Est-ce que vous avez Netflix, est-ce que vous regardez Sense 8 ? J'adore Lito, Wolf et Sun…je pourrais me contenter d'une série sur Sun. (Aujourd'hui j'ai oublié les clés de chez moi à mon boulot…). J'ai adoré vos propositions de patronus, certains d'entre vous on visé juste et d'autres on triché en donnant plein de proposition XD. Je fais une réponse globale pour ceux qui ont proposé le Phoenix, il parait que c'est le patronus de Dumbledore alors ça la foutrait mal XD.
Enfin bref, passons ma vie super palpitante pour les reviews et le chapitre.
LandlessLord: Je suis tellement pour le Harry panthère noir (je suis pour un Harry félin XD). Moi je pense que le basilic c'est plus le patronus de Voldemort si il devait en avoir un huhu. J'espère que la suite te plaira.
Angelyoru : C'est ça, je crois que c'est l'état dans lequel était William XD. Quel infâme personnage se permet ce genre de chose sur Harry. Je suis sûr que le patronus de Regulus et une chimère haha. Mais William est la définition même de la jalousie, ne lui en veut pas. Après il devient mignon, je le promets. J'espère que tu aimeras toujours autant la suite. Gros koeur sur toi.
Krankar Volund : Hahah je voyais tellement Severus comme le genre de personne incapable de maitriser les sous-entendu, même si c'est un pro du sarcasme je l'imagine toujours super terre-à-terre. Je crois que c'est le sentiment général de vouloir expédier loin très loin ce pervers XD. MDR tu m'as fais trop rire, mais j'ai compris que ton manège c'est de faire en sorte qu'Harry balance toute l'histoire sur son passé trouble. Est-ce que tu es pressé que ça arrive du coup ? Alors je suis en train de me dire que je fais exactement tout ce que tu n'aimes pas XD, comment vas-tu faire pour supporter la suite de mon histoire si tu n'aimes pas le drarry ? Tu vas t'arrêter au LIVRE I (je dis ça mais en vrai la fin de cette histoire pourrait être une vraie fin à part entière donc tu pourrais réellement t'arréter). Enfin j'espère que tu continueras à me lire encore un peu, koeur sur toi.
Lela des mers : Et bien ça me touche beaucoup merci huhu. J'avoue que je n'avais pas du tout pensé à l'occamy et en vérité ça aurait vraiment pu faire sens. Je vois qu'Harry a beaucoup de possibilité avec toi XD. J'espère que tu ne seras pas déçu de la suite. Koeur sur toi !
V.M. Desgrec : Hey toutes les réponses à tes questions sont juste en dessous, youpi ! Je suis une pacifiste, torturer ne fais pas partie de mes qualifications (FAUX). Haha encore une partisane de l'occamy, je comprends même pas pourquoi ça ne m'a pas traversé l'esprit. J'espère que la suite te plaira, Gros koeur sur toi !
Guest n°1 et Guest n°2 : Donc ça fais quatre voix pour le chat des sables ou chat du désert…décidément cet animal à la cote ! Un Maine coon ça vous plait pas XD ?
Noah2209 : « Truc peu commun » est une très bonne idée de patronus. Je suis tellement heureuse que William soit ton chouchou ! Et je suis tellement triste que tu trouves ça triste XD. Je suis navrée mais vous ne verrez pas les vacances de Severus et Sirius, ce serait un autre écart dans l'histoire et je n'ai pas (ou je n'ai pas eu) le courage d'en faire plus et trop. J'espère tout de même que la suite te plaira. Gros koeur sur toi.
Oznela : Okay XD, je comprenais pas mais maintenant je comprends…ouai je devais être dans le coton Haha. C'est vrai qu'il pourrait être un chien, un labrador noir. D'ailleurs le patronus de Ron est aussi un chien…c'est quoi ce truc des amis fidèles qui ont des patronus de chien XD. Par contre tu m'impressionnes ! Mais vraiment, vraiment…enfin tu verras pourquoi dans le chapitre qui suit (ton commentaire sur la photo moldu, genre t'es dans ma tête XD). Bref si tu continues à deviner aussi bien je sais pas quoi faire XD. J'espère que tu aimeras la suite. Gros koeur sur toi (vois comme j'ignore avec brio ton commentaire sur Severus et Sirius).
Yume resonnance : Tu as parfaitement raison, il n'y a pas de vacance d'Halloween en Angleterre, j'ai piqué ça aux français, comme je l'avais écris de cette façon dans la première année je n'allais pas changer pour les suivantes. Je respecte cependant le mois de vacance d'avril mais je zappe totalement leurs courtes vacances au mois de mai (donc je compense). Je vois qu'un Harry félin ça parle à tout le monde. Je suis plutôt d'accord sur le patronus du cerf (moi aussi je l'aime beaucoup) mais ça risque d'être un poil compliqué. Merci pour tes encouragements, j'espère que tu aimeras la suite. Koeur sur toi !
Sepenta : J'avoue que ce passage était tendu, mais bon je dois trop aimer voir Harry se faire un peu martyriser (je dois pas être très bien dans ma tête). Je crois que j'adore l'amour dans la douleur Haha. Mmh William ce sombre et mystérieux personnage…Je plaisante, voyons Serpenta, c'est juste un garçon amoureux et un peu trop fougueux XD. J'espère que tu savoureras ce chapitre avec plaisir. Gros koeur sur toi.
Pticoeurfragile : Merci beaucoup, voici la suite !
Yami Shino : Sûrement un type qui n'est pas très intelligent XD. Ahem…ça serait logique que ça soit en rapport avec Will en effet XD. J'espère que la suite te plaira ! Koeur sur toi.
Millon : Ha j'adore ce genre de review ! Zut de zut, ça commence par une demande que je ne peux accepter (sorry Xo). Yeah Migale, elle a peut-être vu ça dans les cartes. Meuh non c'est pas des bleus, c'est des suçons, la preuve de son amour XD (bon c'est glauque dis comme ça…). Alors toi tu n'oublies pas Peter mais moi je l'ai carrément oublié XD, Peter n'est pas revenu à Poudlard cette année et j'ai oublié de le mentionner parce que je suis une dinde sans cerveau huhu. Mais ça ne veut pas dire qu'il ne reviendra pas dans l'histoire (j'ai besoin de lui). Haha Cornedrue ! C'est vrai qu'un cerf ça pue la classe quand même, je le mets en top patronus sérieux, ça lui va tellement bien. Je crois que c'était un de mes passages favoris dans les bouquins quand il l'invoque pour sauver Sirius et en fait tu te rends compte que Cornedrue vient sauver Patmol et C BO PUTAIN ! Mon autre passage favoris c'est quand Draco se fait griffer par Buck j'ai tellement rigolé, mais j'en pouvais plus, je suis tombée par terre tellement je riais. Hahah j'en ris encore rien que d'y penser. Bon parmi tes propositions, il y a la bonne réponse. Pendant un moment j'aimais bien l'idée d'Harry ayant pour forme animagus celle d'une chouette et en vrai, avoir une forme qui vole c'est cheaté, c'est trop facile XD. J'espère de tout mon petit cœur que la suite te plaira. GROS koeur sur toi !
Casildamalefoy: Un écureuil volant XD, sérieusement ?!
Malucia Black 666 : Oh un hippocampe comme dans le manga Fruit Basket XD, je meure de rire !
Lyscycy06 : Mmmh le phénix c'est déjà le patronus de Dumbledore, mais l'oiseau tonnerre ça en jette oui !
Baekjeong : C'est dommage pour les spaghettis toute de même XD. J'espère que tu vas rire en effet. Koeur sur toi.
