Et bien ça y est, Ziva est de retour au NCIS! J'ai écrit ce chapitre il y a quelques temps, et je n'ai pas le temps de me relire avant de poster, alors j'espère que ça ira... Mais le principal, c'est que j'ai retrouvé internet!
N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez. Vos commentaires me font toujours très plaisir, surtout quand je suis en panne d'inspiration.
Bonne lecture et vive les reviews.
Chapitre 52 : Agent David.
- Allez, tout le monde sera heureux de te revoir, tenta de la rassurer Tony.
- Tu crois? Vraiment? Je n'étais pas amie avec tout le monde tu sais. Et puis ça fait longtemps maintenant… Rétorqua Ziva.
Tony soupira. Il ne savait plus quoi dire. Pourquoi avait-il arrêté ce maudit ascenseur? Ziva s'en sortait plutôt bien jusque là. Et même si elle semblait sur les nerfs, il n'aurait jamais imaginé qu'elle puisse à ce point appréhender son retour au NCIS. Tout s'était bien passé jusque là… Elle s'était contentée de lâcher quelques soupirs de temps à autre… Comment aurait-il pu savoir qu'une fois qu'il aurait stoppé cet ascenseur dans sa montée, et commencé à tenter de la rassurer, elle se dévoilerait si faible? Il était une fois de plus contraint de constater qu'elle était très douée pour dissimuler la vraie nature de ses sentiments. Toutefois, il était heureux qu'elle lui fasse suffisamment confiance pour lui montrer ses faiblesses.
- L'équipe est déjà au courant de ton retour. Je suis d'ailleurs certain qu'ils t'attendent avec impatience. C'est le principal tu ne crois pas? Les autres, ils peuvent bien penser ce qu'ils veulent, tu n'y attachais guère d'importance auparavant.
- Mais avant c'était avant Tony…
L'italien se plaça face à elle et mit ses deux mains sur ses épaules.
- Ziva, tu me fais confiance n'est-ce pas?
- Oui, bien sûr, répondit-elle d'une petite voix.
- Alors crois moi. Tout va bien se passer.
- Vraiment? Insista Ziva.
- Oui. Et même si ce n'est pas le cas immédiatement, je suis sûr que dès la fin de la semaine prochaine plus personne ne fera attention à ta présence parmi nous.
- Bien…
Ziva monta ses mains à son visage et pris plusieurs grandes inspirations. Elle débloqua ensuite l'ascenseur, se rapprocha de Tony, et attendit avec appréhension que ces portes s'ouvrent sur l'open-space.
Le ding retentit, puis les portes métalliques s'écartèrent. Deux hommes en costumes leurs faisaient face, et ils durent immédiatement sortir de la cabine pour les laisser l'emprunter. Cependant, Ziva ne continua pas pour autant son chemin vers son ancien bureau. Elle resta quelques instants passive, à simplement observer les lieux.
Les murs oranges, ce bruit de fond continuel, les touches de claviers enfoncées les unes après les autres, les imprimantes et les photocopieuses continuellement utilisées, tous ces écrans, et surtout tous ces agents qui bien qu'il ne soit que 08 h 30 étaient déjà en pleine effervescence.
Ziva sentit la main de Tony se poser dans le bas de son dos pour doucement la forcer à avancer. Elle soupira une fois de plus avant d'enfin se diriger vers le carré de bureau réservé à ceux qu'elle considèrerait toujours comme sa famille.
Elle sentit des têtes se tourner vers elle, des regards à la fois étonnés et lourds de questions la détailler, des agents cesser leur activité pour la regarder passer. Peut-être que si elle accélérait ce malaise durerait moins longtemps, se dit-elle. Mais elle chassa cette idée de sa tête. Elle était de toute façon incapable d'accélérer.
Malgré le fait qu'elle se sentait peu à peu devenir le centre de l'attention de ce vaste espace, elle ne pouvait nier la soulagement qui s'emparait d'elle en même temps qu'elle avançait dans cet open-space. Elle était fière d'elle. Fière d'avoir réussi, d'être revenue jusqu'ici. Car même si c'était-ce qu'elle voulait depuis le départ, elle n'aurait pas mit sa main à couper qu'elle réussirait à venir jusqu'ici, qu'un obstacle ne la bloquerait pas en chemin. Enfin elle était chez elle.
