Titre Anglais : Harry's Last Hope

Titre Français : Le dernier espoir d'Harry

Auteur : Teachersnape64

Chapitre traduit par : Missamila

Bêta traductrice : Remus Lupin James

Bêta Correctrice :

Rating : T

État de la fic en anglais : Fini (53 chap)

État de la fic en français : 46 Traduction : FINI

Disclamer : Rien ne nous appartient sauf la traduction

Résumé : L'été après la mort de Sirius, Harry est rempli de culpabilité. Severus apprend quelque chose du passé qui met en danger Harry. Snape décide de l'adopter et le préparer à la bataille contre Voldemort.

oOo

Comme vous pouvez le voir nous somme s de retour grâce à notre inégalable, l'incomparable, et merveilleuse béta traductrice Remus Lupin James ^^ Merci donc à elle pour tout le travail qu'elle fait pour notre groupe.

oOo

Chapitre 51 Le mal personnifié

Cela prit un moment avant que le brouillard ne disparaisse mais il disparut, Harry put voir exactement où il était. Tout était comme il y a deux ans et des souvenirs de Cédric ressurgirent. Sa cicatrice lui faisait tellement mal qu'il pensait qu'il pourrait crier. Il regarda ses chaussures et se rendit compte qu'il se tenait sur une tombe anonyme. Il marcha autour de la pierre tombale vierge et s'arrêta dans son élan.

Il était entouré par au moins cinquante Mangemorts avec leurs baguettes pointées directement sur son cœur.

Les Mangemorts ne bougèrent pas, donnant à la rencontre un sentiment plus irréel qu'elle ne l'était. Harry regarda derrière lui et réalisa qu'il était complètement encerclé. Un long moment passa sans que personne ne bouge, son cœur battant si fort qu'il pensait que tout le monde pouvait l'entendre. Une voix maléfique brisa le silence.

« Oh, quelle belle surprise. Un cadeau pour le jour de mon mariage. » Harry reconnut immédiatement la visqueuse voix sombre comme appartenant à Voldemort.

Voldemort marcha jusqu'à se tenir directement en face du Garçon-Qui-A-Survécu. Son rire remplit le sombre cimetière d'un son sinistre. « Mon dieu, comme tu as grandi en un beau jeune homme. Il est presque dommage que tu doives mourir ce soir. Comment es-tu venu nous trouver mon cher Harry ? »

L'esprit d'Harry était parcouru de pensées d'évasion et de trouver Ginny. Il lui apparut clairement qu'il ne gagnerait pas cette guerre en utilisant ses compétences de formation nouvellement acquises. Il espérait seulement que la prophétie de Trelawney était correcte et qu'il avait « un pouvoir que le Seigneur des ténèbres n'avait pas ! » Dumbledore lui avait dit que c'était la capacité à aimer mais étant donné les circonstances, il se demandait si ça serait suffisant pour le sortir de ce pétrin.

« Où est-elle, Tom ? », cracha Harry courageusement sachant combien il était stupide de provoquer le monstre mais ne s'en souciant pas pour le moment.

Voldemort laissa tomber le sourire et son visage se remplit de haine, « Tu oses me parler avec un tel manque de respect ! Doloris ! »

Avant qu'Harry ne sache ce qu'il s'était passé il se trouva sur le sol dans les affres d'un douloureux sortilège de Doloris. Il retint ses cris, ne voulant donner aucune satisfaction à Voldemort. Il avait l'impression que ses os se brisaient et que ses entrailles se tordaient. Il était dans une agonie absolue avant que le maléfice ne s'arrête enfin. Il pouvait entendre les Mangemorts riants et encourageants Voldemort à causer plus de dommages. Il se releva douloureusement, tenant sa baguette plus fermement, ignorant la douleur de sa cicatrice et de son corps.

« Où est-elle ? », cria Harry alors que les effets du Doloris parcouraient son corps le faisant trembler. C'était de loin le Doloris le plus douloureux qu'il avait senti. Voldemort était maintenant beaucoup plus puissant qu'il y a deux ans.

« Tu dois parler de ma future femme, Ginevra. Elle va bien Harry. Veux-tu voir par toi-même ? » dit Voldemort alors que ses yeux de serpent regardaient par-dessus l'épaule gauche d'Harry.

Harry se retourna et repéra Ginny. Elle se tenait parfaitement immobile avec ses mains jointes devant elle, portant une longue robe noire et ses cheveux étaient couverts d'un voile noir. Un Mangemort se tenait près d'elle avec sa main d'argent saisissant son épaule. Queudver ! La haine bouillait en Harry alors qu'il regardait cette main d'argent toucher son amie. Pourquoi ne bougeait-elle pas ?

