pour lui. En plus, il lui fallait trouver un moyen de réduire définitivement Voldemort à néant, après avoir compris qu'il avait dû user d'Horcruxes pour se maintenir en vie. Il soupçonnait son journal, qu'il avait volé dans le bureau de Lucius Malfoy pour le placer dans les affaires de Ginny Weasley, d'être l'un d'entre eux, après l'avoir confondu avec une tentative ratée de faire une copie de l'esprit de Tom Riddle à seize ans, mais il ne l'avait plus entre les mains pour l'examiner de plus près. Il pressentait qu'il y en aurait plus mais il n'avait aucune idée du nombre, encore moins de leur localisation et pire, de leur forme.

Oh oui, trois années ne seraient pas de trop.