- - Tiens… Ça, ça ira très bien, dit-elle en attrapant le cintre. Et puis… Prends ça aussi
- - Excusez-moi ?
- - Un instant, je vous prie, dit-elle sans se retourner. Tu distribues ça à tout le monde, et on reprend dans 30 minutes. D'accord ?
- - Oui, Martha
- - Excusez-moi ?
- - Oui, voilà, je suis… commença-t-elle en se retournant. Oh ! Monsieur Cartwright. Quel bon vent…
- - Je dois parler à Richard ! Pourriez-vous me dire où il se trouve ?
- - Euh… Non !
- - Non ? Comment ça non ? Vous ne pouvez pas ou vous ne voulez pas ?
- - C'est ça !
- - Madame Rodgers, je n'ai pas le temps de jouer aux devinettes ! J'ai dû annuler des réunions importantes pour…
- - Pourquoi ne pas vous adresser à votre fille dans ce cas ? Elle devrait pouvoir répondre à toutes vos questions !
- - Ah ! Parce que vous êtes au courant ?
- - Je crois que tout New-York l'est !
- - Je ne parle pas de ça ! Mais de l'action que Richard…
- - De ça aussi, je suis au courant !
- - Donc je dois le voir. Il faut qu'on discute, qu'on trouve…
- - Ce ne sera pas possible. Adressez-vous à Paula. C'est elle qui s'occupe de cette plainte
- - Mais je me fiche de cette Paula. C'est avec votre fils que je veux traiter. D'homme à homme. A moins qu'il est peur…
- - Sachez que mon fils ne craint personne. A part, peut-être…
- - Oui ? Qui ?
- - Personne. Il ne craint personne… Comme je vous l'ai dit, je ne peux pas vous dire où il est. Mais il n'est plus en ville !
- - Aux Hamptons ?
- - S'il était là-bas, je le saurai. Vous ne croyez pas ?
- - Bon, écoutez, je n'irai pas par quatre chemins. Il doit retirer cette plainte !
- - Alors, je pense que vous rêvez
- - Vous ne comprenez pas ? Outre le fait que la carrière de ma fille va être réduite à néant, il y a aussi mon nom ! Et je ne peux pas me permettre…
- - Votre nom ?... Et celui de mon fils ? Et sa réputation ?
- - Oh ! Tout le monde le connait ! Ce n'est pas la première fois que l'on voit ses frasques à la une des journaux
- - Oh, je sais. Et croyez-moi, je n'en ai pas toujours été fière. Mais là, il a été victime d'un guet-apens monté par votre fille et cette journaliste.
- - Ma fille m'a parlé de cette journaliste. Il semblerait que votre fils…
- - Mais arrêtez de croire tout ce que vous dit Mélinda. Ouvrez les yeux !... Elle n'a pas accepté que Richard rompe leurs fiançailles. Vous l'avez trop gâté. Elle a toujours eu ce qu'elle voulait, quand elle le voulait ! Seulement, on ne peut pas forcer quelqu'un à vous aimer !
- - Ils ont quand même vécu deux ans ensemble ! Il l'a oublié ?
- - Je dirai que c'est votre fille qui l'a oublié. Et vu ce qu'elle lui a fait, je commence à me demander si elle l'aimait vraiment ! Il a divorcé deux fois. Et croyez-moi, il a eu bien moins de problème avec ses ex-femmes, qu'avec votre fille. Heureusement qu'ils ont rompu avant le mariage ! Je n'ose imaginer ce qu'elle lui aurait fait subir !... Maintenant, excusez-moi, mais j'ai une répétition
- - Donc, vous n'allez pas me dire…
- - Je vous l'ai dit. Il n'est pas en ville. La seule personne avec qui vous pouvez vous entretenir, c'est Paula. Bonne journée, monsieur Cartwright
Il se faisait une joie de la revoir, de les revoir
Tout le long du trajet, il n'avait pensé qu'à une chose : la prendre dans ses bras. Et l'embrasser. Retrouver le goût de ses lèvres, sentir la chaleur de son corps contre le sien
Mais rien ne s'était déroulé comme il l'avait prévu !