« Ginny ? » appela Harry proche de la panique. Mais elle ne bougea pas. « Ginny, qu'est ce qui ne va pas ! »

Harry voulait se précipiter vers elle, l'attraper et l'emmener hors de cet endroit affreux, loin de Voldemort et Queudver. Quelque chose n'allait pas avec elle.

« Mon amour, Ginevra, » la voix de Voldemort était douce, presque tendre comme il parlait.

Ginny leva les yeux et Harry cria presque à haute voix. Les yeux de Ginny n'étaient plus du bleu magnifique qu'ils étaient habituellement ses yeux étaient maintenant d'un blanc trouble. Elle était ensorcelée ! Harry avait vu Victor Krum sous l'Impero et savait sans l'ombre d'un doute que Ginny était sous le sortilège de l'Imperium.

« Ah oui, j'avais presque oublié tu es amoureux de ma belle future femme, n'est-ce pas Harry ? Cela rendra ma nuit de noces d'autant plus agréable », siffla Voldemort avec joie. Son rire résonna autour du cimetière mélangé avec les rires des Mangemorts.

Non ! Non, ça ne pouvait pas arriver. Voldemort avait l'intention d'épouser Ginny !

« Enlève ta sale main d'elle ! » cria Harry à Queudver. Il voulait tuer le salaud debout devant lui, il ne voulait rien d'autre que voir la créature maléfique écrasé pour toute la douleur et le chagrin qu'il avait causé. Il regarda de nouveau cette main d'argent et toute la colère qu'il éprouvait pour l'homme qui a trahi ses parents lui revint. Il serra un peu plus sa baguette, sentant la magie le parcourir. Sans le vouloir, sans même formuler de sort à haute voix un éclair traversa sa baguette et frappa Queudver sur le sol.

Les Mangemorts l'entourèrent jusqu'à que Voldemort parle, « Ne touchez pas le garçon, il est à moi. »

Un des Mangemorts se dirigea vers Queudver et tenta de le ranimer. Harry pouvait dire qu'il était complètement froid. Harry n'avait pas la moindre idée de quel sort il avait lancé hors sa baguette mais était heureux que ça se soit produit.

« Sois gentil Harry. Après tout c'est le jour de mon mariage. Je sais depuis des années maintenant que Ginevra portera un jour mes enfants et sera à mes côtés pour l'éternité. Tu vois, il y a longtemps, je l'ai possédé, j'ai vécu en elle. C'est alors que j'ai su que j'avais trouvé celle que j'épouserais un jour. Elle a maintenant seize ans, un âge où elle peut se marier », déclara Voldemort alors qu'il caressait sa baguette et regardait Ginny. « Une belle femme de sang-pur, même si sa famille est remplie d'amoureux de Moldus. Je briserais toutes les mauvaises habitudes qu'elle a pu prendre dans son immonde famille. »

Harry secoua la tête ; levant sa baguette lentement jusqu'à ce qu'elle soit au niveau du cœur de la bête. Sa voix sortait d'un ton sombre menaçant, « Expelliarmus ! » Alors qu'Harry criait son sort Voldemort cria le contre sort et la baguette d'Harry vola hors de ses mains. Pas de Priori Incantatem ce moment. Leurs baguettes ne s'étaient pas liées.

La baguette de Voldemort trembla mais il fut capable de la tenir. « Harry, tu me déçois. Je m'attendais à une vraie bataille. La pathétique excuse que tu appelles « père » ne t'a-t-elle donc rien appris ? » Voldemort demanda avec amusement.

« Ferme là ! Ne t'avises pas de parler de mon père », cria Harry contre son meilleur jugement.

« Oh que c'est touchant. Snape ne mérite pas d'être défendu. C'est un traître Harry. Il vient de te tourner le dos pour une bonne cause. Où est ce cher vieux papa maintenant ? Est-ce qu'il sait que tu es venu sauver ta petite amie ? », railla Voldemort.

Harry baissa les yeux vers ses pieds, ne voulant pas que Tom voit son expression peinée. Il souhaita que les derniers moments passées avec son père fussent meilleurs. Severus méritait plus que ça.

« Pleures-tu Harry ? », demanda Voldemort avec gaieté. « J'adorerais te voir pleurer ! »

Harry ne pleurait pas et se promit qu'il ne donnerait pas à Voldemort le plaisir de le voir pleurer ou crier aujourd'hui. Il regarda Ginny derrière lui une nouvelle fois, cherchant comment il pourrait mettre la main sur elle afinde pouvoir activer le portoloin. Elle était trop loin de lui pour qu'il puisse l'attraper. Il savait qu'il serait maudit avant d'avoir fait dix pas vers elle. Voldemort assuma qu'il cherchait un moyen de s'échapper.