LuluHawaiiMalfoy : HELLO ! Merci à toi d'arriver parmi nous. Hahah Harry le parrain d'Harry ! En voilà une idée. Je te rassure toutes tes super questions auront des réponses ! je pourrais tout te dire maintenant mais ça serait pas drôle n'est-ce pas. On est d'accord avoir du sombral dans sa baguette ça en jette. Tu as raison aussi sur le fait qu'Harry ne peut pas sauver tout le monde et il s'en rend compte petit à petit. C'est vrai qu'Harry à besoin de plein de chose pour détruire les horcruxes mais tout ça viendra en temps et en heure et j'espère que tu seras là pour lire ça. Gros koeur sur toi et merci beaucoup pour tes compliments qui me touchent beaucoup !
Sora94 : Bonsoir belle demoiselle. Il semblerait que le phénix soit en pôle position XD, avec le lion et le chat des sables, décidément. En tout cas ça doit être mignon et puissant en même temps huhu. Tu as raison Syracuse sera important pour la suite, mais je n'en dis pas plus je te laisse découvrir tout ça. Tout comme je te laisse découvrir qui est le maître chanteur. J'espère que tu aimeras toujours mon histoire. Gros koeur sur toi jolie puce.
JBE : Hey ça fait longtemps comment tu vas ? XD tu me fais trop rire ! Haha, j'espère que tu aimeras la suite ! Koeur sur toi.
Guest : Okay monsieur ou madame mystère qui me rappelle quand je ne suis pas à l'heure mais ! Je crois que je suis dans les temps, il n'est pas encore minuit XD.
Voilà, voilà. J'ai vraiment beaucoup aimé vos idées, vos propositions, merci d'avoir joué le jeu XD. Merci encore à Titou Douh pour sa correction, aux nouveaux favs et follows et nouveaux lecteurs.
Bonne lecture.
CHASSE-MOI
« Sans fin
Du venin qui me fait ma au cœur
Quand le serpent chaloupe et console
Oh Oh faut que j'moove. »
C'est comme ça. Rita Mitsouko
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- Où étiez-vous hier soir ? demanda Lily, les yeux plissés.
Harry leva les yeux au ciel mais un petit sourire surplombait ses lèvres.
- En vérité, Lily ne veut absolument pas savoir où vous étiez ni ce que vous faisiez, intervint James.
- James ! s'offusqua t-elle. On les as attendus toute la soirée !
- Et j'ai passé toute cette soirée à te dire que ce n'était pas la peine. Dois-je te rappeler qu'ils sont en couple et ce que cela implique ?!
William toussa pour faire cesser cette conversation et Lily essaya de calmer les rougeurs qui avaient envahi ses joues. Harry tentait d'en faire de même mais pas à cause de sa sieste crapuleuse. C'était plutôt le fait d'entendre ses parents parler de sa vie sexuelle qui le mettait mal à l'aise.
Harry avait remarqué que même s'ils n'étaient que six à rester à Poudlard, ils ne passaient pas tant de temps que ça ensemble. Migale et Remus sortaient à Pré-au-Lard, James et Lily fréquentaient leur salle secrète et Harry et William vaquaient le plus souvent à des occupations différentes.
Le blond se leva.
- Tu viens à peine d'arriver et tu fuis déjà ? s'allarma James.
- Je te manque tant que ça ?!
- Comme si ce n'était pas assez mortifiant de savoir que Sirius m'a lâchement abandonné pour compter fleurette à un Serpentard, il faut que toi aussi tu fuis !
- Je ne fuis pas, James... Au cas ou tu ne t'en souviendrais pas, je suis capitaine de mon équipe de Quidditch, tout comme toi, d'ailleurs, et certains de mes joueurs sont restés pendant les vacances dans le but d'un entraînement poussé.
- Je me souviens parfaitement d'être capitaine !
James se leva à son tour, bien décidé à ne pas laisser Harry se moquer de sa façon de tenir son rôle. Le brun et le blond sortirent de la salle en se disputant sur la façon dont ils battraient l'autre sous le regard amusé de Lily et celui plus sombre de William. Puis la jeune fille se tourna vers lui.
- Tu as l'intention de t'éclipser à ton tour ?
- Je suis navré, Lily, mais j'ai certaines choses à régler.
William sentit que Lily était en train d'étudier sa phrase et il soupira.
- Je t'assure que ça ne me prendra pas toute la journée. Dès demain, on sera de nouveau disponibles pour être tout à toi.
- Oh, tu sais, je ne m'inquiète pas. J'ai bien compris que ces vacances étaient sous le signe d'une vie de couple.
Le Serpentard afficha un sourire rassurant.
- Est-ce qu'au moins tu en profites ? Dit-il. Sans Sirius entre vos pattes, James doit être plus accessible.
Elle haussa les épaules.
- Penses-tu, il n'arrête pas de râler sur le fait impensable que son meilleur ami et frère d'arme se soit entiché d'un Serpentard...
- Le fait que ce soit un garçon ne rentre pas en ligne de compte ?
- De ce que j'ai compris, Sirius n'a jamais crié haut et fort que son truc était les filles. Apparemment, c'est un amoureux de l'amour mais… Qui aurait pu croire qu'il tenterait de séduire Severus ? Je n'en reviens toujours pas, je n'ai strictement rien vu !
William rigola un peu et Lily l'accompagna.
- Alors quel est cette chose importante que tu dois faire aujourd'hui ?
- Je dois retrouver quelqu'un qui joue à cache-cache.
- Tu as besoin d'aide ?
- Non.
Il se leva du fauteuil où il avait élu domicile et se dirigea vers la porte.
- On se voit au dîner, ce soir.
- J'espère bien ! Harry est trop mince pour que tu lui fasses sauter des repas.
William afficha un sourire amusé, sourire qui disparut presque aussitôt qu'il fut hors de leur salle. Il avait eut toute la nuit pour réfléchir. Il n'avait fermé l'œil que très tôt ce matin et avait préféré savourer d'avoir Harry contre lui, écoutant les battements de son cœur, le souffle régulier de sa respiration et ses gémissements vestiges d'un rêve qu'il avait oublié au réveil.
William avait établi une liste potentielle des personnes capables de faire un tel chantage. Il avait procédé par élimination, rien de compliqué. Les vestiaires étaient réservés aux joueurs alors pour y entrer, il fallait être un joueur de Quidditch. S'il avait tord, il refiltrerait ses suppositions mais en attendant, il partait sur ça.
Ensuite, il avait noté le nombre de joueurs qui étaient restés durant les vacances. Trois élèves de Poufsouffle, presque toute l'équipe de Serdaigle exceptée Rebecca, quatre élèves de Gryffondor dont James et quatre élèves de Serpentard dont Harry. William avait d'office éliminé les filles parce que quelqu'un qui écrivait « je te veux » derrière une photo qui rassemblait deux hommes ne pouvait avoir que des penchants homos ou être complètement à côté de la plaque. Ça réduisait sa liste à une peau de chagrin. Natiel était resté durant les vacances et il sortait déjà avec une fille. Il restait les deux batteurs, Edmund Pierce et Valan Conrad. William les avaient eux aussi supprimés de sa liste parce qu'ils ne faisaient pas partie de l'équipe de Quidditch quand Artus était là.
C'était une autre information qui lui avait permis de réduire ses suspects. Au final, il n'avait que trois noms : Thomas Driver, un élève de Poufsouffle, Adam McDouglas et Gabriel O'Donel, deux élèves de Serdaigle.
William avait surveillé leurs faits et gestes durant le petit déjeuner où Harry avait reçu une autre lettre qu'il avait brûlée sans l'ouvrir. Thomas Driver n'avait pas une seule fois tourné la tête en direction de leur table, trop concentré à écraser sa tête contre la table pour rattraper sa nuit.