Dans le taxi, il s'était dit qu'il lui parlerait de ce qui s'était passé avec Kristina et Mélinda… Il savait… Il se doutait qu'elle aurait du mal à accepter ce qui était arrivé. Il avait un passé à son actif. Il n'en était pas fier, mais il ne pouvait plus le changer, plus revenir en arrière. Mais en dernier recours, elle pourrait appeler sa mère, ou sa fille.
Et puis, il l'avait vu. A l'hôtel. Et dans son bureau… Il n'avait pas réfléchi. Son sang n'avait fait qu'un tour….
Il n'aimait pas ce qu'il ressentait. Mais il ne pouvait pas s'en empêcher. Il avait toujours réagi comme ça quand il avait vu avec un autre homme.
Et pourtant, avec ses ex femmes, il n'avait jamais éprouvé ce sentiment. Même lorsqu'il avait été trompé. Ça lui avait fait mal. Il avait été blessé. Mais en y réfléchissant bien, il n'éprouvait déjà plus rien pour Mérédith à ce moment-là. Ils auraient divorcé un jour ou l'autre.
Mais là, c'était différent.
Il l'avait attendu. Il l'avait espéré…
Il voulait du fun, de la magie dans sa vie. Et c'était tout ce qu'elle lui apportait depuis qu'ils étaient ensembles
Trois mois maintenant qu'il était venu la rejoindre. Trois mois où chaque jour était une fête !
Il l'avait perdu…
Le taxi s'arrêta.
Il régla la note, récupéra son sac, franchit les portes coulissantes et coupa son portable après avoir vu les panneaux lui indiquant de le faire
Il ne comprenait pas ce qui arrivait
Il ne comprenait pas pourquoi Rick n'était pas avec eux
Il ne comprenait pourquoi Kate était si silencieuse
Pendant tout le trajet en voiture, elle n'avait pas dit un seul mot. Et, pourtant, elle était tellement contente quand elle était venue le voir dans le labo. Elle avait souri quand elle avait vu le volcan entrer en éruption. Qu'était-il arrivé ?
Maria les avait déposés à l'aéroport. Ils étaient arrivés juste à temps pour l'embarquement. Depuis, elle regardait par le hublot
Comment avait-elle pu être aussi bête ?
Comment avait-elle pu se faire avoir aussi facilement ?
Pour qui la prenait-il ?
Croyait-il qu'avec son tout son argent, il pouvait tout se permettre ? Qu'elle allait lui tomber dans les bras ? Comme toutes ces autres femmes avec lesquelles il se pavanait ?
Comment un type comme lui avait-il pu croire… Qu'elle aurait aimé lui mettre son poing dans la figure, lui dire ce qu'elle pensait de lui…
Si Castle n'était pas intervenu…
Castle
Mais qu'est-ce qu'il était venu faire là, lui aussi ?
Elle lui avait dit qu'elle ne serait pas au bureau de la journée… Décidément, il ne pourrait jamais s'empêcher d'intervenir dans sa vie. Tout avait commencé comme ça. D'abord sa vie professionnelle, puis, peu à peu, il s'était immiscé dans sa vie privée…
C'est là que ça se corse fillette. Il y a un truc entre Castle et toi, c'est évident… et j'ai bien vu que tu y résistais. Mais crois-moi sur parole, faire passer le travail avant les sentiments, c'est une erreur. Notre seul raison de vivre, c'est d'écouter notre cœur. La pire des choses qu'il puisse nous arriver, c'est de nous retourner sur notre passé et nous dire… si seulement !
Si seulement…
Elle l'avait écouté son cœur… Elle avait écouté Martha, avoué qu'elle aimait son fils… Elle lui avait demandé de la rejoindre…
Et aujourd'hui ? Où en était-elle ?
