Auteur: DebtheSlytherinSnapeFan

Invisible
Chapitre 52
Le contrecoup

Ces derniers jours furent très longs pour les sorciers du monde magique. Ce qui n'était pas surprenant, puisqu'il y avait près de trois cent sorcières et sorciers travaillant au Ministère de la Magie. Ils étaient nombreux à se sentir perdus sans leur bâtiment principal, comme s'ils avaient été laissés à la dérive, mais ils faisaient avec le moyen du bord. Poudlard était l'endroit le plus sécurisé, autre que Gringotts. Le Ministre Scrimgeour et Albus Dumbledore avaient trouvé un accord et des départements entiers occupaient les salles de classes, agrandissant leur surface à l'aide de sortilèges ; ce qui rendait les pièces moins confinées. En fait, Arthur Weasley se sentait plutôt heureux ; son 'bureau' avait maintenant une fenêtre. Il avait toujours voulu en avoir une, et maintenant son souhait avait été exaucé. Avec la guerre approchant à grands pas, il était plus demandé qu'à l'habitude, il était alors capable de faire des heures supplémentaires. Ce qui signifiait qu'il touchait plus d'argent ; sa famille en avait certainement bien besoin. Il savait qu'il ne leur faudrait pas longtemps avant d'être les prochaines cibles puisqu'ils étaient considérés des 'Traites à leur sang' par la majorité des Mangemorts.

"Les protections de Ste. Mangouste devraient être renforcées, ça devrait être notre priorité!" dit James avec fermeté. Ils se trouvaient à une réunion, décidant des principales actions que devait entreprendre le Ministère. Le Magenmagot et ceux qui avaient des sièges étaient tous présents.

"Je suis d'accord avec Monsieur Potter. Il est impératif que nous nous protégions d'abord." dit Monsieur Daniels, qui, généralement, avait pour habitude de contredire James, c'était donc une surprise pour beaucoup de les voir se mettre d'accord. Ce qui créa un silence pesant. James était surpris, même s'il essayait difficilement de le dissimuler.

"Cela ferait reculer la reconstruction du Ministère d'une semaine." dit Madame Rachel.

"Et? Sans sorciers, ni sorcières, à quoi servirait le Ministère?!" s'exclama une autre voix en rejoignant la mêlée.

"Je doute qu'il irait attaquer l'hôpital. Il ne l'a pas fait la dernière fois." répondit Madame Rachel avec désinvolture.

"On voit bien que vous n'avez aucune famille hospitalisée." gronda une voix à l'entrée de la salle de réunion. Il se tournèrent tous comme un seul homme, blêmirent puis détournèrent le regard avec honte. Pendant qu'ils se disputaient à savoir ce qu'ils devaient faire en premier, d'autres avaient perdus des proches. Neville Londubat marchait à grandes enjambées dans la pièce, la tête haute et un rictus aux lèvres. Parti était le garçon timide, il avait laissé place à un homme prêt à tout pour garder le reste de sa famille. Sa famille possédait trois votes, il était donc parfaitement dans son droit d'être présent. "Combien d'entre vous ont de la famille ou des amis à Ste. Mangouste?" demanda Neville. Il s'installa près de James Potter, sur le siège qu'occupait toujours son père. Celui de Sirius était vide puisqu'il était à Ste. Mangouste.

Plus de la moitié leva la main, l'air grave depuis l'arrivée de Neville. Ils ne parvenaient toujours pas à croiser le regard du garçon. Ils n'osaient même pas lui dire que seuls les adultes étaient en droit d'être présents. Il avait bien sûr le droit de remplacer son père puisqu'il ne pouvait pas voter.
"Comment pouvez-vous proposer de reconstruire un bâtiment vide au lieu de renforcer les protections d'un hôpital dans lequel se trouvent les nôtres?" gronda Neville, son doux regard brun était durci par la colère froide qu'il ressentait. "Ne serez-vous satisfait que lorsque notre monde ne sera réduit qu'à douze sorciers?"

"Je pense qu'il est temps de voter, qu'en pensez-vous?" suggéra James, fier que Neville leur ait tenu tête ; il était vraiment le fils de son père. Frank aurait fait la même chose, se serait exprimé de la même façon. Mais James savait qu'il était bien trop tôt pour en faire la remarque ; les blessures étaient encore vives. "Levez la main si vous souhaitez sécuriser Ste. Mangouste en premier."

Ils levèrent tous la main ; personne ne décida de s'abstenir ou de voter contre, ils préférèrent suivre le courant dans un soucis d'auto-préservation.

"Le prochain ordre du jour est-ce que nous demandons l'aide des Gobelins ou celle des sorciers?" demanda Albus de son siège ; son regard avait perdu son étincelle habituelle, mais la fierté qu'il ressentait à l'égard de son élève était visible. Il n'aurait jamais imaginé Neville être capable de se confronter à quelqu'un d'autre; il s'était toujours fondu dans la masse.

"Voudront-ils nous aider?" demanda une douzaine de voix à l'unisson.

"Moyennant un prix, n'importe qui aiderait." répondit Albus Dumbledore.

"Peut-être que nous devrions organiser une réunion avec la nation des Gobelins. Il n'y a pas de temps à perdre." dit Ministre Scrimgeour d'une voix rauque.

"Et s'ils veulent plus que ce que nous pouvons nous permettre?" demanda Madame Rachel.

