Bonjour :D

D'après vos réactions, je peux faire ce que je veux du coin de la Stalker. Donc, je vous annonce que la semaine prochaine, il y aura ce coin. Et s'il n'y a pas le quota de questions, je le fermerais. Enfin, il aura bien vécu :D
Sinon, la couverture d'aujourd'hui est Tsubaki avec Urara. Qu'en pensez-vous ? (Bien sûr, ce n'est pas nous qui l'avons dessiné)

Coconut : Une revenante ! Aussi non, Naoki a en lui beaucoup de potentiel pour être un stalker mais il est encore en formation ;D Aussi non, les OC apparaîtront chez Bernie. Mais plus tard, il faut d'abords que le bouche-à-oreille circule et arrive chez eux XD

yliria : Comment ne pas apprécier Urara ? Elle est pourtant un modèle de gentillesse et de bonté XD

Bonne lecture :D


Target 50 : La stalker médite en famille.

Même si ma question était étrange et sortie de nulle part, Fon ne fit que ciller avant de me sourire gentiment.

- Je pense, dit-il doucement. Que cela ne concerne que Tsubaki-san et Kyouya.

- Je vois, murmurais-je en m'étirant lentement.

Je sortis ensuite du lit et déposais l'ordinateur éteint sur le bureau de Natsume tout en apercevant l'heure sur l'horloge accrochée au mur. Il était déjà tard et je supposais que ma famille devait déjà être au complet en bas pendant que ma mère préparait le repas.

J'ouvris précautionneusement la porte de la chambre et pointais mon nez pour vérifier que ma terrible cousine n'était pas dans les alentours. (Après avoir appris qu'elle avait tenté de m'étouffer avec le coussin, mieux valait être prudente!)

Constatant qu'il n'y avait pas un chat, je sortis avec Fon dans mes bras et descendis lentement les escaliers tout en ignorant les grondements affamés de mon estomac. Cependant, avant même que je sois entrée dans le salon, une main se posa sur mon avant-bras et je me tournais vers la personne qui osait interrompre mon pèlerinage vers le lieu saint qu'était la cuisine.

- Tsubaki, déclara calmement cette dernière avec son habituelle voix grave et sérieuse.

- Papa, répondis-je en haussant mes sourcils de surprise. Qu'y a-t-il ?

Mon père, Sakamoto Taiyo, était un homme de peu de mots. Son visage ne montrait jamais ses émotions et avec sa petite taille (1m70 ! Lorsqu'il est avec ma mère, on dirait qu'ils se sont tous les deux travestis!), il était facile d'oublier sans présence. Et le fait qu'il avait des traits parfaitement normaux (cheveux et yeux noirs) n'aidait pas.

Mais, il n'en était pas moins mon père, l'homme qui avait charmé Sakata Tsuki alors qu'il ne savait se battre, et il pouvait se révéler aussi effrayant qu'elle lorsqu'il s'énervait (ce qui, heureusement, arrivait rarement).

- J'ai entendu que tu as été le voir, lâcha lentement mon père sans bouger un muscle facial.

Cependant, je ne tombais pas dans le piège. Il était impossible que mon père soit de bonne humeur en me disant pareille chose. Il suffisait de savoir qu'il avait resserré imperceptiblement ses doigts autour de mon avant-bras en parlant...

- Qui ça ? demandais-je en craignant ce qui allait suivre.

Si j'avais vu juste, ce ne serait pas joli...

- ... fit simplement mon géniteur en me regardant en silence avant de soupirer et de prendre la parole. Tu as été voir cet homme indécent et stupide... Je t'avais pourtant dit de rester à l'écart de Hibari Kiyoshi !

Je résistais à l'envie de soupirer avec ennui et déposais doucement Fon sur le sol. Le bébé sembla comprendre le message sous-jacent car il disparut prestement pendant que je me redressais en regardant sérieusement mon père. Celui-ci avait toujours son visage sans expressions et me contemplait en silence avec ses sourcils froncés de trois millimètres (signe qu'il était vraiment agacé).

- Papa, finis-je par soupirer tout en secouant doucement ma tête. J'avais besoin de futons et les Hibari en ont toujours eu plusieurs. C'est tout. Et tu devrais arrêter d'en vouloir à Kiyoshi-san pour des raisons aussi futiles.

- Dans ce cas, rétorqua calmement mon père en croisant ses bras et en me regardant sérieusement à son tour. Il doit cesser de te forcer à l'appeler Papounet.

Hein ?!