William n'oubliait pas que c'était un premier année de Serdaigle qui lui avait donné la lettre. Il se pouvait bien que ça soit un élève de Serdaigle mais selon lui, c'était vraiment imprudent de confier ça à un élève de sa maison. Si ça avait été lui, il aurait payé et utilisé un élève d'une maison différente de la sienne. Mais pour faire chanter même le livreur, il fallait bien en savoir un minimum sur lui... Et puis il y avait un autre indice qui rentrait en ligne de compte : la photo ne bougeait pas. Ce n'était donc pas un appareil magique mais bel et bien un appareil moldu. William, dont la grand-mère était moldue, ne savait pas trop faire la différence entre les appareils mais il savait faire la différence pour les photos. Il le savait d'autant plus après avoir reçu les photos faites durant ses vacances par la famille de Lily. Malheureusement pour lui, il ne savait pas grand chose des antécédents familiaux des trois personnes qu'il visait.
Tout en réfléchissant, il marcha en direction de la salle des trophées. Une fois sur place, il observa les différentes photos et coupes. La plus récente était évidement une photo de l'équipe des Serpentard après l'obtention de la coupe l'année dernière. Il y avait aussi un livre d'or pour les joueurs où se trouvait une photo de chaque joueur et de son poste. William avait compris qu'il y avait un système pour ceux qui désiraient prendre des photos. Deux appareils étaient mis à disposition des élèves et il fallait signer un registre. Le brun fit basculer le livre d'or vers les pages de fin où se trouvait le registre des photographes. Entre-temps, il s'arrêta sur la photo d'Harry. Elle le représentait le poing levé tenant le vif d'or et la bouche ouverte en un cri de victoire. Elle s'animait de façon à ce qu'on le voit lever le bras et en même temps sa bouche s'ouvrait.
William parcourut les noms du registre sans grand espoir de trouver un quelconque nom mais ça valait toujours le coup d'essayer. Pourtant, ses doigts finirent par s'arrêter : Adam McDouglas figurait sur le registre.
William referma brusquement le livre et se rendit sur le terrain de Quidditch. Harry et James faisaient jouer leurs équipes l'une contre l'autre dans ce qui semblait être une franche camaraderie. Il aperçut Lily dans les gradins, emmitouflée dans son écharpe, un livre à la main. A côté d'elle, Migale et Remus étaient eux aussi assis mais ne suivaient pas vraiment le match qui se jouait.
Tout en allant s'asseoir près d'eux, il se mit à réfléchir à la façon dont les lettres étaient arrivées : les premières durant les repas, se mêlant aux autres lettres qu'Hugin amenait. Il en recevait une un peu plus tard dans la journée, juste après l'heure du repas, apportée par un autre oiseau. Aujourd'hui, il n'avait pas vu Harry recevoir la deuxième lettre de la journée. Pour la lettre d'hier, William supposait qu'Harry devait se trouver soit dans leur salle, soit dans une autre salle secrète si le maître chanteur n'avait trouvé aucun autre moyen que de devoir confier la lettre à un gosse pour qu'il la donne à un ami. Il avait dû se cacher dans un endroit où les oiseaux ne pouvaient pas se rendre. William décida de réfléchir à cette question plus tard ; en attendant, il se doutait qu'il y aurait bientôt la troisième lettre de la journée et que si Harry ne se cachait pas, ce serait un oiseau qui l'apporterait.
Le match se termina sans qu'il n'ait vu qui avait remporté la victoire. Seul James courut vers eux et William vit qu'Harry et Natiel s'occupaient de ranger le matériel.
- Tu n'es pas gentil James, dit Lily, tu pourrais les aider !
- C'était le pari du jour : ceux qui perdent rangent les balles. Ils ont perdu…
- Ils rangent les balles, termina Remus. James tu empestes, tu le sais ça ?
- Non, je sens encore bon, c'est juste ton odorat sur-développé qui te fait croire ça.
Lily secoua ses cheveux en souriant.
- Je crains qu'il n'ait raison : Potter, tu pues.
James prit un air outré, rappelant sans mal une diva qui surjouait, et s'éloigna d'eux en pestant. William se leva aussi pour rejoindre Harry qui s'éloignait avec son équipe vers les vestiaires. Au moins, il n'était pas seul, il n'avait donc rien à craindre. Le brun s'assura qu'il ne s'était pas trompé en voyant qu'il ne pouvait pas rentrer dans les vestiaires et fit le pied de grue à la sortie.
- Hey, salut Chester ! fit Natiel.
- Salut.
Les deux autres joueurs défilèrent devant ses yeux et Harry finit par sortir en dernier. Le visage d'abord fermé et dur, il changea du tout au tout quand il vit William.
- Tu es venu te moquer de ma piètre performance ?
- Ce n'est pas grave si tu es nul durant les entraînements, du moment que tu gagnes lors du vrai match. Laisse James croire qu'il maîtrise et montre lui ensuite qui est le vrai champion.
- Par Merlin, Chester, tu es diabolique.
- Pas diabolique, juste Serpentard… Harry ?
Harry, qui avait enroulé son écharpe autour de sa tête, le regarda avec ses grands yeux verts.
- Oui ?
- Tu as reçu une autre lettre ?
Le blond fronça les sourcils.
- Elle était près de mon rangement à balai.
William se fustigea intérieurement de ne pas avoir surveillé le vestiaire au lieu de rester sur les gradins. Mais il ne s'était pas attendu à un comportement aussi idiot. Au moins, preuve en était que c'était vraiment un joueur de Quidditch.
- Je l'ai brûlée, poursuivit Harry, ne te tracasse pas avec cette histoire, il finira par ne plus trouver ça drôle.
- Si tu le dis.
William posa une main sur l'épaule d'Harry pour l'attirer contre lui.
- Quoi ?! Je sens mauvais, c'est ça ?
Le brun rigola doucement. Oui, il sentait la transpiration, mais il ne sentait pas mauvais.
- Je vais me doucher dans la salle de bain des préfets. Si ça se trouve, James y sera aussi. Tu veux venir ?
- Je suis fatigué de me faire surprendre à chaque fois qu'on se retrouve dans une salle de bain. Je vais retourner dans la chambre plutôt.
- D'accord, je t'y retrouve alors.
William regarda Harry s'éloigner et se dirigea en direction de la bibliothèque. Une fois sur place, il chercha la responsable, Mme Pince. Il n'aimait pas cette femme et était sûr que le sentiment était partagé par beaucoup d'élèves : même les plus soigneux emprunteurs évitaient de la contrarier. Cependant, William prit sur lui et se dirigea vers elle.
- Bonjour, madame.
- Bonjour, .
Ce qu'il y avait de bien avec elle, se dit William, c'est qu'elle avait une véritable mémoire d'éléphant.
- Hier, McDouglas est venu déposer un livre que j'avais trouvé intéressant, j'aimerais l'emprunter à mon tour.
Elle releva ses lunettes sur son nez et le toisa d'un air mauvais.
- Mr. McDouglas n'est pas venu déposer de livre hier.
William se mordit l'intérieur de la bouche mais conserva un sourire avenant.
- Mh, j'ai dû confondre avec quelqu'un d'autre, je pensais l'avoir vu se diriger vers la bibliothèque.
- Il est venu, en effet, mais il n'a rien déposé. Maintenant, si vous voulez bien, j'ai du travail.
- D'accord. Désolé de vous avoir dérangée.
Elle renifla avec dédain et s'éloigna de lui.
William se posa sur un bureau et s'empara d'un morceau de parchemin. Il écrivit un petit mot et le glissa dans une enveloppe puis sortit de la bibliothèque et se dirigea vers le dortoir des Serdaigle. En chemin, il trouva Gabriel O'Donel, la langue enfoncée dans la bouche d'une élève de Poufsouffle. Si ça, ce n'était pas une preuve flagrante de son innocence, alors William était bien stupide.
Il observa la statue de l'aigle qui cachait l'entrée du dortoir. L'animal avait ses grandes ailes ouvertes et se pencha vers le brun.
