Hey! Bonjour à tous, me voici me voilà. Tout d'abord j m'excuse mon ordi est en train de lâcher et m'a effacé de nombreuses fois le chapitre. Il a donc fallu que je recommence . Autant dire que cela m'a découragé car vu le nombre d'heures que j'avais passé c'est rageant. De plus,on ne se souvient pas de tout. J'ai donc dû avancer petit à petit, enregistrant le plus souvent possible et en faisant une copie sur une clef USB et heureusement car il m'a même effacé le fichier Word stocké dans mes documents. Cependant aujourd'hui il est prêt ...Enfin... j'ai tout de même fait une petite erreur de calcul.

Je pensais pouvoir inclure les 9 mois de grossesse dans un chapitre, ( en petits bons successifs ) cela n'a pas été possible. En effet avec l'éloignement du KC il était important pour moi d'accentuer sur ses deux personnages séparés l'un de l'autre. Par conséquent, ce n'est pas l'avant dernier puisque j'ai décidé de faire deux parties. ( Et oui la première partie fait déjà 20 pages) En espérant que j'arrive à mettre tout le reste dans la seconde partie. Avec moi rien n'est sure. MDR

Je vous assure que cette fiction est tout de même sur sa fin.

Comme d'habitude, je vous remercie de tout mon cœur pour vos messages d'encouragement, de votre patiente et de votre soutien. Merci à tous ceux sur ma page Facebook qui l'a font vivre et qui sont toujours là pour m'apporter leur aide .

Message privé pour ceux possédant un compte Fanfiction, les autres c'est ici:

Manon FB : Te voilà enfin! il était temps lol. Merci beaucoup Manon pour tous tes messages en Mp pour me booster, c'est adorable. Merci d'adorer mon histoire et de l'attendre patiemment. Je t'embrasse fort et te dis à très bientôt. Excellente lecture à toi, j'espère que tu l'aimeras autant que je l'aime.

Marianne: Ma fameuse Marianne, que tu dire à part un grand merci pour ton soutien et tes messages adorables qui honnêtement me touchent énormément . J'en ai même eu la larme à l'œil. Vos messages sont une vrai bouffée d'oxygène et les tiens sont touchants. Merci, merci vraiment alors ne t'arrête pas. L'écriture m'aura vraiment apporté des lecteurs formidables. Bonne lecture à toi et dévore le. J'attends ton avis avec impatience.

Odessa: Merci à toi d'être toujours là, fidèle au poste. Tu attends mes chapitres avec impatience mais sache que je t'attends également avec hâte et quand je vois ton message, je trépigne d'impatience de le lire. Alors en effet j'ai commencé à retravailler la fiction pour la bonne raison que quand j'ai lu le début, le temps utilisé pour l'écriture, la façon d'écrire était complètement décalé. C'est là que j'ai vu à quel point j'ai progressé un truc de fou. ( En même temps je n'avais jamais écrit avant). Pour le coup , lire mon début me faisait grincer des dents, je trouvais cela juste atroce. J'ai conservé l'histoire de base car vous la connaissez ainsi mais j'ai retiré des petites choses sans grand intérêt et amélioré les scènes comme que le premier lemon ( un peu plus explicite, je vais tâcher de continuer dans ce sens). Dis moi c'est lui qui t'a mit la puce à l'oreille ? Concernant ta question sur le final de TVD. J'ai regardé l'épisode par nostalgie de savoir comment cela se finissait. Je n'ai pas tout compris mais c'est normal je ne suis plus depuis très longtemps. Je pense que pour le KC c'est positif. C'est évident JP tiendra sa promesse, le Klaroline sera endgame. Une allusion sera faite ou on aura le droit à une petite scène dans TO , je ne sais pas encore. Cependant je pense que cela ne sera pas épique, ce que l'on rêvait , c'est dommage mais bon c'est mieux que rien. Heureusement que je suis là pour remonter le niveau HEIN ? lol.

Nikita: Merci à toi pour ton message, savoir que son chapitre a plu est très important pour moi. j'espère que tu apprécieras la suite tout autant que moi. Je te souhaite une très bonne lecture. je t'embrasse et à bientôt.

Annsogrz: Merci pour tes messages, j'espère que tu poursuivras ta lecture et que tu aimeras cette histoire comme tu as eu l'air d'en apprécier le début. je t'embrasse . A bientôt ici ou sur Wattpad ;)

Amandine: Coucou et merci beaucoup à toi pour ton soutien et tes messages. Cela fait plaisir de savoir que cette histoire est relue et relue. C'est très flatteur pour moi . Sache que je retravaille son début ( tu as dû le remarquer d'ailleurs) faut avouer que je me suis grandement amélioré au fil du temps et qu'en relisant le début, je grinçais des dents. Ce nouveau chapitre est pour moi très intense, poignant j'espère vraiment que tu en ressentiras toute l'émotion. Je vais te laisser découvrir cette suite, j'espère que tu l'aimeras. Biz et bonne lecture . A très bientôt.

Gracie-20 : Coucou. Tu vas me trouver sadique mais j'adore quand mes lecteurs pleurent sur mes mots, c'est que l'émotion est là et pour moi c'est que du bonheur. De plus je me sens moins seule car il m'arrive moi même de verser ma larmichette dans l'écriture. ;) Merci beaucoup pour ton message, cela me touche droit au cœur alors merci. Bonne lecture à toi et à bientôt.

Yaya : YEAH :) Merci à toi pour tes messages que ce soit ici ou sur ma page Facebook, vous faites vivre cette dernière c'est super. Concernant Magellan, tu vas avoir déjà une réponse dans le chapitre et je pense même que tu l'as lu dans un extrait que j'ai d'ailleurs posté . Le chapitre est très émouvant et intéressant de voir comment le Klaroline vit sans l'un et l'autre, j' espère que tu aimeras vraiment. Biz


Entre Rêves et réalité

...

Nouvelle Orléans

Deux semaines plus tard

...

Pour plus d'intensité merci de mettre la Musique : I ran- Hidden Citizens

En plein cœur du Bayou, les cyprès recouverts de mousse espagnole s'étendent à perte de vue et l'eau marécageuse s'anime au rythme de la faune qui y a trouvé domicile. Un feu est la seule chose qui fait contraste à la nuit tombée. Le bois crépite sous les flammes, un jeune couple blotti l'un contre l'autre est en recherche de sa chaleur. Il s'embrasse d'une façon passionnée se perdant toujours davantage dans la profondeur de leur baiser. L'homme se lève et tend sa main à sa compagne. Leurs corps se plaquent l'un contre l'autre sans attendre. Elle glousse en ressentant le désir de son amant qui commence déjà à se manifester. Les bras du jeune homme viennent soulever sa partenaire lui arrachant un cri de surprise avant de la conduire dans leur petit nid douillé soigneusement monté pour la nuit.

Il la pose délicatement sur le matelas, se sépare d'elle le temps de refermer la moustiquaire. Ses lèvres humides la dévorent de baisers toujours aussi brûlants. De puissants frissons ne cessent de parcourir leurs corps en feu. Elle gémit en sentant ses mains remonter l'intérieur de sa cuisse rejoignant son point le plus chaud.

