Epilogue
« Nous sommes tous à la recherche de cette personne unique qui nous apportera ce qui manque dans notre vie. Et si on ne parvient pas à la trouver on n'a plus qu'à prier pour que ce soit elle qui nous trouve. »
Onze ans plus tard
« Le Daily Planet n'est qu'une énorme fourmilière, j'en ai gardé ce souvenir. Cet établissement grouille de journalistes en tout genre, de pigiste à reporteur. J'aime cette ambiance catastrophique et changeante qui me divertie d'une tout autre routine. Les idées qui se bousculent, le bruit des crayons sur les papiers, les claviers qui ne cessent jamais de travailler. J'aime prendre mon temps de la regarder. A Smallville c'est complètement l'inverse, le paysage n'est pas pareil, les gens ne sont plus les mêmes, et même il m'arrive parfois que la langue me surprenne. J'aime l'idée que ce que je fais me plait, et recevoir des prix pour ce que j'aime faire me plait d'autant plus. Il y a autre chose qui me satisfait le fait que Clark Kent ne soit plus ce qu'il était. Le Clark Kent d'aujourd'hui porte des lunettes le jour, et revêtu son costume de Superman la nuit. Ce que j'aime par-dessus tout c'est que je peux être moi-même mais cela implique des choix. Ma vie et mes expériences ont fait que je suis devenu quelqu'un de différent. Quand je m'écoute penser je me trouve de plus en plus dure avec moi-même, de plus en plus dure avec les autres. A cause des choix que j'ai à faire tout les jours en tant que Superman, je me dois d'être exigent avec moi-même.
Admiré par les plus jeunes, remercié par les plus grands. Superman reste l'icône et le rêve des générations futures. Clark Kent, lui, ne se sent pas aussi important ! Cela devrait me combler, mais parfois c'est un fardeau à porter. Cette routine je la partage avec Lois Lane. Ma partenaire à la vie comme au travail. C'est vrai Lois Lane m'aime. Et dans un monde parfait j'aime aussi Lois Lane. Je travaille avec cette jeune femme depuis cinq ans maintenant et ça fait près de deux ans que je suis amoureux d'elle mais ce n'est plus un secret pour personne. Lois est convaincante, sagace, entêtée, courageuse, effrontée, obstinée, et intelligente. Elle sait qu'elle ne manque pas de charme, et son travail lui prend tout son temps. Parce qu'elle sait qu'elle est la meilleure dans son domaine. Notre relation plus que professionnelle n'est pas si nouvelle, mais tout ça me parait encore étrange. Il faut savoir que Lois est spéciale. Elle m'a laissé le temps en croyant que j'en avais besoin... étrangement. Elle ressent que j'ai un lourd passé, elle pense que pour moi c'est difficile d'aimer. Peut-être bien qui sait. Je ne suis pas dupe les sentiments peuvent évoluer et changer, mais quoi qu'il arrive certains vous marquent à jamais. Vous bouleverse avec tellement de force que tout les autres sentiments présent en vous sont inhibés par ce dernier. Aujourd'hui c'est ce qui va m'arriver. Encore. On dit que la chance ne frappe pas deux fois à la même porte et pourtant en ce moment même j'ai l'impression d'avoir gagner mille fois au loto. »
Le jeune Kent s'était réveillé en retard ce matin là, et méfiez vous des apparences, il était de très mauvaise humeur. Les critiques peuvent être parfois blessante surtout lorsqu'elles critiquent plus que son travail et paressent dans les journaux. L'année suivant les chanceux qui reçoient des Pulitzer est très difficile, puisque leur travail est plus que quiconque surveillé et constamment jugé. Leur recherche est inspectée, leurs travaux, et parfois même leur vie privée. Clark ne pouvait pas se permettre cela, face à sa double vie ça lui était exclus. Il devait donc faire deux fois plus attention. Mais apparemment ils ne comptaient pas l'épargner. Vu son retard le jeune Kent voulu se rendre au Daily Planet en volant il l'aurait eu tout le temps de le rattraper mais ceci... expliquant cela il ne se le devait pas. C'est alors en taxi, qu'il reçu les embouteillages de plein fouet. Son portable ne sonna rien qu'une dizaine de fois. Cinq appels de Lois, trois appels de Jimmy et un appel de Perry. Le dernier était au numéro de Bruce Parker, le critique en question. Clark n'écouta même pas son message, il l'effaça aussitôt. Leur amertume l'un envers l'autre ne datait pas d'hier. Le jeune journaliste espérait qu'il le laisse enfin tranquille. Bruce était nominé au même prix que Clark lors des Pulitzer et le jeune homme ne semblait pas vouloir s'y faire. La pilule était donc si dure à avaler ?
Après une longue heure, Clark arriva enfin au Daily Planet, et descendant de son taxi il jeta un coup d'œil à sa montre. Il grimaça honteux avant de se diriger vers le grand bâtiment.
- Kent, entendit-il.
Clark se tourna puis étudiant la personne face à lui, il soupira de tous ses poumons.
- Parker, quelle surprise, dit-il avec lassitude.
- Vraiment ? , reprit Bruce, ça ne devrait pas l'être pourtant il m'a semblé d'indiquer que je devais venir te poser quelques questions.
- Navré j'ai effacé le message sans l'écouter.
- Et pourquoi ça ? Est-ce à cause de l'article d'hier ?
Clark s'énerva avançant vers lui.
- Tu m'as insulté, tu as dit que mes articles manquaient de pertinence et de profondeur.
- Oui, renchérit Parker. Et ce n'est pas le cas ? As-tu lu le journal ses derniers temps, poursuivit l'homme. L'article que tu as écrit sur Perkinson va être démenti.
- Quoi ! , s'exclama Clark effaré. Bruce lui afficha le journal sous le nez l'air ravi. En gros titre il était inscrit. « Affaire Perkinson : L'accusé désigné non coupable ».
- Voyons c'est impossible, souffla Clark en se saisissant du journal, toutes les preuves étaient contre lui.
C'était donc le pourquoi des appels du bureau, à présent le jeune homme comprenait. Le jeune Kent secoua la tête avant de franchir rapidement la porte du Daily Planet, Bruce sur ses talons.
- Ça te chagrine de l'apprendre ? Ne t'en fait pas ce n'est qu'une question de temps avant que je cite ton incapacité à voir la vérité où que ce soit. Tu n'en démordras pas. Ce Pulitzer était à moi !, s'exclama Bruce.
Clark pivota vers le journaliste, le regard sombre. Pourquoi Bruce Parker s'obstinait-il à ce point avec tout cela. Il avait de quoi mettre Clark en colère, et personne... oh non personne ne voudrait être l'ennemi de Superman.