-« Plus j'ai de gardiens moins je suis gardé. Moins j'ai de gardiens plus je suis gardé, qui suis-je ? »
William haussa un sourcil mais avant qu'il ne réponde, la statue se tourna et une élève en sortit. C'était une jeune fille aux cheveux roux et bouclés. Dès qu'elle vit William, elle se mit à rougir fortement.
- Vous… Tu attends quelqu'un ?!
Le brun lui adressa un sourire qui se voulait amical et la jeune fille rougit de plus belle.
- Je suis juste là pour confier un mot à un élève.
- Oh, je peux peut-être t'aider, c'est pour qui ?
William leva la tête en direction de l'aigle.
- C'est un secret.
L'oiseau pivota pour ouvrir le chemin et William glissa l'enveloppe dans les mains de la jeune fille.
- Donne-la à Adam McDouglas et dis-lui que c'est de la part d'Harry Adams, s'il te plaît. Oh, et fais attention à ne pas l'ouvrir, tu risquerais d'être désagréablement surprise, c'est un conseil.
Il lui fit un clin d'œil et la regarda bredouiller des choses incompréhensibles avant de retourner dans son dortoir. Maintenant, il n'avait plus qu'à attendre au point de rendez-vous et espérer qu'Harry ne se mette pas à le chercher, lui… Ou l'autre.
OooooooooooOoooooooooO
Adam McDouglas arriva dans la serre pile à l'heure indiquée. William se demanda si tous les Serdaigle étaient aussi imprudents. Mais peut-être qu'en amour, on faisait tous n'importe quoi. Il ne savait pas si McDouglas était amoureux ou nourrissait juste une obsession envers Harry. Ce qu'il savait, en revanche, c'est que la méthode utilisée était abjecte, idiote et honteuse. Mais William en était content. De cette façon, il n'aurait aucun scrupule à être un peu méchant.
- Tu attends quelqu'un ?
Le garçon sursauta dès qu'il vit William. Adam était un garçon solide, bien bâti et blond. Il avait des taches de rousseur qui parsemaient son nez et ses joues et un front assez grand. C'était un garçon insignifiant, décréta William intérieurement.
- Qu'est ce que tu fais ici, Chester ?!
- La serre est ouverte à tout le monde. Tu cherches quelque chose en particulier ?
- J'attends quelqu'un… Juste dégage de là.
William plissa les lèvres.
- Je ne me souviens pas avoir été impoli... Si tu veux que je m'en aille, il suffit de le demander gentiment.
Le brun s'approcha de lui et McDouglas fit un pas en arrière. William était un peu plus grand que lui, ses épaules plus larges et il faisait peur. C'était idiot de penser comme ça, mais c'était le sentiment qui ressortait à chaque fois qu'il posait les yeux sur lui. Sur l'ami d'Harry.
- Qu'est ce que tu fiches ici, Chester ?!
- Je l'ai déjà dit, tu ne poses pas de question pertinente.
McDouglas se détourna de lui, il venait de comprendre ce qu'il faisait ici et il n'aimait pas ça du tout.
- Tu ne restes pas ? Tu as peut-être raison, je crois que celui que tu attends ne viendra pas.
- Je ne vois pas ce que tu veux dire.
- Non ? Ce n'est pas grave, je vais me servir moi-même dans ce cas là.
McDouglas pivota sur ses talons et observa William puis marcha à reculons pour sortir de la serre. Mais William avait sorti sa baguette.
- Locomotor mortis.
McDouglas tomba au sol.
- T'es complètement malade ! Qu'est ce qui te prend !?
William s'approcha de lui et s'accroupit en face du Serdaigle.
- Je ne suis pas une personne violente, en temps normal. Généralement, si je sors ma baguette, c'est quand je suis sûr que je peux avoir le dessus. Tu as fait quelque chose qui a blessé mon ami, quelque chose qu'il n'ose pas me dire et même si je suis curieux, je n'ai pas envie de forcer Harry à m'en dire plus et bon sang, Merlin sait à quel point j'en ai envie.
- Je ne vois pas de quoi tu parles… Je ne…
- Tu peux continuer à mentir, ce n'est pas grave. Si tu le permets, je vais obtenir mes réponses d'une autre façon - il pointa sa baguette sur la tête de McDouglas - Legilimens.
William Chester avait toujours été un garçon très observateur. De la même façon qu'il se rendait bien compte des sorties nocturnes d'Harry lors de sa première année, il avait aussi deviné que son camarade de chambre Severus Rogue tentait d'apprendre la légilimencie. Les Serpentard n'étaient pas du genre à se mêler des affaires des autres, William n'était pas de ce genre là. Cependant, il était du genre à s'instruire le mieux possible pour discuter avec des personnes. C'était de cette façon qu'il était devenu ami avec Cassie, lorsqu'il avait appris que ce dernier était passionné de plantes, en dévorant le guide d'herbologie de Gawshawk, juste pour avoir matière à discuter avec lui.
En empruntant le carnet sur la légilimencie de Severus, il avait pensé avoir de quoi discuter avec lui. Puis il s'était rendu compte qu'Harry gardait des papiers sur l'occlumencie, et c'était devenu une nouvelle lubie.
William avait en vérité une particularité qui l'aidait plutôt bien, en total contraste avec ses pâles ambitions : il possédait une mémoire eidétique. Amasser des informations pour être toujours capable d'avoir quelque chose à dire était un conseil de son père. Lorsqu'on devait être aux petits soins avec les clients, il fallait se souvenir de tout ce qui leur ferait plaisir.
Fouiller dans l'esprit de McDouglas était nécessaire et à double tranchant, parce qu'il savait alors qu'il se souviendrait avec exactitude des images qui ne lui feraient pas plaisir... Comme revenir à ce moment où le Serdaigle avait surpris Harry et Artus dans les vestiaires. Ou le visage d'Harry dans cette salle de classe pendant qu'Artus s'enfonçait en lui. Ou encore celui de McDouglas s'appliquant à trier les nombreuses photos d'Harry qu'il possédait.
Quand William ressortit de l'esprit du garçon, il était à deux doigts de vomir.
- Qu'est ce que tu as fait !? Tu es entré dans ma tête !?
- Et je t'assure que ce n'est agréable ni pour toi, ni pour moi.
Le brun essaya de récupérer ses esprits et en dessous, McDouglas se tortillait dans tous les sens pour prendre sa baguette. William se releva et écrasa sa main avec son pied. Il avait envie de frapper McDouglas, de ranger sa baguette et d'écraser son poing contre sa figure. Il se força à garder son calme parce que s'il se mettait à le frapper, il finirait par le tuer. Il était assez lucide pour savoir qu'une fois la satisfaction de sentir le nez de McDouglas se briser, il serait incapable de s'arrêter. Lui faire mal était une option alléchante mais qu'il repoussa vivement. Au lieu de ça, il pointa de nouveau sa baguette sur la tête de McDouglas.
- Obliviate.
Il effaça toute trace d'Harry dans l'esprit du garçon et se retint de lui effacer toute la mémoire pour en faire un légume. Une fois ceci fait, le Serdaigle était totalement inconscient. William jeta quelques sorts au hasard, juste au cas où on vérifierait sa baguette s'il se faisait attraper, puis sortit de la serre. Il avait vu dans l'esprit de McDouglas où ce dernier avait caché son appareil photo et avait décidé de régler ce problème.
En une journée, comme promis.
Seulement, quand il arriva vers l'étage où était censé se trouver la cachette du pervers, William fut étonné de voir que Rusard et le professeur Flitwick tenter d'éteindre un feu. William traversa la foule d'élèves qui s'étaient réunis et constata que c'était bien la cachette qui était dévorée par les flammes. Finalement, le maître des sortilèges vint à bout du feu et tous purent constater que s'il y avait eu quoique ce soit à l'intérieur, ce n'était maintenant plus que cendres et poussière.