"-Est-ce que tu as entendu ? " le repousse t-elle subitement les paumes des mains plaqués sur son torse

"-Tes gémissements, oui...et je dois t'avouer que je les adore " murmure t-il à son oreille de son souffle chaud "...C'est surement un animal "

"-Va voir s'il te plaît ! "

"-Tu plaisantes ? " se redresse t-il pour la regarder dans les yeux "...Putain tu fais chier... Jenny "

La main du jeune homme se saisit de la lampe avant de sortir dans la nuit noire. Il fait quelques pas tout en éclairant les alentours. Un bruit dans l'arbre attire son attention. Une chouette posée sur une branche le regarde de ses grands yeux . Sa petite amie aurait-elle réussi à le rendre parano ? Le rapace d'un coup bref, bascule sa tête sur le côté, ses yeux encore plus ronds qu'à l'origine. Son regard est à la fois intrigué et curieux de la scène qui va bientôt s'offrir à ses yeux.

"-Blake ? " l'appelle la jeune femme d'une voix tremblante.

N'ayant de réponse, elle se décide à sortir pour se plonger à son tour dans la nuit . Ses pieds nus marchant dans le sol terreux .

"-Blake... ce n'est pas drôle ! " gronde t-elle en ramassant la lampe qui gît seule au sol .

Son souffle est rythmé, les battements de son cœur devenus si rapides. La jeune femme est plongé dans une inquiétude grandissante. Ses mains tremblantes sont agrippées à la lampe comme si sa vie en dépendait. Elle s'arrête à hauteur d'un cyprès , laissant son dos se reposer contre le tronc. Plusieurs gouttes chutent sur son épaule qu'elle ne perd pas de temps à essuyer. Elle grimace maintenant au contact du liquide poisseux sur ses doigts. Elle avale sa salive difficilement et d'un mouvement de poignet lève sa lampe pour en éclairer les hauteurs. Le corps de son petit ami est accroché aux branches, les entrailles à l'air se vidant de son sang.

Son cri puissant résonne dans la profondeur du Bayou. Ses yeux se mêlent à ceux d'un énorme chien à quelques mètres. Le pelage bicolore de l'animal est souillé par une épaisse couche de sang. Le loup se lève d'impatience, va t-elle enfin courir ? Ses oreilles basculent en arrière , sa queue se dressant à la verticale , ses mâchoires se crispant laissant apparaître ses crocs.

Elle s'élance et court aussi vite qu'elle le peut pour le plus grand plaisir de son traqueur qui n'attendait que ça. Une branche d'arbre entaille la joue de Jenny dans sa course. L'odeur de son sang même infime excite encore plus la bête qui la traque . Elle s'écrase dans le sol boueux avant de réussir à s'en extirper ignorant la quantité de moustiques qui la dévore. Sa course la conduit jusqu'à un ponton en bois en bord de marécage. Elle le traverse puis plonge sans attendre. Le loup une fois arrivé à l'échéance de la passerelle, freine laissant ses pattes dérapées, ses griffes marquant le bois vieillit. Sa vitesse stoppée si rapidement le fait se redresser sur ses pattes arrières .

La jeune femme revient à la surface, ses mains cherchant à écarter quelques mèches de ses yeux. Le loup quitte la passerelle pour regagner la terre ferme puis s'asseoit sur la berge, les yeux de l'animal rivés dans son regard émeraude.

"-J'espère que tu es patient car je ne suis pas prête de sortir de là ? " le défi t-elle

Ses sourcils se froncent. Vient-elle vraiment de distinguer un regard malicieux sur l'animal ? Des remous autour d'elle commencent à s'accentuer. Le loup se met à aboyer d'impatience. Sa queue panachée remuant de droite à gauche. Le regard de Jenny pivote vers l'arrière, un alligator avance dans sa direction. Elle cherche à atteindre à nouveau la berge s'aidant à la seule force de ses bras pour la remonter. Alors qu'elle arrive difficilement à hisser son corps sur la rive, les pattes blanches du loup sont désormais à son niveau.

Ses yeux plongent dans le regard ambré du canidé. Un mal puissant semble le ronger , une douleur béante le consumant. L'hybride originel saute sur elle , déchirant sa gorge jusqu'à ce que ses cris de douleur se réduisent à néant. Jusqu'à ce que son mal en lui l'apaise le temps de quelques secondes pour revenir au plus mal et cela depuis maintenant un certain nombre de jours.

-ooo-

Chapitre 53- Please wait, Babies loading...

Partie 1

-ooo-

Pov Rebekah

La vie est loin d'être un long fleuve tranquille. En réalité la vie c'est une succession d'épreuves que nous nous devons d' affronter. Des épreuves qui nous poussent à nous dépasser, des épreuves qui nous rendent plus fort pour être prêt à affronter la prochaine qui se dressera au prochain virage.

Ma famille et moi au cours des décennies avons eu notre lot et quand on n y réfléchis , rare sont les moments où nous avons été véritablement heureux. Ce bonheur tant recherché, une fois Silas vaincu, nous pensions qu'il nous serait accordé.

En réalité ... ce n'était qu'un leurre.

Kol, le plus jeune de mes frères est sous le point de rupture. Les sœurs Deveraux ne peuvent absolument rien faire pour ramener Magellan et même si une partie de lui le savait déjà, il ne peut s'empêcher de poursuivre à les harceler.

...

"- N'avez vous pas entendu ce qu'elle vient de vous dire ? " lui répond subitement Davina d' une voix sèche.

Alertée par les cris de KOl , la jeune sorcière a rejoint Sophie. Sa silhouette de petite taille semble si fragile face à celui du vampire Originel qui de sa simple présence a rempli la pièce d'une tension palpable. Et pourtant lorsque ses prunelles azur croisent celles noisette du Mikaelson, elle en perd pied et en regretterait presque son ton froid employé. Les traits de son visage noyés par le chagrin le rendent étrangement plus humain, plus accessible.

"-Nous sommes vraiment désolé pour Magellan , c'était quelqu'un de bien " finit Sophie.

Kol baisse les yeux. Il ne peut plus les regarder sans montrer le chagrin qui l' envahit. Ce serait montrer qu'il est vulnérable. Et...Kol Mikaelson n'est pas vulnérable, et pourtant... n'est-ce pas une larme qui est en train de rouler sur sa pommette ?

Il a merdé, clairement merdé, il s'en rend compte maintenant. Elle était importante pour lui mais il n'a jamais été capable de le lui montrer et maintenant il est trop tard.

"-Il est peut-être temps pour toi d'apprendre à dire au revoir ...temps pour toi de .. commencer une nouvelle histoire ! "

Les paroles de Davina semblent inonder la pièce et chassent la tension qui la gagnait. Kol relève les yeux, surpris par son tutoiement soudain oubliant même face à elle de rendre invisible ce filet salé sur sa joue. Tous deux plongent le regard l'un dans l'autre, déglutissant presque à la même seconde. Le battant de l'une des fenêtres vient cogner fort contre le mur alors qu'un vent vient s'engouffrer à l'intérieur. Kol reste stoïque, savourant étrangement la brise qui glisse sur son visage comme une douce caresse. Derrière cette sensation, il imagine sans mal les doigts de la défunte sur sa peau. Il ouvre les yeux une fois la sensation évanouie. Ses sourcils se froncent subitement en regardant les cheveux châtains de Davina qui dansent sous ses yeux dans un rythme parfait.

...

A Mystic Falls, Caroline a retrouvé sa mère. La tension qui la taraudait n'a eu de cesse de grandir alors qu'elle gagnait la maison familiale. Une fois la porte ouverte, celle-ci s'en est allé. Liz Forbes s'est jeté dans les bras de sa fille . Heureuse et soulagé de la savoir en vie. Les larmes ont coulé un long moment entre les deux femmes, oubliant même leur différent pour y laisser maintenant que de l'émotion. Une joie profonde de se retrouver l'une avec l'autre. Les mains de la mère prennent en coupe le visage de sa fille qui aujourd'hui est devenue une femme. Elles se sourient et s'étreignent à nouveau dans un profond silence car parfois... aucun mot n'est nécessaire.