- Bruce, débuta Clark doucement. Le jeune homme en face de lui releva la tête d'un air hautain. Le jeune Kent pinça ses lèvres appuyant sur la touche d'appel de l'ascenseur il poursuit le plus sincèrement du monde.
- J'ai réfléchi à ce que tu m'avais dit l'autre jour, à propos de mon article, j'ai passé la moitié de la nuit à y réfléchir. Et puis j'ai eu un flash. Après je me suis paisiblement endormi, et depuis je n'ai pas pensé à toi. Tu sais ce que j'ai compris ? Tu parles sans avoir la moindre idée de ce que tu racontes. Etre critique ne signifie pas tout savoir ! Tu n'es jamais sorti de Métropolis, n'est ce pas ? Si je te dis de me parler d'art, tu vas me raconter un condensé de tous les livres sur le sujet. Michel-Ange, tu sais plein de chose sur lui. Sur son œuvre, sur ses choix politiques, sur lui et sur le pape, ses tendances sexuelles et j'en passe. Mais je parie que ce qu'on respire dans la Chapelle Sixtine, son odeur, tu ne connais pas. Tu ne peux pas savoir ce que c'est que de lever les yeux sur le magnifique plafond. Non tu ne sais pas. Le regard noir Clark avança d'un pas avant de poursuivre durement,
- Si je te dis de me parler des femmes, tu vas me faire un résumé des femmes que tu as le plus aimées, certaines de tes expériences aussi, mais tu ne sauras pas me décrire ce que c'est que de se réveiller près d'une femme et de se sentir vraiment heureux. Si je te faisais parler de la guerre c'est probablement tout Shakespeare que tu me citerais « Une fois de plus sur la brèche, mes amis ! ». Mais tu n'as pas vécu la guerre. Tu n'as jamais tenu contre toi ton meilleur ami. Tu ne l'as pas vu haleter jusqu'au dernier souffle avec un regard qui implore. Si je te dis de parler d'Amour, tu vas probablement me narré un de ses sonnets. Mais tu n'as pas connu de femme devant qui tu t'es senti vulnérable. Une femme qui t'aie étalé d'un simple regard. Comme si Dieu avait envoyé un ange sur Terre pour toi. Pour t'arracher aux profondeurs de l'enfer. Et tu ne sais pas ce que c'est d'être son ange à elle. Et de savoir que l'amour que tu as pour elle est éternel. Et survivra à tout. Même à la mort. Et aux nuits passées assis dans une chambre d'hôpital pendant des mois en lui tenant la main, parce que les médecins ont lu dans tes yeux que tu n'avais pas l'intention de te plier aux heures de visite. Tu ignores ce que c'est que de perdre quelqu'un. Parce qu'on ne connaît ça que quand on sait aimer plus qu'on ne s'aime soi-même. Je doute que tu aies déjà osé aimer à ce point. Quand je te regarde, ce n'est pas un homme intelligent et solide que je vois. Ce que je vois c'est un gosse, culotté, qui meurt de trouille. Mais toi tu présumes que tu sais tout de moi parce que tu as lu un de mes articles et ça, ça te permet de disséquer ma vie ! Tu es orphelin n'est-ce pas... Tout comme moi mais en dehors de tout ça tu crois que je pourrais savoir quelque chose des difficultés que tu as rencontrées dans ta vie, de ce que tu ressens, de ce que tu es, sous prétexte que j'ai lu Oliver Twist ? Est-ce que ça suffit à te résumer ? Personnellement, je n'en ai rien à faire parce que je vais te dire, je n'ai rien à apprendre de toi que je n'apprendrai pas dans n'importe quel bouquin. Ne dis pas de moi que je suis incapable de percevoir la vérité, Bruce tu serais très surprit.
Le tintement de l'ascenseur interrompit Clark, le jeune Kent respira profondément avant de se détournait du journaliste. Ah parfois ça faisait du bien de dire la vérité. Bruce le regarda s'en allait l'air songeur.
- Bon courage Bruce, quoi que tu recherche, affirma Clark alors que les portes se refermaient derrière lui.
Clark s'adossa à l'ascenseur, fermant lourdement les yeux. Il devait sérieusement apprendre à se contrôler. D'accord il avait de la rancune contre ce crétin qui diffamé sur son compte mais la vérité faisait parfois mal à entendre. Le jeune Kent savait que bien que Bruce est une famille, il se sentait seul et que ça seule manière de se sortir de cette enfer était de s'enfermer dans le travail.
Le jeune Kent reposa son regard sur le journal que Bruce lui avait flanquer sous le nez, le pliant il soupira. Mais son attention fut attiré par toute autre chose, au dos du journal un article énorme sur les Luthor. « Après un an derrière les barreaux Lex Luthor est retrouvé mort dans sa cellule ». Le jeune Kent écarquilla les yeux de surprise.
- Dites moi que je rêve, murmura t-il effaré.
Lorsqu'il arriva à l'étage supérieur le jeune Kent eut juste le temps de voir une jeune femme se glissait rapidement entre les portes de l'ascenseur avant qu'elles ne se referment.
- Wow in extremis, assura t-elle.
Le jeune Kent tentait de se remettre de la nouvelle, il acquiesça doucement de la tête avant d'appuyer sur le numéro neuf. Il était beaucoup trop ailleurs. Si Bruce avait dit vrai, la journée serait très très longue, celle-ci était un véritable choc.
- Où vous rendez vous ? , questionna le journaliste à la jeune fille.
- Oh... hum au même étage que vous c'est parfait.
Clark hocha de la tête avant de s'installer de nouveau. Le jeune homme observa la jeune femme tentait de faire tenir en équilibre les cinq cafés qu'elle tenait dans ses mains. Pourquoi avait-il l'impression de l'avoir déjà vu ? Son visage lui disait vaguement quelque chose. La jeune fille était grande, avec de longs cheveux bruns, quelques tâches de rousseurs puis des yeux d'un bleu azuré. Son sac ne tenait qu'à un cheveu, et Clark sentait bientôt la chute arriver.
- Un peu d'aide, renchérit Clark.
- Non merci, déclara poliment la jeune femme en se tournant vers le jeune homme. Clark la détailla de nouveau, avec plus d'insistance. Où avait-il bien pu la rencontrer. Son sac glissa et deux cafés lui échappèrent. Le jeune Kent les rattrapa sans le moindre effort. La jeune femme se tourna vers lui, remerciant le ciel.
- Wow, fit-elle admirative. Clark eut un sourire avant de replacer ses lunettes sur son nez. Et bien merci, déclara t-elle.
- Je vous en prie, continua Clark amusé.
