Bonjour tout le monde !
Pour ceux que ça intéresse, j'ai publiée des petites anecdotes sur la famille Jedusor le nom de la fanfiction est Memories. D'ailleurs un immense merci aux personnes qui sont déjà venu y faire un tour. J'ai été ravie de vous retrouver. Bien entendu je continue Une vie si différente, si vous êtes toujours partant ? En attendant bonne lecture.
Ma mère trop choquée ne répond pas à la journaliste. Cette sale vipère fourrait toujours son nez dans les affaires des autres. Officiellement nous avions subi un incendie ; pas une attaque orchestré par Grindelwald. En effet le ministère taisait tout ce qui se rapportait au mage noir, pour ne pas paniquer la population d'une quelconque menace. Après l'accident, mon père en avait rapidement déduit qu'il y avait des taupes au sein même du ministère. Car son horaire de retour via le réseau de cheminée n'avait pas été annulée convenablement. C'est ainsi que les hommes du mage avaient pu rentrer dans notre maison sans aucuns obstacles. Ils avaient donc été informé des changements d'horaires de mon père...
-"Je vais vous donnez exactement 10 secondes pour dégager d'ici. Après ça, je vous traîne moi même par les cheveux hors de cette arène."
La voix est calme, posée mais extrêmement cinglante. Mon père plus menaçant que jamais s'interpose entre nous et Skeeter.
-"Je crains que vous n'ayez pas encore ce pouvoir. Voyez-vous je suis la reporter de ce tournoi, donc je..."
-"Vous venez de perdre 5 secondes. Je vous en prie, continuez... Donnez moi le plaisir d'exécuter mon avertissement." Coupe le Directeur des Aurors.
Rita Skeeter décide de battre en retraite, mais son air de victoire en dit long sur ses intentions. La tête haute elle s'éloigne. Pendant ce temps ma mère décide de soulager Gale de sa charge, à savoir moi. Mauvaise idée car ma masse corporelle est bien plus importante que les petits muscles de la femme. Voyant ses difficultés, en parfait gentleman Gale rattrape ma mère qui manque de s'étaler sous mon pois. Évidemment ce rapprochement, bien que innocent ne passe pas inaperçu.
-"Qu'est ce que tu fais." Siffle dangereusement mon père à Gale.
Le pauvre garçon retient péniblement la blonde par la taille. Les yeux rouge de l'homme sont sans équivoque ; retire immédiatement tes mains avant que je te les arrache.
-"Pardonnez moi, Monsieur, j'essaie juste …"
-"Tom ! Aide moi à porter Coba." Intervient Glass en me soutenant.
Sans quitter le jeune homme du regard, il me soulève sans aucun effort apparent. J'entends le champion déglutir, j'imagine très bien le niveau de son trouillomètre face au regard impitoyable de mon géniteur. Pour parer au malaise, me mère dirige son mari avec autorité vers le campement de secoure.
Pendant qu'on m'administre une potion par voie intraveineuse, pour accélérer l'effet, j'assiste à la scène de mes parents. Depuis l'épisode des mains baladeuses de Gale, mon père ne quitte pas ma mère d'une semelle. Glass appréciait secrètement ces élans de jalousies, une confirmation que son conjoint l'aimait. A défaut d'obtenir des mots tendres, elle recevait beaucoup d'intention de mon père quand celui-ci se sentait menacer par une concurrence. C'était idiot bien évidemment, ma mère n'avait de yeux que pour une seule personne, et c'était réciproque.
-"Est-ce que c'est normal, que ça prenne autant de temps ?" Demande Glass inquiète en me regardant.
Je ne peux toujours pas parler, ni bouger. Allongé sur un lit ma mère me dévisage avec anxiété.
-"Oui. J'arrive pas à croire qu'il ait réussi à se faire piquer." Se moque ouvertement mon père.
-"Tom, ça suffit." S'offusque Glass.
-"Oupss, c'est vrai qu'il peut encore m'entendre." Il répond avec un sourire narquois.
Ma mère lève les yeux au ciel. Je peste intérieurement, il allait voir quand je retrouverai l'usage de mon corps. Toujours moqueur il s'approche de moi. Du bout des doigts il soulève une de mes manches pour laisser lourdement retomber mon bras.
-"Quoique, je devrai demander à ce cher Rubeus de me prêter une Acromentule. Il est beaucoup moins chiant dans cet état..."