...

Après la destruction d'une bonne partie du QG, nous nous sommes installé à l'ancien repère des loups originels le temps que la rénovation soit achevée. C' est d'ailleurs dans ce lieu qu'Elijah a finalement obtenu les réponses à ses questions concernant Katherine Pierce.

...

Les mains de l'ainé se posent à quelques centimètres de celle de l'hybride originel dont les phalanges agrippées à la balustrade ont blanchi.

"-Félicitations...ton plan était ...bien mené" lui dit-il d'un ton amer.

"- Pourquoi n'en viens-tu pas directement au faite Elijah ...pourquoi ne me pose tu pas la question que tu meurs d'envie de me poser ?

"-Qu'as tu fais de Katherine ? " lâche t-il sans plus attendre

"- ...J' avais besoin du sang d'un double Petrova " lui dit-il comme s'il cherchait à justifier ses actes.

L'ainé lève sa main pour se masser l'arête du nez. Au détriment du bonheur de sa sœur , on lui a clairement privé du sien. Est-ce ci qu'il lui fait si mal ou bien le faite d'entendre à voix haute que cette dernière s'apprêtait vraiment à le quitter ?

"- ... Je n'ai jamais caché mon aversion pour cette dernière , j'ai toujours pensé que tu méritais mieux . "

"-Ce n'était pas à toi d'en décider " hurle l'ainé . " Elle n'était pas parfaite c'est vrai ... " poursuit-il alors que sa colère se transforme petit à petit en détresse. "...mais je l'avais laissé m' atteindre ."

La voix d'Elijah est désormais tremblante alors que Klaus le regarde avec intérêt comme un mystère à éclaircir . Il l'observe comme un pilier qui s'effondre ou peut-être qu'il se reconnaît simplement dans les mots de son ainé.

"-...tu savais qu'elle était importante pour moi et cela ne t'a pas empêché de me la prendre " poursuit l'ainé, sa voix terrassée par le chagrin.

Son dos prend appui sur le mur en brique pour s'y laisser glisser. L'hybride le regarde assis au sol. Il soupire puis s'installe aux côtés de son frère.

"-Elle revenait sur ses pas... " lui avoue t-il en posant une main sur son épaule " ...et c'est pour cette raison qu'elle est vivante...Elle est ce qu'elle est et je suis ce que je suis. Nous sommes tous les deux néfastes pour vous et on le restera. Cette rédemption que vous recherchez pour nous est vaine. Il est trop tard mais malgré tout ...c'est VOUS...et uniquement VOUS qui permettez à nos têtes d'être maintenues hors de l'eau ."

L'hybride originel sans la présence de Caroline se sent-il prêt à replonger dans ses démons ? se sent-il sous le point de couler ?

-Tu l'a trouveras au sous-sol de la maison de la Plantation. "

...

Avec la transformation de Chris en Hybride , un bonheur sans fin s'offrait à moi. L'éternité était à perte de vue pour nous deux . Tout semblait parfait mais une ombre s' installe petit à petit dans notre beau tableau. Il dit bien gérer sa mutation, je sais que ce n'est pas le cas. De mon poste d'observation, je le regarde les yeux rivés sur le quartier français qui porte encore bien les traces de notre combat contre Silas. Il s'isole de plus en plus et je me sens impuissante face à cela et je déteste ça .J'ai vécu le vampirisme mais être un hybride m'est inconnu.

"-Je vais bien Rebekah " me dit-il en sentant mon regard posé sur lui

"-J'ai beau être vieille je ne suis pas sénile "

D'ordinaire ma remarque l'aurait fait sourire mais visiblement...pas aujourd'hui.

"-Hormis le fait que maintenant je peux atteindre l'autre bout de la ville en quelques secondes je ne me sens pas vraiment différent d'avant ! ...En vérité le plus dur à gérer c'est cette ligne "

"-Quelle ligne ? " fronçais-je les yeux

"- C'est comme ci une partie de moi était séparé. D'un côté il y a moi... et il y a lui. Le vampire cherche à entrer sur le territoire du loup ... mais il ne le veut pas car c'est le sien ... Il lui en a déjà laissé suffisamment " me dit-il d'une voix hachée. " Alors il protège cette ligne mais à la différence du vampire lui se fatigue ...et il le sait alors il continue encore et encore à essayer de la franchir et moi ...je ...je n'en peux plus " se prend t-il la tête dans les mains.

Je l'écoute et cherche tant bien que mal à ne pas perdre dans ses explications. Ses phrases ne sont pas si fluides que d'habitude, ce qui prouve qu'il est d'une certaine manière... perturbé. Perturbé par les deux ennemis qui se font face à l'intérieur de lui .

"-Pourquoi ne pas laisser le vampire entrer sur le territoire du loup ?" cherchais à comprendre. "Ne serait-il pas plus simple d'arrêter de lutter et de les laisser s'apprivoiser ? " laissais-je mes mains chaudes se faufiler sous son tee-shirt pour rencontrer sa peau glacée.

"-Je ne peux pas...il cherche à s'en emparer "

"-Le vampire cherche à s'emparer de quoi ? "

"-De ma noirceur ! "

Comment peut-il penser qu'il a de la noirceur en lui ? Sa remarque aurait pu me faire rire si je n'avais pas lu en lui tant de sincérité . Il a cruellement besoin d'aide et je me sens tellement impuissante.

Je longe alors les corridors à la recherche de la seule personne qui sait ce qu'il endure mais lorsque des empreintes ensanglantées m'accompagnent tout au long du chemin, je ne suis plus sur que ce soit une bonne idée de me tourner vers lui . Avec le départ de Caroline , mon frère Klaus gère son absence de la seule façon qu'il sait le faire et le sang coule à flots.


Pov Caroline

( 10 semaines d'aménorrhée)

Mystic- falls

Chaque nuit passée ici a été glaciale. Un manque de sa chaleur à mes côtés, un froid causé par cette fenêtre laissée volontairement ouverte et cela malgré les températures hivernales à l'extérieur. Espérer sa venue ... je réalise à quel point je suis profondément stupide. Il n'a même pas pris la peine de répondre à mes appels. Aujourd'hui et après quinze jours sans lui, la douleur de son absence est de plus en plus douloureuse. M'éloigner un peu , nous donner de l'espace m'a semblé être indispensable mais je ne pensais pas que mon séjour à Mystic Falls s'éterniserait aussi longtemps et encore moins sans lui parler une seule fois. Désormais je me dis que quelque chose est brisé et rien que d'y penser, les larmes me terrassent. J'ai mal, mon corps est là mais mon cœur lui... est resté à la Nouvelle Orléans.

Heureusement pour moi, Rebekah et moi passons des heures au téléphone. Elle est le lien permanent avec mon ancienne vie. J'ai appris qu'Elijah et Katherine ont fini par prendre le large. Le départ de son frère ainé l'a attristé mais elle l'a laissé partir tout comme l'a fait Klaus. De toute façon une cohabitation entre ce dernier et Katherine était inenvisageable. Rebekah me parle très peu de Klaus et même si je meurs d'envie de savoir comment il réagit à mon absence je la remercie de ne pas le faire. C'est déjà assez dur comme ça.

Mes doigts glissent sur mon lit lorsqu'une profonde douleur en dessous de mon omoplate se réveille m'obligeant à perdre le contact du couvre lit pour le poser sur cette plaie inexistante. Une fine pellicule de sueur ruisselle déjà sur mon front pourtant sec. Je comprends sans difficulté que mon esprit me fait malgré moi revivre l'un de mes souvenirs que j'ai de lui. Un de plus depuis mon retour. Cette fois, je suis en train de revivre ce tout premier moment où tout à basculer, où tout a commencé.