L'ascenseur fit une halte à l'étage inférieur d'une lenteur incalculable comme à son habitude, avant de voir arriver une multitude de monde. Comme si il n'était pas assez en retard. La cabine se rempli rapidement avant de poursuivre sa course au neuvième. La jeune femme près de lui soupira de tous ses poumons.
- Quelque chose ne va pas ? , questionna Clark.
- Je suis assez pressée, et ma patronne n'est pas très commode, ajouta t-elle en tentant de reprendre les cafés que le jeune Kent lui tendait.
- Je vois, souffla t-il, et bien bon courage...
Le jeune homme ne termina pas sa phrase volontairement souhaitant qu'elle lui rafraichisse la mémoire, mais le tintement de l'ascenseur les interrompit de nouveau y laissant sortir la foule de monde. Clark eut un rictus.
L'ascenseur se vida et Clark s'attarda attentif, il observait la jeune fille se rendre directement dans le bureau de Perry White. Pourquoi son visage lui disait tant quelque chose ? Comme si un élément manquait... oui clochait. Se grattant la tête le jeune Kent sortie de l'ascenseur à son tour, agacé de ne pas se rappeler. Le Daily Planet semblait être agité, chose qui arriver très souvent lorsque Superman réalisait de nouvel exploit. Il ne lui semblait pas qu'il avait accompli une merveille ses derniers jours, s'amusa t-il. Alors que Clark se rendait vers son bureau Jimmy Olsen lui tomba subitement dessus.
- C.K ! , s'exclama le jeune homme aussitôt.
- Hey Jimmy … dis moi, débuta Clark, qu'est ce qui se passe ici ?
- Ça va faire trente minutes que le patron te réclame.
- Oh oui à cause de l'affaire Perkinson ,élucida Clark.
- Oui c'est exactement ça Perkinson compte poursuivre le journal pour fabulation.
- Quoi ! Tu plaisante j'espère ! ,s'étonna Clark, tout ce que dit l'article est vrai, claironna le jeune Kent.
- Oui, poursuivit Jimmy en sautant sur le rebord du bureau. Mais tu ne connais pas la meilleur, hier Perkinson a été acquitter.
- Oui je suis vaguement au courant. Ce crétin de Bruce Parker ne s'est pas gêné pour me l'annoncer de si bon matin.
Jimmy grogna.
- Ce mec est immonde.
Le jeune homme eut un rictus embêté.
- Oui je suis encore sous le choque, poursuivit-il.
- Quoi qu'il en soit, reprit Jimmy, Perkinson profite de se retournement de situation pour en tirer profit.
Le jeune journaliste grimaça, acerbe.
- Et donc comment réagit Perry ?
- Il est complètement détraqué, expliqua le jeune photographe. Il coure dans tout les sens depuis ce matin. C'est la folie ici. Il n'arrête pas de répété que seul les journaux à scandale ou people se font poursuivre, pas le Daily Planet. Du coup il a appelé un avocat et s'entretient avec lui depuis une bonne heure maintenant. Lois est déjà à l'intérieur, le patron t'attend. Il ne manque que toi.
- Pourquoi ? , questionna le jeune homme.
- Parce que c'est vous qui avait récolté les preuves et écris cette article Clark réveille toi !
Le jeune homme secoua légèrement avant d'expliquer alors,
- Non Jimmy pourquoi faire appel à un avocat si tôt. Nous ne devrions pas tenter de négocier ?
- Perkinson ne veut pas négocier Clark, il veut un démentit. L'avocat que Perry a choisi se chargera de tout ça.
- Qui est ce ? , questionna Clark en posant ses affaires.
- Je ne sais pas. Perry l'a choisi parce qu'on dit de cette avocate que c'est la meilleur au barreau. On l'appelle le Cobra parce qu'elle frappe fort et rapidement et que ça fait à chaque fois très mal, ricana Jimmy.
- Elle ? , s'enquit le jeune Kent.
- Je crois que c'est une femme.
Clark songea un instant à la jeune femme de l'ascenseur qui s'était rendu dans le bureau de Perry, peut-être qu'après tout c'était elle et que si elle était si connu que Jimmy le prétendait Clark l'avait peut-être déjà vu à la télévision. Non cela sonnait faux. Elle semblait trop jeune pour avoir finit ses études et encore moins pour être une avocate renommé. Le Cobra voilà qui devait être sa patronne infernale !
- On dit d'elle que c'est une déesse vivante, poursuivit Jimmy en le sortant de ses pensées.
- Mouai, souffla le jeune Kent.
- Tu verras ça par toi-même dépêche toi, affirma t-il en le tapant dans le dos.
Le jeune journaliste soupira avant de se lever, pas motiver le moins du monde. Trainant des pieds il se dirigea vers le bureau de son patron. Il craignait les représailles de Perry White. A peine franchit-il la pièce qu'il entendit son patron aboyait.
- Kent. Entrer !
Le jeune homme s'exécuta, fermant la porte derrière lui. Tous les regards se tournèrent vers lui. Le jeune Kent étudia chaque personne dans la pièce. Perry près de son bureau un air éternellement consterné affiché sur le visage, la jeune femme brune avec laquelle il avait prit l'ascenseur complètement surmenée, Lois un peu plus loin adossait au mur du fond totalement ennuyée puis l'avocate rousse face à lui absolument blasée. Ils échangèrent un bref regard avant que Perry ne reprenne.
- Clark nous parlions de l'affaire Perkinson.
- Oui Jimmy et Bruce ont eu la gentillesse de me mettre au parfum.
- Bruce ? , questionna Perry aussitôt.
- Bruce Parker patron, éclaira Lois en lui jetant un rapide coup d'œil. Le critique.
- Oh, il vous en veut toujours pour le Pulitzer Kent.
- Oui patron il semblerait, ajouta Clark d'un soupire. Mais bon vous vouliez me voir.
- Oui Kent… voici Daphné Aubry l'avocate qui représentera notre journal.
Clark avança dans la pièce répondant à sa poignée de main.
- Mr Kent, poursuivit l'avocate, nous parlions des moyens et options qui nous étaient capable d'envisager.
Clark enfouit ses mains dans ses poches, attentif.
- Je vous écoute.
- Mlle Aubry pense que nous devrions tout de suite nous défendre devant le tribunal, rapporta Mr White.
Clark cilla.
- Mais il est juste question d'une plainte, non ?
- Oui je trouve ça ridicule, claironna Lois, nous devrions d'abord voir si une négociation est possible. Pourquoi tout de suite emprunter les grands moyens.