Salopard. Moi chiant ? Je vais faire de ta vie un enfer tu vas voir si je suis chiant ! Et pourquoi il appelait le garde chasse par son prénom ? J'ignorais qu'ils se connaissaient. En même temps Hagrid ne m'aimait pas du tout, sûrement en rapport avec mon père...
-"Mais c'est pas possible, tu arrêtes de l'embêter ! C'est pas vrai à la fin, tu es pénible Tom. J'ai l'impression d'avoir deux gosses." Rouspète Glass en éloignant la main de Tom.
-"Cool, une petite sœur en route ?" Je nargue mon père d'une voix rauque.
-"Fais ton malin, je t'imagine déjà piquer une crise de jalousie." Me rétorque ma mère.
Heureuse que je reprenne peu à peu le contrôle de mon corps, ma mère m'embrasse sur la joue les yeux brillants. C'est vrai que vu sous cet angle je ne supporterai pas un nouveau venu dans ma famille. Ma place de fils unique me convenait parfaitement. Quand à mon père il pose une main sur ma bouche en m'intimidant entres ses dents.
-"Ne lui donne pas de mauvaise idée, ou je t'étrangle avec ta perfusion."
Je parviens à rigoler en toussant, moi aussi je savais comment lui faire peur. En ignorant son mari, Glass lisse mes cheveux. Elle ne relève pas ces remarques, elle savait depuis longtemps que je serai son seul enfant.
-"Tu vas bien mon poussin ?"
-"Génial. Je pète la forme." Je grogne.
De nouveau je tousse. J'ai l'impression d'avoir été piétiné par un troupeau de centaures. C'est particulièrement désagréable.
-"Je vais te chercher un verre d'eau." Murmure la femme.
Pendant que je l'observe s'éloigner, ma honte refait surface alors je demande à mon père.
-"Tu as vu je suppose..."
Il y a un moment de silence, je sais que de nombreuses choses peuvent m'être reprochées. Mais la plus grosse est pathétique.
-"Tu parles de l'épouvantard ?" Il devine.
-"Oui." Je souffle.
Il renifle, prend son temps pour choisir ses mots. Puis finalement il soupire.
-"C'est une bonne chose d'avoir peur, ça prouve au moins qu'on a encore quelque chose à perdre." Il conclut.
Tom Jedusor étant lui même, ne peut s'empêcher de finir cet échange en me provoquant. Il décoiffe mes cheveux, alors que je déteste ça !
-"Arrête !" Je râle.
-"Sinon quoi ? Tu ne peux pas bouger." Il me chicane victorieux.
/(I)\
Si mon attitude durant la première épreuve m'avait exaspéré, je ne fus pas au bout de mes surprises en découvrant l'article rédigé par Rita Skeeter. Cette vieille peau, avait insinuée que j'étais un enfant adopté, car selon elle il n'y avait pas d'autre explication face à ma médiocrité. Tout ça bien déguisé entres les lignes. En effet elle n'avait pas eu l'autorisation de mes parents pour écrire un article sur moi. Bien que me dénigrer ainsi, en contradiction exposait les excellentes compétences de mon géniteur, ce dernier ne prit pas compte du compliment caché derrière les mots. D'après ma mère, l'homme considérait que m'insulter revenait à l'insulter lui même. Résultat, mon père hors de lui, avait intenté un procès pour dénouer la journaliste de ses fonctions. Ce qui était bien inutile le mal était fait. Heureusement pour moi, certains qualifiaient mon acte de sauvetage comme un sacrifice tout à fait honorable, et confirmaient que la sorcière était un charlatan.
Je n'étais pas le seul à avoir été attaqué par Skeeter. Potter avait été présenté comme un petit garçon de 11 ans. Bref une véritable insulte, pour le jeune homme à l'aspect tout de même juvénile. Sans surprise Durmstrang avait su se démarquer dans l'épreuve en se positionnant à la première place grâce au cumule des points. Mais Poudlard se démarquait, Diggory avait réussi à arriver en deuxième position. Donc notre école se retrouvait en troisième place derrière Beauxbâtons. Étonnamment je n'étais pas trop mal classé, treizième sur vingt cinq. Mon sort de désillusion m'avait rapporté de nombreux points, face à un jury conquit, ma paralysie ne me pénalisa pas d'avantage. Donc mis à part mon humiliation, la plupart de ma maison continuait à m'encourager pour la suite.
