Chapitre 45 – Parfois un paradis…


Severus attendait dans le bureau du directeur. Pourquoi était-ce toujours à lui qu'on demandait de rester en arrière ?Il allait encore se faire passer pour un lâche. Le directeur revint la mine accablé et expliqua à Severus tout ce qu'il s'était passé. L'apparition du Lord au ministère. La mort de Black, la prophétie brisée. Il pensa à juste titre que Bellatrix et Lucius devait être en train de passer un mauvais moment. Il aida madame Pomfresh pour soigner les blessés, qui étant dans un état de choc ne se souviendraient de rien. Il retourna dans ses appartements où il trouva Elise.

-Alors ? demanda-t-elle en l'embrassant doucement.

-Je ne veux pas discuter de cela aujourd'hui, dit Severus.

-Bien, dit sèchement Elise en se retournant.

Elle se souvenait très bien de leur rencontre à l'école, elle l'aimait toujours, et elle l'aime encore plus aujourd'hui. Elle avait été anéantie, il y a deux ans lors de leur dispute au sujet d'Antinéa. Finalement tout s'était arrangé et ils s'étaient excusés mutuellement. Elle commença alors à avoir une amitié proche avec Severus. De fil en aiguille, ils se rapprochèrent. Severus l'invita un jour à boire un verre dans ses appartements, à la fin de la soirée et en disant au revoir, Elise lui dit :

-Tu sais je t'ai toujours aimé, dit-elle en rougissant.

Il parut déconcerté, cherchant quel état d'esprit adopté où de quelle manière prendre les choses. Il était tellement perdu dans ses pensées, que c'est un baiser d'Elise qui le ramena à la réalité. Il avait l'impression de trahir Lily, sa Lily. Mais il ne repoussa pas Elise. Lily se dit-il, aurait compris.


Néa se réveilla difficilement, elle ne bougea pas. Elle se trouvait sur une surface moelleuse et douce : un lit. Les draps avaient une odeur de violette bien connue de Néa. Elle ouvrit les yeux et ce qu'elle vit confirma ses doutes. Elle se trouvait au manoir Malefoy. Elle se releva doucement, s'étira et se regarda : on lui avait passé une chemise de nuit en soie blanche, ce qu'il la fit frissonner. La porte de sa chambre s'ouvrit doucement, et Néa sentit son sang se glacer. Elle fut soulagée en voyant la tête de sa tante. Celle-ci referme la porte doucement avec précipitation. Elle s'avança rapidement vers Néa et la serra dans ses bras.

-Oh, j'ai eu si peur, murmura-t-elle. Je n'étais pas d'accord...

-Mais que se passe-t-il tante Cissa ? demanda Néa. Où est père ?

-Néa, répondit-elle avec un air coupable. Il ne sait pas que tu es là.

-Quoi ? s'exclama Néa. Mais alors, que fais-je ici ?

-Tout à l'heure, répondit-elle. Je ne veux pas t'effrayer mais ta mère veut te voir.

Néa devint livide. Elle aurait pourtant dû se douter que sa mère devait vivre chez les Malefoy. Son cœur accéléra d'une manière frénétique et elle recula vers son lit.

-Non, murmura-t-elle d'une voix blanche.

-Je t'en prie Néa, ne rend pas les choses plus compliquées qu'elles ne le sont déjà, dit Narcissa un peu troublée. Et s'il te plait montre lui le plus grand respect, et garde tes opinions pour toi. Elle a passé une très mauvaise nuit, et Merlin sait de quoi elle est capable…Mais elle ne te fera aucun mal.

Néa secoua la tête.

-Non, je ne veux ni la voir ni lui parler.

Narcissa se releva froidement et fronça les sourcils : elle se devait d'être ferme pour le bien de Néa.

-Ne fais pas l'enfant et va t'habiller, tout de suite, dit-elle sèchement. Ta mère t'a acheté de nouvelles robes.

Néa se tourna, les bras croisé, vers les fenêtres pour lui tourner le dos.

-Je t'attends au salon avec ta mère, dit Narcissa froidement.

Néa se retourna et s'exclama avec Fougue :

-Je vais partir !

-Vraiment ? dit Narcissa. Seul ceux qui sont marqués peuvent ouvrir le portail.

-Et les elfes de maisons ? demanda Néa

-Ils peuvent transplaner en dehors du manoir, mais ils ont reçu l'ordre de ne pas t'aider à partir d'ici.