J'écarquillais mes yeux et constatais avec une légère appréhension que mon père était parfaitement sérieux. Oh mon dieu, pourquoi Sakamoto Taiyo devait-il être jaloux pour une chose aussi futile ?

- Papaaaa, soupirais-je une nouvelle fois avec agacement. Ça fait des années que tu lui en veux pour ça... Quand vas-tu arrêter de bouder ?

- Je ne boude pas, contra mon paternel en gardant son visage inexpressif ainsi que ses yeux glaciaux.

Cependant, il boudait bel et bien. Cela faisait des années qu'il était ouvertement en conflit avec Kiyoshi-san depuis que ce dernier m'avait demandé (devant mon père) de l'appeler Papounet.

Comme quoi, d'après mon géniteur, je n'avais qu'un seul père et c'était lui. Pas un imbécile qui ne savait porter correctement son yukata (dixit mon père).

- Dans tous les cas, déclarais-je en décidant de briser ce moment de complicité paternelle, Allons manger.

Il acquiesça silencieusement et me suivit jusqu'à la salle à manger où se trouvaient les autres résidents de la maison. Ainsi, Natsume me salua depuis son siège en me regardant avec curiosité et je lui fis un petit sourire. Akio, assis sur le bords de sa chaise avec un sourire crispé, essayait tant bien que mal de boire son verre d'eau tout en écoutant d'une oreille distraite Naoki babiller. Ce dernier était à sa droite et le couvait de ses grands yeux gris étincelants d'admiration tout en ignorant le fait que sa grande sœur était en train de mettre ses légumes dans son assiette.

Me rappelant de la tentative de meurtre, je fusillais des yeux Urara et cette dernière redressa sa tête pour me faire un sourire aimable. Cependant, ses yeux noirs brillaient avec un éclat mauvais qui m'assura qu'elle ne regrettait en rien ses actions.

Par contre, et cela me rassura, lorsque Fon s'installa sur sa chaise haute (entre ma chaise et celle de mon adorable cousine), celle-ci se tendit et resserra ses doigts autour de ses baguettes.

- Eh bien, s'exclama ma mère qui venait d'entrer dans la salle avec une casserole dans les mains. Que s'est-il passé, Tsubaki ? Il est rare que tu reviennes à la maison aussi tôt...

En gros, elle me demandait si j'allais bien vu que je n'aimais pas sécher l'école. (En même temps, sécher signifiait devoir confronter ensuite un Kyouya-sama de très mauvais poil... Je tiens tout de même un peu à ma vie)

- Rien d'important, déclarais-je en faisant un léger sourire pour essayer de rassurer ma famille (sans succès car ils me lancèrent des regards soupçonneux aussitôt qu'ils le virent). C'est juste que...

- Juste que quoi ? demanda ma mère en versant une louche de ragoût dans l'assiette d'Akio tout en s'assurant que Naoki mangeait au lieu de parler avec mon crétin de frère.

Urara se mit à boire élégamment son verre d'eau pendant que Natsume me regardait avec une légère inquiétude perceptible dans ses yeux si clairs (quand il était inquiet, ils s'éclaircissaient. Et quand il était enragé, ses yeux devenaient presque noirs... Voilà pourquoi il ne sait me mentir!) et Fon se mit à manger silencieusement son plat tandis que mon père se servait du riz sans dire un mot.

- C'est juste que, continuais-je avec un ton hésitant. Je me suis demandée si je devais continuer les fiançailles avec Hibari Kyouya...

Aussitôt, ce fut comme si une bombe venait d'exploser dans la salle. Ma mère lâcha la louche qui tomba en un tintement bruyant sur l'assiette d'Akio pendant que ce dernier poussait un glapissement (parce que le ragoût l'avait éclaboussé et qu'il était brûlant). Naoki cilla plusieurs fois avant de réaliser la pile de légumes dans son plat ne lui appartenait pas et il se tourna vers sa sœur pour l'apostropher véhément mais cette dernière ne lui accorda aucune attention. Ses grands yeux noirs étaient écarquillés par le choc (pourquoi donc ? Je ne vois pas en quoi mes fiançailles la concernent...) et elle avait brisé ses baguettes par la force de sa poigne tout en recrachant sa gorgée d'eau...

Mais d'un autre côté, Fon avait continué à manger calmement son ragoût au riz et mon père en faisait de même avec son visage inexpressif.