« Cherches-tu un moyen de t'échapper Harry ? Peut-être devrions-nous te laisser errer à travers les montagnes environnantes ? » Cela créa plusieurs ricanements de la part des Mangemorts. « Ces montagnes sont remplies de créatures de la nuit, mes créatures. Cette zone a été débarrassée de tous Moldus et est remplie de bêtes que je contrôle. Sur des kilomètres et des kilomètres aux alentours, tu ne trouveras rien d'autres que mes partisans vampires, géants, loups garous. Je crois qu'il y a des Détraqueurs dans la foret de gauche », précisa Voldemort. « Dois-je en appeler quelques-uns pour toi Harry ? »

S'il vous plait, non, cria Harry dans son esprit. Il regarda la grande montagne à gauche et remarqua des ombres mouvants parmi les arbres. Il n'avait pas pensé que non seulement il marchait dans un cimetière mais aussi au cœur même de la demeure de Voldemort. Evidemment que ces montagnes seraient vides de Moldus et pleine de créatures des ténèbres, qui d'autre voudrait vivre près d'un monstre comme Voldemort ?

Harry se retourna vers Ginny à nouveau. Il devait se rapprocher d'elle d'une manière ou d'une autre.

« N'est-elle pas belle, Harry ? Je parie que tu voudrais être à ma place. »

Harry revint brusquement en arrière, fixant de nouveau Voldemort, « Je préférais mourir plutôt qu'être quelqu'un comme toi. »

Un sourire malveillant apparut sur le visage plat de Voldemort, « Je peux arranger ça ! »

Voldemort regarda autour avant de demander, « Lequel de mes fervents serviteurs aimerait avoir une chance de jouer avec le Garçon-Qui-A-Survécu avant que je le tue ! Lucius, Bella, vous avez prouvé votre valeur. Je vous fais la faveur d'être les premiers. Faites comme vous voulez mais gardez-le en vie. »

Un grondement assourdissant pouvait être entendu alors que les Mangemorts avançaient avec leurs baguettes en main. Harry fut lévité au milieu du cercle et lâché sans ménagement sur le sol. Deux figures émergèrent de la foule.

§*&o&*§

Draco regarda Potter disparaitre par la porte noire. Il n'était pas sûr de ce qui attendait Potter de l'autre côté mais il savait qu'elle conduisait au cimetière. Il marcha devant la porte pendant plusieurs longues minutes essayant de décider s'il devait suivre Potter et essayer de l'aider ou s'il devait simplement laisser les évènements se dérouler sans interférences. Son père le tuerait s'il se faisait prendre, ça, il le savait avec certitude. Mais, il n'avait également aucune envie de se joindre à Voldemort et de devenir l'un de ses sous-fifres rampant à ses pieds. Potter était le seul à pouvoir le sauver de ce futur.

Il savait qu'il n'y avait qu'un seul choix il devait suivre Potter et essayer de l'aider. Il essaya la poignée de la porte noire mais elle ne voulait pas bouger. Il le secoua à nouveau mais c'était fermé ! Sortant sa baguette de sa robe, il l'a pointa sur la porte et cria, « Alohomora! » Il essaya d'ouvrir la porte une nouvelle fois mais elle était toujours fermée. Peut-être que la porte s'est fermée toute seule après que Potter l'ait utilisé sans l'autorisation de son père ?

Draco se décida et couru jusqu'à l'escalier pour prendre la poudre de cheminette enfermée dans la salle de séjour. Il dit un sort de déverrouillage et jeta une poignée de poudre de cheminette verte. « Poudlard ! », dit-t- il avant d'entrer à l'intérieur et de filer au loin.

§*&o&*§

Severus s'était battu contre son ancien associé Mangemort, gagnant une main gravement brulé dans le processus. Le sauvetage entier avait été un piège. Maintenant qu'il n'était plus un espion, l'information qu'il obtenait était les meilleurs. Dumbledore était encore au ministère essayant de démêler cette pagaille et d'obtenir plus d'aide dans la recherche de Ginny Weasley. Severus savait qu'Harry aurait le cœur brisé si quoi que ce soit lui arrivait et essayait probablement de la chercher lui-même. Il était content d'avoir des gardes du corps surveillant le Trio D'Or qui ne savait pas ce qui se passait.

Severus ignora les ordres de Dumbledore d'aller voir Pompon quand il rentra à l'école. Il n'avait qu'une seule pensée à l'esprit retourner près d'Harry. Par conséquent, il était choqué quand il entra dans le bureau du Directeur pour utiliser la cheminée et vit Weasley et Granger assis sur des chaises avec Begoda assis devant eux. Il chercha immédiatement la pièce et vit qu'Harry n'était pas présent.