"C'est notre monde, s'ils en veulent plus, alors nous nous débrouillerons et rencontrerons leur prix." dit James d'un air sombre. Il avait de l'argent; il ferait n'importe quoi pour aider son monde. Ses enfants passaient bien entendu avant, alors ils s'assurerait qu'ils aient assez pour vivre avant d'offrir quoi que ce soit.

"Nous n'avons pas tous de l'argent à revendre!" claqua une voix avec colère.

"Arrêtez de vous disputer, la réunion devrait avoir lieu en premier." déclara le Ministre Scrimgeour. Se disputer ou se battre ne ferait pas avancer les choses. Et puis, qui sait, les gobelins pourraient ne pas en demander autant qu'ils le pensaient. Ils devraient en avoir assez pour reconstruire le ministère et renforcer les quartiers de Ste. Mangouste. Il aurait dû s'attendre à la nature violente de l'attaque ; les Mangemorts étaient incapables d'entrer dans le batiment en raison des sorts de protection qui empêchaient l'entrée à tous ceux qui portaient la Marque des Ténèbres. Ils avaient envoyé des Trolls et des Géants pour détruire le Ministère à la place; les mangemorts étaient restés à l'extérieur, où ils étaient en sécurité. "Je vais organiser une réunion avec eux dès la fin de cette réunion. Une autre sera programmée dans quelques jours. En attendant, y a t-il d'autres questions à régler?"

Le silence rencontra sa question; évidemment ils n'avaient plus de plaintes à soulever.

"Alors j'annonce cette réunion ajournée!" prononça le Ministre Scrimgeour d'un air soulagé. Il se leva et quitta immédiatement la pièce. Il retourna à son petit bureau qu'il utilisait maintenant, situé juste à côté de la classe de Potions ; la voix de Slughorn l'avait tellement agacé qu'il avait lancé des sorts de silence. Mais il faisait froid, puisqu'il était dans les cachots, pas même les sorts de chaleur n'empêchaient le froid de s'insinuer dans ses os. Il commença immédiatement une correspondance avec Gringotts; ils avaient besoin de leur aide s'ils étaient prêts à payer le prix.

James quitta la pièce presque aussi vite que le ministre, courant vers l'entrée de Poudlard. Il aurait pris l'entrée secrète, mais à vrai dire, il n'y avait pas pensé. Sirius et Remus seraient relâchés aujourd'hui, ce qui lui fit penser au Portoloin. Il tapota la poche de son manteau et hocha la tête en signe de soulagement, le Portoloin était là prêt à les emmener directement à Poudlard. Le directeur l'avait fait lui-même, afin qu'ils puissent traverser les barrières. James jura discrètement alors qu'une pierre se logeait dans sa chaussure, s'arrêtant brusquement, il enleva rapidement sa chaussure, sautillant sur place. Une fois qu'il eut réussi à enlever la pierre incriminée, il remit sa chaussure. Il lui fallut huit minutes pour arriver aux portes, il devenait vieux! Il se souvint d'un moment où il ne lui fallait que cinq minutes pour y arriver. Debout devant les portes, il transplana à l'entrée de Ste. Mangouste.


"Bonjour, Sirius Black et Remus Lupin sont toujours là?" demanda James une fois arrivé à l'accueil.

"Oui, ils le sont," dit la Médicomage Walsh, avant même que la réceptionniste ne puisse répondre, faisant rouler une chariot rempli de potions. Elle alla derrière le bureau de la réceptionniste et se saisit de divers dossiers, puis les plaça sur le chariot. "Je viens juste de quitter leur chambre, vous arrivez juste à temps, ils s'apprêtent à partir."

"Merci," dit James, se dirigeant rapidement vers l'ascenseur, sortant au deuxième étage, il entra dans leur chambre. Contrairement aux deux dernières fois, la porte était ouverte, c'était les heures de visite, et la pièce était plutôt occupée. Remus et Sirius étaient complètement habillés et sortaient du lit pour la première fois depuis des jours. Il leur avait récupéré des robes du Square Grimmaurd afin qu'ils n'aient pas à rentrer en robe d'hôpital. Les robes qu'ils portaient pendant la bataille étaient en lambeaux et probablement à la poubelle maintenant. James avait remarqué qu'ils rangeaient leurs vêtements dans la même pièce; ce qui signifiait qu'ils avaient enfin commencé à sortir ensemble. Il se demandait quand ils le lui diraient ; ils s'étaient éloignés, mais maintenant qu'ils se fréquentaient de nouveau, ils devraient le mettre dans la confidence. C'était ce que pensait James ; il voulait retrouver ses amis plus que tout au monde.

"Hey les gars, comment vous sentez-vous?" demanda James en fixant ses amis avec un air inquiet. Il voyait bien par la façon dont ils bougeaient qu'ils n'étaient pas encore complètement guéris.

"Content de sortir," répondit immédiatement Sirius ; les lits d'hôpital étaient si inconfortables pour dormir.

"As-tu des potions à prendre?" demanda James.