- Mr Kent et Mlle Lane cela va beaucoup plus loin qu'un préjudice, il vous accuse de diffamation. Si je pense qu'aller au tribunal est le meilleur choix à faire c'est parce que j'ai étudié le dossier et j'ai vu que nous avions une bonne défense et une victoire assurée. Toutes les preuves vont dans notre sens. Pour Perkinson s'est perdu d'avance !
- Je ne comprends pas, poursuivit Clark, si toutes les preuves sont contre lui pourquoi alors avoir été jugé innocent, s'étonna le journaliste.
- Perkinson a beaucoup de charisme, vous l'avez déjà rencontré non.
Perry se leva contournant son bureau.
- Oui mais le charisme ne fait pas tout Mlle Aubry, il doit bien avoir anguille sous roche non.
Clark posa son regard sur son patron, acquiesçant de la tête.
- Sachez Mr White, que certain homme ont embrigadé une partie du monde grâce à leur charisme et leur éloquence. Regardez par exemple Superman.
Clark crut s'étouffer, ahurit. Comment osait-elle le comparé à des abominables dictateurs ! La jeune journaliste soupira de tous ses poumons avant de reprendre,
- Il est préférable de faire ça discrètement, nous n'avons pas besoin de tout cela, assura Lois.
Clark fixa son regard sur Perry puis sur Lois. Il trouvait ça trop rapide, trop précipité, pourquoi tout le monde semblait sur les nerfs. Etait-il le seul à trouver que tout allait trop vite ?
L'avocate porta à ses lèvres son café avant de toussoter écœurée.
- Beurk mon dieu Theresa mais ce n'est pas buvable !
- C'est Taylor, rectifia la jeune femme.
- Peu importe si vous continuez comme ça vous n'aurez plus d'emploi.
- Je ne pense pas que ma sœur serait du même avis, murmura la jeune femme entre les dents si doucement que le jeune Kent fut sûr d'être le seul à avoir entendit. Il détailla de nouveau la jeune femme, dubitatif. « Taylor... Taylor » Pourquoi ce nom ne lui disait absolument rien, et pourtant son visage... Il tentait de passer les barrières de ses souvenirs mais une porte semblait lui être cloche. Oh et puis mince ! Il fallait qu'il lui demande.
Taylor regarda l'avocate avec lassitude et amertume, tandis que Clark se demanda en quoi la sœur de la jeune fille avait un rapport avec tout cela. L'avocate redressa la tête face aux journalistes, égarés.
- Je dois y allée, j'ai encore beaucoup de travail et je ne devais pas rester aussi longtemps ici. Ma partenaire et moi allons traiter votre dossier je vous recontacte plus tard.
Perry se leva à la suite de l'avocate.
- Très bien, poursuivit le patron du Daily Planet. Alors dans ce cas à très bientôt.
- Ma collaboratrice et moi devons rencontrer la partie opposé et le juge cette après midi je vous tiendrais au courant.
Perry acquiesça de la tête alors que Daphné Aubry se dirigeait vers la sortie de son bureau.
- Tia ,s'exclama t-elle durement. La jeune femme soupira de tous ses poumons avant de la suivre.
- C'est Tayloria, précisa la jeune femme avec agacement.
« Tayloria », se répéta le jeune Kent étonné, et non « Taylor » cela changeait la donne. Ce nom… Oui ce nom lui disait grandement quelque chose. Perry et Lois attendirent que la porte claque, devant le silence le jeune homme s'apprêtait à sortir sur les talons de l'assistante lorsque la jeune Lane déclara.
- Je ne la supporte pas ! Vipère !
Le jeune Kent soupira, il devait donc rester et participer à la discussion. S'adossant à la porte il posa sa main sur la poignée poursuivant doucement.
- Elle a l'air pourtant sûre d'elle.
- Kent moi aussi j'ai du mal avec elle, admit Perry. Je n'aime pas ses idées.
- Vraiment, soupira Clark prit de cour. Jimmy m'a pourtant dit que c'était la meilleure et que c'est elle que vous vouliez à tout prix.
- Pas Aubry, éclaira t-il, mais sa collaboratrice le Cobra c'est elle qui de loin à fait ses preuves au tribunal. C'est elle que je voulais mais c'est cette idiote qui s'est déplacé.
- Oui mais je l'ai entendu dire que sa partenaire était aussi sur notre affaire, non ? , continua Clark.
- Heureusement ! Cette fille ne vaut rien, si elle est autant ingrate avec ses employés, elle ne peut que négliger ces affaires aussi.
Lois acquiesça de la tête. Clark réfléchit un instant avant de poursuivre,
- Oui Taylor s'est ça ? , interrogea Clark lentement.
- Tu as davantage une meilleure mémoire que cette avocate.
- Est-ce que vous connaissez son nom ?
- A qui à l'assistante ? , demanda Lois.
- Oui, insista le jeune homme avec précipitation.
- Hum… Non.
Clark respira profondément.
- Il semble qu'elle est ce job grâce à sa sœur, vous savez qui elle est ?
- Non ! , affirma Lois agacer.
Le jeune Kent soupira, embêté. Perry poursuivit alors retournant à ses moutons,
- Elle ne cherche qu'à aller au tribunal pour gagner l'affaire et se faire un nom comme sa partenaire. Elle recherche juste la tête d'affiche c'est ridicule.
Le jeune homme regretta de ne pas avoir pu suivre toute la conversation. Il avait l'impression d'avoir louper un spectacle qui valait le détour. Daphné Aubry semblait centré sur elle-même, et arrogante à souhait. Qu'est ce qui pouvait les faire croire que ce Cobra n'était pas exactement pareil ? Etrangement il avait hâte de les rencontrer ensemble afin de savoir si leur entente était réelle et réciproque.
- Il y aura rencontre cette après midi, le Cobra sera là, éclaira Perry, nous verrons ce que cela donnera.
Clark acquiesça doucement de la tête, avant de sortir rapidement du bureau de son patron. L'ascenseur se refermait sur les deux jeunes femmes qui venaient de quitter le bureau. Le jeune Kent soupira longuement. Mince, trop tard ! Clark se dirigea vers son bureau replongeant dans ses pensées. Perkinson était un affreux bonhomme, qui avait détourné près de trente cinq million de dollars de la célèbre association pour laquelle il travaillait : Greenpeace. Comment avait-il pu gagner avec toutes les preuves qui allaient contre lui ? Le président de l'association avait posé tout ses espoirs et toute sa confiance en lui. Comment pouvait-on en attendre autant d'un jeune homme qui avait à peine dix neuf ans. Pour son âge il était sacrément malin mais avait-il vraiment de quoi gagner ce procès. Le charisme et l'éloquence était-il vraiment un facteur de réussite dans sa défense. Le jeune homme secoua légèrement la tête désabusé. Et si en plus de cela il se coltinait la Vipère et le Cobra…
Le jeune homme sourcilla avant qu'il ne sente une main se fermait autour de la sienne. Clark redressa la tête vers la jeune Lane qui le souriait doucement. Clark lui répondit du même sourire.