« Où est M. Potter ? » aboya Severus sur le garde du corps alors que Lupin et McGonagall entrait dans la pièce.

« Il s'est échappé. Il a suivi le garçon Malfoy chez lui. J'ai essayé de le suivre mais la cheminée était verrouillée", le garde du corps fut interrompu par Hermione.

« Professeur, il est allée au cimetière! Malfoy a dit que son père avait kidnappé Ginny et l'emmenait au cimetière par un portail dans leur base. Harry est allé la rejoindre et a dit qu'il allait utiliser la bague que vous lui aviez donnée. Il a dit que ça les téléporterait au terrain d'entrainement ! », dit Hermione, le cœur s'emballant de peur pour son ami.

Severus attrapa les épaules d'Hermione, « Avez-vous entendu le mot de passe ? »

« C'était Maleficus ! », dit Ron avec empressement. La porte du bureau s'ouvrit et le reste des membres du cercle Intérieur de l'Ordre entra. Les Weasley avaient l'air misérable et les deux parents prirent leur fils et le tinrent près d'eux. Tonk portait les couleurs de la couleur sur sa tête et Shacklebolt avait son bras en écharpe. L'embuscade surprise avait pris son péage.

Hermione répéta son histoire au reste du groupe. Molly s'évanouit presque mais Ron l'attrapa. Son bébé était avec Voldemort !

Severus n'avait aucune intention d'attendre jusqu'à ce qu'un plan soit mis au point. Il avait l'intention de pénétrer le Manoir Malfoy et de partir à la poursuite de son fils. Au moment où cette idée lui traversa la tête la cheminée devint verte et Draco en sortit.

§*&o&*§

Draco se leva et regarda autour. En un éclair, il fut attrapé par le col de sa chemise et vit le visage de son professeur de Potions.

« Où est mon fils ? », siffla Severus.

« C'est pour ça que je suis là professeur ! Il est passé par le portail pour aller au cimetière. Je suis revenu chercher de l'aide pour lui », dit Draco rapidement. Le professeur relâcha son col et Draco lissa ses robes avant de dire, « Le portail menant au cimetière est fermé, je n'arrive pas à l'ouvrir. »

Severus ne perdit pas de temps il attrapa le col de Malfoy d'une main et jeta de la poudre de cheminette de l'autre. « Manoir Malfoy », il cracha avant de jeter Draco dans les flammes vertes. Il se tourna avant d'y entrer et dit à Minerva, « « Faites que des Aurores attendent au terrain d'entrainement. Si Harry met la main sur Mlle Weasley, ils seront téléportés là-bas. »

« Severus, je viens avec vous », dit Shacklebolt, suivi du reste des membres de l'Ordre.

Molly embrassa Ron sur le front avant de suivre Severus à travers la cheminée pour le Manoir Malfoy. Ron demanda s'il pouvait y aller mais il reçu un refus de la part des adultes restant dans la salle.

Minerva donna un message à Fumseck pour Dumbledore qui était au Ministère avant de partir elle aussi par la cheminée.

§*&o&*§

Harry leva les yeux vers les deux personnes qu'il méprisait le plus, autre que Voldemort.

Bellatrix enleva son masque souriant au petit garçon infortuné. « Bella veut jouer ! Est-ce que bébé Potter veut jouer avec moi ? », dit Bella d'un ton mielleux qui sonnait faux alors qu'elle pointait sa baguette sur le garçon.

« Fais de ton mieux, vielle sorcière hideuse », dit Harry sonnant plus courageux qu'il ne se sentit. Sa cicatrice le brulait toujours douloureusement.

Harry se tendit en préparation au sort à venir. Il regarda Ginny au même endroit qu'avant de traverser le cimetière et il avait l'impression de la laisser tomber. Son regard revint sur Bellatrix alors qu'elle murmura, « Conflo ! »

Harry se recroquevilla sur lui-même alors que de petites araignées rouges rampèrent sous ses vêtements et sur tout son corps. Avec chaque morsure, elles faisaient des cloques et des énormes zébrures brulantes. Les marques ressemblaient à des feux minuscules qui le brulaient jusqu'aux os. Il se mordit la lèvre se jurant de ne pas crier mais c'était dur, c'était vraiment dur. Le sortilège douloureux faisait plus mal que ce qu'il pouvait supporter. On aurait dit que Bellatrix maintenait le sort indéfiniment avant de se calmer. Les petites araignées disparurent mais cela prit plus de temps pour les flammes sous sa peau de se calmer.