...

Je suis désormais allongée dans mon lit, enveloppé dans ma couverture dans un état de souffrance. La sensation d'avoir été trahi par mon petit ami qui n'a pas pu se retenir de me mordre, obéissant aveuglement à cet hybride diabolique est presque aussi douloureuse que le venin de loup-garou qui parcoure mes veines.

Lorsque Klaus, l'hybride diabolique en question responsable de mes malheurs apparaît à l'embrasure de la porte de ma chambre, mon cœur en rate un battement. La pièce semble en avoir rétréci face à son charisme évident.

"-Vous êtes venu me tuer ?" lui avais-je demandé la peur au ventre.

" -Le jour de ton anniversaire ? "

Pourquoi ce ton mêlé à de l'incompréhension ? C'est lui qui a ordonné à Tyler de me mordre , il savait que le venin me conduirait aux portes de la mort.

"-Tu as une si mauvaise opinion de moi " avait-il poursuit

"-Oui !" avais-je lâché sans prendre de gants

Après tout à quoi bon de faire bonne figure ? Il est bien là pour abréger mes souffrances non ?

...

Je secoue la tête énergiquement pour chasser ce souvenir. Je quitte ma chambre et gagne la cuisine où l'ami de ma mère, Maxwell, est en pleine préparation du petit déjeuner. La présence d'un homme dans ma maison familiale m'est étrange mais je suis contente que ma mère ait réussi à refaire sa vie.

"-Assieds-toi, tu arrives juste à temps " m'invite t-il à prendre place avant de remplir mon assiette.

C'est un homme aussi gentil que j'aurais mérité d'avoir mais à la place mon cœur a choisi un être ravagé voir même détestable à certains moments. Un homme que je qualifierais de parfaitement imparfait. Et le plus terrible c'est que je l'aime ainsi et que je ne l' échangerait pour rien au monde . Ses yeux bleu-gris dansent d'ailleurs dans mon esprit tout comme son sourire malicieux que lui seul a le secret .

"-Tu sais...ta mère est ravie de ton retour "

Je m'apprête à dire quelque chose mais aucun son n'arrive à quitter mes lèvres et j'apprécie même l'arrivée de cette dernière pour cacher mon malaise. Elle me dépose un rapide baiser sur la joue et embrasse Max. A les voir, j'en soupire de frustration, le goût de ses lèvres me manque. Elle s'installe face à moi et m'accorde un sourire rayonnant qui se perd bien vite quand elle distingue mes doigts posés malgré moi sur ma bouche. Je perçois son regard pesant mais je ne m'y attarde pas et reste ancrée dans mes pensées.

Lorsqu'il est seul et à l'abri des regards, fait-il s'effriter cette forteresse autour de son cœur ? Regrette t-il de mettre mes appels en échec pour flatter son ego ? Que fait-il d'ailleurs en ce moment même ? Ma non-présence est-elle aussi douloureuse qu'est la sienne pour moi ?


Pov Rebekah

Je prends une grande inspiration et frappe à la porte de la chambre qu'occupe Nik. Aucune réponse. Je pivote la poignée et l'observe. Il est assis sur le rebord du lit dans lequel il ne dort jamais. Ses cheveux sont plus longs que d'habitude et sont encore humides. Surement vient-il de nettoyer tout ce sang qui le recouvrait. Plongé dans ses pensées, il n'a même pas pris conscience de ma présence. Sa tête est retenue dans l'une de ses mains, son regard fixant un objet au creux de sa deuxième paume que je n'arrive pas à distinguer d'où je suis. Après m'être raclé la gorge pour lui signaler ma présence, il lève son regard sur moi, ses prunelles sont bien plus sombres que d'habitude. Caroline lui manque, c'est évident. En me voyant, il soupire puis glisse dans la poche de son jean, l'objet qui était au creux de sa main.

" -Vas-tu profiter de l'absence de notre ainé pour me reprocher mes activités nocturnes ? " se lève t-il agacé " Parce que je te préviens tout de suite, je continuerais à faire couler le sang comme je le voudrais parce que tu sais quoi ... j'aime ça ! " se place t-il face à moi d'un regard meurtrier.

"-... Je ne suis pas ici pour ça ! ... Chris m'a parlé de cette ligne entre le vampire et le loup. J'aimerais qu'il comprenne qu'il doit la laisser ... s'effacer " .

"-Vous savez ce qui est agaçant avec vous tous ...c'est que vous ne comprenez jamais rien. Vous essayez sans cesse de réparer quelque chose qui ne pourra pas l'être. Ils sont ennemis... jamais ils ne pourront s'entendre l'un avec l'autre. C'est à lui de vivre avec ...moi je le fais bien "

"-Mais cela le perturbe ! " lâchais-je

"-Il est vivant Rebekah et à tes côtés... n'est-ce pas simplement suffisant ? "


Pov Caroline

(11 semaines d'aménorrhée)

Une nouvelle semaine vient de s'écouler, seul changement avec les deux précédentes est les nausées qui ont déserté. Je ne me sens pas mieux pour autant, en vérité je me sens au plus mal. Je croyais avoir touché le fond...je me trompais. Son absence est plus qu' insupportable. Sa voix n'est d'ailleurs plus qu'un souvenir dans mon esprit. Mes yeux fixent mon portable. Ce dernier me nargue mais je ne céderais pas. Peut-être que s'il constate que je n'ai pas tenté de l' appeler, il réagira. Mon index tapote sur mon genou mes yeux revenant sans cesse sur l'écran.

Vaincue. Je suis vaincue.

Je l'attrape et compose son numéro. Je me déteste, je suis pathétique. Je m'étais promis de ne plus le faire mais je n'ai même pas tenu une journée. J'écoute les tonalités qui retentissent à mon oreille et ce simple son fait naitre une lueur d'espoir. Mon appel n'est pas rejeté, c'est déjà un progrès mais mes espoirs se perdent vite lorsque à échéance, je tombe sur sa messagerie. L'envie de lui laisser un message me hante mais que lui dirais-je ? Je raccroche sans en laisser.


PoV Klaus

Trois semaines. Vingt et un jours viennent de défilé sans Caroline à mes côtés. Comment ai-je pu vivre mille ans sans elle ? Chaque heure passée déchire davantage mon cœur. Je suis resté longtemps à attendre son retour. J'ai tant espéré qu'elle revienne en m'avouant ne pas pouvoir partir. Espérer qu'elle m'avoue ne pas pouvoir vivre sans moi tout comme je ne peux continuer à le faire sans elle. Tout ceci n'est resté qu'un rêve, elle n'est pas revenue. Je me souviens encore de la sensation du vibrement dans ma poche ce jour où tout a basculé. Lorsque son nom est apparu à l'écran de mon portable, j'ai su qu'elle était arrivé et qu'elle ne reviendrait pas. De colère, j'ai refusé son appel et je l'ai regretté les secondes suivantes.

Quand j'ai trouvé cet objet si symbolique sur le rebord de la cheminée dans notre ancienne chambre, cela a été pire encore. Comment dois-je le prendre ? Accepter ensuite ses appels...je n'en avais pas le courage. Pour l'entendre me dire quoi ? Que tout est terminé...non merci. Elle est mon équilibre, mon point d'ancrage et sans elle , je coule. Avec tout ce sang que j'ai versé depuis son départ, je peux dire que j'ai d'ailleurs bien sombré . Sera t-il encore possible pour moi de remonter ? car oui...J'ai touché le fond.