Il retourna rapidement jusqu'au cachot. Une fois dans sa chambre, il trouva Harry assis à son bureau, une plume à la main, et sifflant des choses qu'il ne comprenait pas à son serpent. Quand Harry remarqua enfin sa présence, il leva un sourcil parce que William n'avait pas bougé et était resté planté devant la porte.
- William ?
Le brun sembla se réveiller de sa torpeur et tira la chaise de son propre bureau pour s'asseoir à côté de lui. Lord glissa vers lui et William accepta de lui prodiguer quelques caresses.
- Quelqu'un a mis le feu dans un renfoncement secret du cinquième étage.
Harry reporta son attention sur son devoir et, tout en faisant gratter sa plume, lui répondit.
- Quelqu'un a agressé un élève de Serdaigle dans la serre. Il ne se souvenait même pas de mon nom.
- Tu es fâché ?
- Tu as vu la photo.
- Je voulais savoir.
Harry ne répondit rien, il trempa la pointe de sa plume dans l'encrier et recommença à écrire.
- Il t'aimait… Artus.
- Et j'ai aimé une fille qui s'appelait Ginny. On peut aimer, ne plus aimer. Vivre quelque chose, ne pas vivre quelque chose. Artus est parti, William -Harry leva les yeux vers lui - et même s'il revenait, ce dont je doute, je ne courrais pas dans ses bras.
Le blond posa sa plume et leva sa main pour la poser contre la joue de William. Le brun ferma les yeux doucement et soupira.
- On est ensemble maintenant. Parce que tu as été plus chiant que n'importe qui - il pouffa doucement - je ne vais pas détruire ça, pas pour le moment en tout cas. Je suis bien avec toi, il n'y a que toi. Ne peut-on pas juste être bien et faire une croix là-dessus ?C'est la dernière fois que je te demande pardon, alors accepte mes excuses et avançons, d'accord ?
William rouvrit les yeux et sourit.
- Je t'ai déjà pardonné, Harry. Je ne t'en ai jamais vraiment voulu... Je suis juste un type aussi dérangé que ce mec qui prend des photos.
- Pitié, ne te compare pas à lui. Malgré ta jalousie, tu n'as jamais fait quoique ce soir pour blesser Artus ou pour me blesser moi. Tu penses que je suis trop gentil mais tu l'es aussi... Profondément.
- Comment tu l'as su ?
- Lord est un très bon animal pisteur. Comment toi, tu l'as su ?
- Je suis un très bon pisteur.
William se pencha sur le visage d'Harry et posa ses lèvres contre les siennes. Le baiser d'abord chaste devint très rapidement un besoin plus affamé.
Et William ne parla plus jamais d'Artus.
OooooooooooOooooooooooooO
Lily eut le plaisir de retrouver William et Harry dans la grande salle et la fin des vacances se passa dans cette atmosphère paisible. Migale tint compagnie dans la cabane hurlante à Remus. Il avait reçu de la part de Severus deux fioles de potion. Harry lui avait demandé comment il avait trouvé les ingrédients ; apparemment, l'oncle bienfaiteur de Sirius était aussi un apothicaire chevronné.
Absolument rien ne vint assombrir son mois de novembre. Ses entraînements se passaient merveilleusement bien. La maison Serpentard était un modèle d'exemplarité et de bonne tenue. William et lui s'entendaient à merveille et plus aucune dispute ne s'était profilée. Ses parents se rapprochaient de jour en jour et, chaque week-end, ils disparaissaient à Pré-au-Lard en compagnie de Cassie et Rebecca.
Harry ne s'offusquait pas de voir les deux couples se rapprocher de plus en plus. Tout chez Cassie et Rebecca aspirait la sérénité ; c'était un couple qui ne se disputait jamais et dont les caractères s'unissaient à la perfection.
Mais ce n'était pas la raison principale de leur rapprochement. C'était en vérité le fait qu'ils feraient probablement tous partie de la même famille : pour Harry, il ne faisait plus aucun doute que James et Lily finiraient par se marier, c'était dans l'ordre des choses.
Si Sirius Black avait fugué et si Peter Pettigrow s'avérait être une véritable enflure, alors il était normal que James et Lily s'aiment comme prévu. Pour ce qui était de Cassie et Rebecca, c'était trop flagrant pour ne pas le concevoir. Ce qui relevait de l'improbable, en revanche, et qui conduisait ses parents et ses deux amis à s'isoler ensemble, c'était le fait que Pétunia Evans était à présent fiancée à Laialus Corgan.
Pétunia avait pris soin d'envoyer une lettre à sa sœur vu qu'elle n'était pas venue pendant les vacances et Cassie, lui, en avait reçu une de son frère, vu qu'il se trouvait chez Rebecca. Mais les faits étaient là : ils allaient faire tôt ou tard tous partie de la même famille.
Harry était aux anges. Pétunia, sa tante, n'était plus du tout celle qu'il avait connue. Elle n'était plus cette femme froide, acariâtre, coincée et odieuse. Dans les lettres qu'elle envoyait à Lily, elle souhaitait le bonjour à tout le monde et s'enquérait de leur santé ou de leurs histoires, et sa mère lui répondait toujours avec joie, demandant parfois à Harry et Severus d'écrire un petit quelque chose, ce qu'ils faisaient avec plaisir.
Il se fichait bien de ce que pouvait devenir Vernon Dursley et le bonheur de sa tante et sa sœur effaçait légèrement cette horrible impression qu'il avait eu en pensant que Dudley Dursley ne verrait jamais le jour. Cette nouvelle vie effaçait totalement son existence mais Harry avait tout de même senti son cœur se broyer. Si ça pouvait arriver à Dudley, ça pourrait arriver à quelqu'un d'autre. Il essaya de se rassurer en se disant que pour le moment, tous les changements à part ceux relatifs à Pétunia ne perturberaient rien de son futur.
Sirius et Severus pouvaient bien être en couple, après tout ils étaient morts sans enfant. Il ne savait rien de la vie de William, Cassie et Rebecca mais eux non plus ne savaient rien de leurs futurs et ce qu'ils ne savaient pas ne pouvait pas leur faire du mal. La seule chose qui inquiétait légèrement Harry était la relation naissante entre Migale et Remus. Elle arrivait à une période où Remus n'avait pas perdu tous ses amis, où il n'était pas perdu émotionnellement. Une période où il pouvait s'ouvrir à l'amour en toute tranquillité parce qu'il était extrêmement bien entouré. Où tous ses amis étaient au courant de sa situation et où il était considéré comme un élève normal. Harry était déjà en train d'imaginer Remus grandir dans un monde où un professeur de potions longuement humilié ne se jetterait pas sur la première occasion offerte pour le faire virer. Un Remus prêt à ne pas fuir juste pour ne pas voir un fils loup-garou. Un Remus qui pourrait vivre paisiblement entouré du soutien de tous. C'était une bonne configuration, mais si Remus s'entichait plus que ça de Migale, alors il n'y aurait peut-être pas de Tonks dans sa vie et peut-être pas de Teddy.
C'était un risque à prendre. Ça lui faisait mal de l'avouer mais il ne se voyait pas interrompre cette idylle sous prétexte qu'un garçon qui n'existait pas encore et qui allait finir orphelin pourrait ne pas voir le jour. Dans le meilleur des cas, Remus et Migale vivaient quelque chose de bien, se séparaient et Remus tombait amoureux de Tonks. De façon plus idyllique encore, aucun d'eux ne mourrait et Teddy serait élevé par ses deux parents. Ou alors Remus pouvait se marier avec Migale, mettre au monde un autre enfant, et Tonks pourrait tomber amoureuse de quelqu'un d'autre et mettre aussi au monde un autre enfant. Et tout le monde serait parfaitement heureux.