- Q-quoi ? finit par lâcher ma mère en ignorant les cris de douleur de son propre fils qui se roulait par terre de souffrance (allons, ce n'était que de la sauce brûlante sur son entrejambe ! Il survivrait!). Tsu-chan... Ai-je bien entendu ?

- Oui, acquiesçais-je.

- Mais pourquoi maintenant ? s'empressa de dire Urara en jetant ses baguettes brisées dans son assiette avec force.

J'arquais un sourcil surpris face au cri de ma cousine et ne sus quoi dire pendant que ma peluche favorite me servait du riz avec un sourire aimable.

- Ai-je vraiment besoin d'une bonne raison ? demandais-je avec curiosité et un léger agacement. Il est violent, égoïste et n'aime que sa ville. C'est plus que suffisant pour ne pas vouloir se fiancer avec lui, non ? Et puis, je vais bientôt avoir l'âge légal pour me marier...

Ma mère m'examina pendant quelques secondes pendant que Naoki (qui avait fini de hurler sur sa sœur et s'était rappelé de l'existence de mon crétin de frère) se penchait vers Akio et s'empressa de lui essuyer le pantalon. Il n'était même pas huit heures du soir et j'avais déjà du yaoi et de l'inceste sous les yeux.

Puis, ma chère génitrice prononça une simple phrase qui provoqua le Pandémonium.

- Je vois, sourit-elle avec un air entendu. Tsu-chan est tombée amoureuse~

Natsume écarquilla ses yeux (signe de profonde surprise) tout en s'étranglant avec sa bouchée de ragoût, Akio protégea son entrejambe (craignant sûrement une autre brûlure) tout en ouvrant largement sa bouche de stupéfaction, Naoki fit une moue ennuyée (il ne pouvait plus essuyer le pantalon de son idole), Urara étrécit ses yeux avec un air menaçant alors que Fon déposait calmement ses baguettes sur son bol de riz vide et tournait sa tête vers moi pour me regarder avec curiosité.

Cependant, ces réactions (légèrement exagérées pour une simple phrase ridicule ! Allons, moi ? Amoureuse?) n'étaient rient comparée à celle de mon père.

Car le masque inexpressif que ce dernier avait toujours arboré (et d'après ma mère, jamais abandonné) s'était tout bonnement craquelé. En gros, il avait ses yeux sombres écarquillés et sa bouche grande ouverte.

- Amoureuse ? répéta-t-il avec incrédulité pendant que tous le regardaient avec appréhension. Tu es réellement amoureuse, Tsubaki ?

Je fronçais mes sourcils et penchais ma tête sur le côté tout en méditant sur ma réponse. Si je répondais non (ce qui était la vérité), on me forcerait à dire la vérité et m'enfermerait illico dans un asile car le fait que ce soit ma version adulte qui m'ait conseillée de ne plus me concentrer sur Hibari-chan était un peu difficile à croire...

Donc, je fis la chose la plus logique. Je déviais le regard, me grattais nerveusement la nuque et ne répondis pas.

- Je n'y crois pas, marmonna Akio en se passant la main dans ses cheveux (toujours aussi blonds. Je me demande s'il va les garder éternellement de cette couleur...). Le morpion a enfin réalisé que ce crétin d'Hibari était un crétin...

Je le fusillais illico des yeux. Va savoir pourquoi, mon imbécile de frère ne supportait pas Kyouya-sama alors qu'ils avaient pourtant été de très bons amis lorsqu'ils étaient jeunes. Et donc, il avait décidé un beau jour que Hibari-chan n'était pas un fiancé convenable...

- Silence, siffla mon père en déposant ses baguettes soigneusement sur son assiette. Tsubaki, qui est-il ? Qui est le jeune homme qui a su attirer ton attention ?

Je déglutis bruyamment et baissais mes yeux vers mon ragoût. La sauce de ce dernier était rouge et donnait vaguement l'impression que ma mère avait égorgé quelqu'un pour ensuite le jeter dans sa casserole. Soudain, je me rappelais du garçon que j'avais bousculé ce matin-là, celui aux yeux et cheveux rouges qui avait eu l'air si indolent que c'en était suspect et je fis un large sourire.

- Un des nouveaux élèves, annonçais-je en remarquant du coin de l'œil la moue d'Urara (ce qui était louche. Je l'interrogerais après).

- Son nom ? fit ma mère en se levant calmement.

Elle n'avait pas mangé énormément mais je me doutais que ce n'était pas la chose la plus important dans son esprit pour le moment. Après tout, je venais d'annoncer que je n'avais plus vraiment envie de me fiancer avec le fils de sa meilleure amie (à laquelle elle avait promis depuis des années qu'elles feraient une alliance).