"Oui, nous devons les récupérer à la réception." dit Remus, en grimaçant alors qu'il reposait son poids sur sa jambe. Il avait une canne et il semblait qu'il devrait l'utiliser. Il l'attrapa à contrecœur et commença à marcher avec, et le soulagement emporta toute gêne. Avec la canne il n'y avait pas tellement de pression sur sa jambe, donc il était capable de marcher sans agonie et sans être à bout de souffle. Il était content de partir quand même; il n'avait presque pas dormi ; les lits d'hôpital étaient inconfortables. Puis il y avait les lumières qu'ils avaient toujours allumées, et le passage du personnel hospitalier rendaient impossible le sommeil ou le repos. Ils n'avaient pas le droit d'utiliser de magie, donc ils ne pouvaient même pas appliquer des sorts de silence autour de leur lit. Pour Sirius tout allait bien ; celui-ci pouvait dormir à travers un tremblement de terre et une tornade combinés.

"J'ai un Portoloin pour vous, ça nous mènera directement à Poudlard." dit James.

"Génial," répondit Remus en signe de soulagement, se détendant alors que le bavardage incessant s'arrêta lorsqu'ils quittèrent la pièce.

"Comment vont Frank et Alice? demanda Sirius, il n'avait pas pu les voir, blessé comme il était. Cependant, il ne savait pas comment il se sentirait de les voir; ils avaient toujours été si forts et fiers. Il ne pouvait qu'imaginer à quoi ils ressemblaient maintenant, ce qui lui faisait vraiment peur.

Les Mangemorts étaient lâches; personne n'avait encore été arrêté, ils étaient donc incapables de découvrir le but de l'attaque.

"Ils n'ont plus l'air si mal," dit James, ils avaient l'air terribles le premier jour, tremblant et bavant, un spectacle si horrible. Maintenant, ils avaient l'air de dormir, bien que leurs yeux demeuraient ouverts. Les contractions et la bave s'étaient arrêtées. Il avait demandé ce qui avait provoqué leur amélioration. Il avait alors appris que c'était grâce à la potion de son fils ; la potion d'Eileen. Il s'agissait d'une potion de régénération nerveuse; ils avaient espéré que ça guérirait le couple, mais ce n'était pas le cas. Cela n'avait pas vraiment de sens pour lui, car le cerveau était un regroupement de nerfs, et c'est ce que ciblait la potion. Il y avait de l'espoir pour eux, peut-être qu'un jour ils reviendraient.

"Vraiment?" demanda Sirius.

"Ils ont pris la potion d'Eileen, ça a aidé leur corps, ils ont l'air de dormir paisiblement maintenant." dit James. "Ils semblent pouvoir contrôler leurs fonctions motrices, c'est juste l'esprit qui est parti." Ce ne fut qu'après qu'Augusta autorisa son plus jeune petit-fils à voir ses parents.

"Je vois," dit Sirius, Merlin il se sentait si mal, il aurait aimé être là pour les aider. La douleur qu'ils avaient dû endurer le refroidit jusqu'à l'os. Il se trouvait à l'extérieur du bâtiment, comment aurait-il pu les repérer? Il se sentait coupable de ne pas avoir vu et combattu les Mangemorts avec eux. Mais il ne pouvait rien y changer désormais, mis à part s'assurer que Neville et Frankie auraient tout ce dont ils avaient besoin. Alice et Frank l'auraient fait pour eux, alors il s'assurerait que les deux soient aussi heureux que possible.

"Je suis là pour récupérer des potions, pour Remus Lupin et Sirius Black." dit tranquillement Remus à la réceptionniste. Normalement, il était nécessaire d'aller à l'apothicaire situé dans le bâtiment. Il n'était pas sûr de savoir pourquoi les médicaments devait être récupérés ici maintenant, peut-être pour gagner du temps? Quelques minutes plus tard, la réceptionniste était de retour avec deux sacs de potions.

"Médicomage Walsh vous a-t-elle expliqué quand et comment les prendre?" demanda gentiment la réceptionniste en leur souriant.

"Oui, elle a été très claire." dit Remus en hochant la tête.

"Très bien, signez ces documents et vous pourrez y aller." dit-elle, en remettant quatre formulaires, deux pour Remus et les autres pour Sirius. L'un était pour les potions et un autre pour sortir de l'hôpital, incluant également le paiement. Sirius les paya tous les deux de ses coffres, il n'avait pas d'argent sur lui. Les documents furent remis à la réceptionniste et ils récupérèrent leurs potions en la remerciant silencieusement. "Bon rétablissement." Puis elle se retourna pour ranger les documents dans des dossiers de confidentialité.

Remus soupira de soulagement alors que le vent frais frappait son visage et remplissait ses poumons. Cela lui avait manqué, ce qui pouvait être considéré comme futile, mais être à l'extérieur lui avait manqué. Les fenêtres de Ste. Mangouste ne s'ouvraient pas, du moins pas dans la chambre où ils avaient été. Il s'arrêta quelques secondes, frottant son épaule; il avait encore du mal à utiliser le haut de son corps tout en ne reposant pas le poids de son corps sur sa jambe.

"Tenez, accrochez-vous." dit James en tendant l'ornement qu'Albus avait transformé en Portoloin pour eux. "Donnez-moi les potions, pour ne pas les faire tomber." Remus les lui tendit, et se cramponna au Portoloin. Sirius, quant à lui, le tenait déjà, grimaçant de douleur, cela lui faisait mal de respirer.

"Poudlard," prononça James, activant le Portoloin et les trois hommes disparurent.