Maintenant elle a retrouvé sa vie d'avant et on lui fera prendre conscience que je ne suis rien d'autre qu' un monstre. En même temps , ils ont raison... c'est ce que je suis.

Je porte le fond de ma bouteille à mes lèvres et la vide avant de la laisser tomber du balcon. Celle-ci vient vite s'éclater en un million de morceau sur le bitume. L'image parfaite qu'est mon cœur en ce moment même. La moindre de mes pensées est tourné vers elle, lorsque je ferme les yeux, je la vois partout. Je la vois souriante, son doux visage angélique au réveil et ses boucles blondes sur l'oreiller. Ma jambe s'agite non elle vibre...une fois de plus. Chaque fois que je pense à son départ, je revis ce moment de ce foutu vibrement. Je vais mettre mon ego de côté et l'appeler. Elle ne l'a pas fait aujourd'hui. Cherche t-elle à me faire réagir ou a t-elle seulement tourner la page ? Je ne la laisserais pas le faire de toute façon. Elle m'appartient. Je tuerais tous ceux qui en douteront.

Lorsque ma main plonge dans ma poche pour en sortir mon portable, mes yeux sont rivés sur l'écran. Je constate que ce vibrement dans ma poche était réel et que je viens de manquer son appel. Ne pouvant contrôler ma colère, je cogne ce fichu portable sur la rambarde en fer du balcon. L'écran de ce dernier se fissure sur toute sa longueur et pour couronner le tout, le tactile ne fonctionne plus. Je le brise en deux et le balance à son tour. Une femme passant en dessous me dispute d'avoir voulu l'assommer. A sa remarque, j'éclate de rire. Je ris nerveusement de mon malheur et de ce que sera le sien par la même occasion. D'un élan, je suis devant elle et mes crocs finissent par lui arracher les cordes vocales . Son sang chaud apaise la bête que je suis, elle prend du plaisir à se nourrir de mes crimes successifs. C'est le seul moment ou je prends malgré moi du plaisir et je n'arrive pas à m'empêcher de lui en accorder. J'en ai besoin. La bête prend petit à petit le dessus sur l'homme , je le sais, je le sens.


Pov Liz

Mystic Falls

Chaque nuit n' à été qu' avalanche de larmes. J'aurais pensé qu'elles se seraient stoppé naturellement au fil des jours mais cela n'a pas été le cas. J'ignore tout des raisons de son retour , elle a conservé le silence et je l'ai respecté. Ne pas savoir pourtant me tue de l'intérieur. Cette relation a duré bien plus longtemps que je ne l'aurais pensé mais elle est là et saine et sauve c'est pour le moment tout ce qui m'importe.

Caroline est assise en tailleur sur son lit dans un état de léthargie. Elle n'a même pas réagi à l'enfoncement du matelas lorsque je me suis installé face à elle. Sa main est posé sur le bas de son ventre, son regard perdu dans le vide. Lorsque ma main se pose sur la sienne si chaude j'en arque un sourcil. Ce simple geste de réconfort lui fait naitre de nouvelles larmes qu'elle cherche pourtant tant à retenir. Comment a t-elle pu s'éprendre autant de lui ?

"-Si tu savais ...le nombre de fois où j'ai voulu t'appeler " lui avouais-je

"-Mais tu ne l'as pas fait !"

"-Je n'ai pas eu le courage "

"-De me pardonner de l'avoir choisi ?

"-Par crainte d'apprendre que sa folie t'a tué " lui dis-je au bord des larmes.


Pov Chris

Rebekah est confortablement assise dans l'un des fauteuils du salon et je pourrais la regarder encore des heures ainsi, un crayon logé entre ses lèvres pulpeuses. Le temps où je me forçais à la repousser à ne pas penser à elle me semble si loin maintenant.

"-Hey " m'offre t-elle un sourire rayonnant en m'apercevant.

Elle se lève aussitôt et me rejoins encerclant ses bras autour de ma nuque. Je l'attire à moi pour un baiser passionné et mon front se repose sur le sien et nos regards azur se mêlent l'un dans l'autre.

"-Qu'est-ce que tu faisais ? " lui demandais-je avec curiosité " ...tu avais l'air d'être très concentré "

"-Je regardais les annonces immobilières !" me dit-elle alors que je ne peux retenir ma surprise.

" -... enfin je regardais juste comme ça ! " se ravise t-elle l'air gêné.

"-Je ...je ne pensais pas que tu voudrais quitter ta famille si vite ."

"- Nous avons passé plus d'un siècle ensemble, il est temps désormais pour moi...de commencer une autre histoire... la nôtre ! "

"-Si je comprends bien tu me demandes d'emménager avec toi ? "

"-Tu dois trouver que tout va trop vite et je le comprends ."

"-Eh bien disons que sans vouloir faire de jeu de mots je comprends mieux maintenant l'expression " se faire passer la corde au cou " ...car tu me l'as clairement mise "

"-Chris ...il faut que tu saches que depuis que je suis enfant mes rêves n'ont jamais vraiment changés" se saisit-elle de mes mains " j'ai toujours voulu une maison et ma propre famille pour la remplir. Aujourd'hui et grâce à toi j'en ai l'occasion et j'en suis très heureuse car à la seconde même où je t'ai vu ...j'ai su que je voulais tout ça avec toi . "

Ma main caresse sa joue avec tendresse et un sourire s'étend sur mon visage, comment ne pas être touché par ses aveux alors que pourtant lors de nos premières rencontres je ne me suis pas montré sous mon meilleur jour. Avec elle, surtout avec elle.

"-Alors oui je veux qu'on emménage ensemble ." me dit-elle les larmes au bord des yeux et tant de conviction " Je veux que mes rêves soient une réalité. ... je veux cette maison chaleureuse aux murs blancs de ma vision. Je veux accrocher toutes nos photos de famille dans la cage d'escalier et retrouver ce magnifique parquet caramel généreusement ciré "

Une odeur de sang vient chatouiller mes papilles et je sens déjà le poids de mes canines sur mes mâchoires et les veines noires apparaître sur mon visage. La bouche de Rebekah s'ouvre et un masque d'inquiétude se dessine sur son visage. Je recule instinctivement, la blesser je ne peux le tolérer. Je ne suis cependant pas la raison de son inquiétude. Elle baisse les yeux et touche sa cuisse.

"- ...Est-ce que ...c'est normal ? " me demande t-elle d'une petite voix en me montrant le liquide rougeâtre qui recouvre ses doigts.

Non ce n'est pas normal mais je conserve le silence pour ne pas l'inquiéter davantage. Sans plus attendre , freinant ce que l'odeur de sang provoque en moi , je l'attrape dans mes bras et prend la direction des escaliers. Et puisque les problèmes n'arrivent jamais seuls il faut que la porte d'entrée s'ouvre sur Nik dont les lèvres sont recouvertes de sang frais. Il fronce les yeux et observe avec entrain le sang qui recouvre déjà mes bras.

"-Ne me dis pas que tu as été aussi con ! " crache t-il en me regardant d'un air que je qualifierais de mauvais. De très mauvais.

Visiblement il vient de comprendre.

"-Pour le moment j'ai surtout besoin des clefs de ta voiture !"

Flasher à une vitesse surnaturelle, je ne peux prendre le risque d'aggraver les choses.

Il me les lance. J'accours au 4x4, ouvre la porte et installe Rebekah sur le siège passager avant de boucler sa ceinture. La demi-seconde suivante je suis installé au volant. Nik me fait sursauter en retenant la portière m'empêchant de la flanquer.

"-Cette conversation est loin d'être terminé Chris! " me dit-il d'un air menaçant.