- Officier David? Demanda une femme sur sa gauche.
Ziva sortit de ses pensées et tourna son visage en direction de la voix qui venait de l'interpeller. L'agent spécial Nermann la regardait avec interrogation. C'est elle qui venait de l'appeler, elle en était certaine. Cette voix haut perchée ne pouvait qu'être la sienne. Elle l'avait souvent croisée dans les couloirs du NCIS, avant son départ, mais elle ne l'avait jamais réellement apprécié. Elle l'avait toujours trouvé fausse et dotée d'une curiosité malsaine. Le comportement qu'elle adoptait aujourd'hui ne lui prouvait pas le contraire.
Ziva se sentit légèrement s'énerver en réalisant qu'elle l'avait appelé « officier David ». Quand est-ce que tous ces gens comprendraient qu'elle n'était plus un officier du Mossad, et qu'elle avait obtenu sa naturalisation? Elle avait pourtant assez souffert pour l'obtenir.
Ziva lui adressa un léger sourire forcé, d'abord pour la saluer, ensuite pour lui faire comprendre qu'elle l'avait entendu, mais surtout pour confirmer qu'il s'agissait bien d'elle. Sur ce elle continua son chemin en direction de son bureau en se disant que les commérages allaient aller bon train.
Ziva avança de quelques pas supplémentaires, appréciant la constante présence de Tony à ses côtés. Elle put alors distinguer son bureau. Gris métallisé, il n'avait pas bougé d'un poil. Gibbs, toujours fidèle au poste, un peu plus à gauche, semblait concentré sur son ordinateur, et Tim, en face, semblait absorbé par le discours d'Abby. Le bureau de Tony était vide lui aussi. Rien n'avait changé dans cet espace et cela la rassura. Ses amis étaient bien restés là, à vivre le même quotidien. Son ancienne vie se trouvait là, devant ses yeux, à quelques pas. Tout ce qui avait le plus d'importance à ses yeux était réuni entre ces murs oranges. Ziva s'autorisa enfin à sourire légèrement.
Tony l'avait prévenu qu'Hélène avait vidé son bureau, et qu'elle n'y trouverait plus aucun des effets personnels de la jeune blonde. Et une fois de plus il avait dit vrai, constata-t-elle. Le bureau était tel qu'elle l'avait laissé un soir, quatre ans plus tôt, alors qu'elle était la dernière personne encore présente dans l'open-space. Vide. Seuls l'ordinateur et le téléphone s'y trouvaient.
Ziva avait hâte d'en refaire son bureau. D'y retrouver ses objets. Son arme dans le tiroir du haut. Ses rapports, ses effets personnels. Elle avait envie que l'on sache, lorsque désormais on s'approcherait de ce bureau, qu'il était à elle et à personne d'autre. Ziva David, agent du NCIS, travaillait à cet endroit.
Ziva sourit davantage, et cette fois elle accéléra en direction de ses amis. Elle se présenta à l'entrée du carré de bureaux, et s'arrêta, droite. Un grand sourire sur les lèvres, elle attendit simplement qu'ils lèvent les yeux. Et McGee fut le premier.
Il faut dire qu'il lui faisait quasiment face, écoutant Abby, qui elle était dos à Ziva. Il quitta des yeux sa compagne, et doucement son regard se posa sur Ziva, puis il lui sourit en retour. Il était fier d'elle. Mais fier de lui aussi. Fier de l'avoir convaincu de revenir, d'avoir réussi à la ramener jusqu'ici. Après tout, c'était sa place, ici.
Abby, remarquant qu'elle n'était plus le centre de l'attention de Timmy c'était ensuite retournée, et ne s'était suite à cela pas gênée pour afficher une grande expression de joie sur son visage. Elle courut en direction de la jeune femme, et la prit dans ses bras, la serrant fort, comme pour vérifier qu'elle n'allait pas s'en aller.
Ziva la réceptionna tant bien que mal, heureuse de la retrouver. Gibbs ensuite avait relevé la tête vers le centre de l'open-space, remarquant l'agitation qui y régnait. Il remarqua avec plaisir la présence de Ziva. Il remarqua avec plaisir combien elle semblait heureuse d'être là. Il regarda Tony, qui se trouvait toujours derrière elle, à un pas à peine, comme pour la protéger. L'italien, sentant le regard de son Boss sur lui releva les yeux en sa direction, tout en conservant le fin sourire qui étirait ses lèvres, à la vue de la scène qui se déroulait devant lui. Il plongea ses yeux dans ceux de Gibbs, et il y vit un remerciement.