Ils apparurent tous les trois dans les quartiers de Remus, situés directement au dessus la salle de Défense Contre les Forces du Mal. Remus et Sirius s'installèrent immédiatement sur le confortable canapé, puis soupirèrent de soulagement alors que leur corps retrouvaient enfin du repos. James s'asseya en face d'eux, il ne lui restait plus beaucoup de temps, mais il voulait profiter le plus possible de ses amis. Ils lui avaient énormément manqué, et cela lui faisait du bien de retrouver ses amis, à qui il pouvait se confier et qui comprenaient ce qu'il traversait.

"Le ministère est-il toujours là?" demanda Remus en mettant sa canne à portée de main, s'assurant qu'elle ne ferait tombée personne.

"Ils vont rester au moins un mois, ils veulent renforcer les protections de Ste. Mangouste avant de reconstruire celles du Ministère. Ils pourraient faire les deux s'ils parvenaient à convaincre les Gobelins." dit James. Il ne comprenait pas pourquoi ils se disputaient, les sorciers pouvaient commencer la reconstruction, pendant que les Gobelins travaillaient sur les protections de l'hôpital. Une fois terminées, ils pourraient alors commencer sur le nouveau bâtiment du Ministère.

"Regardez, Harry a fait ces potions," dit Sirius en lisant la petite écriture sur l'étiquette, semblable à celle s'étalant sur la lettre que James avait reçue, il en était sûr. Il en passa une à Remus, et le vit hocher la tête, reconnaissant évidemment l'écriture lui aussi. Mais elles n'avaient pas toutes été préparées par Harry, il y avait l'écriture de Snape s'il ne se trompait pas, l'écriture en pattes de mouche était indubitable.

"Les apprentis ne sont normalement pas autorisés à vendre des Potions." dit James avec confusion.

"Ils ont probablement soulevé cette clause juste pour lui!" dit Sirius fièrement. Il doutait que Harry reste apprenti bien longtemps.

Même Sirius ignorait jusqu'à quel point les Potions de Harry feraient avancer le monde magique.

Sirius déboucha le flacon et but le contenu, soupirant de soulagement alors que la douleur disparaissait complètement. Remus en fit de même, frottant sa jambe, alors que ses muscles se détendaient. La pleine lune allait être un cauchemar à moins que sa jambe ne guérisse complètement d'ici là. Ce serait alors de justesse, puisqu'il n'avait que quatre jours avant de se transformer en loup-garou. Il ne savait même pas s'il recevrait sa potion Tue-Loup, après tout ce qu'il s'était passé ; les habitudes pouvaient facilement avoir été oubliées. Si Severus et Harry préparaient des potions pour Ste. Mangouste, c'était plus que probable.

"Je dois repartir dans vingt minutes," dit James en regardant à nouveau l'heure, "Je suis de garde au Ministère." dit-il avec ennuie.

"Est-ce que Shacklebolt a fini de voir tout le monde à Ste. Mangouste?" demanda Remus.

"Je ne sais pas, je ne l'ai pas encore vu." dit James en haussant les épaules. Un sourire s'élargit soudainement sur son visage alors qu'il regardait Sirius. Il dormait, la bouche entrouverte sur le canapé. "Tu veux que je le fasse léviter dans la chambre?"

"Oui," dit Remus avec amusement, il secoua la tête en regardant Sirius. Honnêtement, il ne savait pas comment il faisait ; il dormait où et quand il le pouvait. Lui-même avait hâte de pouvoir dormir, mais il savait qu'il devrait attendre la nuit. Il devait retrouver une routine; il avait des cours à donner. Heureusement, qu'il n'était que vendredi aujourd'hui ; il aurait alors tout le weekend pour récupérer. Il enseignerait un jour avant de partir pour la pleine lune, pendant que Sirius prenait deux jours de repos de son travail d'Auror pour le remplacer. C'était ce que faisaient les amis, c'était aussi pour cela que Remus l'aimait.

"Voilà, il en a pour quelques heures au moins." dit James en revenant dans le salon, juste à ce moment-là, ils entendirent quelqu'un frapper à la porte de la classe de Défense. "Ce sont les enfants, tu veux bien les voir cinq minutes?"

"Oui, bien sûr," lui répondit Remus, se détendant alors qu'il laissait James descendre ouvrir la porte. "Daisy?" dit-il après que James eut quitté la pièce.

"Oui, monsieur?" demanda Daisy en faisant son apparition, regardant fixement le professeur de défense.

"J'aimerais du café et des amuse-gueules, rien de gras s'il-te-plaît." dit Remus, "Juste quelques sandwiches et quelques biscuits ordinaires."

C'était l'heure du petit déjeuner, et la plupart des choses qu'ils avaient pour habitude de manger pour le petit-déjeuner était gras. Il ne pouvait plus supporter ça pour le moment. Depuis quelques jours, ils avaient du porridge pour le petit-déjeuner. Le café, par contre, il avait hâte d'en boire de nouveau. Les choses qu'ils avaient mangé à l'hôpital avaient été fades et dégoûtantes, inutile de dire qu'après la première tasse de café, il n'en avait plus demandé.

"Oui, monsieur!" dit immédiatement Daisy en disparaissant pour lui apporter ce qu'il lui avait demandé.

James revint, garda la porte ouverte afin que quelqu'un puisse entrer. Il avait l'air tendu et maladroit. Remus avait le sentiment que qui que ce soit - ce n'était pas les enfant. Il devait s'agir d'un élève, mais pas ceux qu'il pensait être.