En plein déjeuner, tout le monde discute vivement à propos de sujets divers. Ma tension est redescendue, j'ai désormais 2 mois de répit avant d'affronter une nouvelle épreuve. Autant se changer les idées et en profiter pour me détendre.
-"Tu sais, il y a un bal au mois de février." Annonce Nott.
Du coin de l'œil j'observe Darwin Nott en pleine action. Il discute discrètement avec Isida, son approche est risible. Son attaque avorté me restait encore au travers de la gorge. Mais je comprends désormais son animosité envers ma personne. Cela n'avait rien à voir avec Mucilber comme je l'avais cru en premier abord. Quel crétin.
-"Hum." Répond Isida en se resservant un peu plus de purée.
La jeune fille ignore royalement le garçon. Mais ce dernier décide de devenir plus explicite.
-"Voudrais-tu m'accompagner au Bal ?" Il demande avec un sourire écœurant.
La sorcière comprend alors la situation. Elle écarquille les yeux avant de répondre évasivement.
-"Non."
-"Pourquoi ?" S'empresse d'ajouter le garçon contrarié.
Elle ouvre la bouche pour expliquer un probable mensonge, mais Nott la devance.
-"Tu y vas déjà avec quelqu'un ?!" Il s'énerve.
-"Tu fais bien de me le rappeler !" Réplique Isida en claquant des doigts.
Quand je m'aperçois qu'elle se retourne dans ma direction, je m'empresse de détourner le regard. Si elle me voyait l'espionner j'allais avoir une enquiquineuse sur le dos.
-"Jedusor ! Tu viens au bal avec moi."
Je la regarde incrédule. Ce n'était pas une question, au contraire ça ressemblait plutôt à un ordre. Ce n'est pas le rôle du garçon d'inviter la fille ? J'accroche alors un sourire moqueur à mes lèvres.
-"Depuis quand ?" Je réplique amusé.
-"Tu ne vas pas y aller avec cet avorton !" S'oppose Darwin.
Cette comparaison m'offusque énormément. Mais pour tromper le garçon j'aborde une attitude de nonchalance. Il vient de m'apporter une raison de plus pour accepter la proposition d'Isida. La rivalité masculine me dérange, mais j'ai bien l'intention d'ennuyer ce rigolo. Et puis cette fille est loin d'être insignifiante à mes yeux.
-"Et bien si, j'y vais avec lui." Insiste la brune.
-"Lâche l'affaire Nott, elle est avec moi." Je rétorque avec confiance.
Ravie d'avoir échappé à la proposition de Nott, la jeune fille s'éclipse de notre table. Avant de partir elle me mime les syllabes ; je te revaudrais ça. J'y compte bien. Je me délecte de la situation. Nott est véritablement en rogne. Pour couronner le tout, le Serpentard part au quart de tour face à mon insinuation.
-"Même pas dans tes rêves, Jedusor." Il déclare dangereusement à voix basse.
Hum, c'est un challenge ?
-"Tu veux parier ?" Je souris en buvant une gorgée de mon verre.
-"Pas la peine, avec ta petite nature tu vas finir par t'évanouir avant d'atteindre ton objectif. Encore." Il me provoque.
Je sais pertinemment qu'il fait allusion à la première épreuve. Beaucoup aimaient me provoquer en insinuant que je m'étais évanoui. Il est temps de calmer les ardeurs de cet imbécile !
-"Tu sais, c'est un grand défaut que de se croire plus que l'on n'est. Moi je sais exactement ce que tu es. Tu as beau te pavaner en accrochant une étiquette à chaque personne autours de toi, tu oublis un grand détail. Ton ego surdimensionné n'est qu'une illusion pittoresque. Car les gars comme toi sont insignifiants dans une société telle que la nôtre. Continues de tourner les gens en bourrique pour les amener à ton opinion si ça te chante. Mais il y aura toujours plus intelligent que toi. Un petit conseil, ne te frotte plus jamais à moi car j'aurai toujours un coup d'avance. Ta couardise te fait sentir plus important que tu ne l'aies. Car la vérité Nott, c'est que tu n'es rien d'autre qu'un minable."
Libéré d'un pois je le toise d'un regard assassin. Ces petites joutes verbales avaient beau m'amuser il y avait des limites à ne pas franchir. A savoir, ne jamais me ridiculiser en public. Si mon avertissement n'était pas clair, je me ferai une joie d'illustrer mes paroles. Serein je joue avec ma baguette magique entre mes doigts.