Harry se mit à plat ventre en respirant difficilement. Il avait l'impression que son corps avait été brulé par des charbons ardents. Il attendit que la sensation disparaisse avant de se forcer à se rassoir. Il pouvait sentir les débuts de la magie non contrôlée commencé à se construire. Non ! Pas maintenant, il devait éloigner Ginny avant que sa magie non contrôlée soit relâchée.

« Comme c'est décevant », vint la voix visqueuse de Voldemort, « tu ne l'as même pas fait crier, Bella. Peut-être que Lucius fera un meilleur travail ? »

Harry s'assit la tête baissée. Il avait peur et ne pouvait pas supporter plus de douleur. Se concentrant fortement pour prendre des respirations profondes pour calmer la peur qui menaçait de la dominer, il ferma les yeux et pensa à Severus. Le simple fait de penser à Severus lui donna de la force.

Il ouvrit les yeux pour voir des bottes noires brillantes sous le vêtement noir en face de lui. Une voix sinistre remplit de haine et répugnance fut entendu, « Je vous promets de le faire crier, mon seigneur. »

§*&o&*§

Severus courut après Draco en bas du donjon au Manoir Malfoy. Toutes les portes menant au portail étaient encore grandes ouvertes. Il pouvait entendre le reste des membres de l'Ordre les suivre. Quand ils atteignirent la porte noire, il essaya de l'ouvrir avec une explosion. La porte ne bougea pas. Il lança plusieurs sorts de déblocage sachant qu'ils ne fonctionneraient probablement pas.

« Tu peux l'ouvrir Severus ? », demanda Molly en se frottant les mains avec anxiété en pensant à ce qui était en train d'arriver à son bébé. Sa petite fille était entre les mains de la créature la plus vile qui n'ait jamais marché sur Terre.

« Le charme de blocage n'est pas un de ceux que je peux briser. La seule autre façon d'ouvrir cette porte est de la faire fondre en utilisant une potion », répondit Severus à la question. Il força le passage à travers la masse de personnes et se tint devant un mur de briques. Avant que qui que ce soit ne puisse demander ce qu'il faisait, une porte apparut sous leur yeux. Severus ouvrit la porte pour révéler un laboratoire.

« Par l'enfer sanglant, qu'est ce que c'est que ça ? », demanda Draco avec de grands yeux. « Je ne savais pas qu'on avait un laboratoire dans la maison ! »

« Tu ne le savais pas pour une bonne raison. C'est le laboratoire que j'utilisais quand je travaillais pour le Seigneur des Ténèbres. Il est remplit d'ingrédients si mortels qu'ils pourraient faire fondre la maison jusqu'au sol si elles sont brassées correctement, » informa Severus au Serpentard qui ouvrit grand ses yeux ainsi que le reste des personnes regroupées dans le donjon. Il prit chaque ingrédient et commença sa potion.

« S'il te plait Severus, je peux t'aider ? », demanda Draco avec remord alors qu'il regardait Severus commencer à couper une plante noire avec des épines.

Severus pointa une jarre en utilisant le couteau dans sa main, « Chauffe ça à 100 degrés. Refroidis le à zéro. » Severus pouvait dire que le Serpentard était plein de remord envers les actions de son père. Par contre, il ne pouvait pas y donner une seconde pensée puisque son esprit était entièrement tourné sur la sauvegarde son fils. Ses mains tremblaient alors qu'il continuait de couper et se maudit de devoir recommencer. Il n'était pas conscient qu'Arthur était dans le laboratoire jusqu'à ce qu'il l'entende parler.

« Calmes toi Severus », offrit Arthur alors que son propre estomac était noué sur le sort que son unique fille pouvait souffrir.

« Je trouve ça plutôt difficile de me calmer pour le moment, Arthur. Mon fils est … »la voix de Severus s'éteignit, ne voulant pas vocaliser la position dans laquelle son fils se trouvait probablement. C'était trop effrayant pour être sondé.

« Je sais. Mais on doit avoir confiance » murmura Arthur.

Severus aurait probablement explosé la personne qui aurait dit ça si ça avait été quelqu'un d'autre, pour essayer d'offrir de l'espoir. Mais Arthur était dans la même situation que lui. « Comment peux-tu être si optimiste. »

« Parce que croire quelque chose d'autre me détruirait », dit Arthur si doucement que sa femme ne pouvait l'entendre.

Severus regarda l'autre homme dans les yeux, « Je comprends. Devenir père a réveillé une partie de moi que je n'ai jamais su qu'elle existait. Ça fait mal. » lI plaça une main sur son cœur douloureux alors qu'il battait avec peur pour son fils.

« C'est ce qu'on appelle la paternité et je ne peux pas dire assez de bonnes choses sur ça, », dit Arthur en s'étouffant un peu.