Harry se tenait sur le pas de la porte tout aussi maladroit que James, se renier lui-même n'avait pas changer son apparence ; Harry ressemblait vraiment à son père, en particulier dans cette position, arborant les même expressions du visage. La seule différence était qu'il n'avait pas la légendaire chevelure désordonnée des Potter.

"Harry!" s'exclama Remus avec surprise, "Entre, assieds-toi." dit-il immédiatement, en accueillant l'adolescent.

"Je ne peux pas rester," dit Harry, son pied traçant un motif indescriptible sur le sol ; il avait l'impression d'être un enfant et il détestait cela. "Je suis juste venu t'apporter ta potion." qu'il avait d'ailleurs faite tout seul, enfin presque, Severus avait ajouté quelques ingrédients alors qu'il était endormi.

"Je pensais que vous seriez trop occupés pour la préparer," admit Remus, "Merci, et remercie Severus pour moi." il se serait bien levé s'il en avait eu la force. Harry lui tendit la potion encore fumante, tout en regardant Remus d'un air songeur, comme s'il hésitait à lui demander quelque chose.

"Je lui dirai." dit Harry se décidant à ne pas poser sa question ; il ne voulait pas qu'ils pensent qu'il leur pardonnait ou oubliait ce qu'ils lui avaient fait.

"Comment vas-tu? J'espère que tu n'as pas été blessé au Ministère." dit Remus, ses yeux ambres étaient emplis d'inquiétude.

Harry secoua la tête; il n'avait pas du tout été blessé.

"Comment es-tu sorti?" demanda Remus. Ils avaient été incapables d'entrer dans le Ministère, alors le fait qu'ils aient pu en sortir était incroyable. Il doutait que quelqu'un ait réussi à les libérer ; il pouvait se souvenir des sorciers fuyant les lieux et la bataille dont il avait, bien heureusement, survécu.

"J'ai trouvé une zone affaiblie dans le mur et l'ai fait exploser," dit Harry avec désinvolture, comme si n'importe qui pouvait réaliser un tel exploit.

Les yeux de Remus s'écarquillèrent, alors que James s'étouffait sous le choc alors qu'ils assimilait ce que Harry venait de dire. Harry pouvait soit voir la magie soit la sentir suffisamment pour avoir fait ce qu'il venait de dire. C'était un don très rare. ; il ne connaissait qu'une seule autre personne capable de le faire. Bill Weasley, et heureusement il était de leur côté. Il ne faisait aucun doute qu'il rejoindrait les gobelins pour établir les barrières de protection s'ils acceptaient la proposition. Il n'y avait jamais eu un tel don dans la famille Potter, du moins, James n'en avait pas connaissance.

"Où est Black?" demanda Harry impassiblement.

Remus regarda Harry et sourit, il savait qu'en dépit du fait qu'il faisait semblant qu'il s'en fichait, il tenait à eux au fond de lui, même si c'était juste un petit peu. C'était une bonne nouvelle. cela signifiait que dans le futur ils pourraient peut-être discuter et se rétablir. Ce n'était pas qu'Harry n'avait pas le droit d'être furieux, après qu'ils l'aient négligé, ignoré et traité de façon méprisable. C'était bien le pire des abus : traiter une personne comme si elle n'existait pas ; Remus était bien placé pour le savoir étant donné qu'il avait été dans cette situation. Cela aurait pu être pire, ses parents auraient pu le jeter dehors, le laisser dans la nature comme l'animal qu'il était une fois par mois.

"Sirius se repose, j'ai bien peur que ses blessures soient pires que les miennes. Il a reçu une malédiction sur ses côtes. Il semble un peu mieux, mais il est très affaibli." répondit Remus d'une manière apaisante. A moins qu'il ne se soit trompé, il aurait pu jurer avoir vu une lueur de soulagement dans les yeux d'Harry.

"Si tu as besoin de plus de potion, dis-le à Dumbledore, il peut entrer en contact avec Severus." dit Harry, "Au revoir". ajouta-t-il après coup avant de se hâter de sortir, se sentant idiot de les laisser l'affecter. La dernière chose à laquelle il s'attendait était James Potter à la porte. Depuis qu'il avait écrit toutes ces pages – relatant ce que lui avait fait subir James – il ne ressentait plus la furie qui l'avait habité tant d'années. Il l'avait sortie de sa poitrine, sortie de son système et il se sentait bien mieux. Cela ne signifiait pas qu'il ne ressentait plus d'amertume, car une partie de lui se souviendrait toujours qu'ils avaient ruiné son enfance et son adolescence. Il serait encore en colère s'il n'avait pas rencontré Eileen et développé le courage de s'émanciper, de se construire une nouvelle vie dans le processus.

"Attends, tu veux rester pour le café? Dis-nous en plus sur ce qu'il s'est passé?" demanda Remus. "On était en retard, c'est pour cela que nous étions là. On voulait te féliciter pour ta médaille. C'était mérité.

"Non," dit Harry en raillant, il n'était pas leur meilleur ami tout d'un coup; C'était pour cette raison qu'il avait évité de leur rendre visite à Ste. Mangouste. Il ne voulait pas qu'ils pensent qu'il se souciait d'eux et qu'il voulait soudainement qu'ils fassent partie de sa vie. C'était exactement ce qu'il se passait. Secouant la tête d'exaspération, il se dirigea vers la porte. Il quitta les quartiers de l'homme et sortit par la salle de classe.