Si seulement… Si seulement, elle n'avait pas écouté son cœur… Si seulement, elle n'avait pas écouté Martha… Si seulement, elle ne l'avait pas revu… Si seulement…
Mais comment… Elle le revoyait, ce soir-là, lui faire cette crise de jalousie… Mais comment avait-il pu alors que de son côté…
Et si… Non, il n'aurait quand même pas osé… Il ne lui aurait pas fait ça… Mais… Non, Mélinda n'était pas aussi idiote pour… Elle ne l'aurait pas laissé partir pendant deux mois juste pour…
Et puis après tout… Elle n'était plus flic… Il avait peut-être pensé, cru… Elle ne menait plus cette vie-là. Elle avait tiré un trait dessus. Maintenant… Qu'est-ce qu'elle était devenue ? Quelle vie menait-elle ?... Une petite vie bien rangée, planifiée. Quelques imprévus, parfois. Mais rien qui ne ressemblait à sa vie d'avant.
Peut-être que c'était ça qui lui manquait…
Peut-être que c'était leur petit jeu du chat et de la souri ? Leurs joutes verbales ?... C'était un peu comme une musique sur laquelle ils avaient dansé tous les deux pendant quatre ans… Et elle s'était arrêtée. Arrêtée le jour où elle avait tout quitté. Arrêtée le jour où il s'était rendu compte… Où il avait compris…
Elle l'avait aimé cette musique quand ils s'étaient retrouvés. Le rythme qu'elle avait donné à sa vie, à leur vie. D'abord endiablé, les premiers jours. Une envie, un besoin à assouvir, des années à rattraper… Puis sensuel quand ils avaient commencé à se découvrir. Mais ils n'en avaient pas vraiment eu besoin. C'était comme s'ils connaissaient le corps de l'autre depuis des années, comme s'ils savaient comment l'autre allait réagir… Puis doux, tendre pendant ces instants où ils ne faisaient que prouver l'amour qu'ils avaient l'un pour l'autre…
L'amour… Oui, elle l'aimait. Comme jamais elle n'aurait pensé aimer un homme un jour. Surtout lui. Et pourtant, il lui était indispensable. Il était son oxygène, sa force… Il l'avait toujours été. Depuis qu'il s'était incrusté dans sa vie, qu'il s'était imposé…
Elle se rappela toutes les fois où elle avait regardé sa chaise vide quand il ne venait pas au commissariat… Elle se rappela le jour où elle avait quitté New-York. Son père allait lui manquer, ses amis allaient lui manquer. Mais s'éloigner de lui, lui avait déchiré le cœur. Elle ne savait pas si elle le reverrait un jour… Et elle était revenue… Il était en couple… Elle était repartie.
Elle l'avait perdu…
Milosz posa sa petite main sur la sienne. Elle lui sourit et le prit contre elle. Elle l'embrassa sur le front et lui caressa les cheveux et le dos
Et ce petit bonhomme… Comment allait-elle lui expliquer ? Qu'allait-elle lui dire ?... Il s'était tellement attaché à Castle…
Comme elle le faisait à chaque fois, elle passa devant tout le monde, lança un « bonjour tout le monde », sans se soucier de ceux à qui elle disait cette phrase. Mais ils avaient l'habitude. Cela faisait des années que son petit numéro fonctionnait. Mais ce soir-là, ils la regardèrent tous surpris
Elle pénétra dans un couloir, fit quelques mètres, poussa une porte
- - Alors prête pour… Mais qu'est-ce que…
- - Kristina ? Mais…
- - Ah, non ! Ça ne va pas se passer comme ça, dit-elle en faisant demi-tour
Elle retraversa le couloir, bouscula ceux et celles qui se trouvaient sur son chemin, grimpa les marches quatre à quatre
- - C'est quoi cette histoire ? Pourquoi…
- - Calme-toi, tu veux ?
- - Que je me calme ? J'arrive pour me préparer et je trouve…
- - C'est elle qui présentera…
- - Et de quel droit ?