Un moment passa avant que Severus ne continue, « On a eu un désaccord ce matin. Ça me fait mal de savoir que les dernières minutes que j'ai passé avec mon fils ne furent pas plaisantes pour lui. »

Arthur secoua sa tête, « Severus, ne te châties pas pour être un père. Harry a beaucoup de bons souvenirs de toi. Une dispute ne réduit pas à néant tous les bons moments que vous avez eu … et aurez encore. »

Severus souhaita que ce fût vrai mais il se haïssait quand même pour être si dur avec le garçon. Il ferait n'importe quoi pour revive ce matin, pour avoir une autre chance de faire les choses correctement.

« Potter la ramènera », offrit Draco.

Les deux hommes avaient oubliés que Draco était dans la pièce et regardèrent le Serpentard blond qui faisait bouillir la potion. Draco leva les yeux vers eux et hocha la tête, « Il bat toujours ce salaud. Il n'y a aucune raison de penser que quelque chose d'autre se produira cette fois. »

Severus hocha la tête en retour, reconnaissant pour le petit espoir qui brulait encore.

§*&o&*§

« Lèves toi garçon ! », cria Lucius puis leva sa baguette et força Harry à se mettre debout.

Harry sentit ses jambes céder sous son poids et glissa de nouveau sur le sol.

« Imbécile sans valeur », cracha Lucius sous son souffle.

Harry sentit un serpent de cuir être attaché autour de ses poignets. Non, s'il vous plait ne m'attachez pas ! Des pensées de Privet Drive forcèrent leur chemin dans sa tête alors qu'il était soudain soulevé par la sangle et l'autre bout attaché sur une branche au-dessus de sa tête. Ses doigts de pieds pouvaient à peine toucher le sol comme ses mains étaient tendues sans merci au-dessus de sa tête. Il n'avait aucun moyen de s'échapper maintenant, aucun moyen d'éloigner Ginny. Il devait empêcher sa magie incontrôlée d'exploser. Ginny serait blessée avec le reste si ce pouvoir était relâché.

« Je veux t'entendre crier Potter ! », railla Lucius en levant sa baguette. « Doloris! »

La douleur fut immédiate et cruelle. L'agonie s'infiltra jusque dans son âme il était incapable d'y échapper. Son corps résista et lutta contre la douleur avec difficulté mais il ne pouvait pas se laisser aller à crier. La douleur le domina et son esprit retourna aux « leçons » à Privet Drive.

Il savait qu'il n'était pas autorisé à faire le moindre bruit, Oncle Vernon blesserait Hedwige. Il se mordit la lèvre jusqu'à ce le sang coule le long de son visage alors qu'il retenait les cris qui menaçaient d'éclater du plus profond de lui-même. La douleur le ramena à la réalité et il sentit la magie incontrôlée commencer à se construire jusqu'à ce qu'il force son esprit de nouveau à Privet Drive. C'était le seul moyen pour la tenir loin. Quand il vivait à Privet Drive, la magie incontrôlée avait cessé d'exister. C'est quand Severus avait commencé à l'aider à guérir émotionnellement que la magie incontrôlée était revenue le protéger. Il laisser son esprit continuer à retourner en arrière, croyant maintenant que c'était effectivement Vernon qui le blessait.

Il garda la bouche fermée, protégeant Hedwige à tout prix.

Lucius était livide ! Il avait maintenu le sort sur le garçon aussi longtemps qu'il avait osé. Il savait que le Lord Noir voulait que le garçon soit gardé en vie. Zut, pourquoi le garçon idiot ne criait-il pas ? Il relâcha le sort et retira les sangles magiques. Le garçon tomba immédiatement sur le sol dans un tas de frémissements des muscles.

Harry ne pouvait pas bouger. Ses bras ne voulaient pas obéir ils restèrent tendus devant lui alors qu'il était allongé sur le côté. La bague argent et rouge le narguant pour le manque d'utilité. Son corps résonnait avec tellement de douleur qu'il devait lutter pour rester conscient. Il pensa une fois de plus à son père et tira de la force de ses souvenirs d'avoir un parent qui attendait qu'il rentre.

« Je suis déçu Lucius. J'aurais pensé que tu avais plus de pouvoir que ça. Pourquoi, tu n'as même pu fait crier un simple adolescent. Doloris ! », siffla Voldemort avec rage.

Harry vit Lucius heurter le sol et commencer à se tordre dans la boue avec des cris s'échappant de ses lèvres. La vue donna un peu de satisfaction à Harry.

Voldemort rompit le sort puis marcha jusqu'au garçon qui tremblait sur le sol. Le monstre regarda Ginny. Harry vit où regardait Voldemort et essaya de regagner son attention.