Harry avait décidé de prendre des cours de Défense, plus il en savait, mieux il se porterait, mais c'était avant qu'il ne se rende compte que Lupin enseignait cette matière. Maintenant, il ne savait pas ce qu'il devait faire : continuer d'assister aux cours ou arrêter. Ce n'était pas comme si Lupin lui enseignait des choses qu'il ne connaissait pas déjà, il était bien en avance sur le programme de sixième année. Severus l'avait bien aidé ces dernières années, en particulier en Potions et en Défense.


"Bonjour Harry," dit Luna en apparaissant dans le couloir, assez commodément.

"Luna, comment vas-tu?" demanda Harry en accourant, puis en la serrant fort contre lui.

"Ça ira mieux," dit Luna avec force.

"Tout ira mieux." Dit Harry. Elle était la fille la plus forte qu'il connaissait, après Eileen, sans elle il serait perdu. Luna l'avait aidé tant de fois, l'avait rassuré quand il était au plus bas. Jamais il n'avait demandé autre chose que son amitié. "Comment va Nev?"

"Il est en colère, en colère et a le cœur brisé", dit Luna en soupirant lourdement. Il alternait entre deux phases ; pleurant et déprimant une minute puis en colère et jurant de se venger le lendemain. Sa Grand-mère ne les aidait pas en les poussant dans leur retranchement; Frankie s'était effondré cinq fois dans les bras de Neville après une remarque d'Augusta Londubat. Luna savait qu'ils seraient de retour dans peu de temps. Frankie et Neville avaient besoin de conseils; une épaule sur laquelle s'épancher. "Neville était là il y a une demi-heure, lui et Frankie seront de retour pour le déjeuner."

"J'aurais aimé pouvoir faire quelque chose pour lui" dit calmement Harry.

"Dis lui simplement oui," dit Luna mystérieusement, "Cela lui donnera l'espoir dont il a besoin pour continuer." L'avenir n'était pas figé; il y avait des visions de Harry réussissant un exploit et d'autres non. Le don de Luna s'aiguisait au gré de ses émotions, plus elle devenait âgée, plus les images devenaient claires. Mais elle n'allait pas lui dire quelque chose qui pourrait ne pas arriver.

"Que veux-tu dire?" Demanda Harry en se détachant de son étreinte, et la regardant avec curiosité. Il savait qu'il n'obtiendrait pas de réponse, mais il le découvrirait tôt ou tard, il le savait. "Ça ne fait rien," finit-il avec amusement.

"Que fais-tu ici? Normalement, tu ne viens pas le vendredi." demanda-t-elle curieusement en changeant de sujet.

"Je suis juste venu donner une potion à Lupin," dit Harry en guise d'explication.

"Comment va-t-il?" demanda Luna.

"Tu ne le sais pas déjà?" la taquina Harry.

"Ha, ha, ha" dit Luna en souriant, "Je ne prétends pas tout savoir".

"Combien de personnes sont parties de Poudlard?" demanda Harry son visage plein d'empathie. Il ne se souciait pas de beaucoup de gens à Poudlard, mais cela ne voulait pas dire qu'il souhaitait qu'ils perdent des membres de leur famille.

"Vingt, de différentes années", lui répondit Luna. "Tu as l'air épuisé, tu n'as pas dormi?"

"Pas grand chose, on prépare des potions pour Ste. Mangouste." Expliqua Harry.

"Tu devrais essayer de dormir un peu," dit Luna d'un air réconfortant.

"Nous avons seulement fini le dernier lot il y a deux heures," dit Harry, "Je vais certainement rentrer pour dormir. Ça va aller?"

"Je vais bien, Neville sera de retour à l'heure du déjeuner," dit Luna, "Rentre et va dormir. On se voit lundi. Je t'écrirai peut-être même avant.

"Ah oui, Krum m'a contacté, il était inquiet, il doit avoir entendu les nouvelles" dit Harry en souriant faiblement.

"On dirait que Cédric s'est décidé pour sa carrière", déclara Luna, il avait été très calme pendant le chaos. Quand Cedric était parti de Poudlard, il s'était entraîné pour devenir un joueur professionnel de Quidditch. Il n'y était pas resté, choisissant plutôt de rejoindre le corps des Aurors. Il était devenu un véritable Auror maintenant, pas simplement un apprenti, il avait passé les tests et était qualifié.

"Il a été génial," acquiesça Harry, "je te parlerai plus tard. Au revoir, Luna." La cloche venait de sonner et il était temps pour elle de se rendre à ses cours. Et Harry voulait partir de l'école avant que les couloirs ne débordent d'étudiants sortant de la Grande Salle.

"Au revoir" dit Luna en le regardant partir, un sourire aux lèvres et un regard rêveur encore une fois. Elle se dirigea vers sa classe, espérant que sa première vison se réalise, mais ne prit rien pour acquis.


"Entrez," dit Remus, il attendait Roxy; il devait avoir une longue conversation avec elle. Elle s'isolait de tout le monde, ce qui n'était pas judicieux. S'il pouvait découvrir ce qui la dérangeait, ou peut-être lui demander de se confier, il pourrait alors l'aider. Elle avait toujours été plus proche de lui que Sirius, tout comme Nick avait toujours été plus proche de Sirius. C'était logique puisque Roxy aimait les livres comme lui, mais Nick avait aimé entendre toutes les frasques que leur père et eux avaient fait lorsqu'ils étaient enfants. C'était plutôt étrange, puisque Nick n'avait jamais fait de blague à qui que ce soit.