Elle sortit sèchement de la chambre en soupirant intérieurement et en espérant qu'Antinéa se conduirait bien.

Néa sentit des larmes couler sur le bout de son nez. Elle se dirigea, faute de choix, vers la garde-robe où elle constata qu'il n'y avait que des robes de style médiéval. Elle fit la moue et en enfila une rose, puis relâcha ses cheveux qui descendirent jusqu'au creux de ses reins. En sortant de sa chambre, elle longea les longs couloirs sombres du manoir. Les tableaux des ancêtres Malefoy étaient encore pire que ceux du manoir Rogue. Elle descendit lentement le large escalier de pierre en frissonnant tant il faisait froid. Elle remarqua un groupe d'homme dans de longues capes noires, discutant près de grandes portes de chênes. Ils arrêtèrent leurs conversations au moment où Néa passa près d'eux.

-Alors la voilà ? dit l'un d'eux.

-Ouais, sans aucun doute, c'est la fille de Bella, dit un autre.

Néa ne leur accorda pas un regard et passa doucement les autres portes de bois menant au salon. Elle y entra le cœur battant de plus en plus fort. Elle la vit : sa mère était assise à côté de sa tante. Néa la regarda bouche bée tant elle l'a trouvait belle. Sa mère était l'élégance incarnée, et il trônait un semblant de sourire sincère sur son visage. Elle se releva et sourit à Néa. Néa put voir les nombreux traits de ressemblances qu'elles avaient. La seule différence était au niveau des cheveux : bien qu'ils soient les mêmes, ceux de Bella étaient plus clairs que ceux de Néa. Elle s'avança doucement en fixant Néa, qui sans savoir pourquoi fit une révérence.


-Tu ne vas tout de même pas m'en vouloir parce que je ne veux pas parler toute la nuit ! dit Severus froidement.

Il sorti de la chambre en allant mettre un pyjama. Il alla se recoucher auprès d'Elise dans son lit. Elle avait pris l'habitude de dormir ici quelques fois par semaines. Ils se couchèrent chacun d'un côté du lit.

Le lendemain matin, tout était redevenu normal. Elise était à l'hôpital et Severus alla dans la grande salle. En entrant, il chercha Antinéa des yeux mais ne la trouva pas. Il fronça les sourcils et alla interroger ses amies qui lui répondirent toute la même chose, elles ne l'avaient pas vue de toute la soirée. Il commençait à s'inquiéter lorsque sa marque le brûla. Il lança un regarda au directeur qui hocha la tête. Severus traversa le parc en courant et en renforçant ses barrières mentales, puis transplana. Il s'avança devant le Lord et s'agenouilla.

-Mon cher Severus, je suis content de te voir, dit le Lord froidement.

-Maître ?

-Il se trouve que ta fille se trouve ici même, au cas où tu te poserais la question. Bella aimerait passer un peu de temps avec sa fille…

Il était coincé, cette espèce de folle tenait sa fille.

-Cela te dérange-t-il ? demanda le lord.

-Non, maître, souffla-t-il.

-Laisse-lui une semaine et puis tu t'arrangeras avec elle, dit-il. Tu peux retourner vaquer à tes occupations, n'oublie pas notre réunion de cette après-midi

Severus se releva, et transplana le cœur lourd.


-Ma chère fille, s'exclama Bella. Comme tu es belle et grande !

Elle avança encore plus et serra Néa dans ses bras. Surprise et ne sachant pas comment réagir, Néa entoura la taille de sa mère et sentit son parfum. Elle ne comprenait pas : sa mère était une meurtrière et pourtant elle paraissait si gentille, si douce.

-Nous avons tellement de choses à rattraper, dit-elle en embrassant Néa sur le front. Mais avant, ne bouge pas.

Elle retourna s'asseoir auprès de Narcissa.

-Viens vers nous, ordonna-t-elle.

Néa, intriguée, s'approcha de sa mère. Elle s'arrêta à quelques centimètres du fauteuil où étaient assises les deux dames. Bellatrix sourit a pleine dents, visiblement ravie.

-Tu es parfaite, ma chérie ! S'exclama-t-elle.

Néa toujours intriguée ne dit rien se contenta de la regarder l'air confus.

-Aurais-tu perdu ta langue ? demanda Bella soudainement. On m'a pourtant dit que tu ne gardais que très rarement tes opinions pour toi.