« Tu peux me torturer autant que tu veux Tom mais je ne te donnerais pas la satisfaction de m'entendre crier », dit Harry d'une voix grave pleine de douleur et colère. Sa cicatrice brûlait plus que jamais. La magie incontrôlée se construisait maintenant de retour dans l'horrible présent.

« Toi, garçon insolent », siffla Voldemort. Harry tressaillit quand le monstre s'approcha. Voldemort rit avec gaieté voyant qu'il effrayait le Garçon-Qui-A-Survécu. « Voyez tous, il a effectivement peur de moi. » Les Mangemorts rirent du plaisir de leur maitre.

« Le combat ne va que dans un sens, tu ne penses pas ? Ce n'est pas comme si j'avais cinquante Aurors pointant leurs baguettes sur toi ! », cracha Harry sachant dans quelle situation précaire il se trouvait mais ne s'en souciant soudainement pas.

Voldemort leva sa botte pointue et donna un coup de pied dans la bouche d'Harry, forçant sa tête à s'écraser sur le sol. La magie incontrôlée construisit un nouveau record d'intensité.

« Tu m'ennuie Harry. Tu n'es pas marrant du tout », déclara Voldemort avant de se tourner.

Harry leva les yeux et vit que Voldemort regardait de nouveau Ginny.

« Viens, ma beauté. Prouves moi que tu m'aimes. Tues ce monstre de la nature que tu autrefois appelais petit ami », dit Voldemort d'une voix menaçante.

Ginny marcha docilement vers Harry et abaissa sa baguette, la pointant directement sur le cœur d'Harry. Harry leva ses yeux vers ceux embrumés de Ginny, « Combats le Ginny. S'il te plait, combats-le! »

Ginny cligna des yeux mais continua de pointer sa baguette sur le cœur d'Harry. Harry crut voir une lueur de reconnaissance mais elle disparait dans le clignement suivant.

Il sentit la magie incontrôlée augmentait à l'intérieur de lui avec force. Il ne pouvait pas l'arrêter plus longtemps il devait éloigner Ginny d'ici avant qu'elle ne soit relâchée ! Sa tête reposait toujours sur le sol, ses yeux au niveau des pieds de Ginny. Pour la première fois, il remarqua que Ginny ne portait pas de chaussures. Il retira la bague de son doigt furtivement et la mis sur un des orteils de Ginny. La magie incontrôlée devenait de plus en plus forte, faisant tremblait la terre. Il devait éloigner Ginny de lui, de la magie incontrôlée de peur qu'elle ne soit blessée ou tuée.

Les Mangemorts et Voldemort regardèrent autour dans un état proche de la panique, se demandant d'où venaient les secousses. Harry savait qu'il n'avait plus de temps, la magie incontrôlée exploserait à n'importe quel moment. Il frotta la bague alors qu'il entendait une voix étrange sortir de la bouche de Ginny. Elle commença à dire, « Avada Ke… »

Harry cria rapidement, « Emilio ! » et retira son doigt avant que le sort ne termine. Avec un petit pop Ginny disparut !

Voldemort devint livide et commença à pester et tempêter. Il donna un coup de pied au niveau de la tête d'Harry. Harry s'en moquait, sa petite amie était sauvée.

Il vit Bellatrix et quelques autres Mangemorts transplaner, trop apeuré pour rester avec la terre tremblant sans raison apparente.

La magie incontrôlée atteignit un niveau record et cette fois, Harry n'essaya pas de la retenir. Son cœur battit férocement à l'idée de mourir, il savait qu'il n'était pas assez puissant pour y survivre. L'aveuglante lumière blanche partit avec tellement de force qu'elle déracina quelques pierres tombales. La lumière blanche l'effrayait tellement que ses dents commencèrent à claquer. Il regarda avec des yeux plissés comme elle continuait de s'échapper hors de lui.

Harry leva les yeux vers les yeux pleins d'amour de ses parents. Ils ne parlèrent pas mais il pouvait sentir leur amour pour lui et savait qu'ils étaient fiers. Une fois de plus, ils étaient venus à lui quand il en avait besoin. Il voulait les suivre, aller où ils allaient. La pensée de son nouveau père réchauffa son cœur et dans un flash ils furent partis, en même temps que le sentiment de chaleur. Il savait qu'ils voulaient qu'il reste et il savait aussi qu'il les reverrait. Où qu'ils soient, ils l'aimaient toujours et leur amour continuait de vivre à l'intérieur de lui. Il voulait pleurer pour ne jamais les avoir connus. L'air redevint froid envoyant un frisson dans son dos.