-"Il ne s'est pas évanouit, il s'est fait piquer par une acromentule abruti !" Tonne mon ami Jack.
J'appréciais sincèrement que Jack prenne ma défense. Même si j'estimais que je n'avais pas besoin de me justifier.
-"Lui au moins il participe. La Coupe l'a choisi." Le snobe le petit Bran Lestrange.
Face à la défense de mon petit "fan club", le garçon préfère abandonner la partie. Avant de partir il me lance.
-"Je n'ai pas peur de toi, minus."
Tu devrais, ceci n'est même pas un aperçu de mes capacités. Avec du travail et une forte persuasion, j'étais capable de retourner tous les serpentards contre lui. En espérant ne pas devoir me fatiguer pour en arriver là. Ce parasite me tapait sur les nerfs, si mes faits et gestes n'étaient pas surveillés je lui aurais rabattu le clapé depuis longtemps. Oui, j'ai fini pas comprendre que le Directeur me gardait à l'œil, or dernièrement mon comportement laissait à désirer. Je préférai ne pas tenter le diable, au risque d'être dénoncé. Mon père avait été très clair la dernière fois, si je dépasse les bornes encore une fois, il me priverait de Poudlard. Cette solution n'est pas envisageable, cette école est ma seconde maison, celle de Serpentard, je mérite ma place bien plus qu'un autre à ce titre.
-"Tu viens au Prés au Lard ?" M'interroge Bruce.
-"Non. J'ai du travail."
-"Mais on est samedi !" Proteste Jack Anderson pendant que je m'éloigne.
Pour me décontracter, j'ai besoin de m'isoler dans mon endroit favori. En cette journée de sortie, la bibliothèque n'est pas fréquentée à grande échelle. Il était temps de revenir sur un sujet que j'avais écarté de mes plans depuis un moment. A savoir qui était ce Myrddin. Je ne sais pas, par où commencer. Hier, j'ai réussi à convaincre le professeur Slughorn de me rédiger une autorisation pour la réserve. Alors autant utiliser le pass à bonne escient et faire une pierre de coup. Mon personnage de parfait petit élève en place, je m'approche de Mrs Pince.
-"Bonjour Mrs Pince. Avez-vous passez de bonnes fêtes ?"
-"Oh, Coba ça faisait un petit moment que je ne t'avais pas vu. Mes vacances étaient parfaites, je t'en remercie. Que puis-je faire pour toi ?"
-"Et bien, pour ma culture le professeur Slughorn m'a autorisé à emprunter un livre." J'explique en tendant le morceau de parchemin.
Mrs Pince lit l'intitulé du manuscrit.
-"C'est un livre de la réserve. J'imagine que tu souhaites l'emprunter aujourd'hui ?"
-"C'est exact madame."
-"J'ai reçu des nouvelles directives, aucuns de livres de la réserve ne doivent quitter cette bibliothèque, alors je peux seulement t'autoriser à le feuilleter sur place."
Des nouvelles directives ! Depuis quand ? J'ai ma petite idée.
-"Très bien." Je me force à sourire.
En vrai cette nouvelle règle m'exaspère.
-"Je te fais confiance, tu peux aller te servir mais n'oublies pas de refermer la porte derrière toi."
-"Vous pouvez compter sur moi."
Contrarié, je pénètre dans le carré isolé de la réserve. Cet endroit est toujours sombre, et on entend des murmures incessants provenant de certains des ouvrages. Je repère rapidement Antidotes et Poisons mortelle. Je mets l'ouvrage de côté, et profite de mon accès exclusif pour parcourir les étagères. Par où commencer, peut être avec Les mages d'une autre époque. Après tout, je ne savais pas si le dénommé Myrddin était un sorcier fréquentable.
Je me hisse sur la pointe des pieds pour attraper le livre. Au même moment, je renverse d'autres livres sur l'étagère. Un volume s'écrase au sol en s'ouvrant sur la page de garde. En râlant je me baisse pour le ramasser. Seulement un nom inscrit sur l'étiquette d'emprunt attire mon regard. Je reconnais cette écriture fine et appliquée.
T.E Jedusor – 12/03/75
Donc, mon père avait réservé cette ouvrage. D'après la date, au même âge que moi. C'est étrange jusqu'à maintenant je n'avais jamais croisé son nom, et pourtant j'en ai lu des bouquins. Intrigué je prends connaissance du tire ; Infrastructure de Poudlard au cours des siècles. Des plans du château ? Qu'est ce que mon père fichait avec un livre pareil. A ma connaissance il n'avait jamais été passionné par l'architecture...