-Non…mère, dit Néa dans un murmure.

-Eh bien, ce n'était si compliquée, si ? dit Bella.

-Non, mère, répondit Néa.

Bellatrix soupira tragiquement.

-Tu es trop restée avec ton père, maugréa-t-elle. Heureusement que tu vas rester en ma compagnie durant ses vacances.

Néa se tourna froidement vers sa tante qui lui rendit un regard froid.

-J'avais déjà prévu quelque chose avec Cyprien et mes amies françaises, dit Néa.

-Ah oui, ton petit ami, c'est çà ? dit Bella. Il pourra venir et tes amies aussi mais toi, par contre, tu ne quittes pas ce manoir.

Néa soupira et s'en alla vers le hall.

-Puis-je savoir où tu vas ? demanda Bellatrix.

-Dans ma chambre, répliqua Néa froidement.

-Très bien, soupira tristement Bellatrix. J'aurais cru que tu aurais voulu en savoir plus sur ton enfance, voir des photos avec moi…

Néa sentit son cœur se serrer : elle tourna la tête et se rapprocha de sa mère.

-Veuillez m'excusez, mère, dit Néa. Je suis parfois trop impulsive, père me le dit souvent.

-Mais non, mon amour, dit Bella. Tu es parfaite comme tu es.

Elle attrapa la main de Néa et lui sourit.

-Viens je vais te montrer, dit-elle ravie.

Néa passa la journée en compagnie de sa mère. Néa se rendit compte qu'elle était quand même très cultivée et très intelligente. Néa sentit une pointe d'amour naître pour elle. Ce soir-là, Néa s'endormit bien vite et durant la nuit, quelques souvenirs lui revinrent.

Le lendemain matin, quand Néa se leva, elle trouva une boite près d'elle. Elle l'ouvrit et y découvrit beaucoup de petites boites avec des bijoux divers en métaux précieux. Son cœur se serra, elle posa sa main sur son cou et en sortit le médaillon offert par son père. Elle espérait qu'il ne s'inquiète pas trop.

Néa passa sa première semaine au manoir Malefoy en compagnie presque totale de sa mère. Bella lui laissait tout faire en lui faisant des compliments.


Néa n'entendit jamais la conversation qu'elle eut avec Rodolphus le premier soir :

-Alors comment est-elle ? demanda-t-il.

-Elle est si jolie, et très intelligente…mais tellement naïve, dit Bella. A la fin des vacances, elle sera prête à être marquée.

-Parfait, tu n'as pas peur que son père débarque ?

-Peur de lui ? dit Bella avec dégoût. De toute façon j'ai le soutien complet du maître.


Néa se leva le premier juillet en pensant à tous ses amis quittant l'école pour rentrer chez eux. Elle commençait à aimer sa mère mais elle la trouvait étrange parfois. Elle n'était pas sûre que son amour soit réciproque. Sa tante lui avait expliqué qu'elle avait demandé a son père pour que Néa vienne pendant les vacances mais qu'il avait refusé. Elle ne dit cependant pas que Drago avait envoyé un hibou pour annoncer que Néa trainait dans le parc de l'école, et que Bella avait envoyé deux mangemorts pour la ramener à la maison. Néa jouait du piano dans sa chambre quand la porte s'ouvrit sur Drago qui entra l'air moqueur.

-Alors, dit-il interrompant Néa par la même occasion. Je t'avais bien dit que tu ne pourrais bientôt plus en faire à ta manière. C'est moche, hein ? Te voilà coincée ici pendant deux mois.

-Dégage de ma chambre où je te jette un sort, le menaça Néa.

-Ici, tu n'as personne pour te protéger, dit Drago.

Néa se releva et éjecta Drago de sa chambre d'un coup de baguette.

-Que se passe-t-il ? s'exclama la voix de Bellatrix qui devait avoir entendu le bruit.

-Ma tante ! s'exclama Drago. Je venais la saluer et elle m'a lancé un sort.

-C'est faux mère ! Il est encore venu m'ennuyer comme toujours, dit Néa.

Néa fut surprise : Bellatrix se retourna vers Drago.

-Si tu n'avais pas ennuyé Antinéa, elle ne t'aurait pas lancé de sort, dit-elle. Maintenant, laisse-nous, veux-tu ?

Drago eut un air indigné et partit bien vite dans ses appartements.