Une partie de la lumière blanche prit la forme d'un corps et puis un autre corps apparut. Une chaleur se propagea en lui comme s'il entrait lentement dans un bain chaud. Ses dents cessèrent de claquer quand il reconnut les deux formes devant lui ses parents.

Aussitôt que la lumière blanche fut relâchée, Voldemort vola en arrière en criant alors que la lumière le traversa. La magie était trop pure, trop bonne, faisant flétrit Voldemort avec douleur alors qu'elle coula à travers son corps maléfique. Cela déchira son essence même d'avoir tant de pureté et d'amour à l'intérieur de son âme. Il cria alors que son corps commença à se désintégrer. Ses cris amenèrent les bêtes qui vivaient dans la forêt entourant le cimetière.

Voldemort cria plus fort, sifflant avec douleur et griffant son propre corps. Il s'effondra sur le sol alors que ses entrailles devinrent liquides et tombaient en avant sur le sol. Il tenait toujours sa baguette et de son dernier souffle, il lança un sort qui frappa la jambe d'Harry.

Harry se recroquevilla alors que la douleur radiait de sa jambe. La douleur domina ses sens et il se retira de la réalité. Il commença à perdre conscience mais lutta durement pour rester éveiller. Il se força à s'assoir alors que sa jambe enfla faisant deux fois sa taille normale. Le seul qui bougeait était Voldemort alors qu'il se désintégrait sous les yeux d'Harry. Les cris de Voldemort étaient comme un phare appelant les bêtes vivant dans la forêt hantée.

Harry pouvait sentir les Détraqueurs alors qu'ils se rapprochaient. Sa tête lui tourna alors qu'il essaya de se lever. Il devait récupérer sa baguette ! Il regarda autour et vit que tous les Mangemorts étaient allongé inconscients ou morts sur le sol. Il resta sans compassion pour eux. Le corps de Voldemort donnait l'impression qu'un géant avait pris une épingle et aspiré ses entrailles. Sa vision le trahit et il pouvait à peine marcher en ligne droite comme il trainait sa jambe maudite derrière.

Il espéra que sa baguette était au même endroit qu'avant mais l'explosion de magie incontrôlée avait fait qu'il était plus difficile de savoir où elle était maintenant. Avant même de se retourner pour regarder, il put sentir les Détraqueurs qui s'approcher. Il savait qu'il n'avait pas la force de tous les combattre et son unique chance était de courir. Ça ne semblait pas possible puisqu'il trébucha en avant et tomba. Sa main glissa sur quelque chose et avec excitation il se rendit compte que c'était sa baguette. Il ne regarda pas en arrière comme il se précipita vers la forêt. Sa dernière chance de survie reposait dans les montagnes hantées devant lui.

§*&o&*§

Severus avait juste finit la potion quand la porte noire trembla comme si une explosion avait eu lieu de l'autre cote. Molly perdit le contrôle de ses émotions et se mit à crier hystériquement. Tonks essaya d'ouvrir la porte une fois plus mais en vain.

Severus s'avança et commença à peindre la porte avec sa potion toxique. Cela prit seulement une minute avant que la porte ne fonde sur le sol. Sans regarder en arrière il courut à travers le portail en criant, « Maleficus ! » Le portail devint noir avant que ses pieds ne heurtent le sol. Le brouillard se dissipa et la scène devant lui apparut. Son cœur se noua alors qu'il regardait aux alentours. Son garçon, où était son garçon ?

Des Détraqueurs commencèrent à sortir de la forêt sombre et aspirer les âmes des Mangemorts inconscient éparpillés sur le sol. Severus maintint un Patronus en cherchant parmi les robes noires allongées sur le sol. Les Détraqueurs le laissèrent tranquille étant donné qu'il ne voulait pas avoir à faire au Patronus vu que Severus le maintenait devant lui comme un bouclier. Ils étaient plutôt contents de profiter des autres âmes. Il courut de corps en corps mais il n'y avait aucun signe de Mlle Weasley ou d'Harry.

Le reste de l'Ordre le rejoignirent baguettes en mains. Eux aussi lancèrent leur Patronus et aidèrent à chercher Ginny et Harry parmi les corps. Molly pleurait alors qu'elle s'effondrait sur le sol. Personne n'était en vie, personne.

Severus trébucha sur ce qui ressemblait à ce qui autrefois avait été un corps puis il réalisa qu'il s'agissait des restes de Voldemort. Les os du visage étaient encore reconnaissables avec le nez de serpent comme les yeux rouges maintenant dépourvus de vie. Avec une fierté profonde il comprit que son fils avait réussi. Voldemort était mort. Il ne put trouver aucune joie dans ce fait puisque dans son esprit il n'y avait qu'une seule pensée : où était Harry ?

À suivre