- Tu as eu une panne d'oreiller ce matin.
- Oui, et aussi les embouteillages.
- Je t'avais dit de venir à l'appartement hier, tu aurais du m'écouter on serait partit ensemble.
- C'est vrai, admit Clark en s'asseyant près de son bureau.
- Dis moi, continua la jeune Lane, tout à l'heure tu avais vachement l'air d'être intéressé par la sœur de l'associer d'Aubry.
Le jeune homme fronça les sourcils, attentif. Donc Taylor était la sœur de ce Cobra. Voilà donc pourquoi tout à l'heure elle avait parlé de son aîné, elle l'avait sûrement aidé à avoir ce travail infernal. Devoir supportée Aubry la pauvre. Le jeune homme plongea dans ses souvenirs, perplexe.
- Kent, l'interrompit Lois. Clark sourcilla avant de redresser la tête.
- Pas plus que ça, répondit-il enfin, mais il me semble l'avoir déjà vu auparavant… peut-être que cela remonte à des années. Je n'en sais rien mais c'est… c'est étrange, j'ai comme un drôle de pressentiment.
Lois le détailla une mimique affiché sur le visage, tandis que le jeune Kent replongeait dans ses pensées.
C'était la première fois depuis des années qu'il sentait que sa vie était aussi stable. Il avait son propre appartement, il avait un bon emploi, une belle copine, et une double personnalité de super héro qui lui permettait d'aider les gens et d'être soi même en même temps. Il avait l'impression qu'enfin tout allait bien dans sa vie, qu'il était serein. Dans cette plénitude, dans ce silence le son d'une radio de police raisonna à ses oreilles. Clark se leva subitement.
- Où est ce que tu vas ? , questionna Lois.
- J'ai… j'ai une course à faire je reviens tout de suite, bégaya le jeune homme. Lois l'étudia sceptique.
- Tu n'oublis pas qu'on doit déjeuner ensemble, n'est ce pas ?
Clark acquiesça de la tête avant de partir aussitôt en direction des ascenseurs, sous le regard dubitative de Lois. La jeune Lane ne savait encore rien de sa vraie nature, bien sûr à propos de ce sujet là il éprouvait toujours une forme de blocage. Ce n'était pas simple de se livrer aussi facilement à quelqu'un. Ce n'était arrivé qu'une fois dans sa vie, et il n'y avait rien de comparable. Avec Lois c'était autre chose, quelque chose de fort mais quelque chose de différent. Une partie de lui savait que c'était elle… que c'était sûrement elle, la femme de sa vie. Depuis longtemps maintenant c'était la première fois qu'il se sentait aussi bien avec quelqu'un, qu'il s'entendait aussi bien avec une femme sans pour autant qu'il ne se reproche quoi que ce soit. C'était bon de se sentir ainsi.
Clark se rendit rapidement sur place, sa tête encore remplit de question. Cette impression était plus qu'étrange il ne pouvait cesser de ressassé. « Tayloria » ce prénom lui était familier, ce prénom faisait référence à une partie de sa vie qui était maintenant révolu. Etait ce possible que... Non ! Comment en être sûr ? Comment savoir ? La jeune fille était partit bien trop rapidement, mais il aurait tout donné pour connaitre son nom. Clark se força à se concentré. Une autre identité impliquait une autre manière de réagir et de penser, il devait s'efforçait de rester sérieux... oui et de se vider l'esprit. Le jeune homme survola une autoroute, où une course poursuite agité se déroulait. Superman les suivit, avant de rapidement les rattraper. Le jeune super héro attendit qu'ils quittent l'autoroute avant de se dresser devant la voiture des hommes en fuite, les freinant aussitôt dans leur course. Leur frein grinça longuement avant qu'ils ne s'arrêtent de justesse devant lui. Le carambolage s'évita de peu, Clark souffla avant de se diriger vers la portière. Le conducteur était sonné, assurément que si la collision s'était faites il aurait davantage eut mal que Superman. Le jeune homme fit signe aux policiers de venir. Il arracha distraitement la portière alors que les policiers approchaient. Les hommes de l'ordre s'adressèrent à lui.
- Merci Superman, encore un peu et ils nous échappés.
Le concerné sourit poliment, et alors qu'il allait répondre un jeune policier qui était resté près d'une voiture les interpella alors,
- On nous signale à la radio qu'un incendie c'est déclarer à l'autre bout de la ville.
Superman avança d'un pas.
- Je peux m'y rendre en peu de temps, déclara le jeune homme. Ça vous facilitera la tâche.
- D'accord, affirma l'officier près de lui, deux voitures ne tarderont pas à vous suivre allez-y.
Le jeune homme acquiesça de la tête avant de s'élever dans les airs, jetant un rapide regard dans leur direction il se rendit vers le nouvel accident. Ce costume avait le pouvoir de lui faire faire des grandes choses. D'agir bien et justement. Au loin une fumée noir et épaisse encombré toute la rue impossible de le loupé, elle s'étendait jusqu'aux bâtiments adjacents, noircissant les murs et les grandes colonnes blanches du palais de la justice. Sûrement que l'air était irrespirable, des nombreux blessés étaient conduit à l'extérieur du bâtiment pendant que d'autre se faisait soigner par la multitude d'ambulancier. La rue était considérablement pleine de monde. Des pompiers, des urgentistes, et quelques policiers déjà sur place embrumaient la place sans compter les badauds, et les médias qui observaient le spectacle de ses flammes consumant le tribunal de Métropolis. Superman s'approcha du pompier en chef.
- Je peux vous aider, déclara le jeune Kent.
Le pompier se tourna vers lui, avant de respirer profondément comme soulager de le voir enfin arriver. C'était aussi ce regard que le jeune homme aimait voir dans les yeux de ceux qu'il aidait.
- Oui vous voilà. On a sorti la majorité des victimes du bâtiment mais il reste encore deux ou trois personnes à l'intérieur. Les pompiers n'arrivent pas à les trouver ils ne répondent plus et les flammes deviennent de plus en plus dangereuses.
- Je vois, je m'en occupe.
Le chef des pompiers hocha vigoureusement la tête avant de voir Superman fonçait en super vitesse dans le tribunal. L'air était effectivement irrespirable pour un humain, et Clark appréhenda de nouveau subitement. Il balaya rapidement la pièce du regard avançant dans les volutes de fumées, Superman arriva rapidement à trouver un homme qui s'était réfugiait à l'étage. Vu sa tenue il l'identifia comme le juge. L'homme toussoté à en perdre un poumon, appelant au secours Clark se rendit vers lui. Le sortant du bâtiment, il entendit l'homme le remercier avant qu'il n'articule.