-Vous me croyez vraiment ? demanda-t-elle incrédule.

Bella se retourna et rigola doucement.

-Mais bien sûr ma chérie, pourquoi ne te croirais-je pas ?

Néa haussa les épaules.

-Père ne me croit jamais, lui, il ne me fait pas confiance, dit-elle en fronçant les sourcils.

-Pfff, fit Bella avec un geste désinvolte. Il devrait te croire toi, tu es sa fille aussi après tout.

-Je suis d'accord, dit Néa ravie qu'on la croit enfin.

-Non ! Severus ! Elle est avec….S'exclama la voix de Narcissa interrompue par l'ouverture brusque de la porte.

Néa regarda son père, le visage furieux.

-Antinéa, habille-toi, je te ramène à la maison, dit-il en regardant Bellatrix froidement.

Bellatrix se releva en vitesse et se posta devant Néa.

-Et si elle ne veut pas rentrer ? dit-elle.

-Je ne la laisserais pas entre les mains d'une folle, répliqua Severus.

Néa regardait ses parents en alternant. Bella sortit sa baguette et Severus fit de même.

-Ma chérie ? Avec qui veux-tu rester, demanda Bella. Avec ta maman qui t'aime ou avec ton père, qui ne te considère encore comme une petite fille ?

Néa ne voulait pas choisir, mais sa mère était tout le temps de son côté. Néa ne put s'empêcher de penser à son père qui ne l'avait jamais cru, sauf quand Elise lui avait dit le contraire. A cette pensée, ses pensées s'enflammèrent et elle répondit sans réfléchir :

-Je reste avec mère, père, dit-elle froidement.

Severus se raidit, et rangea sa baguette doucement.

-Bien, nous nous reverrons donc en septembre, dit-il. Passe de bonnes vacances.

Néa sentit son cœur se briser, elle ne voulait surtout pas lui faire de peine. Severus sortit en claquant la porte, sans un autre mot. Bellatrix vint s'asseoir près d'elle et la serra dans ses bras.

-Je l'ai blessé, dit Néa les larmes aux yeux.

-Mais non, dit Bellatrix. Il s'en remettra….Dis-moi, ta tante m'a dit que tu faisais partie de la chorale, elle se retint de faire une moue. Tu me chanterais quelque chose ?

-Il y un morceau que j'apprécie beaucoup, dit Néa les yeux brillants. Je vais l'accompagner en même temps.

Néa se leva et se plaça au piano. Néa entama la première mesure en chantant dans le même temps. A la fin de la chanson Bellatrix s'empressa d'applaudir et Narcissa, qui avait entendue aussi, également.

-Tu as bien progressée, Néa, dit-elle.

Bella se tourna vers Narcissa.

-Son prénom, c'est Antinéa, Cissy, dit-elle sèchement.

Narcissa lui lança un regard noir et repartit dans le couloir. Antinéa se releva en fronçant les sourcils.

-Je préfère que l'on m'appelle Néa, dit-elle.

-Ton prénom est ton prénom, il est ridicule de te nommer autrement, dit Bella froidement.

-Je m'en fiche, s'exclama Néa.

-Parles-moi avec respect Antinéa, dit sèchement Bellatrix. Je ne voudrais pas avoir à te punir.

Néa devint blanche instantanément, et sa tension descendit au plus bas.

-Excusez-moi, mère, dit-elle en baissant la tête.

-Je ne t'en veux pas, répondit Bella. Je vais te laisser, tu pourras travailler ton piano.

Néa hocha la tête et se remit au piano. Elle avait vraiment eu peur, Pourquoi ? Même son père ne lui faisait pas si peur…

Le mois de juillet passa tranquillement. Néa aurait aimé recevoir des nouvelles de son père mais elle ne l'avait plus croisé. Elle ne savait pas non plus ce qu'il se passait dehors, puisque sa mère ne voulait pas qu'elle lise la Gazette du Sorcier. Sa mère la couvrait de tendresse et de cadeaux et Néa eut l'impression de se sentir aimée comme jamais. Drago ne l'ennuyait plus, puisqu'il savait que Bella soutiendrait sa fille. Néa remarqua que Bellatrix la regardait souvent dans les yeux, un peu comme son père. Et un jour, en soirée, Néa traversait le couloir quand elle entendit :

-C'est ma fille ! Et tu as osé lever la main sur elle ? Sifflait Bella.