Harry se rendait bien compte que certaines choses échappaient à son contrôle et que supposer un futur sur lequel il n'avait aucun pouvoir n'était pas une idée ingénieuse, mais il ne pouvait s'en empêcher : il se faisait mille scénarios où tout se finissait toujours bien. Où il fêtait quelque chose et se retrouvait entouré de tout ceux qu'il aimait et où Voldemort, d'une manière ou d'une autre, avait totalement échoué.
Ce ne fut qu'à son deuxième rendez-vous avec Lucius Malfoy qu'il se rendit compte que parfois, dans ses films ou ses folles lubies, il voyait l'homme, Narcissa et leur fils Draco Malfoy faire quelque fois partie de sa fête utopique.
L'avant dernière semaine de Novembre apporta avec elle son fameux rendez-vous avec Lucius Malfoy. Harry s'était rendu en début d'après-midi dans le bureau du directeur et ils avaient convenu ensemble qu'il n'aurait que trois heures à passer en compagnie de l'aristocrate.
C'était plus que la dernière fois et Harry espérait pouvoir bien les supporter.
OoooooooooOoooooooooO
Harry sortit du Chaudron Baveur du coté du Chemin de Traverse et marcha d'un pas rapide vers le lieu de rendez-vous convenu par Lucius Malfoy : la devanture du magasin d'accessoires de Quidditch.
Harry ne mit pas longtemps à le trouver. Lucius Malfoy se tenait debout et droit comme un « I » devant la vitrine qui dévoilait le dernier balai en vente. Le blond s'arrêta un instant pour observer l'homme avec qui il s'apprêtait à passer les trois prochaines heures. Il portait une robe classique d'un gris anthracite dont la coupe était droite. Deux fines chaînes argentées reliaient les pans du vêtement sur son torse. Ses cheveux coupés courts avaient été ramenés en arrière comme le ferait son fils bien des années plus tard. Il n'était cependant toujours pas affublé de sa canne à tête de serpent mais en possédait une autre blanche, plus sobre, et au pommeau rond.
Lucius Malfoy était indéniablement plaisant à regarder et Harry ne doutait pas que son penchant pour la gent masculine lui faisait voir les choses sous un nouvel angle. Il ne doutait pas non plus que son dernier repas avec l'héritier lui avait montré un homme plus plaisant à écouter. Cependant, il était tout à fait capable de ne pas considérer Lucius comme quelqu'un d'appétissant et ne se serait pas permis une seule fois d'imaginer autre chose qu'une simple poignée de main.
Il grimaça en voyant que son esprit avait tenté de former une image obscène de leurs corps enchevêtrés et se donna une claque mentale pour se reprendre. Il reprit sa marche.
- Bonjour, Lucius.
L'homme pivota pour le fixer. Il fouilla dans la poche intérieure de sa robe et en sortit une montre à gousset.
- Vous êtes en retard, Harry.
- Deux minutes à peine.
Lucius fronça légèrement les sourcils mais ne fit aucun commentaire.
- Venez, suivez-moi.
- Où allons-nous ?
- C'est une surprise.
Harry frissonna en entendant le mot « surprise » dans la bouche de Lucius. Il trouvait que ça sonnait étrangement faux ou que ça ne lui allait pas. Comme si Lucius Malfoy ne pouvait pas faire de surprise. Cependant, il accepta de le suivre.
Lucius marchait rapidement et Harry suivait le rythme sans broncher. Ils passèrent par plusieurs ruelles et Harry soupira de soulagement quand ils dépassèrent l'Allée des Embrumes. Finalement, ils atteignirent une sorte de square où se trouvaient trois autres personnes. Harry reconnut immédiatement Cornelius Fudge. Il ralentit le pas et Lucius le vit immédiatement.
- Pressez-vous, Harry, ou nous raterons le départ.
Harry n'avait plus vraiment envie de se presser mais il le fit à contrecœur. Une fois devant le petit groupe, Cornelius accueillit Lucius avec un grand sourire, son éternel chapeau melon vert sur la tête.
- Bonjour, Lucius. Encore et peu et nous partions sans vous.
- Bonjour, Cornelius. Je suis navré, nous avons un peu pris notre temps.
- C'est ce sympathique garnement qui vous a ralenti ?
C'était la seule femme du groupe qui venait de parler et qui fixait Harry avec bonhomie. Le blond ne l'avait pas détaillée immédiatement mais à présent qu'elle avait posé ses yeux sur lui et lui avait adressé la parole, Harry faillit s'étouffer en la reconnaissant : ce n'était pas un tailleur rose qu'elle portait mais une robe moins extravagante, cependant son visage, qui paraissait aimable aux premiers abords, ne bernait pas Harry. Dolores Ombrage lui donnait encore et toujours la chair de poule. Le blond porta son attention sur le troisième homme et se dit qu'il était vraiment très mal entouré.
Lucius posa une main bienveillante sur son épaule.
- Pas le moins du monde. Cornelius, Mademoiselle Ombrage, Mr. Croupton, voici Harry.
- Et bien, bonjour Harry, fit Dolores.
- Plus tard, les présentations, c'est l'heure de notre portoloin. Nous pouvons y aller, le match peut très bien commencer sans nous, répliqua Barty Croupton.
L'homme s'écarta et présenta un objet qui ressemblait à une vieille statue en bois dont la partie haute au départ de la moitié du buste était inexistante. Dolores posa sa main sur l'objet, ainsi que Cornelius. Lucius se pencha vers lui.
- Je n'ai pas besoin de te dire comment ça fonctionne.
Harry le fusilla du regard et Lucius haussa un sourcil étonné par cette soudaine colère mais n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit, Harry avait déjà attrapé une partie de la statuette, ne manquait plus que lui.
La sensation de se faire tirer par un crochet au niveau de l'estomac le happa avec force. Dès que le décor recommença à prendre une forme normale, Harry se sentit partir en arrière et sur le point de tomber sur les fesses. La main ferme de Lucius attrapa son bras et l'empêcha de se donner en spectacle.
- Merci, souffla Harry.
Lucius ne desserra pas sa poigne et Harry dut agiter son bras pour que le blond le lâche.
- Et bien, quelle drôle de façon d'atterrir, s'amusa Cornelius.
Harry serra les lèvres pour se retenir de dire quelque chose de déplacé. Il était en train de faire n'importe quoi et sentait le regard étrange que portait Lucius sur lui. Harry n'était pas censé connaître les trois personnes avec qui il se trouvait mais il savait tout ce qu'elles représentaient : le père d'un mangemort, une folle anti-moldus et un bon à rien de ministre. Une véritable équipe de bras cassés.
- Allons-y !
La petite troupe se mit en marche et Harry prit soin de rester derrière Lucius pour ne pas s'exposer à la vue de ce dangereux trio. Une fois arrivés à destination, Harry s'en voulut énormément de s'être comporté aussi froidement avec Lucius Malfoy : plus la foule s'épaississait autour de lui, affichant de nombreuses couleurs, plus il comprenait où il se trouvait.
- Venez par ici ! Nous avons droit au carré ministériel, après tout.
Harry suivit docilement les employés du Ministère. Ils grimpèrent les marches d'un énorme gradin et quand enfin ils arrivèrent à destination, Harry se précipita vers le bord des loges. C'était un immense terrain de Quidditch qui s'étendait sous ses yeux. Harry n'en revenait pas : Lucius Malfoy venait de l'inviter à un match de Quidditch. Il se tourna vivement vers le blond qui lui adressa un mince sourire. Harry ouvrit la bouche, surpris, puis reprit un air fermé.