Pov Caroline

A aucun moment je n'ai désiré quitter ma chambre mais en vérité, on ne m'a pas laissé le choix. Ma mère m' a presque jeté à l'arrière de la voiture. Max m'a d'ailleurs conseillé d' accepter sa demande avant qu'elle décide d'être plus persuasive en sortant son arme à feu. Cette remarque nous a fait rire et même moi... malgré moi. Voilà pourquoi maintenant j'ai dû abandonner ma vie d'ermite de ses dernières semaines pour me retrouver à l'arrière de cette voiture. Rien que l'idée que je puisse croiser ceux qui appartiennent à mon passé me donne le tournis. Je ne veux pas les voir. Je ne veux pas croiser Elena et Damon , je ne veux pas qu'ils me fassent prendre conscience de l'échec de mon couple. Je ne veux pas entendre des " je te l'avais bien dit " et même si ses derniers ne restent que silencieux. Ironie du sort pour moi qui n'a jamais été capable de tenir ma langue.

Ma ville d'enfance si longtemps chère à mon cœur, je la trouve maintenant si calme et sans saveur, très loin de la Nouvelle Orléans et son odeur de Gumbo flottant dans l'air. Les noctambules qui s'agitent à la tombée de la nuit et le jazz à chaque coin de rue souvent responsable de mes insomnies me manquent . La nouvelle Orléans me manque. IL me manque. Ma main est reposé sur le bas de mon ventre, un geste que je n'arrive pas à m'empêcher. Un geste de protection car oui je le protégerais toujours, il est tout ce qui me reste de LUI.

Quelques souvenirs de mon enfance reviennent à la surface mais la plupart sont ceux où il était présent. Je me revois danser dans cette robe bleue, mon gant parfaitement blanc posé dans l'une de ses mains tout en le laissant me guider sur le son de Give me love. A cette époque, il aurait tout donné pour me charmer. Pourquoi est-ce différent aujourd'hui ? La voiture s'arrête, Max et ma mère en descendent. Je prends sur moi pour me décider à sortir et à les suivre.


Pov Klaus

Je déambule dans les couloirs de l'hôpital à la recherche de Rebekah. Comment ai-je pu le laisser entrer et s'immiscer dans nos vies? Dans celle de ma sœur ? Lorsque j'arrive au service pédiatrie, une odeur nauséabonde se propage dans la salle d'attente. Comment ses jeunes parents peuvent-ils continuer de câliner quelque chose qui sent aussi mauvais ? L'amour n'a t-il pas ses limites ?

Je continue mon chemin jusqu'à trouver Chris. Je le rejoins rapidement et lorsque mes yeux rencontrent les siens larmoyants, mes envies de lui refaire le portrait s'envolent en fumée. Sans tarder il m'informe de la situation désespérée dans laquelle ils se trouvent. Le cœur du bébé bat toujours mais le corps de ma petite sœur lui se prépare à faire une fausse couche. Rebekah ayant été un vampire aussi longtemps, son corps ne possède plus les capacités requises pour mener à bien le développement d'un fœtus. Alors qu'il retient ses larmes il me dit avoir été obligé de la laisser seule. La quantité de sang que ma sœur perdait était bien trop importante. Il s'en veut cruellement de ne pas avoir réussi à tenir pour la soutenir dans cette épreuve.

"-Ton vampirisme est encore récent, je suis sûre que Rebekah le comprend " le rassurais-je en posant ma main sur son épaule et en ancrant mon regard au sien.

Il se laisse tomber sur l'une des chaises en plastique prévu à cet effet, la tête nichée dans ses mains et je m'installe à ses côtés. Tandis qu'il se balance sur sa chaise, je ne peux m'empêcher d'avoir une pensée pour Caroline. Si cette dernière vivait la même situation, serais-je aussi peiné que l'est Chris ou une partie de moi en serait-elle soulagée ?.

"-Pourquoi on ne peut pas simplement nous laisser vivre en paix ?

"-Il y aura des jours meilleurs Chris !" répondis-je d'un ton solennel.

"-Ah oui vraiment ? ..c'est sur que quand on te regardes tu sembles toi aussi nager en plein bonheur !" raille t-il "...Comment tu peux la laisser toute seule ? Comment tu peux encore te regarder dans un miroir ? "

Je ne relève pas son ton dégouté ni son agressivité soudaine pour plusieurs raisons. La première parce que je sais que petit à petit sa peine se transforme en colère. Une colère qu'il va chercher à diriger sur quelqu'un et que je suis le seul présent. La seconde parce que malgré tout il a raison. Je ne suis pas heureux. Il m'est de toute façon impossible de l'être sans elle .

"-Tu as beau craindre l'ombre de Mikael, tu marches clairement dans ses pas "

"-ça suffit " pointais-je un doigt menaçant dans sa direction " D'autres ont eu la langue arrachée pour moins que ça alors je te conseille vivement de la fermer !"

Enfin il se tait pour mon plus grand soulagement. Je ne suis pas Mikael car à la différence de ce dernier, je cherche avant tout leur bien-être, je cherche à les protéger. Les protéger de moi.


Pov Caroline

Après un certain nombre de marches qui je pensais n'en finirait jamais, nous sommes enfin en haut. Max glisse une clef dans la serrure et ouvre la porte avant de parcourir la pièce jusqu'à atteindre l'une des fenêtres tandis que ma mère reste avec moi sur le seuil. Une fois les volets en bois qui auraient bien besoin d'être rafraichis ouverts, une clarté importante vient illuminer tout l'appartement.

"-Nous aurions bien besoin de ton invitation Max " quémande ma mère

Je pénètre les lieux sans attendre. Ma mère encore sur le seuil semble ne pas tout comprendre à mon entrée sans invitation mais je ne relève pas et contemple les briques anciennes recouvrant un des murs de la cuisine.

"-Alors qu'en penses-tu ? " me rejoint ma mère un sourire jusqu' aux oreilles.

"-Ce que je pense de quoi ? " demandais-je d'un air hébété.

"-De l'endroit ? "

"- C'est sympa...bien qu'il aurait bien besoin d'être remis au goût du jour. Ce mur en brique donne du cachet. J'aime bien . "

"-Ouf " soupire t-ils tous les deux d'un air soulagé " C'est l'appartement de Max ...on a décidé qu'il était temps pour nous d'emménager tous les deux !" m'informe ma mère

"-C'est donc ici que vous comptez vous installer ?"

"-Non Caroline...voyons " n'arrive t-elle pas à retenir un rire" Cet appartement il est pour toi ! "

"-Je te demande pardon ? " tranchais-je d'une voix choquée.

"-J'ai pensé que maintenant que tu es rentré à la maison, tu aurais besoin d'un chez toi et puisque Max n'a plus besoin de l'appartement ...on a pensé que tu pourrais t'y installer. Regarde toute cette lumière et puis il est situé en plein cœur du centre de Mystic Falls. Tu as toujours rêvé d'habiter dans un endroit tel que celui-ci. Tu pourrais ensuite reprendre tes études ...dans le journalisme télévisé par exemple comme tu le souhaitais autrefois "

Je l'écoute avec attention, chaque mot glissant sur moi comme une goutte d'eau sur le battant d'une fenêtre. Je me souviens encore de son rire moqueur lorsque je lui avais annoncé mon souhait de carrière.

"-Non !" crachais-je d'un air ahuri comme si tout mon monde s'effondrait.

"-Si la télévision ne te branches plus, tu peux aussi faire autre chose ! " termine Max

"-Je suis tellement contente que tu sois là Caroline, on peut reprendre comme si tu n'étais jamais parti " prend t-elle mes mains dans les siennes.