Ma curiosité prend le dessus, et je décide d'embarquer l'ouvrage avec moi, bien décidé à trouver la particularité des Infrastructures du château. Je trouve une table, et m'y installe. Je suis tellement absorbé que je tourne les pages à toutes vitesses. Il y a toutes sortes de plans représentés à échelle réduite. Il y a des pièces représentées que je n'ai jamais visité. Des fois, des zones flous sont dessinées, et je comprends que certaines d'entre elles représentent des passages secrets. Absolument tous les étages du château sont répertoriés. Toutes cette architecture est fascinante. Mais c'est seulement lorsque j'arrive au chapitre canalisations que je doute de l'intérêt premier de ce livre. Dans un texte expliquant les changements au cours des années, le 18 éme siècle est entouré. C'est un ajout, quelqu'un avait délibérément entouré cette date. Mon père peut-être ? Pourquoi ?
-"As-tu déjà été sensibilisé sur la condition de vie des elfes de maison ? Leur nombre est considérable, les sorciers les utilisent comme des esclaves. Il est inadmissible que nous continuons à fermer les yeux sur leur condition. Ces être on le droit à un salaire, et une liberté. Qu'en penses-tu ?"
Hébété je dévisage Hermione Granger installé en face de moi. Elle secoue une boite, et me présente un badge où il est écrit sale.
-"Je te demande pardon ?" Je rétorque dégoutté.
-"Laisse tombé Hermione, je t'avais dit que c'était une mauvaise idée."
Alors je remarque la présence de Grace Potter près de Granger. Non, mais pour qui elle se prenait, elle ne manquais pas de culot de se représenter devant moi. D'ailleurs la jeune fille évite parfaitement le regard glacial que je lui lance.
-"Tu dois être concerné par la condition d'esclave des elfes de maison !" S'exclame Hermione.
-"Je ne dois rien du tout. Fiche le camp avec tes âneries." Je tranche cinglant.
-"Tu ne te rends pas compte qu'ils ont le droit à la même vie que nous !" Elle continue en m'ignorant.
-"Ce que je me rends compte c'est que tu commence à me taper sur les nerfs. Alors va t'en avant que je devienne impoli."
Non mais elle ne voyait pas que je suis occupé avec mon livre. Qui se préoccupe des elfes de maison ? Absolument personne.
-"Bien achètes donc un Badge et je te laisse tranquille." Répond la jeune fille déterminé.
-"C'est une blague ? Tu crois vraiment que je vais acheter un badge où il y a écrit sale !" Je m'énerve.
-"Ce n'est pas sale ! C'est S.A.L.E ; société d'aide à la libération des elfes de maisons."
-"Tu es complètement taré. Pense plutôt à entreprendre la S.A.L.S, société d'aide à la libération des sangs de bourbe. Tu aura certainement plus d'adeptes." Je siffle.
Révulsé par mes propos, Granger ouvre la bouche outrée. Grace quand à elle se met en colère.
-"Tu es vraiment immonde ! Tu vaux vraiment pas mieux que les autres Serpentards, tu es aussi fourbe et méchant qu'eux !" Gronde Grace Potter.
-"Je suis pas là pour être gentil, et surtout pas avec une petite idiote dans ton genre. Ne prends pas ton air d'épeurée, tu es pathétique. Avant de faire la morale aux autres, contente toi plutôt de te remettre en question, espèce de manipulatrice écervelé." Je lui crache.
Ma rancœur accumulée me rend exécrable, et je ne mâche pas mes mots. Intérieurement j'avais été blessé par sa baffe, elle m'avait embobiné pour mieux m'humilier en m'éjectant comme une vulgaire chaussette. Grace s'enfuit de la bibliothèque en pleur. On ne me parlait pas sur ce ton, c'était entièrement de sa faute. Si elle avait été intelligente elle aurait suivit mes conseils, et ne se serait plus jamais approché de moi.
-"Tu es vraiment un crétin ! Si tu voyais au-dessus de ton nez tu te serai rendu compte que son intérêt pour toi, n'avait rien à voir avec de la manipulation. C'est vrai que de ce point de vue, elle est trop bête d'être tombé amoureuse d'un pauvre type comme toi. " Me sermonne Granger.
-"Dégage, tu pollues mon espace." Je siffle avec un geste de main sans la regarder.