- - Si tu répondais à mes appels…
- - J'étais en interview !
- - Pour faire simple… Kristina, je suis désolé… Mais… Tu ne présenteras plus ton émission
- - Pardon ?
- - Et tu ne fais plus partie des journalistes de la chaine
- - Quoi ? Comment…
- - Assis-toi et ferme-là !
- - Dis-moi que c'est une blague ! Tu ne peux pas…
- - Je ne suis pas le seul à décider et tu le sais… Mais, bon Dieu, tu ne pouvais pas le faire ce démenti !
- - C'est à cause de ça ? Je suis virée à cause d'un foutu…
- - Tu es virée parce que Richard Castle a déposé plainte
- - Très drôle ! Tu sais que tu es un marrant ! Castle n'a jamais porté plainte. Tu le sais. Je le sais. Il se fout de ce qu'on peut bien raconter sur lui. Ça lui fait de la pub gratuite !
- - Eh bien, on dirait que cette fois-ci, ce n'est pas le cas, dit-il en lui montrant les papiers
- - Attends. Ce n'est pas sérieux. Je dois publier un démenti dans les plus grands journaux de la ville et faire des excuses publiques ?
- - Lis la suite
- - Ouah ! Tant que ça ? Où est-ce que tu vas trouver…
- - La question est « où est-ce que, toi, tu vas trouver cette somme ? »
- - C'est toi et la chaine qui êtes attaqué
- - En fait, comme nous n'étions pas au courant, tu te retrouves seule face à cette plainte
- - Tu ne peux pas me faire ça ! Tu te rends compte que je vais être sur la paille ! Tu as vu ce qu'il demande ? Comme s'il n'était pas assez riche !
- - Je suis désolé
- - Je croyais qu'après toutes ces années, tu me soutiendrais !
- - J'ai toujours soutenu mon équipe ! Mais qu'est-ce que tu veux que je fasse là ? Si encore tu m'en avais parlé
- - Tu m'aurais suivi ?
- - Sûrement pas ! Je t'en aurai empêché ! Mais comment tu as pu en arriver là ? Tout ça parce qu'il n'a pas succombé à ton bikini ?
- - Et… Et Mélinda ?
- - Alors elle, c'est le cadet de mes soucis ! Mais comme d'habitude, son père va sûrement intervenir. J'espère pour toi qu'il ne va pas t'attaquer à son tour !
- - Quoi ? Et pour qu'elle raison ?
- - Tu le demandes ? Son nom fait la une des journaux pour un nouveau scandale !
- - Je n'avais pas pensé à ça
- - Tu aurais dû !
- - Comment je peux m'en sortir ?
- - Va voir Paula. Il n'y a qu'avec elle que tu peux t'arranger !
- - Et Castle ?
- - Plus à New-York
- - Je suis foutue. Jamais elle ne voudra m'écouter
- - Ça, il vaudrait mieux que tu aies de bons arguments !
- - Ouais… Et mon travail ?
- - Je peux te garder, mais tu ne présenteras plus d'émission. Tu pourras faire des recherches…
- - Et recommencer en bas de l'échelle ? Tu sais combien de temps il m'a fallu pour en arriver là ?
- - Et tu as dégringolé toute seule ! Tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même !
- - Tu as besoin de moi ?
- - Les autres sont parties ?
- - Euh… Oui… Même Camille, ajouta-t-elle après avoir regardé vers l'accueil
- - Ok… J'aimerai que tu me rendes un petit service
- - Pas de problème, Michèle
- - Mais tu ne devras en parler personne. Pas même à Kate !
- - Euh… Même pas à Kate ! Michèle… Tu sais que je suis prête à faire n'importe quoi pour les filles ou l'agence, mais cacher des trucs à Kate…
- - Elle ne t'en voudra pas. De toute façon, en fonction de ce que tu vas trouver, elle ne le saura jamais. Ça restera entre nous deux
- - Je comprends, mais tu sais qu'elle sait quand on lui ment
- - Tu ne lui mentiras pas, puisque tu ne lui en parleras pas
- - Oui, mais je saurai, moi !