Gibbs était fier lui aussi, mais fier de Tony, fier de ce que cet homme était devenu. Il le savait responsable de l'attitude zen de Ziva. Il le savait en partie responsable de la joie qui habitait la jeune femme aujourd'hui, et il était fier que son agent, qu'il avait pris sous son ail il y a bien longtemps, ait enfin eu le courage d'affronter ses sentiments, et de se dévoiler. Car il s'en doutait, l'italien venait de s'engager dans une relation longue durée, qui ne pourrait leur apporter que du bien à la jeune femme et à lui. Jethro pouvait dès aujourd'hui le constater.
Gibbs se décida à se lever et à rejoindre ses agents. Abby était toujours occupée à exprimer à Ziva combien elle était satisfaite de la voir là aujourd'hui, lui expliquant qu'elle était venue au NCIS aujourd'hui uniquement pour cela. McGee s'était approché pour saluer Ziva lui aussi.
Gibbs se dirigea vers eux. Instinctivement, Tim et Abby s'écartèrent,laissant le chemin libre à leur patron pour qu'il puisse faire face à Ziva. Il se mit debout face à elle, réalisant seulement que l'open-space était bien calme ce matin. Il prit le temps de jeter un œil autour de lui, et vit que tout le monde les regardaient. Ceci explique cela se dit-il.
Il regarda l'israélienne dans les yeux quelques secondes, qui parurent une éternité à la jeune femme, bien qu'aucun d'eux ne soient gênés par ce regard. Puis Gibbs fit un pas sur sa gauche, et porta cette fois toute son attention sur son autre agent, Dinozzo. Il le fixa lui aussi, restant plusieurs secondes stoïques face à lui, donnant l'impression de le juger.
Il fit ensuite encore un pas vers eux, s'approchant un peu plus, puis d'un geste rapide leva les deux mains, et abattit chacune d'elle sur l'arrière du crâne de ses agents. Tous deux, n'ayant pas vu le geste venir, furent surpris. Dinozzo s'indigna, alors que Ziva ne put s'empêcher de sourire, appréciant de retrouver ces vieilles habitudes.
- Vous êtes en retard, dit cependant Gibbs, avant qu'aucun d'eux n'ait pu dire quoi que ce soit. Dinozzo, ton rapport de la veille n'est pas terminé. Et David, le directeur vous attend. Je veux vous voir au travail quand je reviens. Je vais me chercher un café, poursuivit-il en s'éloignant.
Sur ce, les deux agents s'écartèrent pour laisser passer Gibbs. Puis ils se regardèrent, Ziva étant heureuse de retrouver Gibbs égal à lui-même. Elle prit ensuite conscience du regard des autres agents qui, plus ou moins discrètement, pesaient toujours sur elle.
- Bon, je crois que je vais aller voir le directeur, dit Ziva. Il est temps de mettre définitivement les choses au clair.
Ses trois collègues acquiescèrent. Ziva posa son sac à dos sur son bureau. Elle en fit le tour et posa sa veste sur le dossier de sa chaise. Elle regarda quelques secondes ce bureau où elle s'était assise tant de fois dans une vie qui lui paraissait loin, puis adressant un dernier regard à Tony elle prit la direction des escaliers.
Elle toqua à la porte du bureau directorial quelques secondes plus tard, la secrétaire n'étant apparemment pas encore arrivée.
- Entrez, entendit-elle le directeur prononcer.
Ziva, toujours un léger sourire aux lèvres poussa la porte, d'un geste assuré. Elle regarda Leon Vance, apparemment plongé dans de la paperasse matinale. Concentré, il tournait une à une les pages d'un dossier, aposant régulièrement sa signature. Ziva ferma la porte et s'approcha du bureau. Le directeur la regarda enfin. Légèrement surpris, il prit le temps de la détailler. La jeune femme ne se laissa guère impressionner. Elle savait que son avenir dépendait de lui, que son sort était entre ses mains, mais au fond, cela lui importait peu. Il avait mille raisons de refuser son retour au sein de son agence, mais elle évitait d'y penser. Elle avait la conviction profonde que maintenant que ses affaires étaient posées sur son bureau, personne d'autre qu'elle n'avait la moindre chance de s'y asseoir dans les nombreuses années à venir.