Heureusement qu'elle a suivi ma dernière demande sinon je lui lançais un maléfice. Je suis hors de moi, j'étais venu pour me décontracter, et voilà qu'elles venaient m'énerver. Grace amoureuse de moi, psss. Des conneries, elle avait été séduite par l'image parfaite que je renvoyais. J'avais été embobiner par sa curiosité, mais en réalité elle ne cherchait qu'à me nuire. Je ne l'aime pas, je la déteste. Cette image me dégoutte, pas besoin de m'étendre sur le sujet cette peste est insignifiante. Rageusement je reprends mon livre.
Je tourne en rond, et ne trouve pas d'indices entre les lignes. Alors je reviens en première page, où figure le nom de mon père. Je remonte la liste du regard, un élève s'était inscrit sous le patronyme les maraudeurs. Étrange comme nom. Mais un nouveau nom de famille me saute au yeux.
Corvinus Gaunt – 14/09/1785
Merlin, évidemment comment avais-je pu ne pas y penser plus tôt. Quel est le lien entre les Gaunt et mon père ? Nous sommes de la même famille, donc les descendants de Salazar Serpentard. Et pourquoi ces descendants souhaiteraient-ils prendre connaissances des architectures de Poudlard ? Pour trouver la fameuse chambre des secrets ! J'en étais certain. Un autre indice, le siècle de Corvinus Gaunt avait été entouré, donc ce siècle avait une signification particulière.
En retournant au chapitre concerné, je trouve la réponse. A cette époque le château avait évolué en modernité. Des canalisations furent installées. Et si à cette époque l'entrée de cette chambre avait été menacé, cela expliquait pourquoi Corvinus avait du prendre connaissance des travaux. Pour préserver la quête du noble Salazar. Et donc l'homme s'était sûrement assuré que les descendants de Salazar puissent continuer à accéder à leur héritage. Ce qui veut dire que l'entrée est située dans le périmètre où les travaux avaient eu lieu au 18 siècle. Oui j'en étais sûre, et mon père l'avait compris lui aussi ! Avait-il déjà ouvert cette chambre ? On disait qu'un monstre y résidait...
Je n'ai jamais été aussi proche de résoudre un mystère. Avec la bague de Serpentard mon père m'avait écarté de l'affaire avec acharnement. Mais cette fois ci je ne commettrai pas la même erreur, cette découverte serait la mienne, je n'en parlerai à personne. Je me sentais légitime de recevoir cet héritage, le sang de Salazar coulait dans mes veines, je trouverai cette chambre. Il me faut ce livre. Après m'être assuré que personne ne me regarde, j'échange les couvertures avec un livre banale. Ainsi je peux emporter Les infrastructures de Poudlard au cours des siècles sans aucun soupçon.
Tout excité par ma trouvaille, je presse le pas dans les couloirs pour rejoindre mon dortoir où je serai plus tranquille. Seulement arrivé dans le hall je reconnais une silhouette familière en train de parler avec un gargouille.
-"Isida ?" Je l'interpelle curieux.
Elle se retourne toute euphorique vers moi, et un relent d'alcool atteint mon nez. Bien, elle était certainement ivre, voilà qui explique son dialogue avec une statue.
-"Jedusor ! Comment vas-tu ?" Elle rigole en se jetant sur moi.
Amusé je constate qu'elle enlace ses bras autour de ma taille, le menton posé sur mon torse.
-"Tu es complètement soul." J'affirme en roulant des yeux.
-"Ouaiiii. C'est mon anniversaire, je suis majeur. 17 ans !" Elle me montre avec ses doigts.
J'éclate de rire quand je m'aperçois qu'elle à des difficultés à compter ses doigts. Non contrarié la jeune fille attrape mon visage entre ses mains.
-"Jamais remarqué. Tes yeux sont magnifiques."
-"Ok, ok on se clame." Je me presse de la tenir à l'écart.
Isida s'était rapprochée dangereusement de mes lèvres. Ça ne serait pas fair-play dans son état. Et puis, quelle utilité si elle ne s'en rappelait pas.
-"Pour mon anniversaire !" Elle insiste avec une moue boudeuse.
-"Non." Je proteste hilare.
-"OK ! Hey tu veux voir, je sais transp.. transplaner maintenant !"
Oh que oui, l'occasion est trop bonne. On ne peux pas transplaner dans l'enceinte de Poudlard. A l'évidence Isida l'avait temporairement oublié.