- Il y a encore quelqu'un à l'intérieur.
- Où ? , répliqua le jeune homme.
- Le procureur se trouve encore au rez de chaussé.
- D'accord, poursuivit-il avant de déposer l'homme auprès d'un urgentiste. Une voix alors maintenant familière l'interrompit de nouveau.
- Superman, Superman, l'interpella t-elle. Le jeune homme se tourna reconnaissant Daphné Aubry. Clark écarquilla les yeux de surprise.
- Ma... ma collaboratrice est à l'intérieur vous... vous devez la sauvez.
- Le procureur est votre collaboratrice ? , questionna le jeune homme.
Daphné acquiesça frénétiquement de la tête. Le jeune homme sourcilla. C'était donc durant la parution devant le juge dans l'affaire entre Perkinson et le Daily Planet que le feu s'était déclaré. Et si Daphné était là, ça voulait dire que le « Cobra »... la sœur de « Tayloria » était donc elle aussi bien là, à l'intérieur de cette Enfer, prisonnière des flammes ! Sans attendre une seconde de plus le jeune Kent fila de nouveau vers l'intérieur du bâtiment. Il passa le tribunal au rayon X avant de trouver près de la barre une jeune femme allongé sur le sol, inconsciente. Clark fonça vers elle avant de la soulever doucement dans ses bras. Son pouls était faible et son cœur battait doucement comme une mélodie de plus en plus triste. Se dirigeant rapidement vers l'extérieur Superman interpella un urgentiste.
- Je crois qu'elle est restée trop longtemps exposé à la fumée.
- Est-ce que vous l'avez trouvé inconsciente ?
- Oui.
- Alors il est possible en effet qu'elle est inhalée beaucoup de fumée. Est-ce que vous pouvez l'emmener à l'hôpital ? , questionna l'urgentiste.
- Tout de suite, déclara Superman avant de s'envoler rapidement.
Clark avait étrangement peur, un incendie ne se déclarait pas ainsi dans un tribunal, quelqu'un en était sûrement pour quelque chose. Il craignait que Perkinson ne soit derrière tout cela, en effet peut-être qu'en même temps que voir la fin de cette avocate il espérait voir toutes leur chance partir en fumée. C'était le cas de le dire. Des représailles voilà ce qu'il craignait, et maintenant le tribunal prenait feu. Il ne pouvait s'efforçait de garder dans un coin de sa tête que ce matin Bruce lui avaient fait des menaces, était-il possible qu'il se décide à en arriver à là ? Le jeune homme respira profondément et alors qu'il allait entamer un virage il vit que son costume était prit dans la chaine de la jeune femme. Clark s'apprêta à la retirer mais lorsque ses yeux se posèrent sur la chaine son cœur s'arrêta. Au bout de ce collier résidait une bague, qui lui rappela alors tellement de chose que cela lui donna le vertige. Pourquoi déterrer le passé. Ce solitaire où plusieurs pétales formaient une fleur était une bague de fiançailles. Clark secoua doucement la tête, se forçant à sortir de ses pensées, avant de reporter son regard vers le ciel. Il ne tarderait pas à arriver à l'hôpital, ce n'était qu'une question de minute, là bas cette jeune femme serait prit en charge et soigner, et nous n'en parlerions plus. Les bijoux – en général- étaient très fréquent, il y en avait plusieurs qu'il ne se fasse pas d'idée, ce n'était pas un model unique. Celle-ci semblait avoir vécut. Son regard s'attarda tout de même sur le visage de la jeune femme. Son visage et ses cheveux plein de cendre ne l'aidèrent pas davantage. Il posa alors ses yeux sur sa main gauche, une autre bague y était installé cette fois une vrai bague de fiançailles. Superman soupira de tous ses poumons, ce n'était rien. Il venait juste de sauver la vie d'une femme qui était sûrement aimer d'un homme qui la mérité. Dans ce simple geste il lui avait épargné de pleurer une éternité sa perte. Il savait ce que c'était et ce n'était qu'une partie de sa vie qu'il souhaitait oublier alors pourquoi cette focalisation sur son passé ?
La jeune femme bougea légèrement dans ses bras, le jeune journaliste sentit qu'elle se réveillait délicatement. Sa tête se redressa lentement.
- Ne bougez pas, déclara Clark doucement. Vous risqueriez d'être surprise.
Le regard de la jeune femme se posa sur le super héro, se frottant les yeux elle le détailla de nouveau, les yeux ronds.
- Superman !, s'étonna t-elle. Je dois sûrement rêver !
L'homme eut un sourire amusé avant de lui assurer.
- Non, vous ne rêvez pas. Vous étiez au tribunal, je suppose que vous êtes avocate lorsqu'un incendie a éclaté. Vous avez inhalé beaucoup de fumée, je vous emmène donc à l'hôpital.
La jeune femme cilla avant de retirer la cendre de son visage. Elle épousseta sa tenue, et passa rapidement une main dans ses cheveux. Qui aurait voulu être vu de Superman dans cet état ? Elle reposa ses yeux sur le jeune homme réfléchissant longuement. Elle l'avouait à sa grande honte, il était d'une sidérante beauté.
- Vous m'emmenez à l'hôpital, mais comment vous n'avez…
La jeune femme s'interrompit avant de regarder enfin autour d'elle. Face à l'étendue de vide l'entourant la jeune femme lâcha un cri avant d'agripper le jeune homme soudainement plus fort.
- Doucement je ne vous lâcherez pas, ricana Superman.
La jeune femme enserra toutefois ses bras autour de sa nuque déclarant alors,
- Pour vous c'est facile à dire vous faites ça tous les-…
Elle s'interrompit brusquement, et alors que le jeune homme s'interroger sur le pourquoi, Clark vit défiler devant ses yeux des souvenirs qui lui semblèrent si réels et si pourvu d'authenticité qu'il sentit un frisson le prendre. Oh non pas encore ! Pareil à des années auparavant, semblable à ses images défilant sur les parois de la forteresse de solitude ces images... existaient de nouveau. Un autre frisson le prit lorsque la vision de leur première rencontre et… et de… de... Dawn se présentant à Clark en lui tendant une poignée de main… un sourire angélique sur le visage, passa tel un éclair dans son cœur. Le jeune homme cilla, secouant légèrement la tête. Se forçant à se concentrer il éclaircit sa voix avant de s'apercevoir qu'il avait arrêté d'avancer. Sentant le regard insistant de la jeune femme sur lui le jeune homme se força à ne pas l'observer. Elle devait croire qu'il était fou, il n'y avait pas de quoi réagir ainsi. Tout ça venait de lui, tout ça était dans sa tête comme d'habitude. Après toutes ses années il se sentait guérit et immunisé, pourquoi fallait-il que tout cela recommence ! Le jeune home sentit de nouveau la main de la jeune femme se posait avec hésitation cette fois sur sa nuque. Décidément elle devait croire qu'il perdait l'esprit. Il retint son souffle alors que de nouveau Clark sentit que cela se répétait. Les images de Dawn et lui riant aux éclats, d'elle et lui s'embrassant pour la première fois.