- ... hésitais-je en regardant partout sauf vers mes parents.

Je vis que Natsume avait fini de manger et qu'il avait un léger sourire amusé mais en même temps, consterné. Ce que je venais de dire ne correspondait sans doute pas avec ses souvenirs du futurs...

- Akai Hiiro, me décidais-je finalement en sortant les premières choses qui me passèrent par la tête.

- Rouge écarlate, répéta avec incrédulité ma cousine. Tu veux sérieusement nous faire croire qu'un garçon nommé Rouge Écarlate, Akai Hiiro, existe ?!

- Il préfère qu'on l'appelle Red, fis-je en regardant avec fascination les lèvres de Natsume se pincer pendant que ses yeux pétillaient.

Ah, mon cousin se retenait visiblement de rire. Au moins, quelqu'un s'amusait. Parce que, vu les expressions purement choquées des autres personnes présentes, la soirée n'allait pas être divertissante...

- Je refuse, déclara subitement mon père en se levant et en faisant racler sa chaise bruyamment.

Il dut aussitôt se pencher pour éviter de peu les baguettes qui fusèrent dans les airs et s'enfoncèrent dans le mur qui se trouvait derrière lui.

Sakamoto Taiyo n'était pas un combattant, tout le monde le savait. Cependant, s'il y avait bien une chose dans laquelle il était surnaturellement douée, c'était bien dans le fait qu'il savait survivre. Peu importait le coup et l'arme utilisée, je n'avais jamais vu (ou entendu) mon père se plaindre de la douleur.

- Chéri, susurra ma mère en saisissant les baguette de Naoki (pendant que ce dernier applaudissait gaiement). Dans la chambre. Maintenant.

Son époux se redressa et marcha calmement vers l'endroit désigné sans dire un mot pendant qu'elle nous ordonnait du regard de ranger la vaisselle. Puis, ma mère disparut à son tour dans sa chambre et nous pûmes tous clairement entendre le bruit d'une lampe brisée ainsi qu'un son sourd qui signifiait que mon géniteur avait reçu un des meubles dans la face.

Alors que des cris résonnaient au lointain (ma mère n'appréciait visiblement pas que son mari survive à la rencontre des objets projetés et soit contre mon hypothétique relation amoureuse), je dus faire face aux regards soupçonneux des jeunes qui étaient toujours assis à mes côtés.

- Maintenant, déclara Akio en imitant sans le vouloir le ton intransigeant de notre mère. Dis-nous la vérité.

Un reniflement moqueur se fit entendre et nos regards se posèrent tous sur Urara qui avait fait ce son si peu élégant. Les lèvres de cette dernière étaient étirées en un sourire méprisant et elle soutint mon regard sans fléchir.

- Je doute sincèrement que tu ne veuilles plus de Hibari Kyouya, dit-elle en continuant à arborer son sourire si agaçant. Tout comme je doute que ton Akai Hiiro existe... À mon avis, tu as juste peur que je te le vole comme je l'ai fait avec Fubuki-kun~

Je grinçais des dents et sentis plus que ne vis Natsume se lever pour se mettre derrière moi.

- Pardon ?! sifflais-je avec colère.

- Voyons, Tsu-chan, rit Urara avec un air faussement aimable derrière sa main manucurée avec soin. Ne fais pas ton ignorante... Tu m'en as toujours voulu pour Fubuki-kun !

- QU-OI ?! articulais-je exagérément tout en postillonnant avec force sur le visage exquisément maquillé de ma cousine. Pourquoi t'en voudrais-je ! Fubuki Isao était un parfait idiot (et gay de surcroît!), tu m'a rendu un immense service en me l'enlevant !

Je croisais ensuite mes bras sur ma poitrine et toisait avec animosité Urara qui continuait à me narguer de ses yeux sombres même si ses lèvres pincées indiquaient clairement qu'elle n'avait pas apprécié que je lui dise la vérité concernant l'orientation sexuelle de son premier petit-ami.

- De plus, continuais-je avec un air suffisant. Tu ne saurais attirer Kyouya-sama.

- Ah bon ? déclara ma cousine en feignant l'étonnement. On parie ?

Je tendis ma main, ignorant l'air estomaqué de mon crétin de frère, les étoiles d'admiration dans les yeux de Naoki et le sourire tiré de Natsume, et attendit qu'elle la serre.