Lucius essayait-il encore de l'acheter, de lui faire miroiter des choses improbables ? Allait-il devoir subir les échanges plus que détestables entre Ombrage, Fudge et Croupton ? Harry n'en avait aucune envie. Il se déplaça sur le côté et observa les gradins qui n'étaient pas protégés, lorgnant sur les places en hauteur. Il se revit durant le match de l'Irlande contre la Bulgarie. Lucius y avait participé dans le but de mettre la pagaille.
- Je suis curieuse, mon garçon…
Harry sursauta et se tourna vivement vers Dolores Ombrage. Par réflexe, il cacha sa main dans son dos.
- A quel propos ? dit-il d'une voix blanche.
- Je me demande ce que vous avez de spécial pour que Mr. Malfoy vous amène avec lui.
- Je suis un excellent joueur.
- Oh, vraiment ? Et à quel poste ?
- Attrapeur.
- Et cela justifie-t-il de quitter Poudlard pour venir voir un match ?
- Si j'ai l'intention d'en faire mon métier, oui, c'est grandement justifié. Mr. Malfoy n'aurait pas pris le risque de me retirer de l'école durant quelques heures s'il n'était pas sur de mon statut de bon élève. Ce que je suis totalement, soit dit en passant.
- Bien sûr, bien sûr. Dans quelle maison êtes-vous ?
Harry se mordit violemment l'intérieur de la joue pour ne pas répondre « Gryffondor ». Il n'avait plus aucune envie de discuter avec elle, il n'avait plus envie de discuter tout court.
- Je ne crois pas que la maison dans laquelle je me trouve ait quelque chose à voir avec mes capacités.
- Certes, mais je ne me fais pas d'illusion sur les préférences de Mr. Malfoy. Si vous êtes là, c'est pour lui faire honneur. Après tout, c'est un homme très bien entouré.
Elle gloussa et tourna un regard… Enamouré en sa direction. Lucius discutait avec Croupton mais quand il vit Dolores se tourner, il planta ses yeux gris dans ceux d'Harry.
Le blond en profita pour se détacher d'Ombrage et détourna le regard pour observer le terrain. Au vu des couleurs, il pouvait voir que les Faucons de Falsmouth seraient de la partie contre les Tornades de Tutshill. Il décida de se concentrer uniquement sur le match et de faire fi de l'agitation du box privé. Il savait qu'il aurait dû profiter de ce moment pour écouter quelques informations... Il le fit durant les trente premières minutes du match.
Harry s'était assis au plus près de la chute, les bras croisés sur la rambarde qui donnait sur le vide. Il écoutait d'une oreille attentive les discussions qui se jouaient entre le quatuor et réprima plusieurs fois son envie de dire ce qu'il pensait de leur petit manège haut et fort.
- Je ne dis pas qu'il faut en mettre partout mais les détraqueurs peuvent être d'une efficacité redoutable, fit Croupton.
- Vous savez bien que cela est impossible : les moldus ressentent eux aussi les effets des détraqueurs. Une étude a prouvé que…
- Quelle importance que les moldus y soient sensibles ! Nous parlons de la protection des sorciers, de ceux qui font usage de la magie de façon trop intempestive.
- Dites-moi plutôt ce qu'il en est de cette loi à propos d'une école destinée aux sangs-mêlés. J'ai entendu dire qu'il serait plus judicieux de séparer les sangs-purs des nés-moldus.
- Ce n'est qu'une rumeur.
- Mais Larina Touqs travaille dessus.
- Vous êtes bien silencieux, Mr. Malfoy, quelque chose ne va pas ?
Harry tiqua. En effet, Lucius n'avait pas pipé mot depuis le début de la conversation et Harry savait pourquoi. C'était uniquement dû à sa présence. Ils étaient censé éviter ça et ils étaient en plein dedans. Harry se leva et décida qu'il en avait assez supporté. Il lui restait moins de deux heures et il comptait les passer à s'amuser au moins un peu.
- Où allez-vous, mon garçon ?
- Aux toilettes.
Harry partit sans un regard pour personne. Au lieu de se diriger vers les toilettes, il s'empressa de grimper les marches jusqu'au plus haut des gradins et s'installa à cet endroit. Il inspira une grande bouffée d'air et se permit enfin d'apprécier le match qui se jouait.
De cette façon, il profitait de l'offre de Lucius tout en lui laissant le loisir d'émettre des lois superficielles sur comment détruire des vies. Harry croisa les bras sur la rambarde et suivit l'attrapeur des Faucons des yeux. A son sens, c'était celui qui était le plus apte à remporter quelque chose.
Il était tellement concentré qu'il ne sentit pas immédiatement que son esprit était gratté par une présence extérieure. Quand il s'en rendit compte, il se tendit immédiatement et ferma tous les tiroirs de son esprit.
- Harry ?
Le blond se tourna d'un coup brusque pour tomber nez à nez avec Lucius. Harry remplaça sa stupéfaction par quelque chose proche de l'ennui, ce qui déstabilisa l'héritier.
- Vous n'êtes pas aux toilettes.
- Finement remarqué.
La sensation de grattage avait disparu mais Harry était sûr qu'il n'avait pas rêvé : il était là.
- Ce genre de discussion ne vous plaît réellement pas ?
- En plus d'être d'un ennui mortel, écouter des personnes décider de la vie d'autrui sans que ces personnes n'en sachent rien, je trouve ça affligeant. Mais c'est le propre de tout politicien, je ne devrais pas être surpris. Ce qui me chagrine, en revanche, c'est que vous ayez cru que je resterais sur place à écouter tout ça.
- Je n'y ai pas cru. Je suis même surpris que vous ayez tenu si longtemps.
Harry plongea son regard dans les yeux bleus de Lucius.
- Vous n'y croyez pas, n'est-ce-pas ?
- A quoi ?
- A cette idée du sang, cette suprématie des anciennes familles. Vous vous fichez de ça ?
- Je ne m'en fiche pas. Lorsqu'on vous éduque d'une certaine manière, il est difficile parfois de penser autrement. Vous ne pouvez pas voir mon point de vue et je ne peux voir le vôtre parce que nous avons été élevés différemment.
- La seule différence, c'est que moi j'ai appris à accepter tout le monde et vous uniquement vos semblables. Pourtant, je ne suis pas ça, je ne fais pas partie de cette élite.
Lucius secoua doucement la tête.
- Je ne m'en fiche pas mais je ne suis pas un idiot. Il semblerait que mon sang ne soit pas aussi pur que ce que je pensais.
- Si vous parlez de votre ancêtre, ce n'était qu'une supposition.
L'aristocrate lui fit un mince sourire qu'Harry trouva doux.
- Vous me ménagez ? Je ne trouve pas ça si déplaisant, en fin de compte. Grâce à elle, nous avons la beauté, et ça aide dans beaucoup de domaines.
- Alors pourquoi ?
- Pour mon nom, Harry. Pour tout ce que la famille Malfoy a fait et continuera de faire. Pour que mon nom continue de briller encore et toujours.
- C'est de l'orgueil mal placé.
- Non, une fierté qui ne doit pas s'éteindre.
- Vous avez raison, je ne comprends pas. Je ne comprendrai sûrement jamais. Cette façon de faire n'apporte rien de bon, si tenté que cette lubie étrange persiste et signe, ça ne sera jamais totalement acquis. Il y aura toujours quelqu'un pour se lever et faire front. Vous ne pouvez pas brimer la magie.
- Je ne crois pas qu'il s'agisse uniquement de ça...
Harry ne répondit rien. Non, en effet, il ne s'agissait pas uniquement de ça. Selon lui, un monde comme l'aurait voulu Lucius n'aurait pas pu exister mais tous ceux qui suivaient Voldemort devaient sûrement soit avoir l'esprit malade, soit vivre dans la peur. Pour Lucius, il optait pour la seconde option. Il avait eu peur pour son nom, sa famille aussi sûrement, et sa propre place. Il avait dû croire à un moment de sa vie que tout ça mènerait quelque part. Il avait retourné sa veste une fois, puis une autre quand Voldemort était revenu par peur. Si Harry n'était pas revenu dans le passé, s'il était vraiment mort, Lucius aurait-il vraiment pu faire briller son nom ?