"Salut, oncle Remus," dit tranquillement Roxy, avec un petit sourire alors qu'elle entrait dans la pièce. C'était l'heure du déjeuner, et il semblait qu'elle mangerait ici. La table croulait sous la nourriture, que même Remus ne parviendrait pas à manger tout seul. "Où est oncle Sirius?"

"Il dort, ma chérie," dit Remus en la regardant s'asseoir, "Il s'est endormi ce matin et a dormi comme une souche."

Roxy ricana avec amusement, se souvenant surtout du moment où elle avait vu Sirius dormir sous sa forme d'Animagus devant le feu. Cependant, ce qu'elle n'avait pas réalisé, c'était qu'il avait été complètement saoul et qu'il ne s'était certainement pas endormi par accident. Ou avait une étrange envie de dormir comme un chien. Elle savait qu'elle pourrait faire tout le bruit possible, rien ne réveillerait son oncle Sirius. Elle s'arrêta quand elle réalisa qu'elle venait de rire, cela faisait tellement longtemps qu'elle n'avait pas ressentit un véritable amusement, c'était bizarre de rire de nouveau.

"Comment te sens-tu Roxy?" demanda Remus en lui tendant un jus de citrouille et de la nourriture. Ses yeux ambrés la regardaient chaleureusement, lui faisant savoir qu'il l'aimait sans rien dire.

"Bien," dit automatiquement Roxy, ce qu'elle disait à tout le monde. elle imaginait que si elle le disait assez souvent, elle le croirait elle-même.

"Roxy," soupira Remus, "Tu n'as pas besoin de masquer tes émotions devant moi; j'étais là quand tu es née. Je te connais mieux que tu ne te connais. Maintenant, parle moi, baisse ta garde. Ça ne sert à rien d'accumuler des émotions négatives. Crois-moi, je le sais, je suis passé par là. "

"Ma mère me manque," avoua Roxy, sa lèvre tremblotante et ses yeux se remplissant de larmes ; les mots de Remus avaient affaiblit sa résistance. Peu importait à quel point elle se sentait négligée ces derniers temps, sa mère restait sa mère. Elle lui manquait tellement, et elle aurait juste souhaité que les choses puissent revenir à la normale. Comme elles étaient avant d'aller à Poudlard, elle le voulait tellement. Son père ne lui parlait même plus d'elle; il avait caché toutes les photos sur lesquelles étaient Lily.

"Viens ma chérie," dit Remus en ouvrant les bras et en la laissant se blottir contre lui. Il frotta son dos dans un geste apaisant, et soupira avec tristesse. Il doutait que s'en était l'unique raison. Elle avait été différente avant même que sa mère ait été assez stupide pour essayer de lancer un Doloris. Mais peu importait, il la laissa éclater en sanglots sur son épaule, juste pour la calmer.

"Je le déteste, je le déteste vraiment." Renifla Roxy en se retirant de l'étreinte et s'installant de nouveau sur sa chaise.

"Qui?" Demanda Remus, mais il avait le sentiment qu'il connaissait déjà la réponse à cette question.

"Harry." déclara Roxy, un air vicieux apparaissant sur son visage.

"Pourquoi?" Demanda-t-il calmement, s'empêchant de se mettre en colère ; il lui parlerait comme à une adulte, c'était probablement la seule façon de lui faire comprendre. Lui dire simplement que ce n'était pas la faute de Harry et la renvoyer comme une enfant ne suffirait pas. Elle devait passer au delà de ses sentiments et réaliser que Harry n'avait d'autre choix que de prendre les décisions qu'il avait prises.

"C'est de sa faute", lança amèrement Roxy.

"Vraiment? Il n'a pas forcé ta mère à jeter un impardonnable." dit Remus.

"Il l'a rendue folle," dit Roxy, l'air surpris, ne s'attendant évidemment pas à cette réponse. Elle ne savait pas comment Remus pouvait encore défendre Harry après tout ce qu'il avait fait à leur famille. La famille était censée rester ensemble.

"Tout comme toi et Nick, ça fait partie du fait de grandir. Tu veux dire que tu t'attends à ce qu'elle te lance le doloris si tu la met en colère?" Demanda Remus d'un ton vide.

"Elle ne nous ferait pas de mal", affirma défensivement Roxy.

"Mais tu penses que ce n'est pas grave si elle fait du mal à Harry?" demanda Remus, ses yeux ambrés s'obscurcissant légèrement.

Roxy fit une pause avant d'admettre à contrecœur, "Non".

"Exactement, Harry n'a rien fait pour mériter ce que ta mère a fait. C'est normal qu'elle te manque et d'être en colère contre elle. Mais ne blâme pas la mauvaise personne, ou cela risquerait de finir en mauvaise habitude tu finiras dans la même situation que ta mère." dit fermement Remus.