- Dans ce cas, prévint Urara en serrant avec force ma main tendue pendant que je me retenais de hurler lorsque je sentis ses ongles manucurés s'enfoncer dans ma chair tendre. Prépare-toi à perdre ton fiancé, TsubaKA-chan...

J'étrécis mes yeux et retins un grondement menaçant alors qu'elle quittait la salle. Puis, un poids sur mes genoux me ramena sur terre et je me rendis compte que ma peluche favorite était dans mon giron et me regardait avec ses grands yeux bruns.

- Tsubaki-san, fit ce dernier gravement. Je doute que ce soit une bonne idée...

- Voyons, Fon, souris-je gaiement. Urara n'a pas la moindre chance avec Hibari-chan et nous le savons tous parfaitement !

Akio réprima un gloussement et Natsume cacha son sourire amusé derrière sa main pendant que Naoki penchait sa tête sur le côté, ne comprenant visiblement pas la raison de leur amusement.

- Et puis, continuais-je à babiller. Elle ignore tout des fétichismes de Kyouya-sama !


Les séances (hautement dangereuses) de Bernard Lhermitte.

L'éminent psychologue Bernard Lhermitte (Bernie pour faire court) était couramment dans une situation périlleuse.

Eh oui, l'homme qui avait affronté (et survécu pour en raconter l'exploit) les confessions pour le moins choquantes, traumatisantes et/ou incroyables de personnes pour le moins dérangées (Reborn, Mukuro et Sawada Tsunayoshi n'étaient qu'un échantillon du tas) faisait face à un problème qu'il n'aurait jamais cru avoir à surmonter.

- Heu... hésita Bernie tout en se raclant bruyamment la gorge. Je suppose que vous n'êtes pas Sakata Tsubaki...

- Ai-je l'air d'un imbécile, pyon ? aboya un jeune homme blond. Bien sûr que je ne suis pas cette imbécile !

- Ken, marmonna un autre adolescent tout en nettoyant ses lunettes.

Bernie soupira et se frotta les tempes. Pourquoi lui ? pourquoi était-ce toujours à lui que les jeunes complètement tarés visitaient ?

- Et vous êtes... demanda le psychologue tout en saisissant son carnet et son stylo-bille.

- Joshima Ken et Kakimoto Chikusa, répondit calmement le garçon aux lunettes.

Ce dernier portait un bonnet sur ses courts cheveux sombres et avait des yeux bleus vides. Bernie nota ses observations sur une nouvelle page et passa ensuite au dénommé Ken. Celui-ci était le blond au tic « pyon » et qui ressemblait plus à un animal qu'à un être humain.

- Et vous êtes ici parce que... commença Bernie tout en levant ses yeux noisettes vers Chikusa.

Il préférait éviter de prêter attention au blond. Qui sait, peut-être que ce dernier comprendrait le message et cesserait de renifler ses affaires et de ronger tout ce qui lui passait sous la main...

- Mukuro-sama est venu ici, expliqua simplement l'adolescent au bonnet.

- Je vois, murmura le psychologue tout en acquiesçant. Et il vous a conseillé mon cabinet... très bien !

Il croisa ses bras, appuya son dos contre le dossier de son fauteuil et examina ses deux patients. Chikusa était assis sur le canapé, son dos droit et ses yeux toujours aussi vides comme s'il avait vu bien des choses pendant que Ken était étalé sur le tapis et mâchonnait distraitement un des crayons de Bernie (son favori en plus!)

- Dans ce cas, continua le français en se frottant pensivement le menton. Vous êtes venu pour quoi ? Une consultation pour vous aider dans vos problèmes conjugaux ?

Un silence pesant se fit dans le bureau du psychologue et ce dernier se demanda s'il avait frappé dans le mille. Puis, Chikusa se leva lentement et sortit de ses poches deux yo-yo rouges.

- Qu'est-ce donc ? interrogea l'adulte avec curiosité. Des jouets ?

Une heure après, Bernard Lhermitte se réveilla aux urgences et on lui apprit que son cabinet avait été détruit.

- C'est comme si une bête sauvage et un porc-épic s'étaient déchaînés, expliqua avec incrédulité sa secrétaire qui était assise à son chevet.


Les Faits Divers de Stalker della Nuvola : Quel âge a Tsubaki ? Et pourquoi lui a-t-on donné cet âge ?

Aussi non, le coin de la Stalker revient la semaine prochaine, peut-être pour la dernière fois ! Donc, n'oubliez pas d'envoyer vos questions, Tsubaki y répondra avec enthousiasme (ou pas...) :D