-"Évidemment que je veux voir." Je susurre mielleusement.
Sans hésitation, la sorcière effectue une pirouette et s'étale au sol. Mort de rire, je me presse de la redresser sur ses pieds. C'est bon, je veux bien rigoler mais pas que les autres l'aperçoivent dans cet état. Isida rit de bon cœur de sa stupidité cramponné à mes épaules. Où étaient ses amis ? Ce n'est pas très sympa de leur part de laisser leur camarade livrée à elle même.
Je prends sur moi, et décide de l'emmener dans notre salle commune, où elle pourra décuver sans regards indiscrets. La soulevant à moitié je traverse les couloirs sombres du cachot. Alors la porte de la salle de potion s'ouvre. Je grogne intérieurement, j'aurais préféré que les professeurs reste en dehors de cette histoire. Mais nous avons de la chance, je reconnais le gros Slughorn.
-"Coba mon garçon, que faites vous ici ?"
-"J'aide une amie... indisposé, professeur."
Le maître des potions nous dévisage tours à tours intrigué. Je suis mal à l'aise, mais il y a pire. Car soudain Isida commence à embrasser mon cou, en glissant ses mains glacées sous ma chemise. En alerte je me presse de l'éloigner à une distance respectable. Ce rapprochant involontaire venait de déclencher des frissons dans tout mon corps. Isida dort presque debout, la situation est très gênante pour moi, cette fille m'avait presque déshabillé devant mon professeur !
-"Oh ! Je vois. Hum hum. Et bien je compte sur vous pour aidez votre … euh camarade." Ajoute le professeur avec un clin d'œil.
Cette fois-ci Isida s'endort complètement. Je la soulève en passant un bras sous ses jambes, au point ou j'en suis. Slughorn s'imaginait déjà plusieurs scénario j'en suis certain. C'est dingue, même inconsciente cette fille arrive à me déstabiliser ! Avec un sourire timide je passe devant mon professeur.
-"Merci professeur."
Lorsque j'arrive dans la salle commune, je réfléchis. Dois-je déposer la fille sur un des sofas ? Mais une idée illumine mes pupilles. L'occasion est trop bonne, elle doit répondre de ces actes d'humiliations répétés. Face à ma détermination, le tableau de Merlin me dévisage avec soupçon. Je l'ignore royalement. A cette heure, les élèves ne sont pas encore rentrés du Prés au Lard, donc pas beaucoup de personnes dans les parages. Dommage, cela aurait un peu pimenté mon stratagème.
Je monte dans mon dortoir, pour y déposer la jeune fille sur mon lit. Je l'observe avec intérêt. Pour une fois je peux m'appliquer à étudier tous ses traits en toute discrétion. Ma première constatation est que cette fille est très belle. Même ses petites fossettes se fondent parfaitement dans son visage. Ces boucles dans ses cheveux soyeux, son teint bronzé, tout est parfait. C'est indéniable, physiquement Isida me plaît énormément. Après un moment d'hésitation je redescends. Inutile d'être dans les parages quand elle se réveillera. Mais j'attends sa réaction avec l'impatience d'un gamin. Je la voyais déjà m'insulter de tous les noms. Se réveiller dans le lit de quelqu'un d'autre ne devait pas être agréable...
Paresseusement allongé sur un canapé je débute mon apprentissage des plans de l'école. Je me concentre sur les plans des canalisations en tentant de comprendre pourquoi ils sont si importants. Je préfère apprendre ces structures par cœur avant d'aller sur les lieux. Le but est de rester le plus discret possible. Ce livre est une véritable mine de savoir. L'architecture magique est incroyablement riche, j'y découvre même des incantations permettant de bâtir certains édifices. Si je ne savais pas que ce livre me révélerait l'emplacement de la chambre des secrets, je me serai interroger sur la raison de sa présence dans la réserve. Car à l'évidence il n'y avait aucun danger avec ce manuscrit.
-"Coba !" S'affole Jack en se dirigeant vers moi.
Absorbé par l'ouvrage, je n'avais pas remarqué que mes camarades étaient rentrés. Je hausse les sourcils étonné de sa réaction. Le jeune homme s'approche de moi avec une attitude de confident.
-"Qu'est ce qui te prends ?" J'interviens méfiant.
Il fronce les yeux, pour déterminer si je suis sérieux. Puis s'exclame.
-"Il y a une fille dans notre dortoir. Plus précisément dans ton lit."