"-Je ne vivrais jamais ici !" finis-je " ...ma vie elle est là où se trouve la sienne. " lui dis-je alors que je sens les traits de son visage se décomposer.

"-Mais ...je ...je ne ..comprends pas. Vous ... "

"-Nous sommes seulement en désaccord !" avouais-je tout en essayant de m'en convaincre moi-même.

"-Je ne ...savais pas...je pensais que... "

"-Cela ne t'a pas traversé l'esprit que nous puissions toujours être ensembles , n 'est-ce pas ?" crachais-je les nerfs à fleurs de peau.

"-Cela fait bientôt un mois que tu es là Caroline et à aucun moment tu t'es ouvert à moi pour en parler ...pas une seule seconde !" s'énerve ma mère.

"-Pour que tu me dises quoi ? A quel point tu le détestes, à quel point il n'est pas fait pour moi ! "

"-Et encore c'est un euphémisme !" raille t-elle alors que je vois Max s'éclipser un peu plus loin. " Je me refuse de croire que tu puisses être amoureuse de lui ! "

"-Il va bien falloir t'y faire pourtant car je porte son bébé " lâchais-je

"-Je ne m'y ferais jamais Caroline ! " hurle t-elle avant de s'arrêter " ...Que viens-tu de dire ? "

"-Je suis enceinte maman, je débute le troisième mois !"

Ma mère ouvre la bouche dans le choc, ses lèvres formant un "O" parfait. L'expression de son visage , je ne peux en supporter davantage. Je m'enfuis en courant, dévalisant les marches à toute vitesse. Je cours dans les rues sans m'arrêter, traversant les chaussées sans faire attention à qui que ce soit. Un klaxon retenti suivi d'un crissement de pneu intense. Mes yeux s'écarquillent, je me retrouve figé. Seul un geste de protection instinctif me prépare à subir le sort qu'on me réserve. Par chance, la voiture a disparu. Evaporé. Je pivote mon regard vers mon ventre, perplexe. Où a t-il envoyé le véhicule ? Y a t-il des limites aux pouvoirs de ce bébé ?.Je continue ma course jusqu'à ce que mon corps me réclame de m'arrêter. Je me stoppe à hauteur d'un banc pour reprendre mon souffle et m'y installe. Ma tête prend appui dans mes mains. Mes yeux voilés se posent sur ce banc et mon esprit me quitte une nouvelle fois pour plonger dans un autre souvenir.

...

"-Vous ...avec vos bracelets hors de prix et vos dessins romantiques , je vous demande de me laisser tranquille "

"-Allez je t'en prie ...tente le coup, lâche-toi !"

A ce moment même s'il n'était à l'époque qu'un ennemi que je me devais de distraire pour en vaincre un autre, le ton employé et son regard suppliant me donnaient envie de m'y attarder. Une facette si lointaine de ce qu'il avait toujours laissé paraître.

"-Parle-moi ! " s'était-il assis sur ce banc " ...essaye d'apprendre à me connaître ! "

Etait-il vraiment sérieux ?. Je me souviens encore de mon regard intrigué et surpris. Soudainement l'ennemi numéro un me semblait être bien loin. C'était pourtant moi qui avais mission de le distraire et non le contraire .

"-...si tu l'oses ?" avait-il fini sur une petite pointe de défi.

Ses yeux qui se froncent comme l'avaient fait les miens quelques secondes avant, m'avaient laissé dans un sentiment étrange où le réchauffement de mes joues s'était accentué malgré moi. L' être dangereux qui me faisait face aurait pu briser mon immortalité d'un seul geste et pourtant tout mon corps en exprimait un tout autre danger. Un danger qu'à chaque moment passé à ses côtés s'accentuait encore davantage et je ne pouvais pas compter sur la pureté de ses yeux ni sur ses traits et encore moins sur son accent dangereusement sexy pour me rebuter.

"-Bien " avais-je acquiescé en m'installant à mon tour et où ses yeux posés sur moi me rendaient étrangement mal à l'aise ." VOUS ...TU...veux qu'on parle de quoi ? "

"-J'aimerais qu'on parle de toi ! "

Mon dieu, cet hybride sera ma mort ! De plus je n'arrive plus à soutenir ses yeux si bleus. Tout ceci, cette conversation ne peut pas être réelle. Il n'est pas si gentil. Il est le méchant de l'histoire, merde... et pourtant il me semble à ce moment d'une sincérité évidente.

"-De tes espoirs, de tes rêves de tout ce que tu attends de la vie "

Un petit rire innocent baigné dans une atmosphère pesante quitte mes lèvres. Je me sens étrange , troublée et malgré moi... charmée. Pitié ...Je ne dois pas oublier qu'il est l'ennemi .

"-Que ce soit bien clair..." lui avais-je dit alors qu'il avait affiché un regard curieux " je suis trop intelligente pour me laisser séduire par toi "

"-C'est ce qui me plaît !"

...

Sans pouvoir vraiment m'en empêcher, mes mains attrapent mon portable et mes doigts composent son numéro . Vu dans l'état que je me trouve , je ne suis même pas sur d'arriver à aligner deux mots compréhensibles si la possibilité qu'il me réponde s'offrait à moi. Aucune sonnerie, je tombe directement sur sa messagerie et mes mots se bousculent les uns après les autres.

"Klaus... s'il te plaît . Je craque .

J'ai besoin de t'entendre, j'ai besoin d'entendre ta voix. Pourquoi ne me réponds tu pas ? demandais-je en me remettant à pleurer .

Les secondes défilent sur le répondeur avant que je n'arrive à poursuivre .Ma voix est d'ailleurs méconnaissable sous cette douleur qui me consume.

"J'ai besoin de savoir ce qui nous est arrivé " repris-je tant bien que mal

" Je nous croyais plus fort que ça . Pourquoi tu ne fais rien ? ... J'ai tellement besoin de toi "

De nouvelles secondes défilent pour me laisser le temps de me reprendre et de continuer.

"Je t'aime tellement ! ... je t'aimerais toujours " raccrochais-je dans un dernier sanglot.


Pov Klaus

Alors qu'un temps incalculable vient de passer, la porte s'ouvre et Chris sur le qui vive est déjà à la hauteur du spécialiste.

"-Les saignements ont fini par se stopper. " l'informe t-il

"-Est-ce que c'est bon signe ? " lui demande Chris

"-Comme je vous l'ai dit tout à l'heure, au vu de la situation j'ignore vraiment comment il vous a été possible de concevoir un enfant. Les prochaines heures vont être déterminantes, nous allons garder votre femme et lui donner de quoi augmenter la fluidité de son sang afin que ses échanges avec le fœtus soient de meilleurs qualités. " nous dit-il avant de rejoindre sa secrétaire pour lui demander à ce qu'on vienne chercher ma sœur.

Malgré tout et même si tout n'est pas encore gagné, un souffle de soulagement quitte mes lèvres. Ma sœur aurait du mal à s'en remettre. C'était son unique chance.

"-Il semblerait qu'il tienne le choc " finis-je dans un sourire " un vrai petit con...comme son père"

"-Parce que tu crois réellement que son oncle est mieux ? " me dit-il me faisant perdre malgré moi mon sourire.

Père...Oncle ...il semblerait que le destin me dirige dans un tunnel étroit se rétrécissant au fur et à mesure sans aucune porte de sortie. Quoi que je fasse, je suis piégé.

Je me laisse tomber à nouveau sur cette fichue chaise en plastique, prenant la tête dans mes mains alors qu'un tumulte intérieur s'empare de moi. Accepter...Ne pas accepter. Tenter...ne pas le faire. Je ne suis pas bon pour elle et encore moins pour ce bébé. Parfois pour protéger ceux qu'on aime il est préférable de les laisser partir et ne pas chercher à les voir. Mieux vaut être un mythe pour cet enfant qu'il connaisse le monstre que je suis.