Roxy se pencha sur elle-même, c'était exactement ce que son frère lui avait dit, lorsqu'elle lui avait rendu visite à l'infirmerie. Il lui avait dit de ne pas être comme lui ou leurs parents, sinon cela l'entraînerait dans un chemin sombre, un chemin dont elle ne pourrait jamais revenir. C'était avant la malédiction qu'il avait utilisé ; il avait su que quelque chose de mauvais allait arriver et qu'il ne pourrait rien faire pour l'arrêter. "Mais, il a pris notre argent et nos maisons! Il l'a mise en colère." dit-elle faiblement, se défendant à moitié cœur. Comme si elle tentait d'être méchante mais incapable d'y parvenir, alors que la vérité l'atteignait enfin.

"Oui, Harry était en colère contre tes parents. Tu dois comprendre qu'il l'a fait pour leur donner une leçon. Il voulait qu'ils ressentent ce qu'il a ressenti pendant toutes ces années. Tes parents ne lui ont jamais donné d'argent de poche, ils ne lui ont pas donné d'animal de compagnie, et ils ne lui ont pas laissé de coffre-fort à Gringotts. Je suppose que tu ne savais pas qu'il avait travaillé en tant que livreur de journaux pour gagner de l'argent? ", lui dit Remus. Roxy secoua la tête silencieusement, apparemment incapable de dire quoi que ce soit. "Il a tout rendu Roxy. Il a démontré qu'il était meilleur qu'eux. Aucun de tes parents n'aurait été capable de faire une telle chose à l'âge de seize ans. En fait, je doute qu'ils puissent le faire même maintenant." De cela, il était absolument certain.

"Il a tout rendu?" Murmura Roxy d'un air étonné. Son père ne lui avait pas dit! Pourquoi? Elle ne comprenait pas.

"Il l'a fait, juste après le procès," dit doucement Remus. "Tu te souviens de la dernière fois que tu t'es inquiété pour Harry, Roxy?" Il savait à quel point il avait l'air hypocrite, car lui-même ne s'était pas soucié de Harry, et la façon dont Roxy le regardait lui indiquait qu'elle aussi pensait que sa question était emplie d'hypocrisie.

"Il y a cinq ans, maman et papa ne l'ont pas réveillé. J'ai oublié de le mentionner parce que Nick venait juste de descendre. Se vantant d'aller à Poudlard, et je voulais aller avec eux; Je voulais être à Poudlard, plus âgée je suppose. J'ai commencé à harceler maman pour me laisser y aller. Ce n'est que lorsque nous sommes arrivés à la gare que je me suis souvenue de lui. Je l'ai dit à papa et papa, papa est allé le chercher ... il n'avait pas l'air très heureux. "Dit Roxy avec tristesse.

"Je vois. Au moins, tu ne l'a pas ignoré autant que nous," dit Remus avec tristesse. Harry ne mentionnait jamais Roxy, donc il y avait une chance qu'il ne la déteste pas. Ils pourraient être en mesure d'avoir une relation normale lorsqu'ils seraient plus âgés. "Tu as une chance de te rapprocher d'Harry, d'avoir une relation avec ton frère, alors qu'aucun d'entre nous ne pourrons le faire. Réfléchis-y Roxy, tu es plus comme ton frère que tu ne le penses." Il fronça des sourcils en voyant Roxy rougir et regarder par terre. Il avait manqué un événement. Ils communiquaient peut-être déjà ? Ou alors elle était embarrassée par autre chose, mais quoi donc?

"Le chapeau voulait me mettre à Serdaigle, Remus. Je l'ai supplié de me placer à Gryffondor, je voulais rendre maman et papa fiers ... et je me souviens combien ils étaient déçus quand ils ont appris qu'Harry n'était pas à Gryffondor comme tout le monde dans la famille.

"Ah," dit tristement Remus, en secouant la tête, ses yeux ambrés remplis de sympathie et de fatigue.

"Personne ne m'aime vraiment ou ne me comprend à Gryffondor, j'ai fait une erreur, et j'aurais dû laissé le choixpeau me placer", dit Roxy, ses mains couvrant son visage alors que les larmes tombaient enfin.

"Oui, tu aurais dû. Tu peux toujours le changer de maison Roxy. il existe une stipulation, tu peux demander un recours. Si tu veux, je peux en parler à ton père. Il ne sera pas en colère, je te le promets. Il se rend compte qu'il a eu tort à propos de tout. "Dit Remus avec émotion.

"Tu le ferais?" Demanda Roxy en écarquillant les yeux, découvrant son visage, les larmes bien visibles.

"Oui," dit Remus en hochant la tête et lui tapotant le genou dans un geste réconfortant.

"Merci oncle Remus!" Cria Roxy en retournant vers lui, le serrant fort contre elle.

Remus grogna mais étreignit sa nièce, de tout sauf de sang, étroitement. Juste à ce moment-là la cloche retentit ; le déjeuner était terminé et maintenant il était temps de se rendre en classe. "Vas-y, ou tu seras en retard. Je parlerai à ton père; il te parlera probablement plus tard. Allez."

"Merci," dit Roxy, attrapant son sac d'école avant de courir vers sa classe, et essuyant rapidement ses larmes. Elle ne voulait pas que les autres sachent qu'elle avait pleuré ; ce serait totalement embarrassant. Puis, calmement, elle entra dans sa classe. Ce serait peut-être la dernière fois qu'elle serait assise à côté d'un autre Gryffondor. Elle espérait que son père ne réagirait pas mal.


Désolée pour les fautes.

Prochain chapitre: "Rétablissement"