Ses mains se délièrent de son cou soudainement, et Clark la détailla étonné. Que lui arrivait-elle pour le relâcher ainsi en plein vol ? Elle ne pouvait pas avoir tout vu, elle devait songer qu'il réagissait étrangement au contact de leur peau. Ses yeux se posèrent sur la jeune femme qui se mordait la lèvre, décontenancée. A présent s'était elle qui évitait son regard et Clark sentit incontrôlablement son cœur s'accéléré, alors qu'il resserrait sa prise autour de cette inconnue. Le jeune Kent hésita un court moment, silencieux, avant d'approcher sa main doucement mais sûrement de son bras, la forçant à reposer sa main autour de lui, mais le simple contact de sa main sur sa peau projeta de nouveau une farandole d'images qui se soldaient en souvenir. Si nombreux et si varié qu'il y avait de quoi étourdir, et de quoi faire tourner la tête et les cœurs. C'était douloureux et attirant en même temps. C'était doux et violent à la fois. Cette piqûre de rappel était brûlante et brutale mais tellement chaleureuse et tellement agréable. Elle était attrayante, et forte à la fois, elle donnait envie d'aller plus loin, et d'en connaitre davantage. Dawn s'endormant doucement dans ses bras pour la première fois, Dawn chantant pour lui, puis elle découvrant ses pouvoirs grâce aux siens, les longues nuits passaient à s'embrasser à l'hôtel, leur première fois dans la maison des Kent, puis sa demande en mariage. Il y avait aussi place à la déception dans ses souvenirs incalculables, des larmoyants, des décevants mais tous bien réelles qui faisait parti de cette histoire… non encore mieux de leur histoire. L'accident de Dawn en faisait partie, le mal que certain leur avait fait aussi, la tristesse d'apprendre la mort de son père, l'amnésie, la séparation lorsque Clark était parti à Métropolis, enfin la soudaine mort de la jeune fille plus déchirante que jamais. Puis... une nouvelle fois plus rien. Juste un retour normal des choses. L'impression qu'elle était la première et qu'elle serait à tout jamais la dernière.
Clark la fixa longuement et intensément. Un sentiment si fort en lui, qu'il s'en trouva démuni. La détaillant de bas en haut, chaque détail perceptible à ses yeux comme la voyant pour la toute première fois. Il la dévora du regard. Ses yeux émeraude, sa peau douce, ses lèvres sensuelles, tout lui ravit chez elle. De la simple cendre ne pouvait pas à ce point lui dissimuler la véritable beauté. Il fallait qu'il soit sûr, il fallait qu'il sache. Immobile au milieu de cette immensité de bleu le jeune Kent articula alors doucement.
- Angel...
La jeune femme tourna instantanément la tête vers lui. A quand remonter la dernière fois que quelqu'un l'avait appelé ainsi ? Ses profonds yeux verts le dévisagèrent effarés, son regard semblait vouloir dire : « parce que toi aussi tu as tout vu ». Elle sembla subitement gênée, soudainement confuse comme lorsque quelqu'un se glisse dans une partie de votre vie qui relève de l'intimité, mais lorsque ses yeux rencontrèrent les siens ils semblèrent briller d'une nouvelle lueur, d'une tout autre manière. Ses yeux revinrent au jeune super héros et à son profil d'archange. Son cœur se gonfla de nostalgie, elle éprouva une impression de manque presque physique, insoutenable. Ce n'était pas tant la situation qui la fasciné mais, la sensation merveilleuse sur sa peau, elle se souvenait. La vérité lui apparaissait-elle enfin ? Est-ce que ses souvenirs n'avaient-ils pas été effacés… mais juste dissimuler derrière un voile très fin de mensonge. Il espérait de toutes ses forces que oui, elle aussi avait vue et elle aussi se souvenait.
- Clark, murmura t-elle entre ses lèvres, indécise.
Le jeune homme la fixa littéralement perdu. Il ne savait pas s'il devait rire ou pleurer mais quoi qu'il en soit ce ne serait que de joie. Etait-il en train de rêver ? Ou avait-il était réalisé ? Sûrement, cela ne pouvait pas être possible. Pas Dawn… pas sa Dawn. Pas comme ça, pas maintenant, pas ici après tout ce temps. Ça ne pouvait pas être possible ! Ça-ne-pouvait-pas-être-possible !
- Clark… mon amour ,répéta t-elle presque dubitative.
Le jeune homme ne la lâcha plus du regard, resserrant de nouveau ses bras autour d'elle. Une envie soudaine de ne plus jamais la lâcher de toute sa vie le saisi, une envie de l'emmener dans un endroit secret que lui seul connaitrait et où il resterait à jamais près d'elle. Reclus ! Exclus...
- Je dois sûrement rêver… encore une fois, répondit-il simplement. Il en perdait même sa voix.
La jeune femme lui sourit enroulant cette fois consciencieusement son bras autour de sa nuque. Clark manqua d'air, il se réveillerait sûrement très bientôt et pourtant il souhait profiter pleinement de ce moment. La mémoire ne pouvait pas lui revenir aussitôt en un simple geste. N'y avait-il plus aucun danger… Était-il pour de bon écarter ? Etait-il même possible qu'ils puissent de nouveau être ensemble comme autrefois ? Les doux espoirs qu'il s'était efforcé de faire taire tout au long de ces longues dernières années ne pouvaient pas se réalisé en un simple claquement de doigt. Aussi facilement que cela. Ça ne pouvait pas être vrai, depuis le début de la journée il s'était posé la question dès le départ avec cette histoire de Perkinson puis le meurtre de Lex. A la simple mention de ce nom, Clark réfléchit à toute vitesse. Etait-il possible que Jor-el en était pour quelque chose ? Qu'après cet incident tous dangers soient éloignés et qu'ils puissent enfin être ensemble ? Non il ne pouvait que rêver. Elle ne pouvait pas se rappeler, elle ne pouvait pas… non tout cela était complètement faux, mais essayait-il de s'en convaincre ?