- - Ecoute Laura, elle est déjà au courant. Mais je voudrai juste que tu creuses, que tu fasses des vérifications…
- - C'est pour Vaughn ? Je croyais qu'on ne travaillerait pas avec lui ?
- - Non, ça ne le concerne pas. Et oui, on ne fera pas affaire avec lui
- - Tant mieux. Il commençait sérieusement à m'énerver !
- - Pas que toi… Viens par ici et dis-moi ce que tu en penses
Laura contourna le bureau et se pencha sur l'écran de l'ordinateur
- - C'est qui ? demanda-t-elle en voyant l'image
- - Tu ne diras rien ?
- - Si Kate ne me pose pas de question, je ne dirai rien. Mais si…
- - Ok… Il s'appelle Richard Castle
- - Un futur client ?
- - Non, rien à voir
- - Mais Kate le connait ? Il est aussi…
- - Tu vas me laisser terminer ? De toute façon, tu trouveras tout ce que tu veux en lisant les articles, et en faisant les recherches comme tu le fais à chaque fois ! Ce que je veux que tu vérifies, c'est ça, dit-elle en pointant son doigt. Tu vois ses zones d'ombres, et là…
- - C'est plus des ombres. On n'y voit quasiment rien. Il faut vraiment bien regarder pour…
- -Tu pourrais les éclaircir ?
- - Tu as les originales ?
- - D'après toi ?
- - Ok… Je vais essayer avec ça. Mais si je n'y arrive pas, il faudra que je trouve les originaux, ce qui veut dire…
- - Je ne veux pas le savoir… Il te faudra combien de temps ?
- - Je vais m'y mettre de suite
- - Hors de question que tu y passes la nuit !
- - Mais j'ai cours demain matin
- - Eh bien, ça attendra ! Tu sais ce que t'a dit Kate ? Ton diplôme en premier… Et ça, c'est privé
- - Je pourrai me faire aider. J'ai un ami…
- -Tant que tu ne donnes pas de nom
- - Comme d'habitude quoi ?
- - C'est ça
- Ok. Tu auras le résultat demain soir ou samedi. Ça te va ?
- - Ce sera parfait
La jeune fille tapa sur quelques touches du clavier
- - Et voilà. Tout est sur mon ordinateur.
- - Merci Laura.
- - De rien, Michèle. Bonne soirée
- - Bonne soirée, toi aussi
- - Milosz !
- - Célène !
- - Hey, Kate !
- - Hey, ma puce. Tu n'es pas encore couchée ?
- - Quand elle m'a entendu dire que je venais te chercher, elle a voulu à tout prix venir elle aussi. Et demain, c'est les vacances. Alors, pour une fois… Mon Dieu, Kate ! Qu'est-ce qu'il t'est arrivé ? demanda Marc en voyant son hématome et sa joue enflée
- - Rien… J'ai trébuché, ajouta-t-elle en voyant son air interrogateur
- - Tu ne t'es pas raté !... Tu as fait bon voyage ? demanda Marc
- - Pas mauvais, oui. Merci d'être venu
- - Tu n'as pas à me remercier
- - Tu viens à l'école demain ?
- - Non, ma puce, pas encore. Après les vacances, répondit Beckett
- - Oh, dommage.
- - Toujours ses cauchemars ? demanda Marc
- - Oui, toujours
- - Tu as l'air épuisé
- - Ça va. Ne t'inquiète pas
Ils installèrent les enfants à l'arrière de la voiture
- - Tu verras. Je suis sûr que dès que Rick sera là, ils disparaitront, dit-il en refermant la porte. C'est bien ce week-end qu'il revient ?
- - Ouais… Ce week-end, murmura-t-elle
Il la regarda en s'installant près d'elle. Quelque chose n'allait pas. Mais elle ne lui dirait jamais quoi.
Il démarra et prit la route de Barfleur