Harry n'y croyait pas. Aussi sûr qu'il y avait eu tant de sorciers pour se dresser contre Voldemort avec ou sans lui, la guerre aurait été remportée. Il voyait très mal Ron, Hermione, Molly ou McGonagall se plier à un monde comme le voulait Voldemort. Ils auraient profité de ce moment de faiblesse où le mage noir fanfaronnerait sur son cadavre pour porter le coup fatal.
Harry avait une certitude, une certitude qui ne faiblirait pas, qui ne faiblirait jamais : Voldemort mourrait. Il n'avait pas perdu une année entière à rassembler des morceaux d'âme, Severus n'était pas mort en vain, Dumbledore, Regulus et Sirius n'étaient pas morts en vain. Il n'était pas allé se sacrifier et revenir dans le passé pour échouer. Peu importait que Lucius soit du bon ou du mauvais coté. Un jour, il devrait faire un vrai choix. Il se fichait des choix politiques pour le moment, il aurait tout le temps de se battre contre ça. Son seul objectif était Voldemort… Après ça.
Tout serait beaucoup plus simple.
- Vous n'aimeriez pas savoir si c'est vrai ?
- Quoi donc ?
- Ce qu'est Datura ?
Lucius renifla avec dédain et Harry reconnut Draco.
- Je ne pense pas que ce genre d'information se trouve dans les archives de mon manoir. La bibliothèque magique de Londres a peut-être quelque chose à son sujet, même si je suis sûr que celle de France serait beaucoup plus complète. Et puis, quand il s'agit de l'histoire des anciennes familles, il faut toujours que ça soit rangé dans l'aile interdite...
Les yeux d'Harry s'ouvrirent en grand.
- L'aile interdite ?
Lucius haussa un sourcil, Harry insista.
- Il y a une aile interdite dans la bibliothèque ? Ne me dites pas qu'ils cachent uniquement des ouvrages sur la généalogie des sorciers ?
- Non. Beaucoup de livres plus dangereux que rares s'y trouvent.
- Dangereux comment ?
- J'ai piqué votre curiosité vous désirez visiter cette aile.
- Si je le désire ? Bon sang, vous me parlez d'un endroit où on peut trouver des livres puissants et vous vous attendez à ce que je fasse comme si de rien n'était !?
Lucius lui adressa un sourire charmant.
- Malheureusement, seuls quelques membres du Ministère peuvent s'y rendre, et je n'en fais pas partie.
- Donc vous m'avez fait miroiter une information totalement inutile.
- Si les livres avec une forte puissance magique vous intriguent, je devrais d'abord vous proposer de visiter ma bibliothèque.
Harry fronça les sourcils.
- Les livres magiques ne sont généralement pas pleins d'une magie bienveillante.
- La plupart du temps, non. Mais je suis un collectionneur, et j'ai l'impression que vous n'êtes pas du genre à passer à côté de plus de connaissances. Que diriez-vous de venir dîner chez moi à notre prochain rendez-vous ?
- Devrais-je supporter d'autres invités du même acabit que cette femme déplaisante ?
Lucius rigola doucement et Harry se rendit compte que c'était la première fois qu'il entendait un rire franc de la part du blond.
- Je ne porte pas Ombrage dans mon cœur non plus. Elle me fait penser à un strangulot.
- Vous prêchez un convaincu.
- Alors vous acceptez ?
Harry étira ses lèvres en un sourire satisfait.
- Je ne vois rien qui puisse me faire refuser une telle invitation.
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Après son retour Harry laissa échapper toute sa frustration d'avoir croisé trois personnes qu'il ne portait pas vraiment dans son cœur. Tout en faisant les cent pas dans le bureau du directeur, il exposa à Dumbledore la conversation qu'il avait entendue.
- Peut-être que les choses iraient mieux si vous acceptiez d'être Ministre de la Magie !
- Le penses-tu, Harry ? Ne serais-je pas plus utile à Poudlard ?
- Mais en tant que Ministre vous pourriez faire taire toutes ces voix aux idées saugrenues !
- Dois-je te rappeler quel était mon sentiment à ce propos ?
- Mais c'était avant ! Maintenant, vous savez ce qui convient de faire.
- Si tu étais à ma place, Harry, accepterais-tu ce rôle ?
Harry croisa les bras derrière son dos mais ne cessa pas de tourner en rond. Il avait vu ce qu'avait fait le poste de Ministre de la Magie à Fudge et Scrimgeour : ils n'avaient presque aucune liberté, dépendaient de l'opinion publique, étaient sans cesse attendus aux tournants.
- Non… Je ne le ferais pas.
- Il est plus important à mon sens d'éduquer de jeunes esprits qui peuvent encore changer d'avis que de tenter de convaincre de vieux dinosaures, tu ne crois pas ?
- Si, vous avez raison.
- Je comprends ton inquiétude, Harry, mais tu ne peux pas te battre contre deux ennemis à la fois. Et même si Voldemort marche de paire avec ce qui se trame au ministère en secret, ce sont bien deux choses distinctes. Lorsque Voldemort disparaîtra, cependant, beaucoup de personnes se tairont.
- Mais certaines idées seront toujours là !
- Et c'est pour ça qu'il vaut mieux que je reste Directeur et que tu continues à être un préfet exemplaire. Tes interventions sont bénéfiques, Harry, plus que tu ne le crois.
- Je vous remercie, professeur.
- Non, c'est moi qui te remercie, Harry. Tout ce que tu fais dans l'unique but de nous sauver... Tu es prêt à faire tellement et, pour le moment, je suis incapable de faire quoi que ce soit pour toi.
Harry secoua doucement la tête et fit un grand sourire à Dumbledore.
- Vous savoir en vie est amplement suffisant.
- Je ne suis pourtant pas immortel, Harry.
- Je le sais. Mais vous êtes là, sous mes yeux… C'est réconfortant.
Dumbledore le regarda les yeux légèrement humides.
- Je vais vous laisser, peut-être que les autres s'inquiètent pour moi.
- Prends donc un bonbon avant de partir.
Harry s'exécuta en rigolant doucement. Il s'empara d'un bonbon au citron et, tout en sortant du bureau, le fit glisser entre ses lèvres. A peine un pied dans le couloir, il tomba sur William et Sirius.
- Qu'est ce que vous faites là ?
- Ce qu'on fait ici ?! Je ne sais pas ce que tu trafiques, Adams, mais ça fait presque quatre heures que tu es dans ce bureau ! s'exclama Sirius.
Harry fit glisser le bonbon citronné contre sa langue en levant les yeux au ciel.
- C'est fou comme le temps passe vite.
- Ne sois pas stupide ! Ce soir, on s'entraîne sur notre patronus et Lily est déjà en rogne que tu ne sois pas là.
- Donc vous avez fui la salle ?
William fit comme s'il n'avait pas entendu et Sirius préféra se mettre en marche.
- Qu'est ce que tu as dans la bouche ?
- Un bonbon au citron… Tu le veux ?
Le brun se pencha doucement vers lui.
- Est-ce que vous p… Non mais sérieusement ?!
Sirius détourna le regard de William qui avait logé sa langue dans la bouche d'Harry. Quand leurs lèvres se séparèrent, le Serpentard savourait la sucrerie avec un sourire amusé.
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A suivre
Pourquoi ce chapitre est si long...parce que ne savais pas ou couper, parce que vendredi prochain je posterais la suite super tard je pense. La semaine qui s'annonce va être difficile pour moi XD. J'espère sincèrement que vous avez aimé ce chapitre, moi je l'aime beaucoup. N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé. Koeur.