Je lève les yeux au ciel. Toujours à s'imaginer des conneries.
-"Oui, une fille qui dort." J'explique pour mettre les choses au clair.
-"Oh." Il fait déçu en reniflant.
-"Tu es idiot mon pauvre." Je me moque.
-"Ouais enfin perso je prête pas mon lit à tout le monde. Une fille …" Il rêve les yeux dans les vagues.
Soudain un peu inquiet pour Isida, je me vois obligé d'ajouter.
-"Pas touche à la fille Jack." Je le menace.
-"Ok compris."
Pour accompagné sa capitulation il lève les mains en signe de paix.
-"Je croyais que tu étais avec … comment elle s'appelle déjà ?" Je lui demande outré par son comportement.
-"Laquelle, Sonia ? Parce que si tu parles de Charlène, c'est finit depuis longtemps." Il complète.
D'accord... Bon pour Jack ils s'agissait simplement de petites amourettes. Rien de jamais sérieux, mais ce comportement me choquait légèrement même si je n'en laissais rien paraître. Bon il était jeune, et tout ça n'allait jamais plus loin que ce que nous autorisait notre âge, mais quand même. J'en avait discuté une fois avec Bruce. Je fus heureux de constater que Lestrange partageait mon point de vue, on ne fréquente pas une fille différente tous les 3 mois. Enfin j'espérais pour mon ami qu'il finisse par trouver une personne à laquelle il réussirait à s'attacher plus sérieusement. Enfin j'étais mal placé pour donner mon opinion, je n'avais jamais fréquenté personne. Mais ma vision des choses me paraissait plus seine.
-"Laisse tomber." Je clos le sujet.
-"Quand tu dis pas touche. C'est juste pour moi ? Ou bien cet avertissement s'applique à un ensemble de personnes ?" Me taquine mon ami.
-"Il n'y a rien entre Isida et moi. Si c'est là où tu veux en venir."
-"Mais cette éventualité ne te dérange pas ?" Il continu.
Je soupire exagérément, et lui montre mon livre. J'ai l'impression d'entendre les sous entendus de ma mère.
-"Jack, je suis occupé comme tu vois."
-"C'est ça, élude la question. Bizarrement cette possibilité ne t'énerve pas du tout." Insiste le garçon.
-"En tout cas, ton entêtement commence lui à sérieusement m'énerver." Je lui crache.
Content de lui, Jack s'esclaffe avant de s'avachir dans un fauteuil à côté de moi. Après quelques minutes d'attente, Isida refait finalement surface dans le salon. Derechef elle s'avance en furie vers moi. Tout content de l'avoir énervé je lui adresse un sourire rayonnent en me cachant derrière mon livre. Ses yeux bleus foncés me lancent des éclairs. Elle me toise sévèrement, et je lui adresse un regard explicite ; je t'avais dit que je me vengerai.
-"Alors bien dormis ?" Je demande avec innocence.
Mais contre tout attente, elle abandonne son masque de colère. Avec un sourire en coin elle décide de se blottir contre moi sur le canapé. Pris de court, je la laisse faire. Elle entour mon torse des ses bras et pose sa tête dans le creux de mon cou.
-"Bah alors Jedusor, détends toi. Je te donne l'opportunité d'alimenter ta rumeur. Évites de jouer avec moi. Échec et Mat." Elle me murmure à l'oreille.
Je suis dégoutté ! Elle arrive toujours à retourner la situation en sa faveur. Je n'ai pas l'habitude de me ratatiner. Cette fille est beaucoup trop sournoise. Face au tableau, Jack arque un sourcil.
-"Il n'y a rien." Il me nargue en reprenant mes mots.
Les regards des curieux ne me gênent pas du tout. J'étais juste sidéré par la facilité dont cette fille bénéficiait. En bon perdant, je me plis lâchement à ses désir en posant un bras autour de sa taille afin d'avoir moins l'air coincé. Étonné, je me rend compte que Isida ne proteste pas. Elle ferme même les yeux pour continuer à se reposer. Apparemment elle n'avait pas totalement récupérée. Malgré cette chaleur agréable contre moi, je ne peux m'empêcher d'ajouter en mauvais perdant.
-"Tu as pas intérêt à me vomir dessus." Je râle.
Elle rigole légèrement avant de frotter mon torse affectueusement. A ce geste des nouveaux fourmillements parcourent ma peau. Avec une grande volonté je m'empêche de serrer la jeune fille plus fort contre moi.