-Elle était insupportable, insolente et effrontée, répliqua Lucius. Elle l'a mérité.

-Qu'est-ce qui me retient de ne pas te torturer ? dit-elle follement. Mon bébé ! Tu as blessé mon bébé.

Néa sourit et continua sa route, peut-être que sa mère l'aimait vraiment.

Un matin, toute la famille était attablée quand le hibou arriva avec des lettres de Poudlard. Lucius donna une enveloppe à Bellatrix et ouvrit l'autre. Il se leva sèchement et attrapa Drago par le bras pour l'emmener vers son bureau. Néa déglutit en voyant sa mère lire le papier en fronçant les sourcils.

-Félicitation, ma chérie, dit-elle en souriant. Tu as juste un A en histoire de la magie, mais on s'en moque, et le reste oscille entre le E et le O.

-Combien ais-je eu en potion, mère ? demanda Néa avec peur.

-Tu as eu optimal comme dans la plupart des cours généraux, dit-elle.

Néa fut soulagée mais soupira, la nouvelle aurait dû lui faire plaisir.

-N'es-tu pas heureuse d'avoir brillamment réussi tes BUSE ? demanda Bella.

-Je n'ai, premièrement, aucun mérite, mère, répondit-elle. La matière n'est pas compliquée et j'avais déjà vu certaines chose en France. Et deuxièmement, j'aurais aimé recevoir un mot de père.

-Ne t'occupe pas de lui, dit Bella. Comme je regrette qu'il t'ai placé chez des moldus avec l'autre fou des moldus, dit-elle avec dégout. Enfin, heureusement que tu as suivi une partie de ta scolarité à Beauxbâtons.

-Si vous saviez, mère comme je me plaisais là-bas, soupira Néa. Mais ici, j'ai Cyprien.

-Il faudrait bien que je le rencontre, ce jeune homme, dit Bellatrix.

Néa hocha la tête, elle espérait tant qu'il vienne. Elle recevait souvent du courrier de Cyprien et dès ses amies. Daphné et Tracey étaient venus passés une journée en compagnie de Néa. Lucius se fit arrêté cette semaine-là. Néa essaya de consoler sa tante qui n'arrêtait plus de pleurer. Cela redoublait d'intensité quand Bellatrix lui disait qu'il était en prison pour le maître et que cela devait le rendre fier.

Un autre jour alors, que Néa allait au salon, la voix de sa mère retentit.

-Antinéa ! cria-t-elle.

Néa fit demi-tour et alla dans les appartements de sa mère.

-Oui, mère ?

-J'ai une grande nouvelle ! dit Bellatrix ravie. Aujourd'hui tu vas rencontrer le maître.

Néa se figea et la fixa froidement.

-Qui ? demanda-telle froidement.

-Le maître, ma chérie, répéta Bella avec joie avant de prendre un air conspirateur, on ne prononce pas son nom.

Néa éclata de rire. Cet énergumène se faisait donc appelé maître, ben voyons.

-Je refuse ! dit Néa en croisant les bras. Je ne veux pas rencontrer un meurtrier.

Bellatrix se releva rageusement et gifla Néa.

-Je t'interdis de lui manquer de respect, dit-elle. Tu vas le rencontrer, et tu te mettras à genoux devant sa grandeur.

Néa secoua la tête. Elle voulait rire, au moins ?

-Tu ne dois pas le nommer maître puisque tu n'es pas, encore, marquée mais monseigneur, continua Bella. Et arrête donc de secouer la tête, tu vas obéir point final.

-Je n'appellerais jamais personne Monseigneur, ni même maître, s'indigna Néa. Et je ne veux pas être marquée, vous êtes folle ?

Bellatrix s'avança et attrapa Néa par les cheveux afin de lui tenir la tête.

-Tu seras punie plus tard, mais n'ose pas me faire l'affront de lui manquer de respect ! Siffla-t-elle froidement.

Elle attrapa Néa par les poignets et la tira jusqu'en bas des escaliers. Néa observa sa tante qui la regardait l'air inquiet. Elle lâcha Néa et ouvrit la porte. Néa frissonna quand elle entendit une voix sifflante :

-Entre…Antinéa Rogue…


Je suis méchante, hein? Une petite review, pour dire bonjour, pronostic sur le prochain chapitre, peut-importe en fait? :D

On se retrouve Vendredi prochain,

Gros bisous

xoxo

Justine ^^