- Mademoiselle David. On m'avait prévenu, mais je peine tout de même à le croire. Je dois avouer que votre présence me surprend quelque peu.
- On vous avait prévenu? Releva Ziva.
- En effet. J'ai eu une longue discussion avec l'un de mes agents la semaine passée. Et celui-ci à légèrement préparer le terrain à l'occasion de votre retour. Mais asseyez-vous, nous avons toutefois plusieurs poins à régler.
Ziva acquiesça d'un signe de tête, puis demanda en s'asseyant face au bureau directorial :
- Et je peux savoir de quel agent il s'agit?
- L'agent Craps.
- Hélène. Décidemment, elle m'aura bien facilité les choses.
- Et je m'interroge toujours sur ses motivations. Mais bon, passons… Vous devez le savoir, l'agent Craps m'a demandé une semaine de congé que je lui ai accordé. Elle a également demandé à être transférée dans une autre équipe, laissant ainsi vaquant le poste que vous avez occupé autrefois, relata Vance.
- Oui. J'ai été mise au courant de cela.
- Bien. L'agent Craps ne s'est pas contentée de cela, l'informa Vance. Vous vous doutez bien que je n'ai pas cédé à ses demandes sans y réfléchir, et sans lui demander au préalables les raisons qui la poussaient à agir ainsi. Elle a donc fini par m'avouer la vérité, soit votre retour.
Ziva acquiesça silencieusement.
- Suite à quelques explications après cette annonce, elle a fini par me demander personnellement de vous réservez son poste. Elle ne voyait pas à quoi servirait ce qu'elle avait entrepris sans cela. Alors si vous êtes venue récupérer votre place au sein de l'équipe de Gibbs, je peux dès maintenant vous dire qu'elle est à vous, agent David.
Ziva sourit.
- Merci Monsieur.
- Je crois que sur ce point il faut davantage remercier l'agent Craps. Elle a su se montrer très convaincante, répondit Leon.
- Je n'y manquerai pas.
- Dans ce cas, voici votre badge, votre plaque, et votre arme de service. Faites en bon usage, dit Vance en sortant les élément d'un de ses tiroirs.
- Je vois que vous m'attendiez réellement.
- En effet, j'attendais votre visite, bien que je ne savais pas vraiment quand vous vous présenteriez à moi.
Ziva, pour toute réponse, rangea son arme à sa ceinture, ainsi que son badge, puis plaça sa plaque dans la poche de son jean.
- Bien sûr, agent David, reprit le Directeur en la voyant faire, vous vous doutez que je ne peux toutefois pas vous laissez revenir dans notre agence sans émettre quelques réserves à votre sujet. Vous devrez faire vos preuves. Et croyez moi je vous aurai à l'oeil. Vous devrez me montrer que cette place est toujours la votre, et que vous la méritez. Je vous laisse un mois pour m'en convaincre. Une fois ce délai passé, nous en reparlerons, et si vous vous montrez apte pour ce travail, vous re-signerez un contrat définitif avec notre agence. En attendant, vous savez ce qu'il vous reste à faire.
- Entendu, déclara Ziva. Merci de me laisser ma chance Directeur.
Ziva se leva. Leon Vane fit de même et la raccompagna jusqu'à la porte de son bureau. Il lui serra la main avant de lui ouvrir la porte et de la laisser regagner son bureau. Ziva se laissa guider et quitta le bureau directorial.
Cependant, Vance la héla alors qu'elle n'avait pas encore quitté l'antichambre de la secrétaire.
- Agent David?
- Oui Directeur? Demanda Ziva en se retournant pour lui faire face.
- J'ai cru entendre dire que vous étiez passé par Israël avant de revenir. Comment va votre père? Il y a longtemps que je n'ai pas eu de ses nouvelles.
Le sourire de Ziva la quitta et son visage se fit plus froid. Elle resta plusieurs secondes silencieuse avant de répondre.
- Je n'ai pas pris le temps de lui poser cette question. Répondit-elle enfin. Il est toujours lui-même en tout cas, ajouta-t-elle.
- Bien. Bonne journée agent David.
- Bonne journée Directeur, conclut Ziva avant de cette fois définitivement quitter le lieux pour rejoindre ses amis, et collègues.