- Non, tu ne rêves pas, dit-elle en approchant doucement son visage du sien. Le jeune homme tenta de reprendre ses esprits et pourtant il n'en avait vraisemblablement plus envie. Je ne comprends pas… ça m'échappe mais tu ne rêves pas je… je suis là. Elle s'interrompit le contemplant alors amoureusement. Derrière ce costume, derrière ce titre et ces pouvoirs elle le reconnaissait. Oui Dawn se rappelait.
- Je savais que ce jour viendrait, je le savais depuis le début.
La possibilité que la jeune fille sache cela depuis l'instant où ils avaient quitté cette chambre ce soir-là au Manoir il y a plusieurs années maintenant le fit frémir. Comment pouvait-elle songer à cela alors que lui avait perdu espoir depuis tant et tant d'année. Ses yeux étaient rempli d'espoirs et son sourire de gaîté comme si elle attendait cela depuis une éternité mais n'était t-elle pas la seule à avoir oublié. Son sourire était communicatif et sa joie envoûtante, comme si durant toutes ses années elle avait été son espoir qu'il avait tentait de faire taire.
-Clark je ne veux pas… je ne veux plus être loin de toi. Ça serait au-dessus de moi, articula t-elle doucement.
Le jeune homme l'observa le cœur battant à perdre la mesure. La respiration si haletante qu'il se sentait presque suffoqué. Ses mains devenant à chaque instant plus moite. Sa circulation de plus en plus bouleversé.
- Moi non plus ,articula t-il étonné.
Dawn sembla presque rassurée, glissant une main dans ses cheveux gominés elle sourit, et Clark crut en perdre la raison.
- A tout jamais…, souffla t-elle avant d'approcher davantage son visage du sien posant ses lèvres sur les siennes. Le jeune Kent sentit un courant électrique le parcourir si intense qu'il se sentit perdre de l'altitude. Il n'y pouvait absolument rien sa voix imposait momentanément le silence au monde. Le contact de sa peau ne faisait que l'enivrait. Un simple regard avait le pouvoir de le subjuguer, et de l'attirer comme un aimant. A croire qu'ils étaient complètement seuls au monde et que le reste de l'humanité avait cessé d'exister. Comme si l'univers tout entier s'était concentré en un seul point.
Dawn se recula instantanément, sous le regard mi effaré mi scandalisé du super héros. Quand elle s'écarta de lui, le feu qui le consuma l'empêcha de se plaindre.
- Je suis désolée, continua t-elle. Je suis plein de cendre, poursuivit-elle en posant ses doigts sur le visage du jeune Kent qu'elle tentait de nettoyer.
Clark la détailla longuement. Comme si cela avait de l'importance ! Comme si elle ne comptait pas plus que tout cela. Il était encore choquer par la nouvelle, abruti de surprise, persuadé que c'était un rêve alors que ce n'en était pas un. Ses baisers lui permettraient de réaliser. Ses baisers lui permettraient d'être sensé. Ses baisers… il les désirait ! Avançant de nouveau son visage du sien, il l'embrassa passionnément et amoureusement. Comme si ce simple geste était une question de vie ou de mort. Oui vraisemblablement comme si ça vie en dépendait. Comme si tout, l'Enfer et le Paradis, la Réalité ou le Rêve, le Bien ou le Mal dépendait juste de se baiser. Qu'est ce que la vie pouvait être horriblement agréable. Qu'est ce qu'elle pouvait être traître et fourbe ! Pouvait-on perdre la personne qu'on aime le plus au monde, s'efforcer de se dire qu'on ne la reverrait jamais, qu'un trait soit tiré définitivement sur cette relation puis que du jour au lendemain tout soit de nouveau possible. Le destin en était-il pour quelque chose ? Si il devait s'efforcer de ne plus se voir, pourquoi alors cette heureux hasard. Ça ne pourrait être qu'une récompense ! Il serait comblé s'il pouvait couler le restant de sa vie dans ses bras. Savoir qu'ils avaient une infinité de jour à passer ensemble le rendait presque insupportablement heureux, mais était-ce vraiment le cas ? Tout en lui hurlait que oui… ils vivraient, ils s'aimeraient… jusqu'à l'éternité et même après ! A cet instant le jeune Kent se promit une chose, une chose claire et nette. Une chose qu'il s'efforcerait de se répéter tout les jours et toute les nuits tout au long de sa vie, aussi longtemps que cette chance lui serait permit. Oui à partir de maintenant quoi qu'il arrive… quoi qu'il en soit il l'aimerait tout au long de sa vie, il l'aimerait jusqu'à la mort, et à l'infinie.
« Mais toi, t'es le dernier, Mais toi, t'es le premier ! Avant toi, il n'y avait rien, Avec toi je suis bien ! C'est toi que je voulais, C'est toi qu'il me fallait ! Toi que j'aimerai toujours... Ça sert à ça, l'Amour ! »
FIN.
J'espère que cette fanfiction vous aura plu ! J'espère que vous aurez pris du plaisir à la lire, j'espère quelle vous aura à de nombreuses reprises fait rire et pleurer... parfois même les deux. Et peut-être même rêver, qui sait ! J'espère de tout cœur que vous rencontrerez votre Clark ou votre Dawn si ce n'est pas déjà fait ! hi hi ^^
Les citations étaient extrait de la magnifique chanson de Edith Piaf & Théo Sarapo "A quoi ça sert l'amour?"
Si vous voulez ou si vous hésitiez à me laisser un message c'est le moment ! ^^ Sachez que c'est la dernière fois que vous pourrez me dire ce que vous avez pensé de ma fanfiction. Vous ne serez pas jugé, dites le fond de votre pensée. Mais en espérant, néanmoins, qu'elle vous aura touché. Quoi qu'il en soit vous savez que même en n'étant pas inscrit vous pouvez me laisser vos petits messages. Merci pour tous les gens qui ont suivi cette fanfiction du début à la fin, et qui ont religieusement commenté chacun de mes chapitres au fil du temps ahah. Mes reviews ou mes messages privés vous sont offerts à n'importe quel moment.
Si vous aimez ce que fais, n'hésitez pas à me suivre, on ne sait jamais si un autre projet d'écriture s'annonce...
Prenez soin de vous à très bientôt j'espère.
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EDIT: Je vous invite à présent à retrouver Dawn & Clark dans la fanfiction alternative "A Drop In The Ocean". C'est complètement une autre histoire de 4 chapitres, fait quelques années plus tard. Si vous voulez laisser une review sur ITAOTA c'est ici, sur ADITO plutôt de l'autre côté. Merci à vous.
- Elvy -