"- Ce n'est pas vrai Nik " la voix de Chris brise le silence entre nous " Un enfant ne se porte pas mieux sans ses parents !...On le sait tous les deux "

Je le regarde avec attention, mes yeux rivés vers les siens et je sens mes barrières s'effondrant les unes après les autres comme un château de cartes.

"-Comment le prendrais-tu si après t'avoir dit OUI...elle partait sans ? " lâchais-je d'une voix tremblante tout en dévoilant la bague de Caroline dans ma main. Cet objet que j'ai trouvé sur le rebord de la cheminée.

"-Je n'aurais jamais cru que tu étais du genre à ... Enfin de nos jours, le mariage est assez démodé "

Je souris bêtement à sa réaction. Avec ma sœur et ses rêves de petite fille bien conservés dans sa tête, il va être servi. Je me tut et garde mes pensées pour moi mais au moment venu j'afficherais mon sourire mesquin en le regardant perdre le sien.

" -...Je ne sais pas pourquoi elle l'a laissé mais je sais une chose c'est que Caroline t'aime alors que pourtant t'aimer n'est pas chose aisée. "

Il n'a pas tort.

"-... Et si tu te donnais rien qu'une seconde pour te connecter à elle , tu serais qu'elle souffre tout autant que toi ..."

"- Si je la laisse m'atteindre, je ne pourrais pas me contrôler de la rejoindre , je ne pourrais pas faire marche arrière "

"-C'est justement le but. Ecoutes...Rebekah va rester ici en observation et pour le moment on ne peut rien faire d'autre que d'attendre. Tu devrais en profiter pour aller la retrouver . Moi je vais rester là... et veillez sur elle . S'il y a du nouveau je te contacte "

"-Hormis mes propres frères, je n'ai jamais compté sur un autre homme que moi-même pour veiller sur ma petite sœur ! " avouais-je

"-Alors on va avoir un problème ! ... car je ne compterais sur personne d'autre, que moi pour veiller sur elle " me dit-il d'un ton sérieux

Nous perdons notre sérieux et éclatons dans un rire nerveux. Nos regards se trouvant avec une certaine complicité.

"-Je suis sérieux Nik... ouvre-lui la porte ...et laisse la t'atteindre. "

Mes yeux se ferment malgré moi laissant le vide m'envahir. Le pas est désormais franchit. Plus de marche arrière possible. Tout s'efface, les personnes qui m'entourent ne sont plus là. Le lieu n'existe plus. Ce tourbillon en moi tourne et tourne dans un rythme sans fin. Ce qui me semblait inaccessible , je le touche maintenant du bout des doigts. Elle vient à moi. La couleur de ses cheveux jusqu'à l'odeur vanillée de son shampoing. Une douleur me terrasse de plein fouet , un cœur déchiré vient accentuer le mien déjà en morceaux. Je revois notre dispute et la puissance de mes mots. Un beau salop. J'ai été un beau salop. Un con guidé par ses plus grandes peurs et pourtant je ne suis toujours pas prêt. Le serais-je seulement un jour ? je l'ignore . Mais cette femme est mienne et rien ne changera. Je ressens sa douleur au fil des semaines, cette souffrance qu'elle ressent en ce moment même. Un son aigu d'un métal qui entre en contact avec le sol retentit. Sa bague a glissé de ma main mais je n'ai pas le temps de la ramasser. Mon corps, je n'arrive plus à le contrôler. Dans un bruissement d'air je suis déjà parti. Je cours à ma vitesse vampirique et les kilomètres défilent sous mes yeux. Je perds cependant de la vitesse, mes capacités vampiriques se réduisent. Le loup monte en moi, je le sens , je le ressens. Il s'impose et avance droit sur ce périmètre tracé dans mon esprit. A la différence de Chris , chez moi c'est le vampire qui est maitre des lieux. Pas le loup. Et le vampire est bien plus vicieux que ce dernier. Pourtant aujourd'hui il regarde le canidé droit dans les yeux si près de cette frontière comme un mystère à éclaircir. Les pattes du loup se posent sur cette ligne, ses babines retroussées, ses crocs exposés. Lui d'habitude si docile, aujourd'hui et à ce moment il ne semble pas décider à reculer. Pour la première fois il cherche à s'imposer face au vampire millénaire qui m'habite. Guidé par une seule chose, il ne reculera pas. L'appel de son alpha, l'appel de son propre sang, de sa chair le stimule. Le vampire le regarde franchir la ligne. Les poils du loup le long de sa colonne se dressent telle une crête .Le vampire le laisse pénétrer son territoire sans broncher. L'un et l'autre semble en accord pour la première fois. Cette femme il l'aime tous les deux. Cette ligne s'est effacé , ce n'est que partie remise je le sais mais la sensation est agréable. Toutes ses contradictions entre les deux deviennent silencieuses. Le relais est passé, ma mutation en loup se fait alors que je cours et la douleur n'est rien comparé à celle qui m'habite déjà. Me voilà à quatre pattes et le vampire en moi mêle sa vitesse à celle du loup. Tel un éclair je n'arrive même plus à distinguer le décor qui défile à vive allure et pourtant mes mouvements sont vifs et parfaits. Mes yeux se lèvent vers le ciel. Une pensée vient pour mon paternel, cette fois à la course je le battrais j'en suis convaincu.


Pov Caroline

Toutes pensées cohérentes viennent de m' abandonné. J'erre dans les rues sans but. Je ne peux pas rentrer, je ne veux pas les affronter. La fatigue me terrasse et ma tête me fait subitement souffrir. Des images envahissent mon esprit, des images d'un loup, de son loup courant. Ses muscles puissants tendus et échauffés. Je secoue la tête afin de les chasser mais cela s'empire. J'entends le son de ses pattes qui martèlent le sol. Toutes ses images me tuent encore davantage, ma main se pose sur un des murs. Un décor défile à vive allure ou c'est tout ce qui m'entoure, je ne sais pas vraiment . Sans pouvoir me retenir je vide le contenu de mon estomac. Je n'en peux plus, j'ai besoin de m'allonger. A contre cœur je reprends la direction de ma maison familiale, je n'ai pas d'autre endroit où aller de toute façon. Je passe par la porte de derrière et prie le bon Dieu de ne pas tomber sur ma mère. Max dans la cuisine me fait sursauter mais il ne dit rien ,se sentant apparemment tout aussi gêné que moi. J'atteins bien plus lentement que je le voudrais la salle de bain pour me désinfecter la bouche. J'arrive à ma chambre, j'ignore comment . Je retire mon manteau puis mes bottines avec difficulté. Plus de force pour en retirer plus. Je tire sur la couette, me faufilant en dessous et pose ma tête sur l'oreiller en plume que je trouve plus confortable qu'il ne l'est vraiment. Un décor qui ne cesse de changer se faufile si vite qu'il m'en donne le tournis. Après de longues minutes, Morphée m'accueille et je la laisse me guider.

...

Top be continued...

Please Wait, Babies loading ...partie 2

à suivre


Et voilà merci à vous tous pour votre lecture, j'espère que l'attente en valait la peine. Personnellement je suis très contente de l'effet rendu de ce chapitre, j'espère que cela sera aussi votre cas. Comme d'habitude n'hésitez pas à laisser un petit mot en cliquant sur le bouton review. Il ne mord pas mais moi si lol . A bientôt. Je vous embrasse,

Klausetcaroline.